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Mes Resumes en Histoire Geographie Bon

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AKROBOU CHRIST

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LECON 1 : L’ONU

I- LA CREATION, LES OBJECTIFS ET PRINCIPES


1- La création de l’ONU
1-1- Les rencontres préparatoires : la déclaration interalliée de Saint James du 12 juin 1941; la signature de
la charte de l’Atlantique signée le 14 Août 1941 ; la déclaration des Etats Unis du 1 er Janvier 1942
1-2- Les grandes conférences de mise place de l’ONU : la conférence de Moscou (URSS) du 19 au 30
Octobre 1943 ; la conférence de Téhéran (Iran) du 28 Novembre au 1 er Décembre 1943 ; la conférence de
Dumbarton Oaks (USA) du 21 Août au 7 Octobre 1944 ; la conférence de Yalta (URSS) du 04 au 11 Février
1945 ; la signature de la charte de l’ONU à San Francisco le 26 Juin 1945 ; la ratification de cette charte le 24
octobre 1945 (naissance officielle de l’ONU).
2- Les objectifs de l’ONU : maintenir la paix et la sécurité internationales ; développer entre les nations des
relations ; amicales ; réaliser la coopération internationale ; être un centre où s’harmonisent les efforts des
nations vers ces fins communes
3- Les principes de l’ONU : égalité souveraine de tous les Etats membres ; non-ingérence dans les affaires
intérieures des Etats membres ; règlement pacifique des conflits internationaux
II- LES ORGANES DE L’ONU
1- Les principaux organes : Assemblée Générale, Secrétariat Général, Conseil de Sécurité, Conseil
Economique et Social, Cour Internationale de Justice, Conseil de Tutelle
2- Les institutions spécialisées : OMS, Banque Mondiale, FMI, UPU, UNESCO, PNUD, HCR, FAO, PAM
III- BILAN ET PERSPECTIVES DE L’ONU

1- Le bilan mitigé de l’ONU


1-1- Les actions ou succès de l’ONU
-L’action au service de la paix et de la sécurité : la promotion de la paix ; des missions militaires des
interventions diplomatiques ; les actions personnelles des Secrétaires Généraux ; l’action en faveur du
désarmement
-L’action pour la justice et l’égalité des droits : la promotion des droits de l’homme ; L’action en faveur des
droits de l’homme ; l’action pour la décolonisation
-L’action pour le développement économique et social : l’aide au développement économique ; l’aide
humanitaire
1-2- Les échecs ou limites de l’ONU
-Aux plans structurel et politique : l’utilisation abusive du droit de veto ; l’ONU n’est pas le reflet des États
qui la composent; les conflits d’intérêts entre les grandes puissances; le manque de pouvoir du Secrétaire
Général...
-Aux plans économique et social : l’irrégularité dans le paiement des cotisations des Etats membres ; le poids
économique écrasant des USA ; l’incapacité de l’ONU à garantir l’égalité entre les hommes et les femmes ; la
persistance du racisme, de l’antisémitisme, de la pauvreté
Au plan militaire : l’absence d’une armée permanente et le sous équipement des casques bleus ; le trafic
d’armes par des agents, la multiplication des conflits internes et interethniques
2- La nécessité de sa réforme
2-1- Les raisons en faveur d’une réforme de l’ONU : l’augmentation du nombre d’états membres qui est
passé de 51 à 193; l’émergence de puissances régionales : Brésil, Inde, Afrique du sud, Nigeria, Mexique; la
nature des conflits actuels (conflits inter-ethniques, religieux); l’absence de l’Afrique au Conseil de Sécurité
2-2- Les domaines qui méritent d’être réformée : l’élargissement du conseil de sécurité; la révision de la
question du droit de véto; le renforcement du pouvoir du Secrétaire Général; la révision des mécanismes de
maintien de la paix

1/1
LECON 2 : L’ERE DE LA BIPOLARISATION DE 1947 A 1991

I- LES CIRCONSTANCES DE LA BIPOLARISATION DU MONDE

1- Les facteurs de la bipolarisation et de la guerre froide


1-1- Les nombreuses divergences entre les USA et l’URSS : les divergences idéologique et politique ;
les divergences économiques ; les divergences militaires ; les désaccords territoriaux
1-2- Les stratégies des deux grands de 1947 : Le containment ou l’endiguement américain (la doctrine
Truman et le plan Marshall) et les répliques soviétiques (la doctrine Jdanov et le Kominform)
2- L’organisation ou la structuration des blocs antagonistes
2-1- Le bloc de l’Ouest ou bloc capitaliste : une organisation militaire (OTAN) et une organisation
économique, (OCDE)
2-2- Le bloc de l’Est ou bloc communiste : une organisation militaire (pacte de Varsovie) et une
organisation économique (CAEM)

2-3- II-LE DEROULEMENT DE LA GUERRE FROIDE


La guerre froide est guerre totale entre le bloc capitaliste et le bloc communiste
 Les quatre crises majeures au cœur de la guerre froide
 Le blocus de Berlin ou première crise de Berlin (1948-1949)
-Les causes : nouvelles avancées du communisme en Tchécoslovaquie (coup de Prague » du 25 février 1948) et les
mesures des Occidentaux (la fusion de leurs trois zones d’occupation, la création d’une nouvelle monnaie, le
Deutsch mark)
-Les manifestations : le blocus soviétique et le pont aérien des Occidentaux
-les conséquences : les conséquences diplomatiques (victoire des occidentaux et défaite des Soviétiques), les
conséquences politiques la naissance de la RFA et de la RDA) et les conséquences militaires (la création de
l’OTAN et du Pacte de Varsovie)
 La deuxième crise ou mur de Berlin (1958-1961)
-Les causes : l’hémorragie démographique de Berlin-Est et la volonté de l’URSS de stopper cette hémorragie
-Les manifestations : la crise diplomatique en novembre 1958 et la construction d’un mur fortifié entre deux
-Les conséquences : l’évasion de plusieurs habitants de Berlin-Est vers Berlin-Ouest ; la mort de plusieurs
fugitifs pris ; les difficultés de circulation entre les deux Allemagnes
 La crise de Cuba d’octobre 1962
-Les origines : la dégradation des relations USA / Cuba et le rapprochement Cuba-URSS
-Les manifestations : le face-à-face des deux grands et les négociations
-Les conséquences : pour Cuba, une victoire pour Fidel Castro ; pour les USA, une victoire pour Kennedy ; pour
l’URSS, une humiliation pour le président Khrouchtchev ; pour le monde, le début de la Détente
 La 2e guerre du Viêtnam de 1961 à 1975
-Les origines : le sabotage des accords de Genève de juillet 1954, la dictature de Diem et la création du FNL
-Les manifestations : l’escalade américaine de 1961 à 1975 et la vietnamisation du conflit de 1975 à 1976
-Les conséquences : au plan humain (de nombreuses pertes en vies humaines) ; au plan économique (de
nombreux matériels du côté des deux Viêtnam et la dévaluation du dollar à deux reprises) et au plan politique
(victoire du communisme en Asie du sud-est et la fin à la politique du containment américain)

1/2
Des moments de dégel au cœur de la guerre froide
 La coexistence pacifique (1956-1962)
-Les facteurs : les facteurs politiques (la disparition de la scène internationale de Harry Truman et Joseph
Staline ; l’arrivée au pouvoir en 1953 de Eisenhower et Nikita Khrouchtchev et l’émergence du Tiers-monde et
du mouvement des Non Alignés en 1955) ; les facteurs militaires ( l’équilibre de la terreur ; la fin des conflits
armés en Corée en 1953, en Indochine en 1954 et en Autriche en 1955) ; les facteurs économiques (les
problèmes économiques internes aux deux blocs, le coût trop élevé de la course aux armements).
-Les manifestations : la signature des accords économiques entre les USA et l’URSS sur les produits
industriels des USA pétroliers de l’URSS ; les voyages de Khrouchtchev en Angleterre en 1956, aux USA en
1959 et en France 1960

 La détente (1963-1980)
-Les facteurs : au plan politique (l’arrivée au pouvoir nouvelles personnalités : Richard Nixon aux USA en
1969, Léonid Brejnev en URSS en 1964 et Willy Brandt chancelier de la RFA le 21 octobre 1969 ; la
fissuration des deux blocs) ; au plan militaire (les risques de guerre nucléaire ; l’élargissement du club
nucléaire) ; au plan économique (le désir d’échanges commerciaux)
 Les manifestations : le processus de désarmement et la conférence d'Helsinki
 Les limites : le non-respect des accords sur le désarmement ; le refus de ratification des accords de
désarmements par certains pays ; la deuxième guerre du Viêtnam de 1964 à 1975

