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Présentation L'auteur: I, 6: L'enterrement - Texte N°3

Le document présente Paul Verlaine, un poète français du XIXe siècle, et son poème 'L’enterrement' issu de son recueil 'Poèmes saturniens'. Ce poème est caractérisé par une représentation paradoxalement joyeuse d'un enterrement, utilisant un humour grinçant pour critiquer la société bourgeoise. Verlaine joue avec les attentes du lecteur en associant des thèmes de mort et de joie, tout en mettant en avant le cynisme des héritiers.

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Présentation L'auteur: I, 6: L'enterrement - Texte N°3

Le document présente Paul Verlaine, un poète français du XIXe siècle, et son poème 'L’enterrement' issu de son recueil 'Poèmes saturniens'. Ce poème est caractérisé par une représentation paradoxalement joyeuse d'un enterrement, utilisant un humour grinçant pour critiquer la société bourgeoise. Verlaine joue avec les attentes du lecteur en associant des thèmes de mort et de joie, tout en mettant en avant le cynisme des héritiers.

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I, 6 : « L’enterrement » - Texte N°3

1. Présentation

L’auteur : Paul Verlaine (1844-1896)

Né dans une riche famille de la petite bourgeoisie provinciale. En 1851, après la


démission de l’armée de son père, la famille s’installe à Paris, où le poète passe
ses années d’école et commence à écrire de la poésie.

Il abandonne vite ses études de droit et commence à travailler. Il trouve un


emploi, d’abord dans une compagnie d’assurance, puis comme employé
municipal. Parallèlement à cette vie « rangée », qui ne le satisfait point, il
fréquente les cercles littéraires et les milieux parnassiens. Il lit les
contemporains Baudelaire, Gautier, Banville.

En 1870, la guerre franco-prussienne éclate. Verlaine s’engage dans la Garde


nationale et sympathise avec la Commune. En septembre 1871, il rencontre
Arthur Rimbaud. C’est le début d’une relation amoureuse tumultueuse entre
les deux poètes. Verlaine et Rimbaud voyagent dans la pauvreté en Angleterre
et en Belgique. Leur relation se termine en 1873 quand Verlaine, excédé par la
jalousie et le désespoir, tire un coup de revolver sur Rimbaud le blessant
légèrement. Il est condamné à deux années de prison.

Il meurt à Paris le 8 janvier 1896 dans la pauvreté et la solitude, alcoolique et


malade.

L’œuvre : Poèmes saturniens (1866)

= son tout premier recueil, composé de ses écrits de jeunesse, remontant


parfois au temps où il était lycéen. Verlaine commence par mettre son recueil
sous la protection d’un dieu en lui dédiant le premier poème : c’est Saturne qui
est choisi, Chronos en grec, père de Jupiter et puissant souverain qui aurait
mangé ses enfants de peur que l’un d’eux ne le détrône. Il est ainsi associé à la
tristesse et à la mélancolie.

Le texte :
Tous les poèmes de ce recueil ne sont néanmoins pas mélancoliques. C’est le
cas de « L’enterrement » qui est délibérément provocateur.

2. Lecture

Fossoyeur v.2 = personne qui creuse les tombes


Trille v.3 = vibration sonore ou musicale, souvent associée au chant des oiseaux
Surplis v.4 = long et ample manteau porté par les prêtres par-dessus la soutane
lors d’occasions solennelles
Allégrement v.4 = avec entrain
Drille v.8 = type, gars
Rondelets v.10 = grassouillets
Frac v.10 = veste courte devant et longue derrière, portée par les hommes
Pourboires v.11 = au XIXe siècle, l’usage voulait que l’on donne un pourboire
aux croque-morts à l’issue de la cérémonie

3. Explication linéaire

Projet de lecture : En quoi ce poème est-il délibérément provocateur ?

