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Mémoire Israel 7 OK

Ce mémoire analyse les activités anthropiques sur l'environnement dans le bassin versant de la rivière Makelele, mettant en évidence les conséquences négatives telles que la pollution, les inondations et la dégradation des écosystèmes. Les résultats montrent que l'extraction de sable et d'autres activités contribuent à la dégradation de l'environnement, nécessitant une réglementation stricte et une implication des autorités urbaines pour préserver le bassin. Il est crucial d'encadrer les populations riveraines pour éviter les impacts néfastes sur l'environnement et la santé humaine.

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Mémoire Israel 7 OK

Ce mémoire analyse les activités anthropiques sur l'environnement dans le bassin versant de la rivière Makelele, mettant en évidence les conséquences négatives telles que la pollution, les inondations et la dégradation des écosystèmes. Les résultats montrent que l'extraction de sable et d'autres activités contribuent à la dégradation de l'environnement, nécessitant une réglementation stricte et une implication des autorités urbaines pour préserver le bassin. Il est crucial d'encadrer les populations riveraines pour éviter les impacts néfastes sur l'environnement et la santé humaine.

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i

ÉPIGRAPHE

La dégradation de l’environnement augmente les risques de catastrophe

(Edmond Munguzi),2009
ii

IN MÉMORIAL

A mon père Kimvono qui ne cessait de nous encourager, hélas, la mort inopinée lui a aussi tôt
retiré de notre affection ; nous regrettons infiniment.
iii

DÉDICACE

A ma chère mère Dorcas Mumbusi pour tant d'affection, d'amour et de soutien.

A mes frères David Kimvono, Isaac Kimvono et ma sœur Noella Kimvono pour votre soutien
multiformes et inconditionnel et aide financière et prise en charge. Je dédie ce travail.

Kimvono Lukuku Israël


iv

REMERCIEMENTS

A l’Eternel Dieu qui m’a permis d’avoir un souffle, intelligence, la sagesse et de bonne santé
afin de pouvoir réaliser ce mémoire.

Nous présentons nos gratitudes au professeur Kidikuadi Eustache Tango qui a accepté de
diriger ce mémoire malgré toutes ses différentes occupations.

Nous remercions aussi l’assistant Théophane Makolo Ntalakwa pour l'orientation et les
multiples conseils.

Nous remercions aussi notre Oncle, Dr Jean-clément Milabu Mumbusi pour les multiples
conseils et le soutien financier.

A ma tante, Marie Malaku Mumbusi, pour son aide financière pour la rédaction de ce
mémoire, son encouragement et son soutien tout au long du parcours.

Merci à toute ma famille pour leurs encouragements. Car, malgré les difficultés, ils m’ont
toujours soutenu.

A mère, la révérende Dorcas Mumbusi, j’exprime toute mon affection pour le soutien
combien efficace depuis mon enfance.

A mes camarades Victor Libala, Gabrielle Moongo, Jude Bukasa, Maria Kasay, Juptsien
Nzinga et Deborah Mwanakita pour leur collaboration.

Merci à toutes les personnes qui ont contribué de près ou comme de loin.

Kimvono Lukuku Israël.


v

LISTE DES ABRÉVIATIONS

ACF : Action contre la faim

ACP : Analyse en composantes principales

CEC : Capacité d’échange cationique

COP : Conference of Parties, en français Conférence des parties

EE : Empreinte écologique

FAO : Food and agriculture organization, en français organisation mondiale pour


l’alimentation et l’agriculture

GES : Gaz à effet de serre

IGIP : International society for engineering

NEPAD : Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique

ONU : Organisation des nations unies

PNUD : Programme des nations unies pour le développement

RDC : République Démocratique du Congo

SBVNE : Syndicat du bassin versant du Né

SMVA : Syndicat mixte de la vanne et de ses affluents

SOSAK : Schéma d’Orientation Stratégique de l’Agglomération Kinoise

UNESCO : Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture

UNOPS : United Nations Office for Project Services, en français Bureau des Nations Unies
pour les services d’appui aux projets

WRB: World reference base for soil ressources


vi

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Identification des activités humaines dans le bassin versant de la rivière


Makelele……………………………………………………………………………………...37

Tableau 2 : Production et productivités des activités anthropiques dans le bassin de la rivière


Makelele ……………………………………………………………………………………...39

Tableau 3 : Répartition des revenus des activités anthropiques près de la rivière


Makelele………………………………………………………………………………………40

Tableau 4 : Risques des activités anthropiques près de la rivière


Makelele……………………………………………………………………………………....41
Tableau 4 : Constructions anarchiques et populations inondées …………………………..44
vii

LISTE DES CARTES

Carte 1. Carte de distribution spatiale du site des activités anthropiques près de la rivière
Makelele………………………………………………………………………………………38
viii

RESUME

Ce mémoire porte sur l’analyse des activités anthropiques sur l’environnement sur le bassin
versant de la rivière Makelele. L’objectif global consiste à analyser et caractériser les
conséquences générées par les activités anthropiques exercées dans le bassin versant de cette
rivière. La démarche méthodologique s’est basée sur la méthode de l’observation, complétée
par une technique d’enquête. Les résultats de l’étude révèlent plusieurs activités anthropiques
qui impactent négativement l’environnement sur ce bassin versant, dont l’extraction de sable
qui domine dans ce site suivi de la vente des briques, il y a aussi la vente de sable et de
caillasse qui sont très abondante, le maraîchage qui est rare et la pêche qui est très rare, le
rejet des immondices, mais aussi la présence des constructions anarchiques sur le bassin ; la
production totale de toutes les activités anthropiques s’élève à 2 712 750 T/USD/ha, en ce qui
concerne les inondations, il y a 6709 personnes qui sont inondées ; l’alimentation a une
fréquence de 60% et le logement 50%etc.

Parmi les changements directement visibles causés par ces activités, il y a la présence des
champs d’immondices dans la rivière, le rétrécissement du lit de la rivière, les inondations, les
mauvaises odeurs causées par la pollution de l’eau et les constructions anarchiques. Certes,
l'importance de l’extraction du sable des rivières n’est plus à démontrer à Kinshasa, ainsi que
son apport financier pour les exploitants, cependant il est important que celle-ci soient
règlementée. Par ailleurs, il manque cruellement des infrastructures d’assainissement pour
éviter que la rivière soit utilisée comme une décharge naturelle, mais aussi celles qui permette
un bon drainage d’eau de ruissellement. En tenant compte des résultats obtenus, il est
important que l’autorité urbaine s’implique dans la mise en œuvre des règlementations
existantes pour assainir le milieu, mais aussi d’encadrer la population riveraine dans la
conservation de ce bassin versant pour l’intérêt de tous et éloigner les conséquences néfastes
qui se manifestent déjà.

Mots clés : Bassin versant de la rivière, destruction de l’environnement, rivière Makelele


1

INTRODUCTION

1. Problématique

Depuis que la société congolaise connaît une crise socio-économique sans


précèdent, la débrouillardise est devenue un phénomène populaire, car chaque personne adulte
se crée une activité pour survivre. Pour lutter contre le chômage et la pauvreté, tous les
moyens sont bons. Ainsi, il y a bon nombre d’activités informelles qui illustre l’empressement
des Congolais dans un mode entrepreneurial qui permet aux gens de saisir des différentes
opportunités qui se présentent pour assurer la survie des ménages, là où les structures
officielles et formelles ont perdu la capacité de pourvoir aux attentes des populations. C'est
cette image qu’offrent les habitants de ce pays potentiellement riche (Nzongola Ntalaja,
2015).

Dans la ville, le chômage des jeunes urbains est en constante augmentation depuis
le début des années 1990 et, selon une certaine estimation, il toucherait plus de 50 % des
jeunes actifs de 15-24 ans à Kinshasa, et entre 20 % et 30 % des 25-34 ans, (Gouvernement de
la RDC et Pnud, 2010 ; Institut national de statistique, 2014) d’où l’explosion de la
délinquance. Les autres jeunes se retrouvent le plus souvent dans le secteur informel, dans une
économie de survie (Trefon, 2004 ; Gouvernement de la RDC et PNUD, 2010 ; Ayimpam,
2014 ; Institut national de statistique, 2014). Ces jeunes sans emploi ou avec un emploi
précaire ne parviennent pas ou difficilement à quitter le toit parental, dans un contexte où le
coût du logement a également augmenté (Meyitondelua, 2016).

