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Mecanique pointNP

Le document traite de la mécanique du point matériel, en abordant la cinématique, la dynamique, et les concepts d'énergie. Il définit les référentiels, les systèmes de coordonnées, ainsi que les notions de vitesse, d'accélération, de moment cinétique et de forces. Enfin, il présente les théorèmes liés à l'énergie cinétique et potentielle, ainsi que le principe de conservation de l'énergie mécanique dans des systèmes soumis à des forces conservatives.

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Mecanique pointNP

Le document traite de la mécanique du point matériel, en abordant la cinématique, la dynamique, et les concepts d'énergie. Il définit les référentiels, les systèmes de coordonnées, ainsi que les notions de vitesse, d'accélération, de moment cinétique et de forces. Enfin, il présente les théorèmes liés à l'énergie cinétique et potentielle, ainsi que le principe de conservation de l'énergie mécanique dans des systèmes soumis à des forces conservatives.

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MECANIQUE DU POINT

I) Cinématique du point matériel:


1) Référentiel:
L’ensemble de tous les systèmes d’axes de coordonnées liés à un même solide de référence S constitue un repère.
Soit une horloge permettant de mesurer des durées ou intervalles de temps. Si on choisit un instant origine, on
dispose alors d’un repère temporel ou chronologie.
L’ensemble d’un repère lié à un solide de référence S et d’une chronologie constitue un référentiel lié à S.
2) Systèmes de coordonnées:
coordonnées cartésiennes:

OM =x ex  y ey z ez

[O , ex , ey , ez ] est le trièdre de référence


ez ey

ex

coordonnées cylindriques:

On a: 
OM =r er z ez où [O , er , e , ez ] est le trièdre de référence.
r est la distance à l'axe, q l'angle polaire et z la côte

M Rem 1: on obtient les coordonnées polaires en supprimant la coordonnée z.

ez Rem 2: attention! er , e sont des vecteurs mobiles.

r Si on pose  ̇ ez , leurs dérivées temporelles se calculent par :


=
e
 er d er d e 
 er= ̇ e
=∧ et = ∧e=−̇ er
dt dt

coordonnées sphériques:

On a: 
OM =r er où [O , er , e , e ] est le trièdre de référence.
er r est la rayon vecteur, ∈[0,  ] est la colatitude et ∈[0,2 ] est la
M
q e longitude
Rem 2: attention!
er , e , e sont des vecteurs mobiles. Si on pose
r e  ̇ e̇ ez =̇ cos  er−̇ sin  e ̇ e , leurs dérivées temporelles se
=
d er
calculent par : =∧ er=̇ sin  e ̇ e ,
dt
j d e⃗θ ⃗ d e 
=Ω∧e⃗θ =φ̇ cos θ e⃗φ−θ̇ e⃗r et =∧e =−̇ cos  e−̇ sin  er
dt dt

trièdre de Frenet: 
B

T est le vecteur tangent,  =R d T est le vecteur normal. Ils
N 
ds N
engendrent le plan osculateur. 
B=T ∧ N
 est la binormale. T

Nicolas CHIREUX page 1/10


MECANIQUE DU POINT
3) Vitesse et accélération – Expressions diverses:
a) Vitesse:

d
OM
Soit un trièdre [O,x,y,z], on définit la vitesse par v =
dt

cartésiennes v = ẋ ex  ẏ ey  ż ez


cylindriques v =ṙ er r ̇ e  ż ez
sphériques v =ṙ er r ̇ e r sin  ̇ e
Frenet v = ṡ T avec ṡ=∥v∥

b) Accélération:
d 2OM
Soit un trièdre [O,x,y,z], on définit l'accélération par a=

dt 2
cartésiennes a = ẍ ex ÿ ey  z̈ ez

cylindriques 2
a = r̈−r ̇  er 2 ṙ ̇r ̈  e  z̈ ez

Sphériques 2 2 2 2
a =( r̈−r θ̇ −r sin θ φ̇ ) e⃗r+(2 ṙ θ̇+r θ̈−r sin θ cos θ φ̇ ) e⃗θ+(2 ṙ sin θ φ̇+r sin θ φ̈+2 r cos θ θ̇ φ̇) e⃗φ

Frenet ṡ 2 ⃗ v
3
a ⃗+
⃗ = s̈ T N avec R= rayon de courbure de la trajectoire
R ∥⃗v ∧a⃗∥

4) Moment cinétique et quantité de mouvement:


On définit la quantité de mouvement par  p =m v . C'est une grandeur combinant un paramètre cinématique
(la vitesse) à un paramètre intrinsèque du système (la masse)
Pour les mouvements de rotation, on utilise plutôt le moment cinétique par rapport à un point O donné:

