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Projet Routier 1

Le document présente une introduction au phasage de conception d'un projet routier, en détaillant la terminologie routière essentielle, y compris des éléments tels que la chaussée, les accotements, et les fossés. Il aborde également le choix des caractéristiques géométriques d'un projet routier, en soulignant l'importance de l'adaptation aux conditions naturelles et au trafic. Enfin, il décrit les calculs nécessaires pour le tracé en plan et les raccordements circulaires, en fournissant des exemples et des formules pertinentes.

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Projet Routier 1

Le document présente une introduction au phasage de conception d'un projet routier, en détaillant la terminologie routière essentielle, y compris des éléments tels que la chaussée, les accotements, et les fossés. Il aborde également le choix des caractéristiques géométriques d'un projet routier, en soulignant l'importance de l'adaptation aux conditions naturelles et au trafic. Enfin, il décrit les calculs nécessaires pour le tracé en plan et les raccordements circulaires, en fournissant des exemples et des formules pertinentes.

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INTRODUCTION : PHASAGE DE CONCEPTION D’UN PROJET ROUTIER

CH 1 : TERMINOLOGIE ROUTIERE

I-1 / Chaussée :
C’est la surface revêtue de la route sur laquelle circulent normalement les véhicules.

I-2 / Accotements :
Ce sont deux bandes latérales qui encadrent la chaussée.
Ils assurent une butée aux couches constituant la chaussée ils permettent d’assurer le
stationnement des véhicules et le passage occasionnel lors des dépassements.

I-3 / Terre pleine centrale (TPC) :


La terre-plein central (TPC) est la partie située au milieu d’une route unidirectionnelle
permettant la séparation physique des deux sens de circulation.

I-4 / Plateforme :
C’est l’ensemble : chaussée, accotements y/c éventuellement les terres pleines centrales
(TPC) et les pistes cyclables.

I-5 / Fossés :
Ce sont les excavations aménagées de part et d’autre de la plateforme. Ils sont destinés à
assainir la plateforme en collectant les eaux de ruissellement rainées par la chaussée et les
accotements.
On distingue :
o Fossé Triangulaire :

1.5 m
mm

0.50 m

o Fossé Trapézoïdal :

1.5 m

0.5m

0.5 m
mm
NB : Les dimensions sus visées sont données à titre indicatif

I-6 / Devers :
C’est l’inclinaison transversale de la route.
En alignement droit le devers est destiné à évacuer les eaux superficielles.

En courbe les devers permettent à la fois d’évacuer les eaux de ruissellement et de


compenser une partie de la force centrifuge.
N.B : En courbe la valeur du dévers dépend de la valeur du rayon en plan.
I-7 / Assiette :
C’est la surface du terrain réellement occupée par la route et ses annexes. (Plateforme +
fossés + talus + toute dépendance et ouvrages affectés au Domaine Public)

I-8 / Emprise :
C’est la surface de terrain juridiquement affectée à la route et ses annexes. Elle est au moins
égale à l’assiette.

I-9 / Talus :
Partie de route comprise entre l'accotement et le fossé ou au-delà du fossé. On distingue les
talus de remblais et les talus de déblais, sa pente est définie en fonction de la stabilité des
matériaux le constituant.

 Les talus de remblais sont généralement réglés à une pente de 3/2 (H/V).
 Les talus de déblais sont généralement réglés à une pente de 1/1.

1/1

4% 2,5 % 2,5 % 4%

3/2
La photo de gauche illustre un talus de déblai en terrain rocheux, pratiquement vertical,
celle de droite montre un talus de pente 1/1.

I-10 / Ouvrages d'assainissement


Ce sont des ouvrages en béton ou en béton armé ou en maçonnerie destinés à évacuer les
eaux de ruissellement en dehors de l'emprise ou permettant à la route de franchir les
écoulements des eaux de rivières ou de chaabas.
On distingue :

 Les buses : Ouvrages en béton à section circulaire,


 Dalots : Ouvrages en béton armé à section carrée ou rectangulaire.

I-11 / Ouvrages de soutènement et de protection


Ce sont des ouvrages en béton ou en béton armé ou en maçonnerie ou en gabions ou en
enrochement destinés à assurer la stabilité d’un talus (naturel, en remblai ou en déblai) ou
protéger l’ouvrage ou des éléments de l’ouvrage contre les affouillements ou les
ravinements des eaux.
CH 2 : CHOIX DES CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES
Le problème du choix des caractéristiques du projet est fondamental, c’est de ce
choix que dépend :

 Le coût des travaux ;


 Les avantages procurés aux usagers.
Selon que les caractéristiques de base sont bien ou mal adaptées aux conditions naturelles
et au trafic, le projet sera justifié ou injustifié du point de vue économique.

II-1 / Critères de base :


Les critères de base qui guident pour le choix des caractéristiques techniques sont :

 La fonction de la route : => classification ;


 Le trafic ;
 L’environnement de la route : (Topo, Géologie, hydrologie,…).
Ces données sont fondamentales pour fixer en particulier les caractéristiques du Tracé en
Plan (TP), Profil en Long (PL) ainsi que celles des ouvrages d’art (OA).
Le choix des caractéristiques doit donc résulter d’une analyse économique prenant en
considération les données du terrain et du trafic.
Il est toutefois indispensable, en vue de l’homogénéité du réseau d’introduire une certaine
normalisation.
C’est la raison d’être des catégories de route qui vont être définies.
On distingue 4 catégories de routes et des routes hors catégories. Ces dernières sont
formées des routes de montagne ou des routes très peu circulées.

1ère 2ème 3ème Hors


Catégorie Exceptionnelle
catégorie catégorie catégorie Catégorie
Vitesse de
base 120 100 80 60 40
Vb(km/h)

II-2 / Caractéristiques de base :


 Profil en travers
 Largeur de la chaussée, largeur de la plateforme, pente des talus.
 Profil en long
 Déclivités maximales.
 Rayons de raccordement saillant et rentrant.
 Tracé en plan
 Rayons de courbure en plan
 Ouvrages d’assainissement et dispositifs de drainage
 Buses, dalots, radiers et OA ;
 Tranchées drainantes, drains en arête de poisson, tapis drainants,…
 Structure de la chaussée

Coupe type d'une chaussée


CH 3 : CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES

III-1 / Tracé en plan :

II-1-1 /Calcul des éléments de raccordement en plan


Calcul des éléments de raccordement en plan :
On sait que, comme toute autre voie de communication se compose d’alignements
droits raccordés par des courbes circulaires ou progressives en tenant compte des points de
passage obligés, du relief du terrain, des obstacles rencontrés, etc…
Pour implanter un alignement droit, deux points principaux suffisent, entre lesquels il
est facile de mettre en place des points intermédiaires ou secondaires. Par contre pour
implanter une courbe on a besoin d’un certain nombre de points, les points de tangence, les
alignements droits et leur point d’intersection, le rayon etc…

1. Raccordement par arc de cercle simple


200 − A
∝=
2
T = T ′ = R ∗ tan⁡(∝)
1
B = R( − 1) = √R2 + T 2 − R
cos ∝
π⁡R⁡ ∝
D=
100
A et α sont donnés en grades.

