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Programme Strauss Op27

Le concert de l'Orchestre de Paris, dirigé par Klaus Mäkelä, se tiendra les 15 et 16 septembre 2021, avec la création française de 'Spira' d'Unsuk Chin, suivie des 'Quatre Lieder' de Richard Strauss et de la Symphonie no 1 de Gustav Mahler. L'événement met en avant des artistes tels que la soprano Lise Davidsen et le violon solo Elise Batnes. Les concerts suivants incluront des œuvres de Mahler, Dvořák, Wagner et Chostakovitch.

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Programme Strauss Op27

Le concert de l'Orchestre de Paris, dirigé par Klaus Mäkelä, se tiendra les 15 et 16 septembre 2021, avec la création française de 'Spira' d'Unsuk Chin, suivie des 'Quatre Lieder' de Richard Strauss et de la Symphonie no 1 de Gustav Mahler. L'événement met en avant des artistes tels que la soprano Lise Davidsen et le violon solo Elise Batnes. Les concerts suivants incluront des œuvres de Mahler, Dvořák, Wagner et Chostakovitch.

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G R A N D E SA L L E P I E RRE BO U L E Z ­– P H I L H A R MO N I E

Mercredi 15 et jeudi 16 septembre 2021 – 20h30

Orchestre de Paris
Klaus Mäkelä
Lise Davidsen
Logo quadri Logo niveau de gris Logo niveau de gris Logo niveau de gris
+ baseline sans baseline si logo moins de 20mm

Leading positive transformation

La création française de Spira d'Unsuk Chin bénéficie du soutien de la Sacem


Programme
ME RC RE D I 15 E T J EU D I 16 S E P T EMB RE 2021 – 20 H30

Unsuk Chin
Spira, création française

Richard Strauss
Quatre Lieder, op. 27

E N T R AC T E

Gustav Mahler
Symphonie no 1, « Titan »

Orchestre de Paris
Klaus Mäkelä, direction
Lise Davidsen, soprano
Elise Batnes, violon solo (invité)

DURÉE DU CONCERT : 1H50


Les prochains concerts
de l’Orchestre de Paris

Mercredi 22, jeudi 23 Mercredi 29 et jeudi 30


septembre

et vendredi 24 – 20H30 20H30

Gustav Mahler Antonín Dvořák


Symphonie no  2 « Résurrection » Concerto pour violoncelle
Johannes Brahms
Symphonie no  1

Semyon Bychkov direction


Hanna-Elisabeth Müller soprano
Christa Mayer mezzo -soprano
Chœur de l'Orchestre de Paris Christoph Eschenbach direction
Lionel Sow chef de chœur Sheku Kanneh-Mason violoncelle

Avec le grand mahlérien Semyon Bychkov En regard, deux imposantes partitions :


revenant à la tête de l’Orchestre de Paris, la Première Symphonie de Brahms,
qu’il a dirigé de 1989 à 1998, la Deuxième dans laquelle l’influence perceptible de
Symphonie déroule sa méditation sur la Beethoven est sublimée par la pudeur
finitude et sur l’espoir d’une seconde vie. lyrique et le raffinement brahmsiens, et le
Alternativement funèbre, révoltée, ironique, Concerto pour violoncelle de Dvořák,
infernale, mystique, elle puise dans les res- qui témoigne d’une nostalgie toute
sources orchestrales et dans la culture du « bohémienne ». La virtuosité du soliste s’y
lied pour déployer ses cinq mouvements, exprime dans l’écrin d’un orchestre au
dont le sommet émotif est la mélodie Urlicht ton nostalgique, alternativement lyrique et
(Lumière originelle). recueilli, riche des influences de Brahms et
Tchaïkovski.

TARIFS 72 €, 62 €, 47 €, 32 €, 20 €, 10 € TARIFS 52 €, 42 €, 37 €, 27 €, 20 €, 10 €
Mercredi 6 et jeudi 7 Mercredi 13 et jeudi 14
octobre

20H30 20H30

Richard Wagner Jean-Féry Rebel

GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ À L A PHILHARMONIE DE PARIS


Ouverture des Maîtres chanteurs Les Éléments, prologue (Le Chaos)
de Nuremberg
Erich Wolfgang Korngold
Tristan et Isolde (Prélude et Mort
Concerto pour violon
d'Isolde)
La Walkyrie (Acte 1) Dmitri Chostakovitch
Symphonie no  7 « Leningrad »
Jaap van Zweden direction
Jennifer Holloway soprano
Stuart Skelton ténor Klaus Mäkelä direction
Mika Kares basse Renaud Capuçon violon

Toute la splendeur de l’orchestre wagnérien Vaste fresque de guerre, la Septième


est concentrée dans ce concert : le sublime Symphonie « Leningrad » de Chostakovitch
contrepoint entre tradition et aspiration à nous plonge au cœur de la cité assiégée
l’hédonisme avec l’ouverture des Maîtres par les Allemands, mais aussi broyée par
chanteurs ; le paroxysme de l’Éros nécro-ro- le totalitarisme stalinien. Tour à tour épique,
mantique avec La Mort d’Isolde… ; enfin, brutale, sarcastique, acide, elle est d’une
le premier acte de La Walkyrie qui nous déchirante intensité, que vient apaiser
plonge dans un climat de mystère, d’hé- le Concerto pour violon de Korngold,
roïsme et d’incestueuse fatalité. créé en 1947 et symbolisant le retour
du compositeur à la musique d’orchestre
après avoir donné à Hollywood ses plus
belles musiques de film.

TARIFS 62 €, 52 €, 42 €, 32 €, 20 €, 10 € TARIFS 52 €, 42 €, 37 €, 27 €, 20 €, 10 €
Les œuvres
Unsuk Chin (née en 1961)

Spira, concerto pour orchestre (création française)

Commande de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, de l’Orchestre


symphonique de Birmingham, de l’Orchestre de Paris, de l’Orchestre de la
NDF Elbphilharmonie de Hambourg et de l’Orchestre philharmonique royal
de Stockholm.
Composition : 2019.
Création : le 5 avril 2019, au Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, par le
Los Angeles Philharmonic dirigé par Mirga Gražinytė-Tyla
Effectif : 3 flûtes (la 2e aussi alto et la 3e aussi piccolo), 3 hautbois (le 3e aussi
cor anglais), 4 clarinettes (la 2e aussi petite clarinette), 3 bassons (le 3e aussi
contrebasson) – 6 cors, 4 trompettes, 2 trombones, 2 trombones basses,
tuba – timbales, percussions, piano, célesta, harpe – cordes
Durée : 19 minutes.

