A.2.
2 Sismographe simple
13. Préliminaire : à l’équilibre, le solide .†/ est soumis à son poids et à la tension du ressort :
!
mg! L0 !
0 D uz C k L1 uz
avec L1 D h z1 . On en déduit :
mg
z1 D h L0
k
Étude dans le référentiel non galiléen lié au boîtier :
Le référentiel lié au boîtier (noté RS /) est en translation rectiligne non uniforme par rapport au
référentiel galiléen R.
! d2 ZS
La force d’inertie d’entraînement ressentie par le solide .†/ s’écrit : fie D m! ae D m 2 ! uz .
dt
Le principe fondamental de la dynamique appliqué au solide (†/ dans le référentiel lié au boîtier
s’écrit :
! dz d2 ZS
ma.M /=RS D m! g C k L.t/ L0 ! uz ! uz m 2 !
uz
dt dt
En projection sur !u , on obtient :
z
d2 z dz
m 2 D mg C k.h z L0 / C m! 2 Z0 cos.!t/
dt dt
En soustrayant la relation à l’équilibre établie en préliminaire, on en déduit :
d2 x dx k
C C x D ! 2 Z0 cos.!t/
dt 2 m dt m
r p
k m!0 km
C’est bien de la forme voulue avec !0 D et Q D D .
m
Étude dans le référentiel fixe :
On peut également mener l’étude dans le référentiel galiléen R. Dans ce cas, le principe fonda-
mental de la dynamique s’écrit :
! dz !
ma.M /=R D m! L0 !
g C k L.t/ uz uz
dt
!
d2 OM d2 z.t/ C ZS .t/ ! d2 z
!
avec a.M /=R D D uz D ! 2 Z0 cos.t/!
uz . On retrouve bien
dt 2 dt 2 dt 2
évidemment la même équation.
1=2
MLT 2 L 1
!0 est homogène à une pulsation : Œ!0 D D T 1.
M
MLT 2
Q est sans dimension : Œ D 1
D M T 1 a la même dimension que le produit m!0 .
LT
!0 est la pulsation propre de l’oscillateur, Q son facteur de qualité.
14. On passe en notation complexe : x.t/ D X0 exp i.!t C '/ D X exp.i!t/. En injectant dans
l’équation du mouvement, on obtient :
!0
! 2 C i! C !02 X D ! 2 Z0
Q
4
donc :
X !2 u2
D ! !0 D u
Z0 !02 !2 C i 1 u2 C i
Q Q
!
avec u D .
!0
On prend le module de cette relation :
u2
ˇ ˇ
X0 ˇX ˇ
D ˇˇ ˇD s
Z 0 Z 0
ˇ
2 u2
1 u2 C
Q2
X0
15. Quand u tend vers 0, tend vers 0, ce que l’on retrouve sur le graphe.
Z0
X0
Quand u tend vers l’infini, tend vers 1, ce que le graphe confirme.
Z0
Ce filtre laisse passer les hautes fréquences et coupe les basses fréquences : c’est un filtre passe-
haut.
Remarque : pour un facteur de qualité élevé (voir question suivante), on peut aussi considérer ce
filtre comme un filtre passe-bande, même si cela ne correspond pas à son utilisation courante.
2
2 2
16. Y ./ D 1 C 2 puis :
Q
Y 0 ./ D 4 2 1 C 2 2
Q
s
1
La dérivée de la fonction Y ./ s’annule en D 0 ou D 1 . La première solution
2Q2
correspond à u infini, ce qui traduit le fait que les courbes représentées sur le graphe ont une asymptote
1
horizontale en l’infini. La seconde solution n’existe que si Q > Q0 D p . Dans ce cas, Y ./ présente
2
un minimum donc X0 .u/ un maximum : il y a résonance.
1
Donc, si Q est inférieur à Q0 D p , il n’y a pas de résonance, ce que montre le graphe.
2
17. On souhaite que le mouvement du solide restituent ceux du sol donc que : X0 D Z0 . Il
faut pour cela que ! !0 . Dans ces conditions, le solide .†/ reste pratiquement immobile dans le
référentiel galiléen, le ressort est si souple que le solide .†/ ignore les mouvements du sol.