III- LA DESINTEGRATION DU MONDE COMMUNISTE

1- facteurs ou causes de la désintégration du monde communiste


-Les causes lointaines : les problèmes politiques, économiques et sociaux du monde communiste
-Les réformes de Gorbatchev ou causes immédiates : la Glasnost (transparence), une réforme politique et la
Perestroïka (restructuration), une réforme économique
2- Les étapes de la désintégration du monde communiste
 La chute des démocraties populaires ou satellites de l’URSS et la destruction du mur de Berlin
de 1989 à 1990
-La chute des démocraties populaires ou satellites de l’URSS : Pologne, Hongrie, Bulgarie, Tchécoslovaquie,
Roumanie
-La destruction du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et la réunification de l’Allemagne le 3 octobre 1990

 La désintégration de l’URSS de 1990 à 1991


-La proclamation d’indépendance ou de souveraineté de des républiques soviétiques au cours de l'année 1990.
-La création de la CEI le 8 décembre 1991 à Minsk (capitale de la Biélorussie)
-La démission de Gorbatchev le 25 décembre : la fin de l’ère bipolaire

2/2
LEÇON 3 : DE LA FIN DE LA GUERRE FROIDE VERS UN MONDE MULTIPOLAIRE

I- UN MONDE UNIPOLAIRE DOMINE PAR L’HYPERPUISSANCE AMERICAINE DE 1991 A 2001


1- Les grands traits de l’hyperpuissance américaine
-Les USA : 1ère puissance économique : la première puissance technologique, financière, commerciale,
industrielle
-Les USA : 1ère puissance politique : la domination instances internationales ; le droit de Véto ; l’influence sur
les groupes de discussion
-Les USA : 1ère puissance militaire : la première puissance nucléaire mondiale ; l’armée la mieux équipée au
monde ; le budget militaire le plus élevé au monde ; des bases militaires partout
2- Les opérations des USA en tant que gendarmes du monde
-Tempête du désert en Irak du 17 janvier au 28 février 1991
-Restore Hope en Somalie en 1993-1994
-Upold Democracy en Haïti en 1994
-Tempête en Croatie du 4 au 7 août 1995
-Désert Fox en Irak du 16 au 19 décembre 1998
Joint Guardian au Kossovo de 1999-2001
II- UN MONDE MULTIPOLAIRE EN GESTATION DEPUIS 2001

1- L’affaiblissement du leadership américain après le 11 septembre 2001


-Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 qui a visé le world Trade
-Les interventions militaires sans succès des USA de e 2003 à 2011
-La montée des fondamentalistes religieux
2- Les principaux pôles d’influence actuels et leur fonctionnement
 Les principaux pôles d’influence : les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Chine, la Russie, La Corée
du sud, les BRICS, les grands pôles du Moyen-Orient
 Le fonctionnement des pôles d’influence : la recherche d’alliances bilatérales et multilatérales ; la
conclusion d’accords opérationnels ; la création de nouvelles organisations ; la création des organisations de
coopération
3- Le jeu des puissances depuis 1991
- La guerre préventive
- Le soft power
- L’unilatéralisme
- La balkanisation du monde arabe
- L'instrumentalisation du terrorisme
4-Les forces et faiblesses des pôles d’influence
 Les forces : la diversité des perspectives et de l’influence ; le moins de domination par une seule
puissance ; la stabilité relative grâce à l »équilibre de pouvoirs ; le stimule ; l’innovation et la coopération ; le
rôle de l’Union Européenne sur le plan économique ; la puissance de ; la Chine sur le plan économique et
démographique, mais aussi une puissance politique montante (droit de veto) et militaire
 Les faiblesses : l’instabilité des pôles d’influence ; les conflits entre les puissances ; la fragmentation
de la gouvernance mondiale ; le déséquilibre du monde actuel par des conflits ; la prolifération des armes
nucléaires

1/1
LECON 4 : LA MONTEE DES NATIONALISMES EN AFRIQUE

I- LES FACTEURS DE LA MONTEE DES NATIONALISMES


1- Les facteurs exogènes (externes)
-L’impact de la seconde guerre mondiale
-l’attitude anticolonialiste des USA et de l’URSS
-L’anticolonialisme de l’ONU
-La pression de la conférence de Bandung de 1955
-Les actions des religions
2- Les facteurs endogènes (internes)
-Les abus du système colonial
-Les bouleversements socio-économiques
-Les actions de l’élite africaine

II- LES MANIFESTATIONS DE LA MONTEE DES NATIONALISMES EN AFRICAIN

1- Les différents mouvements nationalistes africains


-Les syndicats
-Les partis politiques
-Les mouvements littéraires et intellectuels
-Les mouvements religieux
-Les mouvements estudiantins
2- Les actions des nationalistes africains
-Les Africains ont mené des actions syndicales, politiques, religieuses et socioculturelles
-Les actions syndicales et politiques : les actions parlementaires ; les insurrections armées ; les marches, les
meetings ; les grèves, les revendications sociales ; les boycotts des produits des colons ; la désobéissance
civile ; les négociations
-Les actions religieuses et socio-culturelles : les prêches anticolonialistes ; la littérature engagée ; la distribution
des tracts ; les actions des journalistes
3- Les conséquences des actions des mouvements nationalismes
-Les conséquences politiques et institutionnelles : les crises entre Africains et administration coloniale et les
réformes politiques
-Les crises entre colonisateurs et colonisés : l’emprisonnement des leaders
-Les reformes politiques : la prévalence de crises (conflits) entre colonisés et colonisateurs ; l’instauration de
reformes ; le déclenchement du processus d’indépendance.

1/1
LEÇON 5 : L’ACCESSION DE LA COTE D’IVOIRE A L’INDEPENDANCE

I- LA PHASE DE L’ESPOIR DE 1944 A 1947


1- Les réformes de Brazzaville du 31 janvier au 8 février 1944
 Le contexte : la fin de la deuxième guerre ; la France est affaiblie militairement et économiquement ; le
développement des mouvements nationalistes dans les colonies françaises
 Les recommandations : une large représentation des indigènes dans les assemblées locales élues ;
l’accès des Indigènes à tous les emplois ; la suppression du travail forcé et du code de l’indigénat ; la
possibilité pour les Indigènes de créer des syndicats et partis politiques
 La mise des recommandations : la création du SAA le 10 juillet 1944, les premières élections en 1945
; la création du PDCI le 9 avril 1946
2- L’Union française de 1946
 Les circonstances : la nouvelle constitution qui instaure la 4ème République ; la réaffirmation de
l'autorité de la France sur son empire et la volonté d’apaiser les revendications internes
 Les réformes : l’octroi de la citoyenneté française aux Africains ; les libertés individuelles et collectives
; la suppression de l’expression « Empire Colonial »
 La mise en œuvre : l’entrée des élus africains aux assemblées françaises ; la suppression du travail
forcé par la loi Houphouët Boigny du 11 avril 1946 et du code d’indigénat par la loi Lamine Gueye du 7 mai
1946.
II- LA PERIODE DE LUTTE OU LA REPRESSION DE PDCI DE 1947 A 1950
1- Les causes : l’apparentement de Houphouët Boigny de 1947 ; la bipolarisation du monde en 1947et
l’explosion le 5 mai 1947 du gouvernement de coalition français
2- Les acteurs
 Les Ivoiriens : le PDCI-RDA et son leader Félix Houphouët Boigny, le bureau politique du PDCI
 Les français : le gouvernement français, Laurent Péchoux gouverneur en 1948
3- Les manifestations de la lutte : la mise en place d’un contrepouvoir du PDCI à travers le BDE,
l’EDICI, l’UDICI) ; la violence physique et morale contre le PDCI-RDA ; les nombreux incidents (Treichville,
Grand- Bassam, Bouaflé, Dimbokro)
4- Les conséquences : au plan humain (52 morts, 3000 arrestations) ; au plan politique (l’affaiblissement du
PDCI-RDA ; le désapparentement et collaboration avec l’UDSR)
III- DE LA COLLABORATION A L’INDEPENDANCE DE 1950 A 1960

