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CE1-Chap3 - ECHELON

Ce document traite des circuits en régime quasi-stationnaire, en abordant les lois de l'électrocinétique, le comportement des dipôles, et les conditions initiales nécessaires pour résoudre les équations différentielles associées. Il examine également la réponse temporelle de circuits RC, RL et RLC à des échelons de tension et de courant, tout en mettant en avant le principe de conservation de l'énergie. Enfin, il conclut sur l'importance des échanges d'énergie entre les différents éléments du circuit.

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CE1-Chap3 - ECHELON

Ce document traite des circuits en régime quasi-stationnaire, en abordant les lois de l'électrocinétique, le comportement des dipôles, et les conditions initiales nécessaires pour résoudre les équations différentielles associées. Il examine également la réponse temporelle de circuits RC, RL et RLC à des échelons de tension et de courant, tout en mettant en avant le principe de conservation de l'énergie. Enfin, il conclut sur l'importance des échanges d'énergie entre les différents éléments du circuit.

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CHAPITRE III :

REGIME TRANSITOIRE
ETUDE D’UN CIRCUIT EN REGIME
QUASI - STATIONNAIRE

1. Les lois de l’électrocinétique en régime quasi-stationnaire


2. Comportement des dipôles en régime quasi-stationnaire
3. Conditions initiales
4. Aspect énergétique

REPONSE TEMPORELLE DE CERTAINS


CIRCUITS A UN ECHELON DE TENSION OU
DE COURANT

INTRODUCTION

A – ECHELON DE TENSION

A.1- Réponse d’un circuit RC à un échelon de tension


A.2- Réponse d’un circuit RL à un échelon de tension
A.3- Réponse d’un circuit RLC à un échelon de tension

B – ECHELON DE COURANT

B.1- Réponse d’un circuit RC à un échelon de courant


B.2- Réponse d’un circuit RL à un échelon de courant
B.3- Réponse d’un circuit RLC à un échelon de courant

C – CONCLUSION : Principe de dualité

41
ETUDE D’UN CIRCUIT EN REGIME QUASI-STATIONNAIRE

I – Les lois de l’électrocinétique en régime quasi-stationnaire

Dans notre étude, nous nous limiterons à des circuits linéaires.

a) Définition du régime quasi-stationnaire


Rappel : En régime quasi-stationnaire, la densité volumique de charges  des porteurs varie
très peu avec le temps.
. La relation traduisant la conservation des charges s’écrit : ∂ρ (1)
¿ ⃗J + =0
∂t

- Prenons le cas des électrons de conduction d’un métal; on peut alors admettre que le
ρ
théorème de Gauss, sous sa forme locale: ¿ ⃗ E = , reste valable dans la masse du conducteur
ε
de perméabilité diélectrique . On sait par ailleurs que la loi d’Ohm locale s’écrit: ⃗J =σ . ⃗ E;
⃗ ⃗
celle-ci reste valable à tout instant lorsque J et E varient,  étant à priori une constante. On
peut ainsi écrire : ¿ ⃗J =¿ ( σ . ⃗ ρ
E =σ . , d’où la relation (1)
E )=σ .÷⃗
σ ∂ρ ε
donne : . ρ+ =0
ε ∂t (2) : En tout point P du milieu,  = (t).

∂ρ σ
+ . ρ=0
On a une équation différentielle du 1er ordre qui s’écrit : ∂t ε
σ σ
r + =0 ⇒ r=−
 Equation caractéristique : ε ε
σ t
− .t − ε
r. t ε τ τ=
 Solution :
ρ(t )=ρ0 . e =ρ 0 . e =ρ0 . e avec σ constante de temps.

1
ε≃ε 0= 9
=8 , 84 .10−12 F /m
. Pour un bon conducteur,   6.107S.m-1 et 36 . π .10
   14,74.10-20 s  1/  6,8.1018 s-1 , ce qui est très grand.
Ainsi, au bout d’un temps t très court, on aura  = 0  la variation de  avec le temps est très
faible, on peut donc écrire :

(1)  ¿ ⃗J =0 Relation de conservation de charges en régime quasi-stationnaire.

