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Cours Compta Approfondie

Le document présente le programme du cours de Comptabilité Approfondie pour le Master II en Finance Comptabilité et Contrôle à l'Université Thomas Sankara. Il détaille les objectifs du cours, les prérequis, le contenu des chapitres, ainsi que les méthodes pédagogiques et la bibliographie associée. Les chapitres abordent des sujets tels que les contrats de location, les opérations en monnaie étrangère et la comptabilisation des emprunts obligataires.

Transféré par

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Thèmes abordés

  • comptabilité d'engagement,
  • évaluation des dettes,
  • subventions publiques,
  • évaluation des immobilisations…,
  • tableau d'amortissement,
  • normes IFRS,
  • évaluation des titres,
  • système comptable OHADA,
  • réévaluation du bilan,
  • frais d'émission
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Cours Compta Approfondie

Le document présente le programme du cours de Comptabilité Approfondie pour le Master II en Finance Comptabilité et Contrôle à l'Université Thomas Sankara. Il détaille les objectifs du cours, les prérequis, le contenu des chapitres, ainsi que les méthodes pédagogiques et la bibliographie associée. Les chapitres abordent des sujets tels que les contrats de location, les opérations en monnaie étrangère et la comptabilisation des emprunts obligataires.

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  • comptabilité d'engagement,
  • évaluation des dettes,
  • subventions publiques,
  • évaluation des immobilisations…,
  • tableau d'amortissement,
  • normes IFRS,
  • évaluation des titres,
  • système comptable OHADA,
  • réévaluation du bilan,
  • frais d'émission

Université Thomas Sankara BURKINA - FASO

--------------------------- ------------------
Institut Universitaire de Formation Unité – Progrès - Justice
Initiale et continue (IUFIC)
---------------------------
Master II en Finance Comptabilité et Contrôle (FCC)

Année Académique 2024 – 2025

COMPTABILITE APPROFONDIE

Chargé de cours : Bassirou TOE


Inspecteur des Impôts
Expert-Comptable mémorialiste
Certifié en IFRS/IPSAS

Janvier 2025
Prérequis nécessaires : Connaissances élémentaires en comptabilité, comptabilité
générale 1 ; comptabilité générale 2, mathématiques financières…..

Objectif du cours :
L’objectif principal de ce module est d’approfondir les connaissances en comptabilité des
apprenants.
Plus spécifiquement, il s’agira de mieux appréhender et de maitriser les opérations dites
« spécifiques ».

STRATEGIE PEDAGOGIQUE OU METHODE D’ENSEIGNEMENT


Cours magistral, travaux dirigés, travaux de groupe………

MATERIEL PEDAGOGIQUE Vidéoprojecteur, supports didactiques……..

CONTENU DU COURS

CHAPITRE I : les contrats de location

CHAPITRE II : Les contrats pluri exercices

CHAPITRE III : Les opérations en monnaie étrangères

CHAPITRE IV : Les subventions et aides publiques

CHAPITRE V : les emprunts obligataires

CHAPITRE VI : La réévaluation du bilan

Page 2 sur 48
BIBLIOGRAPHIE
- Oumar SAMBE et Mamadou Ibra DIALLO (2017) Le praticien comptable
- Bernard Dansou GOVOEI (2006), Précis de comptabilité Générale ;
- Diakariya DOUMBIA, (2006), comptabilité générale, cours et sujets d’examens,
CEDA ;
- JOEL Mabudu, De la comptabilité Générale à la technique comptable
approfondie.
- SYSCOHADA REVISE, Guide d’application ;
- SYSCOHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information
financière.
- Bernard CASPAR et Gérard ANSELME, Manuel de comptabilité approfondie.
- Bernard CASPAR et Gérard ANSELME, Exercices de comptabilité approfondie.
- Florent Kyanihib HIEN et Aboubakar NACANABO, Comptabilité Générale selon
le SYSCOHADA révisé Tome2 : opérations spécifiques, difficultés comptables :
normes IFRS, aspects fiscaux.

Page 3 sur 48
CHAPITRE I : LE CONTRAT DE LOCATION
I. GENERALITES SUR LE CONTRAT DE LOCATION
1. Définition
Un contrat est, ou contient un contrat de location s’il confère le droit de contrôler l’utilisation
d’un actif déterminé, pour une certaine période en échange d’une contrepartie. Le contrôle
est conféré lorsque le preneur a le droit de décider de l’utilisation de l’actif déterminé et de
tirer la quasi-totalité des avantages économiques de cette utilisation.

2. Distinction entre contrat de location et contrat de service


Pour différencier un contrat de location d’un contrat de service, l’entité doit se référer à la
notion de contrôle. En effet, si un bailleur (fournisseur) contrôle l’utilisation de l’actif
pendant la période d’utilisation, le contrat est un contrat de service. En revanche, si le
preneur (client) contrôle l’utilisation de l’actif pendant la période d’utilisation. Dans ce cas,
le client a obtenu le droit d’utiliser l’actif sous-jacent, et le contrat contient un contrat de
location.

II. TERMINOLOGIE-CRITERES DE QULIFICATION DES CONTRATS DE


LOCATION
1. Terminologie
- Paiement de loyers : paiements que le preneur fait au bailleur relativement au droit
d’utiliser un bien pendant la durée du contrat de location
- Durée du contrat de location : durée non résiliable pendant laquelle le preneur a
le droit d’utiliser le bien
- Investissement brut dans le contrat de location : somme des paiements de
loyers dans le cadre d’un contrat de location-financement et de toute valeur
résiduelle non garantie revenant au bailleur.
- Investissement net dans le contrat de location : investissement brut dans le
contrat de location, actualisé au taux d’intérêt implicite ou taux d’actualisation du
contrat de location
- Date de début : date à laquelle un bailleur met un bien à la disposition d’un preneur
- Date de passation : date de signature d’un contrat de location ou, si elle est
antérieure, date d’engagement réciproque des parties sur les principaux termes et
conditions de ce contrat de location.
- Durée de vie économique : temps durant lequel un bien est susceptible d’être
économiquement utilisable ou le nombre d’unités d’œuvre attendues de l’utilisation
d’un bien

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- Taux d’intérêt implicite du contrat de location : taux d’intérêt qui rend la valeur
actualisée des paiements de loyers.

2. Critères de qualification des contrats de location


a. Contrat de location acquisition/location financement
Sont considérés comme contrats de location acquisition (chez le preneur) et contrats de
location financement (chez le bailleur), les contrats de crédit-bail, de location-vente, et tout
autre contrat de location assortie d’une option d’achat dont le preneur est raisonnablement
certain de lever d’option.
b. Contrat de location simple ou de service
Sont spécifiquement considérés comme contrat de location simple :
- Les contrats de crédit-bail, de location-vente et tout autre contrat de location
assortie d’une option d’achat ayant une durée inférieure ou égale à 12 mois ;
- Les contrats de crédit-bail, de location-vente et tout autre contrat de location
assortie d’une option d’achat dont la levée d’option en fin de contrat est hypothétique
- Les contrats de crédit-bail, de location-vente et tout autre contrat de location
assortie d’une option d’achat dont le montant n’est pas significatif. L’appréciation de
la faible valeur d’un actif est basée sur sa valeur à neuf. Cette appréciation doit être
effectuée contrat par contrat et indépendamment des données propres au preneur
telles que sa taille.
En principe, des entités de nature et de taille diverses doivent donc parvenir à la même
conclusion quant à l’appréciation du seuil significatif.

III. COMPTABILISATION DU CONTRAT DE LOCATION


A. Contrat de location simple
Pour les contrats de location simple, le bien n’est pas inscrit au bilan du preneur. Le bailleur
n’a pas transféré la quasi-totalité des risques et avantages attachés à l’actif loué, au
preneur. Les paiements, au titre de la location, sont comptabilisés en charges dans le
compte de résultat, sur une base linéaire, pendant toute la durée du contrat, à moins
qu’une autre base systématique soit plus représentative de l’échelonnement dans le temps
des avantages qu’en retira le preneur.
Le schéma d’une écriture de location simple se présente ainsi qu’il suit.
----------------------------------Date--------------------------------
622 Charges locatives X
4454 Etat, TVA récupérable sur services X
401 Fournisseur
(Constatation des loyers)

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B. Contrat de location acquisition/financement
1. Comptabilisation chez le preneur
A la prise de possession du bien acquis par contrat de location acquisition, le traitement
comptable comprend les étapes suivantes :
✓ La souscription du contrat : entrée du bien
----------------------------------Date--------------------------------
2…. Compte de l’immobilisation X
172 Dettes de location acquisition/CB immobilier X
Ou
173 Dettes de location acquisition/CB mobilier X

Le montant de l’emprunt (172 ou 173) est suivi dans un tableau d’amortissement encore
appelé tableau financier de l’emprunt, qui décompose les annuités successives que sont
les redevances (et l’option finale éventuellement) en intérêts et en amortissements (ou
remboursement d’une partie de la dette).
Pour établir le tableau financier de l’emprunt, il convient de déterminer le taux d’intérêt i
relatif à l’emprunt équivalent à partir de l’égalité suivante :

Montant de l’emprunt équivalent = Valeur actualisée des annuités successives et


du prix de la levée de l’option au taux d’intérêt i calculé Ou valeur actuelle du bien

Les différents versements de redevances peuvent se faire en début de période ou en fin


de période.
❖ Pour le cas des versements de début de période
Pour un contrat de crédit-bail souscrit le 01/04/N, avec des versements de début de période
de n annuités, on a :
(𝟏−(𝟏+𝒊)−𝒏+𝟏
Vo = 𝒂 [𝟏 + ] + 𝑷(𝟏 + 𝒊)−𝒏
𝒊
Avec
Vo = la valeur de l’emprunt équivalent
a = la valeur des différentes redevances versées à chaque début de période
i = le taux d’intérêt de l’emprunt équivalent à déterminer
P = le prix de la levée de l’option d’achat
n = la durée de l’emprunt correspondant au nombre de redevances versées.

NB : En cas de versements de début de période, le versement de la 1ère redevance


(annuité) intervient à la date de la souscription du contrat.

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❖ Pour le cas des versements de fin de période
Pour un contrat de crédit-bail souscrit le 01/04/N, avec des versements de fin de période
de n annuités, on a :
(𝟏−(𝟏+𝒊)−𝒏
Vo = 𝒂 [ ] + 𝑷(𝟏 + 𝒊)−𝒏
𝒊
NB : En cas de versements de fin de période, le versement de la 1ère redevance
(annuité) intervient un an après la date de la souscription du contrat.