1.1. Connaissant R et A
Exemple : Rayon de courbure R = 250 m, angle A = 180 grades α = 10 grad,
T = 39.60 m, B = 3.12 m, D = 78.54 m.

1.2. Connaissant R et les Gisements


Exemple : Rayon de courbure R = 215 m, GTS = 89 grad, GST’ = 157 grad
α = 34 grad, T = 127.15 m, B = 34.78 m, D = 229.65 m.

2. Raccordement circulaire composé

Le raccordement est constitué de deux arcs de cercles consécutifs, tangents entre


eux et dont les centres de courbure sont situés du même côté.
On utilise une construction intermédiaire, à savoir le prolongement du cercle de
contre O1 et de rayon R1 et la construction de S’T’ parallèle à ST2.
2.1. Connaissant R1, R2, ST1 et l’angle 𝛾 :
On peut écrire :
𝑂1 𝑇 ′ = 𝑅1 = 𝑂1 𝐻 + 𝐻𝐻 ′ + 𝐻′𝑇′

𝑂1 𝐻 = (𝑅1 − 𝑅2 ). cos ∝2 ; 𝐻𝐻 ′ = 𝑅2 ; 𝐻 ′ 𝑇 ′ = 𝑆𝑆 ′ . sin 𝛾

𝑆𝑆 ′ = 𝑆 ′ 𝑇1 − 𝑆𝑇1 = 𝑅1 . cot(𝛾⁄2) − 𝑆𝑇1


Donc 𝑅1 = (𝑅1 − 𝑅2 ). cos ∝2 + 𝑅2 + [𝑅1 . cot(𝛾⁄2) − 𝑆𝑇1 ]. sin 𝛾
Alors
𝑆𝑇1 . sin 𝛾 + 𝑅1 [1 − cot(𝛾⁄2) . sin 𝛾] − 𝑅2
cos ∝2 = ∶ (1)
𝑅1 − 𝑅2
Par ailleurs : 1 − cot(𝛾⁄2) . sin 𝛾 = − cos 𝛾
On en déduit :
𝑆𝑇1 . sin 𝛾 − 𝑅1 . cos 𝛾 − 𝑅2
cos ∝2 =
𝑅1 − 𝑅2
Par analogie :
𝑆𝑇2 . sin 𝛾 − 𝑅2 . cos 𝛾 − 𝑅1
cos ∝1 =
𝑅2 − 𝑅1
On vérifiera que : ∝1 +∝2 + 𝛾 = 200⁡𝑔𝑟𝑎𝑑
La distance d’implantation est :
𝑆𝑇2 = 𝑆 ′ 𝑇 ′ − 𝑆 ′ 𝑃 − 𝑇2 𝐻 ′ = 𝑅1 . cot(𝛾⁄2) − [𝑅1 . cot(𝛾⁄2) − 𝑆𝑇1 ]. cos 𝛾 − (𝑅1 − 𝑅2 ). sin ∝2
En fin :
𝑆𝑇2 = 𝑅1 . sin 𝛾 + 𝑆𝑇1 . cos 𝛾 − (𝑅1 − 𝑅2 ). sin ∝2 : (2)
Pat analogie :
𝑆𝑇1 = 𝑅2 . sin 𝛾 + 𝑆𝑇2 . cos 𝛾 − (𝑅2 − 𝑅1 ). sin ∝1

2.2. Connaissant R1, ST1, ST2 et 𝛾 :

[𝑅1 . cot(𝛾⁄2) − 𝑆𝑇1 ]. sin 𝛾


(1) ⇒ ⁡ 𝑅1 − 𝑅2 =
1 − cos 𝛼2
𝑅1 . sin 𝛾 + 𝑆𝑇1 . cos 𝛾 − 𝑆𝑇2
(2) ⇒ ⁡ 𝑅1 − 𝑅2 =
sin 𝛼2
1 − cos ∝2 𝑅1 (1 + cos 𝛾) − 𝑆𝑇1 . sin 𝛾
(1)⁡𝑒𝑡⁡(2) ⁡ ⇒ ⁡ =
sin ∝2 𝑅1 . sin 𝛾 + 𝑆𝑇1 . cos 𝛾 − 𝑆𝑇2
1−cos 𝛼 𝛼
Par ailleurs : = tan ( 2 )
sin 𝛼

∝2 𝑅1 (1 + cos 𝛾) − 𝑆𝑇1 . sin 𝛾


tan ( )=
2 𝑅1 . sin 𝛾 + 𝑆𝑇1 . cos 𝛾 − 𝑆𝑇2
∝2 étant calculé, on peut en déduire R2 :
𝑆𝑇2 − 𝑅1 . sin 𝛾 − 𝑆𝑇1 . cos 𝛾
𝑅2 = 𝑅1 +
sin 𝛼2
Par analogie :
∝1 𝑅2 (1 + cos 𝛾) − 𝑆𝑇2 . sin 𝛾
tan ( )=
2 𝑅2 . sin 𝛾 + 𝑆𝑇2 . cos 𝛾 − 𝑆𝑇1
𝑆𝑇1 − 𝑅2 . sin 𝛾 − 𝑆𝑇2 . cos 𝛾
𝑅1 = 𝑅2 +
sin 𝛼1
EXERCICE :
Les données sont les suivantes :
𝛾 = 82,65⁡𝑔𝑟𝑎𝑑
𝐼1 (58,612⁡𝑚⁡; 543,234⁡𝑚)
𝐼2 (489,598⁡𝑚⁡; 512,769⁡𝑚)
𝑅1 = 714,250⁡𝑚
∝1 = 48,25⁡𝑔𝑟𝑎𝑑
Calculer le rayon R2, l’angle ∝2 ainsi que les
distances d’implantation I1T1 et I2T2.
Calculer les coordonnées des points O1, O2, T,
T1, T2 ET S dans le repère local dans lequel sont
exprimés I1 et I2.

3. Raccordements circulaires à inflexion


Appelé aussi raccordement circulaire renversé.

3.1. Raccordement entre deux alignements parallèles

Un raccordement à inflexion entre deux alignements parallèles présente un point d’inflexion :


point T.
Les données sont : (e, R1 et R2) ou bien (e, R1 et α).
On peut écrire :
𝜃 = 200 − 𝛼
𝑇1 𝑇 = 2. 𝑅1 . sin(∝⁄2)
𝑇2 𝑇 = 2. 𝑅2 . sin(∝⁄2)
𝑇𝑃1 = 𝑇1 𝑃1 = 𝑅1 . tan(∝⁄2)
𝑇𝑃2 = 𝑇2 𝑃2 = 𝑅2 . tan(∝⁄2)
𝑒
𝑇1 𝑇2 =
sin(∝⁄2)
𝐿 = 𝑒. cotan⁡(∝⁄2)
Suivant les données du problème, on peut écrire :
𝑅2 − (𝑒 − 𝑅1 ) 𝑅1 + 𝑅2 − 𝑒
cos ∝ = =
𝑅1 + 𝑅2 𝑅1 + 𝑅2
𝑒
𝑅2 = − 𝑅1
1 − cos ∝
3.2. Raccordements entre deux alignements quelconques

Les deux alignements à raccorder font entre eux un angle quelconque.