J’essaie de reproduire dans ma Le terme de « concerto


pour orchestre » apparaît
musique les visions de lumières dans les années 1920,
aveuglantes et d’iridescences mais devient plus
incroyables et magnifiques qui fréquent surtout après
émaillent mes rêves. la Seconde Guerre
mondiale. Il désigne un
Unsuk Chin genre qui accorde un
statut de soliste à tous
les instruments et se caractérise par une écriture particulièrement virtuose, comme chez Béla
Bartók (1943), Witold Lutosławski, (1954), Elliott Carter (1969) et, récemment, dans Spira
d’Unsuk Chin. La compositrice coréenne se dit fascinée par ce « genre caméléonesque »
qui met en valeur le brio des instrumentistes et permet surtout d’obtenir des textures, des
sonorités et des formes inédites. L’orchestre peut être appréhendé comme une entité, mais
aussi comme la réunion de plusieurs groupes ou de solistes dont l’un sera ponctuellement
placé sous les feux de la rampe.

6
Dans Spira, un matériau complexe se développe à partir de motifs générateurs et emprunte
des chemins inattendus, à l’image du processus de croissance et de métamorphose
biologique qui a ici influencé Unsuk Chin. Le titre s’inspire de la spirale logarithmique que
le mathématicien et physicien Jacques Bernouilli avait appelée « spira mirabilis » (on peut
observer cette « spirale merveilleuse » dans la forme de certains coquillages comme le
nautile, ou dans la disposition des graines de tournesol). La cellule originelle de Spira est
constituée par le son des vibraphones joués avec un archet, entendus dès les premières
mesures. En sus du percussionniste produisant les hauteurs, un second musicien est chargé
de contrôler leur résonance et leur intensité en actionnant le moteur de l’instrument.

Tout au long de l’œuvre, les Ma recherche est celle d’une


deux vibraphones produisent
un halo toujours changeant.
musique qui n’a jamais existé,
En élaborant des textures mais qui s’enracine dans une
complexes et une grande tradition.
diversité de couleurs, Unsuk
Unsuk Chin
Chin veut donner la sensation
de pénétrer au cœur de la cellule génératrice, comme si elle l’étudiait au microscope.
Ce matériau entre en interaction ou en conflit avec ce que produisent les autres groupes
instrumentaux, suscitant des sonorités allant d’une harmonie consonante à des clusters
bruiteux. La musique dont varient la densité et l’énergie, le coloris et le caractère, oscille
entre ordre et chaos, activité et repos. Instable lorsqu’on scrute ses détails, elle laisse
cependant apparaître une forte directionnalité quand on appréhende sa structure générale.
.

EN SAVOIR PLUS
– [Link]/unsuk-chin : de nombreuses ressources documentaires et un « parcours de
l’œuvre » par Jérémie Szpirglas.
– [Link]/composer/Unsuk+Chin : le site de l’éditeur d’Unsuk Chin.
– Stefan Drees (éd.), Im Spiegel der Zeit. Die Komponistin Unsuk Chin, Mayence, Schott, 2011 :
à ce jour, la seule monographie consacrée à Unsuk Chin.

7
Richard Strauss (
Quatre Lieder, op. 27
1864-1949)

1. Ruhe, meine Seele! (« Calme-toi, mon âme ! »)


2. Cäcilie
3. Heimliche Aufforderung (« Invitation secrète »)
4. Morgen! (« Demain ! »)

Composition : 1894 (version pour voix et piano)


Orchestration : 1897 (n° 2 et n° 4) et 1948 (n° 1) ; 1929, par Robert Heger (n° 3)
Création de la version avec piano : probablement par Pauline et Richard
Strauss, à une date inconnue.
Dédicace : « À ma chère Pauline, pour le 10 septembre 1894 »
Effectif : 2 flûtes, flûte piccolo, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, clarinette
basse, 2 bassons – 4 cors, 2 trompettes, 3 trombones, tuba – timbales,
percussions, célesta, harpe – cordes
Durée : 16 minutes

Richard Strauss offrit les Quatre Lieder op. 27 à son épouse Pauline de Ahna le 10 septembre
1894, le jour de leurs noces. Un don qui allait sceller cinquante-cinq années d’une union
parfois orageuse, toujours passionnée. Pauline, après des études de chant à Munich,
avait continué sa formation avec le jeune compositeur, rencontré en 1887. À Weimar,
en mai 1894, elle incarna Freihild lors de la création de Guntram, le premier opéra de
son futur époux.

Strauss ne serait jamais devenu Dans l’opus 27 comme


dans la plupart de ses
un grand homme sans Pauline. lieder, Strauss met en
Manfred Mautner-Markhof, ami de Strauss musique des écrivains de
son temps. Heinrich Hart,
né en 1855 (Cäcilie), est entouré de Karl Friedrich Henckell (Ruhe, meine Seele!) et John
Henry Mackay (Heimliche Aufforderung et Morgen!), nés comme le compositeur en
1864. Peu soucieux de se frotter aux monuments de la littérature allemande, tels Goethe

8
et Heine, Strauss est sensible aux vers qui expriment les sentiments sans détour, dont les
images et les situations déclenchent immédiatement son imagination.

Le recueil s’ouvre sur Ruhe, meine Seele!, une page sombre et mystérieuse, où la voix murmure
son récitatif sur de longs accords tenus. Puis, au centre du lied, une déclamation ardente
évoque les tempêtes de l’âme. Sans doute Strauss a-t-il songé au tempérament volcanique
de son épouse, laquelle avait d’ailleurs conscience que ses colères menaçaient leur couple.
Il lui écrit, peu après leur mariage : « Il ne faut pas que tu te fasses autant de souci pour ce
genre de choses. Je te connais si bien, et je suis tellement certain que tu es profondément
éprise de moi que ce genre de scènes ne saura jamais ébranler la confiance que j’ai en toi. »
Il ajoute plus loin : « Calme-toi, ma douce chérie, mon amour pour toi reste immuable. »
On croit entendre là un
écho du premier lied de Pauline a beaucoup plu et,
l’opus 27.
rappelée par un public déchaîné,
La passion s’exprime sans a dû bisser Morgen.
réserve dans Cäcilie, où Strauss, après un concert à Paris en 1897
Strauss atteint un degré
d’effusion rare dans sa musique. Heimliche Aufforderung poursuit dans cet esprit, mais
avec un peu plus de retenue. À l’opposé de ces pages flamboyantes, Morgen! confie
les sentiments à fleur de lèvres, comme un aveu que l’auditeur percevrait fortuitement.