0=
OM ∧ p =
OM ∧m v
5) Cas particuliers:
a) Mouvement circulaire:
e≡T On le caractérise par r = R et on appelle ̇= la vitesse angulaire. On

er ≡− N se placera dans le plan z = 0. La description dans le repère polaire ou dans celui de
Frenet donne les mêmes résultats. Attention toutefois, l'équivalence e ≡T et
R
e ≡−N  n'est valable qu'en mouvement rigoureusement circulaire!
 r

On appelle vecteur rotation le vecteur porté par l'axe de rotation et dont le


module vaut la vitesse angulaire. On a: =
 ez .
On peut alors exprimer la vitesse et l'accélération d'un point M par:

v =R e=R T soit  


v =∧OM
a =R ̇ e−R  2 er=R ̇ T R  2 N
 

Si le mouvement est uniforme, on a a =−R 2 er=R 2 N


  . L'accélération est normale et centripète.

Nicolas CHIREUX page 2/10


MECANIQUE DU POINT
b) Mouvement à accélération centrale:
Par définition l'accélération du point M est colinéaire au rayon vecteur. On pose: a
 =− f r ,   er et on a :
 a =
OM ∧ 0
Propriétés:
d 0
Le mouvement est plan: En effet avec 0=
OM ∧m v , on a v 
=v ∧m  a =
OM ∧ 0 . On
dt
posera donc:  et on en déduit que le mouvement est plan.
0=m C

Loi des aires: On a OM =r er et v =ṙ er r ̇ e , 0=m r 2 ̇ ez =m C


  d'où C=r 2 ̇
1
L'aire hachurée dS vaut dS = r 2 d  donc la vitesse aréolaire est constante:
2
dS C
r rdq = .
dt 2
Ce résultat est connu sous le nom de loi des aires: en des temps égaux le rayon vecteur balaie des aires égales.
II) Dynamique du point matériel en référentiel galiléen:
Principe fondamental de la dynamique:
Dans un référentiel galiléen R, si un point matériel est soumis à un système de forces de résultante f alors:

d p 
=f
dt
d p
Rem: attention, si la masse du système varie a !
≠m 
dt
Théorème du moment cinétique:
Dans un référentiel galiléen R, si un point matériel est soumis à un système de forces de résultante f alors:

d 0
= M 0  f =
OM ∧ f où M est le point d'application de la force f
dt
Théorème de l'action et de la réaction:
Dans un référentiel galiléen R, soient deux point A et B isolés. Si A exerce sur B la force 
f A  B et si B
exerce sur A la force 
f B A alors: 
f A  B =−
f B A
Rem: si les actions ne se propagent pas instantanément, ce théorème devient faux!
III) Energie cinétique – Energie potentielle – Energie mécanique:
1) Travail – Théorème de l'énergie cinétique:
Soit un point M de R soumis à une force f . On définit le travail élémentaire de la

dM force f lors du déplacement 
dM par: W = f⋅
dM .

M2 t2
M f ⋅
On a alors : W =∫ dM =∫ f ⋅v dt .
M1 t1

1 2
L'énergie cinétique d'un point matériel de masse m et de vitesse v est définie par: E c= m v .
2

Nicolas CHIREUX page 3/10


MECANIQUE DU POINT
Théorème de l'énergie cinétique (TEC):
La variation d'énergie cinétique d'un point entre deux instants dans un référentiel donné est égale au travail des
forces qui s'exercent sur le point entre ces deux instants E c −Ec =W 1 2
2 1

Ce théorème est très utile pour résoudre les problèmes à un seul degré de liberté. On peut aussi l'utiliser sous la
d Ec
forme du théorème de la puissance cinétique à savoir: = f ⋅v
dt
Rem : attention, si la masse du système varie le théorème de l'énergie cinétique ne s'applique plus. En effet, sa
démonstration à partir du pfd suppose que la masse m du système est constante.
2) Force conservative – Energie potentielle:

Une force est conservative s'il existe une fonction scalaire U telle que: f =−
grad U . On dit alors que la
force f dérive du potentiel – ou énergie potentielle U.
Si on cherche le travail de cette force f lors du déplacement M 1  M 2 , on a:
M2 M2 M2

W =∫ f ⋅
dM =−∫ 
grad U⋅
dM =−∫ dU d'après la propriété fondamentale du gradient. Alors:
M1 M1 M1

W =U  M 1−U  M2=− E p
Le travail d'une force conservative lors d'un déplacement M 1  M 2 ne dépend pas du chemin suivi mais
seulement du point de départ et du point d'arrivée: il est égal à la diminution d'énergie potentielle.
3) Energie mécanique:
Lorsqu'on est en présence de forces conservatives, le théorème de l'énergie cinétique s'écrit:
 E c =W =− U ⇔ E c U =0
On appelle énergie mécanique la quantité: E m=E c U
Si le système n'est soumis qu'à des forces conservatives, son énergie mécanique se conserve au cours du temps.

