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La parthénocarpie naturelle chez la tomate, définie comme la production de fruits sans graines, est examinée à travers une revue bibliographique. L'étude présente des travaux réalisés par quatre équipes de chercheurs dans différents pays, mettant en évidence des variétés et des gènes associés à cette caractéristique. Les résultats ont stimulé des recherches supplémentaires, notamment en France, et les exemples de parthénocarpie naturelle sont classés en deux groupes principaux : accidentelle et facultative.

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La parthénocarpie naturelle chez la tomate, définie comme la production de fruits sans graines, est examinée à travers une revue bibliographique. L'étude présente des travaux réalisés par quatre équipes de chercheurs dans différents pays, mettant en évidence des variétés et des gènes associés à cette caractéristique. Les résultats ont stimulé des recherches supplémentaires, notamment en France, et les exemples de parthénocarpie naturelle sont classés en deux groupes principaux : accidentelle et facultative.

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Parthénocarpie naturelle chez la tomate. I.

- Revue
bibliographique
Jacqueline Philouze

To cite this version:


Jacqueline Philouze. Parthénocarpie naturelle chez la tomate. I. - Revue bibliographique. Agronomie,
1983, 3 (7), pp.611-620. �hal-00884550�

HAL Id: hal-00884550


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Parthénocarpie naturelle chez la tomate. I. - Revue
bibliographique

Jacqueline PHILOUZE

LN.R.A., Station d’Amélioration des Plantes maraîchères, Centre de Recherches d’Avignon, B.P. 94, F84140
Montfavet

RÉSUMÉ La parthénocarpie, définie comme la production de fruits sans graines, peut être naturelle ou artificielle.
Dans une 1" partie, sont donnés quelques exemples de parthénocarpie artificielle chez la tomate,
Lycopersicon esculentum Mill., de façon à mieux faire la distinction avec la parthénocarpie naturelle, qui fait
l’objet de cette étude. Plusieurs cas de parthénocarpie naturelle épars dans la littérature sont cités.
Dans une 2 1 partie, les travaux réalisés par 4 équipes de chercheurs dans des pays différents sont présentés de
façon détaillée :
1) en Allemagne fédérale, travaux avec un matériel génétique diversifié dont le plus intéressant est celui issu
du croisement « Atom » x « Bubjekosoko » ;
2) en Italie, travaux avec un matériel présentant une aptitude à la parthénocarpie due au gène récessif pat ;
3) en Moldavie soviétique, travaux avec la variété « Pridneprovskij » ;
4) en Russie soviétique, travaux avec la variété « Severianin» dont l’aptitude à la parthénocarpie est due au
gène récessif pat-2.
Des études comparatives ont été faites entre, d’une part, des fruits sans graines d’une variété parthénocarpi-
que et, d’autre part, des fruits avec graines, soit de la même variété, soit de variétés non parthénocarpiques,
pour les caractères agronomiques, physiologiques, biochimiques. Des études ont également été faites sur les
facteurs du milieu favorables à l’expression de la parthénocarpie, sur la teneur des ovaires en substances de
croissance, etc...
Les résultats obtenus par ces 4 équipes ont stimulé les recherches dans plusieurs pays, dont la France. La
prospection de nouveau matériel parthénocarpique a été entreprise, en particulier dans le matériel issu de
croisements interspécifiques.
Les exemples connus de parthénocarpie naturelle chez la tomate peuvent être rattachés à 2 grands groupes :
parthénocarpie accidentelle ou parthénocarpie facultative, cette dernière étant de beaucoup la plus
intéressante.

Mots clés additionnels : Parthénocarpie accidentelle, parthénocarpie facultative, Lycopersicon esculentum.

SUMMARY Natural parthenoearpy in tomato. L Review of bibliography


Parthenocarpy, defined as the production of fruits without seeds, may be natural or artificial. In the first part,
some examples of artificial parthenocarpy in tomato, Lycopersicon esculentum Mill., are given, to make
clearer the distinction with natural parthenocarpy, which is studied in this paper. Several examples of natural
parthenocarpy scattered in the literature are mentioned.
In the second part, the work of 4 teams of researchers in different countries is presented in more detail :
1) in West Germany, work with diversified genetic material, the most interesting originating from the cross
" "
Atom x " Bubjekosoko ";
2) in Italy, work with material, in which parthenocarpy is due to the recessive gene pat ;
3) in Soviet Moldavia, work with the variety ’Pridneprovskij ’ ;;
4) in Soviet Russia, work with the variety " Severyanin ", in which parthenocarpy is due to the recessive gene
pat 2.
Comparative studies have been made between seedless fruits of a parthenocarpic variety and seeded fruits,
either of the same variety, or of non-parthenocarpic varieties, for agronomic, physiological, and biochemical
characters. Some studies have also been done on environmental factors favorable to the expression of
parthenocarpy, on auxin content of ovaries, etc...
The results obtained by these 4 teams have stimulated research in several countries, in particular in France. A
search has been made for new parthenocarpic material, in particular in progeny from interspecific crosses.
The known examples of natural parthenocarpy in tomato may be classified in 2 main groups : accidental
parthenocarpy or facultative parthenocarpy, the latter being much more interesting.

Additional key words : Accidental parthenocarpy, facultative parthenocarpy, Lycopersicon esculentum.