18. Si on choisit un facteur de qualité proche de la valeur critique Q0 , la réponse du sismographe
reproduit le mouvement du sol dès que ! est environ égale à 3!0 alors que pour un facteur de qua-
lité plus faible, il faut une fréquence beaucoup plus grande pour que la courbe soit confondue avec
son asymptote. La valeur Q0 semble donc être le meilleur choix. Il correspond de plus à un temps
d’amortissement du régime transitoire le plus court : les deux critères sont donc compatibles.
mg g
19. À l’équilibre, l’allongement du ressort est : L D D 2 . Sachant que ! 2 !02 ,
k !0
g
on en déduit : L où f est la fréquence enregistrée. En prenant f D 1 Hz, on trouve
4 2 f 2
L 25 cm. Si on veut par exemple un facteur 3 entre ! et !0 , on obtient L ' 2; 3 m : le
sismographe est très encombrant !
Les sismographe construits selon ce modèle avaient des dimensions impressionnantes (masse de
plusieurs centaines de kilogrammes, taille de plusieurs mètres).
5
A.2.3 Sismographe de LACOSTE
20. Le disque est soumis à son poids et à la tension du ressort. À l’équilibre :
! ! !
A ^ m!
g C k AB D 0
ou encore :
! C ` sin ! !
` cos u mg! ! C .d
` cos u !
` sin /uz D 0
y uz ^ uz C k y
ce qui donne :
k` cos .d l sin / C k`2 sin cos mgl cos D 0
qui se simplifie en :
.kd mg/ cos D 0
21. À l’équilibre, mg D kd ou cos D 0. On veut que D 0 soit position d’équilibre, il faut
donc que mg D kd . Cet équilibre est indifférent : le moment des forces en O est nul quel que soit
l’angle , il reste nul tout au long du mouvement de la masse m.
22. Maintenant :
! ! C .d cos ˛ ` sin /!
AB D . ` cos C d sin ˛/u y uz
L’énergie potentielle élastique associée au système disque-ressort s’écrit :
1
EP;ressort D kAB 2 C cste1
2
Tous calculs faits, on trouve :
EP;ressort D k`d sin ˛ cos C cos ˛ sin C cste1
23. EP;pesanteur D mg` sin C cste2 .
d
24. On veut que EP;ressort C EP;pesanteur . D 0/ D 0 donc que : k`d cos ˛ C mg` D 0, ce
d
mg
qui donne bien : cos ˛ D .
kd
25. L’énergie potentielle du système est :
EP ; D k`d sin ˛ cos C cos ˛ sin C mg` sin C kd ` sin ˛
en choisissant l’origine des énergies potentielles en D 0.
Au voisinage de D 0, elle s’écrit :
2
1
EP ; D k`d sin ˛ 1 C cos ˛ C mg` C kd ` sin ˛ D kd ` sin ˛ 2
2 2
La conservation de l’énergie du système permet d’écrire :
1 2 d 2 1
m` C kd ` sin ˛ 2 D E0
2 dt 2
d
où E0 est une constante. Après dérivation par rapport au temps et simplification par , on obtient :
dt
6
d2 kd sin ˛
C D0
dt 2 m`
Remarque : on peut aussi commencer par dériver l’équation traduisant la conservation de l’énergie
puis effectuer ensuite le développement limité au voisinage de D 0. Dans ce cas, le développement
limité se fera à l’ordre 1 et non 2 en . r
kd sin ˛
26. On retrouve l’équation d’un oscillateur harmonique de pulsation : !1 D . Or
m`
mg
sin ˛ D cos ˛ tan ˛ D tan ˛. On en déduit la relation demandée :
kd
g tan ˛
r
!1 D
`
27. Le mouvement du disque .D/ reproduira celui du sol pour des pulsations ! telles que !
!1 . On peut ajuster !1 grâce à l’angle ˛ et la choisir suffisamment faible pour enregistrer des se-
cousses sismiques de plus grande période qu’avec le premier
s sismographe étudié.