1- La loi-cadre de du 23 juin 1956


 Les circonstances : la France sort affaiblie de la guerre d’Indochine et elle est confrontée à la guerre
d’Algérie ; les initiateurs (Gaston Defferre et Houphouët Boigny)
 Les innovations : le suffrage universel, le collège unique, les assemblées territoriales ou locales, les
conseils de gouvernements
 La mise en œuvre : la création de l’assemblée territoriale de Côte d’Ivoire le 31 mars 1957 ; la
formation du conseil de gouvernement de la Côte d’Ivoire le 15 mai 1957 de 12 membres sous la vice-
présidence d’Auguste Denise
2- La communauté franco-africaine de 1958
 Les circonstances : le retour au pouvoir de Charles De Gaulle le 13 mai 1958 ; la volonté de De Gaulle
de redéfinir l’avenir de la France et des peuples d’Afrique et d’améliorer les relations entre la France et ses
colonies.
 Les avancées : la liberté des Africains ; le choix des Africains entre l’autonomie et l’indépendance par
référendum du 28 septembre 1958 ; le partage des compétences gouvernementales entre la France et ses
colonies
 La mise en œuvre : l’adhésion de la Côte d’Ivoire à la communauté lors du référendum du 28
1/1
septembre 1958 ; la Côte d’Ivoire devient une république autonome le 4 décembre 1958 ; la proclamation de
l’indépendance le 7 août 1960 Houphouët Boigny

1/1
LECON 6 : L’ACCESSION DE L’ALGERIE A L’INDEPENDANCE

LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE ET ECONOMIQUE DIFFICILE DE L’ALGERIE AVANT 1945


1- La situation socio-politique de l'Algérie avant
1945 1-1-Le statut politique ambiguë de l’Algérie
-L’Algérie, une colonie de peuplement conquise militairement en 1830.
- Elle est un département français dépendant du Ministère de l’intérieur et dirigé par un Gouverneur
- Elle est représentée par 9 Députés et 3 Sénateurs aux Assemblées françaises
-Elle est divisée en trois départements : Alger, Oran et Constantine.
-Sa population comprend deux catégories : des citoyens français et les sujets français
1-2- Une société algérienne inégalitaire
-Une communauté autochtone, musulmane et majoritaire (90% de la population) mais pauvre, exclue et exploitée.
-Une communauté allochtone, européenne et minoritaire (les Pieds noirs, 10 % de la population) mais aisée et
dirigeante.
2- La situation économique de l'Algérie avant 1945
-Une économie d'exploitation systématique des ressources naturelles au profit de la France.
-Les principaux domaines d’exploration : l’agriculture, les infrastructures de transport ; l’industrie peu développée
4-La naissance du nationalisme algérien
-La tendance musulmane incarnée par l’Association des Oulémas créée en 1931 par Cheick Ben Badis.
-La tendance réformiste incarnée par l’UPA (Union Populaire Algérienne) créée en 1938 par Ferhat
-La tendance révolutionnaire avec le PPA (Parti Peuple Algérien) créé en 1936 par Messali Hadj
II- LE PROCESSUS L’INDEPENDANCE DE L’ALGERIE (1954 A 1962)
1- La lutte pacifique de 1930 à 1954
-Le projet de loi Blum-Viollette de 1937 proposé par Léon Blum accorde la citoyenneté française aux « évolués »
algériens.
-Le manifeste du peuple algérien du 10 Février 1943 : un ensemble de réformes sociales, économiques,
administratives et politiques proposées par Ferhat Abbas
-Les émeutes de Sétif du 8 au 13 mai 1945 : la mort de 103 Européens et de 1500 musulmans; la dissolution des partis
politiques et l’emprisonnement de leurs leaders
-La réorganisation des nationalistes algériens en 1946 : la création de l’UDMA par Ferhat Abbas et du MTLD par
Messali Hadj ; le MTLD se dote d’un organe paramilitaire, l’O S dirigé par Ben Bella
-L’échec du statut de l'Algérie du 20 septembre 1947 : création d’une assemblée algérienne de 120 membres élus
2- La guerre d’Algérie de 1954 à 1962
2-1- La Toussaint rouge du 1er Novembre 1954
-Une série d’attentats faisant 10 morts perpétrée par le FLN
-La reaction de fermeté du minister de l’intérieur François Mitterrand pour préserver l’unité de la nation
2-2- Le paroxysme de la guerre (1954-1958)
-Les émeutes du 20 au 21 août 1955
-L’arrestation des dirigeants le 22 octobre 1956
-Le terrorisme urbain et la bataille d’Alger de Janvier à Septembre 1957
-L’internationalisation du conflit algérien en 1958
-Le renversement du gouvernement colonial le 13 mai 1958 par CSP
2-2-Les actions de De Gaulle, nommé Président du Conseil le 1er juin 1958 par le Président René Coty
-L’appel d’Alger du 4 juin 1958 : un appel à l’apaisement et la réconciliation
-Le droit de l’Algérie à l’autodétermination du 16 septembre 1959 : présentation des trois solutions possibles de
l’Algérie : la francisation, l’autonomie et l’indépendance ; la tentative de putsch par l’OAS le 21 avril 1961
-Les accords d’Évian signés le 18 mars 1962 : le cessez-le-feu, la reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie, la
garantie de la sécurité des personnes et des biens des Pieds noirs, la possibilité du choix entre la nationalité française
et la nationalité algérienne; la reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie par la France le 3 juillet 1962 et la
proclamation de l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962 par Ahmed Ben Bella

1/1
LEÇON 7 : L’UNION AFRICAINE.

L’Union Africaine a été créée en juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud) en


remplacement de l’organisation de l’unité africaine (OUA). Sa création est le fruit d’un long
processus de restructuration de l’OUA. Contrairement à une OUA assez politique ; l’UA se
veut une organisation qui lutte pour la paix, la sécurité, le développement économique et
social de l’Afrique. Elle est dotée d’organes nouveaux : la conférence de l’Union, le conseil
Exécutif, la commission, les comités Techniques Economique et social, le parlement Africain,
institutions Financières (banque centrale, fonds monétaire africain, banque africaine
d’investissement).

Quatorze ans après sa création le bilan de l’UA semble satisfaisant. Au niveau politique et
militaire, l’UA a contribué au règlement des conflits du Darfour, de la Somalie, du Sénégal,
de la RDC et de la côte d’ivoire. Au niveau économique et social, des projets prometteurs
existent dans le cadre du NEPAD : projet gazoduc, projet ligne électrique, projet autoroutier et
ferroviaire …

Cependant, des failles existent : manque de moyens financiers, instabilité sociopolitique,


intégration lente, absence d’une monnaie unique, influence des ex puissances coloniales.

L’UA doit surmonter ces obstacles pour booster le développement des Etats africains
LEÇON 8 : CROYANCES ET VALEURS DANS LE MONDE
OCCIDENTAL.

Le monde occidental correspond à l'aire de la démocratie libérale et du


monde industriel développé. Les grands traits de la société occidentale sont
identifiables au regard de la vie politique institutionnalisée (pluralisme politique,
système représentatif, pouvoirs constitutionnels séparés), au regard des formes
de démocraties (régime présidentiel, démocratie parlementaire, régime semi
présidentiel) et au regard du système économique libéralisé (le profit industriel,
la libre concurrence, le jeu de l'offre et de la demande). Le monde occidental a
une vie culturelle florissante : l'importance des medias et des multimédias, une
production industrielle et artistique féconde, le rôle du christianisme.
Aujourd'hui les valeurs économiques et politiques du monde occidental
dominent le monde.

LEÇON 9 : LES MUTATIONS CONTEMPORAINES DE LA


CIVILISATION NEGRO-AFRICAINE.

L'Afrique noire se situe au sud du Sahara. Les sociétés traditionnelles


africaines sont caractérisées par le communautarisme, la gérontocratie (les
pouvoirs des anciens), le système oral, l'animisme, les démocraties villageoises
ou les monarchies. L'économie traditionnelle est une économie d'autosubsistance
avec des échanges communautaires basés sur le troс.