non parthénocarpique, les différentes étapes du développe-
I. INTRODUCTION ment du fruit sont à mettre en relation avec sa teneur en
auxines (N
, 1952) :
ITSCH
En guise d’introduction, nous donnerons quelques défini-
1) Le développement de l’ovaire commence au stade très
tions concernant la parthénocarpie et valables pour l’ensem- jeune bouton floral et se poursuit régulièrement jusqu’à
ble du règne végétal. l’anthèse, puis s’arrête brusquement, à moins que les ovules
Une importante revue bibliographique sur la parthéno- ne soient fécondés. Ceci correspond à une chute de la
carpie a été faite par SOUSTAF en 1942 ; cet auteur cite
G
N teneur de l’ovaire en auxines, teneur qui devient presque
des exemples de parthénocarpie naturelle ou artificielle nulle au moment où se produit normalement la pollinisa-
chez environ 70 genres différents. tion. A ce stade, une fleur non pollinisée tombera le plus
Le terme de parthénocarpie a été introduit par NO LL en souvent.
TAF 1942), pour définir la formation
1902 (cité par SON,
S
U
G 2) Au moment de la pollinisation, il y a reprise du
de fruits sans graines, résultant de l’absence de pollinisation développement du fruit, le pollen et les tubes polliniques
ou de toute autre stimulation. WirtxLER, en 1908 (cité par agissant soit directement par les auxines qu’ils contiennent,
TAF 1942) définit la parthénocarpie comme la
S
U
G
,
N
SO soit indirectement par l’induction de la synthèse d’auxines
production de fruits sans graines ou avec des graines vides ; par le pistil, grâce aux enzymes qu’ils contiennent.
il distingue entre parthénocarpie stimulative, dans le cas où 3) Le fruit poursuit sa croissance grâce aux auxines
le fruit est produit après une polllinisation ou une autre produites par les graines qui se développent, auxines qui
stimulation, et parthénocarpie végétative, chez laquelle ni diffusent dans l’ovaire. Chez la tomate, il est ainsi bien
pollinisation ni aucune autre stimulation n’est nécessaire. connu que, chez une même variété, il y a une corrélation
GUSTAFSON (1942) utilise le terme de parthénocarpie pour entre le poids des fruits et leur nombre de graines.
le développement d’un fruit sans fécondation. Dans le cas Dans cet article, nous présenterons un certain nombre
où il y a eu fécondation avec avortement précoce de d’exemples, épars dans la littérature, de parthénocarpie
l’embryon, STOUT (1936) (cité par , USTAFSON 1942)
G chez la tomate cultivée, Lycopersicon esculentum Mill.
emploie le terme de sténospermocarpie, ou fausse parthé- Dans une 2 e partie, nous présenterons de façon beaucoup
nocarpie. En fait, dans la pratique, il est très difficile de plus complète le travail réalisé sur la parthénocarpie natu-
distinguer entre absence de fécondation et avortement relle chez la tomate par plusieurs équipes de chercheurs
précoce de l’embryon (G , 1942).
USTAFSON avec du matériel végétal et dans des conditions extrême-
SON (1942) classe les cas de parthénocarpie en
F
A
T
S
U
G ment différentes ; ce travail ouvre des perspectives intéres-
2 grands groupes : parthénocarpie naturelle et parthénocar- santes pour les généticiens, les sélectionneurs et les physio-
pie artificielle induite expérimentalement par des substan- logistes.
ces chimiques. La tendance à la parthénocarpie naturelle

peut être améliorée en créant artificiellement des conditions


de milieu favorables à l’expression de cette parthénocarpie ; II. QUELQUES EXEMPLES DE PARTHÉNOCARPIE
CHEZ LA TOMATE
il est donc parfois difficile de dire où finit la parthénocarpie
naturelle et où commence la parthénocarpie artificielle ou
induite. Nous retiendrons, de la terminologie utilisée dans l’intro-
NITSCH (1952) distingue entre parthénocarpie génétique, duction, que la parthénocarpie est le développement d’un
fruit sans fécondation, et que cette parthénocarpie peut être
parthénocarpie due aux facteurs du milieu et parthénocar- naturelle ou artificielle. La parthénocarpie artificielle n’est
pie d’origine chimique. Dans le cas de la parthénocarpie due
aux facteurs du milieu, il s’agit de la formation de fruits pas ce qui nous intéresse ici, nous en donnerons cependant
parthénocarpiques due à des conditions inhabituelles du quelques exemples, afin de mieux faire la distinction avec la
climat chez des plantes qui produisent d’habitude des fruits parthénocarpie naturelle.
avec graines. A. Parthénocarpie artificielle
D’après LRICH
U (1952), la parthénocarpie naturelle est
tantôt constante et caractéristique; de la variété, tantôt Elle peut être induite par toutes sortes de traitements, qui
facultative, tantôt accidentelle. vont de l’application, sur le stigmate, de pollen d’espèces ou
AZ (1955), en faisant la synthèse des définitions
V
RT
a, de genres différents, de pollen irradié, de pollen mort,
données par les auteurs précédents, a proposé une classifi- d’extraits de pollen, jusqu’à la pulvérisation de substances
cation des différents types de parthénocarpie, qui peut être de croissance.
naturelle ou artificielle. La parthénocarpie naturelle peut Ainsi TaTARItvTSEV (1929) a traité le stigmate de fleurs
être obligatoire (d’origine génétique), facultative ou acci- castrées de plusieurs variétés de différentes façons : apport
dentelle (dans ces 2 derniers cas, elle serait due à des de pollen de pomme de terre, de spores de lycopode, de
modifications des conditions habituelles, ou bien son origine terre séchée, stigmate irrité avec une pince ou avec un
serait indéterminée). pinceau. Dans ces conditions, 60 à 70 p. 100 des fleurs de
TAFSON (1939) a montré le rôle des auxines dans la
S
U
G « Ficarazzi » donnaient des fruits
parthénocarpiques, alors
formation des fruits naturellement parthénocarpiques. Chez que chez le témoin (fleurs castrées sans traitement du
ces fruits, la teneur en auxines dans les ovaires des boutons stigmate), 10 p. 100 des fleurs donnaient des fruits. Les
floraux est plus élevée que celle des ovaires des boutons autres variétés testées répondaient également aux différents
floraux de variétés comparables non parthénocarpiques traitements par la formation de fruits parthénocarpiques,
(essais faits sur des variétés d’oranger, de citronnier et de quoique dans des proportions différentes de celles de
vigne). Le taux d’auxines serait suffisant chez les variétés « Ficarazzi ». Les fruits
parthénocarpiques diffèrent le plus
parthénocarpiques pour que l’ovaire se développe sans souvent des fruits avec graines par leur taille, leur forme et
pollinisation ni fécondation. Pour NITSCH (1970), l’impor- leur structure interne.
tant pour une plante parthénocarpique est d’arriver à une GusTa,FSON (1936) a été le premier à induire le dévelop-
concentration seuil en substances de croissance au moment pement de fruits parthénocarpiques chez la tomate en
critique de l’anthèse. Rappelons en effet que chez un fruit utilisant des substances chimiques : acides indole-propioni-
que, phénylacétique, indole-acétique, indole-butyrique. pas de fruits. D’autres variétés (« Porter », « Summer
Depuis, de très nombreuses substances chimiques ont été Prolific » et 5 lignées sélectionnées au Texas) produisaient
utilisées avec succès (citons en particulier l’acide naphtoxya- de nombreux fruits parthénocarpiques. Il y avait des diffé-
cétique). La pulvérisation de substances de croissance est rences marquées dans l’aptitude à former des fruits avec ou
maintenant utilisée de façon courante par de nombreux sans graines à températures élevées dans ce matériel. Les

