Provision
À l’issue de ce cours de provision, l’apprenant sera capable, d’identifier, de quantifier et d’évaluer les
provisions comptables dans une entreprise, en conformité avec les normes en vigueur, afin de mesurer leur
impact sur la santé financière de l’organisation.
Introduction
Accroche : "Imaginez que votre entreprise risque un procès ou que vos clients risquent de ne pas
vous payer... Comment anticiper ces risques ?"
Lien avec la réalité économique : Les entreprises doivent anticiper certains événements futurs
incertains ayant une incidence financière.
Définition générale : Une provision est une charge comptabilisée pour anticiper une perte ou une
charge future probable mais incertaine quant à sa date ou à son montant.
I. Définition :
Une provision est une charge comptabilisée pour anticiper un risque ou une charge probable (mais
incertaine dans son montant ou dans sa date de réalisation) afin de respecter le principe de prudence.
II. Cadre juridique et comptable
Le référentiel comptable marocain est défini par le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC),
promulgué par Dahir, qui fixe les normes et principes régissant la tenue des comptes des entreprises au
Maroc. Le CGNC constitue le socle juridique et fait l’objet d’un arrêté ministériel précisant son application.
Il structure notamment le Plan Comptable Marocain (PCM), qui décline les rubriques du bilan et du compte
de résultat en comptes uniformisés pour l’ensemble des sociétés marocaines (CRMEF Casablanca-Settat,
befec.ma).
Référence au principe de prudence
Le CGNC incorpore le principe de prudence, imposant que « toutes les incertitudes présentes susceptibles
d’entraîner un accroissement des charges ou une diminution des produits de l’exercice doivent être prises en
considération dans le calcul du résultat de cet exercice ». Concrètement, les produits ne sont reconnus qu’une
fois certains et définitivement acquis, tandis que les charges sont comptabilisées dès qu’elles sont probables
(ckf.ma, exercices-comptabilite.com).
Application dans le Plan Comptable Général (PCM)
Dans le PCM marocain, les provisions figurent :
En classe 15 – Provisions durables pour risques et charges (comptes 151 à 155) pour les charges
dont la réalisation est attendue au-delà de 12 mois (ex. provisions pour litiges, garanties, amendes…).
En classe 45 – Autres provisions pour risques et charges pour les provisions à caractère financier
ou à plus court terme (ex. provisions pour pertes de change) (mkonsulting.ma, plancomptable.ma).
Notion de charge probable future liée à l’exercice en cours
Une provision pour charge est constituée lorsqu’un événement survenu avant la date de clôture de
l’exercice rend probable une dépense future et que son montant peut être estimé de manière fiable. Cette
charge, bien que non encore certaine, se rattache à l’exercice en cours et doit y être enregistrée pour
présenter une image fidèle du patrimoine et du résultat (Scribd, ckf.ma).
III. Les conditions de constatation d’une provision
Selon la réglementation marocaine (Loi n°9-88 relative aux obligations comptables des commerçants et
référentiel CGNC), les trois conditions cumulatives de constatation d’une provision sont :
1. Existence d’une obligation actuelle
L’entreprise doit être tenue vis-à-vis d’un tiers d’un engagement (légal, réglementaire ou implicite) ; cette
obligation naît d’un fait générateur survenu avant la date de clôture. (rabat.eregulations.org)
2. Probabilité d’une sortie de ressources
Il doit être probable qu’un transfert de ressources représentatives d’avantages économiques sera nécessaire
pour éteindre l’obligation ; ce critère découle du principe de prudence inscrit dans le CGNC. (Bpifrance
Création)
3. Montant estimable de façon fiable
Le montant de la perte ou charge future doit pouvoir être évalué avec une approximation suffisante (pertes et
charges nettement précisées et susceptibles d’une évaluation rapprochée). (elmaguiri.ma)
IV. Les différents types de provisions :
1. Les provisions pour dépréciation des éléments d’Actif :
À la clôture de l’exercice, l’entreprise doit constater une provision dès que la valeur nette comptable d’un actif
immobilisé non amortissable (par exemple un terrain) apparaît supérieure à sa valeur actuelle. Cette provision se
traduit par une charge non courante, généralement enregistrée en compte 65 « Charges non courantes », visant à
ramener la valeur inscrite à l’actif à sa juste valeur nette réalisable.