` `
Si on veut ! ' 3!1 comme précédemment : 2 ' 30, c’est-à-dire : ' 200. Si
g tan ˛ tan ˛
on prend par exemple ` D 1 m, on obtient ˛ ' 0; 3ı .
A.2.4 Un sismographe optique
28. La puissance d’un laser Hélium-Néon utilisé par le professeur est de l’ordre de 1 mW.
L’extension spatiale tansverse du faisceau est de l’ordre du millimètre.
La puissance par unité de surface (ou éclairement) est donc de l’ordre de :
3
10
E0 6
D 103 W.m 2
10
29.
M2
O2
x
O O1
(Sp)
.M1 /
photodétecteur
30. Les deux ondes qui interfèrent ont chacune subi une transmission et une réflexion au niveau
de la séparatrice. Leur éclairement est donc : E1 D RT E0 . La conservation de l’énergie de l’onde au
passage de la séparatrice impose : R C T D 1.
L’éclairement des ondes qui interfèrent est de la forme : E D R.1 R/E0 .
7
31. Cet éclairement est maximal pour R D 0; 5. Cette valeur permet d’avoir le signal le plus
lumineux possible.
32. La différence de marche entre les ondes qui interfèrent au niveau du photodétecteur est :
ı D 2e12 . La formule de Fresnel des interférences à deux ondes s’écrit :
2
E D 2E1 1 C cos 2e12
E0
Or E1 D R.1 R/E0 D . On en déduit :
4
E0 2 2 2e12
ED 1 C cos 2e12 D E0 cos
2
A.2.5 Le déplacement du miroir
33. Dans le référentiel non galiléen lié au support, le miroir .M1 / est soumis à la force de frotte-
ment fluide et à la force d’inertie d’entraînement. Le principe fondamental de la dynamique appliqué
au miroir .M1 / dans le référentiel RS lié au support s’écrit :
! dy ! d2 x !
ma.M1/=RS D f ux m 2 ux
dt dt
!, on obtient :
En projection sur ux
d2 y f dy d2 x
C D
dt 2 m dt dt 2
34. On passe en notation complexe. Il vient :
! 2 XM
Y D D Y exp. i'/
2 f
! C i!
m
f
avec Y D jY j et ' D arg ! 2 C i!
m
Il vient :
XM !
YM D s 2
2 f
! C m
f h i
et : tan ' D avec cos ' < 0 et sin ' > 0 donc ' 2 ; donc
m! 2
f
' D arctan C
m!
L’énoncé comportait une erreur de signe dans l’expression de '. Il en a été tenu compte dans la
correction, les candidats n’ont pas été pénalisés.
8
A.2.6 Le signal enregistré
35. L’épaisseur e12 de la lame d’air équivalente est maintenant e12 D d0 C y.t/ donc, d’après ce
qui précède, l’intensité délivrée par le photodétecteur est :
2 2
I.t/ D Imax cos
d0 C y.t/
36. On lit la période du signal T sur les courbes. On trouve : T ' 0; 2 s. C’est la période de y.t/
1
donc celle de la secousse sismique. La fréquence de celle-ci est donc f D D 5 Hz.
T
37. I.t/ est de la forme : I.t/ D Imax cos2 ‰.t/ où
2 2
d0 C YM cos.!t
‰.t/ D d0 C y.t/ D '/
dI d‰
Sa dérivée par rapport au temps s’écrit : D 2Imax cos ‰.t/ sin ‰.t/ . Elle vaut 1 ou 0
dt dt
quand cos ‰.t/ ou sin ‰.t/ sont nuls (ça correspond au maxima et minima globaux de la fonction).
d‰
Elle présente un extremum local quand D 0, c’est-à-dire quand sin.!t '/ D 0 donc quand
dt
y.t/ D ˙YM .
Quand y.t/ D ˙YM , le miroir rebrousse chemin. Entre ces deux positions, sur les figures où au
niveau de ces positions l’intensité du signal est nulle ou maximale (figures 1, 3 et 6), on compte 4
franges ce qui correspond à 2 .2YM / D 4, d’où YM D .