Avec la colonisation et la mondialisation aujourd'hui, cette civilisation a connu


des bouleversements. Les systèmes politiques des Etats modernes marginalisent
les autorités traditionnelles. Au niveau économique, les échanges sont désormais
monétaires ; et l'industrie gagne du terrain sur l'artisanat. La ville se substitue au
village avec l'apparition de nouvelles classes sociales : les fonctionnaires lettrés.
Les religions traditionnelles reculent face à l'avènement du christianisme et de
l'islam. Or relève une aliénation culturelle avec le développement de l'instruction
scolaire, la puissance des medias et des réseaux sociaux (Facebook, whatsApp,
tweeter) qui exaltent les valeurs occidentales.
LECON 1 : LES FONDEMENTS DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA COTE D’IVOIRE

I- D’IMPORTANTS ATOUTS NATURELS


-Un relief ivoirien monotone et peu accidenté composé de plaines au Sud, de plateau au Centre et au Nord et de
montagnes à l’Ouest
-De nombreuses ressources en eau : 4 grands fleuves, des affluents du Niger et de la Volta noire, des fleuves
côtiers et des lacs; un système lagunaire de 12 lagunes; une large ouverture sur l’océan atlantique avec 550 km de
côte.
-Un climat ivoirien chaud, humide et diversifié : un climat subéquatorial, climat subéquatorial de
transition atténué de type 1, un climat subéquatorial de transition atténué de type 2, un climat de montagnes et un
climat tropical
-Des sols fertiles : les sols ferralitiques, ferrugineux et hydromorphes
-Une végétation luxuriante : la forêt au Sud et la savane au Nord
-Des ressources minières et énergétiques acceptables : le sous-sol ivoirien recèle d’énormes potentialités :
-Le littoral, une zone exceptionnelle pour la Côte d’Ivoire situé au sud du pays entre les 4e et 5e degrés de
latitude Nord et les 8e et 9e degrés longitude Ouest et long de 550 km, il a une superficie de 23 253 Km2
II- DES FONDEMENTS HUMAINS IMPORTANTS
-Une population de 29 389 150 habitants
-Une population à croissance rapide et à majorité jeune
-Une population ivoirienne inégalement répartie : des zones de forte densité, de densité moyenne et de faible densité
-Une population nationale composite : la population nationale (Akan, Krou, Mandé, Voltaïque et les Naturalisés) et
une forte population étrangère (21,9 %)
III- LES FONDEMENTS POLITIQUES
-Une économie capitaliste ou un libéralisme économique.
-Un code des investissements atypique : un code ouvert, incitatif, transparent et facile d’accès
-Des mesures favorables : l’exonération et l’allègement fiscal, la liberté de transfert des fonds à l’extérieur, la non
nationalisation d’entreprises
-Une économie extravertie
-Une économie ivoirienne en constante évolution : le capitalisme d’État et le miracle ivoirien, l’adoption de la PAS,
la politique de privatisation, les nouvelles
IV- LES FONDEMENTS HISTORIQUES
-Une politique économique capitaliste héritée de la colonisation
-L’économie coloniale de traite reposait sur l’exportation des matières premières et l’importation des produits
manufacturés
-Des cultures industrielles bases de l’économie ivoirienne issue de la colonisation

1/1
LECON 2 : LES SECTEURS D’ACTIVITES ECONOMIQUES DE LA COTE D’IVOIRE

I- UN SECTEUR PRIMAIRE PERFORMANT ET PREDOMINANT DANS L’ECONOMIE IVOIRIENNE


1- Les activités du secteur primaire
1-1- L’agriculture, base de l’économie ivoirienne
-Les caractères de l’agriculture: deux types de cultures (des cultures d’exportations dominantes et des cultures
vivrières); deux types d’agriculture (une agriculture traditionnelle dominante et une agriculture moderne peu
répandue)
-Une place de l’agriculture dans l’économie ivoirienne : une source de devise importante (17,8 % du PIB, 70 %
des recettes), la ppremière source d’emplois (66 % de la population active), un facteur de développement du milieu
rural, un facteur de développement des autres activités notamment l’industrie, le commerce, le tourisme
1-2-L’élevage ou les activités pastorales en expansion
- Les caractères de l’élevage: deux types d’élevage (un élevage traditionnel repandu et un élevage moderne en
expansion); un élevage d’appoint en progrès; une production animale variée mais insuffisante (les bovins, les ovins,
les caprins, les porcins et les volailles); plusieurs grandes régions d’élevage
-L’importance de l’élevage dans l’économie : une source emplois (300000 emplois directs et indirects), une
source de protéines ; une source de devise ; un facteur de développement du commerce et l’industrie
1-3-La pêche en progrès
- Les caractères de la pêche : deux types de pêche (la pêche traditionnelle plus répandue et la pêche moderne en
progrès); une aquaculture en expansion; des produits halieutiques variés
-La place de la pêche dans l’économie : une source emplois (500000 emplois directs et indirects), une source
de protéines ; une source de devise ; un facteur de développement du commerce et l’industrie
1-4- Une sylviculture en crise
-Les activités de la sylviculture : la production de grumes (l’iroko, la samba, le bois bété, le fromager, le teck),
du charbon de bois et de bois de chauffe, des fruits, des protéines animales, des médicaments
-L’apport en baisse de la sylviculture à l’économie : une source de devise : 3,6 % au PIB ; un facteur de
développement du commerce et l’industrie
1-5- Une exploitation minière et énergétique en progrès
-La production minière en progrès : la production de l’or (23,5 tonnes par an); la production de diamant (9249
Carats par an); la production du manganèse : 263 179 tonnes par an)
-La production énergétique: l’énergie hydraulique (604 MW), l’énergie thermique (1320 MW); la production
(10 735 143 Barils par an) ; la production du gaz (78 597 562 MMBTU par an)
-La place de l’exploitation minière et énergétique : la production énergétique (1,7 % au PIB) ; la production (5,6
% au PIB); un facteur de développement du commerce et d’industrie
2- L’importance du secteur primaire dans l’économie
-Une véritable source de revenu importante: 32 % au PIB
-La principale source d’emploi de la Côte d’Ivoire : 66 % de la population active
-Un véritable pourvoyeur de matières premières à l’industrie
-Un facteur de développement du commerce et des transports
-Un facteur de développement du monde rural
II- UN SECTEUR SECONDAIRE EN PLEIN ESSOR
1- Les caractéristiques de l’industrie
-Une industrialisation en plusieurs phases : la phase des industries d’import-substitution (1960-1970), la phase
d’expansion industrielle et de régionalisation industrielle (1970-1980); la phase de crise du secteur industriel (1980-
1994); une phase de reliance et de diversification depuis
-Une industrie agro-industrie légère et diversifiée : l'industrie alimentaire dominante, une industrie textile en
crise, une industrie du bois en crise, les autres industries en progrès (l’industrie chimique, les industries mécaniques
et de constructions, les industries de l’imprimerie, de la papeterie, de chaussure et du cuir)
1/2
-Une inégale répartition de l’industrie ivoirienne : la zone d’Abidjan (plus de 90%), la zone de Yamoussoukro, la
zone de Bouaké, la zone de Korhogo, la zone de San Pedro
2- L’importance de l’industrie dans l’économie
-Une source de devise : 22 % du PIB
-Une source d’emplois : 15% de la population active
-Un facteur de valorisation des produits agricoles par la transformation
-Un facteur de développement du commerce, des transports, l’agriculture
III- UN SECTEUR TERTIAIRE DYNAMIQUE
1-Les activités du secteur tertiaire
1-1- Le commerce en expansion
-Le commerce intérieur: la commercialisation des produits vivriers, la commercialisation des produits industriels;
la distribution des produits pétroliers, la distribution des produits pharmaceutiques, la commercialisation des
produits halieutiques et animaux, la distribution de l’eau et de l’électricité, la commercialisation des denrées
alimentaires
-Le commerce extérieur: les exportations dominées par les matières premières et les importations dominés par
produits manufacturés
-Les partenaires commerciaux : les principaux pays clients (Pays-Bas, USA, Belgique, Allemagne, France,
Angola, Islande, Inde, Nigeria, Suisse) et les principaux pays fournisseurs : Nigeria, France, Chine, Corée du Sud,
Libéria, USA, Inde, Italie, Allemagne, Espagne)
-La balance ou solde commercial déficitaire de la Côte d’Ivoire
-L’apport du commerce à l’économie: un vivier d’emplois directs et indirects, une importante source de devise (9,6
%)), un facteur de développement des transports et du commerce
1-2- Les transports en essor
-Les différents types de transports : le transport routier, le transport ferroviaire, le transport aérien, les transports
maritime et lagunaire
-L’importance des transports : un véritable vivier d’emplois directs et indirects, une importante source de devise
(3,7 %), un facteur de développement des transports et du commerce, un facteur de mobilité des personnes et des
biens
1-3- Un tourisme en pleine relance
-Les atouts du tourisme : les divers atouts naturels, un riche patrimoine culturel, de nombreux monuments
historiques, les atouts politiques
-Les types de tourisme: le tourisme balnéaire au bord de l’océan, le tourisme écologique dans les parcs et réserves,
-Le tourisme culturel avec les activités culturelles sut tout le territoire, le tourisme d’affaire à travers les colloques,
symposium, conférences, le tourisme jeune et social à travers les colonies de vacances, les visites familiales, le
tourisme sportif à travers les activités sportives
-L’importance du tourisme : une source de devise (7,5% au PIB), 62% des services, facteur de valorisation du patrimoine
culturel, un facteur de promotion de la Côte d’Ivoire à l’extérieur
2- L’apport capital du secteur tertiaire à l’économie
-La principale source de devise de la Côte d’Ivoire: 46 % au PIB
-La deuxième source d’emplois: plus de 20% aux emplois
-Facteur de mobilité des populations
-Un facteur de développement à travers la construction des infrastructures

