Cours Compta Approfondie
Thèmes abordés
Cours Compta Approfondie
Thèmes abordés
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Institut Universitaire de Formation Unité – Progrès - Justice
Initiale et continue (IUFIC)
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Master II en Finance Comptabilité et Contrôle (FCC)
COMPTABILITE APPROFONDIE
Janvier 2025
Prérequis nécessaires : Connaissances élémentaires en comptabilité, comptabilité
générale 1 ; comptabilité générale 2, mathématiques financières…..
Objectif du cours :
L’objectif principal de ce module est d’approfondir les connaissances en comptabilité des
apprenants.
Plus spécifiquement, il s’agira de mieux appréhender et de maitriser les opérations dites
« spécifiques ».
CONTENU DU COURS
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BIBLIOGRAPHIE
- Oumar SAMBE et Mamadou Ibra DIALLO (2017) Le praticien comptable
- Bernard Dansou GOVOEI (2006), Précis de comptabilité Générale ;
- Diakariya DOUMBIA, (2006), comptabilité générale, cours et sujets d’examens,
CEDA ;
- JOEL Mabudu, De la comptabilité Générale à la technique comptable
approfondie.
- SYSCOHADA REVISE, Guide d’application ;
- SYSCOHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information
financière.
- Bernard CASPAR et Gérard ANSELME, Manuel de comptabilité approfondie.
- Bernard CASPAR et Gérard ANSELME, Exercices de comptabilité approfondie.
- Florent Kyanihib HIEN et Aboubakar NACANABO, Comptabilité Générale selon
le SYSCOHADA révisé Tome2 : opérations spécifiques, difficultés comptables :
normes IFRS, aspects fiscaux.
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CHAPITRE I : LE CONTRAT DE LOCATION
I. GENERALITES SUR LE CONTRAT DE LOCATION
1. Définition
Un contrat est, ou contient un contrat de location s’il confère le droit de contrôler l’utilisation
d’un actif déterminé, pour une certaine période en échange d’une contrepartie. Le contrôle
est conféré lorsque le preneur a le droit de décider de l’utilisation de l’actif déterminé et de
tirer la quasi-totalité des avantages économiques de cette utilisation.
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- Taux d’intérêt implicite du contrat de location : taux d’intérêt qui rend la valeur
actualisée des paiements de loyers.
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B. Contrat de location acquisition/financement
1. Comptabilisation chez le preneur
A la prise de possession du bien acquis par contrat de location acquisition, le traitement
comptable comprend les étapes suivantes :
✓ La souscription du contrat : entrée du bien
----------------------------------Date--------------------------------
2…. Compte de l’immobilisation X
172 Dettes de location acquisition/CB immobilier X
Ou
173 Dettes de location acquisition/CB mobilier X
Le montant de l’emprunt (172 ou 173) est suivi dans un tableau d’amortissement encore
appelé tableau financier de l’emprunt, qui décompose les annuités successives que sont
les redevances (et l’option finale éventuellement) en intérêts et en amortissements (ou
remboursement d’une partie de la dette).
Pour établir le tableau financier de l’emprunt, il convient de déterminer le taux d’intérêt i
relatif à l’emprunt équivalent à partir de l’égalité suivante :
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❖ Pour le cas des versements de fin de période
Pour un contrat de crédit-bail souscrit le 01/04/N, avec des versements de fin de période
de n annuités, on a :
(𝟏−(𝟏+𝒊)−𝒏
Vo = 𝒂 [ ] + 𝑷(𝟏 + 𝒊)−𝒏
𝒊
NB : En cas de versements de fin de période, le versement de la 1ère redevance
(annuité) intervient un an après la date de la souscription du contrat.
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Les intérêts courus (partie des intérêts d’un exercice N qui sera payée en N+1) et non
échus sur le montant de la dette restante, seront ensuite régularisés.
• Retraitement de la redevance
Le premier loyer constitue un premier remboursement de la dette pour la totalité de son
montant, en cas de versement de début de période.
----------------------------------Date--------------------------------
17 Dettes de location acquisition X
672 Intérêts dans loyers de location acquisition X
623 Redevance de location acquisition X
(Retraitement des redevances)
Au 1er janvier de chaque année, l’écriture de régularisation constatée sur les intérêts
courus au 31/12 passée est contrepassée de la façon suivante.
----------------------------------Date--------------------------------
176 Intérêts courus X
672 Intérêts dans loyers de location acquisition X
(Contrepassation des intérêts courus) X
✓ A la facturation de la redevance
Le guide d’application du SYSCOHADA préconise qu’on retraite directement la redevance
facturée sans la constater au préalable comme c’est le cas chez le preneur.