Autre méthode : sur les autres figures (2, 4 rt 5), les extrema locaux de I.t/ correspondent à une
intensité :
2 2
I1 D Imax cos .d0 C YM /
et
2 2
I2 D Imax cos .d0 YM /
Connaissant d0 , la mesure de I1 =Imax ou de I2 =Imax permet de déterminer YM .
Comme on connaît ! et f =m, on peut en déduire l’amplitude XM de la secousse sismique.
9
B Deuxième partie - L’origine du champ magnétique terrestre
B.1 Variations temporelles du champ magnétique terrestre
38. Ces deux courbes nous informent que la polarité du champ magnétique terrestre change aux
cours des temps géologiques.
Ses inversions sont désordonnées.
Au cours d’une période où le sens du champ ne change pas, l’intensité du champ géomagnétique
varie également de manière aléatoire.
Le changement de polarité est beaucoup plus rapide que la durée pendant laquelle le champ géo-
magnétique garde un signe constant.
39. L’allure de la courbe ressemble à :
champ
temps
0
Brunhes Matuyama
Jamarillo Olduvai
B.2 Observation expérimentale d’une dynamo turbulente
B.2.1 L’expérience VKS2
40. VKS : Von Karman Sodium.
41. L’expérience VKS2 a mis en évidence la génération d’un champ magnétique par un écoule-
ment turbulent de sodium liquide ainsi que les inversions aléatoires de la polarité de ce champ.
42. Démarche scientifique :
Interrogation : quelle est l’origine du champ magnétique des planètes, étoiles, etc. ?
Modèle théorique : la dynamo.
Simulations numériques insuffisantes.
Reproduction en laboratoire : étude préalable, réalisation de l’expérience, mesures.
Amélioration, ouverture.
43. Le fluide utilisé dans cette expérience doit être bon conducteur de l’électricité, liquide à
la température de l’expérience avec une viscosité et une masse volumique qui permettent d’obtenir
de grands nombres de Reynolds cinétique et d’atteindre la valeur critique du nombre de Reynolds
magnétique. Le sodium répond à ses exigences comme nous le verrons dans la suite du problème.
44. Le sodium brûle spontanément dans l’air et réagit très vivement avec l’eau. Les conditions
dans lesquelles se déroulent l’expérience sont donc très particulières.
10
45. Les sondes de champ magnétique fonctionne sur le principe de l’effet Hall( avec des semi-
conducteurs). Il faut une sonde par direction donc trois sondes pour mesurer les trois composantes du
champ magnétique.
46. 1 tesla D 10000 gauss.
47. Les chercheurs ont fait tourner les turbines à des vitesses différentes pour simuler la rotation
d’ensemble de la planète.
48. Le reversement de la direction du champ et ses variations aléatoires sont mis en évidence par
cette expérience, de même que le fait que la durée de retournement du champ est très faible devant la
durée pendant laquelle le champ garde un signe constant.
B.2.2 Le nombre de Reynolds cinématique
@! v !
49. Le terme C ! v grad !v est l’accélération de la particule de fluide, composée de l’accé-
@t
@!v !
lération locale : et dde l’accélération convective : !v grad ! v.
@t
! ! !
grad P est la densité volumique des forces de pression, j ^ B la densité volumique des forces
de Laplace et ! v la densité volumique des forces de viscosité.
!
50. Le nombre de Reynolds cinétique permet de comparer l’ordre de grandeur de ! v grad !v
et celui de ! v . Le premier correspond au transport convectif de quantité de mouvement, le se-
cond au transport diffusif, ce qui est bien la signification donné dans l’encadré à la fin de l’article.
51. Il faut trouver l’ordre de grandeur de la vitesse et de la taille de l’écoulement. Pour la taille,
on peut prendre le rayon de la cuve, à savoir L 0; 3 m (on note par l’ordre de grandeur) et pour la
vitesse de rotation d’un point à la périphérie de la cuve, à savoir L où est la vitesse de rotation, de
1000 2
l’ordre de 1000 tours par minutes, c’est-à-dire : U 0; 3 ' 30 m.s 1 . On en déduit :
60
30 0; 3 900 7
Re D ' 10 : c’est bien l’ordre de grandeur donné dans le texte.