❖ Pour le cas des versements de début de période avec un dépôt de garantie à


la souscription remboursable en fin de contrat
(𝟏−(𝟏+𝒊)−𝒏+𝟏
Vo = 𝑮 + 𝒂 [𝟏 + ] + 𝑷(𝟏 + 𝒊)−𝒏 − 𝑹(𝟏 + 𝒊)−𝒏
𝒊
Avec G, le montant du dépôt de garantie ou celui de la caution versée à la date de
souscription du contrat
R, le montant du remboursement du dépôt de garantie ou de la caution à la fin du contrat.
NB :
• Si le dépôt de garantie a été effectué à la 2ème année, on aura dans la formule : G
(1+i)-2
• Si le remboursement intervient à la fin de la 8ème année, on aura :- R (1+i)-8

✓ Le versement des redevances


Le versement peut se faire en début ou en fin de période et comptabilisé comme suit.
----------------------------------Date--------------------------------
623 Redevance de location acquisition X
4454 Etat, TVA récupérable sur services X
401 Fournisseur X

(Constatation des redevances)

En cas de versement de début de période, le premier versement se fera à la date de


souscription du contrat. Ainsi, l’entrée du bien et le versement de la première redevance
sont donc enregistrés simultanément.

✓ Retraitement des redevances à la fin de chaque exercice


On remarque à partir du tableau financier de l’emprunt que la redevance (annuité) est
transformée en deux éléments à savoir le remboursement de la dette (amortissement) et
le paiement des intérêts (intérêts).

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Les intérêts courus (partie des intérêts d’un exercice N qui sera payée en N+1) et non
échus sur le montant de la dette restante, seront ensuite régularisés.
• Retraitement de la redevance
Le premier loyer constitue un premier remboursement de la dette pour la totalité de son
montant, en cas de versement de début de période.
----------------------------------Date--------------------------------
17 Dettes de location acquisition X
672 Intérêts dans loyers de location acquisition X
623 Redevance de location acquisition X
(Retraitement des redevances)

• Régularisation des intérêts courus


A la fin de chaque exercice, les intérêts sont régularisés comme suit.
----------------------------------Date--------------------------------
672 Intérêts dans loyers de location acquisition X
176 Intérêts courus X
(Constatation des intérêts courus)

Au 1er janvier de chaque année, l’écriture de régularisation constatée sur les intérêts
courus au 31/12 passée est contrepassée de la façon suivante.
----------------------------------Date--------------------------------
176 Intérêts courus X
672 Intérêts dans loyers de location acquisition X
(Contrepassation des intérêts courus) X

✓ Amortissement du bien loué


L’annuité d’amortissement du bien faisant l’objet d’un contrat de location acquisition doit
être comptabilisé à la fin de chaque exercice.
----------------------------------Date--------------------------------
681 Dotations aux amortissements X
28 Amortissement du …… X
(Dotations de l’exercice) X

✓ Levée ou non levée de l’option de rachat


Il y a levée ou non levée de l’option de rachat, si à la signature du contrat de location
acquisition, l’intention de l’entreprise locataire est de racheter le bien pour en être
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propriétaire à la fin du contrat. Il peut arriver qu’à la fin dudit contrat, cette entreprise
renonce à ce rachat du bien ; on parlera ainsi de la non levée de l’option.
a. Cas de la levée d’option
Si l’entreprise lève l’option de rachat, il convient :
• d’enregistrer le paiement du prix convenu qui est la dernière annuité (ou redevance)
du contrat de crédit-bail ;
• puis procéder au retraitement de cette dernière redevance, l’emprunt équivalent est
alors soldé.
b. Cas de la non-levée d’option
Ce cas, en pratique beaucoup plus rare que le précédent en raison du caractère incitatif
du montant du prix de rachat, entraîne les conséquences suivantes :
• la sortie du bien qui est repris par la société de crédit-bail
• L’annulation de la dette du prix que l’on renonce à payer.
Tout se passe comme si le bien était cédé au prix P de rachat convenu. Les écritures à
passer se présente comme suit.
----------------------------------Date----------------------------------
81 Valeur comptable des cessions d’immobilisations X
28 Amortissements X
2….. Immobilisation X
(Sortie du bien)
-----------------------------------Date----------------------------------
17 Dettes de location acquisition X
822 Produits des cessions d’immobilisation X
(Solde de la dette)

2. Comptabilisation chez le bailleur : location financement


Les contrats de location financement sont comptabilisés comme des ventes à crédit, en
application du postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence
juridique.
En effet, dans un tel contrat, le bailleur transfère la quasi-totalité des risques et des
avantages attachés à l’actif loué.
Sur le plan comptable, l’opération est donc assimilée à une « vente » à crédit mais à long
terme. Ainsi, le bailleur doit comptabiliser dans son bilan les actifs détenus en vertu d’un
contrat de location financement et les présentés comme des créances pour un montant à
l’investissement net dans le contrat. La créance va figurer en immobilisation financière.
Elle correspond au paiement à recevoir, au titre de la location en remboursement du
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principal du prêt accordé. Les produits financiers prévu serviront à rémunérer le bailleur au
titre de son investissement et de ses services.
Ainsi, le bailleur doit :
- sortir de son bilan l’immobilisation louée si elle était comptabilisée dans son actif
- constater une créance pour une valeur égale à son investissement net dans le
contrat de location
Les écritures comptables concernant la location financement se présentent comme suit.
✓ A la signature du contrat
----------------------------------Date--------------------------------
2714 Créance de location financement X
706/707 Ventes X
(Constatation de la créance)

✓ Sortie du bien de l’actif


----------------------------------Date--------------------------------
6031 Variation des stocks de marchandises X
31 Stocks de marchandises X
(Sortie de stock biens acheté)
----------------------------------date--------------------------------
73 Variations des stocks de produits finis X
36 Stocks de produits finis X
(Sortie de stock de biens fabriqués)

✓ A la facturation de la redevance
Le guide d’application du SYSCOHADA préconise qu’on retraite directement la redevance
facturée sans la constater au préalable comme c’est le cas chez le preneur.
----------------------------------Date--------------------------------
411 Client X
2714 Créance de location financement X
775 Intérêts dans loyers de location X
(Constatation des redevances)

✓ A la clôture de l’exercice les intérêts courus éventuels sont enregistrés

----------------------------------Date--------------------------------
2766 Créance de location financement X
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775 Intérêts dans loyers de location X
(Constatation des intérêts courus)

Application :

Soit un matériel industriel d’une valeur de 1 200 000, pris en crédit-bail dans les
conditions suivantes 01/01/N :
Contrat d’une durée de 5 ans
Redevance annuelle de 304 000, payable à termes échus
Prix de rachat 80 000
Un tel matériel est normalement amorti sur 8 ans
Le matériel avait été acheté et stocké par la société pour un coût de 1 000 000FCFA
Travail à faire :
1. Passer les écritures nécessaires chez le preneur selon les deux hypothèses
suivantes en fin de contrat :
- le preneur a levé l’option d’achat
- le preneur n’a pas levé l’option d’achat.
2. Passer les écritures nécessaires chez le bailleur

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CHAPITRE II : LES CONTRATS PLURI EXERCICES
I. Définition
Un contrat pluri exercices ou contrat à long terme est un contrat portant sur la réalisation
d’un bien, d’un service ou d’un ensemble de biens et/ou de services dont l’exécution s’étale
sur au moins deux (2) exercices. Sont généralement concernés les types de contrats ci-
après :
• les contrats du secteur des BTP : construction d’immeubles, de barrages, de ponts,
de routes, de forages, de biens d’équipements complexes... ;
• Certains contrats de service : architecture, engineering, bureaux d’études.
Par contre, les contrats ci-après, nonobstant leurs durées d’exécution dans le temps, ne
constituent pas des contrats pluri exercices :
• les prestations continues (les loyers ou les intérêts) ;
• les prestations discontinues à échéance successive échelonnée sur plusieurs
exercices (contrat d’entretien, de maintenance ou d’abonnement de service).
Certaines entreprises, de part la nature de leurs activités sont fréquemment confrontées
aux problèmes posés par ces contrats du fait de l’étalement de la période de production
sur plusieurs exercices, une question se pose quant à l’enregistrement des produits
générés par ces contrats.
Faut-il attendre que la production soit totalement terminée pour comptabiliser le chiffre
d’affaires réalisé ou peut-on considérer comme réalisée une fraction du chiffre d’affaires,
à la clôture de chacun des exercices de la période d’exécution ?
Compte tenu des règles relatives aux contrats pluri-exercices, deux méthodes ont été
retenues par le SYSCOHADA :
- La méthode à l’achèvement
- La méthode à l’avancement ;
II. Les différentes méthodes de comptabilisation
1. La méthode à l’achèvement
Cette méthode consiste à comptabiliser le chiffre d’affaire total du contrat au cours de
l’exercice où l’exécution du contrat est achevée. Au cours des exercices d’exécution du
contrat, les dépenses engagées sont enregistrées dans les comptes de charges par
nature. Les charges ayant concouru à l’exécution du contrat au cours de l’exercice
sont alors compensées par l’enregistrement d’un chiffre d’affaires limité au montant
de celles-ci. Il ne s’agit pas d’un véritable chiffre d’affaires mais d’un produit qui
annule l’effet de la charge comptabilisée sur le résultat de l’exercice.
Les avances payées par le client sont comptabilisées dans un compte de dette au fur à
mesure (4191 client avances et acomptes reçus).
Page 12 sur 48
Les écritures à passer sont les suivantes par étapes.
a. Comptabilisation de l’exercice avant terminaison
✓ Versement des avances et acomptes
----------------------------------Date--------------------------------
5… Trésorerie X
4191 Clients avances et acomptes reçus X
4431 Etat, TVA facturée X
(Constatation de l’avance reçu)

✓ Prélèvements des retenues de garanties par le client


----------------------------------Date--------------------------------
4117 Clients, retenues de garantie X
5…. Trésorerie X
411 Clients X
(Constatation de la retenue de garantie)

✓ Charges de l’exercice
----------------------------------Date--------------------------------
6….. Charges X
4452 Etat, TVA récupérable X
401 Fournisseur X
(Constatation des charges de l’exercices)

✓ A la clôture de l’exercice
L’écriture à passer est la suivante :
Le compte 70 enregistre le montant des charges encourues au cours de l’exercice, de
sorte que le résultat du contrat dans l’exercice soit nul.
----------------------------------Date--------------------------------
4181 Clients factures à établir X
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
4435 Etat, TVA sur facture à établir X
(Constatation du chiffre d’affaires partiel)
NB : Au 1er janvier de l’exercice suivant cette écriture est à contrepasser.