Au sein des ménages, la situation n’est guère meilleure, car le chômage des
adultes est encore plus fort. Dans ce contexte, chaque kinois se cherche un moyen de survie.
C’est ainsi qu’une bonne frange des chômeurs se concentre dans les activités informelles.
Avec le temps, les micro-entreprises constituent l’essentiel du maillage de la structure
économique du pays, consacrant à cette dernière l’une de ses caractéristiques majeures mais
aussi sa plus grande faiblesse. En effet, les activités informelles contribuent très peu à la
création de la richesse nationale dans la mesure où elles échappent au contrôle de
l’administration fiscale et plusieurs tentatives de formalisation de ce secteur n’ont pas encore
produit de fruits escomptés. Cependant, il est possible certains auteurs de considérer que le
secteur informel est une alternative capable d’engendrer un développement inclusif et sa
2

formalisation contribuer à la transformation profonde de l’Afrique sur le plan structurel


(Njifen, 2019 ; Bakehe, 2016 et Nema Ali, 2014).

En effet, comme il a été reconnu au « colloque sur l'informel, survie ou chance de


l'avenir du (Zaïre) Congo », avec la faillite du développement national se traduisant par une
situation ambivalente, il y a beaucoup des gens qui, n’attendant rien du secteur formel et en
particulier de l’État pour résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés, prennent leur
destin en main (Erpicum et Pfunga, 1995). De la sorte, ils se voient obligés d’inventer des
« solutions appropriées » aux problèmes qui pose dans tous les domaines de la vie, y compris
en ce qui concerne l’amélioration de leurs conditions de vie.

Néanmoins, certaines des activités qui s’effectuent dans ce domaine échappent à


la régulation de l’autorité publique et sont à la base de plusieurs situations délicates qui
impactent délicatement la ville de Kinshasa. C’est le cas des vendeurs à la sauvette qui se
promènent dans toute la ville et dont les déchets jonchent les places publiques et les cours
d’eau (Camus, 2009 ; Gnagne, 2005). Mais il faut aussi ajouter au nombre d’activités
informelle les vastes étendues où s’effectuent des cultures maraichères dans les espaces péri-
urbains (Minengu et al., 2018).

Certes, cette agriculture familiale demeure le pivot de l’économie de la RDC car,


elle est responsable de la création de plus de 70 % d’emplois en zones rurales (Chausse et al.,
2012), mais elle est à la base de beaucoup de problèmes dans la ville de Kinshasa. En tant
qu’activité productrice de biens marchands et non marchands dans l'intérêt de la société, elle
permet de valoriser les ressources du territoire et le travail des paysans (Charlier et al., 2011).

A cause de leur proximité avec le milieu de vie des pratiquants et la gratuité des
terrains, les cultures maraîchères prennent de plus en plus de l’ampleur dans les zones péri-
urbaines de Kinshasa. On compte souvent les légumes (Goossens, 1997) qui ont l’avantage de
donner lieu à plusieurs récoltes par cycle cultural. Plusieurs ménages sont investis dans cette
activité dont les produits participent dans une large mesure à la sécurité alimentaire des
habitants de la ville.

Cependant, si le maraîchage représente l’essentiel de l’agriculture urbaine


(Musibono, 2011), il n’est pourtant pas épargné par les effets immédiats du changement
climatique, surtout lorsqu’il se pratique dans des endroits exposés à l’inondation. Les rivières
en crue alimentent le fleuve Congo dont la hauteur d’eau au pool Malebo croit fortement en
avril, novembre ou décembre bénéficient d’un reflux de l’eau du fleuve, qui cause des
3

inondations (Phanzu, 2016). Ainsi, les agriculteurs subissent des pertes énormes de leurs
productions.

Mais en même temps, d’autres personnes qui travaillent sur certains bassins des
rivières de la ville participent énormément à la destruction de l’environnement et des
écosystèmes aquatiques. En effet, les perturbations produites par les activités humaines
(urbaines, industrielles et agricoles) ont exercé et exercent toujours des pressions
considérables sur les écosystèmes fluviaux, lesquelles se traduisent par une dégradation de la
qualité de l’eau et des habitats dont dépend la vie aquatique (Tramer et Rogers, 1973 ; Klein,
1979 ; Gammon et al., 1990 ; Allan et Flecker,1993 ; Goore Bi Gouli, 2009).

De même, les activités anthropiques qui auraient des caractères socio-


économiques associés à celles des processus naturels tels que les érosions des sols, les
précipitations, l’évaporation, le ruissellement des eaux fluviales accélèrent la dégradation des
ressources en eau de surfaces (Aw et al., 2011). C’est ce qui se constate sur le bassin de la
rivière Makelele où des jeunes se créent différents systèmes pour extraire du sable dans le
fond de la rivière.

De même, les habitants des quartiers périphériques ont fait de la rivière leur
décharge naturelle (Bempongo, 2002). Or, la pollution des eaux a des impacts ou effets sur la
santé humaine mais elle ne se voit pas rapidement. Mais lorsque la population consomme les
eaux contaminées par les microorganismes et pathogènes, elle peut être exposée à plusieurs
maladies hydriques telles que la dysenterie, la diarrhée, le choléra, la fièvre typhoïde etc.
Cependant, ces risques peuvent aussi provenir de l’utilisation des engrais chimique qui se
transforment en nitrite une fois lessivée ; les nitrites conduisent jusqu’à l’estomac pourraient
réagir avec les amines secondaires qui seraient venus des aliments pour donner ou former les
nitrosamines qui à la longue donnent des effets cancérigènes (Pavard, 2013 ; Adjagodo,
2016).

A cause de cela, les différents sous-produits qui sont rejetés des industries, des
maisons, des activités maraichères associés autres types de déchets toxiques peuvent être
dangereux dans la nature ou l’environnement et sont qualifiés comme des facteurs qui
contribueraient à la pollution de l’environnement (Kankundika et al., 2019 ; Tchomba et
al.,2023). En effet, les activités de l’homme génèrent ou produisent des pollutions de plusieurs
types sur les cours d’eau qui traversent les différents milieux urbains.
4

A Kinshasa, la vulnérabilité socio-économique a poussé la femme à développer


des stratégies de survie en exerçant leurs activités dans le secteur informel : le commerce,
l’artisanat et agriculture. En ce qui concerne l’agriculture, Muzingu Nzolameso (2010) avait
répertorié 62 coopératives agricoles à Kinshasa avec un effectif de 18 828 maraîchers qui
exploitaient 717 hectares. Les études de ACF (2009) avaient recensé 19 coopératives
agricoles, 13 300 maraîchers dont 6505 hommes (49%) et 6795 femmes (51%). Mabu
Masiala, Kinkela Savy et Lebailly (2018) avaient évalué à plus de 30 000 exploitants
regroupés dans des coopératives ou comme indépendants qui œuvraient dans une surface de
150 000 ares avec un niveau de récolte annuelle estimée à 55 000 tonnes. Aussi, se référant
aux statistiques de la FAO de 2010, on peut estimer à 60 000 maraîchers regroupés dans des
coopératives ou travaillant en solitaire (Minengu et al., 2021).

Dans les sites de maraîchages, les exploitants utilisent très souvent des intrants
chimiques qui permettent de réaliser de meilleurs rendements et par conséquent des profits,
mais dégradent l’environnement (Muliele et al., 2017). Donc, malgré le bénéfice financier
qu’apporte cette agriculture aux exploitants, les conséquences sont malheureusement
nombreuses aux milieux des consommateurs et sur le plan environnemental.

En plus, la plupart des rivières de la capitale sont polluées ; ainsi la contamination


des sols et des cultures est encore plus important, surtout pour celles qui se trouvent à
proximité des sites industriels. En effet, à Kinshasa, les effluents industriels et les eaux usées
domestiques sont généralement évacués dans les réseaux urbains et rivières réceptrices, sans
traitement préalable. Il en est de même des déchets solides. Il est par exemple démontré que
les établissements industriels, notamment les industries chimiques, pétrochimiques,
agroalimentaires et des usines diverses qu’on rencontre autour du pool Malebo déversent
directement dans les eaux des rivières des volumes importants d'effluents liquides contenant
diverses substances (Gizanga et al., 2016 ; Luboya, 2002).

Une autre activité anthropique bien répandue dans la ville est l’exploitation du
sable des rivières, car le bassin de Kinshasa, drainée par un important réseau hydrographique,
comporte des lits des rivières constituées en sablières pour l’approvisionnement en sables
comme matériaux de construction. Il y a ainsi des études en caractérisation sur le plan
granulométrique de ces matériaux sableux (Kabamba et al., 2018).