b) Lois de l’électrocinétique
En régime quasi-stationnaire, les grandeurs électriques sont des fonctions du temps.
Corrélativement, on a ¿ ⃗J =0; cette relation doit être vérifiée à tout instant, bien que ⃗J soit
fonction du temps.
Il s’en suit, qu’en régime quasi-stationnaire, les lois du courant continu restent valables à
condition de les écrire à chaque instant : lois de Kirchhoff, théorème de superposition,
méthode des mailles, théorèmes de Thévenin et de Norton, théorème de Millmann.
42
II – Comportement des dipôles en régime quasi-stationnaire

a) Résistance
Considérons une résistance R traversée par un courant d’intensité i à l’instant t. On
utilisera les lettres minuscules pour désigner les grandeurs variables avec le temps.
A B
i(t)
R
(vA – vB) (t)

. La ddp à l’instant t aux bornes de R est donnée par la loi d’Ohm : vA – vB = R.i

b) Condensateur
 Charge C
A B

i(t) +q(t) -q(t)


C = Capacité du condensateur.
vA - vB
Pendant un intervalle de temps dt, la charge q(t) du condensateur varie de dq = [Link] ; la ddp
s’écrit :
q 1
v A−v B= v A−v B=
C
∫ i. dt
C , soit

 Décharge C
A B

i(t) +q(t) -q(t)

vA - vB

Pendant un intervalle de temps dt, la charge q(t) du condensateur varie de dq = - [Link] ; la ddp
s’écrit :
q 1
v A−v B= v A−v B=−
C
∫ i. dt
C , soit

c) Inductance
L . Une inductance L parcourue par un courant d’intensité
A B variable est équivalente à un générateur monté en
i(t) di
L.
opposition sur le courant de f.é.m dt , ou à un
vA - vB di
−L .
générateur monté en série sur le courant de f.é.m. dt , soit :

A + B A + B
di
( v A−v B ) (t )=L . dt i(t) i(t)
43
di di
L.  L.
dt dt
III – Conditions initiales

. L’étude d’un circuit quelconque en régime quasi-stationnaire conduit à la résolution


de une ou plusieurs équations différentielles.
. La détermination complète des solutions nécessite la connaissance de conditions
initiales permettant le calcul des constantes d’intégration.
. Lorsque ces conditions initiales ne sont pas à priori données, on peut les déterminer
au moyen de considérations de continuité physique de certaines grandeurs. Exemples de
considérations :
a) la charge d’un condensateur varie de manière continue : lors de l’établissement ou de
la rupture du courant dans une branche contenant un condensateur, la charge, et par
suite, la ddp aux bornes de ce condensateur sont continues ;
b) l’intensité du courant dans une branche contenant une inductance est continue,
l’inductance s’opposant précisément à une variation discontinue de l’intensité (Loi de
Lenz).

IV – Aspect énergétique
Dans un circuit contenant résistance, inductance, capacité, il y a des échanges
d’énergie entre les différentes portions du circuit. Les formes d’énergie concernées sont
différentes selon les éléments :
a) Dans une résistance R : il y a perte d’énergie sous forme de chaleur (effet joule).
L’énergie calorifique dégagée dans une résistance R parcourue par un courant i pendant
un temps dt est :
dWj = R.i2. dt

b) Dans une inductance L : il y a accumulation d’énergie sous forme électromagnétique.


Pendant un intervalle de temps dt, l’intensité traversant L varie de di, et l’énergie
électromagnétique varie de :
dW L =i. v . dt=L. i. di

c) Dans un condensateur C : il y a accumulation d’énergie sous forme électrostatique.


Pendant un intervalle de temps dt, la charge de C varie de dq et l’énergie électrostatique
varie de :
1
dW C =v .i . dt= . q . dq
C

NB : Le principe de conservation de l’énergie s’applique ici également. Dans l’énergie totale,


il faut tenir compte de l’énergie fournie par les générateurs éventuellement.

44
REPONSE TEMPORELLE DE CERTAINS CIRCUITS A
UN ECHELON DE TENSION ET DE COURANT

Introduction :

- Il s’agit d’étudier ici les réponses de quelques circuits simples à une excitation soit en
tension, soit en courant, sous forme d’un échelon.
- Soit un circuit quelconque soumis à une action e(t) appelée excitation. Celle-ci peut
être une excitation en tension exercée par un générateur de tension , ou une excitation
en courant exercée alors par un générateur de courant. Le circuit réagit à l’excitation.
La réponse du circuit est une grandeur physique r(t) – tension ou courant – mesurée
en sortie du circuit :

e(t) circuit r(t)

Examinons successivement les deux types d’excitation.