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b. Comptabilisation à l’exercice de terminaison
✓ Constatation des charges restantes
----------------------------------Date--------------------------------
6….. Charges X
4452 Etat, TVA récupérable X
401 Fournisseur X
(Constatation des charges de l’exercices)

✓ Comptabilisation du chiffre d’affaires


----------------------------------Date--------------------------------
411 Clients X
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
4431 Etat, TVA facturée X
(Constatation du chiffre d’affaires du contrat)

✓ Contrepassation des comptes de régularisation


----------------------------------Date--------------------------------
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
4435 Etat, TVA sur facture à établir X
4181 Clients factures à établir X
(Contrepassation)

2. La méthode à l’avancement ou méthode du pourcentage des travaux


exécutés
La constatation des produits résulte du degré d’avancement des travaux à chaque
exercice. Les avantages de cette méthode de comptabilisation tiennent de ce qu’elle fait
apparaitre les produits au titre de l’exercice pendant lequel se sont déroulés les travaux, à
la clôture de chacun des exercices concernés.
𝐂𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐫é𝐚𝐥𝐢𝐬é𝐬 𝐟𝐢𝐧 𝐍
𝐏𝐨𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝′ 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 =
𝐂𝐨𝐮𝐭 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐩𝐫é𝐯𝐮

Bien qu’autorisant la comptabilisation des contrats pluri-exercices selon l’une ou l’autre des
deux méthodes, le SYSCOHADA considère que la méthode à l’avancement conduit à une
meilleure information et qu’en conséquence elle doit être considérée retenue. La méthode
à l’achèvement devrait être l’exception.

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Les écritures à passer sont les suivantes par étapes.

a. Comptabilisation de l’exercice avant terminaison


✓ Versement des avances et acomptes
----------------------------------Date--------------------------------
5… Trésorerie X
4191 Clients avances et acomptes reçus X
4431 Etat, TVA facturée X
(Constatation de l’avance reçu)

✓ Prélèvements des retenues de garanties par le client


----------------------------------Date--------------------------------
4117 Clients, retenues de garantie X
5…. Trésorerie X
411 Clients X
(Constatation de la retenue de garantie)

✓ Charges de l’exercice
----------------------------------Date--------------------------------
6….. Charges X
4452 Etat, TVA récupérable X
401 Fournisseur X
(Constatation des charges de l’exercices)

✓ Les chiffres d’affaires contractuels (facturation au client : décompte par


exemple)
----------------------------------Date--------------------------------
411 Clients X
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
443 Etat, TVA facturée X
(Constatation du chiffre d’affaires partiel)

✓ A la clôture de l’exercice comptabiliser le chiffre d’affaires partiel


----------------------------------Date--------------------------------
Page 15 sur 48
4181 Clients, facture à établir X
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
4435 Etat, TVA sur facture à établir X
(Constatation du chiffre d’affaires partiel)

b. Comptabilisation à l’exercice de terminaison


✓ Constatation des charges restantes
----------------------------------Date--------------------------------
6….. Charges X
4452 Etat, TVA récupérable X
401 Fournisseur X
(Constatation des charges de l’exercices)

✓ Comptabilisation du chiffre d’affaires


----------------------------------Date--------------------------------
411 Clients X
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
4431 Etat, TVA facturée X
(Constatation du chiffre d’affaires du contrat)

✓ Contrepassation des comptes de régularisation


----------------------------------Date--------------------------------
70 Ventes (travaux ou services vendus) X
4435 Etat, TVA sur facture à établir X
4181 Clients factures à établir X
(Contrepassation)

Application :

Au cours de l’exercice 2018, l’entreprise DELTA a signé un contrat avec le conseil régional
du Nord pour la rénovation d’un lycée. Les travaux ont commencé le 17/02/2018 et doivent
être livrés le 30/11/2020.
Le devis réalisé fait apparaitre un prix de 60 000 000 HT(TVA 18%) et la prestation sera
facturée en totalité lors de la livraison à la date prévue.

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L’entreprise DELTA a demandé le versement d’un acompte de 20% du TTC au début des
travaux et au 01/02/2020 payée par virement bancaire. le solde sera versé après contrôle
de la rénovation, 10 jours après la livraison.

Les dépenses engagées par l’entreprise, estimées sur le devis sont les suivantes :
Pour 2018 : 10 000 000 HT
Pour 2019 : 21 000 000HT
Pour 2020 : 9 000 000 HT
Travail à faire :
1. Présentez toutes les écritures relatives à ce contrat selon la méthode à
l’achèvement et préciser l’impact sur le résultat.
2. Présentez toutes les écritures relatives à ce contrat selon la méthode à
l’avancement et préciser l’impact sur le résultat.

III. CAS DES CONTRATS DEFICITAIRES


La convention de prudence exige que la perte totale prévisionnelle sur un contrat soit
constatée en provision indépendamment du degré d’avancement, sous déduction des
pertes déjà constatées, quelle que soit la méthode de comptabilisation retenue.
Toutes fois il convient de noter que les modalités de comptabilisation de la perte globale
varient en fonction de la méthode retenue.
1. Méthode à l’avancement
Quand l’entité applique la méthode à l’avancement, la perte réalisée en raison des travaux
ou services déjà effectués et acceptés est prise en compte lors de la constatation du
chiffres d’affaires relatif à ces travaux ou services. En effet, ce chiffre d’affaires est
déterminé de telle sorte que le résultat comptabilisé soit égal au résultat à terminaison
(perte dans ce cas), multiplié par le pourcentage d’avancement.
Le complément de perte, qui correspond aux travaux non encore réalisés, obtenu par la
différence entre la perte totale et la perte déjà constatée, fait l’objet d’une provision.
L’écriture à passer à la clôture de l’exercice est la suivante :
----------------------------------Date--------------------------------
6911 Dotations aux provisions et aux dépréciations X
193 Provisions pour pertes sur marché à achèvement futur X
(Constatation de la perte)

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2. La méthode à l’achèvement
La convention de prudence exige que la perte totale prévisionnelle soit provisionnée
totalement, indépendamment du degré d’avancement.
Cette perte probable sera décomposée en deux parties :
- Une provision pour risque à court terme ainsi estimée comme suit.
Provision pour risque à court terme = Perte totale x pourcentage d’avancement
----------------------------------Date--------------------------------
6591 Charges pour provisions pour risque sur opérations d’expl X
4991 Provisions pour risque sur opérations d’exploitation X
(Constatation de la provision à court terme)

- Une provision pour perte à terminaison, pour le complément, ainsi déterminée :


Provision pour perte à terminaison = perte totale – provisions pour risque à court
terme
----------------------------------Date--------------------------------
6911 Dotations aux provisions et aux dépréciations X
193 Provisions pour pertes sur marché à achèvement futur X
(Constatation de la perte à terminaison)

Application :
Une société, pour obtenir un important contrat, a accepté de conclure avec une entreprise
un contrat déficitaire concernant l’équipement d’un chantier gazier. La durée du chantier
s’est écoulée du 1er mai 2018 au 31 octobre 2019. Les éléments chiffrés concernant ce
chantier se présentent ainsi qu’il suit :
Coûts prévisionnels : direct 850 000 ; indirect 350 000
Coûts engagés en 2018 : direct : 700 000 ; indirect 200 000
Le prix de facturation a été fixé à 1 000 000 HT ; il est facturé et encaissé par banque le
31/10/2019 ; l’ensemble des travaux est accepté par le cocontractant.
Travail à faire : Passer les écritures nécessaires sans prendre en compte la TVA
1. Selon la méthode à l’avancement
2. Selon la méthode à l’achèvement

Page 18 sur 48
CHAPITRE III : LES OPERATIONS EN MONNAIE ETRANGERES
I. Définition
Les opérations en monnaies étrangères sont celles qui portent sur les transactions
effectuées dans des unités monétaires autres que celles en vigueur dans les états
membres de l’OHADA.
Dans ce chapitre, en lieu et place du thème unité légale, nous parlerons de FCFA. La
valeur des éléments d’actif et de passif issue des différentes transactions est influencée
par la fluctuation du cours en devises. Le problème qui se pose alors est de savoir
comment évaluer les biens, les créances et les dettes issus des différentes transactions à
leur entrée dans le patrimoine, à l’inventaire et à la date de dénouement, c'est-à-dire à la
date du règlement ou d’encaissement.
Les règles de comptabilisation et d’évaluation applicables en la matière ont été définies
par les articles 51 à 58 du système comptable OHADA.

II. Le traitement comptable des immobilisations corporelles et incorporelles

Les immobilisations corporelles et incorporelles libellées en devises sont comptabilisées


pour leur valeur d’acquisition convertie en FCFA au cours du jour d’acquisition. Les
amortissements sont calculés sur cette valeur. La perte ou le gain dégagé lors de la sortie
de l’immobilisation constitue un élément du résultat financier.
En effet, selon l’article 51 du droit comptable OHADA, les biens acquis en devises sont
comptabilisés dans l’unité monétaire légale du pays par conversion de leur cout en devises,
sur la base du coût de change du jour de l’acquisition.
Cette valeur est maintenue au bilan jusqu’à la date de consommation, de cession ou de
disparition des biens. Ainsi, nous avons les comptabilisations par étapes suivantes.