Trois ans après avoir achevé son recueil, Strauss orchestre Cäcilie et Morgen, la mélodie
extatique qui ouvre et referme le dernier lied étant à présent jouée par un violon solo.
Ce changement de format signale la volonté de créer de nouvelles irisations sonores et
de donner plus d’ampleur à la partition, tout en conservant l’intériorité propre au genre.
On doit en revanche la version symphonique de Heimliche Aufforderung à Robert Heger,
en 1929. Strauss revient à l’opus 27 en 1948, avec l’orchestration de Ruhe, meine Seele,
contemporaine de la composition de ses Quatre derniers lieder. « Ces temps sont pleins
de violence, ils mettent le cœur et le cerveau en détresse » : plus d’un demi-siècle après
leur mise en musique, les vers de Henckell n’expriment plus l’inquiétude de l’amant, mais
l’accablement de l’homme sur les ruines fumantes du monde d’hier.

Hélène Cao

9
L'ŒUVRE ET L'ORCHESTRE
Les Quatre Lieder op. 27 font leur entrée au répertoire de l'Orchestre de Paris à l'occasion de
ces concerts.

EN SAVOIR PLUS
– Michael Kennedy, Richard Strauss : l’homme, le musicien, l’énigme, Éditions Fayard, 2001.
– André Tubeuf, Richard Strauss ou le voyageur et son ombre, Éditions Actes Sud / «  Classica »,
2004.

10
Richard Strauss Livret
Quatre Lieder, op. 27

1. Ruhe, meine Seele! 1. Calme-toi, mon âme


Poème de Karl Friedrich Henckell
Nicht ein Lüftchen, Pas un souffle d’air
Regt sich leise, ne s’agite légèrement,
Sanft entschlummert Le bois repose
Ruht der Hain; endormi doucement :
Durch der Blätter À travers
Dunkle Hülle la couverture sombre des feuilles
Stiehlt sich lichter L’éclat d’un rayon
Sonnenschein. de soleil se glisse.
Ruhe, ruhe, Calme-toi, calme-toi,
Meine Seele, mon âme,
Deine Stürme Tes tempêtes
Gingen wild, étaient sauvages,
Hast getobt und Ont fait rage
Hast gezittert, et tremblé
Wie die Brandung, Comme le ressac
Wenn sie schwillt! quand il se brise.
Diese Zeiten Ces temps
Sind gewaltig, sont pleins de violence,
Bringen Herz und ils mettent le cœur
Hirn in Not— et le cerveau en détresse.
Ruhe, ruhe, Calme-toi, calme-toi,
Meine Seele, mon âme,
Und vergiß, Et oublie
Was dich bedroht! ce qui te menace.
.
Livret
4. Cäcilie 2. Cäcilie
Poème de Heinrich Hart
Wenn Du es wüßtest, Si tu savais
Was träumen heißt Ce que signifie rêver
Von brennenden Küssen, de baisers brûlants,
Vom Wandern und Ruhen De promenades et de repos
Mit der Geliebten, avec celle qu’on aime,
Aug’ in Auge, Les yeux dans les yeux,
Und kosend und plaudernd – et de caresses et de bavardages,
Wenn Du es wüßtest, si tu savais,
Du neigtest Dein Herz! tu laisserais fléchir ton cœur !

Wenn Du es wüßtest, Si tu savais


Was bangen heißt Ce que signifie trembler
In einsamen Nächten, dans les nuits solitaires,
Umschauert vom Sturm, Effrayé par la tempête qui fait rage,
Da Niemand tröstet sans personne pour consoler
Milden Mundes avec de tendres paroles
Die kampfmüde Seele – l’âme lasse du combat,sSi tu savais
Wenn Du es wüßtest, Tu viendrais à moi.
Du kämest zu mir.
Si tu savais
Wenn Du es wüßtest, Ce que signifie vivre,
Was leben heißt, enveloppé du souffle divin
Umhaucht von der Gottheit Créateur de l’univers,
Weltschaffendem Atem, S’élever,
Zu schweben empor, porté par la lumière,
Lichtgetragen, vers des hauteurs bénies,
Zu seligen Höh’en, si tu savais,
Wenn Du es wüßtest, tu vivrais avec moi !
Du lebtest mit mir.

12
Livret
3. Heimliche Aufforderung 3. Invitation secrète
Poème de John Henry Mackay
Auf, hebe die funkelnde Schale empor zum Mund, Élève la coupe étincelante jusqu’à ta bouche,
und trinke beim Freudenmahle dein Herz gesund. Et bois dans ce festin joyeux pour guérir ton cœur.
Und wenn du sie hebst, so winke mir heimlich zu, Et quand tu la lèves, à ce moment-là, fais-moi
dann lächle ich, und dann trinke ich still wie du… [un signe secrètement,
alors je sourirais et boirais silencieusement
[comme toi...

Und still gleich mir betrachte um uns das Heer Et en silence comme moi, regarde autour de nous
der trunknen Schwätzer – verachte sie nicht zu sehr. [la foule
Nein, hebe die blinkende Schale, gefüllt mit Wein, Des bavards ivres, ne les méprise pas trop.
und lass beim lärmenden Mahle sie glücklich sein. Non, lève la coupe brillante, remplie de vin,
Et laisse-les heureux au milieu du repas bruyant.

Doch hast du das Mahl genossen, den Durst gestillt, Mais quand tu auras savouré le festin, apaisé ta soif,
dann verlasse der lauten Genossen festfreudiges Bild Alors quitte la scène joyeuse des compagnons
und wandle hinaus in den Garten zum Rosenstrauch, [bruyants
dort will ich dich dann erwarten nach altem Brauch. et promène-toi dehors dans le jardin jusqu’aux
[rosiers,
là je t’attendrai selon notre ancienne coutume.

Und will an die Brust dir sinken, eh du’s gehofft, Et sur ton sein je me jetterai avant que tu l’espères,
und deine Küsse trinken, wie ehmals oft, et je boirai tes baisers, comme souvent autrefois,
und flechten in deine Haare der Rose Pracht. et j’entrelacerai dans tes cheveux la splendeur
O komm, du wunderbare, ersehnte Nacht! [des roses.
Oh, viens, nuit merveilleuse, si désirée !

13
Livret
4. Morgen! 4. Demain !
Poème de John Henry Mackay
Und morgen wird die Sonne wieder scheinen Et demain le soleil brillera encore,
Und auf dem Wege, den ich gehen werde, et sur le chemin que je prendrai,
Wird uns, die Glücklichen, sie wieder einen il nous réunira, nous les bienheureux, à nouveau
Inmitten dieser sonnenatmenden Erde… sur cette terre qui respire le soleil.