Il y a une seule source des sédiments qui est à l’origine de ces dépôts sableux avec
un sable moyen comme faciès caractéristique. Avec un courant régulier modérément fort, les
5

dépôts sableux de lits des rivières de Kinshasa accusent un caractère fluviatile. La corrélation
positive observée entre le grain moyen et l’indice de classement certifie l’affinement
progressif et le bon classement des grains observés dans ces dépôts sableux (Kabamba et al.,
2018). La couleur rose dominante des dépôts sableux de rivières de Kinshasa indique que ces
dépôts sont dépourvus de matières organiques.

La couleur des roches sédimentaires peut avoir des origines diverses, complexes
et être dans certains cas secondaires. Cependant, elle est souvent primaire et reflète des
aspects importants de l’environnement de dépôts (conditions d’oxydo-réduction, taux de
déposition de la matière organique, etc.) (Assale et al., 2012). Le spectre de couleur gris-olive
au noir est fonction de la teneur en matière organique total avec des couleurs plus foncées
pour les teneurs plus élevées en carbone. La teneur en carbone organique est contrôlée par le
taux d’accumulation de matière organique, le taux d’accumulation des sédiments, le taux de
décomposition de la matière organique et le niveau d’oxygène.

Les couleurs gris à noir sont associées à des fortes teneurs en carbone organique et
des eaux de fonds dysaérobiques à anaérobiques (Assale et al., 2012 ; Kabamba et al., 2018).
Sur base de la coloration à l’état sec, les dépôts sableux des lits des rivières de la région de
Kinshasa se présentent comme suit : la couleur rose est dominante, donc ces dépôts sont
dépourvus des matières organiques ; les colorations gris clair, marron pâle et gris marron clair
relevées dans le lit de la rivière Bongolo indiquent la présence de la matière organique dans
ces sédiments (Kabamba et al., 2018). Cette exception est due à sa proximité aux habitations,
à sa petite taille et au fait qu’elle soit une décharge publique des riverains.

Ce travail d’extraction de sables des rivières utilise des jeunes depuis une longue
période. Il est exploité uniquement d’une manière artisanale et prélevé directement dans le lit
du cours d’eau.

La pollution produite par ces activités sont si fortes à cause de différents rejets qui
culminent dans cette rivière et ses berges, sans règlementation, créant pourtant des effets
négatifs à l’écologie du milieu et à la population environnante (Kakundika et al., 2019 ;
Tchomba et al., 2023). Car de façon générale, la pollution à des conséquences sur les milieux
aquatiques, qui sont transformés ou modifiés et dégradés.

C’est ce qui semble résulter pourtant de l’exploitation anarchique depuis des


longues années des bassins versant de la rivière Makelele et ailleurs. Le manque d’une
véritable politique de planification a mené à l’exploitation de ces zones, voire des
6

constructions non appropriées, causant des pertes en vie humaines et matériels dans le cas de
fortes pluies. Celles-ci deviennent de plus en plus dévastatrices suite au changement
climatique qui a une incidence directe sur les catastrophes et l’augmentation de vulnérabilités
socioéconomiques des collectivités et des écosystèmes.

L’occupation par la population de cette zone de la rivière Makelele a modifié le


contexte de la végétation, la topographie et la pédologie du bassin. Il se remarque par exemple
des problèmes graves qui menacent les rives sur la cour inferieur de la rivière, notamment des
érosions causées par le ruissellement des eaux lors des inondations et des glissements de
terrains sur les berges, l’amincissement du lit de la rivière, etc.

Au regard de ce constat combien alarment, nous allons nous pencher sur les
questions suivantes :

- Quelles sont les activités anthropiques pratiquées dans le bassin de la rivière Makelele
à Kinshasa ?
- Quelles sont les conséquences des activités humaines réalisées dans le bassin de la
rivière Makelele ?
- Quelles sont les mesures d’atténuation pour réduire la pression humaine ?
- Quels sont les défis environnementaux spécifiques entrainés par les activités
anthropiques exercées dans le bassin versant de la rivière Makelele ?
- Pour l’avenir, quelles mesures peuvent être prises pour atténuer ces effets ?

2. Hypothèse

Pour répondre aux questions posées, les hypothèses suivantes ont été élaborées et
formulées :

- Les gens qui exploitent ce bassin versant de la rivière Makelele ont une certaine
conscience de leur contribution à la dégradation de l’écosystème aquatique de la rivière
et ses environs. Car quoiqu’ayant des connaissances limitées en matière de biodiversité,
mais ils savent que les produits chimiques qu’ils utilisent comme fertilisant sont nocifs à
la santé humaine et aux êtres aquatiques.
- Plusieurs activités humaines sont pratiquées dans le bassin versant de la rivière
Makelele. Ces activités ont des conséquences sur l’environnement immédiat.
- Pour l’avenir de ces écosystèmes et préserver la qualité de l’eau, car la rivière longe
plusieurs quartiers en amont comme en aval de ce bassin, il faut prendre des mesures de
7

conservation efficaces et supprimer les activités qui polluent l’eau et dégradent les
habitats aquatiques.

3. Objectifs

L’objectif général consiste d’analyser les activités anthropiques pratiquées dans le


bassin versant de la rivière Makelele en vue d’apporter des solutions éventuelles.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

- Identifier les différentes activités anthropiques pratiquées dans le bassin versant de la


rivière Makelele ;
- Donner les conséquences éventuelles liées aux activités humaines ;
- Formuler des recommandations concrètes pour atténuer les effets négatifs des activités
anthropiques et promouvoir la conservation de l’écosystème aquatique.

4. Intérêts de l’étude

Les intérêts de cette étude sont de :

- Sensibiliser la population sur l’importance de la préservation des écosystèmes de la


rivière et du fleuve où se déversent ces eaux polluées

- Face aux différents défis environnementaux actuels, proposer des solutions et des
recommandations pour une gestion durable des différentes ressources naturelles de la
ville ;

- Contribuer à la compréhension des interactions entre les activités anthropiques et


l’environnement de la rivière Makelele ;

- Mettre en lumière les impacts négatifs des pressions des activités anthropiques sur la
biodiversité et la qualité de l’eau du bassin.

5. Délimitation du mémoire

Par rapport au temps, ce travail a été fait pendant la période de septembre à


Décembre de l’année 2024 ; le domaine a été porté sur l’écologie urbaine et l’espace de ce
travail a été fixé sur le bassin versant de la rivière Makelele.

6. Subdivision du travail

Précéder par une introduction et se termine par une conclusion et les suggestions,
ce mémoire comprends trois chapitre : le premier aborde les généralités sur les notions
8

fondamentales ; le deuxième présente le milieu d’étude, décrit le matériel et explique les


méthodes d’étude ; le troisième traite les résultats et la discussion.

CHAPITRE I. CADRE CONCEPTUEL

Cette section rappelle la définition des concepts de base et les notions


fondamentales sur le bassin versant et les activités anthropiques.

1.1 Définition des concepts

Sous ce point, nous définissons les concepts de base utilisés dans cette étude afin
de préciser leur usage, étant donné que certains concepts sont polysémiques.

1.1.1 Activités anthropiques

Les activités anthropiques peuvent être définit comme toutes transformations de


l’environnement (biophysique, social ou mentale) induites par les actions humaines (Jean
Marie barbier, 2022). Les activités humaines ou anthropiques sont à la base de pressions sur
l’environnement dont on distingue huit grands secteurs d’activités qui sont les suivants :
l’énergie, l’industrie, le transport, l’agriculture, la sylviculture, la pêche et l’aquaculture, le
tourisme et loisirs ainsi que le ménage (European Environment Agency, 2020).

Il s’agit de tous les actes et comportements de l’homme qui ont un effet


significatif sur l’environnement. En effet, les activités humaines ont des répercussions sur
l'environnement lorsque :

 Elles produisent des rejets (émission de polluants, eaux usées, production de déchets,
etc.) ;
 Elles modifient (dégradent) le sol et l’habitat ;
 Elles utilisent et font disparaître les ressources.

1.1.2 Bassin versant

Les bassins versants sont aussi appelés bassins hydrographiques. Il correspond à


l’ensemble de la surface recevant les eaux qui circulent naturellement vers un même cours
d’eau ou vers une même nappe d’eau souterraine (Roche, 2015). Il s’agit aussi de l’aire à
partir de laquelle toute pluie se concentre pour fournir en un point donné un débit visible dans
le lit de la rivière.
9

En d’autres termes, un bassin versant correspond à un espace qui recueille les


eaux des précipitations afin d’alimenter son réseau hydrographique (Amoros et Petts, 1993).
Dans ce sens, son régime d’écoulement est influencé par plusieurs facteurs dont la géologie et
la pédologie, la superficie, l’occupation des sols et le climat (Musy, 2005 ; Laabidi et
al., 2016). Dans bon nombre de pays africain, des pratiques agricoles non durables provoquent
des déséquilibres au niveau des écosystèmes et ont des effets substantiels sur le régime
d’écoulement des eaux (Sheng, 1993 ; Boukrim et al., 2016).