❖ Au jour d’acquisition
Le montant dû au fournisseur étranger le jour de l’acquisition est la valeur d’acquisition de
l’immobilisation sans les frais, c'est-à-dire le prix d’achat libellé en monnaie étrangère et
converti au cours du jour.
Les frais accessoires d’achat (transit, douane, assurance, installation, …) liés à l’achat du
bien sont dus à un fournisseur local ou à l’Etat. En général ces frais sont tous réglés au
comptant lors de l’acquisition du bien.
La TVA est uniquement calculée sur ces frais dont les montants HT ont été précisés.
La TVA n’est pas prise en compte sur le prix d’achat du bien libellé en devise même si le
montant de ce dernier a été précisé HT.
Les écritures suivantes seront passées le jour de l’acquisition :

Page 19 sur 48
----------------------------------Date--------------------------------
2….. Compte d’immobilisations (1)
4451 Etat, TVA récupérable sur immobilisations (2)
481 Fournisseurs d’investissements (3)
401 Fournisseurs (4)
4426 Droit de douane (5)
(Acquisition de l’immobilisation)
----------------------------------Date---------------------------------
401 Fournisseurs (4)
4426 Droit de douane (5)
5… Trésorerie (4)+(5)
(Règlement des frais)

(1) Le compte d’immobilisation enregistre la valeur d’acquisition du bien (prix d’achat +


Frais accessoires + TVA non récupérable sur les frais)
(2) La TVA est uniquement calculée sur les frais dont les montants HT ont été précisés
(3) Ce compte enregistre le montant dû au fournisseur étranger qui est généralement le
prix d’achat du bien libellé en monnaie étrangère.
(4) Il enregistre l’ensemble des frais d’achat TTC autres que les droits de douane
(5) Il enregistre le montant TTC des droits de douane si entretemps le montant HT a été
précisé.

❖ A la date de règlement du fournisseur étranger

Au jour du règlement du fournisseur étranger on fait intervenir un gain ou une perte de


change pour l’entreprise.
• En cas de gain de change (cours du jour de règlement < cours initial)
L’entreprise règle un montant inférieur au montant qu’elle doit à son fournisseur étranger.
----------------------------------Date--------------------------------
481 Fournisseurs d’investissement X
5…. Trésorerie X
756 Gain de change sur créances et dettes commerciales X
(Règlement)

• En cas de perte de change (cours du jour de règlement > cours initial)


L’entreprise règle un montant supérieur au montant qu’elle doit à son fournisseur étranger.

Page 20 sur 48
----------------------------------Date--------------------------------
481 Fournisseurs d’investissement X
656 Perte de change sur créances et dettes commerciales X
5…. Trésorerie X
(Règlement)

APPLICATION :
La société FASOSUCRE achète à crédit le 08/01/N une machine industrielle auprès d’un
fournisseur sud-africain à 300 000 rands (cours du jour : 1 rand = 100 FCFA). Les frais
accessoires d’achat HT s’élèvent à 10 000 000 FCFA réglés en espèces.
Le 08/03/N, la société règle la moitié de sa dette fournisseur (cours du jour : 1 rand = 105
FCFA)
Le 05/05/N, elle solde sa dette (cours du jour : 1 rand = 99 FCFA).
TAF : passer les écritures de la date d’acquisition à la date du 08/01/N
N.B. Les frais accessoires et la TVA sont réglés au comptant par chèque bancaire
au transitaire.

❖ Les écritures d’inventaires


En fin d’exercice deux écritures sont concernées pour le cas des immobilisations
amortissables :
a. Constatation de l’écart de conversion
La dette existante au 31/12 du fournisseur étranger évaluée au cours d’acquisition est
comparée à cette même dette évaluée au cours d’inventaire. La différence est l’écart de
conversion constaté.
• Cours d’inventaire > cours du jour d’acquisition
La dette existante à cette date d’inventaire évaluée au cours d’inventaire sera supérieure
à celle évaluée au cours initial. Ceci dégage donc un écart de conversion actif (perte
probable de change) qui est constaté comme suit :
----------------------------------Date--------------------------------
478 Ecart de conversion actif X
481 Fournisseurs d’investissement X
(Constatation de l’ECA)

En cas d’existence d’écart de conversion actif, une provision pour perte de change de
même montant est à constater simultanément de la façon suivante :

Page 21 sur 48
----------------------------------Date--------------------------------
6591 Charges pour provisions pour risques à CT d’exploit- X
4991 Provisions pour risque à CT d’exploitation X
(Constatation de la provision)

III. Cas des titres


Nous avons deux grandes catégories de titres à savoir les titres du long terme et ceux du
court terme.
1. Les titres du long terme
Ils regroupent les titres de participation et les titres immobilisés.
• Les titres de participation : ce sont des titres qui permettent à l’entreprise d’exercer
une influence sur la société émettrice et d’en assurer le contrôle. Ce sont des titres
dont la valeur d’acquisition représente au moins 10% du capital social de la société
émettrice.
• Les titres immobilisés : ce sont des titres de long terme qui ne permettent pas à
l’entreprise une ingérence dans la gestion de la société émettrice.
• Les tires du court terme : Ils regroupent notamment les titres de placement
communément appelés valeurs mobilières de placement (VMP). Ce sont des titres
négociables et cessibles à très brève échéance.
Les différents titres font leur entrée dans le patrimoine de la société à leur coût
d’acquisition (prix d’achat + frais d’acquisition).
Pour le traitement comptable des titres libellés en monnaies étrangères on observe les
étapes suivantes :

1. Au jour de l’acquisition des titres


a. Cas des titres du long terme
----------------------------------Date--------------------------------
26 ou 27 Titres de participation ou Titres immobilisés (1)
5….. Compte de trésorerie (2)
4726 Versements restant à effectuer sur titres non libéré (3)
(Acquisition des titres)
(1) Prix d’achat + Frais d’achat
(2) Montant réglé des frais + fraction libérée des titres
(3) Fraction non libérée des titres
Page 22 sur 48
b. Cas des titres du court terme
----------------------------------Date--------------------------------
50 Titres de placement X
4454 Etat, TVA récupérable sur service X
5….. Compte de trésorerie X
4726 Versements restant à effectuer sur titres non libéré X
(Acquisition des titres)

2. Aux différentes dates de règlement


Le règlement se fait au cours du jour du règlement. Ce cours est comparé au cours initial
(celui du jour de l’acquisition). La différence constitue un gain ou une perte de change.
• En cas de gain de change (cours du jour de règlement < cours initial)
L’entreprise règle un montant inférieur au montant qu’elle doit à son créancier étranger.
----------------------------------Date--------------------------------
4726 Versements restant à effectuer sur titres non libéré X
5….. Compte de trésorerie X
776 Gain de change X
(Règlement)

• En cas de perte de change (cours du jour de règlement > cours initial)


L’entreprise règle un montant supérieur au montant qu’elle doit à son créancier étranger
----------------------------------Date--------------------------------
4726 Versements restant à effectuer sur titres non libéré X
676 Perte de change X
5….. Compte de trésorerie X
(Règlement)

3. A l’inventaire
Nous avons trois types d’écritures à constater à chaque date d’inventaire.
a. Constatation de l’écart de conversion
La dette existante au 31/12 du créancier étranger (solde du compte 4726) évaluée au cours
d’acquisition est comparée à cette même dette évaluée au cours d’inventaire. La différence
est l’écart de conversion constaté.
Cours d’inventaire > cours du jour d’acquisition
Page 23 sur 48
----------------------------------Date--------------------------------
478 Ecart de conversion actif X
4726 Versements restant à effectuer sur titres X
(Constatation de l’ECA)

Cours d’inventaire < cours du jour d’acquisition


----------------------------------Date--------------------------------
4726 Versements restant à effectuer sur titres X
479 Ecart de conversion passif X
(Constatation de l’ECP)

b. Constatation de la provision pour perte de change


En cas d’existence d’un écart de conversion actif (perte probable de change), on constate
une provision pour perte de change à hauteur du montant de l’écart de conversion actif.
----------------------------------Date--------------------------------
6791 Charges pour provisions pour risques financiers X
599 Provisions pour risque à court terme à caract- fin- X
(Constatation de la dépréciation)

IV. Les stocks détenus à l’étranger


Pour les stocks détenus à l’étranger, leur valeur en devises est convertie en FCFA en fin
d’exercice, à un cours égal pour chaque nature de marchandises d’approvisionnement et
de produits en stocks, à la moyenne pondérée des cours pratiqués à la date d’achat ou
d’entrée en magasin des éléments considérés. Il doit être constitué une provision pour
dépréciation lorsque la valeur d’inventaire, compte tenu de la fluctuation des cours, est
inférieure à la valeur d’entrée en compte.
Application :
La société YACOURIZ détient des stocks de riz dans ses entrepôts à Singapour.
1/1/N : stocks dans les entrepôts de Singapour : 20 000 T évaluer à 97,5$ la tonne
(1$=1018f)
3/4/N : sortie de 15 000 tonnes
7/6/N : achat de riz en Thaïlande 30 00t à 96$ (1$=1076F CFA)
5/7/N achat de riz en Malaisie 40 00t à 93$ (1$=1024F CFA)
10/10/N sortie de 20 000 T
20/12/N sortie de 40 000 T

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Travail à faire : évaluer le stock en fin de période et régulariser au 31/12/N
Hypothèse 1 : le cours du $ au 31/12/N est de 1 044 FCFA
Hypothèse 2 : le cours du $ au 31/12/N est de 1 020FCFA
NB : la société utilise la méthode PEPS

V. Le traitement comptable des dettes et créances


Les dettes et créances en monnaies étrangères doivent être envisagées à trois niveaux :à
l’entrée dans le patrimoine, à la date d’inventaire et à la date de leur dénouement
(encaissement où remboursement).
Application :
La société SBPT a vendu le 01/07/N des produits pour 100 000 dollars (cours 750 FCFA)
payables à terme, comptabilisées au cours de 800 FCFA à la clôture de l’exercice au
31/12/N.
- Hypothèse 1 : la créance est réglée le 30/06/N+1 au cours de 725 FCFA
- Hypothèse 2 : la créance subsiste au 31/12/N+1. Le cours du dollar à cette date est
de 710 FCFA
TAF : Passer les écritures jugées nécessaires

VI. Cas des créances et dettes affectant deux ou plusieurs exercices


1. Principe juridique
Le règlement du droit comptable stipule en son article 56 que lorsque des pertes probables
ou gains latents sont attachés à des opérations d’emprunts ou des prêts affectant deux ou
plusieurs exercices, l’entreprise doit procéder à l’étalement de ces pertes ou de ces gains
sur la durée restant à courir jusqu’au terme des remboursements ou des encaissements à
venir prévus au contrat (durée moyenne pondérée restant à courir).
Application :
La société anonyme SOCABF installée à BOBO-DIOULASSO a obtenu auprès d’une
banque américaine le 01/04/N un prêt de 800 000 dollars remboursable sur 5 ans par
amortissements constants au taux de 12% l’an.
TAF : Passer les écritures jugées nécessaires de N à N+2 sachant que le cours du
dollar a subies évolutions suivantes :
Dates Cours du dollar
01/04/N 402 FCFA
31/12/N 403 FCFA
01/04/N+1 401 FCFA
31/12/N+1 400 FCFA
Page 25 sur 48
01/04/N+2 405 FCFA
31/12/N+2 404 FCFA

VII. LES DISPONIBILITES


1. Principe
Selon le plan comptable, les liquidités ou exigibilités immédiates en devises existant à la
clôture des comptes sont converties en FCFA sur la base du dernier cours de change.
Les différences de conversion constatées sont comptabilisées immédiatement dans le
résultat de l’exercice à travers les comptes 676 perte de change et 776 gain de change,
puisque leur caractère liquide ou exigible laisse aux entreprises la liberté d’en disposer
sous une forme ou sous une autre (devises ou FCFA).
2. Application
Le 15/12/18, la société encaisse une somme de 825 dollars américains de la part d’un
client. A cette date le dollar vaut 528 FCFA.
Au 31/12/08, date de clôture de l’exercice, les 825 dollars figurent toujours dans la caisse
de l’entreprise. Le cours du dollar au 31/12/18 est de 532 FCFA.