----------------------------------Date--------------------------------
411 Client X
2714 Créance de location financement X
775 Intérêts dans loyers de location X
(Constatation des redevances)
----------------------------------Date--------------------------------
2766 Créance de location financement X
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775 Intérêts dans loyers de location X
(Constatation des intérêts courus)
Application :
Soit un matériel industriel d’une valeur de 1 200 000, pris en crédit-bail dans les
conditions suivantes 01/01/N :
Contrat d’une durée de 5 ans
Redevance annuelle de 304 000, payable à termes échus
Prix de rachat 80 000
Un tel matériel est normalement amorti sur 8 ans
Le matériel avait été acheté et stocké par la société pour un coût de 1 000 000FCFA
Travail à faire :
1. Passer les écritures nécessaires chez le preneur selon les deux hypothèses
suivantes en fin de contrat :
- le preneur a levé l’option d’achat
- le preneur n’a pas levé l’option d’achat.
2. Passer les écritures nécessaires chez le bailleur
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CHAPITRE II : LES CONTRATS PLURI EXERCICES
I. Définition
Un contrat pluri exercices ou contrat à long terme est un contrat portant sur la réalisation
d’un bien, d’un service ou d’un ensemble de biens et/ou de services dont l’exécution s’étale
sur au moins deux (2) exercices. Sont généralement concernés les types de contrats ci-
après :
• les contrats du secteur des BTP : construction d’immeubles, de barrages, de ponts,
de routes, de forages, de biens d’équipements complexes... ;
• Certains contrats de service : architecture, engineering, bureaux d’études.
Par contre, les contrats ci-après, nonobstant leurs durées d’exécution dans le temps, ne
constituent pas des contrats pluri exercices :
• les prestations continues (les loyers ou les intérêts) ;
• les prestations discontinues à échéance successive échelonnée sur plusieurs
exercices (contrat d’entretien, de maintenance ou d’abonnement de service).
Certaines entreprises, de part la nature de leurs activités sont fréquemment confrontées
aux problèmes posés par ces contrats du fait de l’étalement de la période de production
sur plusieurs exercices, une question se pose quant à l’enregistrement des produits
générés par ces contrats.
Faut-il attendre que la production soit totalement terminée pour comptabiliser le chiffre
d’affaires réalisé ou peut-on considérer comme réalisée une fraction du chiffre d’affaires,
à la clôture de chacun des exercices de la période d’exécution ?
Compte tenu des règles relatives aux contrats pluri-exercices, deux méthodes ont été
retenues par le SYSCOHADA :
- La méthode à l’achèvement
- La méthode à l’avancement ;
II. Les différentes méthodes de comptabilisation
1. La méthode à l’achèvement
Cette méthode consiste à comptabiliser le chiffre d’affaire total du contrat au cours de
l’exercice où l’exécution du contrat est achevée. Au cours des exercices d’exécution du
contrat, les dépenses engagées sont enregistrées dans les comptes de charges par
nature. Les charges ayant concouru à l’exécution du contrat au cours de l’exercice
sont alors compensées par l’enregistrement d’un chiffre d’affaires limité au montant
de celles-ci. Il ne s’agit pas d’un véritable chiffre d’affaires mais d’un produit qui
annule l’effet de la charge comptabilisée sur le résultat de l’exercice.
Les avances payées par le client sont comptabilisées dans un compte de dette au fur à
mesure (4191 client avances et acomptes reçus).
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Les écritures à passer sont les suivantes par étapes.
a. Comptabilisation de l’exercice avant terminaison
✓ Versement des avances et acomptes
----------------------------------Date--------------------------------
5… Trésorerie X
4191 Clients avances et acomptes reçus X
4431 Etat, TVA facturée X
(Constatation de l’avance reçu)
✓ Charges de l’exercice
----------------------------------Date--------------------------------
6….. Charges X
4452 Etat, TVA récupérable X
401 Fournisseur X
(Constatation des charges de l’exercices)
✓ A la clôture de l’exercice
L’écriture à passer est la suivante :
Le compte 70 enregistre le montant des charges encourues au cours de l’exercice, de
sorte que le résultat du contrat dans l’exercice soit nul.
----------------------------------Date--------------------------------
4181 Clients factures à établir X
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
4435 Etat, TVA sur facture à établir X
(Constatation du chiffre d’affaires partiel)
NB : Au 1er janvier de l’exercice suivant cette écriture est à contrepasser.
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b. Comptabilisation à l’exercice de terminaison
✓ Constatation des charges restantes
----------------------------------Date--------------------------------
6….. Charges X
4452 Etat, TVA récupérable X
401 Fournisseur X
(Constatation des charges de l’exercices)
Bien qu’autorisant la comptabilisation des contrats pluri-exercices selon l’une ou l’autre des
deux méthodes, le SYSCOHADA considère que la méthode à l’avancement conduit à une
meilleure information et qu’en conséquence elle doit être considérée retenue. La méthode
à l’achèvement devrait être l’exception.