De nos jours, le couplage entre des pratiques d’exploitation des ressources de


l’environnement (sol, eau et matière ligneuse) non adaptées au territoire et les impacts des
changements climatiques (événements extrêmes, sécheresses plus fréquents) ne font
qu’accélérer le processus de transformation des milieux, ce qui entrave l’accès des
communautés à la ressource hydrique, laquelle est incontournable aux possibilités de
développement régional (Ferandez, 1997 ; Nacro et al., 2010).

Ainsi, dans une logique de gestion durable des ressources naturelles, notamment
hydriques, certains auteurs (Baba Hamed et Bouanni, 2016 ; Laabidi et al., 2016 ; Yacinte et
al., 2019) s’intéressent à la caractérisation des paramètres qui influencent les écoulements de
surface.

a. Rôle et typologie

Les bassins versants ont pour rôle le cycle de l’eau parce qu’il permet à l’eau de
se déplacer. C’est une dépression du sol, entouré d’espace de plus élevés dans laquelle
converge l’eau provenant de la pluie (précipitations) dont l’eau arrive dans un bassin versants
qui se déverse dans une mer, un fleuve, une lagune, un océan ou une autre masse d’eau. C’est
un système de circulation ou drainage des eaux.

Il existe trois types de bassins versants (Mardy, 2023) ou éléments du bassin


fluviaux dont :

- le bassin versants supérieur, qui est la zone où l’on trouve la source de la rivière qui
s’écoule le long de la pente ;

- le bassin moyen, qui est la zone de la vallée du fleuve où l’on trouve un équilibre ou
une stabilité entre les matériaux solides entraînés par le courant ainsi que ceux qui sont
déposés ;
10

- le bassin inférieur, la zone basse du fleuve ou d’une rivière qui déposent les matériaux
entraînés le long du bassin. De façon global, il y a des plaines qui se forment dans
cette zone.

Le réseau hydrographique correspond ainsi à l’ensemble des chenaux conduisant


toutes les eaux de surface du bassin vers un point commun appelé exutoire (Laborde, 2009). Il
est représenté par l’ensemble des cours d’eau (permanents et temporaires) qui contribuent à
l’écoulement (El Hamdani, 2013).

b. Importance et caractéristiques

Les bassins versants ont une importance du fait qu’elle régule l’écoulement de
l’eau et ainsi réduit le risque des inondations et de glissements de terrain, il régule aussi la
qualité de l’eau et une source d’eau douce, grâce à la vitesse de l’eau on peut obtenir l’énergie
hydroélectrique que le tourisme qui permet d’avoir des gains pour le pays par la beauté du
paysage (Bordino, 2023).

Comme un lieu de collecte de l’ensemble des eaux qui s’écoulent en surface, il est
délimité par les lignes de partage des eaux jusqu’à atteindre son exutoire (SMVA, 2023). Un
bassin versant a des limites naturelles d’écoulements des eaux en surface et l’ensemble des
eaux qui se drainent finissent par atteindre l’exutoire (Organisme des bassins versants, 2021).

En effet, le système de drainage urbain couvre des bassins versants plus ou moins
urbanisés, possédant un réseau de drainage totalement ou partiellement artificiel, de surface et
ou enterré. Il n’existe pas de limites évidentes entre bassins urbanisés et bassins non
urbanisés. Généralement, la rivière principale collecte l’eau provenant de tous les points du
bassin versant : l’eau de ses affluents, l’eau de pluie, l’eau d’origine souterraine, etc. L’eau de
la rivière est donc chargée de toute l’histoire des pentes qu’elle a parcourues. Ainsi,
l’exploitation anarchique d’un bassin versant a un impact considérable sur le cycle de l'eau,
tant au niveau quantitatif qu'au niveau qualitatif, mais aussi sur l’écologie de la surface qui
longe la rivière.

Les agglomérations urbaines se caractérisent plutôt par un continuum du centre


vers la périphérie (si tant est que ces notions de centre et de périphérie aient encore un sens),
avec une diminution de la densité d’urbanisation. C’est ainsi que la frontière entre hydrologie
urbaine et hydrologie générale, fluviale, de surface, etc., tend à s’amenuiser. Si différence il y
11

a, elle provient pour une bonne part des domaines de validité pour lesquels certains modèles
ou approches ont été calés (Thibault, 1997).

D’une manière générale, un bassin versant est caractérisé par trois composantes
principales (Thibault, 1997 ; Bensad et Belkadi, 2015) :

1. Sa limite, l’enveloppe des surfaces potentiellement drainantes et les extrémités avales du


réseau de drainage ;

2. Son organisation qui peut être reliée à la structure du réseau, à la distribution surfacique des
éléments de drainage etc. ;

3. Sa composition, les types de recouvrement de surface, et quelques grandeurs géométriques


associées.

Cependant, il convient de préciser ici que chaque bassin versant est unique de par
sa taille, sa forme, son orientation, la densité de son réseau hydrographique, le relief, la nature
du sol, l’occupation du sol (cultures, haies, forêts, plans d’eau...), son climat, mais également
l’urbanisation et les activités humaines. En milieu urbain, le bassin versant est le siège de cinq
phénomènes de base appartenant au cycle de l’eau : la réévaporation, le stockage en surface,
la pénétration en sous-sol, le ruissellement de surface et les écoulements en réseaux.

Par ces écoulements en réseaux, les bassins versants impactent sans cesse sur la
qualité des eaux d’origine météorique, dans la mesure où sur leur parcourt de ruissèlement,
elles effectuent un lavage du sol urbain, concentrant brutalement tout un ensemble de
polluants (métaux lourds, matières en suspension, etc..) qu’elles trouvent en chemin. De ce
fait, le bassin versant, tout en étant l’unité de base de l’hydrologie urbaine, tant d’un point de
vue quantitative que qualitative, doit être un élément essentiel des politiques urbaines,
chargées de maîtriser les impacts environnementaux des activités urbaines.

1.1.3 Empreinte écologique

Pour tenter de quantifier la pression de l’activité anthropique sur l’environnement


et les écosystèmes, on fait appel à la notion d’empreinte écologique (EE). Elle comptabilise la
demande de services écologiques adressée chaque année par les hommes à la nature.
L'indicateur mesure les surfaces biologiquement productives de terre et d´eau nécessaires
pour produire les matières biologiques qu´un individu, une population ou une activité
consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des technologies et de la gestion
des ressources existantes (Global Footprint Network, 2014).
12

D’une manière simple, nous pouvons dire que l’empreinte écologique (EE) d’un
individu représenterait en somme ce que la planète gagnerait à perdre cet individu, etc. De
manière moins radicale, la variation d’EE d’une personne représenterait l’impact
environnemental d’un changement de comportement de cette personne (Wackernagel et Rees,
1996). Comme elle est estimée d’après la consommation, et par rien d’autre qui concerne la
personne considérée, ce changement de comportement est une variation de consommation,
dont il faut donc vérifier si les impacts environnementaux qu’elle occasionne sont mesurés par
l’empreinte écologique ou les variations de celle-ci.

Par ailleurs, l’impact environnemental de la consommation d’un individu dépend


de divers facteurs, notamment les suivants :

− L’usage qui est fait de la consommation considérée ;

Par exemple, une même consommation d’énergie peut servir selon les
circonstances à la destruction (dans la guerre), à un loisir (une promenade motocycliste du
dimanche), à un besoin de base (se chauffer durant un hiver rigoureux) ou encore à un
investissement pour le développement durable (restaurer des sols, reboiser, bâtir une
infrastructure sociale…).

- Les autres consommations auxquelles la personne concernée renonce compte


tenu de son pouvoir d’achat limité ;
- L’effet sur les autres consommateurs potentiels, qui peuvent être affectés par
une hausse des prix ou par une moindre disponibilité si l’offre ne suit pas ;
- L’effet sur la production, qui dépend également du jeu d’interaction entre
l’offre et la demande ; la production répond à la demande en fonction de ses
coûts marginaux, liés notamment à l’état des ressources naturelles ;
- L’impact environnemental de cette variation de production.

Il convient de préciser ici qu’une estimation de l’inégalité de consommation de


biens primaires, soit préjudiciable aux moins consommateurs. Elle traduit une situation
défavorable de ces derniers, mais elle n’en est pas la cause ni la preuve, et elle la reflète moins
bien que les indicateurs centrés sur les besoins finals (Ledant, 2005).