On appelle intégrale première du mouvement toute quantité ne faisant intervenir que des dérivées premières par
rapport au temps qui se conserve au cours du temps.
Dans le cas présent, l'énergie mécanique est une intégrale première du mouvement.

Si le système est soumis en plus des forces conservatives à des forces non conservatives comme les frottements
alors:  E c =W conservatives W nonconservatives =− UW non conservatives et  E=W nonconservatives
3) Equilibre et stabilité:
Un point est à l'équilibre si son énergie potentielle est minimale en ce point. Cela correspond à f =
0 . En
d Ep
effet: =0 ⇔
grad E p=
0 ⇔ f =0 où x est un paramètre caractérisant le mouvement de M.
dx

Pour que l'équilibre soit stable, il faut que le mouvement du point M au voisinage de ce point soit celui d'un
2
d Ep
oscillateur harmonique. On montre que cela correspond à la condition: 0 . C'est un minimum d'énergie
dx 2
potentielle.

Nicolas CHIREUX page 4/10


MECANIQUE DU POINT
Démonstration : supposons pour simplifier que O [0,0,0] soit la position d'équilibre (on peut toujours s'y ramener
par un subtil changement d'origine!). Développons E p  x  à l'ordre 2 au voisinage de cette position d'équilibre. On obtient:
2 2
dE x d Ep
E p  x =E p 0 x p    
dx o 2 dx2 o

d2 E p
Or par définition de la position d'équilibre le terme d'ordre 1 est nul. Posons k =  et écrivons la
dx 2 o
1 2 1 2
conservation de l'énergie mécanique: E cE p=cte⇔ m ẋ E p 0 k x =cte⇔m ẍk x=0 .
2 2
On retrouve bien l'équation du mouvement de l'oscillateur harmonique à une dimension si et seulement si k>0 soit
2
d Ep
0 cqfd!!
dx 2
On peut bien sur généraliser à trois dimensions. On remarque aussi que la pulsation des petites oscillations autour

de la position d'équilibre est donnée par  0= 


 k
m

IV) Oscillateur harmonique – Oscillateur amorti – Oscillateur forcé :


1) L'oscillateur harmonique:
On appelle oscillateur harmonique à une dimension tout système mécanique dépendant d'un seul paramètre décrit
2
Ẍ 0 X =0 où  0 est la pulsation des oscillations. La période T vaut T =
2
par l'équation différentielle: .
0
On a vu que tout mouvement d'un système soumis à des forces conservatives au voisinage d'une position
d'équilibre stable est du type oscillateur harmonique. C'est donc un mouvement très général

Exemple: soit un point M de masse m suspendu à un ressort de raideur k et


de longueur à vide L0.
L0

Le système est soumis à son poids mg ez et à la force de rappel du ressort


Leq

−k L−L 0 ez . Le pfd s'écrit: m ẍ=mg−k  L−L0 =mg−k  xLeq−L 0 .


L

A l'équilibre: 0=mg−k L eq−L0 


D'où: m ẍkx=0
x

On peut remarquer que le poids n'apparait plus. C'est normal car le paramètre x est défini depuis la position
d'équilibre et pas depuis la longueur à vide. C'est le cas dans 99.99% des exercices avec ressorts. Donc dans l'équation finale, le
poids ne doit plus apparaître!

2) L'oscillateur amorti:
2
d Ep
On ajoute au bilan de l'oscillateur harmonique en plus de la force de rappel en -kx avec k =  , une
dx 2 o
force de frottement fluide en − f v . L'équation générale du mouvement devient:
1

m k
ẍ ẋ 20 x=0 avec τ= et  0=
 f m
t est le temps de relaxation: c'est l'ordre de grandeur du temps que met le système, pour f faible, à regagner sa
position d'équilibre après une perturbation.
Nicolas CHIREUX page 5/10
MECANIQUE DU POINT
 0 est la pulsation propre du système: ce serait la pulsation des oscillation si le système n'était pas amorti.
On définit le facteur de qualité Q par: Q= 0  .
C'est un nombre sans dimension caractérisant la qualité de l'oscillateur: plus Q est fort, plus l'amortissement est
faible. Il permet de comparer les comportements de deux systèmes de nature complètement différente comme par exemple un

pendule élastique où Q= 
mk
f
et un circuit RLC où Q=
1 L
R C 
0 2
L'équation du mouvement devient: ẍ ẋ 0 x=0 (1). L'équation caractéristique de cette équation
Q
différentielle fait apparaître trois cas possible:
1
Régime pseudo-périodique: Q
2
C'est le cas où le discriminant est négatif. On appelle pseudo-pulsation la quantité

= 0 1−
1
4Q2
.