Les données du problème sont généralement : ST1 (ou ST2), R1, R2 et 𝛾 ou bien (R1, ST1, ST2
et 𝛾).
On peut écrire :

𝑇1 𝑇 = 2. 𝑅1 . sin(∝1 ⁄2)⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑇2 𝑇 = 2. 𝑅2 . sin(∝2 ⁄2)


𝑇𝑃1 = 𝑇1 𝑃1 = 𝑅1 . tan(∝1 ⁄2) ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑇𝑃2 = 𝑇2 𝑃2 = 𝑅2 . tan(∝2 ⁄2)
On construit la perpendiculaire à O2T2 passant par O1 et la perpendiculaire à ST2 passant
par T1. Dans le triangle O1IT1, on peut écrire :
∝2 =∝1 + 𝛾
Dans le triangle O1O2K, on peut écrire :
𝐾𝑂2 𝑅2 − 𝐾𝑇2
cos ∝2 = =
𝑂1 𝑂2 𝑅1 + 𝑅2
Or 𝐾𝑇2 = 𝐻𝐽 = 𝑆𝑇1 . sin 𝛾 − 𝑅1 . cos 𝛾
Donc :
𝑅2 − 𝑆𝑇1 . sin 𝛾 + 𝑅1 . cos 𝛾
cos ∝2 =
𝑅1 + 𝑅2
Par analogie, on obtient :
𝑅1 − 𝑆𝑇2 . sin 𝛾 + 𝑅2 . cos 𝛾
cos ∝1 =
𝑅1 + 𝑅2
Dans le triangle SJT1, on a : 𝑆𝑇2 = 𝑆𝐽 − 𝐽𝑇2 = 𝑆𝑇1 . cos 𝛾 − (𝑂1 𝐾 − 𝑂1 𝐻)
Donc :
𝑆𝑇2 = 𝑆𝑇1 . cos 𝛾 − (𝑅1 + 𝑅2 ). sin ∝2 + 𝑅1 . sin 𝛾

3.3. Raccordements circulaires renversés

Les raccordements circulaires renversés sont composés de deux raccordements


circulaires simples consécutifs avec une longueur minimale d’alignement droit pour passer
d’un raccordement à l’autre, longueur imposée par les règlements.
En général, la distance entre les sommets S1 et S2 est connue ainsi que les angles des
alignements 𝛾1 et 𝛾2. On choisit d’abord une valeur pour 𝑅1 en fonction du type de route.
On en déduit la position des points de tangence 𝑇1 et 𝑇1′ . On positionne 𝑇2 en respectant la
condition
𝑑 = 𝑇1′ 𝑇2 > 𝐿𝑚𝑖𝑛 . On en déduit le rayon⁡𝑅2 .
Si le rayon 𝑅2 convient à ce type de route (𝑅2 > 𝑅2⁡𝑚𝑖𝑛 ), la solution est acceptée,
sinon on effectue à nouveau le calcul en modifiant la valeur du rayon 𝑅1 jusqu’à ce que la
condition
(𝑅2 > 𝑅2⁡𝑚𝑖𝑛 ) soit satisfaite.
Exercice :

Calculer les éléments d’implantation du raccordement ayant les caractéristiques suivantes :


𝑆𝑇1 = 480⁡𝑚, 𝑆𝑇2 = 1000⁡𝑚⁡𝑒𝑡⁡𝛾 = 70⁡𝑔𝑟𝑎𝑑. 𝐿𝑒⁡𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛⁡𝑑𝑢⁡𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟⁡𝑟𝑎𝑐𝑐𝑜𝑟𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡⁡𝑒𝑠𝑡⁡𝑅1
= 200⁡𝑚.
Calculer ∝2 et ∝1 et R2.

4. Raccordements progressifs
Les courbes de rayon R inférieur au rayon minimal non déversé (Rnd) nécessitent un
raccordement progressif.

Le raccordement direct de deux alignements droits par un arc de cercle ne tient pas
compte de la vitesse des véhicules qui l’empruntent. En effet, dans un virage à rayon de
courbure constant, tout véhicule est soumis à une action centrifuge d’intensité inversement
proportionnelle au rayon R. Quand on passe de l’alignement droit à l’arc de cercle, la valeur
du rayon R passe brutalement d’une valeur infinie (droite) à une valeur finie (cercle), ce qui
demande en théorie au conducteur une manœuvre brutale et instantanée d’adaptation de
sa trajectoire sur une distance nulle ; sa seule marge de manœuvre est due à la largeur de la
chaussée.
Pour réaliser la transition en douceur du rayon infini au rayon fini de l’arc de cercle,
on intercale entre l’alignement droit et l’arc de cercle un raccordement progressif,
généralement une clothoïde. La même transition se retrouve en fin de virage pour revenir à
l’alignement droit suivant. Le raccordement progressif permet aussi de passer
graduellement du dévers de chaussée en alignement droit au dévers de chaussée en arc de
cercle. Il existe plusieurs types de raccordements progressifs.
Parmi les courbes susceptibles de satisfaire à cette condition de variation continue du
rayon de courbure, c'est la clothoïde qui a été retenue en matière de tracé routier.
R : Rayon minimal de courbure
L : Longueur de la courbe de raccordement
A : Paramètre type
Γ : Angle de changement de direction en rad
∆R : Ripage de la courbe circulaire/alignement

L L2 A2
Γ= = =
2 × R 2 × A2 2 × R2
L2
le⁡ripage ∶ ⁡ ∆R =
24 × R
𝐴 = (R × L)0.5
L2
y=
6×R
En générale quand on travaille sur un projet routier, et on est obligé d’utiliser un
raccordement par clothoïde. On se fixe d’abord le paramètre type A (la valeur de A est donné
par l’instruction pour chaque catégorie de route), le rayon étant donné, on calcul alors la
longueur de la clothoïde en utilisant la formule R x L = A².
Le ripage est limité à 0,50 m pour les autoroutes et 0,25 m pour les autres routes.
En pratique pour le Projeteur :

Catégorie Paramètre type « A »


Except. 360 m
1ère C 220 m
2ème C 140 m
3ème C 80 m
H.C 40 m

Exemple :
Rayon de courbure R = 700 m, Longueur de la courbe de raccordement L = 260 m →

Γ = 0.19⁡rad, 𝐴 = 426.61m, ∆R = 4.02m⁡et⁡y = 16.10m

II-1-2 /Rayon de courbure en plan


Pour les Normes Marocaines, on a défini pour chaque catégorie 2 valeurs limites du rayon :

 RMN : (rayon minimum normal), qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe
déversée à 4 %.
 RMA : (rayon minimum absolu), qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe
déversée à 7 %.