agriculteurs, en particulier sur les premières inflorescences auteurs concluent qu’il doit être possible de sélectionner
en culture précoce, de façon à pallier une insuffisance de la pour un degré élevé de parthénocarpie.
pollinisation. Les variétés « Oregon Cherry» (BAGGETT & FRA-
, 1978a)
ZIER et surtout « Oregon T 5-4 » (BAGGE &
T
RAZIE 1978b),
F
It, toutes 2 à très petits fruits (11 à 16 g),
B. Parthénocarpie naturelle montrent une tendance à former des fruits parthénocarpi-
ques à température basse. Les fruits sans graines de
Les plantes mâle-stériles, ou présentant des anomalies du
nombre de chromosomes, montrent souvent une certaine
«
Oregon T 5-4 » auraient une maturation plus rapide que
les fruits avec graines.
aptitude à développer des fruits parthénocarpiques. Ainsi EL AHMADI & STEVENS (1979) ont montré que, chez
ESLEY & L
L ESLEY (1941) ont montré que la déficience la lignée « BL 6807 = Sub Arctic Plenty », sélectionnée
d’une partie d’un chromosome, ou que l’addition de ce dans l’Alberta pour son aptitude à nouer au froid
chromosome, déficient ou entier, entraînait une certaine , 1972), 75 p. 100 des fruits formés à températu-
ARRIS
(H
tendance à la parthénocarpie ; les fruits sans graines, res élevées ne contenaient pas de graines (essai en chambre
comparés à ceux avec graines obtenus sur la même plante, climatisée à 37°8 le jour, 26°7 la nuit, photopériode de 12 h).
étaient beaucoup plus petits et plus lents à mûrir. Nous
laisserons de côté tous les cas de ce genre, aneuploïdie ou
polyploïdie, pour ne nous intéresser qu’à la parthénocarpie III. TRAVAUX RÉALISÉS SUR LA PARTHÉNOCAR-
rencontrée chez des plantes diploïdes normales. PIE NATURELLE CHEZ LA TOMATE
Plusieurs auteurs ont montré que les conditions de milieu
jouent un rôle important dans la production naturelle de Des travaux ont été conduits par des équipes différentes,
fruits parthénocarpiques. La température (élevée ou basse) dans des pays différents, avec du matériel végétal, des
est le plus souvent citée, mais aussi la lumière (intensité méthodes d’étude et des objectifs différents. Faire une
lumineuse, photopériode), la fumure, etc... Il est difficile de synthèse à partir d’éléments aussi disparates serait bien
savoir à quel niveau jouent d’abord les conditions de milieu. difficile, aussi avons-nous choisi de présenter séparément
Favorisent-elles l’expression d’une parthénocarpie naturelle les travaux conduits initialement par 4 équipes de cher-
latente en entravant les processus normaux de formation du cheurs, en Allemagne fédérale, en Italie, en Moldavie
pollen, de pollinisation et de fécondation, ou bien agissent- soviétique et en Russie soviétique. Les résultats obtenus par
elles en stimulant la formation de substances de croissance ces équipes ont ouvert la voie à des recherches conduites

dans les ovaires des jeunes boutons floraux, ou enfin ces maintenant dans plusieurs pays.
2 phénomènes se superposent-ils ?
STERMANN (1912-1913) (cité par ,
HÔ USTAFSON 1942) a
G A. Matériel dont l’intérêt a été mis en évidence en
castré des fleurs de plusieurs variétés de tomate à plusieurs Allemagne fédérale
reprises en été, afin de déceler celles qui avaient une 1. Travaux
tendance naturelle à la parthénocarpie. Aucune des variétés entrepris Allemagne fédérale
en