45
A – ECHELON DE TENSION

A.1 – Réponse d’un circuit RC à un échelon de tension

On considère le circuit suivant :


e(t)
R i E
K

E C t
v(t)
0

On suppose qu’à l’instant t = 0, on ferme l’interrupteur K, le condensateur étant initialement


non chargé  v(t) = 0.
On applique au circuit RC un échelon de tension de f.é.m. E constante.

On peut écrire : E=R. i+v


dv
E=RC +v
 dt (1)
dv
i=C
dt

(1) est une équation différentielle du premier ordre avec second membre; déterminons la
solution :

 Solution de l’équation sans second membre :

−t
dv dv dt v t
RC + v=0 ⇒ =− ⇒ ln =− ⇒ v ( t )= A . e RC
dt v RC A RC

 Solution particulière: le second membre E étant constant, on cherche la solution


dv
=0 ⇒ v=E
particulière sous la forme v = Cte , soit dt (à partir de (1) )
 Solution générale : on fait la somme des deux solutions précédentes, soit :
−t
RC
v (t )=E+ A . e (2) , A étant la constante d’intégration que nous allons déterminer à
partir des conditions initiales :
v(0- ) = 0 ; (2)  v(0+ ) = E + A ; or v(0- ) = v(0+ ) : continuité de v  A = - E

( )=E (1−e )
 D’où la solution finale : −t −t (3)
RC τ
v(t )=E 1−e

avec  = RC = constante de temps du circuit. (exprimée en seconde)

 Cette solution constitue la réponse en tension, que nous allons représenter :

46
- Pour t  , v(t)  E: la droite horizontale v = E est donc une asymptôte à la courbe.
−t
dv E E
(t=0+ )= e RC (t=0+ ) =
- Pente de la tangente à l’origine : dt τ τ 
la tangente à l’origine coupe donc l’asymptôte v = E à l’instant  = RC

v(t)
On définit le temps de montée tr
E par le temps nécessaire à la tension
0,9.E pour passer de 10% à 90% de la
valeur finale .
0,63.E
tr = R C ln 9
 ici on a : = 2,2. RC
tr
0,1.E --- t
0 = RC

 Réponse en courant :

(1−e )
−t
dv
i=C τ
On avait écrit : dt , avec v(t) = E ( cf (3) )

- pour t   , i(t)  0
−t −t
E τ E τ E
i=C . .e e =i(t )
 τ = R  - pour t = 0 , i(t) = R
E
i(t) - pour t =  , i(t)  0,37. R

E/R

E
R
t
0 = RC

 Bilan énergétique :

- Energie fournie par le générateur entre les instants 0 et t1 (t1>0) :

[ ] ( )
−t − t t1 −t
2 2 1
t1 t1 E E E
W g =∫ ∫ τ
E . i .dt=E 0 .e dt = − τ .e 0 = . τ 1−e τ τ
0 R R R

( )
− t1

W g=CE 2 1−e τ
47
- Energie dissipée dans R sous forme de chaleur :

( )
− 2t − 2 t1
t1 E 2 t1
W j =∫ 0 2
R . i dt= ∫ e τ
dt W j=
C . E2
1−e τ
R 0  2

- Energie électrostatique emmagasinée dans C :

E . ( 1−e )
−t −t
( ) .dt
2 −t − 2t
t1 t1 E E t1
W c=∫0 [Link] = ∫ 0 τ
. e τ
. dt= ∫0 e τ −e τ
R R

( )
−t 1 2
2
 CE τ
W c= 1−e
2

On vérifie bien que Wg = W j + W c conservation de l’énergie

A. 2- Réponse d’un circuit RL à un échelon de tension

On considère le circuit suivant


e(t)
K i E

R
E L t
v(t)
0

 A l’instant t = 0, on ferme K. On applique au circuit RL un échelon de tension de f.é.m


constante E .
 On s’intéresse ici à la réponse en courant i(t) :

