Mémoire Israel 7 OK
Mémoire Israel 7 OK
ÉPIGRAPHE
(Edmond Munguzi),2009
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IN MÉMORIAL
A mon père Kimvono qui ne cessait de nous encourager, hélas, la mort inopinée lui a aussi tôt
retiré de notre affection ; nous regrettons infiniment.
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DÉDICACE
A mes frères David Kimvono, Isaac Kimvono et ma sœur Noella Kimvono pour votre soutien
multiformes et inconditionnel et aide financière et prise en charge. Je dédie ce travail.
REMERCIEMENTS
A l’Eternel Dieu qui m’a permis d’avoir un souffle, intelligence, la sagesse et de bonne santé
afin de pouvoir réaliser ce mémoire.
Nous présentons nos gratitudes au professeur Kidikuadi Eustache Tango qui a accepté de
diriger ce mémoire malgré toutes ses différentes occupations.
Nous remercions aussi l’assistant Théophane Makolo Ntalakwa pour l'orientation et les
multiples conseils.
Nous remercions aussi notre Oncle, Dr Jean-clément Milabu Mumbusi pour les multiples
conseils et le soutien financier.
A ma tante, Marie Malaku Mumbusi, pour son aide financière pour la rédaction de ce
mémoire, son encouragement et son soutien tout au long du parcours.
Merci à toute ma famille pour leurs encouragements. Car, malgré les difficultés, ils m’ont
toujours soutenu.
A mère, la révérende Dorcas Mumbusi, j’exprime toute mon affection pour le soutien
combien efficace depuis mon enfance.
A mes camarades Victor Libala, Gabrielle Moongo, Jude Bukasa, Maria Kasay, Juptsien
Nzinga et Deborah Mwanakita pour leur collaboration.
Merci à toutes les personnes qui ont contribué de près ou comme de loin.
EE : Empreinte écologique
UNOPS : United Nations Office for Project Services, en français Bureau des Nations Unies
pour les services d’appui aux projets
Carte 1. Carte de distribution spatiale du site des activités anthropiques près de la rivière
Makelele………………………………………………………………………………………38
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RESUME
Ce mémoire porte sur l’analyse des activités anthropiques sur l’environnement sur le bassin
versant de la rivière Makelele. L’objectif global consiste à analyser et caractériser les
conséquences générées par les activités anthropiques exercées dans le bassin versant de cette
rivière. La démarche méthodologique s’est basée sur la méthode de l’observation, complétée
par une technique d’enquête. Les résultats de l’étude révèlent plusieurs activités anthropiques
qui impactent négativement l’environnement sur ce bassin versant, dont l’extraction de sable
qui domine dans ce site suivi de la vente des briques, il y a aussi la vente de sable et de
caillasse qui sont très abondante, le maraîchage qui est rare et la pêche qui est très rare, le
rejet des immondices, mais aussi la présence des constructions anarchiques sur le bassin ; la
production totale de toutes les activités anthropiques s’élève à 2 712 750 T/USD/ha, en ce qui
concerne les inondations, il y a 6709 personnes qui sont inondées ; l’alimentation a une
fréquence de 60% et le logement 50%etc.
Parmi les changements directement visibles causés par ces activités, il y a la présence des
champs d’immondices dans la rivière, le rétrécissement du lit de la rivière, les inondations, les
mauvaises odeurs causées par la pollution de l’eau et les constructions anarchiques. Certes,
l'importance de l’extraction du sable des rivières n’est plus à démontrer à Kinshasa, ainsi que
son apport financier pour les exploitants, cependant il est important que celle-ci soient
règlementée. Par ailleurs, il manque cruellement des infrastructures d’assainissement pour
éviter que la rivière soit utilisée comme une décharge naturelle, mais aussi celles qui permette
un bon drainage d’eau de ruissellement. En tenant compte des résultats obtenus, il est
important que l’autorité urbaine s’implique dans la mise en œuvre des règlementations
existantes pour assainir le milieu, mais aussi d’encadrer la population riveraine dans la
conservation de ce bassin versant pour l’intérêt de tous et éloigner les conséquences néfastes
qui se manifestent déjà.
INTRODUCTION
1. Problématique
Dans la ville, le chômage des jeunes urbains est en constante augmentation depuis
le début des années 1990 et, selon une certaine estimation, il toucherait plus de 50 % des
jeunes actifs de 15-24 ans à Kinshasa, et entre 20 % et 30 % des 25-34 ans, (Gouvernement de
la RDC et Pnud, 2010 ; Institut national de statistique, 2014) d’où l’explosion de la
délinquance. Les autres jeunes se retrouvent le plus souvent dans le secteur informel, dans une
économie de survie (Trefon, 2004 ; Gouvernement de la RDC et PNUD, 2010 ; Ayimpam,
2014 ; Institut national de statistique, 2014). Ces jeunes sans emploi ou avec un emploi
précaire ne parviennent pas ou difficilement à quitter le toit parental, dans un contexte où le
coût du logement a également augmenté (Meyitondelua, 2016).
Au sein des ménages, la situation n’est guère meilleure, car le chômage des
adultes est encore plus fort. Dans ce contexte, chaque kinois se cherche un moyen de survie.
C’est ainsi qu’une bonne frange des chômeurs se concentre dans les activités informelles.
Avec le temps, les micro-entreprises constituent l’essentiel du maillage de la structure
économique du pays, consacrant à cette dernière l’une de ses caractéristiques majeures mais
aussi sa plus grande faiblesse. En effet, les activités informelles contribuent très peu à la
création de la richesse nationale dans la mesure où elles échappent au contrôle de
l’administration fiscale et plusieurs tentatives de formalisation de ce secteur n’ont pas encore
produit de fruits escomptés. Cependant, il est possible certains auteurs de considérer que le
secteur informel est une alternative capable d’engendrer un développement inclusif et sa
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A cause de leur proximité avec le milieu de vie des pratiquants et la gratuité des
terrains, les cultures maraîchères prennent de plus en plus de l’ampleur dans les zones péri-
urbaines de Kinshasa. On compte souvent les légumes (Goossens, 1997) qui ont l’avantage de
donner lieu à plusieurs récoltes par cycle cultural. Plusieurs ménages sont investis dans cette
activité dont les produits participent dans une large mesure à la sécurité alimentaire des
habitants de la ville.
inondations (Phanzu, 2016). Ainsi, les agriculteurs subissent des pertes énormes de leurs
productions.
Mais en même temps, d’autres personnes qui travaillent sur certains bassins des
rivières de la ville participent énormément à la destruction de l’environnement et des
écosystèmes aquatiques. En effet, les perturbations produites par les activités humaines
(urbaines, industrielles et agricoles) ont exercé et exercent toujours des pressions
considérables sur les écosystèmes fluviaux, lesquelles se traduisent par une dégradation de la
qualité de l’eau et des habitats dont dépend la vie aquatique (Tramer et Rogers, 1973 ; Klein,
1979 ; Gammon et al., 1990 ; Allan et Flecker,1993 ; Goore Bi Gouli, 2009).