A. Provision pour dépréciation des immobilisations non amortissables :
À la clôture de chaque exercice, l’entreprise doit estimer la perte probable de valeur subie
par ses immobilisations non amortissables (terrains, fonds de commerce, œuvres d’art, etc.)
et constituer une provision correspondante ; cette dernière est ensuite réévaluée à la fin
des exercices suivants et reprise intégralement en cas de cession de l’actif concerné
La provision pour dépréciation des immobilisations non amortissables (hors immobilisations financières) est
un mécanisme comptable essentiel dans le cadre du Plan Comptable Général Marocain (PCGM). Elle permet
de refléter fidèlement la valeur actuelle des actifs immobilisés lorsque leur valeur d'inventaire devient
inférieure à leur valeur comptable nette, sans que cette perte de valeur soit nécessairement irréversible.
� 1. Cadre juridique et comptable au Maroc
Conformément aux dispositions du Code Général de Normalisation Comptable (CGNC), les immobilisations
sont inscrites à l'actif pour leur coût d'acquisition ou de production. Toutefois, lorsque la valeur actuelle
d'une immobilisation corporelle ou incorporelle devient inférieure à sa valeur comptable nette, et que cette
diminution de valeur est jugée non irréversible, une provision pour dépréciation doit être constituée.
Cette provision est enregistrée dans les comptes de la classe 29 du PCGM, notamment :
292 : Provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles
293 : Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles
� 2. Conditions de constitution d'une provision pour dépréciation
La constitution d'une provision pour dépréciation est soumise aux conditions suivantes :
Perte de valeur probable : La dépréciation doit résulter d'événements ou de circonstances rendant
probables une perte de valeur de l'immobilisation.
Évaluation fiable : Il est nécessaire de pouvoir estimer de manière fiable le montant de la
dépréciation.
Non irréversibilité : La perte de valeur ne doit pas être considérée comme irréversible ; dans le cas
contraire, une dépréciation définitive ou un amortissement exceptionnel serait plus approprié.
Ces conditions sont en ligne avec le principe de prudence, qui impose de ne pas surestimer les actifs et les
produits.
� 3. Traitement comptable
Lorsqu'une provision pour dépréciation est constituée, l'écriture comptable suivante est passée
Débit : Compte de charges approprié (par exemple, 6194 pour les dotations d'exploitation)
Crédit : Compte de provision correspondant (par exemple, 292 ou 293)
Si, au cours d'un exercice ultérieur, la dépréciation s'avère non justifiée ou si la valeur de l'immobilisation se
rétablit, la provision doit être reprise :
Débit : Compte de provision correspondant
Crédit : Compte de produits approprié (par exemple, 7194 pour les reprises d'exploitation)
Ce traitement assure une représentation fidèle de la valeur des actifs au bilan et respecte les principes
comptables en vigueur
Ex1 : -A l’inventaire de l’année N, l’entreprise a estimé une dépréciation jugée réversible d’un fonds de
commerce d’une valeur de 50.000 dh.
-A l’inventaire de l’année N+1, la même entreprise estime la dépréciation probable à 30.000 dh
uniquement.
-5 mois plus tard, l’entreprise cède cette immobilisation pour une valeur de 165.000 DH. Sa valeur
d’acquisition était de 98.000 dh.
TAF : 1. constater la dépréciation au 31.12.N
2. Expliquer le problème d’ajustement de la provision dans tous les cas de figures et passer les
écritures de réajustement au 31.12. N+1
3. Passer les écritures de cession au 31.12.N+2
Ob : Constater une perte probable mais non définitive de valeur sur des actifs tels que les terrains ou les fonds de
commerce, qui ne sont pas amortissables. Cette provision permet d'ajuster la valeur de ces actifs dans les comptes
de l'entreprise, reflétant ainsi une image fidèle de sa situation financière.