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CHAPITRE IV : LES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

I. Généralités
Le SYSCOHADA distingue trois types de subventions :

1. Subventions d’exploitation
Ce sont des aides financières accordées par l’Etat, les collectivités publiques ou des tiers
à des entreprises soumises à des obligations tels que les tarifs homologués, les réductions
de prix à caractère social. Elles sont destinées à compenser l’insuffisance du prix de vente
administré, ou à faire face à des charges d’exploitation. Elles sont imposables à la TVA
dans les mêmes conditions que les recettes d’exploitation qu’elles complètent.

2. Subventions d’équilibre
Ce sont des sommes allouées par l’Etat ou l’un de ses démembrements à une entreprise,
pour lui permettre de compenser en totalité ou en partie, des pertes survenues dans des
circonstances exceptionnelles. Elles ne sont pas imposables car elles ne viennent pas en
contrepartie d’une opération imposable réalisée au profit de la partie versante.

3. Subventions d’équipement (investissement)


Ce sont des sommes allouées à une entreprise pour financer totalement ou partiellement
l’acquisition ou la création d’une immobilisation donnée. Elles ne sont pas imposables car
elles ne constituent un complément de recettes d’exploitation.

II. Traitement comptable des subventions d’investissement


Les subventions d’investissement s’analysent comme des capitaux propres. Le compte 14
: subventions d’investissement figure dans les capitaux propres et est soldé
progressivement par le 799 : reprise de subvention d’investissement.
Le schéma comptable est le suivant :
----------------------------------------Date-----------------------------------
4494/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
14 Subvention d’investissement X
(Promesse)
---------------------------------------Date-------------------------------------
521 Banques X
4494/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
(Paiement)
-------------------------------------Date-----------------------------------
2…. Immobilisations X

Page 27 sur 48
4451 Etat, TVA récupérable sur immobilisations X
521/4812 Banques/Fournisseur X
(Facture n°….)

A la clôture de l’exercice
----------------------------------------Date-----------------------------------
68 Dotations aux amortissements X
28 Amortissements X
(Dotation de l’exercice)
---------------------------------------Date-------------------------------------
14 Subvention d’investissement X
799 Reprise de subvention d’investissement X
(Reprise de la subvention)

Application :
La société SICOM a acquis le 15/03/N une machine industrielle pour une valeur de
50 000 000 FCFA. Cette machine est mise en service le 30/06/N. sa durée de vie est de
10 ans et elle est amortie en linéaire. La société a bénéficié de la part de l’Etat d’une
subvention d’investissement d’un montant de 22 500 000F. Cette aide obtenue le 01/02/N
est versée le 10/03/N.
Travail à faire :
1. Passer les écritures relatives à l’acquisition du matériel
2. Passer les écritures d’amortissement au 31/12/N

III. LES SUBVENTIONS D’EXPLOITATION


Lors de l’octroi de ces subventions, l’on débitera le compte : 4495 : état, subventions
d’exploitation à recevoir ou 4582 : subventions d’exploitation à recevoir par le crédit du 71
: subventions d’exploitation.
Le schéma comptable est le suivant :
✓ CAS GENERAL : Octroi de la subvention
----------------------------------------Date-----------------------------------
4495/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
71 Subvention d’exploitation X
(Promesse)
---------------------------------------Date-------------------------------------
521 Banques X
Page 28 sur 48
4495/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
(Paiement)

✓ CAS PARTICULIER : Subvention destinée à rembourser des frais forfaitaires


ou des frais réels identifiés.

----------------------------------Date--------------------------------
5 Trésorerie X
781 Transfert de charges d’exploitations X
(Transfert des charges)

Ou en deux étapes comme suit.

----------------------------------------Date-----------------------------------
4495/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
6 Compte de charges concernés X
(Annulation des charges)
---------------------------------------Date-------------------------------------
521 Banques X
4495/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
(Paiement)

Application :

L’entreprise Alpha Transport qui exploite le service de transport urbain en commun obtient
une subvention de la commune au cours de l’année 2015.
Selon la convention, la commune fixe le prix de bus à 200 FCFA alors que la société estime
que le prix réel est de 700 FCFA. La différence est versée par la commune sous forme de
subvention. La convention a été signée le 10/01/2015.
Au 31/12/2015, la vente de ticket de l’année s’élève à 46 000 tickets vendu.
A la clôture de l’exercice, la subvention n’est pas encore versée. Le versement a été
effectué sous forme de virement dans le compte de l’entreprise à la date du 29/01/2016.
Travail à faire : Passer les écritures nécessaires.

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IV. LES SUBVENTIONS D’EQUILIBRE
Lors de l’octroi de ces subventions par l’état pour compenser la perte de l’exercice, l’on
débitera le 4496 : état, subventions d’équilibre à recevoir par le crédit du 88 : subventions
d’équilibre.
Le schéma comptable est le suivant :
----------------------------------------Date-----------------------------------
4496/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
88 Subvention d’équilibre X
(Promesse)
---------------------------------------Date-------------------------------------
521 Banques X
4496/4582 Etat ou organismes internationaux, subventions à recevoir X
(Paiement)

V. LES AVANCES DE L’ETAT

▪ Lors de la réception de l’avance


----------------------------------Date--------------------------------
521 Banque X
163 Avance reçu de l’Etat X
(Réception des fonds)

▪ Lors du remboursement
----------------------------------Date--------------------------------
163 Avance reçu de l’Etat X
6748 Intérêts sur dettes diverses X X
521 Banque
(Remboursement de l’avance)

▪ Lorsque l’avance se transforme en subvention


----------------------------------Date--------------------------------
163 Avance reçu de l’Etat X
71 Subvention d’exploitation X
(Ecriture d’avance en subvention)

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Application :
Une entité a reçu de son gouvernement une avance de 600 000 000F pour la mise au point
d’une variété de coton en couleur le 30/09/N. La décision d’accorder cette avance stipule :
1. Qu’en cas de succès avant le 31/12/N+3 l’entité devra rembourser à l’Etat une
somme de 740 000 000F en trois versements comprenant chacun un tiers de
l’avance plus des intérêts : 220 000 000 F le 30/09/N+4, 250 000 000 F le
30/09/N+5 et 270 000 000 F le 30/09/N+6
2. Qu’au cas contraire, l’avance sera transformée totalement ou partiellement en
subvention selon la convention suivante :
- Succès en N+4, remboursement de 400 000 000 en deux versements égaux
au 30/09/N+5 et N+6
- Succès en N+5, remboursement de 200 000 000 F au 30/09/N+6
- Succès au-delà de N+5 ou échec, pas de remboursement.

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CHAPITRE V : LES EMPRUNTS OBLIGATAIRES

I. DEFINITION ET CARACTERISTIQUES GENERALES


1. Définition
L’emprunt obligataire est une forme de financement à l’attention d’un état, d’une banque,
d’une entreprise ou d’une organisation gouvernementale.
L’emprunteur émet des obligations que des investisseurs achètent. Les obligations sont
des titres de créances négociables, utilisé par les entreprise, les états ou les collectivités
pour emprunter de l’argent sur les marchés financiers. Les obligations émises par l’Etat,
lorsqu’elles sont à long termes sont appelés Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et
bons du trésor quand elles sont à court terme. Les obligations émises par l’état sont
considérées comme des actifs sans risques. L’obligation, en tant que titre de créance
donne lieu au paiement d’intérêt et au remboursement suivant les modalités convenues
par les parties.
Dans l’espace OHADA, l’émission d’emprunt obligataire est fortement réglementée.
2. Caractéristiques générales
a. Aspects juridiques
L’emprunt obligataire est un emprunt à long terme de montant généralement important
divisé en parts égales matérialisées par des titres remboursables périodiquement. Seules
les sociétés anonymes et les groupements d’intérêts économiques (GIE) constitués de
sociétés anonymes ayant deux années d’existence et qui ont établi deux bilans
régulièrement approuvés par les actionnaires peuvent émettre les obligations. L’émission
d’obligations est interdite aux sociétés dont le capital n’est pas entièrement libéré.
b. Aspects financiers
❖ Terminologie
• La durée (n) : c’est le temps au bout duquel toutes les obligations sont
remboursées. Elle varie entre 5 et 20 ans ;
• La valeur nominale (c) : c’est la quote-part de l’emprunt servant de référence pour
le calcul des intérêts. Elle sert à calculer le montant de l’intérêt annuel ou coupon ;
• Le prix d’émission (E) : c’est le prix à verser par le souscripteur au moment de
l’emission.il peut être égal à la valeur nominale (on parle d’émission au pair) mais
généralement il est inférieur à la valeur nominale (on parle d’émission au -
dessous du pair) ;
• Le prix de remboursement (R) : il représente le prix remboursé par l’émetteur au
souscripteur. Il peut être égal à la valeur nominale (on parle de remboursement au
pair mais il est généralement supérieur à la valeur nominale ;

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• La prime de remboursement : c’est la différence entre le prix de remboursement
et le prix d’émission. Est une charge pour l’entité émettrice qui doit être répartie sur
la durée de vie de l’emprunt.il s’agit d’une double prime ;
• Le taux d’intérêt (i) : il est fixé dans le contrat d’emission.il se calcule sur la valeur
nominale des titres en fonction des obligations vivantes en début de période ;
• Le nombre d’obligations (N) : c’est la somme des obligations émises par l’entité

❖ Les différents emprunts d’obligations les plus courants :


✓ L’emprunt obligataire ordinaire : Il est subdivisé en obligations au pair et
en obligations à prime ;
✓ L’emprunt obligataire convertible en actions ou en obligations :
l’obligation peut, au terme d’un délai ou à une date déterminée, être
transformée en action ou en une autre obligation ;
✓ L’emprunt obligataire échangeable : l’obligation peut être échangée contre
des actions à tout moment ;
✓ L’emprunt obligataire à « coupon zéro » : il se caractérise par l’absence
de versement d’intérêt au cours de la durée de l’emprunt ;
✓ Obligations à fenêtres : l’obligation possède une faculté de remboursement
anticipé avec pénalités dégressives dans le temps.