De même, les habitants des quartiers périphériques ont fait de la rivière leur
décharge naturelle (Bempongo, 2002). Or, la pollution des eaux a des impacts ou effets sur la
santé humaine mais elle ne se voit pas rapidement. Mais lorsque la population consomme les
eaux contaminées par les microorganismes et pathogènes, elle peut être exposée à plusieurs
maladies hydriques telles que la dysenterie, la diarrhée, le choléra, la fièvre typhoïde etc.
Cependant, ces risques peuvent aussi provenir de l’utilisation des engrais chimique qui se
transforment en nitrite une fois lessivée ; les nitrites conduisent jusqu’à l’estomac pourraient
réagir avec les amines secondaires qui seraient venus des aliments pour donner ou former les
nitrosamines qui à la longue donnent des effets cancérigènes (Pavard, 2013 ; Adjagodo,
2016).
A cause de cela, les différents sous-produits qui sont rejetés des industries, des
maisons, des activités maraichères associés autres types de déchets toxiques peuvent être
dangereux dans la nature ou l’environnement et sont qualifiés comme des facteurs qui
contribueraient à la pollution de l’environnement (Kankundika et al., 2019 ; Tchomba et
al.,2023). En effet, les activités de l’homme génèrent ou produisent des pollutions de plusieurs
types sur les cours d’eau qui traversent les différents milieux urbains.
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Dans les sites de maraîchages, les exploitants utilisent très souvent des intrants
chimiques qui permettent de réaliser de meilleurs rendements et par conséquent des profits,
mais dégradent l’environnement (Muliele et al., 2017). Donc, malgré le bénéfice financier
qu’apporte cette agriculture aux exploitants, les conséquences sont malheureusement
nombreuses aux milieux des consommateurs et sur le plan environnemental.
Une autre activité anthropique bien répandue dans la ville est l’exploitation du
sable des rivières, car le bassin de Kinshasa, drainée par un important réseau hydrographique,
comporte des lits des rivières constituées en sablières pour l’approvisionnement en sables
comme matériaux de construction. Il y a ainsi des études en caractérisation sur le plan
granulométrique de ces matériaux sableux (Kabamba et al., 2018).
Il y a une seule source des sédiments qui est à l’origine de ces dépôts sableux avec
un sable moyen comme faciès caractéristique. Avec un courant régulier modérément fort, les
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dépôts sableux de lits des rivières de Kinshasa accusent un caractère fluviatile. La corrélation
positive observée entre le grain moyen et l’indice de classement certifie l’affinement
progressif et le bon classement des grains observés dans ces dépôts sableux (Kabamba et al.,
2018). La couleur rose dominante des dépôts sableux de rivières de Kinshasa indique que ces
dépôts sont dépourvus de matières organiques.
La couleur des roches sédimentaires peut avoir des origines diverses, complexes
et être dans certains cas secondaires. Cependant, elle est souvent primaire et reflète des
aspects importants de l’environnement de dépôts (conditions d’oxydo-réduction, taux de
déposition de la matière organique, etc.) (Assale et al., 2012). Le spectre de couleur gris-olive
au noir est fonction de la teneur en matière organique total avec des couleurs plus foncées
pour les teneurs plus élevées en carbone. La teneur en carbone organique est contrôlée par le
taux d’accumulation de matière organique, le taux d’accumulation des sédiments, le taux de
décomposition de la matière organique et le niveau d’oxygène.
Les couleurs gris à noir sont associées à des fortes teneurs en carbone organique et
des eaux de fonds dysaérobiques à anaérobiques (Assale et al., 2012 ; Kabamba et al., 2018).
Sur base de la coloration à l’état sec, les dépôts sableux des lits des rivières de la région de
Kinshasa se présentent comme suit : la couleur rose est dominante, donc ces dépôts sont
dépourvus des matières organiques ; les colorations gris clair, marron pâle et gris marron clair
relevées dans le lit de la rivière Bongolo indiquent la présence de la matière organique dans
ces sédiments (Kabamba et al., 2018). Cette exception est due à sa proximité aux habitations,
à sa petite taille et au fait qu’elle soit une décharge publique des riverains.
Ce travail d’extraction de sables des rivières utilise des jeunes depuis une longue
période. Il est exploité uniquement d’une manière artisanale et prélevé directement dans le lit
du cours d’eau.
La pollution produite par ces activités sont si fortes à cause de différents rejets qui
culminent dans cette rivière et ses berges, sans règlementation, créant pourtant des effets
négatifs à l’écologie du milieu et à la population environnante (Kakundika et al., 2019 ;
Tchomba et al., 2023). Car de façon générale, la pollution à des conséquences sur les milieux
aquatiques, qui sont transformés ou modifiés et dégradés.
constructions non appropriées, causant des pertes en vie humaines et matériels dans le cas de
fortes pluies. Celles-ci deviennent de plus en plus dévastatrices suite au changement
climatique qui a une incidence directe sur les catastrophes et l’augmentation de vulnérabilités
socioéconomiques des collectivités et des écosystèmes.
Au regard de ce constat combien alarment, nous allons nous pencher sur les
questions suivantes :
- Quelles sont les activités anthropiques pratiquées dans le bassin de la rivière Makelele
à Kinshasa ?
- Quelles sont les conséquences des activités humaines réalisées dans le bassin de la
rivière Makelele ?
- Quelles sont les mesures d’atténuation pour réduire la pression humaine ?
- Quels sont les défis environnementaux spécifiques entrainés par les activités
anthropiques exercées dans le bassin versant de la rivière Makelele ?
- Pour l’avenir, quelles mesures peuvent être prises pour atténuer ces effets ?
2. Hypothèse
Pour répondre aux questions posées, les hypothèses suivantes ont été élaborées et
formulées :
- Les gens qui exploitent ce bassin versant de la rivière Makelele ont une certaine
conscience de leur contribution à la dégradation de l’écosystème aquatique de la rivière
et ses environs. Car quoiqu’ayant des connaissances limitées en matière de biodiversité,
mais ils savent que les produits chimiques qu’ils utilisent comme fertilisant sont nocifs à
la santé humaine et aux êtres aquatiques.
- Plusieurs activités humaines sont pratiquées dans le bassin versant de la rivière
Makelele. Ces activités ont des conséquences sur l’environnement immédiat.
- Pour l’avenir de ces écosystèmes et préserver la qualité de l’eau, car la rivière longe
plusieurs quartiers en amont comme en aval de ce bassin, il faut prendre des mesures de
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conservation efficaces et supprimer les activités qui polluent l’eau et dégradent les
habitats aquatiques.
3. Objectifs
4. Intérêts de l’étude
- Face aux différents défis environnementaux actuels, proposer des solutions et des
recommandations pour une gestion durable des différentes ressources naturelles de la
ville ;
- Mettre en lumière les impacts négatifs des pressions des activités anthropiques sur la
biodiversité et la qualité de l’eau du bassin.
5. Délimitation du mémoire
6. Subdivision du travail
Précéder par une introduction et se termine par une conclusion et les suggestions,
ce mémoire comprends trois chapitre : le premier aborde les généralités sur les notions
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Sous ce point, nous définissons les concepts de base utilisés dans cette étude afin
de préciser leur usage, étant donné que certains concepts sont polysémiques.