6 10 4
Attention, la valeur donnée dans l’énoncé pour la viscosité du sodium comporte une erreur d’un
facteur 10.
B.2.3 Le nombre de Reynolds magnétique
52. L’équation de Maxwell-Ampère s’écrit, avec l’approximation suggérée par l’énonce :
!! ! ! !
rot B D 0 j D 0 E C !
v ^B
!
!! @B
Or, d’après l’équation de Maxwell-Faraday, rot E D .
@t
On prend le rotationnel de l’équation de Maxwell-Ampère. Il vient :
! ! ! ! ! ! ! !
rot rot B D 0 rot E C rot v ^ B
! ! ! ! ! ! ! !
Or rot rot B D grad div B B D B puisque div B D 0.
Finalement :
!
! @B ! ! !
B D 0 C rot v ^ B
@t
11
ou encore :
!
@B ! ! 1 !
D rot !
v ^B C B
@t 0
! !
53. Le nombre de Reynolds magnétique compare l’ordre de grandeur de rot !
v ^ B et celui
1 !
de B . En effet :
0
! !
rot !
v ^B UB=L
! D 0 UL
1
B B=0 L2
0
54. Rm D 0 UL ' 410 7 107 30 0; 3 ' 100. C’est un peu grand mais la vitesse
caractéristique est sans doute un peu surestimée.
B.3 Alternateur en classe de troisième
55. Exemple d’activité de découverte :
description sommaire d’un alternateur (le professeur réalise quelques expériences qualitatives
permettant de dégager le principe général d’un alternateur) ;
appropriation des connaissances par les élèves (questionnaire, visite d’une centrale suivie d’ex-
posé ou d’affiches) ;
recherche d’informations (document écrit ou recherche au CDI sur des sites appropriés) décri-
vant les différentes centrales électriques par l’intermédiaire d’un schéma de principe du fonc-
tionnement de chacune. La consigne est de rechercher quelle source d’énergie va permettre le
fonctionnement de cette centrale et d’identifier l’organe qui va permettre la transformation de
cette énergie en énergie électrique : l’alternateur.
Les compétences évaluées doivent être en rapport avec l’activité de découverte proposées (diffé-
rents item des compétences 3, 4 et 7 essentiellement).
56. Exemple de démarche d’investigation :
Matériel à prévoir : aimant - bobine- fer doux- multimètres ou ocilloscopes-fils de connexion-
lampes adaptées aux dynamos. Il facilitera la mise enœuvre d’expériences visant à comprendre
le fonctionnement de la dynamo.
Prérequis : les élèves savent que le point commun à toutes les centrales électriques est l’alter-
nateur et que l’énergie reçue par l’alternateur est convertie en énergie électrique.
Situation déclenchante : en partant d’un alternateur de bicyclette et d’instruments de mesure
mis à votre disposition, imaginez les échanges entre les membres d’un groupe de techniciens
et d’ingénieurs qui doivent bâtir un alternateur permettant d’obtenir une tension la plus élevée
possible.
Phase de travail en groupe : le professeur suit le travail des groupes avec pour objectif de
ne pas donner des solutions toutes prêtes mais de favoriser les initiatives qui mèneront vers un
résultat. Il demande aux élèves de produire sous la forme d’un schéma leurs idées d’expériences
avant d’en autoriser la réalisation.
Discussion - mise en commun : les différentes propositions sont mises en commun et discutées.
Institutionnalisation : trace écrite, réponse aux questions posées par la situation déclenchante.
B.4 Modèle de la dynamo auto-entretenue
57. Le disque conducteur, en mouvement dans le champ magnétique, est le siège d’un phénomène
d’induction. Il apparaît une force électromotrice entre les points O et C , égale à la circulation de
12
! ! !, ! ! !
v ^ B le long de OC . ! v est selon u ! !