− 0 −1
Les deux racines de l'équation caractéristique sont: s1 = ±i = ±i .
2 2Q 2
−t −t
La solution de (1) est alors
= Ae cos  t où les constantes sont
2 it −i  t 2
x=e  A1 e  A2 e
déterminées par les conditions initiales.
1 x t 
Rem 1: on définit le décrément logarithmique par = ln[ ] . Il s'exprime en fonction de Q.:
n xt nT 
samesure expérimentale donne donc accès au facteur de qualité de l'oscillateur.
Rem 2: plus l'amortissement est faible, plus la pseudo-pulsation tend vers la pulsation propre.

1
Régime apériodique: Q
2
C'est le cas où le discriminant est positif.

Les deux racines de l'équation caractéristique sont: s1 =0 


2
−1
2Q
± 
1
4Q 2−1 .

−t
 1
 1 −t


−1 t −1 t
2
0
4Q2
− 0
4Q2 1
La solution de (1) est alors x=e  A1 e A2 e = Ae 2 ch 0 −1 t 
4Q2
où les constantes sont déterminées par les conditions initiales.
Rem : le système atteint la valeur d'équilibre sans osciller.
1
Régime critique: Q=
2
0
C'est le cas où le discriminant est nul. La racine double de l'équation caractéristique est: s0= .
2Q
−t
La solution de (1) est alors
x=e 2  At B où les constantes sont déterminées par les conditions initiales.
Rem : le système atteint la valeur d'équilibre en une oscillation. C'est le retour le plus rapide à l'équilibre.

Nicolas CHIREUX page 6/10


MECANIQUE DU POINT
3) L'oscillateur forcé:
On soumet l'oscillateur harmonique amorti à une force f(t) périodique. L'analyse de Fourier montre que f(t) est
alors décomposable en une somme infinie de termes sinusoïdaux de pulsations multiples de la pulsation fondamentale de f(t).

f t=∑ a n cos n  t bn sinn  t 2
On aura: avec = où T est la période de f(t).Nous
0 T
nous bornerons donc à étudier la réponse de l'oscillateur à une sollicitation de la forme F 0 cos w t . L'équation générale du
mouvement devient:

0
ẍ ẋ 20 x=F 0 cos  t (1)
Q
La solution est de la forme: x t=x 1 tx 2 t où x 1 t est la solution de l'équation sans second
membre et x 2 t la solution imposée par le régime forcé.
On a montré au 2) qu'au bout de quelques t, x 1 t0 . On ne cherchera donc que x 2 t .
De plus on sait que la solution étant de même pulsation que la force excitatrice x 2 t sera de la forme:
x 2 t= X cos  t− .
0 2
Soit l'équation: ÿ ẏ 0 y=F 0 sin  t (2).
Q
0
En posant z=xi y et en calculant (1) +i (2), on obtient l'équation (3): z̈ ż 20 z=F 0 ei t .
Q
La solution de (1) sera nécessairement x=ℜz  .

Posons z=Z e i t où Z=Z e−i  est l'amplitude complexe. En injectant dans (3) et en simplifiant par
it
e , on obtient :

F0 F0  0
Z= Z=


 0 soit  0 2 et Q
20−2 i  20− 2 2   =arctan 2 2
Q Q 0 −

f
Rem 1: on appelle impédance mécanique le rapport .
v
Rem 2: on peut faire grace au modèle des oscillateurs une analogie électromécanique fort utile pour des
modélisations de comportement:

Position x→ charge q Vitesse v→intensité i Force f(t)→tension u(t)


Masse m→ inductance L Coefficient f→ résistance R Constante rappel k→ 1/C capacité

Nicolas CHIREUX page 7/10


MECANIQUE DU POINT
V) Forces centrales en 1/r2:
1) Etude générale des trajectoires:

L'énergie totale de la particule s'écrit


1 GMm 1 ˙2 2 ˙2 GMm
E= m v 2− = ( r +r θ )−
2 r 2 r
C
Nous pouvons en remarquant que r θ̇= écrire
r
l'énergie totale sous la forme suivante:
1 1 C 2 GMm 1 ˙2
E= m r˙2+ m 2 − = m r +U eff
2 2 r r 2

Le potentiel effectif Ueff est tracé ci-contre.