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Les écritures à passer sont les suivantes par étapes.
✓ Charges de l’exercice
----------------------------------Date--------------------------------
6….. Charges X
4452 Etat, TVA récupérable X
401 Fournisseur X
(Constatation des charges de l’exercices)
Application :
Au cours de l’exercice 2018, l’entreprise DELTA a signé un contrat avec le conseil régional
du Nord pour la rénovation d’un lycée. Les travaux ont commencé le 17/02/2018 et doivent
être livrés le 30/11/2020.
Le devis réalisé fait apparaitre un prix de 60 000 000 HT(TVA 18%) et la prestation sera
facturée en totalité lors de la livraison à la date prévue.
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L’entreprise DELTA a demandé le versement d’un acompte de 20% du TTC au début des
travaux et au 01/02/2020 payée par virement bancaire. le solde sera versé après contrôle
de la rénovation, 10 jours après la livraison.
Les dépenses engagées par l’entreprise, estimées sur le devis sont les suivantes :
Pour 2018 : 10 000 000 HT
Pour 2019 : 21 000 000HT
Pour 2020 : 9 000 000 HT
Travail à faire :
1. Présentez toutes les écritures relatives à ce contrat selon la méthode à
l’achèvement et préciser l’impact sur le résultat.
2. Présentez toutes les écritures relatives à ce contrat selon la méthode à
l’avancement et préciser l’impact sur le résultat.
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2. La méthode à l’achèvement
La convention de prudence exige que la perte totale prévisionnelle soit provisionnée
totalement, indépendamment du degré d’avancement.
Cette perte probable sera décomposée en deux parties :
- Une provision pour risque à court terme ainsi estimée comme suit.
Provision pour risque à court terme = Perte totale x pourcentage d’avancement
----------------------------------Date--------------------------------
6591 Charges pour provisions pour risque sur opérations d’expl X
4991 Provisions pour risque sur opérations d’exploitation X
(Constatation de la provision à court terme)
Application :
Une société, pour obtenir un important contrat, a accepté de conclure avec une entreprise
un contrat déficitaire concernant l’équipement d’un chantier gazier. La durée du chantier
s’est écoulée du 1er mai 2018 au 31 octobre 2019. Les éléments chiffrés concernant ce
chantier se présentent ainsi qu’il suit :
Coûts prévisionnels : direct 850 000 ; indirect 350 000
Coûts engagés en 2018 : direct : 700 000 ; indirect 200 000
Le prix de facturation a été fixé à 1 000 000 HT ; il est facturé et encaissé par banque le
31/10/2019 ; l’ensemble des travaux est accepté par le cocontractant.
Travail à faire : Passer les écritures nécessaires sans prendre en compte la TVA
1. Selon la méthode à l’avancement
2. Selon la méthode à l’achèvement
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CHAPITRE III : LES OPERATIONS EN MONNAIE ETRANGERES
I. Définition
Les opérations en monnaies étrangères sont celles qui portent sur les transactions
effectuées dans des unités monétaires autres que celles en vigueur dans les états
membres de l’OHADA.
Dans ce chapitre, en lieu et place du thème unité légale, nous parlerons de FCFA. La
valeur des éléments d’actif et de passif issue des différentes transactions est influencée
par la fluctuation du cours en devises. Le problème qui se pose alors est de savoir
comment évaluer les biens, les créances et les dettes issus des différentes transactions à
leur entrée dans le patrimoine, à l’inventaire et à la date de dénouement, c'est-à-dire à la
date du règlement ou d’encaissement.
Les règles de comptabilisation et d’évaluation applicables en la matière ont été définies
par les articles 51 à 58 du système comptable OHADA.
❖ Au jour d’acquisition
Le montant dû au fournisseur étranger le jour de l’acquisition est la valeur d’acquisition de
l’immobilisation sans les frais, c'est-à-dire le prix d’achat libellé en monnaie étrangère et
converti au cours du jour.
Les frais accessoires d’achat (transit, douane, assurance, installation, …) liés à l’achat du
bien sont dus à un fournisseur local ou à l’Etat. En général ces frais sont tous réglés au
comptant lors de l’acquisition du bien.
La TVA est uniquement calculée sur ces frais dont les montants HT ont été précisés.
La TVA n’est pas prise en compte sur le prix d’achat du bien libellé en devise même si le
montant de ce dernier a été précisé HT.