B selon uz donc v ^ B est selon ur , dans le même sens que
!
l’élément de longueur dl le long de OC : la fem induite est positive, le courant induit circule dans
le sens du courant I représenté sur la figure et crée un champ magnétique dans le même sens que
le champ initial. Le champ induit accroît le champ initial : le phénomène s’amplifie et la génération
spontanée du champ est donc possible à partir de légères perturbations qui assurent le démarrage du
processus. Si le sens de rotation du disque est inversé, la vitesse est dans l’autre sens donc la fem
induite est négative de O à C , le courant induit est dans l’autre sens et le champ induit s’oppose au
champ initial. La génération spontanée du champ magnétique n’est pas possible.
58. La distribution de courant est invariante par rotation autour de l’axe Oz, le champ magnétique
ne dépend pas de l’angle .
Soit un point M n’appartenant pas à l’axe Oz. Le plan contenant le point M et l’axe Oz est un
plan d’antisymétrie de la distribution de courant, le champ magnétique est donc dans le plan engendré
par les vecteurs !
ur et !
uz , il n’a pas de composante orthoradiale.
59. M s’exprime henry (H).
ˆ1!2 1
Z
! !
M D D B1 .P / dS P
I1 I1 P 2.C2 /
Z r DR2 Z D2
1 2 R2
Z
! !
D B1 .P / .dr rd /uz D rB1z .r; d /dr
I1 r D0 D0 I1 0
60. La fem induite s’écrit :
a
! ! !MI
Z Z
eOC D !
v .M / ^ B dl M D !rBz .r; d /dr D
M 2OC 0 2
dI
61. La fem totale induite est la somme de eOC et de la fem auto-induite, e D L . La résistance
dt
dI
électrique du circuit étant R,l’équation électrique est : eOC L D RI.t/, soit :
dt
dI MI.t/
(E) L C RI.t/ !.t/ D 0
dt 2
62. Le moment par rapport à l’axe des forces de Laplace s’écrit :
!
Z
! ! !
M D OP ^ I dl P ^ B .P; t/ uz
P 2OC
Z b
D r! ! !
ur ^ IBz .r; d /dr u uz
0
Z b
D I Bz .r; d /rdr
0
MI
D I
2
63. Le dispositif tournant est soumis à son poids de moment nul par rapport à l’axe vertical, aux
forces de Laplace et à l’action du couple moteur. Le théorème du moment cinétique par rapport à
l’axe fixe appliqué au dispositif tournant s’écrit :
d!
J D M
dt
13
ou encore :
d! M 2
(M) J C I .t/ D0
dt 2
64. Afin d’établir le bilan énergétique du dispositif, on multiplie l’équation électrique par I dt et
l’équation mécanique par !dt :
dI MI 2 !
8̂
2
LI dt C RI dt dt D 0
dt
ˆ
2
<
ˆ d! MI 2 !
:̂ J C !dt D 0
dt 2
On additionne ces deux équations et on regroupe les termes pour arriver à l’équation suivante :
1 1 2
!dt D d J ! C LI C RI 2 dt
2
2 2
L’énergie fournie par le couple moteur fait varier l’énergie totale du dispositif (énergie cinétique
+ énergie magnétique) mais une partie est dissipée par effet Joule.
65. Pour I D IC et ! D !C constants, les équations (E) et (M) deviennent :
M
8̂
ˆ RIC D !C IC
2
<
ˆ M 2
:̂ I D
2 C
ce qui donne : r
2 2R
IC D et !C D
M M
Homogénéité :
2 2 E
Œ D ŒF ŒL D ML T et ŒM D D ML2 T 2
I 2
donc l’expression de IC est bien
I2
homogène.
E
ŒR D D ML2 T 1 I 2 donc Œ!C D T 1 : l’expression de !C est bien homogène.
TI2
66. Le bilan énergétique en régime permanent devient : !C D RIC2 : l’énergie fournie par le
couple moteur sert à compenser les pertes par effet Joule.
Fin
14