n’a développé régulièrement des fruits parthénocarpiques, EIMANN (1968) a signalé la sélection de matériel
R
HILIPP
-P
mais toutes en ont produit occasionnellement, le plus parthénocarpique au Max-Planck-Institut fur Kulturpflan-
souvent de petite taille, surtout en fin de saison. zenzüchtung, à Ahrensburg. Ce matériel a ensuite été étu-
D’après H AWTHORN (1937), des lignées issues du dié au Bundesforschungsanstalt für Gartenbauliche Pflan-
croisement entre « Large Cherry » et « Bonny Best» sont zenzüchtung, à Ahrensburg.
capables de nouer au Texas pendant les mois chauds ; il y a Le matériel étudié, assez diversifié, est issu de plusieurs
production de fruits avec graines en juin et en début juillet, croisements différents, aussi présentons-nous dans le
puis de fruits sans graines quand les températures sont très tableau 1 la généalogie des variétés que nous mentionnons
élevées et, à nouveau, de fruits avec graines en novembre. ici, généalogie qui nous a été communiquée par RE -
IMANN
Pour FO
STER & T ATMAN (1937) (cité par , USTAFSON
G HILIPP (comm. pers., 1977).
P
1942), les températures élevées ou basses, les réserves Le matériel parthénocarpique sélectionné au Max-
faibles en hydrates de carbone et en azote sont des causes de Planck-Institut est intéressant pour sa très grande précocité,
la production de fruits parthénocarpiques. Les réserves du fait de l’amélioration de la nouaison des premiers
faibles en hydrates de carbone sont causées par une fumure bouquets quand les conditions climatiques sont défavora-
azotée élevée, une humidité élevée du sol, une température bles (R
, 1968). En culture précoce, il y a
HILIPP
-P
EIMANN
élevée et des jours courts. d’abord production de fruits sans graines, puis les fruits
Pour OSBORNE & W ENT (1953), des fleurs castrées de contiennent des graines (REIMANN-PHILIPP & FUCHS,
la variété « Essex Wonder » ne développent de petits fruits 1969). Cette aptitude à la parthénocarpie est héréditaire
parthénocarpiques que dans des conditions de températures (R & ,
LIPP
-PHI
EIMANN UCHS 1969). Mais ce matériel par-
F
basses, d’intensité lumineuse élevée et de photopériode thénocarpique, tout comme le matériel non parthénocarpi-
longue ; dans ces conditions, les réserves en hydrates de que, exige un éclairage d’appoint en hiver - NN
A
EIM
(R
carbone sont importantes. Des réserves faibles en hydrates PHILIPP, 1968 ; REIMANN-PHILIPP & FUCHS, 1969).
de carbone induisent la stérilité et non la parthénocarpie PREIL & REIMANN-PHILIPP (1969) ont montré que
chez « Essex Wonder », contrairement à ce que suggèrent la parthénocarpie de 5 lignées étudiées: « 65/107 »,
R & TATMAN (1937).
TE
FOS « 67/235 », « 66/111-1 », « 66/111-2» et « 66/125-2 », ne
OHNSON & HALL (1954) ont montré que, en culture
J vient pas d’un défaut de qualité du pollen, qui est très fertile
d’été au Texas, « Marglobe» et « Rutgers » ne produisaient même à basse température. Des fruits parthénocarpiques
peuvent se former bien que des tubes polliniques atteignent RE (1973) a montré le rôle de la température sur la
P
m
l’ovaire. Ces auteurs font l’hypothèse d’une concentration formation de fruits parthénocarpiques. Les essais ont été
élevée en substances de croissance dans l’ovaire qui provo- conduits sur des lignées issues de croisements différents. Ce
querait le grossissement de l’ovaire avant que la fécondation sont les lignées « 69/215-224 », « 71/46 », « 72/28 », issues du
ne se produise. croisement « Atom » x«Bubjekosoko », qui montrent la
USEHOLD (1!!72) a étudié la relation entre la variation
M plus forte proportion de fruits parthénocarpiques. Les essais
conduits pendant 3 ans au champ ont montré une concor-
spontanée du niveau de parthénocarpie et la teneur en
substances de croissance chez 69/2!15-224» (F8 du croise-
«
dance entre les minima des courbes des températures
ment « Atom » >< « Bubjekosoko » ) en comparaison avec journalières moyennes (faites sur la base de relevés horai-
2 lignées ne donnant pas de fruits parthénocarpiques. La rcs) et les maxima des courbes des pourcentages de fruits
teneur des ovaires en substances de croissance liées ne parthénocarpiques, avec un décalage dans le temps de 62 à
semble pas avoir d’influence sur la parthénocarpie. Chez 68 jours. L’effet des températures basses sur la formation de
« 69/215-224 », les ovaires qui donnent des fruits parthéno- fruits parthénocarpiques a été vérifié en chambre climatisée
sous intensité lumineuse de 30 000 lux, à une température
carpiques ont une teneur élevée en substances de croissance diurne de 25 °C et des températures nocturnes de 5°, 10° et
libres ; les variations de parthénocarpie sont aussi abruptes
15 °C. Les pourcentages de fruits parthénocarpiques ont été
que la teneur des ovaires en substances de croissance libres.
Au début de la floraison, les lignées non parthénocarpiques respectivement 71 p. 100, 45 p. 100 et 29 p. 100. Cepen-
contiennent beaucoup moins de substances de croissance dant, selon ,REIL la température n’est probablement pas le
P
libres que « 69/215-224 » ; cependant la teneur maximale en seul facteur important, la lumière (longueur du jour,
substances de croissance libres des lignées non parthénocar- intensité lumineuse, composition de la lumière) et les
interactions lumière x température jouent certainement un
piques n’est pas significativement différente de celle de
« 69/215-224 ». USEHOLD fait l’hypothèse d’un facteur
M rôle.
génétique qui permettrait l’action des substances de crois- ICHTER (1972) a comparé la structure et la composition
R
sance chez « 69,’215-224 » ou qui la bloquerait chez le chimique des fruits sans graines et des fruits avec graines de
matériel non parthénocarpique. MUSEHOLD (1972) et PREIL 2 lignées parthénocarpiques, « 68/116 » et « 68/117 ». Les
(1973) expliquent ainsi la formation de fruits parthénocarpi- fruits sans graines ont une teneur en matière sèche plus
ques : pendant la formation des fleurs, des facteurs externes élevée, que l’on considère le fruit entier (graines comprises
stimulent la production de substances de croissance, de telle quand il y en a), ou les différentes parties du fruit
sorte que l’ovaire commence à grossir avant que la féconda- (péricarpe, parois des loges et placentas, pulpe) ; leur
tion soit possible, ce qui explique que, au moment où la teneur en acides est plus faible. Par contre, RICHTER n’a pas
fécondation devrait normalement se produire, celle-ci soit trouvé de différences qualitatives dans les substances aro-
devenue impossible par suite de la dégénérescence des matiques entre fruits sans graines et fruits avec graines
ovules ; il en résulte la formation de fruits parthénocarpi- d’une même lignée.
ques. A la suite de changements dans les conditions Le travail entrepris à Ahrensburg sur la parthénocarpie
climatiques, la teneur en substances de croissance des chez la tomate, est maintenant considéré comme terminé
jeunes ovaires diminue, la fécondation redevient possible ; , 1978) : la culture précoce sous serre de cette espèce
REIL
(P
il y a alors production d’un pourcentage variable de fruits n’est en effet plus économiquement rentable dans les
contenant des graines. conditions allemandes depuis la crise de l’énergie.
2. Travaux entrepris dans d’autres pays (1978). MaPELm (1981) a suivi de la même façon l’évolution
de la teneur des fruits en cytokinine.
En France, pour PHlt.ouzE & MAISONNEUVE (1978b; APELLI et al. (1979) ont comparé la production de
M
1978c), l’aptitude à la parthénocarpie de « 75/59serait
sous le contrôle d’au moins 3 gènes récessifs. Ces auteurs
graines de plantes F2 (sha pat) à celle de plantes
ont montré (1978a) que les fruits sans graines de « 75/59 »,
(sha+ pat+) en serre, après fécondation libre ou à la suite
d’une autofécondation manuelle ; les plantes (sha pat), qui
obtenus à partir de fleurs castrées et non pollinisées, sont de
donnaient 98 p. 100 de fruits sans graines en fécondation
même grosseur que les fruits avec graines obtenus après
castration et autofécondation ou après pollinisation avec le
libre, n’en donnaient plus que 17 p. 100 après pollinisation
manuelle et, avec ce dernier traitement, il y avait en
pollen d’une autre variété, quelle que soit la période de moyenne 42,3 graines par fruit contenant au moins une
l’année.
La variété « Lycoprea » a été testée aux Pays-Bas (Z graine, tandis que, à la suite du même traitement, les fruits
i,s-
ll des plantes (sha+ pat+) en contenaient en moyenne 49,9.
, 1979). Après castration des fleurs sans fécondation,
TRA APELLI et al. concluent que la parthénocarpie n’est pas
M
l’aptitude à la parthénocarpie s’est montrée très faible ; les due à une stérilité ou à une auto-incompatibilité. Cepen-
fruits sans graines étaient 2 fois moins lourds que les fruits
dant, la pollinisation manuelle doit intervenir 2 ou 3 j avant
avec graines. l’anthèse ; plus tard, la pollinisation produit rarement des
Pour APSZKOWSKA (1982), en Pologne, l’aptitude à la
graines. Ceci semble être en relation avec la croissance
parthénocarpie de « Lyconorma » et « Lycoprea » serait rapide caractéristique de l’ovaire (sha pat) à l’anthèse. La
monogénique récessive. pulvérisation d’acide gibbérellique effectuée sur des plantes
de la version (sha pat) de « Ventura» favorise le développe-
ment des étamines, mais il n’y a pas induction de fruits avec
B. Matériel dont l’intérêt a été mis en évidence en Italie
graines.
1. Travaux réalisés en Italie
2. Travaux entrepris dans d’autres pays
IANCHI &
B S
O RESSI (1969), S ORESSI (1970) ont décrit un
En France, les observations réalisées par P ECAUT &
mutant à anthères courtes obtenu dans la variété « Roma»
HILOUZE (1978) ont conduit à des conclusions différentes
P
après traitements de graines au méthane sulfonate d’éthyle ; de celles des auteurs italiens. D’après P
AUT & ,
C
E
le symbole sha (short anthers) a été attribué à l’allèle HILOUZE
P
sha et pat sont des mutations survenues à un seul et même
responsable de ce caractère. Ce mutant est caractérisé par locus : la présence d’étamines courtes et le développement
une semi-stérilité et par un pourcentage élevé de fruits
e caractère, pris tout d’abord pour de fruits parthénocarpiques seraient des effets pléiotropi-
parthénocarpiques. Ce 2
un effet pléiotropique d’un seul gène récessif, a par la suite ques d’une même mutation. Ces caractères sont en effet
c gène récessif, très étroitement lié à sha,
été attribué à un 2 réapparus simultanément par mutation naturelle dans une
responsable du développement précoce de l’ovaire sans lignée en cours de sélection à Montfavet. L’hybride FI entre
la lignée mutante, « Montfavet 191 », et le matériel
pollinisation et sans fécondation. Le symbole proposé est
pat (parthenocarpic fruit) (SI & ,
SS
ORE ALAMINI 1975).
S (sha pat) reçu de SortESS!, avait le phénotype (sha pat). La
Ce mutant a été étudié sous l’angle génétique et agrono- probabilité de 2 mutations à 2 loci différents chez le même
individu est très faible. D’autre part, il n’a jamais été
mique à la Station de Montanaso Lombardo (Milan) possible d’observer de recombinants (sha pat+) ou
dépendant de l’Istituto Sperimentale per l’Orticoltura de (sha+ pat) sur un matériel il est vrai peu abondant. Enfin
Salerne. Des études biochimiques ont été conduites au
ECAUT & PH!LOUZE ont observé que l’expression du
P
Laboratorio Biosintesi Végétale du C.N.R. (Consiglio
caractère « short anthers » dépendait du génotype et du
Nazionale delle Ricerche), à Milan.
ALAVIGNA et al. (1978) pensent à l’intérêt du caractère
F milieu, au point d’avoir un aspect quasi normal dans
certaines conditions. Ces auteurs ont par ailleurs noté que,
pat pour les variétés d’industrie. Dans des descendances F2, si la fertilité du pollen de ce mutant était normale, la
les plantes parthénocarpiques se montrent intéressantes
pour leur précocité ; leurs fruits sont beaucoup plus petits
production de graines était extrêmement faible, quelle que
soit l’origine du pollen utilisé.
que ceux des plantes non parthénocarpiques, mais le
nombre de fruits est plus élevé. De plus, la teneur en sucres Aux Pays-Bas, H OGENBOOM (1978, 1980, 1981, 1982) et
IJLSTRA (1979) ont observé le mutant (sha pat), mais ces
Z
solubles des fruits des plantes parthénocarpiques est en
auteurs n’apportent aucune information nouvelle sur ce
moyenne un degré Brix supérieur à celui des fruits des
matériel.
plantes non parthénocarpiques.
Pour A LLAVEN & SORESSI (1978), l’association entre la
parthénocarpie due au gène pat et la tétraploïdie devrait C. Matériel dont l’intérêt a été mis en évidence en