B. Provision pour dépréciation des stocks :
Lors de l’inventaire, l’entreprise annule d’abord l’ancienne provision, puis constate la nouvelle provision sur
les stocks dont la valeur nette probable est inférieure à la valeur brute ; en pratique, on radie la provision
initiale et on enregistre la provision finale pour refléter l’état réel des stocks à la clôture
Lors de l’inventaire, il faut veiller à passer les écritures suivantes :
Annulation du stock initial :
- Débit du compte variation de stocks
- Crédit du compte de stocks
Constatation du stock final :
- Débit du compte de stocks
- Crédit du compte de variation de stocks
Les provisions éventuelles doivent être annulées avec le stock initial et constatées avec le stock final. En
effet, le réajustement de la provision ne peut se faire que si les stocks dépréciées, ayant fait l’objet d’une
provision, sont les mêmes au début et à la fin de l’exercice ce qui est très rare. Ce qui fait, qu’en général on
annule l’ancienne provision en totalité et on constate la nouvelle.
Ex2 : Au 31.12.2014, l’état des stocks initiaux est le suivant :
NATURE BRUT PROVISION NET
3111 Marchandises 107.500 3.750 103.750
3121 Matières Premières 50.000 7.500 42.500
3151 Produits Finis 312.500 37.500 275.000
A la même date, l’état des stocks finals est le suivant :
NATURE BRUT PROVISION NET
3111 Marchandises 50.000 12.500 37.500
3121 Matières Premières 45.000 5.000 40.000
3151 Produits Finis 350.000 32.500 317.500
TAF : Passer les écritures nécessaires au 31.12.2014
Ob : Anticiper une baisse probable de la valeur des stocks due à des facteurs tels que l'obsolescence, la détérioration
ou une baisse des prix de marché. Cette provision assure le respect du principe de prudence en ajustant la valeur des
stocks à leur valeur nette de réalisation
C. Provisions pour dépréciation des titres :
Une provision n’est constatée que si la valeur d’inventaire des titres (titres de participation, valeurs de
placement) est inférieure à leur valeur d’origine. Le montant de la provision est égal à la différence « valeur
d’origine − valeur d’inventaire ». En revanche, aucune provision n’est constituée en cas de plus-value latente
(principe de prudence) FSJES Mohammedia.
La provision pour dépréciation n’est constatée que si la valeur d’origine (VO) des titres est
supérieur à la valeur d’inventaire (VI) : VO > VI.
Ob : Refléter une diminution probable de la valeur des titres détenus par l'entreprise, qu'il s'agisse de titres
de participation ou de valeurs de placement. Cette provision permet de prendre en compte les pertes
potentielles sur ces investissements, en ajustant leur valeur comptable.
D. Provisions pour dépréciation des créances
Cadre Conceptuel et Normatif
a. Définition:
• La provision pour dépréciation des créances constitue une charge comptable constatée dès lors que le
recouvrement d’une créance apparaît incertain, conformément aux prescriptions du Plan Comptable
Général qui exigent la constitution d’une provision pour couvrir les pertes probables sur les créances
douteuses.
• Inscrite en charges de l’exercice et en contrepartie d’un compte de provision, elle est déduite du
montant brut des créances au bilan, afin de présenter leur valeur nette réalisable, c’est-à-dire le
montant réellement recouvrable selon une analyse objective des risques de non-paiement.
b.Objectif:
• Dans le respect du principe de prudence comptable, la provision pour dépréciation des créances a
pour finalité première de prévenir toute surévaluation des actifs circulants. Elle contribue ainsi à
garantir la fiabilité, la pertinence et la comparabilité de l’information financière communiquée aux
utilisateurs externes, en particulier aux organes de contrôle ; cet emploi rigoureux de la provision
renforce la transparence et la qualité de la présentation des états financiers.
Fondements théoriques
1. Principe de prudence:
Le principe de prudence se définit comme l’obligation d’anticiper et de comptabiliser toute perte probable
dès que recoupements et informations convergentes l’indiquent, tout en tenant les produits non
définitivement acquis hors bilan. En pratique, les moins-values latentes (créances douteuses) doivent être
constatées systématiquement à la clôture, même si la perte n’est pas encore réalisée, afin de ne pas
surévaluer les actifs.