Elles produisent des rejets (émission de polluants, eaux usées, production de déchets,
etc.) ;
Elles modifient (dégradent) le sol et l’habitat ;
Elles utilisent et font disparaître les ressources.
Ainsi, dans une logique de gestion durable des ressources naturelles, notamment
hydriques, certains auteurs (Baba Hamed et Bouanni, 2016 ; Laabidi et al., 2016 ; Yacinte et
al., 2019) s’intéressent à la caractérisation des paramètres qui influencent les écoulements de
surface.
a. Rôle et typologie
Les bassins versants ont pour rôle le cycle de l’eau parce qu’il permet à l’eau de
se déplacer. C’est une dépression du sol, entouré d’espace de plus élevés dans laquelle
converge l’eau provenant de la pluie (précipitations) dont l’eau arrive dans un bassin versants
qui se déverse dans une mer, un fleuve, une lagune, un océan ou une autre masse d’eau. C’est
un système de circulation ou drainage des eaux.
- le bassin versants supérieur, qui est la zone où l’on trouve la source de la rivière qui
s’écoule le long de la pente ;
- le bassin moyen, qui est la zone de la vallée du fleuve où l’on trouve un équilibre ou
une stabilité entre les matériaux solides entraînés par le courant ainsi que ceux qui sont
déposés ;
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- le bassin inférieur, la zone basse du fleuve ou d’une rivière qui déposent les matériaux
entraînés le long du bassin. De façon global, il y a des plaines qui se forment dans
cette zone.
b. Importance et caractéristiques
Les bassins versants ont une importance du fait qu’elle régule l’écoulement de
l’eau et ainsi réduit le risque des inondations et de glissements de terrain, il régule aussi la
qualité de l’eau et une source d’eau douce, grâce à la vitesse de l’eau on peut obtenir l’énergie
hydroélectrique que le tourisme qui permet d’avoir des gains pour le pays par la beauté du
paysage (Bordino, 2023).
Comme un lieu de collecte de l’ensemble des eaux qui s’écoulent en surface, il est
délimité par les lignes de partage des eaux jusqu’à atteindre son exutoire (SMVA, 2023). Un
bassin versant a des limites naturelles d’écoulements des eaux en surface et l’ensemble des
eaux qui se drainent finissent par atteindre l’exutoire (Organisme des bassins versants, 2021).
En effet, le système de drainage urbain couvre des bassins versants plus ou moins
urbanisés, possédant un réseau de drainage totalement ou partiellement artificiel, de surface et
ou enterré. Il n’existe pas de limites évidentes entre bassins urbanisés et bassins non
urbanisés. Généralement, la rivière principale collecte l’eau provenant de tous les points du
bassin versant : l’eau de ses affluents, l’eau de pluie, l’eau d’origine souterraine, etc. L’eau de
la rivière est donc chargée de toute l’histoire des pentes qu’elle a parcourues. Ainsi,
l’exploitation anarchique d’un bassin versant a un impact considérable sur le cycle de l'eau,
tant au niveau quantitatif qu'au niveau qualitatif, mais aussi sur l’écologie de la surface qui
longe la rivière.
a, elle provient pour une bonne part des domaines de validité pour lesquels certains modèles
ou approches ont été calés (Thibault, 1997).
D’une manière générale, un bassin versant est caractérisé par trois composantes
principales (Thibault, 1997 ; Bensad et Belkadi, 2015) :
2. Son organisation qui peut être reliée à la structure du réseau, à la distribution surfacique des
éléments de drainage etc. ;
Cependant, il convient de préciser ici que chaque bassin versant est unique de par
sa taille, sa forme, son orientation, la densité de son réseau hydrographique, le relief, la nature
du sol, l’occupation du sol (cultures, haies, forêts, plans d’eau...), son climat, mais également
l’urbanisation et les activités humaines. En milieu urbain, le bassin versant est le siège de cinq
phénomènes de base appartenant au cycle de l’eau : la réévaporation, le stockage en surface,
la pénétration en sous-sol, le ruissellement de surface et les écoulements en réseaux.
Par ces écoulements en réseaux, les bassins versants impactent sans cesse sur la
qualité des eaux d’origine météorique, dans la mesure où sur leur parcourt de ruissèlement,
elles effectuent un lavage du sol urbain, concentrant brutalement tout un ensemble de
polluants (métaux lourds, matières en suspension, etc..) qu’elles trouvent en chemin. De ce
fait, le bassin versant, tout en étant l’unité de base de l’hydrologie urbaine, tant d’un point de
vue quantitative que qualitative, doit être un élément essentiel des politiques urbaines,
chargées de maîtriser les impacts environnementaux des activités urbaines.
D’une manière simple, nous pouvons dire que l’empreinte écologique (EE) d’un
individu représenterait en somme ce que la planète gagnerait à perdre cet individu, etc. De
manière moins radicale, la variation d’EE d’une personne représenterait l’impact
environnemental d’un changement de comportement de cette personne (Wackernagel et Rees,
1996). Comme elle est estimée d’après la consommation, et par rien d’autre qui concerne la
personne considérée, ce changement de comportement est une variation de consommation,
dont il faut donc vérifier si les impacts environnementaux qu’elle occasionne sont mesurés par
l’empreinte écologique ou les variations de celle-ci.
Par exemple, une même consommation d’énergie peut servir selon les
circonstances à la destruction (dans la guerre), à un loisir (une promenade motocycliste du
dimanche), à un besoin de base (se chauffer durant un hiver rigoureux) ou encore à un
investissement pour le développement durable (restaurer des sols, reboiser, bâtir une
infrastructure sociale…).
1.1.4 Rivière
Du point de vue géographique, la rivière est une rivière qui se jette dans le fleuve,
ce dernier se jetant dans la mer. Il s’agit, autrement dit, d’un cours d’eau naturelle qui est de
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moyenne importance et qui se déverse dans un autre cours d’eau qui devient son affluent. Son
lit est toujours divisé en deux parties : le lit mineur, qui est délimité par les berges du cours
d’eau et le lit majeur qui représente toute la zone occupée de façon temporaire lors des crues.
La rivière a une énergie qui lui est propre et qui donne une forme dans l’espace
qu’elle occupe. Il y a trois dimensions qui sont affectées, à savoir :
- par rapport à la profondeur, il y a des nappes d’eau tel que les nappes
d’accompagnement ;
- par rapport à la largeur, il se trouve dans cette zone qui le brassage, les méandres
et la plaine alluviale qui est soumis aux inondations ;
- par rapport à longueur, l’amont et l’aval du cours d’eau se différencient
généralement par la pente, les paysages, la faune et la flore (SBVNE, 2017).