Vb / C 120 / Exp 100 / 1ère C 80 / 2ème C 60 / 3ème C 40 / H.C


RMN (m) 1000 500 250 125 30
RMA (m) 700 350 175 75 15
II-1-3 /Raccordement et Devers
Les tracés routiers se composent en première approximation d’alignements droits et de
courbes circulaires.
Deux courbes de même sens ou de sens contraire étant obligatoirement séparées par un
alignement droit de longueur appropriée.
Dans les alignements droits :
Les chaussées ont un profil en travers constitué :

 Soit de 2 versants plans à 2,5 % de pente vers l’extérieur avec un raccordement


parabolique central de 1m de largeur.
 soit d’un versant plan unique à 2,5 % (disposition réservée en principe aux chaussées
unidirectionnelles).
Dans les courbes :
Dans les courbes, le profil en travers présente un versant plan de pente uniforme vers
l’intérieur de la courbe, dit devers.
Longueur de raccordement devers :
Pour des raisons de confort, le devers est introduit à raison de 2% par seconde de temps de
parcours à la vitesse de base de la catégorie considérée.
Ce taux de variation peut être porté à 4% pour les routes de 3ème Catégorie et Hors catégorie.
Le raccordement s’effectue toujours en dehors de la courbe circulaire dont le devers est
constant. Le raccordement s’effectue donc soit sur les alignements droits, soit sur des
courbes de raccordement à courbure progressive disposées de part et d’autre des courbes
circulaires.
En général, la cote de l’axe sera conservée et le profil pivotera autour de l’axe le long de la
section du raccordement devers jusqu’à ce que le versant extérieur atteint la pente du
versant intérieur, l’ensemble continue à pivoter autour de l’axe pour atteindre le devers d.
3

1 2
1
3

1⁡𝑠⁡ → 2⁡%
𝑡⁡𝑠⁡ → (𝑑 + 2,5)⁡%
(𝑑 + 2,5) 𝑉𝑏 𝑑 + 2,5 𝑉𝑏 (𝑑 + 2,5)
⇒𝑡= ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ ⇒ 𝑙 = ( )=
2 3,6 2 7,2
Exercice :
Calculer la longueur de la zone de transition en fonction du dévers du raccordement et la
catégorie de la route.

d = 3%. C. Excep. 1ère C 2ème C 3ème C H. C


[Link] (m)

d = 4%. C. Excep. 1ère C 2ème C 3ème C H. C


[Link] (m)

d=7%. C. Excep. 1ère C 2ème C 3ème C H. C


[Link] (m)

Cas des courbes en S


Exemple :

 3ème catégorie ;
 Introduction à 2%.

En C1 : 7% En C2 : 4%
𝑉𝑏 𝑑1
𝑙1 = .
3,6 4 𝑉𝑏 (𝑑1 + 𝑑2 )
⟹ ⁡⁡𝑙 = .
𝑉𝑏 𝑑2 3,6 4
𝑙2 = .
3,6 4
Exercice :
Calculer la longueur de la zone de transition pour le même exemple en fonction de la
catégorie de la route.

C. Excep. 1ère C 2ème C 3ème C H. C


[Link] (m) 183.33 152.78 122.22 91.67 61.11
Exceptionnelle 1ère C 2ème C 3ème C H.C
R (m) d (%) R (m) d (%) R (m) d (%) R (m) d (%) R (m) d (%)
700 7% 350 7% 175 7% 75 7% 15 7%
750 6% 375 6% 200 5.5% 80 6.5% 30 4%
800 5.5% 400 5.5% 225 4.5% 90 6% 35 3.85%
850 5% 425 5% 250 4% 100 5% 40 3.67%
900 4.5% 450 4.5% 275 3.5% 110 4.5% 45 3.5%
950 4.5% 475 4.5% 300 3% 120 4% 50 3.33%
1000 4% 500 4% 325 3% 125 4% 55 3.20%
1050 3.5% 525 3.5% 350 2.5% 130 4% 60 3%
Prof.
1100 3.5% 550 3.5% > 350 140 3.5% 65 2.85%
Normal
1150 3.5% 575 3.5% 150 3% 70 2.67%
1200 3% 600 3% 160 3% 75 2.5%
Prof.
1250 3% 625 3% 170 2.5% > 75
Normal
1300 3% 650 3% 175 2.5%
Prof.
1350 2.5% 675 2.5% > 175
Normal
1400 700
à 2.5% à 2.5%
2000 1000
> Prof. > Prof.
2000 Normal 1000 Normal
N.B : Prof. Normal correspond à +2.5% et -2.5%
Valeurs intermédiaires :
Les valeurs intermédiaires sont calculées à partir des formules d’interpolation ci-après, et
arrondi au plus proche à 0,5% près :
1
𝑑= − 0,2⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑝𝑜𝑢𝑟⁡𝐶. 𝐸𝑥𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒
0,33. 10−3 . 𝑅 − 0,092
1
𝑑= − 0,2⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑝𝑜𝑢𝑟⁡1è𝑟𝑒⁡𝐶
0,66. 10−3 . 𝑅 − 0,092
1
𝑑= − 0,2⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑝𝑜𝑢𝑟⁡2è𝑚𝑒⁡𝐶
1,32. 10−3 . 𝑅 − 0,092
1
𝑑= − 2⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑝𝑜𝑢𝑟⁡3è𝑚𝑒⁡𝐶
1,11. 10−3 . 𝑅 + 0,028
Exemples de calcul du dévers :

Catégorie R(m) d (%)


Exceptionnelle 1255 3
1ère C 535 3.5
2ème C 240 4
3ème C 85 6
II-1-4 /Règles : (ICGRRC)
R1 :
Pour : [Link] + 1ère C si R > 2 RMN Le profil en alignement droit est conservé
(Profil non déversé)
2ème C + 3ème C si R > 1,4 RMN

Catégorie Except. 1ère C 2ème C 3ème C


Rayon non déversé 2000 m 1000 m 350 m 175 m

R2 :
Pour les routes de : [Link]. 1ère C et 2ème C, la section de raccordement devers sera
obligatoirement une courbe de raccordement à courbure progressive (clothoides).
Sauf si : 𝑅 ≥ 1,4⁡𝑅𝑀𝑁 ⁡ ⟹⁡Raccordement en alignement droit.

3ème C et H.C. ⟹
- courbes de raccordement à courbure progressive que lorsque se sera nécessaire pour
respecter les conditions de variation des dévers.
- Les courbes de rayon R < 30m : clothoïdes interdites.
R3 :
Pour les routes susceptibles d’être enneigées ou verglacées, le devers sera limité à 5 %.