1.1.4 Rivière

Du point de vue géographique, la rivière est une rivière qui se jette dans le fleuve,
ce dernier se jetant dans la mer. Il s’agit, autrement dit, d’un cours d’eau naturelle qui est de
13

moyenne importance et qui se déverse dans un autre cours d’eau qui devient son affluent. Son
lit est toujours divisé en deux parties : le lit mineur, qui est délimité par les berges du cours
d’eau et le lit majeur qui représente toute la zone occupée de façon temporaire lors des crues.

La rivière a une énergie qui lui est propre et qui donne une forme dans l’espace
qu’elle occupe. Il y a trois dimensions qui sont affectées, à savoir :

- par rapport à la profondeur, il y a des nappes d’eau tel que les nappes
d’accompagnement ;
- par rapport à la largeur, il se trouve dans cette zone qui le brassage, les méandres
et la plaine alluviale qui est soumis aux inondations ;
- par rapport à longueur, l’amont et l’aval du cours d’eau se différencient
généralement par la pente, les paysages, la faune et la flore (SBVNE, 2017).

Les cours d’eau en milieu urbain sont considérés comme un drainage d’eaux
courantes dans un lit alimenté par une source qui a un débit suffisant la grande partie de
l’année (Mathilde Hardy, 2023). La rivière possède une mosaïque d’écosystèmes dont nous
avons des masses d’eau, milieux riverains, compartiment souterrain. C’est également un
espace géographique qui appartient à la communauté et à l’État (les plus grands sont à l’État
et le reste sont aux particuliers). C’est un milieu où se font des activités telles que la pêche, la
navigation et le loisir (Piegay, 2018).

1.1.5 Environnement urbain

La protection et la préservation de l’environnement sont devenues des enjeux


majeurs de notre époque, car les activités humaines entraînent des problèmes majeurs tels que
la pollution de l’air et de l’eau, dégradation des écosystèmes, les pertes de biodiversité.
L’environnement est défini comme étant un tout dynamique d’éléments naturels vivants et
non ainsi que d’éléments socio culturels visibles et invisible dont les interactions affectent
positivement ou négativement les organismes qui y vivent, y compris l’hommes (Musibono,
2006). L’environnement urbain, dans ce cas, renvoie à une multiplicité de phénomènes perçus
comme posant problème en ville : la pollution de l'air, la qualité de l'eau, l'assainissement, les
conditions de transport, le bruit, la dégradation des paysages, la préservation des espaces
verts, la détérioration des conditions, etc. (Metzeger, 1994).

Pour les gestionnaires de la ville, l’environnement urbain renvoie à un ensemble


de secteurs d’interventions sur des éléments physiques de la ville qui posent problème en
14

termes de production, préservation, évacuation ou circulation : eau, air, transport, espaces


verts, etc. Il s’agit d’études portant sur :

- Les politiques d’approvisionnement en eau, l’assainissement et le drainage des eaux


usées, le traitement des déchets urbains, qui sont analysés sous l’angle des modes de
gestion de ces services, de l’adaptation des techniques mises en œuvre, de l’émergence
de technologies dites alternatives et de leurs conséquences environnementales (Doulens
et Vidal-Naquet, 1992 ; Knaerei, G. et al., 1986) ;
- La planification urbaine et l’usage du sol, les transports, la croissance urbaine : études
qui concernent les éléments et modes de gestion favorables à l’environnement, c’est-à-
dire les facteurs de réduction des risques pour les populations et les activités urbaines,
les conditions d’amélioration ou de protection de la nature ;
- Des espaces verts et assimilés et des paysage urbains -, les conditions de moindre
pression sur le site, et de viabilité dans le temps du développement urbain ;
- Les multiples enjeux, politiques, économiques, sociaux et physiques de l’élaboration
des politiques publiques de gestion de la ville, les acteurs de la gestion urbaine. La
démocratisation des modes de gestion et le rôle des questions environnementales dans
les politiques publiques (Sachs-Jeantet, 1992).

La ville entretient des relations complexes avec son environnement proche et


lointain. Ainsi, la prise de conscience de l’importance de promouvoir et de préserver
l’environnement de façon pour le développement durable est devenue cruciale pour assurer un
avenir viable pour les générations futures.

Pour son organisation, la ville est conduite à organiser un vaste espace pour
pourvoir à son approvisionnement et elle rejette dans son environnement proche ou lointain
les résidus de ses activités. Il existe ainsi un certain nombre de relations directes entre la ville
et l’environnement. De même, l‘environnement urbain est lui-même déjà modifié par
l’homme et c’est dans ce contexte qu’il convient de prendre en compte son influence sur la
santé (Bigot, 1994).

La manifestation la plus palpable de la croissance urbaine est la consommation


d’espace de la ville au détriment du milieu rural environnant. De même, la pollution des eaux
vives et de la nappe phréatique par les eaux usées (absence de station d’épuration) et de la
terre par les déchets (absence d’usine de traitement des ordures) peut avoir des conséquences
très lointaines sur l’environnement.
15

Or, cet environnement urbain est un cas particulier de l’écologie humaine,


caractérisé par la concentration humaine, ses habitats, ses origines, ses relations complexes et
dynamiques. (Lubini cité par Kidikwadi, 2021). Dans un tel contexte, il est important de
définir une cohabitation entre l’homme et la nature, une biodiversité urbaine, maintenir la
qualité des ressources naturelles (air, eau, sols, êtres vivants) en milieu urbain.

1.1.6 Ecosystème et biodiversité

Pour Lubini (2022), un écosystème caractérise une entité écologique qui intègre
une communauté d'espèces (animales, végétales et microbiennes) ou biocénose considérée
dans leur ensemble en tant qu'un système fonctionnel, incluant des relations mutuelles
complexes et dynamiques qui existent entre les espèces animales, végétales et microbiennes, y
compris l'homme et leur environnement.

Un écosystème est une unité écologique formée d’un biotope, ensemble de


paramètres abiotiques (facteurs physico-chimiques), et d’une biocénose, ensemble des
organismes qui y vivent, ainsi que des interactions établies entre les êtres vivants et avec leur
milieu (Goudard, 2007). La biodiversité, quant à elle, est la variabilité des organismes vivants.
Elle comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces, et la diversité des écosystèmes
(Convention de la diversité biologique, sommet de Rio de Janeiro, 1992).

La notion de biodiversité peut ainsi se retrouver à différentes échelles :

– l’échelle moléculaire (fondée sur la diversité génétique, variabilité génétique


entre individus d’une population et entre populations d’une espèce) ;
– l’échelle des espèces (diversité des espèces ou diversité spécifique) ;
– l’échelle des écosystèmes (diversité des écosystèmes) (Goudard, 2007).
La relation entre diversité et fonctionnement des écosystèmes s’étudie à l’échelle
d’un écosystème et concerne principalement la diversité des espèces. Ainsi, la notion de
diversité spécifique comprend plusieurs composantes (Hooper et al., 2005) :

- la richesse spécifique (nombre d’espèces)


- la régularité de la distribution des espèces
- le nombre de groupes fonctionnels (un groupe fonctionnel étant un groupe
d’espèces qui partagent des traits similaires pour une fonction donnée de
l’écosystème) (Hooper et Vitousek 1998).
16

Les activités humaines contribuent à ces extinctions, de manière directe


(surexploitation) ou indirecte (dégradation d’habitats). La biodiversité (qui inclut la diversité
génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes) a un fort impact sur le
fonctionnement des écosystèmes. L’étude des relations entre la biodiversité et le
fonctionnement des écosystèmes est actuellement une question centrale en écologie, dont
l’importance est accrue avec le développement des activités humaines et les pertes de
biodiversité.

De même, la structure d’un écosystème, qui inclut la biodiversité, les interactions


interspécifiques, l’ordre d’assemblage et de désassemblage de la communauté (donc la
séquence d’introductions et d’extinctions d’espèces) et les facteurs abiotiques, influence en
effet le fonctionnement de l’écosystème, notamment sa biomasse, sa productivité, sa stabilité
et sa résistance aux invasions biologiques. Mais la société humaine tire de nombreux
bénéfices de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes (ressources biologiques,
pollinisation, fertilité des sols, etc.). Cependant, les pertes de biodiversité peuvent ainsi
provoquer des pertes de services écologiques (Sala et al., 2000 ; Loreau et al., 2002 ; Kinzig et
al., 2002).

1.2 Milieux humides

Les zones humides constituent les terres ou espaces imprégnés d’eau, zones de
transition ou écotone entre les zones des terres fermes et les masses d’eau. Les zones humides
sont des terres imprégnées ou recouvertes d’eau douce, salées ou saumâtres. Le code de
l’environnement les définisse comme les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou
gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation,
quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles qui supportent l’humidité
(Tilman et al., 2011).