Les cours d’eau en milieu urbain sont considérés comme un drainage d’eaux
courantes dans un lit alimenté par une source qui a un débit suffisant la grande partie de
l’année (Mathilde Hardy, 2023). La rivière possède une mosaïque d’écosystèmes dont nous
avons des masses d’eau, milieux riverains, compartiment souterrain. C’est également un
espace géographique qui appartient à la communauté et à l’État (les plus grands sont à l’État
et le reste sont aux particuliers). C’est un milieu où se font des activités telles que la pêche, la
navigation et le loisir (Piegay, 2018).
Pour son organisation, la ville est conduite à organiser un vaste espace pour
pourvoir à son approvisionnement et elle rejette dans son environnement proche ou lointain
les résidus de ses activités. Il existe ainsi un certain nombre de relations directes entre la ville
et l’environnement. De même, l‘environnement urbain est lui-même déjà modifié par
l’homme et c’est dans ce contexte qu’il convient de prendre en compte son influence sur la
santé (Bigot, 1994).
Pour Lubini (2022), un écosystème caractérise une entité écologique qui intègre
une communauté d'espèces (animales, végétales et microbiennes) ou biocénose considérée
dans leur ensemble en tant qu'un système fonctionnel, incluant des relations mutuelles
complexes et dynamiques qui existent entre les espèces animales, végétales et microbiennes, y
compris l'homme et leur environnement.
Les zones humides constituent les terres ou espaces imprégnés d’eau, zones de
transition ou écotone entre les zones des terres fermes et les masses d’eau. Les zones humides
sont des terres imprégnées ou recouvertes d’eau douce, salées ou saumâtres. Le code de
l’environnement les définisse comme les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou
gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation,
quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles qui supportent l’humidité
(Tilman et al., 2011).
D’après la Convention Internationale de Ramsar sur les Zones humides (1971), les
zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou
artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre
ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas
six mètres. Les zones humides souffrent aujourd’hui encore d’une méconnaissance globale de
diversité biologique sont des atouts à valoriser pour le public et des acteurs économiques de
préservation et sont à ce titre soutenues par l’Agence de l’eau en 2009.
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- les milieux humides continentaux : d’eau douce, situés à l’intérieur des terres
marais, mares naturelles, tourbières, prairies, landes et forêts humides ;
- les milieux humides littoraux : d’eau salée ou saumâtre, sur ou en bordure des
cotes : zones estuariennes, lagunes, étangs d’arrière dunes, vasières,
mangrove;
- les milieux humides aménagés : façonnés par l’homme, d’eau douce comme
d’eau salée : marais mouillés et desséchés, marais salants, retenues d’eau.
Les zones humides sont également des entrepôts de matériel, les interactions entre
les éléments physiques, chimiques et biologiques tel que les sols, les eaux, permettent aux
zones humides de remplir de nombreuses fonctions vitales (COP13 Ramsars). Les vallées
fluviales et les plaines d'inondation associées ont depuis toujours attiré les populations
humaines.
Les zones humides qui ont servi de berceau aux grandes civilisations de
Mésopotamie et d'Egypte, et des vallées comme du Niger, de l'Indus et du Mekong,
continuent encore aujourd'hui à jouer un rôle essentiel dans la santé, le bien-être et la sécurité
des peuples qui les habitent ou qui vivent à proximité. La plupart des poissons que nous
consommons dépendent de zones humides à une période du cycle de vie, et des millions de
bovins et d'herbivores sauvages paissent dans des plaines inondables.
Cette fonction correspond au passage de l'eau d'une zone humide vers la nappe
d'eau souterraine. Lorsqu'elle atteint la couche aquifère, l'eau est en général plus propre qu'au
début de sa filtration depuis les zones humides. Une fois dans la nappe phréatique, elle peut
être puisée pour la consommation humaine ou s'écouler latéralement sous terre pour resurgir
en surface dans une autre zone humide.
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Ainsi, l'alimentation en eau d'une zone humide est liée aux écoulements provenant
d'une autre zone. Cette fonction a également l'avantage de permettre la mise en réserve des
eaux de crue, qui sont temporairement stockées sous terre au lieu de s'écouler rapidement vers
l'aval en provoquant des inondations.
L'eau qui a été stockée dans des nappes souterraines peut remonter à la surface et
s'écouler dans des zones humides. Lorsqu'elles sont alimentées en majeure partie par des eaux
souterraines, les zones humides supportent généralement des communautés biologiques
relativement stables, la température et le niveau de l'eau ne fluctuant pas autant que dans les
zones humides alimentées par des eaux de surface ; elles ont aussi une influence directe sur le
débit des cours d'eau.
Certaines zones humides peuvent constituer une voie d'écoulement des eaux
souterraines à une époque de l'année et servir ensuite de réservoir pour l'alimentation de ces
eaux souterraines, et cela en fonction des fluctuations de la surface piézométrique locale.
- Prévention des inondations
II semble cependant que dans le cas de zones humides situées dans la partie
supérieure d'un bassin hydrographique cet impact aura lieu à quelques kilomètres seulement,
directement en aval de la zone. En revanche, les grandes zones humides liées à des cours
d'eau principaux influencent largement l'importance des têtes de crue beaucoup plus loin en
aval.
Les sédiments sont souvent les principales substances polluantes de l'eau dans de
nombreux systèmes hydrographiques. Comme les zones humides occupent en général des
dépressions, elles peuvent agir en tant que bassins de décantation pour les sédiments, le
ralentissement du débit d'un cours d'eau par des roseaux et autres plantes aquatiques
augmentant les chances de dépôt.
Dans certains cas, des zones humides peuvent servir au traitement des eaux usées
ménagères provenant de petites communautés non-industrielles. Les zones humides retenant
les éléments nutritifs (et les polluants) sont qualifiées de « puits ». C'est une fonction
particulièrement importante en ce qui concerne les nitrates qui, par dénitrification, peuvent
redonner de l'azote gazeux qui sera rediffuse dans l'atmosphère (Cailly, 2008).
On dit d'une zone humide qu'elle agit en « source » lorsqu'elle exporte diverses
substances. L'un des rôles habituels des zones humides durant la saison de croissance consiste
à accumuler les éléments nutritifs lorsque l'eau coule lentement. Ceux-ci servent alors de base
à la production de poissons et de crevettes, ainsi que d'autres produits des zones humides :
bois, animaux sauvages et agriculture. Les zones humides se transforment en source
d'éléments nutritifs quand le courant augmente.
Les activités humaines ont, depuis le début de l’ère industrielle, ajouté aux causes
naturelles comme étant à la base de la dégradation de l’environnement dans plusieurs milieux.
Elles ont des impacts certains sur la constitution des sols utilisé. Ils peuvent être plus ou
moins marqués, réversibles ou irréversibles (Pomel, 2013). La migration des particules, par
exemple, est irréversible, tandis que l’induration (durcissement du sol) ou l’encroûtement
(formation d’une croûte à la surface) sont réversibles dans le temps.
En effet, il existe des liens entre les activités humaines et la culture locale dans un
milieu donné. Les différents types d’impacts que ces activités sur un environnement se
résument à des effets de la crise environnementale majeure qui l’affectent et qui affectent les
populations. Ces liens font comprendre que la société doit adopter au plus vite des nouveaux
modes de vie qui respectent les fonctionnements des processus terrestres et l’intégrité de la
nature.