3. CONDITIONS DE REMBOURSEMENT

Les conditions de remboursement regroupent les modalités d’amortissement et le service


de l’emprunt obligataire.
Le remboursement des obligations peut s’effectuer :
- Par annuités constantes sur la durée de vie de l’emprunt ;
- Par amortissements constants des titres sur la durée de vie de l’emprunt ;
- Soit en une seule fois à l’expiration de la durée prévue (on parle de remboursement
« in fine »)

II. COMPTABILISATION
1. Traduction comptable
- A l’ouverture de la souscription

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----------------------------------Date--------------------------------
47131 Obligataires, obligation à placer X
1611 Emprunt obligataire ordinaire X
(Ouverture des souscription)

- Souscription de l’emprunt
----------------------------------Date--------------------------------
47132 Obligataires, compte de souscription X
47131 Obligataires, obligation à placer X
(Ouverture des souscription)

- Versement des fonds


----------------------------------Date--------------------------------
521 Banque X
47132 Obligataires, compte de souscription X
(Versement des fonds)

- Constatation des frais


----------------------------------Date--------------------------------
6316 Frais d’émission des emprunts X
521 Banque X
(Constatation des frais d’émission)

- Lors du paiement des annuités des obligations à rembourser


----------------------------------Date--------------------------------
1611 Emprunts obligataire X
6711 Intérêts des emprunts X
6714 Prime de remboursement des emprunts X
521 Banque X
(Paiement des annuités)

- A la clôture de l’exercice en cours : Si l’emprunt est émis en cours d’exercice,


comptabilisation des intérêts courus et rattachement de la prime de remboursement

Page 34 sur 48
-----------------------------------31/12-------------------------------
6711 Intérêts des emprunts X
1661 Intérêts courus sur emprunt obligataires X
(Constatation des intérêts échus)
-----------------------------------31/12--------------------------------
6714 Prime de remboursement des emprunts X
1661 Intérêts courus sur emprunt obligataires X
(Régularisation des primes)
NB : Au début de l’exercice suivant contrepasser ces écritures

2. CAS PRATIQUES
Soit une entreprise qui émet le 01/01/2015 un emprunt obligataire aux conditions
suivantes:
• Prix d’émission : 26 000
• Nombre d’obligations : 1000
• Valeur nominale : 25 000
• Prix de remboursement : 27000
• Durée : 4 ans ; intérêts = 6%
• Frais d’émission : 800 000
TAF : Passer les écritures à la souscription, en fin d’année :
1. Cas de remboursement par amortissements constants
2. Cas de remboursement par annuités constantes
3. Cas de remboursement in fine

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CHAPITRE VI : LA REEVALUATION DU BILAN
I. Généralités
La règle comptable exige que les biens d’actif immobilisé d’une entreprise demeurent
évalués à leur coût historique, c'est-à-dire à leur coût d’acquisition. Mais en période
d’inflation, surtout due à une dévaluation du FCFA, le maintien d’éléments d’actif
immobilisé à leur coût historique entraîne une sous-évaluation de ces éléments par rapport
à leurs valeurs actuelles et par conséquent des dotations d’amortissement insuffisantes
pour assurer le renouvellement de ces éléments.
En outre, l’évaluation au coût historique fausse la cohérence des bilans car on additionne
dans un même bilan des FCFA n’ayant plus la même valeur.
L’analyse des bilans, la comparaison des structures financières et les calculs de prix de
revient s’en trouvent gravement compromis. Ainsi, pour corriger on procède à la
réévaluation libre ou légale des immobilisations de l’entreprise.

II. Définition
La réévaluation des immobilisations, éléments d’actif permet de remédier aux insuffisances
de la convention du coût historique en application duquel les immobilisations demeurent
inscrites à leur coût d’entrée dans l’entreprise.
En d’autres termes, la réévaluation permet de traduire l’image réelle (fidèle) c'est-à-dire
celle corrigée de l’entreprise.
Il y a deux principaux types de réévaluation :
- La réévaluation légale
- La réévaluation libre
La réévaluation est dite légale lorsqu’elle est décidée par l’Etat et applicable à toutes les
entreprises.
La réévaluation est libre lorsqu’elle est initiée par les textes d’une entreprise sous réserve
du respect de certaines conditions inscrites par la loi.
La réévaluation s’applique aux immobilisations corporelles et financières conformément
aux dispositions de l’article 62 de l’acte uniforme. Ce qui sous-entend qu’on ne peut
pas réévaluer les immobilisations incorporelles.
La même disposition prévoit également que toute réévaluation partielle est interdite.
Il est à noter que les valeurs réévaluées ou valeurs indiciaires ne doivent pas être
supérieures aux valeurs actuelles.
Les indices de réévaluation sont fixés par un arrêté du ministre des finances en cas de
réévaluation légale.

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La réévaluation permet de corriger l’image fidèle de l’entreprise puisque les écarts de
réévaluation sont inscrits au passif en tant qu’éléments des capitaux propres.
Les amortissements supplémentaires qui sont des amortissements calculés lorsqu’il y a
un décalage entre la date d’effet de la réévaluation et la date d’inventaire de cette
réévaluation. Ces amortissements étant fiscalement déductibles, l’entreprise voit diminuer
son impôt ce qui préserve également les possibilités d’autofinancement de cette
entreprise.
III. Les modalités de la réévaluation
Pour la réévaluation certaines dates sont fixées :
- Une date d’inventaire de réévaluation généralement fixée au 31/12/N
- Une date d’effet de la réévaluation fixée soit en début d’exercice (au 01/01/N), soit
en cours d’exercice (au 01/07/N par exemple), soit en fin d’exercice (au 31/12/N).
La fixation de cette date d’effet entraîne deux cas de figures :
• L’existence de décalage entre la date d’effet et la date d’inventaire
• L’absence de décalage, c'est-à-dire la date d’effet de la réévaluation coïncide avec
la date d’inventaire.
Pour éviter des complications au niveau de la fixation des dates d’effet, il est souhaitable
de retenir deux dates soit le 01/01/N, soit le 31/12/N.
NB : La date d’effet de la réévaluation est la date à laquelle la réévaluation a lieu.
Cadre comptable de la réévaluation
106 : Ecart de réévaluation
1061 : Ecart de réévaluation légale
1062 : Ecart de réévaluation libre
13 : Résultat net de l’exercice
154 : Provisions spéciales de réévaluation
441 : Etat, impôts sur les bénéfices
861 : Reprises de provisions réglementées
891 : Impôts sur les bénéfices

IV. Eléments susceptibles d’être réévalués


Il s’agit des éléments ci-après :
- Les immobilisations corporelles
- Les immobilisations financières
Sont exclus des éléments ré évaluables :
- Les charges immobilisées (supprimées par le SYSCOAHADA révisé)
- Les biens encore utilisés mais totalement amortis

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- Les créances et les dettes qui font objet d’une conversion sur la base des cours de
change à l’inventaire
- Les liquidités
V. La réévaluation légale
Elle est décidée par l’Etat après un cas de force majeur. Ce fût le cas lors de la dévaluation
du FCFA le 12/01/94.
Dans ce cas un indice de réévaluation est fixé par l’Etat.
La réévaluation légale confère des avantages fiscaux dans la mesure où l’écart d’une
réévaluation n’est pas imposable.
Dans la réévaluation légale, il existe deux méthodes d’évaluation dont :
- La méthode indiciaire
- La méthode des coûts actuels
1. La méthode indiciaire
La valeur réévaluée appelée ici valeur indiciaire est la valeur comptable nette (VCN)
obtenue après l’application de l’indice donné. Cet indice est publié par les autorités
compétentes.
La valeur actuelle est une donnée qui représente la valeur estimée du bien à la date de
la réévaluation.
Lorsque la méthode indiciaire est applicable, la valeur réévaluée (indiciaire) ne peut en
aucun cas être supérieure à la valeur actuelle du bien. Ainsi, donc la seule condition pour
que la méthode indiciaire soit appliquée est :
Valeur indiciaire ou réévaluée ≤ Valeur actuelle
Dans le cas contraire, cette méthode est rejetée au profit de la méthode des coûts actuels.

Application 1 : la date d’effet coïncide avec la date d’inventaire


Dans l’extrait de bilan de la société FASOBETON, on a les informations suivantes au
31/12/N :
• Bâtiments 1 500 000
• Amortissements 300 000
Les bâtiments ont été acquis le 01/01/N.
L’indice de réévaluation est de 1,5 et la valeur actuelle au 31/12/N est de 2 100 000.
La date d’inventaire et celle de la réévaluation sont fixées au 31/12/N.
TAF : Calculer l’écart de réévaluation.

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Solution
Valeur indiciaire = (1 500 000 – 300 000) x 1,5 = 1 800 000
Valeur actuelle donnée = 2 100 000
Valeur réévaluée < Valeur actuelle d’où méthode indiciaire
Libellés Valeur réévaluée Valeur au coût historique Ecarts
Vo 1 500 000 x 1,5 = 2 250 000 1 500 000 750 000
Amortissements 300 000 x 1,5 = 450 000 300 000 150 000
VCN REEVALUE 1 800 000 1 200 000 600 000

NB : La date d’effet de la réévaluation étant fixée au 31/12/N, elle coïncide avec la date
d’inventaire et par conséquent il n y a pas d’amortissements supplémentaires.
Le cumul des amortissements pris en compte pour le calcul de la VCN réévaluée est celui
pratiqué sur le bien depuis sa date d’acquisition jusqu’à la date d’effet de la réévaluation.