Les écritures suivantes seront passées le jour de l’acquisition :
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----------------------------------Date--------------------------------
2….. Compte d’immobilisations (1)
4451 Etat, TVA récupérable sur immobilisations (2)
481 Fournisseurs d’investissements (3)
401 Fournisseurs (4)
4426 Droit de douane (5)
(Acquisition de l’immobilisation)
----------------------------------Date---------------------------------
401 Fournisseurs (4)
4426 Droit de douane (5)
5… Trésorerie (4)+(5)
(Règlement des frais)
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----------------------------------Date--------------------------------
481 Fournisseurs d’investissement X
656 Perte de change sur créances et dettes commerciales X
5…. Trésorerie X
(Règlement)
APPLICATION :
La société FASOSUCRE achète à crédit le 08/01/N une machine industrielle auprès d’un
fournisseur sud-africain à 300 000 rands (cours du jour : 1 rand = 100 FCFA). Les frais
accessoires d’achat HT s’élèvent à 10 000 000 FCFA réglés en espèces.
Le 08/03/N, la société règle la moitié de sa dette fournisseur (cours du jour : 1 rand = 105
FCFA)
Le 05/05/N, elle solde sa dette (cours du jour : 1 rand = 99 FCFA).
TAF : passer les écritures de la date d’acquisition à la date du 08/01/N
N.B. Les frais accessoires et la TVA sont réglés au comptant par chèque bancaire
au transitaire.
En cas d’existence d’écart de conversion actif, une provision pour perte de change de
même montant est à constater simultanément de la façon suivante :
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----------------------------------Date--------------------------------
6591 Charges pour provisions pour risques à CT d’exploit- X
4991 Provisions pour risque à CT d’exploitation X
(Constatation de la provision)
3. A l’inventaire
Nous avons trois types d’écritures à constater à chaque date d’inventaire.
a. Constatation de l’écart de conversion
La dette existante au 31/12 du créancier étranger (solde du compte 4726) évaluée au cours
d’acquisition est comparée à cette même dette évaluée au cours d’inventaire. La différence
est l’écart de conversion constaté.
Cours d’inventaire > cours du jour d’acquisition
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----------------------------------Date--------------------------------
478 Ecart de conversion actif X
4726 Versements restant à effectuer sur titres X
(Constatation de l’ECA)
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Travail à faire : évaluer le stock en fin de période et régulariser au 31/12/N
Hypothèse 1 : le cours du $ au 31/12/N est de 1 044 FCFA
Hypothèse 2 : le cours du $ au 31/12/N est de 1 020FCFA
NB : la société utilise la méthode PEPS
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CHAPITRE IV : LES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES
I. Généralités
Le SYSCOHADA distingue trois types de subventions :
1. Subventions d’exploitation
Ce sont des aides financières accordées par l’Etat, les collectivités publiques ou des tiers
à des entreprises soumises à des obligations tels que les tarifs homologués, les réductions
de prix à caractère social. Elles sont destinées à compenser l’insuffisance du prix de vente
administré, ou à faire face à des charges d’exploitation. Elles sont imposables à la TVA
dans les mêmes conditions que les recettes d’exploitation qu’elles complètent.
2. Subventions d’équilibre
Ce sont des sommes allouées par l’Etat ou l’un de ses démembrements à une entreprise,
pour lui permettre de compenser en totalité ou en partie, des pertes survenues dans des
circonstances exceptionnelles. Elles ne sont pas imposables car elles ne viennent pas en
contrepartie d’une opération imposable réalisée au profit de la partie versante.
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4451 Etat, TVA récupérable sur immobilisations X
521/4812 Banques/Fournisseur X
(Facture n°….)
A la clôture de l’exercice
----------------------------------------Date-----------------------------------
68 Dotations aux amortissements X
28 Amortissements X
(Dotation de l’exercice)
---------------------------------------Date-------------------------------------
14 Subvention d’investissement X
799 Reprise de subvention d’investissement X
(Reprise de la subvention)
Application :
La société SICOM a acquis le 15/03/N une machine industrielle pour une valeur de
50 000 000 FCFA. Cette machine est mise en service le 30/06/N. sa durée de vie est de
10 ans et elle est amortie en linéaire. La société a bénéficié de la part de l’Etat d’une
subvention d’investissement d’un montant de 22 500 000F. Cette aide obtenue le 01/02/N
est versée le 10/03/N.
Travail à faire :
1. Passer les écritures relatives à l’acquisition du matériel
2. Passer les écritures d’amortissement au 31/12/N
----------------------------------Date--------------------------------
5 Trésorerie X
781 Transfert de charges d’exploitations X
(Transfert des charges)
----------------------------------------Date-----------------------------------
4495/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
6 Compte de charges concernés X
(Annulation des charges)
---------------------------------------Date-------------------------------------
521 Banques X
4495/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
(Paiement)
Application :
L’entreprise Alpha Transport qui exploite le service de transport urbain en commun obtient
une subvention de la commune au cours de l’année 2015.