permettre de surmonter l’insuffisance de mise à fruit qui est Moldavie soviétique


de règle chez des tétraploïdes non parthénocarpiques.
1. Travaux entrepris en Moldavie soviétique
APELLI et al. (1978) ont comparé la croissance du fruit
M
de la variété « Ventura» et de sa version (sha pat). Chez la Les travaux ont été conduits au Jardin Botanique de
variété parthénocarpique, la croissance des ovaires est l’Académie des Sciences de la République de Moldavie, à
beaucoup plus rapide, mais à maturité (10 j plus précoce Kichinev, par LUDNIKOVA (1970) qui a consacré sa thèse à
que chez la variété non parthénocarpique), les fruits n’ont l’étude de la parthénocarpic chez la tomate.
que les 2/3 de la taille des fruits de la variété témoin non Lu!tvtxovA a étudié plusieurs variétés parmi lesquelles
parthénocarpique. A l’anthèse, la concentration en auxine certaines avaient une tendance à former des fruits sans
est environ 3 fois plus élevée dans les ovaires parthénocarpi- graines. La variété « Pridneprovskij » a été sélectionnée par
ques que dans les ovaires non parthénocarpiques.
L’évolu- RAEVOJ à Kiev, en Ukraine, par croisement d’une variété
K
tion de la teneur en auxine et en gibbérelline des fruits de L. esculentum greffée sur pomme de terre, avec une
parthénocarpiques et des fruits avec graines a été étudiée, origine de L. cerasiforme (K , 1949). L’hybride
RAEVOJ
de l’anthèse à 45 j après l’anthèse, par M APELLI et al. « tomate » «
« Cyphomandra » n° 1641 et l’hybride
«
Cyphomandra » x« tomate» n° 1154, ont été obtenus parthénocarpiques. Les hybrides FI ne sont pas parthéno-
par L
UNEVA (1957) (citée par ,UDNIKOVA 1970) par la
L carpiques, le caractère est donc récessif. En F2, on retrouve
pollinisation d’une tomate L. esculentum greffée sur le caractère de parthénocarpie en association, sauf chez
«
Cyphomandra !>, avec du pollen de Cyphomandra ».
« 2 plantes, avec une série de caractères morphologiques que
Nous donnons dans le tableau 2 les résultats d’expérien- l’on trouve chez Pridneprovskij » : feuilles non décou-
«

ces conduites par LuDNtKOVA (1!!70) pendant plusieurs pécs, encore moins découpées et avec une surface foliaire
années, après castration de fleurs non suivie de pollinisa- plus importante aux étages inférieurs, où se forment les
tion, sur plusieurs inflorescences de plusieurs variétés : fruits sans graines, qu’aux étages supérieurs (LuDNIxovA a
montré que la teneur en substances de croissance des
-

Pridneprovskij» et les hybrides Tomate x Cypho-


« «
fouilles inférieures de « Pridneprovskij» était plus élevée
mandra» n° 1641 et «Cyphomandra x Tomate» n° 1154
que celle des feuilles plus découpées des variétés non
peuvent former des fruits parthénocarpiques, contrairement
à la variété témoin « Moldavskij ra.nnij ». parthénocarpiques) ; croissance déterminée ; fleurs des
bouquets inférieurs avec des sépales soudés sur les 2/3 de
-

Les variétés capables de donner des fruits parthéno- leur longueur.


carpiques ne le font que sur les bouquets inférieurs, jamais Des études histochimiques (L
, 1970) ont mon-
UDNIKOVA
sur les bouquets supérieurs (4e et 5&dquo; bouquets). tré que les ovaires des bouquets inférieurs de « Pridnepro-
-