Plan du texte :

v.1 à 8 : Une scène paradoxalement joyeuse

v.9 à 14 : Un humour grinçant

v. 1 à 8 : Une scène paradoxalement joyeuse

RELEVER NOMMER INTERPRETER


« gai » v.1 / Antithèse Rapprochement
« enterrement » v.1 inattendu qui crée un
paradoxe (=une idée qui
va à l’encontre de
l’opinion générale)
surprenant
« rien de gai comme » Tournure superlative Renforce le paradoxe
v.1
v.1 Phrase exclamative Renforce le paradoxe
« je » v.1 Première personne du Il s’agit d’une opinion
singulier originale énoncée par
un locuteur qui se
positionne aux
antipodes de l’opinion
générale.
« le fossoyeur qui C.L. de la musique Cela crée un tableau
chante » v.2 idyllique et charmant.
« la cloche » v.3
« son svelte trille » v.3
« sa voix fraîche de
fille » v.5

« allègrement » v.4 Adverbe Même la prière,


moment grave et
solennel, est faite avec
entrain.
« son svelte trille » v.3 Synesthésies (= figure Renforcent l’impression
« L’enfant de chœur de style qui fait appel, d’un monde
avec sa voix fraîche » v.5 pour définir une harmonieux et enchanté
perception, à un terme
normalement réservé à
des sensations d'ordre
différent. Les écrivains
l'utilisent pour exprimer
des nuances
d'impressions ou de
sentiments.
« bien chaud » v.6 Métaphore filée qui Cette métaphore fait du
« douillettement » v.6 compare le cercueil à un mort un « heureux »
« édredon » v.8 lit dormeur. L’enterrement
est présenté comme
une scène joyeuse.

v. 9 à 14 : Un humour grinçant

RELEVER NOMMER INTERPRETER


v.9 Phrase exclamative + Ce vers constitue une
retour de la première forme de clôture des
personne du singulier quatrains, dont il fait le
(« me ») bilan (« Tout cela ») et
réaffirme le point de vue
personnel et paradoxal
énoncé au vers 1.
v.10 - 11 Description satirique des Ils sont décrits de
croque-morts manière collective,
comme un groupe
indistinct qui partage les
mêmes caractéristiques
et particularités.
« sous leur frac Sous-entendu Cela signifie que leur
écourté » l.10 ventre déborde
suggérant ainsi une
forme de mollesse
autant morale que
physique.
« rondelets » v.10 Adjectif mis en valeur Cela confirme la
par sa place à la césure mollesse.
« nez rougi par les Sous-entendu Cela fait référence à leur
pourboires » v.11 ivresse et complète la
satire.
« Et puis » v.10 – v.12 – Anaphore Produit un effet
v.13 d’insistance sur les
divers éléments
énumérés et leur
accumulation.
« les beaux discours Opposition + ironie Les héritiers ne perdent
concis, mais pleins de pas de temps à rendre
sens » v.12 hommage au défunt.
L’argent les intéresse
beaucoup plus.
« cœurs élargis » v.13 Métaphore Ils sont heureux à l’idée
de toucher l’héritage.
« fronts où flotte une Métaphore Image volontairement
gloire » v.13 absurde – le mot
« gloire » se retrouve
associé à la rime avec le
mot « pourboires »
v.14 Pointe du sonnet (ironie) Si l’enterrement est si
+ vers mis en valeur car « gai », c’est au les
plus court (=octosyllabe) descendants se
réjouissent de la
promesse d’un gain
financier. Le poète
s’amuse avec un humour
grinçant de ce cynisme
bourgeois.

4. Réponse à la question de grammaire

« Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille » v.2 : repérez et analysez les
propositions subordonnées relatives

« qui chante » = proposition subordonnée relative introduite par le pronom


relatif « qui » qui est sujet. Antécédent = fossoyeur. Fonction de la relative =
épithète. Relative explicative

« qui brille » = proposition subordonnée relative introduite par le pronom


relatif « qui » qui est sujet. Antécédent = pioche. Fonction de la relative =
épithète. Relative explicative

5. Conclusion

Ce sonnet est donc délibérément provocateur car Verlaine présente un


enterrement comme une scène paradoxalement joyeuse et fait preuve d’un
humour grinçant.

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