Selon la convention, la commune fixe le prix de bus à 200 FCFA alors que la société estime
que le prix réel est de 700 FCFA. La différence est versée par la commune sous forme de
subvention. La convention a été signée le 10/01/2015.
Au 31/12/2015, la vente de ticket de l’année s’élève à 46 000 tickets vendu.
A la clôture de l’exercice, la subvention n’est pas encore versée. Le versement a été
effectué sous forme de virement dans le compte de l’entreprise à la date du 29/01/2016.
Travail à faire : Passer les écritures nécessaires.
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IV. LES SUBVENTIONS D’EQUILIBRE
Lors de l’octroi de ces subventions par l’état pour compenser la perte de l’exercice, l’on
débitera le 4496 : état, subventions d’équilibre à recevoir par le crédit du 88 : subventions
d’équilibre.
Le schéma comptable est le suivant :
----------------------------------------Date-----------------------------------
4496/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
88 Subvention d’équilibre X
(Promesse)
---------------------------------------Date-------------------------------------
521 Banques X
4496/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
(Paiement)
▪ Lors du remboursement
----------------------------------Date--------------------------------
163 Avance reçu de l’Etat X
6748 Intérêts sur dettes diverses X X
521 Banque
(Remboursement de l’avance)
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Application :
Une entité a reçu de son gouvernement une avance de 600 000 000F pour la mise au point
d’une variété de coton en couleur le 30/09/N. La décision d’accorder cette avance stipule :
1. Qu’en cas de succès avant le 31/12/N+3 l’entité devra rembourser à l’Etat une
somme de 740 000 000F en trois versements comprenant chacun un tiers de
l’avance plus des intérêts : 220 000 000 F le 30/09/N+4, 250 000 000 F le
30/09/N+5 et 270 000 000 F le 30/09/N+6
2. Qu’au cas contraire, l’avance sera transformée totalement ou partiellement en
subvention selon la convention suivante :
- Succès en N+4, remboursement de 400 000 000 en deux versements égaux
au 30/09/N+5 et N+6
- Succès en N+5, remboursement de 200 000 000 F au 30/09/N+6
- Succès au-delà de N+5 ou échec, pas de remboursement.
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CHAPITRE V : LES EMPRUNTS OBLIGATAIRES
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• La prime de remboursement : c’est la différence entre le prix de remboursement
et le prix d’émission. Est une charge pour l’entité émettrice qui doit être répartie sur
la durée de vie de l’emprunt.il s’agit d’une double prime ;
• Le taux d’intérêt (i) : il est fixé dans le contrat d’emission.il se calcule sur la valeur
nominale des titres en fonction des obligations vivantes en début de période ;
• Le nombre d’obligations (N) : c’est la somme des obligations émises par l’entité
3. CONDITIONS DE REMBOURSEMENT
II. COMPTABILISATION
1. Traduction comptable
- A l’ouverture de la souscription
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----------------------------------Date--------------------------------
47131 Obligataires, obligation à placer X
1611 Emprunt obligataire ordinaire X
(Ouverture des souscription)
- Souscription de l’emprunt
----------------------------------Date--------------------------------
47132 Obligataires, compte de souscription X
47131 Obligataires, obligation à placer X
(Ouverture des souscription)
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-----------------------------------31/12-------------------------------
6711 Intérêts des emprunts X
1661 Intérêts courus sur emprunt obligataires X
(Constatation des intérêts échus)
-----------------------------------31/12--------------------------------
6714 Prime de remboursement des emprunts X
1661 Intérêts courus sur emprunt obligataires X
(Régularisation des primes)
NB : Au début de l’exercice suivant contrepasser ces écritures
2. CAS PRATIQUES
Soit une entreprise qui émet le 01/01/2015 un emprunt obligataire aux conditions
suivantes:
• Prix d’émission : 26 000
• Nombre d’obligations : 1000
• Valeur nominale : 25 000
• Prix de remboursement : 27000
• Durée : 4 ans ; intérêts = 6%
• Frais d’émission : 800 000
TAF : Passer les écritures à la souscription, en fin d’année :
1. Cas de remboursement par amortissements constants
2. Cas de remboursement par annuités constantes
3. Cas de remboursement in fine
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CHAPITRE VI : LA REEVALUATION DU BILAN
I. Généralités
La règle comptable exige que les biens d’actif immobilisé d’une entreprise demeurent
évalués à leur coût historique, c'est-à-dire à leur coût d’acquisition. Mais en période
d’inflation, surtout due à une dévaluation du FCFA, le maintien d’éléments d’actif
immobilisé à leur coût historique entraîne une sous-évaluation de ces éléments par rapport
à leurs valeurs actuelles et par conséquent des dotations d’amortissement insuffisantes
pour assurer le renouvellement de ces éléments.