2/2
LEÇON 3 : LES FONDEMENTS DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA COREE DU SUD

INTRODUCTION
La République de Corée (Corée du Sud) occupe la moitié sud de la péninsule coréenne. La moitié nord est
occupée par la République Populaire Démocratique de Corée (Corée du Nord).
La Corée du Sud est à l'ouest par la mer jaune et à l’Est par la mer du Japon. Avec une superficie de 98 480
km² et une population estimée à plus de 51 millions d’habitants en 2017. Sa Capitale est Séoul.
Comment se présente le territoire sud-coréen ? Quelle est l’importance des ressources humaines dans le
développement et quelle est la politique économique mise en place par les autorités coréennes pour
promouvoir le développement ?
I. UN TERRITOIRE RESTREINT AUX POTENTIALITES VARIABLES
1. Un relief à tendance montagneux
La Corée du Sud est un pays essentiellement montagneux (70% du territoire). Une grande chaine de
montagnes, la chaine du Taebaek, court tout le long de la côte Est. Le Mont Seorak localisé dans le massif de
Taebaek est l’un des plus pittoresques sites touristiques protégé par la biosphère de l’Unesco.
Des chaines secondaires de montagnes dont celle de Sobaek et de Kwangju s’allongent vers le Sud-Est.
À 100 km au sud de la péninsule, l’île de Jeju-do abrite le plus haut sommet du pays (le Halla- san qui
cumule à près de 1950 m). C’est une curiosité car elle présente un relief volcanique unique au cœur d’une
végétation luxuriante.
Les plaines occupent moins du cinquième de la superficie du pays. Elles sont concentrées principalement le
long du littoral occidental et méridional avec de forte densités humaines.
2. Un climat fortement contrasté
Par sa position géographique, la Corée est principalement caractérisée par un climat continental. L’été et
l’hiver sont des saisons rudes tandis que le printemps et l’automne sont plus modérés.
L’hiver qui commence en décembre, s’achève en mars. Il est froid et sec, avec des températures qui varient
entre -5°C et 5°C.
L’été qui s’étale de juin à septembre contraste avec l’hiver. Les températures ici, sont plus chaudes (20°C à
26°C) avec d’abondantes précipitations du fait de la mousson.
Les deux autres saisons, le printemps et l’automne qui s’étalent respectivement d’avril à juin et d’octobre à
décembre sont des saisons clémentes, propices aux activités touristiques.
La Corée du Sud subit périodiquement des sécheresses et aussi des typhons. Ce climat influence fortement
les types de végétation.
1. Une végétation en pleine mutation
La végétation présente sur l’ensemble du territoire coréen est une végétation de climat tempéré. On y trouve
des forêts de conifères (pins, sapins) et des arbres à feuilles caduques (chêne blanc oriental, érables,
peupliers etc.).
Dans les hautes montagnes, nous avons aussi une végétation constituée de conifères. Les plaines côtières
du sud sont couvertes de forêts de bambous, de lauriers et de chênes verts. La Corée du Sud a subi une forte
dégradation de son couvert forestier pendant l’occupation japonaise. Aujourd’hui, ces superficies
détruites ont été régénérées grâce à un vaste programme de reforestation engagé par l’État.
Des espèces d’arbres fruitiers à haute valeur marchande, comme le châtaignier d’Amérique et des espèces
pour la production de bois, telles que le mélèze du Japon, le pin de Corée et le cyprès du Japon, ont été
plantées.
2. D’insuffisantes ressources minières et énergétiques
La Corée du Sud possède quelques gisements de houille, d’argent, de zinc, de tungstène, de fer et de kaolin
dont le poids économique est négligeable.
3. Des ressources en eau variées, propices au développement
L’hydrographie sud-coréenne est liée de près au relief car les principaux cours d’eau prennent naissance au
cœur des plus hautes montagnes du pays.

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Le plus grand fleuve de Corée du Sud est le Nakdong (gang), qui s'étend du Nord au Sud sur une distance de
521 kilomètres. Il est suivi de très près par le fleuve Han (gang) au Nord- Ouest (514 kilomètres) qui coupe
la capitale Séoul en deux, puis du fleuve Geum (gang) sur la partie Ouest (401 kilomètres) et du fleuve
Yeonsan (gang) sur le Sud-ouest (115 kilomètres).
Bordée par la mer Jaune et la mer Orientale (Mer du Japon), la Corée du Sud dispose de 2 413 km de
littoral. L’exploitation de ces diverses ressources en eau renforce le potentiel du développement économique
à travers les activités portuaires, l’hydroélectricité, la pêche industrielle, les loisirs, l’agriculture irriguée, la
navigation etc.
II. LE CAPITAL HUMAIN, UN FACTEUR FONDAMENTAL DU DEVELOPPEMENT
ECONOMIQUE
1) Une population dynamique mais vieillissante
La Corée du Sud compte une population estimée à plus de 51 millions d’habitants en 2017. Le pays dispose
d’indicateurs de développement socioéconomiques très performants.
Il convient de relever que la baisse démographique continue, commence à impacter l’activité économique
avec le vieillissement de la main-d’œuvre.
Au niveau religieux, la société coréenne se compose ainsi : Bouddhisme (46%), protestantisme (39%),
catholicisme (13%). La pratique du confucianisme (doctrine philosophique et religieuse du philosophe
chinois Confucius) et ses valeurs ont permis d’inculquer et de perpétuer les notions de priorité au groupe,
du respect de la hiérarchie, du dévouement et de l’engagement dans le travail.
2) L’éducation et la formation, piliers du développement
La faiblesse des ressources du sous-sol de la Corée du Sud contraste avec la vitalité de son capital humain.
En effet, dépourvue de ressources naturelles, le pays a fait le choix d’optimiser son capital humain. Pour les
différents dirigeants, le développement du système éducatif doit précéder le développement économique du
pays.
La « révolution éducative » a commencé dès la libération du pays en 1945. Bénéficiant déjà de l'expérience acquise
au cours de la colonisation japonaise (1910-1945), les Coréens du Sud, sous l'influence des États-Unis et sous
l’impulsion des présidents Syngman Rhee (1948- 1960) et Park Chung-hee (1963-1679), ont massivement investi
dans l’éducation. 4,5% du PIB sont consacrés aux dépenses de l'éducation. Ainsi, le taux d’alphabétisation de 22 %
en 1945 est passé à près de 88 % en 1970).
Cette politique d’éducation d’excellence a joué un rôle clé dans l’amélioration de la qualité des ressources humaines
et largement contribué au développement économique. La démocratisation de l’éducation et l’accès à l’enseignement
supérieur a permis à la Corée du Sud de former ses propres cadres dirigeants qui sont aujourd’hui à la tête des
principales multinationales du pays.
III. LA POLITIQUE ECONOMIQUE SUD-COREENNE
1) La Corée du Sud et l’influence extérieure
La Corée du Sud a subi la colonisation japonaise de 1910 à août 1945. Dans le contexte géopolitique de la
Guerre froide et de la lutte contre le communisme, les États-Unis deviennent un des alliés principaux de la
Corée du Sud.
Ils lui assurent une protection militaire et un soutien économique massif sous forme de subventions et de
prêts. Entre 1953 et 1961, l’aide américaine représente 8 % du PNB, 64 % des investissements et 70% des
importations.
2) Un Etat-développeur dominant
Pratiquant une économie libre de marché, la Corée du Sud adopte un modèle de développement basé sur la
mise en place par étapes successives, de plans quinquennaux, de planifications et d’orientations
économiques impulsés par les dirigeants. Malgré la libéralisation de l'économie, l'État conserve un rôle de
stratège pour identifier les filières d'avenir et mettre en œuvre sa politique économique. Il va procéder ainsi à
la création de grandes institutions publiques.
Dès 1961, l’État crée un Bureau de planification économique chargé de concevoir les grandes directions du
développement afin de maîtriser les progrès de l'industrialisation dans le cadre d'une stratégie globale.
En 1971, le gouvernement fonde par une loi spéciale le Korea Advanced Institute of Science and Technology
(KAIST) afin de développer la recherche scientifique et la formation technologique, faisant appel dans un
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premier temps à des professeurs et chercheurs de haut niveau formés aux États-
Unis. Ce train de réformes est aussi marqué par :
- une politique commerciale nettement tournée vers les marchés extérieurs (subventions à
l'exportation accordées sous forme de prêts à taux d'intérêt réduit, exemptions partielles d'impôts
sur les bénéfices et exonérations de taxes sur les matières premières importées destinées à fabriquer
des produits d'exportation) ;
- une politique monétaire axée sur la mobilisation de l'épargne intérieure.
Les autorités politiques, tout en définissant les choix économiques majeurs facilitent également la
structuration de l’économie par de grands conglomérats appelés les chaebols. Ce sont des regroupements
d'entreprises de domaines variés, disposant d’une puissance et d’un rayonnement économiques très
importants à l’échelle nationale et internationale
3) Les grandes phases de développement de la Corée du Sud
Le développement économique de la Corée du Sud est caractérisé par trois principales phases entre 1953 et
1980 :
 Une phase de substitution aux importations (1953 - 1961)
La première phase du développement s’inscrit dans la dynamique de la reconstruction de la
Corée après l’armistice de 1953. Syngnam Rhee met en place une politique primaire de substitution
d'importation : ce processus, fondé essentiellement sur la production locale de biens de consommation non
durables et sur l'industrie manufacturière légère, engendra une croissance économique modérée. Il s’agissait
d’activités à haute intensité de main-d’œuvre peu qualifiée proche de l’artisanat. Les secteurs d’activités
concernés sont en premier lieu l’agriculture, en particulier le développement des « trois blancs » (coton,
sucre, farine), mais également la pêche, l’industrie agro-alimentaire. On assiste progressivement à la mise
en place d’une industrie de la confection, puis de tissage, de production de fils et de biens d’équipement.
 Une phase d’exportation audacieuse (1961 - 1973)
À partir des années 1960, les autorités politiques redéfinissent la politique économique sud- coréenne en
fondant la croissance économique du pays sur une politique de promotion d'exportations à partir des
industries mises en place lors de la première phase d'importation-substitution. Les produits des industries
légères (textiles, vêtements et chaussures) font l’objet d’exportation massive.
De 1960 à 1977, les exportations passent de 3.3% du PNB à 48%. Les exportations manufacturières qui ne
représentaient que 1% de la valeur ajoutée des industries manufacturières en 1960 passent à 96% en 1977.
 La phase des industries lourdes (1973 - 1980)
A partir du début des années 1970, la Corée du sud effectue un redéploiement industriel vers des marchés
jugés porteurs au niveau mondial. Sous l’impulsion du général Park Chung- Hee, des investissements
massifs sont faits dans les infrastructures nécessaires à l’industrialisation lourde et de grands parcs
industriels ont été construits. Des systèmes de formation pour fournir des ingénieurs et des ouvriers qualifiés
et des institutions de recherches ont été mis en place dans cette dynamique.
Une étroite coopération s’installe entre l’Etat et les Chaebols (Samsung dans l’électronique et la Pohang Iron
and Steel Company ou POSCO dans la sidérurgie). Comme résultat de cette politique, l’industrie lourde qui
ne représentait que 25% de l'industrie manufacturière en 1962 passe à 55% en 1979.
A partir de 1990, l’industrie sud-coréenne renforce ses capacités de production dans les secteurs de
l’automobile et de l’électronique grand public.