1.2.1 Caractéristiques et catégories des milieux humides

D’après la Convention Internationale de Ramsar sur les Zones humides (1971), les
zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou
artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre
ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas
six mètres. Les zones humides souffrent aujourd’hui encore d’une méconnaissance globale de
diversité biologique sont des atouts à valoriser pour le public et des acteurs économiques de
préservation et sont à ce titre soutenues par l’Agence de l’eau en 2009.
17

Les milieux humides sont habituellement classés en trois catégories :

- les milieux humides continentaux : d’eau douce, situés à l’intérieur des terres
marais, mares naturelles, tourbières, prairies, landes et forêts humides ;
- les milieux humides littoraux : d’eau salée ou saumâtre, sur ou en bordure des
cotes : zones estuariennes, lagunes, étangs d’arrière dunes, vasières,
mangrove;
- les milieux humides aménagés : façonnés par l’homme, d’eau douce comme
d’eau salée : marais mouillés et desséchés, marais salants, retenues d’eau.

1.2.2 Importance des zones humides

Berceau de la biodiversité, elles fournissent l’eau et les produits dont dépendent,


pour leur service, d’innombrables espèces animales, végétaux, et l’homme (UNESCO, 1986).
Cependant, les unes après les autres, les études démontrent que, dans la plupart des régions du
monde, les zones humides subissent un déclin continu dans leur superficie et leur qualité
(Batisse, 1985).

Les zones humides sont également des entrepôts de matériel, les interactions entre
les éléments physiques, chimiques et biologiques tel que les sols, les eaux, permettent aux
zones humides de remplir de nombreuses fonctions vitales (COP13 Ramsars). Les vallées
fluviales et les plaines d'inondation associées ont depuis toujours attiré les populations
humaines.

Les zones humides qui ont servi de berceau aux grandes civilisations de
Mésopotamie et d'Egypte, et des vallées comme du Niger, de l'Indus et du Mekong,
continuent encore aujourd'hui à jouer un rôle essentiel dans la santé, le bien-être et la sécurité
des peuples qui les habitent ou qui vivent à proximité. La plupart des poissons que nous
consommons dépendent de zones humides à une période du cycle de vie, et des millions de
bovins et d'herbivores sauvages paissent dans des plaines inondables.

En outre, les zones humides remplissent de nombreuses fonctions, notamment la


prévention des inondations, la purification de l'eau et la stabilisation du littoral. Si on modifie
les zones humides sans tenir compte de l'ensemble de leurs valeurs, les populations locales
pourront en ressentir immédiatement les conséquences néfastes. L'économie d'une région ou
d'une nation peut être affectée si les changements sont nombreux ou importants.
18

Malgré leur importante diversité, on a eu tendance à considérer les biens et


services que procurent les zones humides comme allant de soi. En conséquence, la plupart des
pays n'ont accordé qu'une faible priorité à l'entretien des zones humides naturelles. Mais,
même si l’indifférence et l’ignorance sont toujours responsables de la conversion de zones
humides, la perte des services autrefois assurée gratuitement conduit à une prise de
conscience de leur valeur (Adamus & Stockwell, 1983).

1.2.3 Fonctions, produits et attributs des zones humides

Toute zone humide regroupe un certain nombre de composantes physiques,


biologiques ou chimiques telles que, les sols, l'eau, les espèces végétales et animales, et les
éléments nutritifs. Au sein et entre chacune de ces composantes, divers processus prennent
place et permettent aux zones humides d'accomplir certaines fonctions, comme la prévention
des inondations et la protection contre les tempêtes, de générer des produits, comme la faune,
la flore sauvage, les ressources halieutiques et forestières (Barnaud G., Fustec E., 2007).

De plus, à l'échelle de l'écosystème, certains attributs, tels que diversité


biologique, originalité/patrimoine culturels, ont une valeur soit par les utilisations qu'ils
engendrent, soit en raison de leur intérêt propre. L'association de ces fonctions, produits et
attributs donne aux zones humides leur importance pour la société. C'est l'interaction des
caractéristiques biologiques, chimiques et physiques du site qui fait qu'une zone humide
remplit une certaine fonction, fournit des produits spécifiques ou possède certains attributs.

Une importante recherche bibliographique a permis de recenser 75 de ces


caractéristiques pour les zones humides d'eau douce et côtières (Adamus et Stockwell, 1983).
Elles ne sont pas toutes présentes dans chaque zone humide, ce qui fait que peu de zones
remplissent toutes les fonctions et que ces dernières ne sont pas toutes remplies de la même
manière dans chaque zone humide.

- Alimentation des eaux souterraines

Cette fonction correspond au passage de l'eau d'une zone humide vers la nappe
d'eau souterraine. Lorsqu'elle atteint la couche aquifère, l'eau est en général plus propre qu'au
début de sa filtration depuis les zones humides. Une fois dans la nappe phréatique, elle peut
être puisée pour la consommation humaine ou s'écouler latéralement sous terre pour resurgir
en surface dans une autre zone humide.
19

Ainsi, l'alimentation en eau d'une zone humide est liée aux écoulements provenant
d'une autre zone. Cette fonction a également l'avantage de permettre la mise en réserve des
eaux de crue, qui sont temporairement stockées sous terre au lieu de s'écouler rapidement vers
l'aval en provoquant des inondations.

- Emergence des eaux souterraines

L'eau qui a été stockée dans des nappes souterraines peut remonter à la surface et
s'écouler dans des zones humides. Lorsqu'elles sont alimentées en majeure partie par des eaux
souterraines, les zones humides supportent généralement des communautés biologiques
relativement stables, la température et le niveau de l'eau ne fluctuant pas autant que dans les
zones humides alimentées par des eaux de surface ; elles ont aussi une influence directe sur le
débit des cours d'eau.

Certaines zones humides peuvent constituer une voie d'écoulement des eaux
souterraines à une époque de l'année et servir ensuite de réservoir pour l'alimentation de ces
eaux souterraines, et cela en fonction des fluctuations de la surface piézométrique locale.
- Prévention des inondations

En stockant les précipitations et en ne laissant l'eau s'écouler que de façon


uniforme, les zones humides peuvent atténuer l'assaut destructif des têtes de crue. La
conservation des systèmes de stockage naturels permet d'éviter la construction couteuse de
barrages et réservoirs. Seule une étude hydrologique approfondie du site permet de déterminer
l'impact d'une zone humide sur le débit d'eau en aval.

II semble cependant que dans le cas de zones humides situées dans la partie
supérieure d'un bassin hydrographique cet impact aura lieu à quelques kilomètres seulement,
directement en aval de la zone. En revanche, les grandes zones humides liées à des cours
d'eau principaux influencent largement l'importance des têtes de crue beaucoup plus loin en
aval.

- Stabilisation du littoral/lutte contre l'érosion

La végétation des zones humides stabilise le littoral d'une part en atténuant la


force des vagues, des courants ou autres agents érosifs, d'autre part en maintenant les
sédiments en place entre les racines. Cette action permet d'éviter l'érosion de terrains destinés
à l'agriculture ou aux habitations, ainsi que les dommages matériels. Dans certains cas, les
zones humides peuvent en fait faciliter des projets d'urbanisation (Cailly, 2008).
20
21

- Rétention de sédiments/produits toxiques

Les sédiments sont souvent les principales substances polluantes de l'eau dans de
nombreux systèmes hydrographiques. Comme les zones humides occupent en général des
dépressions, elles peuvent agir en tant que bassins de décantation pour les sédiments, le
ralentissement du débit d'un cours d'eau par des roseaux et autres plantes aquatiques
augmentant les chances de dépôt.

- Rétention d'éléments nutritifs

C'est la fonction d'accumulation dans le sous-sol, ou de stockage dans la


végétation des zones humides, de substances nutritives, azote et phosphore principalement.
Les zones humides retenant les éléments nutritifs améliorent la qualité de l'eau et contribuent
à lutter contre l'eutrophisation, ce qui permet d'éviter de devoir construire des installations de
traitement des eaux.

Dans certains cas, des zones humides peuvent servir au traitement des eaux usées
ménagères provenant de petites communautés non-industrielles. Les zones humides retenant
les éléments nutritifs (et les polluants) sont qualifiées de « puits ». C'est une fonction
particulièrement importante en ce qui concerne les nitrates qui, par dénitrification, peuvent
redonner de l'azote gazeux qui sera rediffuse dans l'atmosphère (Cailly, 2008).