En outre, l’évaluation au coût historique fausse la cohérence des bilans car on additionne
dans un même bilan des FCFA n’ayant plus la même valeur.
L’analyse des bilans, la comparaison des structures financières et les calculs de prix de
revient s’en trouvent gravement compromis. Ainsi, pour corriger on procède à la
réévaluation libre ou légale des immobilisations de l’entreprise.
II. Définition
La réévaluation des immobilisations, éléments d’actif permet de remédier aux insuffisances
de la convention du coût historique en application duquel les immobilisations demeurent
inscrites à leur coût d’entrée dans l’entreprise.
En d’autres termes, la réévaluation permet de traduire l’image réelle (fidèle) c'est-à-dire
celle corrigée de l’entreprise.
Il y a deux principaux types de réévaluation :
- La réévaluation légale
- La réévaluation libre
La réévaluation est dite légale lorsqu’elle est décidée par l’Etat et applicable à toutes les
entreprises.
La réévaluation est libre lorsqu’elle est initiée par les textes d’une entreprise sous réserve
du respect de certaines conditions inscrites par la loi.
La réévaluation s’applique aux immobilisations corporelles et financières conformément
aux dispositions de l’article 62 de l’acte uniforme. Ce qui sous-entend qu’on ne peut
pas réévaluer les immobilisations incorporelles.
La même disposition prévoit également que toute réévaluation partielle est interdite.
Il est à noter que les valeurs réévaluées ou valeurs indiciaires ne doivent pas être
supérieures aux valeurs actuelles.
Les indices de réévaluation sont fixés par un arrêté du ministre des finances en cas de
réévaluation légale.
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La réévaluation permet de corriger l’image fidèle de l’entreprise puisque les écarts de
réévaluation sont inscrits au passif en tant qu’éléments des capitaux propres.
Les amortissements supplémentaires qui sont des amortissements calculés lorsqu’il y a
un décalage entre la date d’effet de la réévaluation et la date d’inventaire de cette
réévaluation. Ces amortissements étant fiscalement déductibles, l’entreprise voit diminuer
son impôt ce qui préserve également les possibilités d’autofinancement de cette
entreprise.
III. Les modalités de la réévaluation
Pour la réévaluation certaines dates sont fixées :
- Une date d’inventaire de réévaluation généralement fixée au 31/12/N
- Une date d’effet de la réévaluation fixée soit en début d’exercice (au 01/01/N), soit
en cours d’exercice (au 01/07/N par exemple), soit en fin d’exercice (au 31/12/N).
La fixation de cette date d’effet entraîne deux cas de figures :
• L’existence de décalage entre la date d’effet et la date d’inventaire
• L’absence de décalage, c'est-à-dire la date d’effet de la réévaluation coïncide avec
la date d’inventaire.
Pour éviter des complications au niveau de la fixation des dates d’effet, il est souhaitable
de retenir deux dates soit le 01/01/N, soit le 31/12/N.
NB : La date d’effet de la réévaluation est la date à laquelle la réévaluation a lieu.
Cadre comptable de la réévaluation
106 : Ecart de réévaluation
1061 : Ecart de réévaluation légale
1062 : Ecart de réévaluation libre
13 : Résultat net de l’exercice
154 : Provisions spéciales de réévaluation
441 : Etat, impôts sur les bénéfices
861 : Reprises de provisions réglementées
891 : Impôts sur les bénéfices
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- Les créances et les dettes qui font objet d’une conversion sur la base des cours de
change à l’inventaire
- Les liquidités
V. La réévaluation légale
Elle est décidée par l’Etat après un cas de force majeur. Ce fût le cas lors de la dévaluation
du FCFA le 12/01/94.
Dans ce cas un indice de réévaluation est fixé par l’Etat.
La réévaluation légale confère des avantages fiscaux dans la mesure où l’écart d’une
réévaluation n’est pas imposable.
Dans la réévaluation légale, il existe deux méthodes d’évaluation dont :
- La méthode indiciaire
- La méthode des coûts actuels
1. La méthode indiciaire
La valeur réévaluée appelée ici valeur indiciaire est la valeur comptable nette (VCN)
obtenue après l’application de l’indice donné. Cet indice est publié par les autorités
compétentes.
La valeur actuelle est une donnée qui représente la valeur estimée du bien à la date de
la réévaluation.
Lorsque la méthode indiciaire est applicable, la valeur réévaluée (indiciaire) ne peut en
aucun cas être supérieure à la valeur actuelle du bien. Ainsi, donc la seule condition pour
que la méthode indiciaire soit appliquée est :
Valeur indiciaire ou réévaluée ≤ Valeur actuelle
Dans le cas contraire, cette méthode est rejetée au profit de la méthode des coûts actuels.