CONCLUSION
Pays à la géographie plus ou moins contraignante et contrastée, la Corée du Sud longtemps soumise aux
occupations et aux influences étrangères, a fini par se forger un modèle de développement économique
particulier à partir 1953. Les planifications et orientations économiques audacieuses, la priorité absolue
accordée au développement du capital humain, l’étroite collaboration entre l’État et le secteur privé ont
permis à la Corée du Sud de s’industrialiser de façon fulgurante et de s’imposer sur la scène internationale
comme une puissance économique stratégique.

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LECON 4:LESPERFORMANCES ECONOMIQUESDELACOREEDUSUD

INTRODUCTION
En moins de soixante ans, la Corée du Sud a opéré une transformation spectaculaire, passant du statut
de pays en développement ravagé par la guerre à celui de puissance économique mondiale. 10ᵉ
économie mondiale en termes de PIB nominal, la Corée du Sud figure aujourd’hui parmi les nations les
plus développées et s’impose comme un modèle de résilience et de croissance dans un monde
globalisé.
Comment se caractérise les différents secteurs d’activités sud- Comment contribuent-
ils au développement économique du pays ? Quels sont les défis auxquels font face ces
secteurs d’activités ?

I/ LE SECTEUR PRIMAIRE SUD-COREEN


1- Une agriculture intensive et efficiente
L’agriculture sud-coréenne est l’une des plus performantes au monde. En effet, le pays pratique
une agriculture intensive et ultra-moderne, qualifiée d’agriculture de précision. Elle est caractérisée par
l’usage des nouvelles technologies telles que l’imagerie par satellite et les technologies de
l’information ; les engins, outils et intrants performants sont massivement utilisés dans le processus de
production (plantation, traitement, récolte). Grâce aux progrès de la mécanisation et de la modernisation
agricoles, la production de riz, culture de base du pays par exemple, connaît une production record de
plus de 3,5 millions de tonnes/an, assurant l’autosuffisance du pays.
La Corée du Sud est aussi un producteur de coton, de tabac, de chanvre, de sésame, de ginseng.
Elle produit aussi de l’orge, du maïs, du sorgho, du soja, de la pomme de terre. Les productions de
fruits et légumes comprennent le raisin, la mandarine, la pomme, l’oignon vert, le poivron vert etc.
L’agriculture occupe une place marginale dans le PIB sud-coréen (environ 2 % en 2023), mais reste
essentielle pour assurer une certaine autosuffisance alimentaire.
Ce secteur reste aussi confronté à de nombreux défis
2- Les défis du secteur agricole
Hormis le riz, la Corée du Sud est très dépendante des importantes de plusieurs produits agricoles dont
les productions ne sont pas substantielles pour couvrir la consommation nationale.
La République de Corée est également confrontée au vieillissement de sa main-d’œuvre agricole
du fait de la baisse continue de la natalité. Les activités agricoles n’attirent plus les jeunes qui
préfèrent s’orienter de plus en plus vers les activités tertiaires.
Le potentiel de production agricole sud-coréenne est très limité car les deux tiers du pays sont
formés de montagnes et de collines réduisant fortement les surfaces propices à la pratique agricole.
L’urbanisation galopante contribue à la réduction considérable de ces surfaces cultivables.
3- La filière pêche
Avec 2 413 km de littoral sur la mer Jaune et la Mer du Japon avec un réseau fluvial dense, la Corée
du Sud dispose d’importantes ressources en eau propices aux activités halieutiques. Les pêches
hauturière et côtière qui se pratiquent avec une flotte moderne et le développement de l’aquaculture
favorisent d’importantes productions halieutiques.
Le port de Busan est la plus grande base de pêche de Corée.
Les principales espèces capturées sont le thon, la courbine, le calmar, les anchois, les palourdes.
Les productions halieutiques en baisse constante, sont estimées à plus de 1,3 millions de tonnes/an.
Elles ne couvrent toutefois pas la consommation nationale et le pays reste fortement tributaire des
importations de produits de mer principalement en provenance de la Chine, de la Russie, du
Vietnam et de la Norvège pour combler ses déficits.
De nombreux défis auxquels est confrontée la filière pêche accentuent les importations massives de
produits de mer. En effet, la proportion de pêcheurs au large et sur la côte baisse de façon drastique avec
le vieillissement de la population et le faible attrait de l’activité pour la jeune génération. La mer
Jaune qui borde la Chine et les deux Corées est aujourd’hui le théâtre de conflits maritimes et de
guerres de pêche entre Chinois et Coréens. La tension militaire permanente entre Sud et Nord-Coréens
limite le potentiel d’exploitation halieutique de cette zone. La pêche illicite à grande échelle
menée dans ses eaux territoriales par certains de ses voisins accélère l’épuisement des ressources
halieutiques sud-coréennes.

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4- L’importance de la forêt dans l’économie
Bien que la forêt couvre environ 63 % du territoire sud-coréen, son exploitation économique reste limitée.
La Corée du Sud mise sur des programmes de reboisement et de gestion durable. Les forêts jouent un rôle
écologique vital et sont de plus en plus valorisées pour le tourisme et les activités de loisirs. En 2022,
l’économie forestière a généré environ 1 milliard de dollars, avec des produits comme le bois d’œuvre,
les champignons et les plantes médicinales.