Und zu dem Strand, dem weiten, wogenblauen, Et sur la rive, vaste, aux vagues bleues,
Werden wir still und langsam niedersteigen, nous descendrons tranquillement et lentement,
Stumm werden wir uns in die Augen schauen, silencieusement nous nous regarderons
Und auf uns sinkt des Glückes stummes Schweigen… [dans les yeux,
et le silence du bonheur descendra sur nous…

14
Gustav Mahler (
Symphonie n 1 « Titan », en ré majeur
o
1860-1911)

1. Langsam, schleppend. Wie ein Naturlaut (Lentement, en traînant. Comme


une voix de la Nature) – Immer sehr gemächlich (Toujours très modéré)
2. Kräftig bewegt, doch nicht zu schnell (Très agité, mais pas trop vif) –
Trio. Recht gemächlich (Bien modéré).
3. Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen (Solennel et mesuré, sans traîner)
4. Stürmisch bewegt (Tourmenté et agité)

Composition : en 1888, mais remaniée à plusieurs reprises jusqu’en 1903


Création : le 20 novembre 1889 par l’orchestre de l’Opéra de Budapest,
sous la direction du compositeur
Effectif : 4 flûtes (les 2e, 3e et 4e aussi piccolos), 4 hautbois (le 3e aussi cor
anglais), 3 clarinettes (la 3e aussi petite clarinette), petite clarinette, clarinette
basse, 3 bassons (le 3e aussi contrebasson) – 7 cors, 5 trompettes (dont 3 en
coulisses), 4 trombones, tuba – 2 timbales, percussions, harpe – cordes.
Durée : environ 55 minutes.

Cette œuvre ample


Mahler possédait une volonté et complexe, qui
démonique, de celles qui renversent fut longtemps mal
comprise par la critique,
et brisent toute contre-offensive,
constitua pour Mahler
mais celle-ci était également une une tentative pour
force qui inspirait et comblait. s’émanciper du statut
Stefan Zweig, in Le Retour de Gustav Mahler
de chef d’orchestre,
dans lequel il se sentait
confiné. L’enjeu était grand, et la forme de la partition trahit cette ambition : conçue à
l’origine en cinq mouvements, l’œuvre possédait un schéma narratif complet, aujourd’hui
disparu au profit du titre emprunté au roman de Jean Paul, Titan. Cette référence
romantique, toute schumanienne, ne doit toutefois pas être prise au pied de la lettre :
ce sont le sentiment des forces de la nature et le libre jeu de l’ironie romantique qui en
constituent le sens, et non une indication de programme précis.

15
Le premier mouvement commence de manière étrangement statique. Dans une forêt de timbres
émergent des fragments de fanfares, un appel de coucou, jusqu’à l’arrivée du véritable
premier thème, une mélopée caressante confiée aux violoncelles. Mahler réutilise ici une
mélodie de ses Chants d’un compagnon errant de 1883, intitulée « Ce matin je suis allé à
travers champs… » C’est donc l’esprit du Lied qui vient ici contredire ce que l’introduction
pouvait avoir d’inquiétant et insuffler au mouvement une paisible effusion lyrique. Le retour
progressif au statisme initial et le rappel des fanfares ironiques se chargent de rappeler
que le drame n’est jamais loin. Il n’y a jamais d’innocence pastorale chez Mahler, pour
qui toute promenade, comme dans les déchirants Kindertotenlieder, peut tourner au
tragique. Un imaginaire
J'avais écrit une de mes inquiet, ou du moins
équivoque, baigne ainsi
œuvres les plus hardies, alors
« l’éveil de la nature ».
que je croyais naïvement
qu'elle était d'une facilité Le deuxième mouvement
enfantine et qu'elle allait plaire convoque l’esprit du
ländler, danse populaire
immédiatement.
Gustav Mahler autrichienne. On peut
l’entendre comme un
hommage à Schubert, non sans quelques effets ironiques aux cuivres, qui jouent délibérément
avec une forme de vulgarité : exemple même de cette négativité critique de Mahler, qui
ne fut pas comprise lors de la création.

Le troisième mouvement est sans conteste l’une des pages les plus captivantes de Mahler.
Il la plaça lui-même sous le patronage de Jacques Callot, le graveur lorrain à l’imaginaire
fantasque et cosmique, dont le style avait également fasciné Hoffmann. L’ensemble se
présente comme une marche funèbre fondée sur la chanson populaire Frère Jacques. La
mélodie enfle, passe d’un pupitre à l’autre, est traitée en canon sans perdre sa tonalité
de cortège funéraire, quand elle est soudain interrompue par un thème aux sonorités
« bastringue » : mélodie parodique de mariage juif, incongrue dans un contexte aussi grave.
Le mélange de gravité et de futilité désacralisante, qui scandalisa les premiers auditeurs,
atteint ici un degré de hardiesse que nul, sans doute, n’avait approché avant Mahler.

16
Le quatrième mouvement est ouvertement dramatique : la pièce s’ouvre sombrement, avant
qu’un thème aux allures victorieuses ne tente une première « percée » : il lui faudra trois
tentatives pour imposer son triomphe, dans un climat de lutte permanente. Déflagrations
sonores, lumineux éclairages passagers, fanfares conquérantes et retombées tragiques
alternent donc inlassablement. Lorsque ce processus s’épuise enfin, la Première Symphonie
s’accorde un regard en arrière avec le retour allusif du Lied « Ce matin je suis allé à
travers champs… », qui referme enfin le livre. Pas tout à fait cependant : dans un dernier
sursaut, la nostalgie le cède à l’optimisme solaire d’une fin triomphante.

Frédéric Sounac

L'ŒUVRE ET L'ORCHESTRE
La Symphonie n° 1, « Titan » est au répertoire de l’Orchestre de Paris depuis 1969 où elle fut
dirigée par Kyril Kondrachine. Lui ont succédé Georges Prêtre en 1970, Carlo Maria Giulini en
1972, Pierre Boulez en 1978, Adam Fischer en 1984, Erich Leinsdorf en 1986, Zubin Mehta
en 1987, Daniel Barenboim en 1988, Semyon Bychkov en 1988 et 1990, Fabio Luisi en 1995,
Yakov Kreizberg en 2000, Christoph Eschenbach en 1997, 2003, 2005, 2007, 2008 et 2010,
Paavo Järvi en 2013, Herbert Blomstedt en 2016 et Daniel Harding en 2018.

EN SAVOIR PLUS
– Henry-Louis de la Grange, Gustav Mahler, Paris, Éd. Fayard (3 vol.), 1979
– Marc Vignal, Mahler, Paris, Éd. Le Seuil, coll. « Solfèges », 1982
– Bruno Walter, Gustav Mahler, Le Livre de Poche, 1979
– Stefan Zweig, Le Retour de Gustav Mahler, Arles, Éd. Actes Sud, 2012

17
LeLesaviez-vous
saviez-vous
? ?
Les Lieder de Richard Strauss

Le lied constitue l’alpha et l’oméga de la création straussienne. Du Weihnachtslied


(« Chant de Noël ») composé en 1870 par un garçonnet de six ans, à Malven, ultime
page de novembre 1948, que de chemin parcouru !