On a E = R.i + v
di di di
v = L dt  E = R.i + L dt  E = L dt + R.i (1)
L’expression (1) est une équation différentielle de premier ordre avec second membre.
 Solution de l’équation sans second membre :
di di R i R −
R
t
L
L dt + R.i = 0  i L λ
= - dt  ln = - t  L i ( t )= λ . e
di
 Solution particulière : E = Cte  cherchons i = I0 = cte  dt = 0

48
E
 i = I0 = R (à partir de (1) )
 Solution générale de l’équation avec second membre :
R
E − t
L
i ( t )= + λ . e
R (2) ,  est la constante d’intégration à déterminer :
E
. A t < 0, i(0- ) = 0 ; (2)  i(0+ ) = R +  ; or i(0- ) = i(0+ ) : continuité de i
E E
 R +  = 0   = - R , d’où la solution finale :

(1−e ) (1−e )
R −t
E − t E L
L τ , avec constante de temps du
i(t) = R =R = R circuit (en seconde)

 Représentation graphique : on obtient la même allure que v(t) pour le circuit RC :

i(t)
E
R
E
0,63.
R

t
0 L
 
R
 Bilan énergétique :

- Entre les instants 0 et t1 (t1>0), l’énergie fournie par le générateur s’écrit :

[ ]
−t − t t1
t E t1 E²
W g =∫ 01 E .[Link]=E . ∫ (1−e ) .dt= t+τ e τ τ
0
R 0 R

[ ( )]
− t1
 2
E τ
W g= . t +τ e −1
R 1
- Energie dissipée dans R sous forme de chaleur :

(1−e )
−t 2

∫o ( 1−2 e ) . dt
2 2 −t − 2t
t1 E t1 E t1
W j =∫0 2
R . i dt = ∫0 τ
. dt = τ
+e τ
R R

[ ( )]
− 2t
− t1 1
2 τ
E τ e 3 49
W j= . t 1+ τ 2 e − −
R 2 2

- Energie électromagnétique emmagasinée dans L :

( )
−t 2
2 1
t1 t1 di t1 1 E
W L=∫0 v .i .dt=∫ 0 L. . i.. dt=∫0 L .i . di = L . 2 1−e τ
dt 2 R

( )
−t 1 2
2
 τE τ
W L= 1−e
2R

On vérifie bien que Wg = W j + W L conservation de l’énergie .

A.3 – Réponse d’un circuit RLC à un échelon de tension.

Considérons le circuit R L C série suivant :


e(t)
K i(t) E
L
R C avec
E v(t) t
0

 A l’instant t = 0, on ferme K, le condensateur C étant déchargé. L’échelon de tension


appliqué a une f.é.m constante E.

 On s’intéresse ici à la réponse en tension v(t) aux bornes du condensateur

di
On a E = R.i + L dt + v
dv d2 v dv
2
i = C dt  E = LC dt + RC dt + v (1)
L’expression (1) est une équation différentielle du deuxième ordre avec second membre.
d2 x dx
2
La forme générale s’écrit : dt + 2mo dt + ω O x = f(t)
2

Par identification :
2
d v R dv 1 E R
2
+ + v=
(1) s’écrit : dt L dt LC LC 2mo = L

50
d2 v dv 1
2 2 ω 2o =
autrement : dt + 2m0. dt +ω 0 v = ω O .E ; et par identification on a :
2
LC


1 R C
soit
o = √ LC et m= 2 L
Pulsation propre Coefficient
ou caractéristique d’amortissement

2
 Solution particulière de l’équation : le second membre ω O E étant constant, la solution
dv d 2 v
2
particulière est aussi une constante  dt = dt = 0 , d’où v = E
 Recherche de la forme des solutions de l’équation sans second membre :
d2 v dv
2
dt + 2m0. dt +ω O .v = 0
2

2
 équation caractéristique : r2 + 2mo r + ω O = 0
2 2 2
- discriminant réduit : ’ = m2ω O - ω O = (m2-1) ω O

Les solutions de l’équation différentielle dépendent du signe de  ’ :


a) ’> 0  m > 1
Dans ce cas, les racines de l’équation caractéristique sont :