Le pourcentage de fruits parthénocarpiques formés vskij»à tous les stades observés (boutons, fleurs, fruits de
sur les bouquets inférieurs chez «
Pridneprovskij» est 10 à 20 j) contiennent plus d’acide indole-acétique que les
variable selon les années. Ainsi en 1962, où le temps a été ovaires de la variété « Moldavskij rannij », non parthéno-
chaud et sec pendant la période de végétation, il y a eu
carpiquc. Ce fait est probablement à mettre en relation avec
moins de fruits avec graines qu’en 1963 et 1964, où le temps l’observation, faite par OVA,
UDNIK que, aux étages infé-
L
était plus humide et plus froid. ricurs, le grossissement des ovaires se produit avant
Ces résultats sont à rapprocher des observations faites à l’éclosion de la fleur, c’est-à-dire avant la pollinisation.
Kiev par O RAEV (1949) et RYBCHENKO (1960), à Kichi-
K
J L’étude a également porté, pour les mêmes stades de
nev par LuDNtKOVA (1970), sur la variété « Pridnepro- développement des fleurs et des jeunes fruits, sur la teneur
vskij» en conditions de fécondation libre. D’après - RAE
K en peroxydasc, en acide ascorbique, en combinaisons sul-
voi (1949), « Pridneprovskij » se caractérise à Kiev par la hydriques et en amidon.
formation de fruits sans graines aux bouquets inférieurs, Des études embryologiques (R O, 1959, 1960,
YBCHENK
alors que les fruits des étages moyens et supérieurs ont peu cité par LUDNIKOVA, 1970 ; LUDNIKOVA, 1970) ont montré
de graines. A Moscou et plus au Nord, tous les fruits sont que la quantité d’ovules fertiles dans les ovaires des
parthénocarpiques. A Krasnodar et à Odessa, les fruits ont bouquets inférieurs de « Pridneprovskij » est faible. La
peu de graines aux étages inférieurs et un nombre presque dégénérescence des ovules se produit pendant la macrospo-
normal de graines aux étages moyens et supérieurs. - YB
R rogenèse, la macrogamétogenèse et après la formation des
CHENKO (1960) (cité par , UDNIKOVA 1970) rapporte que
L sacs embryonnaires. D’autre part, RYBCHENKO a montré
chez « Pridneprovskij» la formation de plus ou moins de que chez « Pridneprovskij », le pollen des bouquets infé-
graines dans les fruits dépend des conditions climatiques. rieurs ne se développe pas normalement et dégénère, puis le
D’autre part, une humidité élevée du sol et une fumure pollen se développe normalement sur les bouquets supé-
abondante permettent une diminution de la quantité de ricurs. Ces observations sont en accord avec celles de
graines des fruits de « Pridnoprovskij ». A Kichinev UDNIKOVA sur la croissance in vitro du pollen des bou-
L
, 1970), en fécondation libre, « Pridnepro-
UDNIKOVA
(L qucts inférieurs et des bouquets supérieurs de « Pridnepro-
vskij » a donné 10 p. 100 de fruits parthénocarpiques sur les vskij ».
premiers bouquets en 1962, et environ 50 p. 100 en 1963 et Enfin, A
NIKOV
U
L D (1970) a étudié la structure des fruits
1964. sans graines et avec graines de Pridneprovskij
« » ; la teneur
UDNIKOVA (1970) a montré que la parthénocarpic de
L en pulpe des fruits ayant peu ou pas de graines est inférieure
«
Pridneprovskij » se transmet aux descendances de croise- à celle des fruits avec graines ; le tissu placentaire est plus
ments faisant intervenir cette variété et des variétés non abondant. D’autre part, les chloroplastes ne sont pas
toujours détruits et on peut trouver une pulpe restée verte témoin (fécondation libre). Le pourcentage de nouaison est
dans des fruits mûrs, dans certains cas. amélioré si on pollinise les fleurs castrées avec du pollen
Le travail réalisé par L
UDNIKOVA n’a pas été poursuivi en viable de « Belij Naliv 241 ». En fécondation libre, « Seve-
Moldavie soviétique. rianin » donne des fruits avec graines et des fruits sans
graines qui sont au moins aussi gros que les fruits avec
2. Travaux entrepris dans d’autres pays graines ; les fruits avec graines contiennent autant de
Nous ne connaissons pas de travaux réalisés avec le graines que les fruits issus de fleurs castrées et pollinisées
avec du pollen de « Belij Naliv 241 ».
matériel parthénocarpique étudié par OV
UDNIK
L
.
A
Pour savoir si la parthénocarpie chez « Severianin» est
stimulative ou non stimulative (les traitements dont les
D. Matériel dont l’intérêt a été mis en évidence en Russie résultats sont reportés dans le tableau 3 ne permettent pas
soviétique de le dire, puisque l’apport de pollen non viable ou la
castration elle-même peuvent stimuler la parthénocarpie),
1. Travaux entrepris en Russie soviétique VEDAR a réalisé des croisements entre du matériel mate-
DO
Ces travaux concernent la variété « Severianin », sélec- stérile (« Pearson ms ») ou « stamenless », d’une part, et
tionnée par SO LOVJEVA à la Station expérimentale de « Severianin
», d’autre part. Dans les descendances, il a
Gribovo, près de Moscou. Cette variété est issue du observé la formation de fruits parthénocarpiques chez des
croisement [« Byzon» greffé sur Solanum muricatum Ait. plantes mâle-stériles ou « stamenless » ; c’est donc que la
x FI (« Gruntovij Gribovskij x L. hirsutum)] (I -
GNA parthénocarpie chez « Severianin» est non stimulative.
, comm. pers., 1977). Les travaux ont été conduits à
TOVA OVEDAR a montré que le pollen de « Severianin » est
D
l’Académie Timiriazev à Moscou, par un étudiant égyptien, viable (ce pollen a été testé sur « Belij Naliv 241 », sur
« Pearson ms » et sur un mutant « stamenless
, qui a présenté sa thèse en 1973 sur les problèmes
VEDAR
DO »). DOVEDAR
de fructification des tomates à température élevée. - OVE
D a, par ailleurs, fait une étude cytologique comparée de la
DAR a, d’une part, recherché des variétés capables de germination du pollen et des premières étapes de la
produire du pollen de bonne qualité à température élevée, il fructification, chez « Severianin », parthénocarpique, et
s’est, d’autre part, intéressé à « Severianin» capable de chez « Vinequeen », non parthénocarpique. Les études ont
produire naturellement des fruits parthénocarpiques de été faites sur des fleurs castrées pollinisées avec le pollen de
même grosseur que les fruits avec graines, dans des condi- la même variété. Les ovaires pollinisés ont été récoltés à
tions difficiles (25°-35 °C le jour, 20°-25 °C la nuit). intervalles réguliers, de 3 à 96 h après la pollinisation. Chez
OVEDAR (1973) a comparé chez « Severianin» le pour-
D «
Vinequeen », les tubes polliniques atteignent les sacs
centage de fruits parthénocarpiques, le poids des fruits avec embryonnaires 18 h après la pollinisation ; la fécondation
et sans graines, le nombre moyen de graines par fruit, à la est assurée 24 h après la pollinisation. Chez « Severianin »,
suite de 4 traitements : 12 h après la pollinisation, les extrémités des tubes pollini-
-

témoin (fécondation libre) ques commencent à grossir et à se replier ; 36 h après la