Un peu plus de soixante-dix lieder se succèdent jusqu’en 1888 et constituent le


laboratoire d’un style vocal qui s’épanouira ensuite sur la scène lyrique. D’ailleurs,
ils exigent souvent la projection et la longueur de souffle d’un air d’opéra, tout en
conservant l’introspection du lied.

Les opus écrits entre 1891 et 1906 sont destinés à Pauline de Ahna, qui les chante
souvent en concert, accompagnée par le compositeur. En 1896, Strauss aborde pour la
première fois le lied avec orchestre (Quatre Chants op. 33) et, dans la foulée, orchestre
deux numéros de l’opus 27. Sa production de lieder s’interrompt ensuite, car à partir
de Salomé (1905), l’opéra accapare son attention et lui vaut de retentissants succès.
En outre, Pauline se retire de la scène en 1906.

Strauss renoue avec le lied en 1918, année du satirique Krämerspiegel et des virtuoses
Brentano-Lieder op. 68, mais dorénavant, il en composera moins. En 1948, les Quatre
derniers lieder, pour soprano et orchestre, se parent de couleurs flamboyantes et
crépusculaires pour chanter l’adieu au lied romantique.
Hélène Cao

18
18
Le Le saviez-vous??
saviez-vous
Les symphonies de Mahler

Comme Beethoven, Schubert et Bruckner, Mahler a composé neuf symphonies. Mais


chez lui, la symphonie donne la sensation d’être une synthèse de plusieurs genres et
d’outrepasser ses frontières habituelles. Cela tient notamment à la présence de voix qui,
dans quatre partitions, croisent le lied, la cantate ou l’oratorio avec la forme orchestrale.

La contralto d’Urlicht (quatrième mouvement de la no 2) et la soprano de Das himmlische


Leben (finale de la no 4) chantent ainsi des poèmes du Knaben Wunderhorn (« Le Cor
merveilleux de l’enfant »), recueil de textes populaires auquel emprunte aussi le troisième
mouvement de la Symphonie no 3 pour alto solo, chœur d’enfants et de femmes. Les
sources littéraires choisies par Mahler témoignent d’interrogations métaphysiques et
spirituelles, présentes dans le Wunderhorn comme dans le poème de Friedrich Gottlieb
Klopstock qui conclut la Symphonie no 2 (et lui donne son sous-titre « Résurrection »),
dans O Mensch!, extrait d’Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche pour
la Symphonie no 3, le Veni Creator et la scène finale du Faust II de Goethe dans la
Symphonie no 8 (la plus vocale des neuf partitions).

Par ailleurs, plusieurs symphonies purement instrumentales avouent une dimension


poétique et narrative puisqu’elles citent des mélodies de lieder, ou puisent leur inspiration
dans une oeuvre littéraire (le roman de Jean Paul, Titan pour la no 1). Mahler construit
toujours une vaste trajectoire dramatique, nécessitant une durée qui dépasse presque
toujours l’heure. Ces drames sonores conduisent de l’ombre vers la lumière (no 5 et
no 7) ou affirment une vision tragique de l’existence (no 6). Ils sont souvent émaillés de
scherzos ironiques et d’amples méditations dans un tempo très lent, parfois placées à
la fin de l’œuvre dont elles suspendent le temps.
Hélène Cao

1919
Les compositeurs
Unsuk Chin
Née à Séoul en 1961 dans une famille modeste, La compositrice revendique une pluralité de
Unsuk Chin reçoit de son père quelques sources d’inspiration. On entend ainsi un
rudiments du piano. Elle se forme ensuite en souvenir de gamelan balinais dans l’Étude
autodidacte, découvre la tradition européenne pour piano n° 1 « In C » (1999), le Concerto
à la radio, puis avec des disques dans son pour violon (2001) et le Double concerto
collège. Ayant décidé de devenir compositrice pour piano préparé et percussion (2002) ;
dès l’âge de douze ou treize ans, elle entre Miroirs des temps (2001) emprunte certaines
à l’Université nationale de Séoul où elle est idées au Moyen-Âge et à la Renaissance ; Šu
l’élève de Sukhi Kang. Bientôt primée dans (concerto pour orgue à bouche sheng) renoue
plusieurs concours internationaux, elle obtient avec la tradition coréenne (2009) ; d’autres
une bourse qui lui permet d’étudier avec György œuvres se nourrissent d’un travail sur le spectre
Ligeti à Hambourg de 1985 à 1988. Puis elle sonore ou s’inspirent de modèles scientifiques.
s’installe à Berlin (où elle vit toujours), s’initie à La propension d’Unsuk Chin à un humour
l’électronique à l’Université technique de cette caustique motive des jeux sur le langage et une
ville et poursuit cette formation à la Radio de dimension théâtrale perceptible notamment
Cologne et à l’Ircam. George Benjamin ayant dans snagS&Snarls (2004), l’opéra Alice in
remarqué sa partition Akrostichon-Wortspiel Wonderland (2007), Gougalon (2009) ou
(1991), les prix et les commandes s’enchaînent. encore Cosmigimmicks (2012).

Richard Strauss
Enfant prodige, fils d’un excellent corniste, se plonger dans la musique de Mozart, Haydn,
Richard Strauss découvre la musique par Beethoven et Schubert plutôt que dans celle de
l’étude des classiques allemands. Il pratique Wagner. Au cours de son apprentissage, il se
le piano à quatre ans, compose ses premières passionne pour la musique orchestrale, qu’il
œuvres à six, apprend le violon à huit et entame complète avec des études d’histoire de l’art
avant l’adolescence des cours de composition. et de philosophie à l’Université de Munich. À
C’est son père qui l’influence le plus durant ses Meiningen, sous l’influence d’Alexandre Ritter,
jeunes années, son conservatisme l’incitant à il se passionne enfin pour Wagner et Brahms,