L
R>2 C √ r1 = - m0 + 0.
r2 = - mo
√ m2−1
-  . √ m −1
0
2
(<0)
(<0)

et la solution de l’équation sans second membre s’écrit :


r t r t
v ( t )= A e 1 + B e 2
. Solution générale de l’équation avec second membre :
r t r t
v ( t )= E + A e 1 +B e 2 ; A et B sont des constantes.
Déterminons donc les constantes A et B à l’aide des conditions initiales :
à t=0, v( 0- ) = v( 0+ ) = 0  E + A + B = 0
dv
( Continuité de v et i ) i( 0- ) = i( 0+ ) = 0 = C dt ( 0+ )  A.r1 + B.r2 = 0

−r 2 . E m+ √ m2 −1
A= =−E.
 A+B=-E 
r 2 −r 1 2 √ m2−1
−r 1 . E m− √m2 −1
B= =E .
r1A + r2B = 0
r 1 −r 2 2 √ m2 −1

La solution générale peut donc s’écrire :

51
{ m+ √ m −1 m−√ m −1
}
2 2
−ω 0 ( m− √ m2−1 ) t √ 2
−ω0 (m+ m −1 ) t
v (t )=E . 1− .e + .e
2 √ m −1
2
2 . √ m −1
2

 Courbe représentative
v
E * Pente de la tangente à l’origine :
dv i i
dt ( 0+ ) = C ( 0+ ) = C ( 0- ) = 0

¿ A t →∞ , r 1 et r 2 < 0
r1. t r .t
⇒ e =e 2
¿ 0 ⇒ v (∞ )→ E
t
0

On a le régime dit apériodique du circuit.


b) ’= 0  m = 1  L
R = 2 C = RC
RC = résistance critique.
Dans ce cas, l’équation caractéristique admet une racine double :
 r = -o, et la solution de l’équation sans second membre est de la forme :
−ω . t
v ( t )=( A . t + B ) e 0 ,
d’où la solution générale de l’équation avec second membre :
−ω . t
v (t )=E+( A .t +B ) e 0
Déterminons les constantes A et B comme en a) :
v( 0- ) = 0 = v( 0+ )  E + B = 0  B = -E
dv
i (0- ) = 0 = i( 0+ )  C dt ( 0+ ) = 0  A – B.o = 0  A = B.o = -o .E

d’où v (t )=E−E ( ω o . t+1 ) . e


− ωo . t
{
=E 1−( ω o . t+1 ) . e
− ωo t
}
 Courbe représentative: on a la même allure qu’en a), mais ici l’asymptôte d’ordonnée
E est atteinte plus rapidement.
v
E

On a le régime dit critique du circuit

52

t
0
c) ’< 0  m < 1



L
R<2 C

Dans ce cas, les racines de l’équation caractéristique sont des complexes conjugués :

r1 = - m 0 + j0 √ 1−m2
r2 = - m 0 - j √ 1−m2
0

r1t r2 t
et la solution de l’équation sans second membre est de la forme : v ( t )= A 1 e + A2 e

d’où la solution générale de l’équation avec second membre :


r1t r2 t
v ( t )= E + A1 e + A2 e

Détermination de A1 et A2 , avec v( 0- ) = 0 = v( 0+ )
i( 0- ) = 0 = i( 0+ )

 comme en a) on trouve :
r 2 E −(mω 0 + jω0 √ 1−m2 ) −( mω0 + jω)
A1 =− = . E=E .
r 2 −r 1 2 jω √ 1−m2 0
2 jω

r 1 E (mω 0− jω0 √ 1−m2 ) (mω0 − jω )


A2 =− = . E=E .
r 1 −r 2 2 jω √ 1−m2 0
2 jω

pour  = √ 1−m2
o

d’où v(t) = E + E
( −mω0
2 jω

2
.e)
1 −mω0 t jωt
.e − .e
+ E 2 jω 2
(
mω0 1 −mω0 t − jωt
.e )

v (t )=E+ E . e
−mω0 t
[ −
mω0 e jωt e jωt mω0 e− jω t e− jωt
.
ω 2j

2
+
ω
.
2j

2 ]
[ (
mω0 e jωt −e− jωt
) ]
jωt − jωt
−mω0 t e +e
v ( t )=E−E . e +

ω 2j 2

53

{
v ( t )=E 1−e
−mωo t
[ cos ωt+
mω 0
ω
.sin ωt ]}

Remarque: Donnons une autre forme possible de v(t) :

{ }
−mω t
sin ϕ mω0 v ( t )=E . 1−
e 0
[ cos ωt . cos ϕ+ sin ωt . sin ϕ ]
tg ϕ= =
Posons : cos ϕ ω  cos ϕ

{ }
−mω t
 e 0
v ( t )=E . 1− cos ( ωt−ϕ )
cos ϕ

 Courbe représentative :

( )
−mω t
e 0
E . 1+
cos ϕ

E
- On a le régime dit oscillatoire amorti ou
pseudo-périodique.