II-1-5 /Raccordements à courbure progressive (C P)


Si⁡R < 1400m⁡⁡⁡⁡ ⇒ ⁡⁡⁡⁡CP
C. Exp ∶ ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ {
Si⁡R ≥ 1400m⁡⁡⁡⁡ ⇒ ⁡⁡⁡⁡CP⁡ou⁡AD

Si⁡R < 700m⁡⁡⁡⁡ ⇒ ⁡⁡⁡⁡CP


1ère⁡C ∶ ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ {
Si⁡R ≥ 700m⁡⁡⁡⁡ ⇒ ⁡⁡⁡⁡CP⁡ou⁡AD

Si⁡R < 350m⁡⁡⁡⁡⁡ ⇒ ⁡⁡⁡⁡CP


2ème⁡C:⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ {
Si⁡R ≥ 350m⁡⁡⁡⁡ ⇒ ⁡⁡⁡⁡AD⁡ou⁡CP

CP⁡facultatif
3ème⁡C⁡et⁡HC ∶ ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ {
Si⁡R < 30m⁡⁡⁡⁡ ⇒ ⁡⁡⁡⁡Clothïdes⁡interdites
II-1-6 /Règles de continuité:
La sécurité dans la route dépend de la continuité de ses caractéristiques plus que son niveau
d’aménagement.
Si R< Rmn ou Rma  Règle de continuité.
A. Sections de même catégorie :
Règle a :
 Le rayon d’une courbe R ne peut être inférieur au Rmn (ou Rma) que s’il est précédé,
dans le sens de parcours, d’un rayon R1 tel que :
𝑅 × 𝑅𝑚𝑛
𝑅1 <
𝑅𝑚𝑎
Exemple 1 :
Route 2ème catégorie, Rmn = 250m, Rma = 175m pour R = 200m il doit être encadré (route
bidirectionnelle) ou précédé (route unidirectionnelle) de courbes de rayon maximal.
250
𝑅1 = 200 × = 286⁡𝑚
175
 La distance entre les sommets de ces courbes doit être inférieure à celle
correspondant à une minute de temps de parcours à la vitesse de base.
𝑉𝑏 × 60
𝐷𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒⁡𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒⁡𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑡 <
3.6
(distance en m, Vb en Km/h).
Exemple 2 :
Pour l’exemple 1, route 2ème catégorie, Vb = 80 km/h, la distance entre les sommets pour
R1=200 m est < 80 x 60/3,6 = 1333 soit 1,333 Km.
Règle b :
Après un alignement droit d’une longueur correspondant à plus de 2 mm de temps de
parcours, le rayon d’une courbe doit être supérieur au Rma de la catégorie immédiatement
supérieure (1500 m pour la catégorie exceptionnelle).
Exemple 3 :
Route 2ème catégorie, V= 80 km/h, la distance parcouru en 2 mn = 2,666 Km , lorsque
l’alignement est > 2,666 Km le rayon rencontré doit être > au Rma de la 1ère catégorie soit
350 m.
B. Sections de catégories différentes :
Lorsqu’un même itinéraire comporte des sections de catégories d’aménagement différentes,
sans que celles-ci soient séparées par une agglomération importante :
2 sections contiguës ne peuvent appartenir qu’à des catégories immédiatement voisines,
chacune ayant une longueur correspondant à au moins 5 minutes de temps de parcours à la
vitesse de base.
Une section de transition sera ménagée entre elles et étudiée avec un soin particulier. Cette
section devra comporter au moins 2 virages de rayon égal au minimum absolu de la
catégorie supérieure. Ces virages devront, pour l’usager venant de la section de la catégorie
supérieure, respecter :
la règle a : annoncée ci –avant. Ils seront espacés, au plus de la distance correspondant à
1 minute de temps de parcours à la vitesse de base de celle –ci.
Compléter le tableau suivant :

Caractéristiques en plan des sections de transition


Catégorie Valeurs successives des rayons de la section
Distance max. entre sommets
supérieure de transition
C. Exceptionnelle 700 700
1ère C 350 350
2ème C 175 175
3ème C 75 75
II-1-7 /Lacets (Hors Catégorie) :
Les lacets réunissent deux alignements droits formant un angle très fermé, pour lesquels
on doit considérer comme particulièrement recommandable un tracé en boucle dont le
schéma adapté aux conditions topographiques est donné ci-après et se compose en principe,
de :

a) deux éléments de courbe AB, A’B’ et FG, F’G’ dont le rayon sur l’axe, est
généralement supérieur à 15m ;
b) deux éléments droits BC, B’C’ et FE, F’E’ d’au moins 20m de longueur;
c) une courbe CDE, C’D’E’ appelée tournant.
Le tracé des tournants comporte des difficultés du fait que :

 La déclivité se trouve sensiblement accrue sur le bord intérieur du tournant ;


 Le rayon de la courbe intérieure ne doit pas être inférieur à 12m ;
Il y a lieu alors :

 De limiter à 4% la déclivité sur l’axe dans le tournant et ses raccordements ;


 de donner la surlargeur vers l’extérieure ;
 de relever le tournant sans changer le profil en long du bord intérieur en vérifiant
que cette disposition n’entraîne pas de déclivités localisées excessives sur le bord
extérieur. S’il en était ainsi, il faudrait réduire le devers ou augmenter la longueur
d’introduction du devers.

III-2 / Profil en long :


Pente 3 +

Parabole Angle
Pente 2 (-) Rentrant (+)

Pente 1 (+)

Parabole
Angle
Saillant (-)

Le profil en long se compose de :

 Pentes et rampes (déclivités) ;


 Raccordement paraboliques ;
o Angles saillants ;
o Angles rentrants ;
III.2.1/ Détermination de l’altitude d’un point M sur une pente p par
interpolation
Z

z A p
a
M
z
m
B
z
b d

xa xm xb X

𝑍𝑏 − 𝑍𝑎
𝐿𝑎⁡𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒 ∶ ⁡𝑝 =
𝑋𝑏 − 𝑋𝑎
𝐿′ 𝑎𝑙𝑡𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒⁡𝑑𝑢𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 ∶ 𝑍𝑀 = 𝑍𝑎 + 𝑝. 𝑑
𝐴𝑣𝑒𝑐 ∶ 𝑑 = (𝑋𝑚 − 𝑋𝑎 )𝑒𝑡⁡𝑝⁡𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒⁡𝑎𝑙𝑔é𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
Exemple :
A(10,457.270) ; B(55,455.920) p= -0.03 M(30,Zm)
Altitude du point M ? :
d = 30-10 = 20, Zm = Za + p.d = 457.270-0.03*20 = 456.670 m

III.2.2/ Détermination des coordonnées d’un point d’intersection de deux


pentes (point fictif)
Z

A
za
P1
Zb’ B’
M
zm
P2
zb B
Za’ A’
xa=xa’ xm xb=xb’ X
(𝑧𝑏 − 𝑧𝑎 ) (𝑧𝑏′ − 𝑧𝑎′ )
𝑝1 = ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑝2 = ′
(𝑥𝑏 − 𝑥𝑎 ) (𝑥𝑏 − 𝑥𝑎′ )