-

fleurs castrées non pollinisées pollinisation, seuls quelques tubes polliniques ayant atteint
les sacs embryonnaires assurent la fécondation. Ce compor-
-

fleurs castrées pollinisées avec du pollen viable de la


tement des tubes polliniques de « Severianin », dont l’extré-
variété « Bc1ij Naliv 241»
mité s’épaissit et se replie et dont la croissance est ralentie,
-

fleurs castrées pollinisées avec du pollen non viable de


font conclure à DO VEDAR (1973), A AKIMOVA & DOVE-
V
«
Belij Naliv 241 ». DAR (1976), T ARAKANOV et al. (1978) que la formation de
Les résultats sont donnés dans le tableau 3. fruits sans graines chez cette variété est due à une auto-
Ce tableau montre que la variété « Severianin» peut incompatibilité, la croissance des tubes polliniques étant
former des fruits parthénocarpiques quand ilya castration inhibée dans le tissu conducteur du style. D OVEDAR (1973)
des fleurs non suivie de pollinisation ou suivie d’une a par ailleurs montré que la germination in vitro du pollen

pollinisation avec du pollen non viable. Cependant, dans ces de « Severianin» était fortement inhibée quand ce pollen
2 cas, le pourcentage de nouaison est inférieur à celui du était en présence d’extraits de styles ou d’extraits d’ovaires
(22 h après la pollinisation) issus de fleurs pollinisées de fleurs épanouies en fin septembre-octobre, castrées et non
« Severianin » ; la germination du pollen de « Belij pollinisées. Le pourcentage de fruits noués à partir de ces
Naliv 241» était au contraire stimulée en présence de tels fleurs et le poids moyen des fruits sont plus faibles que dans
extraits. le cas de fruits avec graines issus de fleurs épanouies aux
VEDAR (19’73), AVAKIMOV
DO A & DO VEDAR (1976) ont mêmes dates.
étudié la teneur des ovaires en acides aminés libres chez Un travail de sélection avec le gène pat-2 a été entrepris,
« Severianin » et «
Vinequeen », sur des fleurs préalable- afin de diversifier le matériel parthénocarpique. Les pre-
ment castrées et. pollinisées avec du pollen de la même mières observations sur ce matériel ont montré que l’expres-
variété, et chez « Severianin » sur des fleurs castrées et non sion du caractère de parthénocarpie dépendait également
pollinisées ; les ovaires ont été récoltés à intervalles régu- du génotype (PH!LOUZE, 1981). Enfin, la création de
liers entre 6 et 96 h après la pollinisation. Chez les 2 varié- matériel isogénique, sauf pour pat-2, est en cours ; ce
tés, l’accumulation des acides aminés libres dans les ovaires matériel est indispensable pour étudier de façon rigoureuse
se fait surtout dans les 36 premières heures et leur teneur l’effet du gène pat-2 sur une série de caractères agronomi-
devient beaucoup plus grande que dans les ovaires issus de ques, physiologiques et biochimiques.
fleurs castrées et non pollinisées de « Severianin ». Au A la suite des travaux conduits en U.R.S.S. et en France
moment de la fécondation, il y a plus d’acides aminés chez avec la variété « Severianin », un grand intérêt s’est mani-
«
Vinequeen » que chez « Severianin ». Dans les ovaires de festé dans plusieurs pays pour l’aptitude à la parthénocarpie
« Severianin », il
y a accumulation d’une grande quantité de naturelle de cette variété. Citons les travaux entrepris aux
phénylalanine, alors qu’on n’en trouve pas chez « Vine- Pays-Bas par VAN DEN EL ERKM
B
R
O T (1978), HOGENBOO
M
queen ». (1978 à 1982), ZiJLSTRa (1979), en Italie par PORCELLI
et al.
OVEDAR (1973) a étudié le déterminisme génétique de
D (1979), PO
ELLI & SO
C
R RESSI (1981), aux Etats-Unis par L IN
la parthénocarpic de « Severianin » sur la descendance du (1982), I
Let Nal. (1982), E
G ORGE
et al. (1982). Ces auteurs
croisement « Belij Naliv 241 » x « Severianin ». Le carac- américains ont montré, après D VEDAR que « Seve-
O(1973),
tère est dû à un seul gène récessif (sur 107 plantes F2, 33 rianin» était capable de développer des fruits parthénocar-
étaient parthénocarpiques et 74 non parthénocarpiques). piques à température élevée.
2. Travaux entrepris dans d’autres pays
En France, la variété « Severianin» a été étudiée à la IV. DISCUSSION ET CONCLUSION
Station d’Amélioration des Plantes maraîchères de
l’I.N.R.A., à Montfavet. Cette variété, cultivée sous serre L’aptitude à la parthénocarpie naturelle chez la tomate
verre non chauffée au cours du printemps 1976, a montré faitl’objet depuis quelques années de nombreux travaux.
son aptitude à développer des fruits parthénocarpiques en Jusqu’à une date récente, ces travaux ont été conduits de
conditions de température basse (P UZE & MAISON-
O
HIL façon indépendante et il devenait nécessaire de tester, dans
NEUVE, 1978c ). Ala suite de ces premières observations, les mêmes conditions, le matériel connu dans la littérature
des essais ont été entrepris, qui ont montré que « Severia- pour son aptitude à la parthénocarpie. Cela a été réalisé
nin» était capable, après castration des fleurs sans pollinisa- dans plusieurs pays, avec le souci de rechercher également
tion, de développer des fruits sans graines de même aspect de nouveaux géniteurs de parthénocarpie. Ainsi aux Pays-
et de même grosseur que les fruits avec graines obtenus Bas, ce travail a commencé, en été 1977 (ZI1LSTRA, 1979),
après castration et pollinisation avec du pollen de « Severia- par l’étude d’une série de variétés citées dans la littérature
nin » ou d’une autre variété non parthénocarpique. ainsi que du matériel sélectionné à Wageningen ; les fleurs
Cette parthénocarpie n’est pas due à une stérilité mâle ou ont été castrées, les unes ont été pollinisées, les autres non.
femelle, puisqu’il est possible d’obtenir des graines par Parmi la centaine de variétés et de lignées étudiées, une
autofécondation (soit autofécondation naturelle, soit auto- aptitude à la parthénocarpie a été trouvée chez une tren-
fécondation manuelle). A cet égard, le terme d’auto-incom- taine de lots (H
, 1978, 1979, 1980) ; cependant
OGENBOOM
patibilité employé par les auteurs russes nous paraît tout à « Severianin » semble
l’origine la plus intéressante.
fait impropre. A notre avis, l’arrêt de croissance des tubes De même en Pologne, P ASZKOWSKA (1982) a testé
polliniques observé par ces auteurs est vraisemblablement 30 variétés de tomate pour leur aptitude à la parthénocar-
dû au fait que l’ovaire commençant sa croissance avant la pie. Plusieurs critères, tels que le pourcentage de fruits
floraison, les tut>es polliniques sont dans l’impossibilité parthénocarpiques ou le pourcentage de nouaison à partir
d’assurer la fécondation des ovules qui ne sont plus récep- de fleurs castrées, ont été utilisés. En fait, l’aptitude des
tifs. différentes variétés est variable. Cependant, la parthénocar-
L’étude de l’hérédité du caractère a été faite avant que pie de « Early North » et de « Parteno », comme celle de
nous ayons eu connaissance du travail de A E.
V
DO
R D Nous «
Lyconorma » et « Lycoprea », est bien marquée et serait
avons attribué le symbole pat-2 au gène récessif responsable monogénique récessive.
de ce caractère (POUZE & MAISONNE
HIL , 1978a) ; le
UVE Les sources connues de parthénocarpie viennent soit de
symbole p, proposé par DO VEDAR (1973) ne pouvait être mutations à des loci individualisables (pat; pat-2), soit d’un
retenu, étant déjà utilisé pour désigner un autre mutant, lent travail de cumul de gènes favorables ; cela semble le cas
«
pcach ». Nous avons montré que le gène responsable de la pour le matériel obtenu en Allemagne à partir du croise-
parthénocarpie chez « Severianin» était situé à un locus ment « Atom » x « Bubjekosoko ». De même, K UBICKI &
différent de celui de pat décrit par S ORESSI & SALAMI NI MccHAL,stcn (1978), en Pologne, -