( )
−mω t
e 0
E . 1−
cosϕ
t
0

La pseudo-pulsation est:
ω=ω 0 . √ 1−m 2

et la pseudo-période s’écrit : 2π 2π
T= =
ω ω 0 . √ 1−m²

 Bilan énergétique :

di
Equation du circuit : E = R.i + L dt + v

En multipliant les deux membres par [Link]  [Link] = R.i².dt + [Link] + [Link]

q 1
et comme dq = [Link] et v = C , alors [Link] = R.i².dt + d 2
Li ² + d

2C ( ) ( )
54

∫0
t
1
t
E .i . dt=∫01 R .i ² . dt +∫0
i( t )
1
d ( 1
2 )
q( t )
L .i ² +∫0 1 d
2C ( )
1 q2

Wg = Wj + WL + WC
 conservation de l’énergie

B – ECHELON DE COURANT

B.1 – Réponse d’un circuit RC à un échelon de courant

On considère le circuit suivant :


K e(t)
I
i’ i
I
C
R v(t) t
0

 A t = 0, on ferme l’interrupteur K, le condensateur étant initialement non chargé 


v(0) = 0
 On applique au circuit RC un échelon de courant d’intensité I constante.
 On s’intéresse ici à une réponse en tension v(t).
dq q dq q
i= v=R .i '=
On a , à tout instant : I = i + i’ , avec dt et C ,  I = dt + RC .

On pose  = RC constante de temps du circuit

dq q dq
 I = dt + τ  .I = . dt + q ( voir (1) au paragraphe A.1 )
Cette équation différentielle a pour solution générale, compte tenu de la condition
initiale q(t = 0) = 0 :

( )=R . I (1−e )
t −t −t

q=τ . I .( 1−e τ
) q τ.I τ τ
v (t )= 1−e
Or v = vc = C  C

 Représentation graphique

v(t)

R.I

55
0,63.R.I

t
0  = RC
B.2- Réponse d’un circuit RL à un échelon de courant

On considère le circuit suivant :

i’ i e(t)
I
I
R L v(t)

t
0

 On applique au circuit RL un échelon de courant d’intensité I constante; A t = 0, on ferme K


 On s’intéresse toujours à une réponse en tension v(t).

di L di L di
. .
On a, à tout instant : I = i + i’ avec : v(t) = R.i’ = L dt  i’ = R dt  I = i + R dt .
L
On pose comme précédemment : τ = constante de temps du circuit.
R
di
 I = i+  dt . Compte tenu de la condition initiale i(t = 0) = 0, la solution générale de
-t/
l’équation différentielle est : i(t) = I (1- e )

−t −t
di 1 τ
−t R τ
e L.I . .e v ( t )= R . I . e τ
Or, v(t) = L dt = L. I τ = L 

 Représentation graphique :

v(t)

R.I

0,37. R.I 56
t
0
B.3- Réponse d’un circuit RLC à un échelon de courant

On considère le circuit RLC parallèle suivant :

K
e(t)
i i’ i’’ I
I avec
C
R L v(t)
t
0

 A l’intant t = 0, on ferme K, le condensateur C étant déchargé ; l’échelon de courant


appliqué a une intensité I constante, et on s’intéresse ici à une réponse en tension v(t).

On a : I = i + i’ + i’’
di' q L di ' di'
.
R.i = L dt = C = v  i = R dt et q = L C dt

dq dv dq d 2 i'
2
i’’ = dt = C dt  i’’ = dt = L C dt

L di ' d 2 i' d 2 i' 1 L di ' 1 1


. 2 2 .
 I = R dt + i’ + L C dt  dt + LC . R dt + LC .i’ = LC .I

On a une équation différentielle du deuxième ordre, de la forme :

d 2 i' di'
2 2
dt + 2m0 dt + ω 0 .i’ = ω 0 . I , et par identification
2
⇒¿ {
ω20=
1
LC
¿ ¿¿


soit 1 et 1 L Coefficient d’amortissement
ω0= m=
√ LC 2R C
Pulsation propre

 Solution particulière de l’équation ( le second membre étant une constante)  i’ = I