Application 2 : La date d’effet est différente de la date d’inventaire


La société FASOGRUNES vous fournit son extrait de bilan au 31/12/N :
- Terrain…………….2 000 000
- Amortissements 1 200 000 dont 200 000 de dotation de l’exercice N.
La valeur actuelle au 01/01/N du terrain est de 2 700 000 et l’indice affecté 2
La date d’effet de la réévaluation est fixée au 01/01/N.
TAF : calculer l’écart de réévaluation, sachant que le taux d’impôt est de 30%.
Solution
Valeur indiciaire = (2 000 000 – 1 000 000) x 2 = 2 000 000
Valeur actuelle donnée = 2 700 000
Valeur réévaluée < Valeur actuelle d’où méthode indiciaire
Libellés Valeur réévaluée Valeur au coût historique Ecarts
Vo 2 000 000 x 2= 4 000 000 2 000 000 2 000 000
Amortissements 1 000 000 x 2 = 2 000 000 1 000 000 1 000 000
VCN REEVALUE 2 000 000 1 000 000 1 000 000
Amortissements 200 000 x 2 = 400 000 200 000 200 000
supplémentaires

Economie d’impôt 200 000 x 30% = 60 000


L’économie d’impôt est calculée sur l’écart dégagé par les amortissements
supplémentaires.

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NB : La date d’effet de la réévaluation étant fixée au 01/01/N, il y a donc un décalage d’une
année avec la date d’inventaire fixée au 31/12/N.
Les amortissements de l’année N soit 200 000 représentent les amortissements
supplémentaires qui confèrent une économie d’impôts de 60 000, suite à l’écart de
réévaluation dégagé à cet effet.
D’autre part les amortissements pour la détermination de la valeur indiciaire, sont le cumul
pratiqué jusqu’au 01/01/N (date d’effet de la réévaluation) soit un montant de 1 200 000 –
200 000 = 1 000 000.

2. La méthode des coûts actuels


Dans le cas où la valeur indiciaire est supérieure à la valeur actuelle, c’est la valeur actuelle
du bien qui est retenue comme VCN réévaluée.
Pour obtenir la valeur réévaluée, on détermine un nouvel indice qui est utilisé à la place de
l’indice légal donné par les autorités compétentes. Cet indice se calcule de la façon
suivante : K = Valeur actuelle / VCN.
Les calculs de la réévaluation sont faits à partir de ce coefficient déterminé.

Application 3
Avec les informations de l’application 1 passée, calculons l’écart de réévaluation, sachant
que la valeur actuelle est de 1 650 000.
Solution
Valeur indiciaire = (1 500 000 – 300 000) x 1,5 = 1 800 000
Valeur actuelle donnée = 1 650 000
Valeur réévaluée > Valeur actuelle d’où méthode des coûts actuels
Calcul du nouvel indice K = 1 650 000 / 1 200 000 = 1,375
Libellés Valeur réévaluée Valeur au coût historique Ecarts
Vo 1 500 000 x 1,375 = 2 062 500 1 500 000 562 500
Amortissements 300 000 x 1,375 = 412 500 300 000 112 500
VCN REEVALUE 1 650 000 1 200 000 450 000

3. Calcul de l’écart de réévaluation


Sa détermination est la même selon les deux méthodes. L’augmentation des valeurs des
éléments d’actifs résultant de la réévaluation constitue l’écart de réévaluation.
D’où Ecart = VCN réévaluée – VCN initiale.

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4. Aspect comptable
Nous avons deux principaux types d’écritures à savoir :
- Les écritures des écarts constatés et celles de régularisation des amortissements
supplémentaires
- Les écritures de régularisation des économies d’impôts

a. Ecritures des écarts constatés et celles de régularisation des amortissements


supplémentaires
Etant des écritures d’inventaire toutes ces écritures sont passées au 31/12 et se
décomposent comme suit :
❖ Comptabilisation de l’écart
----------------------------------Date--------------------------------
2…. Compte d’immobilisation (1)
28 Amortissements (2)
1061 Ecart de réévaluation légale (3)
(Suivant tableau de réévaluation)
(1) Ecart constaté sur la valeur d’origine
(2) Ecart constaté sur le cumul des amortissements pratiqués sur le bien
(3) Ecart constaté sur la VCN.

❖ Comptabilisation des amortissements supplémentaires


En cas d’existence d’un décalage entre la date d’effet de la réévaluation et la date
d’inventaire, l’écart constaté sur les amortissements supplémentaires est comptabilisé de
la façon suivante :
----------------------------------Date--------------------------------
681 Dotation aux amortissements (4)
28 Amortissements (4)

(4) Ecart constaté sur amortissements supplémentaires

b. Ecritures de régularisation de l’impôt


- Incidence fiscale des dotations supplémentaires
----------------------------------Date--------------------------------
441 Etat, impôts sur les bénéfices (5)
891 Impôts sur les bénéfices (5)
(5) Somme des économies d’impôts réalisées sur les écarts constatés sur les
amortissements supplémentaires

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- Incidence sur le résultat
----------------------------------Date--------------------------------
891 Impôts sur les bénéfices (5)
131 Résultat net (6)
681 Dotation aux amortissements d’exploitation (7)
(6) = (7) – (5)
(7) Somme des écarts réalisés sur les amortissements supplémentaires pratiqués sur le
bien

VI. Réévaluation libre


1. Généralités
La réévaluation est libre lorsqu’elle est décidée librement par une entreprise. Elle est
généralement décidée avant toute opération de fusion, scission ou de liquidation. En cas
de réévaluation libre, l’entreprise a la liberté de réévaluer ou de conserver les éléments du
patrimoine à leurs valeurs historiques. Néanmoins, elle doit se conformer aux conditions
définies par les autorités compétentes si toutefois elle décidait de réévaluer ses actifs. Les
conditions sont les suivantes :
• La désignation d’un commissaire aux apports
• L’élaboration d’un procès-verbal par le commissaire aux apports
• L’élaboration d’un référentiel des valeurs actuelles des éléments du patrimoine
• La déclaration des résultats et états détaillés de tous les éléments réévalués.
Fiscalement l’écart de réévaluation libre constitue un élément du résultat imposable au
taux actuel de 30% et doit être réintégré de façon extra comptable dans le résultat fiscal.
Cette plus-value ainsi libérée de l’impôt sera inscrite au passif du bilan et viendra en
augmentation des capitaux propres et ressources assimilées.
A l’inventaire de la réévaluation et pour les autres inventaires à venir, il y a lieu de
déterminer les amortissements futurs à partir de la formule suivante :
Amortissements futurs = VCN réévaluée / Durée restant à amortir du bien (D – n)
Avec D la durée de vie du bien et n le nombre d’année déjà passée dans l’entreprise.

2. Comptabilisation
- Cas des biens non amortissables
-----------------------Date-------------------------
2…. Compte d’immobilisation Ecart
1062 Ecart de réévaluation libre Ecart
(Suivant tableau de réévaluation)

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- Cas des biens amortissables
-----------------------Date-------------------------
2…. Compte d’immobilisation Ecart sur Vo
28 Amortissements Ecart sur amort
1062 Ecart de réévaluation libre Ecart sur VCN
(Suivant tableau de réévaluation)
----------------------Date------------------------
68 Dotation aux amortissements Amort- futurs
28 Amortissements Amort futurs
(Constatation des amortissements futurs)

APPLICATION 4 :
Un matériel et outillage acquis à 10 000 000 le 01/01/N et amortissable sur 10 ans selon
le système linéaire, fait l’objet d’une réévaluation par la société le 31/12/N+2.
TAF :
1. Calculer l’écart de réévaluation libre, sachant que le coefficient de Réévaluation
retenue est égale à 1,6
2. Passer les écritures de réévaluation et d’inventaire.

Solution
1. Calcul de l’écart global
Libellés Valeur réévaluée Valeur au coût historique Ecarts
Vo 10 000 000 x 1,6 = 16 000 000 10 000 000 6 000 000
Amortissements 3 000 000 x 1,6 = 4 800 000 3 000 000 1 800 000
VCN REEVALUE 11 200 000 7 000 000 4 200 000
Amortissement = Annuité N + Annuité N+1 + Annuité N+2 = 3 000 000

2. Ecritures d’inventaire au 31/12/N+2


Amortissements futurs = 11 200 000 / 7 = 1 600 000
-----------------------31/12/N+2-------------------------
241 Matériels et outillage 6 000 000
2841 Amortissements 1 800 000
1062 Ecart de réévaluation libre 4 200 000
(Suivant tableau de réévaluation)

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----------------------Date------------------------
6813 Dotation aux amortissements 1 600 000
2841 Amortissements 1 600 000
(Constatation des amortissements futurs)

3. Réévaluation légale avec neutralité fiscale


La réévaluation légale avec neutralité fiscale a un caractère inaliénable, c'est-à-dire que
l’écart de réévaluation ne peut être distribué, ni destiné à compenser des pertes. Il peut
être incorporé au capital social et dans ce cas, il ne peut faire l’objet d’amortissement, ni
de remboursement. Dans cette hypothèse, le comportement d’amortissement résultant de
la réévaluation n’est pas déductible fiscalement, donc à réintégrer par une écriture de
reprises de provisions réglementées liées au fait que l’écart de réévaluation soit enregistré
dans un compte de provisions spéciales de réévaluation « 154 Provisions spéciales de
réévaluation ».
• Ecriture à l’année de réévaluation
----------------------------------Date--------------------------------
2…. Compte d’immobilisation X
28 Amortissements X
154 Provision spéciale de réévaluation X
(Suivant tableau de réévaluation)

• Ecriture au 31/12/N+1 suivant


Amortissements futurs = VCN réévaluée / (D-n)
Avec n le nombre d’années déjà amorti y compris l’année de la réévaluation
Reprise de provisions réglementées = Annuité future – Annuité économique
L’annuité économique est la dotation normale de l’année N+1.
-----------------------31/12/N+2-------------------------
681 Dotation aux amortissements X
28 Amortissements X
(Constatation amortissements futurs)
----------------------Date------------------------
154 Provision spéciale de réévaluation X
861 Reprise de provisions règlementées X
(Reprise de provisions règlementées)

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Remarque :
En cas de cession du bien réévalué, la fraction résiduelle de la provision de réévaluation
devra de même être réintégrée dans le résultat de l’année de cession de la façon suivante
:
-----------------------31/12/N+2-------------------------
154 Provision spéciale de réévaluation VCN
861 Reprise de provisions règlementées VCN
(Reprise de provisions règlementées)
VCN = Ecart de réévaluation – somme des reprises de provisions réglementées