Suivant la valeur de l'énergie totale (notée H sur le


dessin mais c'est bien E), nous obtenons:
-un état de diffusion si E>0 de type hyperbole
-un état de diffusion si E=0 de type parabole
-un état lié si -Umin<E<0 de type ellipse

-un état lié si E=-Umin de type cercle

Plaçons nous dans le cas attractif, k>0.


E=0
q0
Si E>0, on obtient une hyperbole. C'est un état de diffusion. Si
E<0 E=0 on obtient une parabole qui correspond encore à un état de
diffusion.

Si E<0 , on obtient une ellipse. C'est un état lié. On peut


noter que le cas E=Umin correspond à une trajectoire circulaire.
E>0

Nicolas CHIREUX page 8/10


MECANIQUE DU POINT

E>0 Dans le cas répulsif, k<0.

Ici E>0 donc la trajectoire sera toujours une hyperbole.


Il n'y a que des états de diffusion possibles

q0

c) Etude particulière de l'ellipse:


L'équation est. G sera situé à l'un des foyers.
L'apogée est à r A , le périgée est à rP donc le grand axe de l'ellipse vaut 2a=r A+r P . Or
1 GMm
E= m v 2− =cte .
2 r
C
A l'apogée et au périgée ṙ=0 et v=r θ̇= donc r A et r P sont solutions de
r
2
2 mC
E r +GMm r− =0 .
r
−GMm
On obtient alors l'expression de l'énergie totale en fonction du demi grand axe de l'ellipse: E= .
2a

Calculons maintenant la période de révolution du mobile pour une trajectoire circulaire: on peut écrire que
2πr 1 2 GMm −GMm T 2 4 π2
T= . Or E= m v − = . On obtient après calculs que =
v 2 r 2r a 3 GM
Cette expression reste valide dans le cas d'une trajectoire elliptique.
3) Mouvement des planètes – Mouvement Keplerien:
La thérie précédente peut s'appliquer en première approximation au mouvement des planètes dans le champ
gravitationnel du Soleil. Cela suppose bien sûr qu'on néglige les actions des planètes entre elles comme par exemple les
perturbations de la trajectoire d'Uranus par Neptune – perturbations qui permirent à Joseph Le Verrier de postuler en 1845
l'existence de Neptune qui ne fût découverte qu'un an plus tard -.
On négligera aussi les effets relativistes tels que l'avance du périhélie de Mercure – rotation du périgée de 42.9
seconde d'arc par siècle!!-.
Le mouvement des planètes est décrit dans le référentiel de Copernic en supposant le Soleil fixe et à symétrie
sphérique par trois lois. Elles furent énoncées par l'astronome Johannes Kepler en 1605au vu des excellentes mesures des
positions des planètes effectuées peu avant par le Danois Ticho Brahé – mesures effectuées à l'oeil nu et dont la précision
dépassait la minute d'angle.
Les planètes décrivent des orbites elliptiques dont le Soleil est l'un des foyers

En des temps égaux les rayons vecteurs balaient des aires égales

Le rapport des carrés des périodes aux cubes des demis grands axes sont indépendants de la planète

On peut remarquer que ces lois ont déjà été trouvées lors de la théorie précédente.

Nicolas CHIREUX page 9/10


MECANIQUE DU POINT

4) Mouvement des satellites – Vitesses cosmiques:


On peut utiliser la théorie précédente pour décrire le mouvement des satellites artificiels si le mouvement est
décrit dans le référentiel géocentrique supposé galiléen, si la seule force agissant sur le satellite est la force de gravitation
terrestre, si l'orbite est assez haute (supérieure à 100km) pour négliger l'effet de trainée aérodynamique, si elle est inférieure à
10 rayons terrestres afin de négliger l'action de la Lune ou du Soleil et enfin si on considère que la Terre est à symétrie
sphérique.
On définit la première vitesse cosmique comme étant la vitesse d'un satellite sur une orbite circulaire dont le
rayon est quasiment celui de la Terre.


1 GMm −GMm GM
Comme E 0= m v 20− = d'après ce qui précède, on a v 0= .
2 RT 2RT RT
Elle est de l'ordre de 8km/s.
On peut ensuite définir la vitesse de libération comme étant la vitesse correspondant au passage d'un état lié à un
état de diffusion.


1 GMm 2GM
Comme E libération= mv 21− =0 on a: v 1= .
2 RT RT
Elle est de l'ordre de 11km/s.
On peut donc représenter les trajectoires possibles pour un satellite:

v>v1

v=v1

v0<v<v1

v=v0

Nicolas CHIREUX page 10/10

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