57
d 2 i' di'
2
L’équation sans second membre : dt + 2m0 dt + ω 0 .i ' = 0
2
 a pour équation
2
caractéristique : r2 + 2m r + ω 0 = 00
2 2 2
Le discriminant réduit s’écrit : ’ = m²ω 0 - ω 0 = (m²-1) ω 0

On a les différents cas suivants :

a) ’ > 0  m > 1  R<


1
2 √ L
C

Les calculs se mènent comme dans le cas de l’échelon de tension (voir au paragraphe A.3.a)),
et compte tenu des conditions initiales, la solution générale est :

{
i' (t )=I 1−
m+√ m ²−1 − ω0 (m−√ m²−1)t m− √m ²−1 − ω0 (m+√ m²−1)t
2 √m ²−1
.e +
2 √ m ²−1
.e
}
On en déduit la réponse du circuit caractérisée par v(t) :
ω0
.[ e 0 ]
di' − ω ( m− √ m ²−1 ) t − ω (m+ √ m ²−1) t
v (t )=L = L .I −e 0
 dt 2 √ m ²−1
ω0
v (t )= L .I
− ω0 mt
.e [e ω
0√
m ²−1. t
−e
−ω
0√
m ²−1. t
]
 2 √ m ²−1

[ ]
ω0 √ m ²−1 . t − ω0 √ m ² −1 . t
ω0 − ω 0 mt e −e ω0 R
v (t )=L . I . .e avec =2


m 1 m L
2 1−

− ω0 mt sh ( ωo √ m ²−1 . t )
v (t )=2 RI . e
d’où
√ 1−
1

 Courbe représentative

v
dv
vmax
En faisant dt = 0, on obtient les
coordonnées au point maximum :

ω
tmax = o √
1
m ²−1
arg th ( √1− m1² )
58
−ω 0 m . t max
0 tmax t vmax = 2 R I . m. e
 on a le régime dit apériodique du circuit .

b) ’ = 0  m = 1 
R=
1
2 √ L
C

On obtient, comme au paragraphe A.3.b : i ' ( t )=I { 1−( ω t +1 ) e


0
− ω0t
}
di ' −ω t
v ( t )=L . =LI ω 20 t e 0
On en déduit la réponse : dt
2R −ω 0 t
0 = L  v (t )=2 RI . ω0 t . e

 Courbe représentative :
v
vmax dv
En faisant dt = 0, on obtient les
coordonnées au point maximum :

1
tmax = ωo
2 RI
t 1
vmax = e
0 tmax

On a ici le régime critique


c) ’ < 0  m < 1  1 L
R>
2 C
On obtient également , comme au paragraphe A.3.c :

{
i' (t )=I 1−e
−mω0 . t
[ cos ω . t+
mωo
ω
sin ω .t ]} avec ω=ω 0 √ 1−m ²

59
di ' ωo −mω0 . t
v ( t )=L =LI . .e . sin ω . t


dt 1
m −1
On en déduit la réponse m2

−mω0 t sin ωt
 v ( t )=2 RI e

√ 1

−1

 Représentation graphique

 On a le régime Pseudo- périodique.


o t

La pseudo-pulsation est ω=ω 0 √ 1−m²

2π 2π
Et la pseudo-période est T= =
ω ω o √ 1−m ²

C – CONCLUSION : Principe de dualité.


On a vu qu’il existe un parallélisme total entre les deux types d’excitation étudiés en A
et B . Ce parallélisme total constitue le principe de dualité selon lequel aux éléments d’un
circuit A on peut faire correspondre ceux d’un circuit B.

* Exemple de tableau de correspondance :

Circuit série Circuit parallèle


Générateur de tension Générateur de courant
Tension ou d d p Intensité
L C
C L
R 1
G= R

 L’application du principe de dualité permet d’étudier un type de circuit lorsqu’on


connaît l’autre type.

( )
t

RC
 Par exemple : - Circuit RC série  v (t )=E 1−e

60
( ( ))
t

L
R
- Circuit RL parallèle 
i (t )=I 1 −e
1
v →i ; E→ I ; R→ ; C→L
D’où les correspondances : R

61

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