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TRAVAUX DIRIGES DE COMPTABILITE APPROFONDIE

EXERCICE 1 : CONTRAT DE LOCATION


La société BEST AFRICA GROUP a signé un contrat de location avec la société
LOCABAIL. Ce contrat est stipulé de la façon suivante :
Matériel industriel : Prix HT de 5 000 000 amortissable linéairement sur 10 ans. Ce matériel
a été livré par LOCABAIL le 1er septembre N et mis en service le même jour par BEST
AFRICA GROUP.
Les redevances annuelles : 1 575 000 HT payable par chèque bancaire le 1er septembre
de chaque année sur 5 ans ; valeur de la levée d’option (rachat) 170 910HT.
La première redevance a été payée le 1er septembre N+1.
LOCABAIL a acheté le matériel à 4 000 000FCFA
Travail à faire :
1. Après avoir déterminé le taux de l’emprunt, présenter le tableau d’amortissement
de l’emprunt et passer toutes les écritures que vous jugerez nécessaires en N et
N+1 chez BEST AFRICA GROUP ET chez LOCABAIL.
2. Passer les écritures de fin de contrat chez BEST AFRICA GROUP ET chez
LOCABAIL en retenant les deux hypothèses suivantes :
▪ Cas de levée d’option
▪ Cas de non levée d’option

EXERCICE 2 : CONTRAT PLURI EXERCICES


La société SOLTECH exerce une activité de bureau d’études et de réalisation de travaux
d’aménagements hydrauliques. Sa clientèle se compose d’entreprises privées ainsi que
d’organismes et collectivités publics.

Le 15 mai, la société a signé avec la commune de Ouagadougou un contrat pour la


réalisation de travaux d’aménagement afin de prévenir les risques d’inondation.

La date d’achèvement de l’ensemble du projet est prévue pour octobre N+2.


Le prix du contrat, ferme et non révisable, a été fixé à 9 100 000 HT. Le coût global, estimé
initialement à 8 000 000HT :
▪ n’a pas été modifié à la fin de l’exercice N,
▪ mais a été réestimé à un montant de 8 250 0000 HT à la fin de l’exercice N+1.
Le contrat a été achevé et facturé en octobre N+2. Les coûts (HT) des travaux réalisés au
cours des exercices et acceptés par le cocontractant, ont été les suivants :

▪ Exercice N :……………………………….3 000 000


▪ Exercice N+1 :……………………………..2 625 000
▪ Exercice N+2 :……………………………..2 625 000

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Travail à faire : présenter les écritures, dans les cas suivants :
1. L’entreprise ne peut pas estimer le résultat de façon fiable.
2. L’entreprise peut estimer le résultat de façon fiable.

EXERCICE 3 : MONNAIE ETRANGERE


La société anonyme SICOM installée à OUAGADOUGOU a obtenu auprès d’une banque
étrangère un prêt de 600 000 devise remboursable à la date du 01/05/N.
La durée de remboursement est de 3 ans par amortissements constants au taux de 6%
l’an.
A cet effet, on vous communique les informations suivantes :

Dates Cours du dollar


01/05/N 160 FCFA
31/12/N 185 FCFA
30/04/N+1 ou 01/05/N+1 173 FCFA
31/12/N+1 170 FCFA
30/04/N+2 153 FCFA
31/12/N+2 156 FCFA
30/04/N+3 168 FCFA

TAF :
1. Présenter le tableau d’amortissement financier de l’emprunt en devises
2. Passer au journal de l’entreprise toutes les opérations nécessaires en N et au
30/04/N+1

EXERCICE 4 : SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES


La SN - SOSUCO obtient le 01/03/N une subvention d’équipement de 150 000 000
francs pour l’acquisition d’un terrain nu destiné à son extension et d’un bâtiment à usage
industriel.
Elle bénéficie en outre d’une machine industrielle d’un coût de 50 000 000 francs
installée et mise en service le 01/05/N (taux d’amortissement 15%).
La subvention est reçue le 01/06/N par virement bancaire.
L’entreprise a acheté le 01/07/N un terrain nu de 1 ha à 60 000 000francs et un bâtiment
à 240 000 000 Francs amortissables sur 20ans.
Le bâtiment est cédé à la société SUCRIVOIRE le 01/04/N+9 à 300 000 000 HT (TVA
18%) réglé par chèque bancaire.
Travail à faire :
1. Passer les écritures nécessaires au cours d’exercice N et au 31/12/N
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2. Passer les écritures au 31/12/N+1
3. Passer les écritures de cession à la date de la cession.

EXERCICE 5 : EMPRUNTS OBLIGATAIRES


Soit un emprunt de 3 000 obligations de nominal 10 000 FCFA à 9% pour 5 ans. Les
obligations sont émises à 9 950 FCFA et remboursables à 10 100 FCFA, les coupons sont
payables le 31 décembre de chaque année.

Travail à faire : Passer les écritures nécessaires liés à l’emprunt et au


remboursement de la première traite dans les cas suivants :

1. La méthode de remboursement in fine


2. La méthode d’amortissement constant
3. La méthode d’annuité constante
EXERCICE 6 : REEVALUATION
Au bilan de clôture du 31 décembre N de la société REGALUS figuraient les deux postes
suivants concernant un ensemble immobilier :
Postes Montant brut Amortissement Montant net
Terrain 8 000 000 - 8 000 000
Bâtiments industriels 12 000 000 2 600 000 9 400 000
er
Cet ensemble immobilier avait été acquis le 1 juillet N-6. Le bâtiment est amorti sur 30
ans. Les dirigeants de la société décident de procéder à la réévaluation légale de leurs
immobilisations selon les normes du SYSCOHADA. La date de la réévaluation est le
31/12/N.
L’indice retenu est de 1,6. Les valeurs actuelles des immobilisations au 1 er /01/N sont les
suivantes :
▪ Terrain : 13 000 000
▪ Bâtiments : 14 994 000
Le taux de l’impôt sur les bénéfices est de 35%.
Travail à faire :
1. Passer les écritures comptables de la réévaluation légale de cet ensemble
immobilier selon les normes du SYSCOHADA (en retenant comme date d’effet le
01/01/N).
2. Calculer les écarts de réévaluation légale en retenant dans ce cas comme date
d’effet le 31/12/N.

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Common questions

Alimenté par l’IA

The method of revaluation impacts the computation of financial results by adjusting the book value of assets to reflect current market conditions, which ultimately affects the balance sheet and income statement. Revaluation impacts the depreciation expense, as seen in the revaluation index applied to original values and accumulated depreciation. For instance, if assets are revalued higher, the depreciation for future periods will increase, affecting net income negatively. Furthermore, tax implications arise as revaluation surpluses may lead to deferred tax liabilities due to recognized but unrealized gains .

Revaluation impacts depreciation by adjusting the asset's book value, which modifies its remaining depreciation schedule. Following revaluation, depreciation is recalculated based on the new value, affecting future income statements through varied depreciation expense amounts. This change can lead to higher depreciation expenses, impacting net income and affecting asset turnover ratios. Revaluation also alters balance sheet presentations, as assets are now reported at their fair value rather than historical cost .

Different accounting methods for lease arrangements reflect views on asset ownership and risk by treating leases either as operating expenses or capital expenditures. Methods that capitalize leases show a company's commitment to asset ownership by reflecting the lease as a long-term asset and liability, indicating responsibility for risks and rewards from the asset. Conversely, operating lease treatment keeps leases off-balance sheet, suggesting limited asset control and transferred risks. The legal form of lease contracts is often less indicative of economic reality than these methods .

When the economic substance of a lease differs from its legal form, a business faces implications in terms of financial reporting and tax compliance. Economic substance over legal form emphasizes the actual financial reality rather than the legal documentation, affecting how assets and liabilities are recognized. Misalignment can lead to discrepancies in reporting, misrepresentation in financial analysis, potential tax consequences, and regulatory challenges. Adopting substance over form requires aligning accounting records with real economic experiences, adjusting for risks and rewards effectively .

Exercising a purchase option impacts financial accounting by converting a lease into an asset acquisition, necessitating the recognition of the asset's depreciated value and removal of lease liabilities from the balance sheet. It affects financial ratios such as debt-to-equity and affects cash flows due to final payments recorded as capital expenditure, not as operational lease costs. It requires adjustment of asset depreciation schedules and impacts future financial statements as the asset becomes a permanent company holding .

In finance lease accounting, the leased item is treated as an owned asset, leading to capitalization on the balance sheet as an asset and corresponding liability, with depreciation of the asset and interest expenses recognized over time. Operating leases, however, do not recognize the asset or liability on the balance sheet but treat lease payments as operating expenses incurred throughout the lease term. This difference highlights the contrasting views on asset control, risk assumption, and financial disclosure .

A company should consider factors such as the current market value of assets, frequency of revaluation, and the anticipated impact on financial statements and tax obligations. It involves evaluating compliance with regulatory frameworks, understanding potential effects on stakeholder perception, and analyzing how changes in asset values could influence investment, borrowing capacity, and profitability measures. Companies must also weigh the administrative cost of revaluation processes against its benefits in portraying accurate asset representation .

Handling revaluation surpluses involves recognizing the increase in asset value, posting it to a revaluation surplus account under equity, and adjusting depreciation schedules based on the new asset value. In contrast, revaluation deficits are recorded as an expense in the income statement if they exceed previously recognized surpluses on the same asset. The revaluation process requires accurate tracking of original asset values and accumulated depreciation for correct formulation of financial statements, reflecting true asset worth .

If a purchase option on a lease is not exercised, the company must derecognize the leased asset, adjust accumulated depreciation, and recognize any final lease payments as an expense. Any difference between the carrying value of the asset and the final payment adjustment may result in a gain or loss on disposal. The leased asset is removed from the company's books, and liabilities are adjusted accordingly. This action impacts financial ratios and subsequent asset acquisition strategies .

Choosing between methods of achievement and advancement affects when revenue is recognized in financial statements. The achievement method defers revenue recognition until the contract is completed, which can lead to significant fluctuations in reported earnings. In contrast, the advancement method recognizes revenue as activities progress, smoothing income and providing a more consistent earnings trend over time. This choice influences users' perception of financial health and performance consistency. Companies must consider the impact on cash flow reporting, compliance with accounting standards, and potential tax liabilities .

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