- la croissance démographique ;
- la croissance de la richesse des certaines populations ;
- l’innovation technologique (complexification) ;
- les failles de la gouvernance ;
- le comportement social.
De même, la déforestation peut être cité comme l’une des activités anthropiques
qui altère le plus l’intégrité des sols (destruction des habitats naturels). Ce phénomène
planétaire, aux effets plus ou moins irréversibles, entraîne une diminution de la protection
contre les énergies solaires, pluviale et éolienne et un décapage des sols. Il perturbe la
dynamique naturelle, entraînant des pertes en fines et en nutriments. La diminution de la
litière (débris végétaux en décomposition sur le sol) et de la faune du sol qu’elle provoque
empêche le recyclage de la matière organique, et provoque une chute du pH et de la capacité
d’échange cationique (CEC), ainsi qu’un tassement du sol (Tatoni et Tatongueba, 2013).
réduction des teneurs en oxygène dissous et le remplacement des espèces par d’autres, plus
tolérantes (Pont, 2013). Les rejets de contaminants utilisés dans l’agriculture et l’industrie
provoquent des effets toxiques et la disparition des espèces sensibles (par exemple
amphibiens, coléoptères (Fuchs, 2013).
Les rivières sont aussi des espaces de transfert entre les eaux atmosphériques (les
eaux de ruissellement après la pluie et les eaux usées de la ville) et celle qui vient de sa
source, aboutissant sur un bassin-versant, puis dans le milieu fluvial ou marin. Ainsi, de la
source au fleuve, les eaux voient leur composition évoluer en fonction des sols, des processus
d’érosion et de sédimentation, et des échanges avec les nappes souterraines (Oberdorff et al.,
2002 ; Santsa et al., 2019 ; Rodier et al., 2005). Or, dans ces milieux aquatiques, les espèces y
vivant ont développé des adaptations leur permettant d’occuper ces différents habitats.
Mais dans son sens strict, la destruction des habitats reste une transformation
radicale d’un écosystème par les êtres humains. Des exemples typiques sont donnés par la
déforestation ou la transformation de tout autre écosystème par exemple pour ouvrir les terres
agricoles.
Ces trois conséquences directes des activités humaines sont à l’origine de la crise
environnementale globale qui a des effets locaux autant que globaux. Les liens entre les
activités humaines et leurs facteurs aggravants, influent sur les problèmes suivants :
De nombreux autres liens existent mais ils sont trop nombreux pour être décrits
ici. Finalement, ces crises environnementales contribuent à différentes crises humaines
(impacts sur les populations) telles que :
La relation d’une très grande ville à ses cours d’eau s’avère aujourd’hui une des
dimensions de sa capacité à s’inscrire dans une gestion durable (Haberl et al., 2011 ; Lorrain
26
et Poupeau, 2014). Elle renvoie avant tout aux risques d’inondation, de disponibilité et de
qualité des eaux pour répondre aux besoins des habitants, ainsi qu’aux enjeux de conservation
des fonctionnalités des milieux aquatiques. Ces questions se posent d’abord à des échelles
locales et régionales ; elles dépendent de l’importance que les sociétés urbaines leur
reconnaissent et de l’évolution de leurs modes d’habiter avec leurs rivières (Mathieu, 2014).
Par en l’espace de deux siècles, les rivières des villes européennes sont passées du
statut d’exutoire de tous les rejets à celui d’un milieu vivant à intégrer à la ville (Lestel, 2017).
Parmi les clés de ce changement, il y a la conception de la rivière, l’aptitude de la société
urbaine à comprendre les pressions exercées sur leurs cours d’eau et l’efficacité des réponses
apportées pour remédier à leur changement d’état. Comprendre ces ruptures et ces
changements nécessite un regard interdisciplinaire, entre milieu, technique et société.
construire sur des espaces jadis déclarés non aedificandi, sans tenir compte de normes
d’urbanisation.
La conception des cours d’eau est donc alarmée dans la ville de Kinshasa, et
favorise la pollution d’eau, ainsi que la destruction des écosystèmes se trouvant tant dans la
rivière que sur ses zones périphériques. En même, les infrastructures diverses des quartiers se
détruisent rapidement.
Les villes se sont souvent construites autour d’un cours d’eau. Au fil des années,
elles ont progressivement aménagé ses berges et ses abords immédiats pour récupérer des
espaces plats, continus, agréables et faciles à urbaniser. Pourtant ces espaces ne sont pas sans
risques. Le lit majeur constitue l’espace naturel d’expansion de la rivière lors des crues
(Chocat, 2016). Cette zone est donc logiquement inondée régulièrement. Cependant les
aménagements peuvent le protéger contre les crues les plus fréquentes mais pas contre les
crues exceptionnelles.
Par ailleurs, les abords des rivières constituent des écosystèmes extrêmement
importants pour assurer un fonctionnement correct des rivières. Au-delà de leurs fonctions
biologiques, ils assurent des fonctions indispensables pour préserver les usages que l’homme
souhaite faire de la rivière : alimentation en eau, atténuation des extrêmes hydrologiques
(crues et étiages), réalimentation des nappes, etc. (Chocat, 2016 ; Certu, 2002).
Par ailleurs, la rivière urbaine peut aussi être un danger lorsqu’elle subit des crues,
qui débordent son lit et inondent l’habitat de l’homme (Castonguay et Fougères, 2007).
L’homme n’est plus le maître absolu de la nature : il reconnaît enfin ses responsabilités dans
les problèmes environnementaux ainsi que son assujettissement à cet élément à l’échelle de
son propre corps.
La rivière joue un rôle d’égout sans que des mesures soient prises pour limiter
l’impact des polluants des effluents artisanaux. La charge organique rejetée à la rivière
resterait donc très importante à Kinshasa. L’usage et de la qualité de l’eau reste donc très
relative et dépendent d’une ville à l’autre.
29
Cette rivière est bien connue par sa position et son importance sur l’un des artères
principales de la ville de Kinshasa qu’est l’avenue Kasa-Vubu et le pont Lunda Bululu qui
l’enjambe.
La ville de Kinshasa occupe une vaste plaine qui constitue le centre d’une cuvette
bordée des collines. Cette plaine occupe la partie Nord, Centrale et l’Est de la Ville et possède
deux types de rivières qui se rencontrent à savoir, les rivières allogènes comme N’djili et
N’sele, partie Est de la ville et les rivières locales dont les sources se situent dans la ville
même. Les plus importantes sont Makelele, Gombe, Kalamu, Funa, Yolo, Bumbu, Lubudi,
Tshanga, etc. qui traversent la majorité des communes de Kinshasa (Ebenge Mawemba,
2016).
La partie Sud de la ville est aux prises des terrains collinaires, notamment les
collines de Mont Ngafula et celles de Mont Ngaliema. Ces réalités topographiques et
géographiques avaient orienté la politique urbanistique et de lotissements à l’époque
coloniale. Ce qui aurait fait que Kinshasa soit construite et occupée progressivement tout en
tenant compte de ses réalités topographiques et géographiques pendant la période coloniale.