2. Permanence des méthodes:
La permanence des méthodes impose d’appliquer, d’un exercice à l’autre, la même approche d’évaluation –
qu’il s’agisse d’une méthode forfaitaire (pourcentage sur encours) ou d’une analyse individuelle de chaque
créance douteuse – afin d’assurer la comparabilité des états financiers. Tout changement de méthode doit
être dûment justifié et documenté en annexe, sous peine de remettre en cause la fiabilité et la transparence
des informations comptables, notamment devant les services d’inspection
3. Cadre normatif marocain
Plan Comptable Marocain (PCM)
• Le Plan Comptable Marocain (PCM) prévoit, au sein de la classe 3, le compte
• 3942 « Provisions pour dépréciation des créances de l’actif circulant »,destiné à enregistrer
les dépréciations des créances clients et comptes rattachés.
• À la clôture de l’exercice, l’écriture comptable standard est la suivante :
• Débit du compte 61964 « Dotations aux provisions pour dépréciation des créances » (charges
d’exploitation)
• Crédit du compte 3942 « Provisions pour dépréciation des créances de l’actif circulant »
(passif du bilan)
Cette opération traduit la reconnaissance du risque de non-recouvrement affectant les créances
commerciales.
• Traitement Comptable de la Provision
a. Reconnaissance initiale
Lorsqu’une créance devient douteuse, on procède en deux temps :
1. Reclassification de la créance
o Écriture de transfert :
• Débit du compte 3424 « Clients douteux ou litigieux »
• Crédit du compte 3421«Clients»
2. Constitution de la provision
• Écriture de dotation :
• Débit du compte de charge Débit 61964 « Dotations aux provisions pour dépréciation
des créances de l’actif circulant »
• Crédit du compte 3942 « Provisions pour dépréciation des clients et comptes rattachée
»
b. Ajustements et reprises
• Reprise en cas de recouvrement : Si la situation du débiteur s’améliore ou si une partie de la
créance est recouvrée, il convient de réduire la provision par une écriture de reprise (débit du compte
de provision pour dépréciation des clients et comptes rattachée, crédit du compte 7196 « Reprises
sur provisions pour dépréciation de l’actif circulant»
• Complément de provision : En cas d’aggravation du risque, un ajustement supplémentaire est
nécessaire dans la limite du montant hors taxes de la créance. Ce complément se traduit par une
dotation supplémentaire en charge d’exploitation, débitant le compte 61964 « D.E.aux provisions
pour dépréciation des créances L’actif circulant » et créditant le compte 3942 «Provision pour
dépréciation des clients et comptes rattachés »
c. Traitement en cas d’irrécouvrable définitive
Lorsque, après épuisement de toutes les procédures judiciaires, la créance est définitivement irrécouvrable,
elle est passée en charge. Les écritures sont alors les suivantes :
• Débit du compte 6182« Pertes sur créances irrécouvrables »
• Débit 4455 « Etat,TVA Facturée » si applicable
• Crédit du compte 3424 « Clients douteux ou litigieux »
• Par ailleurs, si une provision avait été constituée, une reprise correspondante devra être enregistrée
avant de constater la perte.
• 4. Traitement Fiscal
a. Déductibilité de la provision
La provision pour dépréciation est déductible fiscalement à condition que le risque de non-recouvrement soit
clairement établi et que la perte soit probable. Il convient également de respecter le principe d’exhaustivité
en ne déduisant que la variation nette (augmentation ou diminution) de la provision d’un exercice à l’autre.
b. Spécificités fiscales
• Plafonnement et conditions de forme : Les administrations fiscales exigent que la provision soit
accompagnée d’un dossier probant (relances, mises en demeure, décisions judiciaires) afin de
permettre son contrôle.
• Recouvrement partiel et ajustements : En cas de recouvrement ultérieur, la reprise de la provision
est imposable fiscalement dans la limite du montant recouvré.
5. Présentation dans les États Financiers
• La provision apparaît au bilan en tant que compte de contrepartie des créances clients, permettant
d’indiquer leur valeur nette réalisable. En compte de résultat, la dotation à la provision est enregistrée
comme une charge d’exploitation, ce qui réduit le résultat net.