On dit d'une zone humide qu'elle agit en « source » lorsqu'elle exporte diverses
substances. L'un des rôles habituels des zones humides durant la saison de croissance consiste
à accumuler les éléments nutritifs lorsque l'eau coule lentement. Ceux-ci servent alors de base
à la production de poissons et de crevettes, ainsi que d'autres produits des zones humides :
bois, animaux sauvages et agriculture. Les zones humides se transforment en source
d'éléments nutritifs quand le courant augmente.

Ce cycle a d'importantes conséquences pour la croissance des algues, la qualité de


l'eau, la production de poissons et les activités récréatives en aval de la zone humide, parce
qu'il réduit la quantité d'éléments nutritifs alors qu'une surcharge favoriserait la réunion des
conditions d'eutrophisation. Leur libération se produit à un moment ou les risques sont moins
grands.
22

1.3 Activités anthropiques et dégradation de l’environnement

Les activités humaines ont, depuis le début de l’ère industrielle, ajouté aux causes
naturelles comme étant à la base de la dégradation de l’environnement dans plusieurs milieux.
Elles ont des impacts certains sur la constitution des sols utilisé. Ils peuvent être plus ou
moins marqués, réversibles ou irréversibles (Pomel, 2013). La migration des particules, par
exemple, est irréversible, tandis que l’induration (durcissement du sol) ou l’encroûtement
(formation d’une croûte à la surface) sont réversibles dans le temps.

Certes, la détérioration des conditions climatiques a entraîné, par-ci par-là à


travers le continent la fragilisation des écosystèmes et accéléré la dégradation des ressources
naturelles, dont les effets se répercutent durement sur les conditions de vie des populations.
Mais si le facteur climatique est unanimement mis en cause, il ne faut cependant pas occulter
la dimension humaine de la dynamique environnementale (Koulansouonthé, 2000). En effet,
les représentations de l’espace et la perception que les populations ont de leur environnement,
les systèmes de production, le rôle des acteurs sociaux dans la gestion des ressources
naturelles sont des facteurs qui déterminent également leur évolution.

En effet, il existe des liens entre les activités humaines et la culture locale dans un
milieu donné. Les différents types d’impacts que ces activités sur un environnement se
résument à des effets de la crise environnementale majeure qui l’affectent et qui affectent les
populations. Ces liens font comprendre que la société doit adopter au plus vite des nouveaux
modes de vie qui respectent les fonctionnements des processus terrestres et l’intégrité de la
nature.

1.3.1 Facteurs aggravant la dégradation de l’environnement

D’une manière générale, les populations perçoivent les changements de leur


environnement. Les causes en sont diversement appréciées et les réactions face à la situation
varient selon les groupes sociaux. En plus, la logique populaire de la dynamique de
l’environnement est fonction des représentations que les gens ont de leur espace. Ces
représentations sont sous-tendues par une conception parfois mystico-religieuse de
l’environnement (terre des ancêtres), mais généralement guidé par la seule volonté de se
donner un moyen de survie.

En principe, nous pouvons présenter 5 facteurs aggravants d’ordre « culturel »,


pris dans son sens large, qui favorisent la dégradation de l’environnement :
23

- la croissance démographique ;
- la croissance de la richesse des certaines populations ;
- l’innovation technologique (complexification) ;
- les failles de la gouvernance ;
- le comportement social.

Cependant, les activités humaines peuvent se diviser en 6 classes :

- le prélèvement des ressources ;


- la fabrication de biens ;
- le transport des biens et des personnes ;
- l’agriculture et l’élevage ;
- l’urbanisation ;
- et la production et consommation.

Les activités humaines représentent 3 catégories principales d’impacts (ou


conséquences directes) :

- l’épuisement des ressources ;


- la pollution ;
- la destruction des habitats naturels.
Ces trois types d’impacts ne sont pas totalement indépendants puisque la
pollution, par exemple, contribue à la détérioration des habitats donc à leur destruction.

De même, la déforestation peut être cité comme l’une des activités anthropiques
qui altère le plus l’intégrité des sols (destruction des habitats naturels). Ce phénomène
planétaire, aux effets plus ou moins irréversibles, entraîne une diminution de la protection
contre les énergies solaires, pluviale et éolienne et un décapage des sols. Il perturbe la
dynamique naturelle, entraînant des pertes en fines et en nutriments. La diminution de la
litière (débris végétaux en décomposition sur le sol) et de la faune du sol qu’elle provoque
empêche le recyclage de la matière organique, et provoque une chute du pH et de la capacité
d’échange cationique (CEC), ainsi qu’un tassement du sol (Tatoni et Tatongueba, 2013).

En milieu urbain surtout, l’exploitation des rivières qui le traverse a souvent


fortement modifié ces milieux aquatiques et ses environs. Ces altérations concernent d’abord
la qualité de l’eau, à cause de la surabondance de matières organiques et/ou d’éléments
nutritifs (azote, phosphore) liée aux rejets urbains et agricoles dans les rivières entraîne une
24

réduction des teneurs en oxygène dissous et le remplacement des espèces par d’autres, plus
tolérantes (Pont, 2013). Les rejets de contaminants utilisés dans l’agriculture et l’industrie
provoquent des effets toxiques et la disparition des espèces sensibles (par exemple
amphibiens, coléoptères (Fuchs, 2013).

Les rivières sont aussi des espaces de transfert entre les eaux atmosphériques (les
eaux de ruissellement après la pluie et les eaux usées de la ville) et celle qui vient de sa
source, aboutissant sur un bassin-versant, puis dans le milieu fluvial ou marin. Ainsi, de la
source au fleuve, les eaux voient leur composition évoluer en fonction des sols, des processus
d’érosion et de sédimentation, et des échanges avec les nappes souterraines (Oberdorff et al.,
2002 ; Santsa et al., 2019 ; Rodier et al., 2005). Or, dans ces milieux aquatiques, les espèces y
vivant ont développé des adaptations leur permettant d’occuper ces différents habitats.

Mais dans son sens strict, la destruction des habitats reste une transformation
radicale d’un écosystème par les êtres humains. Des exemples typiques sont donnés par la
déforestation ou la transformation de tout autre écosystème par exemple pour ouvrir les terres
agricoles.

La pollution ne se limite pas uniquement à la pollution dite « chimique » telle


qu’on la considère habituellement. Dans un sens plus général, la pollution se définie comme
une contamination de l’environnement qui résulte des activités humaines et qui nuit aux
espèces vivantes, aux êtres humains, aux fonctionnements des processus terrestres (Bliefert et
Perraud, 2001 ; Ronneau, 2004). Cette contamination peut être due soit à une nouvelle
répartition dans la biosphère des molécules inutilement présentes sur terre ; soit à
l’introduction d’une nouvelle substance. Cette définition inclut donc par exemple les gaz à
effet de serre (GES) comme le CO 2 qui certes n’est pas toxique directement et qui ne peut être
considère comme exogène a l’atmosphère, mais qui cependant affecte le climat.

Ces trois conséquences directes des activités humaines sont à l’origine de la crise
environnementale globale qui a des effets locaux autant que globaux. Les liens entre les
activités humaines et leurs facteurs aggravants, influent sur les problèmes suivants :

- l’érosion de la diversité biologique incluant la perte des services


écosystémiques ;
- la dégradation des océans (notamment l’acidification) ;
- le réchauffement planétaire et les changements climatiques (incluant la hausse
du niveau des océans) ;
25

- l’altération des cycles biogéochimique (azote, phosphore, H2O) ;


- la diminution de la qualité des sols ;
- la déforestation ;
- la désertification ;
- raréfaction de l’azote, stratosphérique (trou de la couche d’ozone).
La plupart de ces crises environnementales sont interconnectées, ce qui rend leur
manifestation particulièrement plus complexe. Par exemple émission de CO 2 contribue à la
fois au réchauffement planétaire et à la dégradation des océans du fait de l’acidification de
l’eau océanique. Le réchauffement planétaire joue par ailleurs un rôle sur la disparition des
espèces du fait d’un accroissement de leur vulnérabilité et sur la destruction des habitats
comme c’est le cas aux pôles.

La déforestation contribue autant à l’épuisement de la ressource arborise qui a la


destruction de l’habitat forestier. De plus, la déforestation contribue aussi au réchauffement
planétaire, à la dégradation des sols, et a l’érosion de la biodiversité. La modification du
régime pluviométrique local du fait de la déforestation ou des changements climatiques,
affecte le cycle de l’eau. La pêche en mer est à la fois à l’origine des fonds marins et de la
pénurie de la ressource halieutique.