La rivière Makelele se trouve dans le même bassin versant que les rivières Basoko
et Lubudi, d’une superficie de 2 850 ha, et mesure 9500 m. Ce bassin est orienté du sud vers
le nord et draine une partie des communes de Bandalungwa, Kintambo, Ngaliema, Ngiri-
Ngiri, Bumbu et Selembao (IGIP, 2019).
La rivière Basoko prend sa source à partir des collines de Bumbu, et traverse à son
passage, les communes de Ngiri-Ngiri et Bandalungwa, avant de se jeter au fleuve au niveau
de la baie de Ngaliema. Elle traverse une grande zone maraîchère et contribue énormément à
cette pratique dans la zone appelée communément « la pépinière ». Quant à la rivière Lubudi,
elle prend sa source au pied versant de Djelo Mbinza à 450 m d’altitude et reçoit les eaux de
la rivière Makelele sur sa rive gauche. C’est ainsi qu’à partir de la commune de Bandalungwa,
où se jettent les eaux de la Makelele à la Lubudi, la rivière Lubudi prend le nom de rivière
Makelele. Sur sa rive droite, elle reçoit les eaux de la rivière Basoko au niveau de Kintambo
(IGIP, 2019).
Toutes ces rivières (classées comme rivières des vallées encaissées) naissent aux
pieds des collines dont les pentes sont supérieures à 20 %, sur des versants raides,
développant parfois des cirques d'érosions à leurs passages. Elles sont moins profondes et
débordent facilement de leurs lits en période de crue du fleuve Congo.
pente (Lembhi Kidiadi et al., 2022). Il se présente globalement à la fois comme un « système
urbano-rural » au relief contraignant avec une occupation de sol sans aménagement préalable.
(Image 1).
- Dans les plaines de l’Ouest, on retrouve soit les sols organiques (dans les parties du
Pool Malebo inondées en permanence), soit des sols sableux podzoliques (dans
certaines parties planes assez bien drainées) ;
- A l’Est, il y a successivement, des alluvions sableuses assez bien drainées, et une étroite
zone transitoire à texture sablo-limoneuse assez riche en matière organique, dont le
drainage interne n’est pas bon ;
- Au Nord-Ouest, on observe des sols tourbeux complètement hydromorphes, mais aussi
des sols argileux à propriétés gleyiques, dans les zones sèches et surélevées du
périmètre.
Le climat est un climat de savane tropicale humide à saison sèche de type (Aw4)
suivant la classification de Köppen (Crabbe, 1980), caractérisé par une longue saison des
pluies de huit mois et une saison sèche marquée de quatre mois de juin à septembre. La
pluviométrie moyenne annuelle à la station de Kinshasa-Binza est de l’ordre de 1520 mm
(période 1961- 2019), le maximum mensuel atteignant 263,7 mm en moyenne en novembre.
fins, avec une faible fraction limoneuse (Van Caillie et al., 1977). La végétation naturelle est
formée essentiellement de savanes parsemées d'arbustes, de steppes et de galeries forestières
de faible densité (Pnud/Unops, 1998) et, est représentative en saison de pluie. Cette végétation
est de plus en plus remplacée en milieu urbain par une strate arbustive avec une densité
supérieure à la végétation naturelle.
D’une manière générale, la zone de la plaine de Kinshasa, est très exposée aux
inondations, particulièrement aux mois d’avril et de novembre, durant lesquels tombent des
averses (203,3 mm et 268,1 mm) dans l’hémisphère sud de la RD Congo. En effet, les rivières
en crue alimentent alors le fleuve Congo dont la hauteur d’eau au Pool Malebo croit fortement
en avril, novembre ou décembre. Par conséquent, les rivières dont la confluence s’y trouve
bénéficient d’un reflux de l’eau du fleuve, qui peut causer des inondations (Phanzu, 2016).
Surtout du fait de l’occupation incontrôlée des lits majeurs des rivières urbaines, plusieurs
quartiers de la plaine de Kinshasa, dont ceux qui environnement la rivière Makelele, sont
victimes des inondations (Phanzu, 2016).
Les ruissellements sont abondants, et érodent facilement les sols sablonneux très
perméables et fragiles, exploitant la topographie accidentée du site, caractérisée par des pentes
qui dépassent les 4 % un peu partout, sur près 20 % de la superficie du bassin versant de la
Lubudi (Mufwaya et al., 2016). Quoique l’érosion hydrique constitue l’un des problèmes
environnementaux le plus préoccupant de la ville de Kinshasa ces 30 dernières années,
certains bassins versants sud-ouest de la zone collinaire ont fait l’objet de plusieurs études sur
l’érosion hydrique (Wouters 2010, Mfumu et al., 2012, Mufwaya et al., 2016).
conditions de vie et le désir de devenir propriétaire d’un lopin de terre. Les changements dans
l’occupation et l’utilisation inappropriée de sols constituent un facteur clé à la base des
problèmes environnementaux tels que l’érosion par ravinement observée sur les versants de la
zone collinaire (SOSAK 2014).
2.2 Matériel
Le matériel recherché pour mener à bien cette étude consiste dans l’utilisation des
différents équipements essentielle dans la récolte des données exactes pour le bassin de la
rivière Makelele dont on peut citer les équipements suivants :
2.3 Méthodes
Ensuite, pour analyser les activités anthropiques sur le bassin sous étude, nous
avons procédé par l’analyse quantitative. L’approche quantitative d’investigation vise à
recueillir des données observables et quantifiables (Nda, 2015). Elle se fonde sur
l’observation des faits, des événements, des conduites, des phénomènes existants
indépendamment du chercheur. Dans cette recherche, nous visons à décrire, à expliquer, à
35
contrôler, à prédire les conséquences des activités anthropiques dans le bassin de la rivière
Makelele.
Pour cela, nous nous appuyons sur des instruments ou techniques de recherche
quantitatives de collecte des données, dont en principe la fidélité et la validité sont assurées.
Ainsi nous avons abouti à des données chiffrées qui nous ont permis de faire des analyses
descriptives et des tableaux, de recherche de liens entre les variables.
En clair, nous avons procédé de la manière suivante :
Le bassin versant de la rivière Makelele subit actuellement une pression suite aux
activités anthropiques avec des risques de pollution et de contamination.
Ce travail a été réalisé dans la ville province de Kinshasa, les prospections ont été
réalisé à Makelele pour identifier, localiser les zones d’activités humaines et définir les
activités réalisées sur le terrain pour étudier les moyens ou les possibilités pour y remédier.
2.3.2 Échantillon et enquête
Un échantillon est un sous-ensemble de personnes ou individus sélectionnés à
partir d’une plus grande population. Echantillonner veut dire faire le choix du nombre
d’individus, d’objet ou d’événements limité dont l’observation permet de tirer des conclusions
applicables sur les populations entières à l’intérieur de laquelle le choix a été fait (De
Landsheere, G., 1982 ; Nkula Nsindu Guylain et al., 2023) Le but principal de
l’échantillonnage est de permettre l’extrapolation des résultats obtenus sur l’échantillon à la
majorité de la population, en réduisant les coûts et le temps associés à une étude exhaustive.