6. Suivi et Contrôle Interne
• Un suivi régulier des créances est indispensable pour ajuster les provisions en fonction des évolutions
du risque. La mise en place d’un système de contrôle interne robuste (relances systématiques, suivi
des procédures judiciaires, etc.) permet de justifier, en cas de contrôle fiscal, le bien-fondé des
provisions constituées.
EX 5 : A la fin de l’exercice 2014, l’état des créances douteuses et des créances irrécouvrables
est la suivante :
Créances douteuses Créances irrécouvrables
Clients Montant TTC Risque de non- Clients Montant TTC
paiement
A 10.000 40% C 15.000
B 20.000 70%
TAF : passer les écritures comptables nécessaires au 31.12.2014
E. les provisions pour risques et charges
Ce sont des passifs dont le montant ou la date de réalisation est incertains, mais correspondant à des
obligations probables résultant d’événements passés (litiges, garanties à accorder, grosses réparations, etc.).
Constitution : on crédite un compte de provisions (poste 450 du bilan), en débitant selon la nature de
la charge :
o 6195 « Dotations d’exploitation aux provisions pour risques et charges » (risques
d’exploitation),
o 6393 « Dotations financières aux provisions pour risques et charges » (risques financiers),
o 6595 « Dotations non courantes aux provisions pour risques et charges » (risques
exceptionnels).
Reprise ou ajustement : à la clôture suivante, la provision est complétée (nouveau débit du même
compte de dotations) si elle s’avère insuffisante, ou reprise partiellement/totale (crédit d’un compte
de reprise 7195/7393/7595) si elle est trop élevée ou devenue sans objet
Il s’agit donc d’une charge ou un risque ayant un caractère probable et approximatif qui pourra
avoir lieu et être enregistrée lors d’un des exercices ultérieurs.
Ces provisions ont un caractère réversible et peuvent être ajustées ou annulées en fonction des
circonstances tant qu’elles ne sont pas devenues définitives.
Il y’a lieu de distinguer entre provision pour risque et pour charges
Provision pour
Risques Charges
Risques identifiés liés à l’activité de Charges importantes, prévisibles qui ne
l’entreprise peuvent être supportées par un seul
Exemple : litige, garanties données au exercice
clients, etc. Exemple : grosses réparations…etc.
Lorsque le délai de réalisation du risque ou de la charge est estime supérieur a 1 an, il s’agit de
« Provisions durables pour risques et charges »
Si ce délai est inférieur ou égal à 1 an, il s’agit d’ « autres provisions pour risques et charges ».
les principales provisions pour risques et charges (R et C) sont constituée par :
1.Provisions durables pour risques et charges :
Les provisions pour risques (poste 151) comprennent principalement :
- Les provisions pour litiges
- Les provisions pour garanties données aux clients
- Les provisions pour amendes, double droit, pénalités
- Les provisions pour pertes de change
Les provisions pour charges (poste 155) comprennent principalement :
- Les provisions pour impôts
- Les provisions pour charges a repartir sur plusieurs exercices.
2. Autres provisions pour risques et charges (poste 450) :
Elles comprennent principalement :
- Les provisions pour litiges
- Les provisions pour garanties données aux clients
- Les provisions pour amendes, doubles droits et pénalités
- Les provisions pour pertes de change
- Les provisions pour impôts.
NB : - Suivant le caractère de la charge ou du risque on utilise l’un des comptes de dotations suivants :
- 6195 « D.E.P. pour R et C »
- 6393 « D aux P pour R et C Financières »
- 6595 « D.N.C. aux P. pour R et C »
-Il y’a reprise sur provision quand il s’agit de la diminuer ou de l’annuler. On utilise alors l’un des
comptes de produits : 7195, 7393, 759
Ob : Couvrir des charges ou pertes futures probables, telles que des litiges en cours, des garanties à
honorer ou des restructurations prévues. Cette provision permet d'anticiper les obligations futures dont
l'échéance ou le montant sont incertains, conformément au principe de prudence.
Avant de commencer ce cours, les élèves doivent maîtriser les notions suivantes :
1. Principes comptables de base
2. Notion de charge et de produit
3. Plan comptable général (PCG)
4. Mécanisme d’enregistrement comptable
5. Bases sur les actifs et les risques