20
que son père abhorre. Cette période munichoise suivante à Londres et New-York. La Femme sans
est féconde pour le jeune musicien : il compose ombre (1919) est considéré par le compositeur
dix-sept Lieder, une Sonate pour violon (1888) ; comme son « dernier opéra romantique » :
ainsi qu’une œuvre symphonique, Aus Italien imaginée en temps de paix, écrite pendant
(1887), inspirée par un grand voyage en Italie. la guerre et jouée après la signature du traité
Tandis que ses activités de chef d’orchestre de Versailles, cette œuvre marque un tournant
se multiplient, il compose plusieurs poèmes dans la vie créatrice de Strauss. Il s’installe à
symphoniques qui, peu à peu, renforcent sa Vienne et prend la direction de l’Opéra d’État,
réputation : Mort et transfiguration (1889), qu’il occupe jusqu’en 1924, emmène l’Orchestre
Macbeth (1891), Till Eulenspiegel (1894- philharmonique de Vienne en tournée en
1895), Ainsi parlait Zarathoustra (d’après Amérique du Sud, et dirige des orchestres
Nietzsche, 1896), Don Quichotte (1897) et aux États-Unis. Ses relations avec le régime
Une vie de héros (1898). Le tournant du siècle nazi ont longtemps été source de polémique.
apporte deux inflexions fondamentales dans la Strauss accepte de présider la Chambre de
carrière de Richard Strauss : il délaisse la forme la musique du Reich (Reichsmusikkammer) en
du poème symphonique pour se consacrer à 1933 ainsi que de composer l’hymne des Jeux
l’opéra, et il fonde, avec d’autres artistes, la Olympiques de 1936. Néanmoins, il s’attire les
première société protégeant les droits d’auteur foudres du régime lorsqu’il demande à Stefan
des compositeurs allemands. Entre 1903 Zweig d’écrire le livret de son opéra La Femme
et 1905, il œuvre à son opéra Salomé, tiré silencieuse, créé à Dresde en 1935 avant d’être
de la pièce de théâtre d’Oscar Wilde, elle- retiré de l’affiche. Son conflit avec les nazis se
même inspirée par Gustave Flaubert. Ce chef- renforce lorsque ceux-ci apprennent que sa
d’œuvre fait scandale lors de sa création, mais belle-fille, Alice, est juive. Il garde néanmoins
son succès dépasse rapidement les frontières des contacts avec des responsables, ce qui lui
allemandes. Dans la foulée, il écrit Elektra, qu’il permet d’intervenir en faveur de sa belle-fille et
achève en 1908 et présente au public l’année de ses petits-enfants lorsque ceux-ci sont arrêtés.
suivante. Travailleur infatigable, Strauss maîtrise En 1944, du fait de l’intensification de la guerre,
parfaitement la forme orchestrale, qu’il déploie la première de son opéra L’Amour de Danaé est
avec talent. Le Chevalier à la rose (1911), annulée sur ordre de Goebbels (l’ouvrage ne
opéra en trois actes, est un autre immense sera créé qu’en 1952). Après la guerre, Strauss
succès, présenté deux mois après sa première comparaît lors des procès de dénazification ;
dresdoise à la Scala de Milan et l’année de nombreux artistes témoignent en sa faveur.

21
Strauss est blanchi de toute collaboration. Dans de s’éteindre des suites d’une crise cardiaque,
un dernier élan créatif, il écrit ses Vier letzte le 8 septembre 1949.
Lieder (« Quatre derniers lieder », 1948) avant

Gustav Mahler
Né en 1860, Mahler passe les premières partir de janvier 1883. Le séjour permet au
années de sa vie en Bohême, où il reçoit ses compositeur d’interpréter les opéras les plus
premières impressions musicales (chansons récents, mais aussi de diriger sa propre musique
de rue, fanfares de la caserne proche…) et pour la première fois, et de commencer ce qui
découvre le piano, pour lequel il révèle un deviendra les Lieder eines fahrenden Gesellen. Il
vrai talent. Après une scolarité sans éclat, il démissionne en 1885 et, après un remplacement
se présente au Conservatoire de Vienne, où il bienvenu à Prague, prend son poste à l’Opéra
est admis en 1875 dans la classe du pianiste de Leipzig. Comme souvent, des frictions le
Julius Epstein. Malgré quelques remous, Mahler poussent à mettre fin à l’engagement et, alors
achève sa formation (piano puis composition et qu’il vient d’achever sa Première Symphonie
harmonie, notamment auprès de Robert Fuchs) (créée sans grand succès en 1889), il part
en 1878. Il découvre Wagner, et prend fait et pour Budapest à l’automne 1888 ; il travaille
cause pour Bruckner, alors incompris du monde en même temps à ses mises en musique du
musical viennois ; sa première œuvre de grande recueil populaire Des Knaben Wunderhorn et
envergure, Das klagende Lied, portera la trace revoit sa Première Symphonie. En 1891, après
de ces influences tout en manifestant un ton un Don Giovanni triomphal à Budapest, il crée
déjà très personnel. Après un passage rapide au Stadttheater de Hambourg de nombreux
à l’Université de Vienne et quelques leçons opéras et dirige des productions remarquées
de piano, Mahler commence sa carrière de (Wagner, Tchaïkovski, Verdi, Smetana…). Il
chef d’orchestre. Il fait ses premières armes consacre désormais ses étés à la composition :
dans la direction d’opéra dans la petite ville Deuxième et Troisième Symphonies. Récemment
de Ljubljana (alors Laibach), en Slovénie, converti au catholicisme, le compositeur est
dès 1881, puis, après quelques mois en tant nommé à la Hofoper de Vienne. Après un début
que chef de chœur au Carltheater de Vienne, peu productif, cette période s’avère féconde sur
officie à Olomouc (Olmütz), en Moravie, à le plan de la composition (Symphonies n os 4

22
à 8, Rückert-Lieder et Kindertotenlieder), et les Vieux Continent, avant le départ pour New
occasions d’entendre la musique du compositeur York, où Mahler prend les rênes du Metropolitan
se font plus fréquentes, à Vienne comme ailleurs. Opera (janvier 1908). Il partage désormais
Du point de vue personnel, c’est l’époque du son temps entre l’Europe, l’été (composition
mariage (1902) avec Alma Schindler, élève de de la Neuvième Symphonie en 1909, création
Zemlinsky, grâce à laquelle il rencontre nombre triomphale de la Huitième à Munich en 1910),
d’artistes, comme Klimt ou Schönberg. La mort et ses obligations américaines. Gravement
de leur fille aînée, en 1907, et la nouvelle de la malade, il quitte New York en avril 1911 et
maladie cardiaque de Mahler jettent un voile meurt le 18 mai d’une endocardite, peu après
sombre sur les derniers moments passés sur le son retour à Vienne.