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Solution
Valeur indiciaire = (1 500 000 – 300 000) x 1,5 = 1 800 000
Valeur actuelle donnée = 2 100 000
Valeur réévaluée < Valeur actuelle d’où méthode indiciaire
Libellés Valeur réévaluée Valeur au coût historique Ecarts
Vo 1 500 000 x 1,5 = 2 250 000 1 500 000 750 000
Amortissements 300 000 x 1,5 = 450 000 300 000 150 000
VCN REEVALUE 1 800 000 1 200 000 600 000
NB : La date d’effet de la réévaluation étant fixée au 31/12/N, elle coïncide avec la date
d’inventaire et par conséquent il n y a pas d’amortissements supplémentaires.
Le cumul des amortissements pris en compte pour le calcul de la VCN réévaluée est celui
pratiqué sur le bien depuis sa date d’acquisition jusqu’à la date d’effet de la réévaluation.
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NB : La date d’effet de la réévaluation étant fixée au 01/01/N, il y a donc un décalage d’une
année avec la date d’inventaire fixée au 31/12/N.
Les amortissements de l’année N soit 200 000 représentent les amortissements
supplémentaires qui confèrent une économie d’impôts de 60 000, suite à l’écart de
réévaluation dégagé à cet effet.
D’autre part les amortissements pour la détermination de la valeur indiciaire, sont le cumul
pratiqué jusqu’au 01/01/N (date d’effet de la réévaluation) soit un montant de 1 200 000 –
200 000 = 1 000 000.
Application 3
Avec les informations de l’application 1 passée, calculons l’écart de réévaluation, sachant
que la valeur actuelle est de 1 650 000.
Solution
Valeur indiciaire = (1 500 000 – 300 000) x 1,5 = 1 800 000
Valeur actuelle donnée = 1 650 000
Valeur réévaluée > Valeur actuelle d’où méthode des coûts actuels
Calcul du nouvel indice K = 1 650 000 / 1 200 000 = 1,375
Libellés Valeur réévaluée Valeur au coût historique Ecarts
Vo 1 500 000 x 1,375 = 2 062 500 1 500 000 562 500
Amortissements 300 000 x 1,375 = 412 500 300 000 112 500
VCN REEVALUE 1 650 000 1 200 000 450 000
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4. Aspect comptable
Nous avons deux principaux types d’écritures à savoir :
- Les écritures des écarts constatés et celles de régularisation des amortissements
supplémentaires
- Les écritures de régularisation des économies d’impôts
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- Incidence sur le résultat
----------------------------------Date--------------------------------
891 Impôts sur les bénéfices (5)
131 Résultat net (6)
681 Dotation aux amortissements d’exploitation (7)
(6) = (7) – (5)
(7) Somme des écarts réalisés sur les amortissements supplémentaires pratiqués sur le
bien
2. Comptabilisation
- Cas des biens non amortissables
-----------------------Date-------------------------
2…. Compte d’immobilisation Ecart
1062 Ecart de réévaluation libre Ecart
(Suivant tableau de réévaluation)
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- Cas des biens amortissables
-----------------------Date-------------------------
2…. Compte d’immobilisation Ecart sur Vo
28 Amortissements Ecart sur amort
1062 Ecart de réévaluation libre Ecart sur VCN
(Suivant tableau de réévaluation)
----------------------Date------------------------
68 Dotation aux amortissements Amort- futurs
28 Amortissements Amort futurs
(Constatation des amortissements futurs)
APPLICATION 4 :
Un matériel et outillage acquis à 10 000 000 le 01/01/N et amortissable sur 10 ans selon
le système linéaire, fait l’objet d’une réévaluation par la société le 31/12/N+2.
TAF :
1. Calculer l’écart de réévaluation libre, sachant que le coefficient de Réévaluation
retenue est égale à 1,6
2. Passer les écritures de réévaluation et d’inventaire.
Solution
1. Calcul de l’écart global
Libellés Valeur réévaluée Valeur au coût historique Ecarts
Vo 10 000 000 x 1,6 = 16 000 000 10 000 000 6 000 000
Amortissements 3 000 000 x 1,6 = 4 800 000 3 000 000 1 800 000
VCN REEVALUE 11 200 000 7 000 000 4 200 000
Amortissement = Annuité N + Annuité N+1 + Annuité N+2 = 3 000 000
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----------------------Date------------------------
6813 Dotation aux amortissements 1 600 000
2841 Amortissements 1 600 000
(Constatation des amortissements futurs)
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Remarque :
En cas de cession du bien réévalué, la fraction résiduelle de la provision de réévaluation
devra de même être réintégrée dans le résultat de l’année de cession de la façon suivante
:
-----------------------31/12/N+2-------------------------
154 Provision spéciale de réévaluation VCN
861 Reprise de provisions règlementées VCN
(Reprise de provisions règlementées)
VCN = Ecart de réévaluation – somme des reprises de provisions réglementées
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TRAVAUX DIRIGES DE COMPTABILITE APPROFONDIE
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Travail à faire : présenter les écritures, dans les cas suivants :