Une enquête est une méthode de recherche systématique qui pour objectif de faire de la
collecte de donnée sur un sujet ou un phénomène spécifique en particulier pour comprendre
les caractéristiques, les comportements et les opinions, elle constitue un outil essentiel
permettant d’obtenir des informations qualitatives et quantitatives pour avoir des résultats
clair et précis.
Nous avons identifié les différentes activités réalisées au sein du bassin versant de la rivière
Makelele. Parmi les activités, nous citons :
- l’urbanisation ;
- la pèche ;
36
- l’exploitation du sable ;
Ce chapitre concerne plus la présentation des résultats des observations faites sur
les activités anthropiques exercées dans le bassin de la rivière Makelele à Kinshasa. Ensuite,
nous portons une analyse sur les résultats obtenus en se référant aux résultats des études
antérieures et aux pensées des auteurs. Deux aspects essentiels constituent la charpente de ce
chapitre. Il s’agit des résultats en premier lieu et en suite la discussion des résultats obtenus.
3.1 Résultats
Les résultats présentés ici portent sur les aspects suivants : l’identification des
activités anthropiques inventoriées dans les quartiers de Makelele et Kilimani ; les acteurs
impliqués dans les activités humaines ; la distribution spatiale des activités autour de la rivière
Makelele, les impacts des activités humaines ; la production et la productivité des activités
humaines dans le bassin de la rivière ;les risques des activités anthropiques ; les constructions
anarchiques ; les mesures d’atténuation ; la discussion ; la conclusion et suggestions.
Nous avons parcouru les deux rives ce qui veut dire la rive gauche et droite de la
rivière Lukaya, les zones marécageuses pour identifier les différentes activités réalisées dans
cette zone. A l’issue des observations faites sur le terrain les résultats obtenus montrent que
les diverses activités s’exercent dans ces zones. La plupart des activités qui caractérisent cette
vallée reste : la carrière de sable, vente de ciment, vente de caillasses, vente de briques, la
pèche et des constructions anarchiques. Dans les lignes suivantes nous présentons les
principales activités retenues ; il s’agit de l’exploitation du sable, les activités de carrière, la
vente de sable, de briques et de caillasses. Dont ces activités ont été trouver dans la commune
de Bandalungwa dans la zone près du Pont Lunda Bululu tandis qu’il n’y a pas d’activités le
long de la rivière dans la commune de Kintambo (Tableau 1).
38
Maraîchage ++ 2 rare
L’analyse de ce tableau montre 6 activités humaines qui sont identifié dont l’exploitation de
sable et la vente de briques sont les plus dominant, la vente de sable et de caillasse sont très
abondante, le maraîchage est rare et la pêche est très rare.
3.1.2. Acteurs impliqués dans les activités anthropiques dans le bassin de la rivière
Makelele
Les acteurs impliqués dans les activités humaines dans le bassin de la rivière
Makelele à Kinshasa peuvent être classés en plusieurs catégories :
n’observe pas beaucoup d’activités à impact positif et négatif pour ces zones humides qui
doivent en principe être protégées (Carte 1)
Carte 1 : Carte de distribution spatiale du site des activités anthropiques près de la rivière
Makelele.
3.1.4. Impact des activités anthropiques exercées dans le bassin de la rivière Makelele
a. 1mpact positifs
b. Impact négatifs
problème de spoliation de l’espace libre qui par la suite des pluies créent des inondations, ces
inondations vont causer des destructions des maisons, la perte d’objet et la perte en vie
humaine ; le rejet des déchets des ménages est à la base de la pollution de la rivière qui vont
emmener des maladies.
3.1.5. Revenus issus des activités anthropiques dans le bassin de la rivière Makelele
Les activités humaines se font près des rives précisément en entreposage. Dans
cette partie du mémoire, nous présentons le nombre de lieux d’entreposage, le prix unitaire et
la production globale annuelle. Le tableau 2 indique les détails des résultats sur la production
des activités humaines dans le bassin de la rivière Makelele.
Il ressort de l’analyse de ce tableau qu’au total nous avons travaillé sur une
distance de 10 km pour l’ensemble du site du bassin de la rivière et nous avons aussi identifié
le nombre d’entreposage. Et la production totale de toutes ses activités s’élève à 2 712 750
T/USD/ha
41
Alimentation 60 35.29
Santé 30 17.64
Logement 50 29.41
Éducation 20 11.76
Autres 10 5.88
-Impliquer les
communautés
locales dans la
planification des
projets
d’extraction et de
vente de sable
pour garantir
qu’elles
bénéficient des
ressources
Les constructions anarchiques près du lit de la rivière ne respectant pas les normes
urbanistiques ont pour conséquences des inondations et tant d’autres problèmes qui affectent
la vie des populations environnante de cette zone d’où par rapport au site de la rivière
Makelele qui est situé entre deux Communes Kintambo et Bandalungwa ; ils se présentent
comme étant un milieu inondable du faite du non-respect des normes urbanistiques qui
prévoient une distance d’au moins 15 à 20 mètres pour éviter tout problème liés aux
inondations ce qui n’est pas le cas dans notre site de la rivière Makelele et ceux pour les deux
Communes ; suite aux observations faites sur le terrain , ils démontrent que la Commune de
Kintambo compte 1272 parcelles dont 6709 habitants qui sont menacés par des inondations et
pour la commune de Bandalungwa, elle compte 2026 parcelles dont 31848 habitants qui
subissent des inondations , le tableau 4 montre les populations touchées par les inondations.
Total 13762
Banana 98 54 26 85 313
Total 6709
Ce tableau montre le nombre d’habitants et de rue qui subissent des inondations des deux
communes dont les inondations dépassent les 20 mètres.
Face aux risques que peuvent causer ses différentes activités, nous pouvons
proposer des mesures d’atténuations telles que :
3.2. Discussion
Mais il y a surtout le constat fait par Bempongo (2002) selon lequel les kinois font
de la rivière leur décharge naturelle, entrainant ainsi une grande pollution de la rivière
Makelele. Ainsi, la qualité de l’eau est fortement altérée et cela se remarque par les odeurs
combien nauséabondes qui se fait sentir même à bonne distance. De même, les résultats
montrent clairement que les personnes interrogées sont conscientes que la pollution des eaux a
des impacts sur la santé humaine, d’abord celle des personnes qui fréquentent la rivière pour
leurs activités, mais aussi celles qui vivent dans les environs.
La ville de Kinshasa génère en moyenne 10 000 tonnes de déchets par jour, dont
la majorité est constituée des déchets plastiques. Le fait que nous manquions une politique de
gestion durable de ces résidus dans la ville, par exemple l’absence d’infrastructures de
recyclage ou encore des sites d’enfouissement, la plupart du temps ou en général ces déchets
finissent dans les rivières urbaines kinoises. Dans certains cours d’eau, les déchets plastiques
sont même parvenus à créer des lits au-dessus des eaux, empêchant la lumière d’y pénétrer.