II/ UN SECTEUR SECONDAIRE À LA POINTE DE LA TECHNOLOGIE


1- Une industrie diversifiée et florissante
La Corée du Sud est une économie industrielle avancée, dominée par les secteurs suivants :
• L’industrie lourde qui comprend la sidérurgie dominé par la POSCO, 4ème producteur mondial
d’acier, la construction navale avec Hyundai Heavy Industries.
• L’industrie automobile Hyundai et Kia dominent ce secteur, exportant vers plus de 190 pays
• L’industrie électronique, incarnée par les Chaebols de dimension internationale comme LG et
Samsung qui sont des leaders mondiaux dans la production d’appareils électroménagers, de semi-
conducteurs, d’écrans OLED et de produits électroniques grand public.
• L’industrie chimique et pétrochimique avec SK Innovation et LG Chem qui produisent des
matériaux de pointe pour les batteries et autres applications.
Les principales régions industrielles se situent autour de Séoul, Incheon, Busan et Ulsan. Ces
zones bénéficient d’infrastructures modernes, de ports stratégiques et d’une main-d’œuvre qualifiée
L’industrie représente 32% du PIB et emploie environ 24% de la population active. En 2023,
la Corée du Sud était le premier exportateur mondial de semi-conducteurs, générant plus de 120
milliards de dollars de revenus.
2- Les contraintes de l’industrie sud-coréenne
Le secteur industriel reste confronté à des handicaps majeurs :
Le faible potentiel de la Corée du Sud en ressources minières la rend fortement tributaire
d’importations massives pour ses besoins en ressources énergétiques telles que le pétrole, le gaz naturel
liquéfié, le charbon et l’uranium.
Les caractéristiques physiques contraignantes du territoire coréen ne favorisent pas le développement à
grande échelle de l’hydroélectricité qui représente une faible part des sources d’énergie.
L’industrie sud-coréenne est confrontée à la rude concurrence du marché mondial menée surtout
par ses voisins asiatiques comme la Chine, le Japon, et d’autres pays émergents comme l’Inde,
l’Indonésie. L’industrie de la haute technologie souffre d’une pénurie de plus en plus forte de matériaux
de base notamment pour les semi-conducteurs.

III/ UN SECTEUR TERTIAIRE DYNAMIQUE


1- Le commerce sud-coréen
Les exportations de la Corée du Sud sont principalement constituées de produits électroniques et de la
haute technologie, des véhicules automobiles et bateaux, etc. Les exportations représentent 40 % du
PIB. En 2023, elles ont atteint 683 milliards de dollars.
Au niveau des partenaires commerciaux, les principaux clients de la Corée du Sud sont la Chine,
les États-Unis, le Vietnam, Hong-Kong, le Japon. Ses principaux fournisseurs sont la Chine, les
États-Unis, le Japon, l’Arabie Saoudite, le Vietnam.
2- Les infrastructures de communication et de télécommunication
La République de Corée dispose d’un réseau routier dense de plus de 110 000 km de routes dont
près de 4 800 km d’autoroutes. Le réseau ferroviaire très moderne, s’étale sur 4 100 km de rails et relie
Séoul la capitale aux grandes villes du pays. La République de Corée compte par ailleurs une vingtaine
d’aéroports, dont l’aéroport d’Incheon, le plus important du pays qui accueille plus de 35 millions de
passagers par an. On dénombre également une vingtaine de ports dont celui de Busan, le plus
dynamique du pays par son trafic de conteneurs intense.
Au niveau numérique, la Corée du Sud est réputée être le pays le plus connecté au monde avec un réseau
internet haut débit de qualité. L’importante couverture nationale en fibre optique et vulgarisation
optimale de la technologie 5G LTE assure cette aisance numérique à la Corée du Sud
3- Un secteur touristique dynamique
L’industrie du tourisme sud-coréenne s’affiche comme l’une des plus dynamiques et attractives au
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monde. Les attractions touristiques (monuments historiques et religieux, musées, espaces
verts, sites
4- Les contraintes du secteur tertiaire
Nous avons la saturation du marché intérieur pour certains services comme les banques et
l’hôtellerie, la vulnérabilité des petites entreprises face aux géants du e-commerce.
Le tourisme sud-coréen dépend très fortement des étrangers, notamment des chinois. Avec environ
40 % de son PIB reposant sur les exportations, la Corée du Sud est vulnérable aux fluctuations de la
demande mondiale et aux tensions géopolitiques, notamment avec la Chine et les États-Unis.

CONCLUSION
La Corée du Sud est un exemple frappant de transformation économique. Ses performances
économiques reposent sur une agriculture efficiente, une industrie florissante, des services
dynamiques. Sa transformation économique offre plusieurs enseignements applicables à la Côte
d’Ivoire à travers :
L’investissement dans l’éducation pour former une main-d’œuvre qualifiée.
L’encouragement de l’entrepreneuriat pour favoriser la création de PME en facilitant l’accès au
financement et en réduisant les contraintes administratives.
Le développement rural en modernisant l’agriculture et en soutenant les jeunes agriculteurs.
L’implantation d’industries de transformation en tirant parti des ressources locales pour développer
des industries de transformation, comme l’agroalimentaire.
La diversification économique par la réduction de la dépendance aux exportations de matières
premières et l’investissement dans les secteurs secondaires et tertiaires.

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LECON 5 :
LES PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA COTE D’IVOIRE
I-LES PROBLEMES GENERAUX ET LEURS SOLUTIONS
1- Les problèmes généraux de développement économique de la Côte d’Ivoire
1-1- Les problèmes économiques
 Les problèmes : l’extraversion de l’économie, la fluctuation des prix des produits agricoles, le poids croissant de
la dette (30 000 milliards de F CFA), la dépendance des matières premières, le manque de transformation des matières
premières, de la détérioration des termes de l’échange, de la faiblesse de l’épargne nationale et du manque de civisme
fiscal
 Les solutions : le civisme fiscal et l’épargne nationale ; la transformation des matières premières; la bonne
gouvernance ; la diversification des sources de revenu
1-2- Les problèmes socio-politiques
 Les problèmes : la croissance démographique élevé provoquant des problèmes d’emploi, de logement, de santé,
d’aliment, d’insécurité, de délinquance juvénile, d’infrastructures ; l’instabilité politique, les problèmes fonciers, l’exode
rural; le taux de pauvreté élevé; l’instabilité politique
 Les solutions : le planning familial; l’emploi jeune; la culture de la démocratie ; la décentralisation
1-3- Les problèmes environnementaux
 Les problèmes : la déforestation galopante, la pollution généralisée, l’insalubrité urbaine, la pollution sonore
 Les solutions : le reboisement ; la mécanisation agricole ; la lutte contre le braconnage ; la mise en place du
CIAPOL, l’ANASUR, de l’ANAGED ; le déguerpissement; l’instauration du grand ménage
II- LES PROBLEMES SECTORIELS ET LEURS SOLUTIONS
1- Les problèmes du secteur primaire et leurs solutions
 Les problèmes
-L’agriculture : faible transformation des produits, la prédominance des cultures commerciales, le manque de mains
d’œuvre, le manque de civisme fiscal, la faible mécanisation, les perturbations climatiques
-La pêche : la faible modernisation, le pillage des eaux, la pollution des eaux, l’abandon de la pêche
-L’élevage : la faible modernisation, l’humidité et la forêt au sud du pays, la manque de tradition pastorale,
-La sylviculture : la déforestation galopante, la faible transformation des ressources forestières
-L’exploitation minière et énergétique : l’exploitation artisanale clandestine, les contrats d’exploitation peu favorables
 Les solutions :
-Concernant l’agriculture : la mécanisation, la transformation, la promotion des cultures vivrières
-Concernant la pêche : les accords de pêche, la formation de la main d’œuvre, la surveillance des eaux
-Concernant l’élevage : la formation de la main d’œuvre, la promotion de l’élevage d’appoint, la création des ranchs
-Concernant la sylviculture : le reboisement, la transformation du bois sur place,
-Concernant l’exploitation minière et énergétique : la lutte contre les exploitations illégales et clandestines, la formation de
la main d’œuvre
2-1- Les problèmes problèmes et solutions de l’industrie
 Les problèmes : le coût élevé des facteurs de production, l’insuffisance des moyens de production, la contrefaçon
et la contrebande, la concurrence déloyale des produits étrangers, le retard technologique et l’insuffisance de main
d’œuvre qualifiée, l’étroitesse du marché
 Les solutions : l’allègement fiscal, la lutte contre la contrefaçon et la contrebande, la certification des produits
ivoiriens, la lutte contre la fraude fiscale, la formation de la main d’œuvre
2-2- Les problèmes du secteur tertiaire et leurs solutions
 Les problèmes
-Le commerce : l’insuffisance des infrastructures, l’importance du secteur informel, la fraude fiscale,
-Les transports : l’insuffisance du réseau routier, la cherté des produits pétroliers, le racket, le manque de certification de
certains aéroports, la fraude fiscale
Le tourisme : l’instabilité politique, l’insécurité; la vétusté des complexes hôteliers;
 Les solutions
-Concernant le commerce : la lutte contre la fraude fiscale, la formation des jeunes, l’amélioration des infrastructures
-Concernant les transports : les transports intelligents, le permis biométrique, la lutte contre le racket, l’extension du
réseau routier, la certification des aéroports et des ports,
-Concernant le tourisme : l’amélioration des infrastructures hôtelières, la création du concept « sublime Côte d’Ivoire »