23
Les interprètes
Lise Davidsen
la production de Tobias Kratzer de Tannhäuser
et La Walkyrie donnée en concert, ainsi qu'un
projet de film autour de Strauss en collaboration
avec l'Opéra de Norvège. En récital, elle s'est
produite à Oslo (Opéra national de Norvège), en
Allemagne (Dortmund) ainsi qu'au Palau de les Arts
de Valence (Espagne). Avec le planiste Leif Ove
Andsnes, elle a chanté à Trondheim, dans le cadre
du Festival de musique de chambre de Rosendal
ou dans celui du Festival de Turku en Finlande.
© James Hole

Lise Davidsen a fait ses études à l’Académie


d’Opéra de Copenhague et à l’Académie Grieg de
Bergen. En 2015, elle a remporté les premiers prix
En 2020/2021, la carrière de Lise Davidsen des concours internationaux Operalia – Plácido
a poursuivi, malgré la crise, son remarquable Domingo (Premier prix, Prix Birgit Nilsson et Prix
essor. Parmi les points forts de sa dernière saison, du jury) et Reine Sonja (Premier prix et Prix de la
rappelons qu'elle fut l'invitée du Met de New meilleure interprétation de musique norvégienne).
York dans le cadre de la série « Met Stars Live Elle obtient ensuite de nombreuses autres distinctions,
in Concert » en août 2020. En mai, elle a fait la comme le prix HSBC du Festival d’Aix-en-Provence
ré-ouverture de la Scala de Milan avec un concert ou le Premier prix du Concours de chant Hans
placé sous la direction de Riccardo Chailly, et Gabor Belvedere à Amsterdam. En 2018, elle est
celle de l'Opéra de Bavière, avec l'acte 1 de La nommée pour le Prix du Jeune artiste de l'année
Walkyrie en compagnie de Jonas Kaufmann. lors des Gramophone Classical Music Awards.
Parallèlement, elle était consacrée « Chanteuse Un premier disque consacré à Strauss et Wagner
de l'année » (International Opera Awards). paru en 2019 a marqué ses débuts comme artiste
Mentionnons également le rôle de Sieglinde exclusive Decca. Un nouveau récital dédié à
(La Walkyrie) dans une nouvelle production Beethoven, Wagner et Verdi est paru en mars 2021.
à l'Opéra de Berlin, puis en version concert à Lise Davidsen a fait ses débuts à l'Orchestre de Paris
l'Opéra de Paris ; le rôle titre de Jenůfa de Janáček en 2019 dans les Quatre derniers Lieder de Strauss
au Concertgebouw ; Elisabeth (Tannhäuser) à sous la direction de François-Xavier Roth.
l'Opéra de Bavière ; un retour à Bayreuth pour [Link]

24
Klaus Mäkelä
des œuvres de Saariaho, Strauss, Sibelius et deux
créations de la compositrice norvégienne Mette
Henriette. Un éventail de répertoires qu’on retrouve
tout au long de sa deuxième saison à Oslo. Le
répertoire contemporain y est particulièrement
à l’honneur avec des œuvres de Sally Beamish,
Unsuk Chin, Jimmy Lopez, Andrew Norman et
Kaija Saariaho. Au printemps 2022, Klaus Mäkelä
et le Philharmonique interprèteront l’intégrale des
© Jérôme Bonnet

symphonies de Sibelius au Konzerthaus de Vienne et


à l’Elbphilharmonie de Hambourg avant une tournée
en France et au Royaume-Uni avec ce programme.
Klaus Mäkelä se voit dédier cette saison un « Portrait
Directeur musical de l’Orchestre de Paris depuis » spécial par le Konzerthaus de Vienne, dirigeant à
septembre 2021, Klaus Mäkelä est également chef la fois le Wiener Symphoniker et le Philharmonique
principal et conseiller artistique du Philharmonique d’Oslo, tout se produisant comme chambriste
d’Oslo depuis août 2020. Il est parallèlement violoncelliste. Chef invité, il dirige les orchestres
principal chef invité du Symphonique de la radio symphoniques de Cleveland, San Francisco et de
suédoise et directeur artistique du Festival de Turku. la radio bavaroise, ainsi que les Philharmoniques
Artiste exclusif Decca, il enregistre les symphonies de de Londres et Munich. Klaus Mäkelä a étudié la
Sibelius avec le Philharmonique d'Oslo, à paraître en direction avec Jorma Panula à l’Académie Sibelius
2022. Avec l’Orchestre de Paris, il s’est produit cet été d’Helsinki et suivi l’enseignement du violoncelliste
dans le cadre des festivals de Grenade et d’Aix-en- Marko Ylönen. Comme violoncelliste soliste, il s’est
Provence. Après une saison 2020/2021 en tant que produit avec les orchestres finlandais, et comme
conseiller musical l’Orchestre de Paris, il démarre cette chambriste, avec des musiciens du Philharmonique
nouvelle saison comme directeur musical, convoquant d’Oslo, de l’Orchestre symphonique de la radio
les musiques de Messiaen, Ligeti et Dutilleux au même bavaroise et du Philharmonique de Radio France.
titre que celles de Rebel, Biber, Mozart, Mendelssohn, Klaus Mäkelä joue un violoncelle Giovanni Grancino
Brahms, Rachmaninoff et Stravinski. Klaus Mäkelä a de 1698, généreusement mis à sa disposition par la
lancé la saison 2021/2022 du Philharmonique Fondation OP Art.
d’Oslo dès le 18 août avec un programme réunissant [Link]

25
Orchestre de Paris
Héritier de la Société des Concer ts du au service des répertoires des xixe et xxe siècles,
Conservatoire fondée en 1828, l’Orchestre a comme de la création contemporaine à travers
donné son concert inaugural le 14 novembre l’accueil de compositeurs en résidence, la créa-
1967 sous la direction de Charles Munch. Herbert tion de nombreuses œuvres et la présentation de
von Karajan, Sir Georg Solti, Daniel Barenboim, cycles consacrés aux figures tutélaires du xxe siècle
Semyon Bychkov, Christoph von Dohnányi, (Messiaen, Dutilleux, Boulez, etc.). Depuis sa pre-
Christoph Eschenbach, Paavo Järvi et enfin Daniel mière tournée américaine en 1968 avec Charles
Harding se sont ensuite succédé à sa direction. En Munch, l’Orchestre de Paris est l’invité régulier des
2020, Klaus Mäkelä a été nommé Conseiller musi- grandes scènes musicales et a tissé des liens privi-
cal de l'Orchestre ; dès septembre 2021, il devient légiés avec les capitales musicales européennes,
le dixième Direcreur musical de l'Orchestre de mais aussi avec les publics japonais, coréen
Paris, succédant ainsi à Daniel Harding. et chinois.