Pour la droite AB : 𝑧𝑚 = 𝑝1 . (𝑥𝑚 − 𝑥𝑎 ) + 𝑧𝑎


Pour la droite A’B’ : 𝑧𝑚 = 𝑝2 . (𝑥𝑚 − 𝑥𝑎′ ) + 𝑧𝑎′
Donc 𝑝1 . (𝑥𝑚 − 𝑥𝑎 ) + 𝑧𝑎 = 𝑝2 . (𝑥𝑚 − 𝑥𝑎′ ) + 𝑧𝑎′
Et puisque 𝑥𝑎 = 𝑥𝑎′
(𝑧 −𝑧 ′ )
D’où : 𝑥𝑚 = 𝑥𝑎 + (𝑝𝑎 −𝑝𝑎 ) et 𝑧𝑚 = 𝑧𝑎 + 𝑝1 . (𝑥𝑚 − 𝑥𝑎 )
2 1

Exemple :
Déterminer les coordonnées d’un point fictif M(Xm ;Zm) ?
A(264 , 832) ; B(423 , 222) ; p1 = -3.84% et A’(264 , 278) ; B’(423 , 541) ; p2 = 1.65% ;
Xm = 364,90 et Zm = 444,90
Xm = 364,90⁡et⁡Zm = 444,90

III.2.3/ Détermination des coordonnées du point de concours S de deux


droites successives
zq’ Q’

S
zs
P2
zq Q
P1
zp P

X1 X2

xp=xq’ xs xq

𝑧𝑠 = 𝑝1 (𝑥𝑠 − 𝑥𝑝 ) + 𝑧𝑝
𝑧𝑠 = 𝑝2 (𝑥𝑠 − 𝑥𝑞′ ) + 𝑧𝑞′
𝑝1 (𝑥𝑠 − 𝑥𝑝 ) + 𝑧𝑝 = 𝑝2 (𝑥𝑠 − 𝑥𝑞′ ) + 𝑧𝑞′
𝑥𝑞′ = 𝑥𝑝
𝑧𝑞′ − 𝑧𝑝
(𝑥𝑠 − 𝑥𝑝 ) =
𝑝1 − 𝑝2
𝑧𝑞′ − 𝑧𝑝
𝑥𝑠 = 𝑥𝑝 +
𝑝1 − 𝑝2
𝑧𝑞′ = 𝑧𝑞 − 𝑝2 (𝑥𝑞 − 𝑥𝑝 )
𝑧𝑞 − 𝑝2 (𝑥𝑞 − 𝑥𝑝 ) − 𝑧𝑝
𝑥𝑠 = 𝑥𝑝 +
𝑝1 − 𝑝2
𝑧𝑠 = 𝑝1 (𝑥𝑠 − 𝑥𝑝 ) + 𝑧𝑝
Exemple :
Déterminer les coordonnées du point de concours S de deux droites successives S(xs, zs) ?
P(99 , 251.05) ; Q(1299 , 247.10) ; p1= 0,02 et p2= -0,03
zq’ = 283,10 xs = 740 zs = 263,87
III.2.4/ Raccordement de rampes et pentes au moyen d’un arc de cercle ou
arc de parabole
Z

Pente Rampe
P

P1 R Q
P2
T1 T2

z1 z2
X
x1 O x2

E
U1 U2

Pour des raisons de confort des usagers et de sécurité aussi, la seule condition que doit
satisfaire la courbe de transition T1T2, pour passer de la pente p1 à la rampe p2 est
d’assurer un taux de changement de pente constant. Dans le repère (O, X, Z) associé au
profil en long, on a :
𝑑𝑍
𝑝=
𝑑𝑋
La variation de la pente est :
𝑑𝑝 𝑑²𝑍
=
𝑑𝑋 𝑑𝑋²
Soit la dérivée seconde de l’altitude Z par rapport à l’abscisse X.
La variation de la pente est constante, donc :
𝑑²𝑍 𝑋2
= 𝐶1 ⁡⁡⁡ ⟹ ⁡⁡⁡𝑍 = 𝐶1 + 𝐶2 𝑋 + 𝐶3 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑎𝑣𝑒𝑐⁡𝐶1 , 𝐶2 ⁡𝑒𝑡⁡𝐶3 ⁡𝑑𝑒𝑠⁡𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠
𝑑𝑋² 2
Donc la courbe cherchée est une parabole dont l’axe de symétrie est la verticale.
En pratique, dans le repère OXZ, on remplace le cercle de rayon R et d’équation : X²+Z²-2RZ = 0
par la parabole de rayon R et d’équation : X²-2RZ = 0 donc Z = X²/2R.
III.2.5/ Détermination de la position d’un point sur un arc de parabole
Z

On considère une parabole d’axe vertical de sommet O et d’équation Z = X²/2R.


Dans le repère associé à la parabole (O, X, Z), la pente en un point quelconque de la parabole
est : Z’ = X/R.

Position de E / O (point Position de B / O Position de C / O Position d’un point


de rencontre E) (1ère tangente) (1ère tangente) quelconque / O
(𝑝 + 𝑝′)
X 𝑋𝐸 = 𝑅 𝑋𝐵 = 𝑝 × 𝑅 𝑋𝐶 = 𝑝′ × 𝑅 X
2
𝑝 × 𝑝′
Z 𝑍𝐸 = 𝑅 𝑍𝐵 = 𝑝² × 𝑅/2 𝑍𝐶 = 𝑝′² × 𝑅/2 𝑍 = 𝑋²/(2𝑅)
2
N.B : R en valeur algébrique (+ ou -).

III.2.6/ Angles saillants :

AB = Distance de visibilité (Dv)


R = Rayon de raccordement P.L.
h1 = hauteur de l’œil du conducteur h1 = 1,10 m.
h2 = hauteur de l’obstacle

𝐴𝑀2 = (ℎ1 + 𝑅)2 − 𝑅 2 = ℎ1 (ℎ1 + 2𝑅) ≃ 2⁡ℎ1 𝑅


𝐵𝑀2 = 2⁡ℎ2 𝑅

𝐷𝑣 = 𝐴𝑀 + 𝐵𝑀 = √2𝑅⁡√(ℎ1 + ℎ2 )
𝐷𝑣2
𝐷𝑜𝑛𝑐⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑅 =
2(ℎ1 + ℎ2 + 2√ℎ1 × ℎ2

 Rayons Minimum Normal et Minimum Absolu


Les rayons de courbure des raccordements saillants à la distance d’arrêt :
o Sur obstacle sans épaisseur avec le Rmn ;
o Sur obstacle de 0,30 m d’épaisseur avec le Rma ;

Vb (Km/h) Rmn (h2=0) Rma (h2=0,30)


40 - 1000
60 2000 1500
80 4000 1800
100 9000 4000
120 16000 7000

III.2.7/ Angles rentrants


Pour des raisons de confort, la valeur du rayon est fixée de manière à limiter l’accélération
normale à g/30.