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pour promouvoir le tourisme, l’organisation des foires et des activités sportives comme la CAN, les vols charters

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LEÇON 6 : LES RELATIONS UE/ACP : UN EXEMPLE DE
COOPERATION NORD-SUD

Les relations entre l’Union Européenne (UE) et les pays d’Afrique, des caraïbes et du pacifique
(ACP) sont nées à la faveur de la signature du traité de Rome le 25 mars 1957 instituant la communauté
Economique Européenne (CEE). Cette relation vise à créer une complémentarité entre le nord, riche et
développé mais démuni de matières premières et le sud, sous développé ou ces matières abondent. Elle vise
également à aider au développement des pays du sud. Ces accords entre l’UE et les ACP ont évolué à travers
des conventions : YAOUDE I, II, LOME I, II, III, IV et COTONOU.

L’accord a un volet économique et financier : libre accès des produit ACP au marché européen, aide
financière et commerciale, mise en place de système de promotion des exportations agricoles et minières
ACP (STABEX, SYSMIN), aide à la sécurité alimentaire…

L’accord a aussi un volet politique et humanitaire : promotion de la bonne gouvernance, l’appui à la


coopération décentralisée (collectivités locales et ONG), la promotion et le respect des droits de l’homme,
l’aide aux réfugiés.

Aujourd’hui le bilan des relations UE/ACP est mitigé. Il en ressort des acquis importants : de
nombreux projets financés par le FED, l’octroi des brousses d’étude pour les ACP, des aides financières non
remboursables, le système préférentiel avec le libre accès des produits ACP au marché de l’UE, le
ravitaillement des pays de l’UE en matière premières. Mais il y a également des limites: la faible
industrialisation des ACP, la persistance du déficit commercial et la détérioration des termes de l’échange,
l’endettement excessif des ACP, le retard dans le paiement des fonds de garantie. Toutefois, de nouvelles
perspectives existent avec l’accord de Cotonou de 2000 qui apporte une innovation majeure : les accords de
partenariat Economique (APE). Les APE suppriment le système préférentiel et conduit à la libéralisation
équitable des échanges telles que voulus par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les pays ACP
sont progressivement en train de ratifier les APE.
LEÇON 7 : LA CEDEAO : UNE ORGANISATION REGIONALE A CARACTERE
ECONOMIQUE

La communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été créée


le 28 mai 1975 à Lagos. Caste de 6 millions de Km2 et peuplée de 400 millions d’habitants,
cet espace regroupe 15 pays d’Afrique occidentale soucieux de réaliser l’intégration
économique.

Les buts essentiels sont : l’harmonisation de la coordination des politiques nationales,


l’établissement d’un marché commun. L’élévation du niveau de vie des populations et la
création d’une zone monétaire unique. Pour atteindre ces buts, elle s’est fixé des principes :
égalités des Etats membres, non-agression entre les Etats membres ; distribution équitable et
juste des couts et des avantages de la coopération.

La CEDEAO fonctionne avec 8 organes principaux : la conférence des Chefs d’Etats


et de Gouvernement, le conseil des ministres, le parlement, le conseil Economique et social, la
cour de justice, la Banque d’investissement et Développement, les commissions Techniques
Spécialisées. Aujourd’hui, 44 ans après sa création, le Liban de la CEDEAO reste mitigé. A
son actif, on peut enregistrer : le développement des infrastructures (Trans-côtière, Trans-
sahélienne, route d’interconnexions) , le pacte de non-agression de 1977, les médiations au
Togo, en Guinée, en Côte d’Ivoire, la suppression des visas pour faciliter la circulation des
biens et des personnes, la lutte contre la sécheresse et les criquets envahisseurs au Sahel, les
médiations et l’envoie de l’ECOMOG au Libéria, en obstacles demeurent il s’agit des
obstacles politiques (manque de volonté politique , persistance des conflits), des obstacles
linguistiques, financiers et économiques (faiblesse des échanges).

La CEDEAO doit cependant progresser car elle dispose de nombreux atouts : c’est un
important marché de consonnassions (400 million d’habitants) avec d’importantes ressources
minières, énergétiques, agricoles et un réseau hydrographique dense. L’intégration régionale
peut booster le développement des Etats membres. D’ailleurs séduit par coopération ouest-
africaines, le Maroc à demander son adhésion à la CEDEAO.

Common questions

Alimenté par l’IA

The non-aligned movement, emerging in 1955, provided a platform for newly independent states to assert their independence from major power blocs. It influenced global politics by facilitating a third path that resisted superpower dominance and promoted self-determination, impacting diplomatic relations and reducing direct confrontations between the two blocs during tense periods of the Cold War .

The call for UN reform stems from the increase in member states from 51 to 193, the emergence of regional powers like Brazil, India, South Africa, Nigeria, and Mexico, and the changing nature of conflicts, including inter-ethnic and religious conflicts. The absence of Africa on the Security Council, the need for its expansion, revision of the veto question, and strengthening the Secretary-General's power indicate deficient structures requiring reform .

South Korea's economic strategies included import substitution with a focus on light industries (textiles, garments) leading to an increase in exports from 3.3% to 48% of GNP by 1977. The 1970s saw a strategic pivot to heavy industries under Park Chung-Hee, with significant investments in infrastructure and industrial parks. Government collaboration with Chaebols such as Samsung and POSCO facilitated a jump in heavy industrial output from 25% in 1962 to 55% in 1979 .

The first Berlin Crisis (1948-1949) was caused by the West's actions in Czechoslovakia and their integration of occupied zones and introduction of the Deutschmark. It led to the Soviet blockade and the Western airlift, resulting in the diplomatic and political establishment of the FRG and GDR and military consequences like NATO and the Warsaw Pact . The second crisis (1958-1961), caused by demographic issues in East Berlin, resulted in the Berlin Wall dividing the city and significant loss of life as East Germans attempted to flee to the West .

The Cuban Missile Crisis was primarily caused by the deterioration of US-Cuba relations and Cuba's alignment with the USSR. The crisis resulted in intense diplomatic negotiations, a perceived victory for both Kennedy and Castro, and a significant humiliation for Khrushchev. It marked a turning point in the Cold War, leading to the beginning of détente and more direct communication between superpowers .

South Korea's investment in technology and education, characterized by the development of a skilled labor force and the integration of advanced technologies in agriculture and industry, was pivotal to its economic growth. The collaboration between the state and Chaebols in high-tech sectors like electronics helped position South Korea as a global leader. Educational reforms ensured a continuous supply of qualified professionals to sustain this growth .

Gorbachev introduced Glasnost (political openness) and Perestroika (economic restructuring) to address systemic issues within the Soviet Union. These reforms inadvertently weakened central control, led to a surge in political demands, and exposed the inefficiencies of the Soviet economy. The resulting political turmoil and weakening of communist control accelerated the end of the Cold War, culminating in the collapse of the USSR .

Politically, the Vietnam War resulted in a significant blow to American foreign policy, which marked the end of the containment strategy in Southeast Asia. The war led to the reunification of Vietnam under communist rule, cementing the ideological influence of communism in the region. Militarily, it exposed the limitations of U.S. military power and led to a reassessment of military strategies .

World War II left France weakened, facing geopolitical pressures and decolonization moves worldwide. The ambiguous political status and military occupation history of Algeria fueled local demands for autonomy. Post-war political dynamics, such as the rise of independence movements and the tactical setbacks in Indochina, created a conducive environment for Algeria's pursuit of independence, leading to escalated conflicts in the mid-20th century .

The bipolarization of the world during the Cold War was primarily driven by ideological and political divergences between the USA and the USSR, economic differences, military disparities, and territorial disagreements. The strategies pursued by both superpowers in 1947, such as the American containment policy (Truman Doctrine and Marshall Plan) and Soviet responses (Jdanov Doctrine and Kominform), further solidified the divide .

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