1. L’entreprise ne peut pas estimer le résultat de façon fiable.
2. L’entreprise peut estimer le résultat de façon fiable.
TAF :
1. Présenter le tableau d’amortissement financier de l’emprunt en devises
2. Passer au journal de l’entreprise toutes les opérations nécessaires en N et au
30/04/N+1
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The method of revaluation impacts the computation of financial results by adjusting the book value of assets to reflect current market conditions, which ultimately affects the balance sheet and income statement. Revaluation impacts the depreciation expense, as seen in the revaluation index applied to original values and accumulated depreciation. For instance, if assets are revalued higher, the depreciation for future periods will increase, affecting net income negatively. Furthermore, tax implications arise as revaluation surpluses may lead to deferred tax liabilities due to recognized but unrealized gains .
Revaluation impacts depreciation by adjusting the asset's book value, which modifies its remaining depreciation schedule. Following revaluation, depreciation is recalculated based on the new value, affecting future income statements through varied depreciation expense amounts. This change can lead to higher depreciation expenses, impacting net income and affecting asset turnover ratios. Revaluation also alters balance sheet presentations, as assets are now reported at their fair value rather than historical cost .
Different accounting methods for lease arrangements reflect views on asset ownership and risk by treating leases either as operating expenses or capital expenditures. Methods that capitalize leases show a company's commitment to asset ownership by reflecting the lease as a long-term asset and liability, indicating responsibility for risks and rewards from the asset. Conversely, operating lease treatment keeps leases off-balance sheet, suggesting limited asset control and transferred risks. The legal form of lease contracts is often less indicative of economic reality than these methods .
When the economic substance of a lease differs from its legal form, a business faces implications in terms of financial reporting and tax compliance. Economic substance over legal form emphasizes the actual financial reality rather than the legal documentation, affecting how assets and liabilities are recognized. Misalignment can lead to discrepancies in reporting, misrepresentation in financial analysis, potential tax consequences, and regulatory challenges. Adopting substance over form requires aligning accounting records with real economic experiences, adjusting for risks and rewards effectively .
Exercising a purchase option impacts financial accounting by converting a lease into an asset acquisition, necessitating the recognition of the asset's depreciated value and removal of lease liabilities from the balance sheet. It affects financial ratios such as debt-to-equity and affects cash flows due to final payments recorded as capital expenditure, not as operational lease costs. It requires adjustment of asset depreciation schedules and impacts future financial statements as the asset becomes a permanent company holding .
In finance lease accounting, the leased item is treated as an owned asset, leading to capitalization on the balance sheet as an asset and corresponding liability, with depreciation of the asset and interest expenses recognized over time. Operating leases, however, do not recognize the asset or liability on the balance sheet but treat lease payments as operating expenses incurred throughout the lease term. This difference highlights the contrasting views on asset control, risk assumption, and financial disclosure .
A company should consider factors such as the current market value of assets, frequency of revaluation, and the anticipated impact on financial statements and tax obligations. It involves evaluating compliance with regulatory frameworks, understanding potential effects on stakeholder perception, and analyzing how changes in asset values could influence investment, borrowing capacity, and profitability measures. Companies must also weigh the administrative cost of revaluation processes against its benefits in portraying accurate asset representation .
Handling revaluation surpluses involves recognizing the increase in asset value, posting it to a revaluation surplus account under equity, and adjusting depreciation schedules based on the new asset value. In contrast, revaluation deficits are recorded as an expense in the income statement if they exceed previously recognized surpluses on the same asset. The revaluation process requires accurate tracking of original asset values and accumulated depreciation for correct formulation of financial statements, reflecting true asset worth .
If a purchase option on a lease is not exercised, the company must derecognize the leased asset, adjust accumulated depreciation, and recognize any final lease payments as an expense. Any difference between the carrying value of the asset and the final payment adjustment may result in a gain or loss on disposal. The leased asset is removed from the company's books, and liabilities are adjusted accordingly. This action impacts financial ratios and subsequent asset acquisition strategies .
Choosing between methods of achievement and advancement affects when revenue is recognized in financial statements. The achievement method defers revenue recognition until the contract is completed, which can lead to significant fluctuations in reported earnings. In contrast, the advancement method recognizes revenue as activities progress, smoothing income and providing a more consistent earnings trend over time. This choice influences users' perception of financial health and performance consistency. Companies must consider the impact on cash flow reporting, compliance with accounting standards, and potential tax liabilities .