P2

𝑉² 𝑔 30 × 𝑣²
𝛾𝑁 = < ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ ⟹ ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑅 >
𝑅 30 𝑔
𝑉
𝐴𝑣𝑒𝑐⁡𝑣 ∶ 𝑣𝑖𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒⁡𝑒𝑛⁡𝑚/𝑠 =
3,6
g : accélération de la pesanteur = 9,81 m/s²
Vb Except. 1ère C 2ème C 3ème C H.C.
Rmn (m) 4000 2500 1500 1000 500
III.2.8/ Règles particulières

 Règle 1 :
R peut être < Rmn si p1 et p2 ≥ 2%.

P1
R P2

 Règle 2 :
L’usage de déclivité > à 4% (6% pour 3ème C) est interdit, à moins qu’un calcul de
rentabilité en prouve le bien fondé. (Pour H.C : 7% et 12%) ;
Elles ne peuvent en aucun cas régner sur plus de 2km, et seront, s’il y a lieu séparées par des
paliers de 2% de déclivité max.
Changement de déclivités en angle saillant

Δq = p2-p1
P1 P2
R

Catégorie C. Exceptionnelle 1ère C 2ème C 3ème C


Changement de déclivité
3% 2% 1.5% 1%
limite ∆𝑞

Le tableau ci-dessous comporte des raccordements assurant la visibilité à la distance de


visibilité de dépassement. (Rayons de visibilité Rv).

Δq RV

≥ 0,8 28 000 m

= 0,7 26 000 m

= 0,6 22 000 m

= 0,5 12 000 m

= 0,46 4 000 m

0,44 0
 Règle 3 :
Les changements de déclivité de moins de 0.46 % se feront sans courbe en profil en long.

III.2.9/ Coordination du Tracé en Plan et du Profil en Long


En angle saillant
 Règle : Il ne faut pas coïncider le sommet de la parabole (PL) avec l’origine de la courbe
en TP.
 Objectif : Eviter que le virage soit masqué par le sommet de la parabole.

 Remèdes :
1- Coïncider la courbe en plan avec celle du PL dans la mesure du possible.
2- Introduire une clothoïde pour changer l’origine de la courbe en TP.
En angle rentrant :

T1 et T2 représentent les points de tangente entre les alignements droits et les arcs de cercle
ou clothoïdes.
Récapitulatif des normes fondamentales des tracés en plan et profils en long
III.2.10/ Représentation graphique du P.L.
Pour les échelles on adopte :
• 1/1000 pour les longueurs (ou 1/500)
• 1/100 pour les hauteurs (ou 1/200)
Le P.L. doit indiquer les éléments suivants :
• Le plan de comparaison : cote de référence pour chaque planche
• Les numéros de profils
• Distances partielles entre profils
• Distances cumulées des profils
• Cotes Terrain naturel des profils
• Cotes projet des profils
• Déclivités et rayons du P.L.
• Alignements et courbes du tracé en plan
• Devers des profils en travers
III-3 / Profils en travers
III-3-1/ Caractéristiques
PROFIL EN TRAVERS ROUTE A 2 ou 3 VOIES

Accotement Chaussée Accotement

Berme BD BD Berme

S S
Largeur roulable

Plate-forme

PROFIL EN TRAVERS AUTOROUTE


Accotement Chaussée TPC Chaussée Accotement

Bande
Berme BAU médiane BAU Berme
BDG BDG
< 0,50 m BG BG
Talus
Largeur roulable Dispositif
S
d'assainissement

Plate-forme

III-3-2/ Largeur de chaussée


Type de chaussée Accotement
4m 1,00 m
Chaussées Bidirectionnelles 6m 2,00 m
7 m et plus 2,50 m
Chaussées 5m 1,50
unidirectionnelles 7 m et plus 2,50
Pentes transversales de chaussées
• Chaussée en béton de ciment: 2,0 % ;
• Enduit superficiel ou enrobé : 2,5 % ;
• Chaussée non revêtue : 4,0 %.

III-3-3/ Accotements
B.D: bande dérasée même structure que la chaussée.
Berme: partie en terre ou engazonnée.
S: sur largeur de chaussée, de structure identique à la chaussée,
Epaulement ou BAU : Partie spécialement traitée, revêtue ou non épaisseur moindre que la
structure de chaussée.
Pentes transversales des accotements
• BD : Revêtus : 2,5 % ;
• BD : Non revêtue : 4,0 % ;
• Berme : 8 %.

III-3-4/ La terre pleine centrale


<3m =3m ≤6m = 10 m ≥ 12 m
Bordure
hautes
Urbain ou Haies ou chaînes infranchissables engazonnés ou végétalisés
Ou
péri-urbain ou totalement en partie carrelée
Glissières en
BA
Accotements
Haies ou
Rase Double Accotements de 2,50 m
----- chaînes
compagne glissière de 2,50 m engazonné
infranchissable
ou végétalisé
III-3-5/ Représentation graphique du P.T.
Pour les échelles on adopte :
• 1/100 ou 1/200 pour les longueurs
• 1/100 ou 1/200 pour les hauteurs
Le P.T. doit indiquer les éléments suivants :
• Le plan de comparaison : cote de référence pour chaque profil
• Le numéro de profil
• L’abscisse curviligne du profil
• Distances Terrain naturel du profil par rapport à l’axe
• Cotes Terrain naturel du profil
• Distances projet du profil par rapport à l’axe
• Cotes projet du profil
• Pentes transversales et dévers
CH 3 : CALCUL DES CUBATURES DE TERRASSEMENT
METHODE DE GULDEN :
PROFIL EN TRAVERS Si

TN

S1 L.R.
S2
TN S3
S
PROFIL EN LONG
1 11 L2

𝑙 𝑙 + 𝑙1 𝑙1 + 𝑙2 𝑙2 + 𝑙3 𝑙3 + 𝑙 4 𝑙𝑁−1
𝑉𝑟 = 𝑆𝑟 × + 𝑆𝑟1 × + 𝑆𝑟2 × + 𝑆𝑟3 × + 𝑆𝑟4 × + ⋯ + 𝑆𝑟𝑁 ×
2 2 2 2 2 2
𝑙 𝑙 + 𝑙1 𝑙1 + 𝑙2 𝑙2 + 𝑙3 𝑙3 + 𝑙4 𝑙𝑁−1
𝑉𝑑 = 𝑆𝑑 × + 𝑆𝑑1 × + 𝑆𝑑2 × + 𝑆𝑑3 × + 𝑆𝑑4 × + ⋯ + 𝑆𝑑𝑁 ×
2 2 2 2 2 2
METHODE RAPIDE DE CALCUL DES CUBATURES (METHODE DE PROFIL EN LONG) :

qh Lpf qh
q
h

Surface⁡du⁡remblai⁡⁡⁡𝐒𝐫 = 𝐋𝐩𝐟 . 𝐡 + 𝐪. 𝐡²
q’h Lt q’h

h q’