Cette situation au fur et à mesure crée des conséquences directes sur l’écosystème de ces
rivières, du fleuve Congo et ainsi que la santé des populations riveraines. L’enlisement des
déchets dans les rivières urbaines de Kinshasa pourrait avoir des conséquences à la longue sur
l’écosystème du fleuve Congo, cela ne pourrait être sans conséquences sur l’écosystème
aquatique du fleuve d’après le Professeur Thierry Tangou, ([Link], 2021)
48
L’extraction de sable quand elle n’est pas bien gérée dans les milieux ou les écosystèmes sont
fragiles peut avoir des effets négatifs sur l’environnement. L’extraction de sable près des
berges peut emmener à la destruction de la biodiversité locale. Et encore, ces activités
d’extraction de sable suite à une grande demande peut conduire à l’extraction illégale de
sable, elle devient un problème dans plusieurs zones (ONU,2019)
Pour lutter contre les inondations des ménages ont été entrepris par l’autorité
publique, plus de 45% de ces différents aménagements ont été porté sur le curage des
caniveaux dont nous voyons aussi 30% de la construction des nouvelles voies de canalisation
mais cela n’a pas suffi du fait que tous ces aménagements n’ont pas servi à atténuer ou encore
freiner l’intensité des inondations dans la commune de Kintambo. Quelques aménagements
humains près de la rivière arrivent parfois à augmenter les débits d’eau et ainsi le risque
d’inondation, parce que les surfaces pavées sont totalement imperméables à l’eau. Plus
précisément les aménagements comme le curage ou l’extraction de matériaux dans la rivière
ont des conséquences comme une perte importante de la biodiversité et un risque
d’aggravation des inondations en aval (Ebengo Bokako Christian et al., 2023)
D’après le PNUD (2023) près de 2,9 millions de personnes se sont déplacées à cause de
graves inondations qui ont frappé l’Afrique Centrale et de l’Ouest. La République
Démocratique du Congo n’a pas été épargnée par cette calamité ou catastrophe naturelle. En
Décembre 2022, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires
(OCHA) a rapporté qu’au moins 169 personnes étaient mortes à cause des pluies dévastatrices
qui se sont abattues sur la capitale de la RDC, Kinshasa, et cela n’est pas un phénomène
49
nouveau. On peut voir que lorsqu’il pleut, l’eau ne peut pas se drainer parce que la population
environnante a bloqué les voies d’évacuation avec des constructions anarchiques et le blocage
de caniveaux. Année après année, ce phénomène s’amplifie et suscite des questions sur niveau
de préparation de la population et des autorités de la RDC pour l’affronter.
Parmi les activités inventoriées, nous avons constaté que l’activité principale du
côté de Bandalungwa est l’exploitation du sable dont aussi la vente de sables mais nous avons
aussi remarqués des déchets (plastiques et autres), les constructions anarchiques qui ont des
conséquences sur l’environnement et les habitants de cette zone
Il n’y a aucun doute que la dégradation de l’environnement sur le bassin versant de la rivière
Makelele est la conséquence directe des activités anthropiques, même s’il y a aussi des
apports extérieurs comme les crues du fleuve Congo qui entrainent aussi des inondations
(dont les conséquences sur le lit de la rivière sur un certain parcours ne sont pas à négliger).
De ce fait, même sans l’avoir mesuré, nous pouvons affirmer que l’empreinte écologique,
comme quantité de la pression de l’activité anthropique sur l’environnement et les
écosystèmes, est forte dans le bassin versant de la rivière Makelele. Ceci se remarque par les
conséquences de ces activités anthropiques sur tous les sites de nos enquêtes.
50
CONCLUSION ET SUGGESTIONS
Ce mémoire de fin d’étude a porté sur l’étude de l’impact des activités anthropiques sur le
bassin versant de la rivière Makelele, aux environs du pont Lunda Bululu sur l’avenue Kasa-
Vubu. Nous sommes parties du constat selon lequel De même, les habitants des quartiers
périphériques des rivières à Kinshasa participent intensément à la dégradation de
l’environnement sur les différents bassins versant des rivières urbaines.
L’objectif global consiste à analyser et caractériser les conséquences générées par les activités
anthropiques exercées dans le bassin versant de la rivière Makelele, à la frontière des
communes de Bandalungwa et Kintambo. Il s’agit des sites situés entre le pont Lunda Bululu
et un pont artisanal qui relie Bandalungwa et le quartier Jamaïque de Kintambo, plus en
amont. Dans ces sites, plusieurs activités sont pratiquées (extraction du sable, mais aussi
décharges diverses, constructions anarchiques, etc.).
Au regard des résultats de nos investigations, nous constatons que nos hypothèses se vérifient
aisément. En effet, les gens qui exploitent ce bassin versant de la rivière Makelele ont une
certaine conscience de leur contribution à la dégradation de l’écosystème aquatique de la
rivière et l’environnement en général. L’interaction entre les activités humaines De même, ils
savant que les différentes activités anthropiques influencent négativement la qualité de l’eau
dans le bassin avec les déchets divers qui sont directement déversés dans la rivière.
Ainsi, il est important que l’autorité urbaine adopte une politique qui permet la construction
des infrastructures nécessaires à l’assainissement, non seulement dans cette partie de la ville,
mais dans toute la ville. Certes, il ne serait pas raisonnable d’interdire l’extraction du sable,
mais il convient que les différents acteurs soient initiés à des méthodes qui préservent la
rivière.
51
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59
ÉPIGRAPHE....................................................................................................................i
IN MÉMORIAL..............................................................................................................ii
DÉDICACE...................................................................................................................iii
REMERCIEMENTS......................................................................................................iv
LISTE DES ABRÉVIATIONS.......................................................................................v
LISTE DES TABLEAUX..............................................................................................vi
LISTE DES CARTES...................................................................................................vii
RESUME.....................................................................................................................viii
INTRODUCTION...........................................................................................................1
1. Problématique..........................................................................................................1
2. Hypothèse................................................................................................................6
3. Objectifs..................................................................................................................7
4. Intérêts de l’étude....................................................................................................7
5. Délimitation du mémoire.........................................................................................7
6. Subdivision du travail..............................................................................................7
1.1 Définition des concepts.........................................................................................8
1.1.1 Activités anthropiques....................................................................................8
1.1.2 Bassin versant.................................................................................................8
a. Rôle et typologie..................................................................................................9
b. Importance et caractéristiques...........................................................................10
1.1.3 Empreinte écologique...................................................................................11
1.1.4 Rivière..........................................................................................................12
1.1.5 Environnement urbain..................................................................................13
1.1.6 Ecosystème et biodiversité...........................................................................15
1.2 Milieux humides..............................................................................................16
1.2.1 Caractéristiques et catégories des milieux humides.....................................16
1.2.2 Importance des zones humides.....................................................................17
1.2.3 Fonctions, produits et attributs des zones humides......................................18
1.3 Activités anthropiques et dégradation de l’environnement.............................21
1.3.1 Facteurs aggravant la dégradation de l’environnement................................21
61
ANNEXES