Résident principal de la Philharmonie de Paris Renforcé par sa position au centre du dispositif


dès son ouverture en janvier 2015 après bien des artistique et pédagogique de la Philharmonie
migrations sur un demi-siècle d’histoire, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre a plus que jamais le jeune
de Paris a ouvert en janvier 2019 une nouvelle public au cœur de ses priorités. Que ce soit dans
étape de sa riche histoire en intégrant ce pôle les différents espaces de la Philharmonie ou hors
culturel unique au monde sous la forme d’un les murs – à Paris ou en banlieue –, il offre une
département spécifique. L’orchestre est désormais large palette d’activités destinées aux familles, aux
au cœur de la programmation de la Philharmonie scolaires ou aux citoyens éloignés de la musique
et dispose d’un lieu adapté et performant pour ou fragilisés.
perpétuer sa tradition et sa couleur française.
Afin de mettre à la disposition du plus grand
Première formation symphonique française, nombre le talent de ses musiciens, l’Orchestre
l’Orchestre de Paris donne avec ses 119 musiciens diversifie sa politique audiovisuelle en nouant des
une centaine de concerts chaque saison à la partenariats avec Radio Classique, Arte et Mezzo.
Philharmonie ou lors de tournées internationales.
Il inscrit son action dans le droit fil de la tradi- [Link]
tion musicale française en jouant un rôle majeur

26
P H I L H A R M O N I E D E PA R I S

RCS B 889 761 516 - Licences E.S. n°1-1041550, n°2-1041546, n°3-1041547. Imprimeur : IOC Print –
Direction générale Cécile Gouiran Marie Poulanges
Laurent Bayle Matthieu Handtschoewercker Cédric Robin
Directeur général de la Cité Gilles Henry Estelle Villotte
de la musique – Philharmonie Florian Holbé Florian Wallez
de Paris Andreï Iarca
Saori Izumi Violoncelles
Thibaud Malivoire de Camas Raphaël Jacob Emmanuel Gaugué, 1er solo
Directeur général adjoint Momoko Kato Éric Picard, 1er solo
Maya Koch François Michel, 2e solo
Direction de l’Orchestre Anne-Sophie Le Rol Alexandre Bernon, 3e solo
de Paris Angélique Loyer Anne-Sophie Basset
Anne-Sophie Brandalise Nadia Mediouni Delphine Biron
Directrice Pascale Meley Thomas Duran
Édouard Fouré Caul-Futy Phuong-Maï Ngô Manon Gillardot
Délégué artistique Nikola Nikolov Claude Giron
Étienne Pfender Paul-Marie Kuzma
Conseiller musical Gabriel Richard Marie Leclercq
Klaus Mäkelä Richard Schmoucler Florian Miller
Élise Thibaut Frédéric Peyrat
Premier violon solo Anne-Elsa Trémoulet
Philippe Aïche Damien Vergez Contrebasses
Caroline Vernay Vincent Pasquier, 1er solo
Violons Ulysse Vigreux, 1er solo
Eiichi Chijiiwa, 2e violon solo Altos Sandrine Vautrin, 2e solo
Serge Pataud, 2e violon solo David Gaillard, 1er solo Benjamin Berlioz
Nathalie Lamoureux, 3e solo Nicolas Carles, 2e solo Jeanne Bonnet
Philippe Balet, 2e chef d’attaque Florian Voisin, 3e solo Igor Boranian
Joseph André Clément Batrel-Genin Stanislas Kuchinski
Antonin André-Réquéna Hervé Blandinières Mathias Lopez
Maud Ayats Flore-Anne Brosseau Marie Van Wynsberge
Elsa Benabdallah Sophie Divin
Gaëlle Bisson Chihoko Kawada
David Braccini Béatrice Nachin
Joëlle Cousin Nicolas Peyrat

28
Flûtes Bassons Trombones
Vincent Lucas, 1er solo Giorgio Mandolesi, 1er solo Guillaume Cottet-Dumoulin,
Vicens Prats, 1er solo Marc Trénel, 1er solo 1er solo
Bastien Pelat Lionel Bord Jonathan Reith, 1er solo
Florence Souchard-Delépine Yuka Sukeno Nicolas Drabik
Jose Angel Isla Julian
Petite flûte Contrebasson Cédric Vinatier
Anaïs Benoit Amrei Liebold
Tuba
Hautbois Cors Stéphane Labeyrie
Alexandre Gattet, 1er solo André Cazalet, 1er solo
Miriam Pastor Burgos, 1er solo Benoit de Barsony, 1er solo Timbales
Rémi Grouiller Jean-Michel Vinit Camille Baslé, 1er solo
Anne-Sophie Corrion Antonio Javier Azanza Ribes,
Cor anglais Philippe Dalmasso 1er solo
Gildas Prado Jérôme Rouillard
Bernard Schirrer Percussions
Clarinettes Éric Sammut, 1er solo
Philippe Berrod, 1er solo Trompettes Nicolas Martynciow
Pascal Moraguès, 1er solo Frédéric Mellardi, 1er solo Emmanuel Hollebeke
Arnaud Leroy Célestin Guérin, 1er solo
Laurent Bourdon Harpe
Petite clarinette Stéphane Gourvat Marie-Pierre Chavaroche

Licences E.S. 1-1083294, 1-1041550, 2-1041546, 3-1041547 – Imprimeur :BAF


Olivier Derbesse Bruno Tomba

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CERCLE CHARLES MUNCH Annie Clair, Thomas Govers, Daniel Bonnat, Isabelle Bouillot,
Nicole et Jean-Marc Benoit, Marie-Claire et Jean-Louis Laflute, Claire et Richard Combes, Maureen
Christelle et François Bertière, Agnès Danielle Martin, Michael Pomfret, et Thierry de Choiseul, Véronique
et Vincent Cousin, Pierre Fleuriot, Odile et Pierre-Yves Tanguy. Donati, Yves-Michel Ergal et
Pascale et Eric Giuily, Annette et Nicolas Gayerie, Claudie et
Olivier Huby, Tuulikki Janssen, François Essig, Jean-Luc Eymery,
Brigitte et Jacques Lukasik, Laetitia MEMBRES MÉCÈNES Claude et Michel Febvre, Bénédicte
Perron et Jean-Luc Paraire, Eric Françoise Aviron, Jean Bouquot, et Marc Graingeot, Christine
Rémy, Brigitte et Bruno Revellin- Anne et Jean-Pierre Duport, Guillouet-Piazza et Riccardo
Falcoz, Carine et Eric Sasson. France et Jacques Durand, Vincent Piazza, Christine et Robert Le Goff,
. Duret, Gisèle Esquesne, S et JC Gilbert Leriche, Gisèle et Gérard
Gasperment, Dan Krajcman, Navarre, Catherine Ollivier et
François Lureau, Michèle Maylié, François Gerin, Annick et Michel
Catherine et Jean-Claude Nicolas, Prada, Tsifa Razafimamonjy, Patrick
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P H I L H A R M O N I E D E PA R I S
18 5 , B D S É R U R I E R 7 5 019 PA R I S
Q - PA R K- R E S A . F R

LA VILLETTE – CITÉ DE LA MUSIQUE


2 21 , AV. J E A N - J A U R È S 7 5 019 PA R I S

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