Surface⁡du⁡déblai⁡⁡⁡𝐒𝐝 = 𝐋𝐭 . 𝐡 + 𝐪′. 𝐡²
Surface d’un point fictif est 0.

h1
d d'
h2 PF
h h3

PROFIL EN LONG
l 11 l2

𝑙2 × ℎ2
𝑑= ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑑 ′ = 𝑙2 − 𝑑
ℎ2 + ℎ3
Volume de déblai est :
𝑙 𝑙 + 𝑙1 𝑙1 + 𝑑 𝑑′ + 𝑙3 𝑙3 + 𝑙4 𝑙𝑁−1
𝑉𝑑 = 𝑆𝑑 × + 𝑆𝑑1 × + 𝑆𝑑2 × + 𝑆𝑑3 × + 𝑆𝑑4 × + ⋯ + 𝑆𝑑𝑁 ×
2 2 2 2 2 2
Volume du remblai est :
𝑙 𝑙 + 𝑙1 𝑙1 + 𝑑 𝑑′ + 𝑙3 𝑙3 + 𝑙4 𝑙𝑁−1
𝑉𝑟 = 𝑆𝑟 × + 𝑆𝑟1 × + 𝑆𝑟2 × + 𝑆𝑟3 × + 𝑆𝑟4 × + ⋯ + 𝑆𝑟𝑁 ×
2 2 2 2 2 2
N.B : Les deux formules de calcul des terrassements ci-dessus prennent en considération les
profils fictifs.
Tableau des cubatures de terrassement (Méthode de profil en long)

Distance Distance Remblai Déblai


N° Profil entre les appliquée au Hauteur H
profils profil Surface Volume Surface Volume

Total ……. Total ……..


Exercice d’application :
Données de projet
Largeur de la plateforme = 8 m, pente en remblai q = 3/2 et en déblai q’ =1/1.

Distance Distance
Profils Côte TN (m) Côte LR (m)
partielle (m)cumulée (m)
P1 0 321 331
P2 500 500 335 331
P3 600 1100 328.5 331
P4 480 1580 326 328.5
P5 600 2180 331 331
En utilisant la méthode de profil en long, calculer le volume total de déblai et de remblai.
Solution :
Données graphiques
Côte en m

Terrain Naturel
Profil en long
340 Ligne rouge

335

330

325

320

315
500 m 600 m 480 m 600 m
310
P1 P2 P3 P4 P5 Profils
Tableau des cubatures de terrassement
Distance Distance Remblai Déblai
N° Profil entre les appliquée au Hauteur H
profils profil Surface Volume Surface Volume
P1 357.14 178.57 10 230 41071.10 0 0
PF1 142.86 250 0 0 0 0 0
P2 369.23 256.04 -4 0 0 48 12289.92
PF2 230.77 300 0 0 0 0 0
P3 480 355.38 2.5 29.38 10441.06 0 0
P4 600 540 2.5 29.38 15865.20 0 0
P5 300 0 0 0 0 0
Total 67377.36 m3 Total 12289.92 m3
CH 4 : METHODOLOGIE DE TRACE ROUTIER

Etape 1 : Choix de la catégorie


Etape 2 : Tracé en plan
 Tracer la route sous forme d’une série de segments aussi parallèles que possible aux
courbes de niveau pour minimiser les terrassements.
 Franchir les obstacles d’une façon économique.
 Numéroter les sommets et déterminer les angles.
 Choisir les rayons.
 Calculer les T, B, D.
 Reporter les points de tangente si c’est faisable, sinon réduire le rayon.
 Si R<Rmn (ou Rma), vérifier les règles de continuité.
 Vérifier pour chaque virage la nécessité d’introduire un devers en fonction du rayon et
le déterminer (tableau ou formule).
 Calculer la longueur L d’introduction progressive du devers à l’aide de la condition de
gauchissement (2% ou 4% de temps de parcours).
 Vérifier la faisabilité. (c-à-d L < L alignement)
 Sinon, introduire une clothoïde :
Faire attention aux devers :
Si les 2 devers sont de même sens, il faut retrancher ;
Si les 2 devers sont de sens contraire ou en toit, il faut ajouter.
 Noter pour chaque virage les paramètres nécessaires :
Arc de cercle sans clothoïde : A, R, T, B, D.
Arc de cercle avec clothoïde : A, L, D, B, R.
Avec : A : paramètres de clothoïde
L : longueur de la clothoïde
D : développement de cercle + les deux clothoïdes éventuellement
 Vérifier si des surlargeurs sont nécessaires (si R<250m).
 Vérifier la visibilité dans les courbes.

Etape 3 : Profil en Long


 En suivant l’axe du tracé en plan, on relève les côtes et distances partielles au moins des
points (qu’on numérote) correspondant à :
Début et fin du tracé.
Changement de déclivité du terrain naturel.
Tangentes et sommets des courbes.
Points de rencontre du tracé en plan avec d’autres routes et obstacles.
 Tracer la cartouche.
 Reporter les alignements et courbes en tracé en plan sur la cartouche.
 Reporter le terrain naturel (côtes et distances partielles) en choisissant une échelle (par
exemple 1/100 en z et 1/1000 en s) et un plan de comparaison.
 Choisir la ligne rouge (série de segments de droites) qui doit passer par le point de début
et celui de fin de projet en respectant :
o La déclivité maximale et déclivité minimale ;
o Le changement de déclivité maximale ;
o L’équilibre déblais - remblais dans la mesure du possible ;
o La coordination entre le tracé en plan et le profil en long.
 Reporter les points suivants :
o Points fictifs (intersection du terrain naturel avec la ligne rouge)
o Points de tangence des angles du PL
o Sommets
 Reporter les abscisses des points de tangence par rapport au sommet au niveau des
angles.
 Localiser les points qui correspondent à des ouvrages d’assainissement.

Etape 4 : Profils en travers


 Relever les côtes du TN pour l’axe et les extrémités de la plate-forme et deux points
éventuellement.
 Dessiner les profils en travers qui correspondent :
Aux points qui figurent au profil en long en utilisant les profils en travers types
 Calculer pour chaque PT la surface des déblais et la surface des remblais (à noter à coté
de u profil en travers (SD et SR) ainsi que le plan de comparaison choisi)

Etape 5 : Calcul des cubatures


 Par la méthode de Gulden

Etape 6 : Dimensionnement des ouvrages d’assainissement


 Délimitation des bassins versants
 Détermination des paramètres des formules de calcul de débit
 Calcul du débit critique.
 Calcul des sections.

Etape 7 : Dimensionnement de la structure de chaussée


 Utilisation du catalogue des structures types des chaussées neuves (édition 1995
révisée)

Etape 8 : Estimation du coût du projet

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