à partir d’un croisement


(1975). entre les 2 variétés canadiennes « Early North » (qui montre
L’expression du caractère de parthénocarpie dépend du une tendance limitée à développer des fruits sans graines) et
milieu (PUZE & MAISONNEUVE, 1978a ; PHILOUZE,
O
HIL «
Beaverlodge 6703 » (qui ne montre pas une telle ten-
1981). Ainsi, si au printemps et en été les fruits sans graines dance) ont sélectionné des lignées qui ont une tendance
-

de Severianinsont de même grosseur que les fruits avec


«
marquée à former des fruits parthénocarpiques quand les
graines, il n’en est pas de même pour des fruits issus de conditions du milieu sont défavorables à la fécondation ; ce
caractère résulterait d’une combinaison de facteurs généti- nelle) parthénocarpie naturelle facultative, bien que,
et
ques venant des 2 variétés parentales. toute une gamme de manifestations intermédiaires existant,
La prospection de la descendance de croisements inters- il puisse être difficile de rattacher tel ou tel exemple à un
pécifiques peut se révéler intéressante. LY & LESLEY
S
E groupe plutôt qu’à un autre. Pour simplifier, nous défini-
(1953) ont attribué à une combinaison exceptionnelle de rons comme parthénocarpie accidentelle les cas où la

gènes venant de 2 espèces (combinaison qui entraînerait formation de fruits parthénocarpiques est peu fréquente et
une production excessive d’auxine) plutôt qu’à l’état tétra- où ces fruits sans graines sont en général d’aspect sensible-
ploïde lui-même, l’aptitude très marquée à la parthénocar- ment différent de celui des fruits avec graines (plus petits,
pie (avec grossissement de l’ovaire avant l’ouverture de la plus côtelés, plus ternes) et plus lents à mûrir. En l’absence
fleur) que montrait une plante tétraploïde, mâle et femelle d’études physiologiques approfondies, nous pouvons seule-
stérile, issue d’une plante FI tétraploïde provenant du ment faire l’hypothèse que, dans les cas de parthénocarpie
croisement L. esculentum x L. peruvianum var. dentatum, accidentelle, les facteurs du milieu agiraient de façon
suivi de 2 recroisements sur une plante tétraploïde à petits prépondérante sur les facteurs génétiques, en entravant la
fruits de L. esculentum. Cette hypothèse est basée sur le fait pollinisation et la fécondation. Beaucoup des exemples cités
qu’on ne trouve pas une telle aptitude à la parthénocarpie en 1re partie peuvent vraisemblablement être rattachés à ce
è
dans des lignées soeurs tétraploïdes, pas plus que dans les groupe ; citons en particulier les exemples donnés par
plantes parentes utilisées pour la réalisation du 2’ recroise- HÔSTERMANN (1912, 1913) et par OSBORNE & WENT
ment. D’autre part, LESLEY & LESLEY auraient également (1953).
obtenu des plantes parthénocarpiques, bien que d’un niveau Nous définirons comme parthénocarpie facultative les cas
de parthénocarpie moindre, chez des plantes diploïdes où la formation de fruits parthénocarpiques est relativement
issues d’un croisement L. esculentum x L. hirsutum. fréquente et peut même atteindre 100 p. 100 des fruits
Aux Pays-Bas, une source prometteuse de parthénocar- formés dans certaines conditions. Ces fruits sans graines
pie a été trouvée dans un croisement interspécifique avec L. sont d’aspect et de taille comparables, sinon identiques, aux
peruvianum (HOGENBOOM, 1980, 1981). D’autre part, une fruits avec graines ; leur précocité est également compara-
nouvelle origine de parthénocarpie a été trouvée dans le ble. Nous faisons l’hypothèse que, dans ce cas, les facteurs
porte-greffe « KK », hybride interspécifique avec L. hirsu- génétiques agiraient de façon prépondérante sur les facteurs
tum. (H, 1980). En France, du matériel parthé-
OGENBOOM du milieu, en favorisant la production d’auxines dans les
nocarpique a été obtenu dans la descendance d’un croise- ovaires, donc en permettant à ceux-ci de se développer sans
ment avec L. parviflorum (PHILOUZE, non publié). Enfin, aucun retard et même avant la floraison. La parthénocarpie

rappelons a!!e « Severianin» est issue d’un croisement avec de « Severianin », contrôlée par le gène pat-2, est un
L. hirsutum. exemple de parthénocarpie facultative.
Jusqu’à présent, la seule distinction que nous ayons En définitive, les cas de parthénocarpie les plus intéres-
introduite pour présenter les cas de parthénocarpie connus sants chez la tomate relèvent d’une parthénocarpie naturelle
chez la tomate est entre parthénocarpie artificielle, qui en facultative ; celle-ci est d’origine génétique, mais son
fait ne nous intéresse pas ici, et parthénocarpie naturelle. expression dépend aussi des facteurs du milieu.
Une distinction supplémentaire mérite d’être introduite Reçu le 6 décembre 1982.
entre parthénocarpie naturelle accidentelle (ou occasion- Accepté le 2 mars 1983.

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