De nombreux autres liens existent mais ils sont trop nombreux pour être décrits
ici. Finalement, ces crises environnementales contribuent à différentes crises humaines
(impacts sur les populations) telles que :

- la réduction de la disponibilité, de l’accès et de la qualité de l’eau potable ;


- l’accès aux soins sanitaires ;
- la crise alimentaire ;
- les réfugiés environnementaux (refugies climatiques) ;
- les catastrophes environnementales (inondations, sécheresse, etc.) ;
- la menace pour la santé (maladies pulmonaires, cardiovasculaires, perturbation
du système hormonal, et du système nerveux, cancers, problèmes respiratoires
et neuropsychiatriques, altération du développement fœtal et du système
immunitaire, maladies endocriniennes et dysfonction de la reproduction).

1.3.2 Conception de la rivière en milieu urbain

La relation d’une très grande ville à ses cours d’eau s’avère aujourd’hui une des
dimensions de sa capacité à s’inscrire dans une gestion durable (Haberl et al., 2011 ; Lorrain
26

et Poupeau, 2014). Elle renvoie avant tout aux risques d’inondation, de disponibilité et de
qualité des eaux pour répondre aux besoins des habitants, ainsi qu’aux enjeux de conservation
des fonctionnalités des milieux aquatiques. Ces questions se posent d’abord à des échelles
locales et régionales ; elles dépendent de l’importance que les sociétés urbaines leur
reconnaissent et de l’évolution de leurs modes d’habiter avec leurs rivières (Mathieu, 2014).

Par en l’espace de deux siècles, les rivières des villes européennes sont passées du
statut d’exutoire de tous les rejets à celui d’un milieu vivant à intégrer à la ville (Lestel, 2017).
Parmi les clés de ce changement, il y a la conception de la rivière, l’aptitude de la société
urbaine à comprendre les pressions exercées sur leurs cours d’eau et l’efficacité des réponses
apportées pour remédier à leur changement d’état. Comprendre ces ruptures et ces
changements nécessite un regard interdisciplinaire, entre milieu, technique et société.

Dans la ville de Kinshasa, l’assainissement de la ville ne se préoccupe nullement


des rivières qui la traversent. Ainsi, celles-ci renferment de déchets de plusieurs natures, sans
que nul ne s’en préoccupe. Mais cette mauvaise conception de la rivière ne manque pas de
retombés sur la rivière et les populations environnantes. Par exemple, à chaque pluie
diluvienne, la ville enregistre beaucoup de dégâts surtout dans les quartiers spontanés érigés
sur des plaines. Les conséquences des averses sont des inondations dramatiques qui causent
des destructions d’habitats et des décès au sein de la population.

Dans ce contexte, la ville de Kinshasa, confrontée aux effets du changement


climatique (Ntombi et al., 2009 ; Makanzu, 2014) et à une démographie galopante (Holenu,
2020), n’échappe aux inondations. En effet, lors des grandes averses, la commune de
Kintambo connait des inondations suite notamment au débordement des rivières Makelele et
Maluku, et l’absence des réseaux d’assainissement dans certains quartiers. Cela pose des
véritables problèmes de santé publique et exacerbe la vulnérabilité de la population, sans
pourtant être trop commenté par des scientifiques œuvrant dans le domaine d’aménagement
du territoire et urbanisme.

De même, une partie de la population utilisent les rivières Makelele et Maluku


comme dépotoirs sauvage. Cette triste réalité est aussi d’usage chez les pousse-pousseurs qui
collectent les poubelles dans les ménages. L’envahissement du fond de lits des rivières par le
dépôt des sables et des déchets entraine la diminution de la profondeur de la rivière et
occasionne, par corollaire, la montée de son niveau à plusieurs mètres, en provoquant le
rétrécissement des lits. En outre, avec la démographie galopante, les gens se permettent de
27

construire sur des espaces jadis déclarés non aedificandi, sans tenir compte de normes
d’urbanisation.

La conception des cours d’eau est donc alarmée dans la ville de Kinshasa, et
favorise la pollution d’eau, ainsi que la destruction des écosystèmes se trouvant tant dans la
rivière que sur ses zones périphériques. En même, les infrastructures diverses des quartiers se
détruisent rapidement.

1.3.3 Importance des cours d’eau urbaines

Les villes se sont souvent construites autour d’un cours d’eau. Au fil des années,
elles ont progressivement aménagé ses berges et ses abords immédiats pour récupérer des
espaces plats, continus, agréables et faciles à urbaniser. Pourtant ces espaces ne sont pas sans
risques. Le lit majeur constitue l’espace naturel d’expansion de la rivière lors des crues
(Chocat, 2016). Cette zone est donc logiquement inondée régulièrement. Cependant les
aménagements peuvent le protéger contre les crues les plus fréquentes mais pas contre les
crues exceptionnelles.

Par ailleurs, les abords des rivières constituent des écosystèmes extrêmement
importants pour assurer un fonctionnement correct des rivières. Au-delà de leurs fonctions
biologiques, ils assurent des fonctions indispensables pour préserver les usages que l’homme
souhaite faire de la rivière : alimentation en eau, atténuation des extrêmes hydrologiques
(crues et étiages), réalimentation des nappes, etc. (Chocat, 2016 ; Certu, 2002).

Beaucoup de villes se sont construites en relation directe avec un cours d’eau.


Pendant de nombreux siècles, la rivière a apporté l’eau courante et l’énergie, facilité les
déplacements des biens et des personnes, évacué les déchets, contribué à protéger les villes
contre leurs ennemis.

Les pratiques traditionnelles de l'eau en ville, alimentation en eau potable,


arrosage, énergie, industrie, assainissement, etc. continuent d'occuper une place prépondérante
dans la gestion de l'eau. Cependant, une demande urbaine exigeante quant à la qualité de l'eau
et à sa présence visible dans les agglomérations se fait jour. Elle provient essentiellement de
l'augmentation et de la diversification des activités de loisirs dits ‘’de proximité’’ et se traduit
par des usages sportifs et ludiques de l'eau : nautisme, baignade, promenade, pêche, planche à
voile, etc. (Olivry, 2006).
28

Par ailleurs, la rivière urbaine peut aussi être un danger lorsqu’elle subit des crues,
qui débordent son lit et inondent l’habitat de l’homme (Castonguay et Fougères, 2007).
L’homme n’est plus le maître absolu de la nature : il reconnaît enfin ses responsabilités dans
les problèmes environnementaux ainsi que son assujettissement à cet élément à l’échelle de
son propre corps.

Dans ce climat de développement socio-économique, l'eau est mise à profit à la


fois pour améliorer l'activité artisanale nécessaire à l'alimentation de la population croissante
et pour permettre à la ville de s'agrandir sous la pression démographique. Ainsi, on retrouve
beaucoup d’activités organisées le long des rivières dans la ville de Kinshasa, ou à proximité.

Selon toute évidence, un accord tacite coordonnerait la place de chacun de ces


métiers au bord de l’eau, dans un souci de synergie qualitative de l’eau. En outre, cette
révolution artisanale produirait une pollution très modérée, aidée par la circulation et
l’autoépuration de l’eau, compatible avec l’alimentation et la pisciculture (Guillerme, 1983).
Les recherches sur Bruxelles, par exemple, démontrent que les artisans s’efforcent, avant tout,
de s’établir dans les environs de leurs fournisseurs et de leurs consommateurs (Deligne,
2003)), sans préoccupation notable de potentialisation de qualité d’eau.

La rivière joue un rôle d’égout sans que des mesures soient prises pour limiter
l’impact des polluants des effluents artisanaux. La charge organique rejetée à la rivière
resterait donc très importante à Kinshasa. L’usage et de la qualité de l’eau reste donc très
relative et dépendent d’une ville à l’autre.
29

CHAPITRE II. MILIEU D’ÉTUDE, MATERIEL ET MÉTHODES

Pour une étude scientifique cohérente, il est nécessaire que la démarche


méthodologique soit bien expliquée pour orienter le lecteur sur la crédibilité des résultats
obtenus. Ce chapitre décrit le milieu d’étude et explique la démarche méthodologique
employée pour arriver aux résultats obtenus.

2.1 Milieu d’étude : bassin de la rivière Makelele

Cette rivière est bien connue par sa position et son importance sur l’un des artères
principales de la ville de Kinshasa qu’est l’avenue Kasa-Vubu et le pont Lunda Bululu qui
l’enjambe.

2.1.1 Présentation de la rivière Makelele

La ville de Kinshasa occupe une vaste plaine qui constitue le centre d’une cuvette
bordée des collines. Cette plaine occupe la partie Nord, Centrale et l’Est de la Ville et possède
deux types de rivières qui se rencontrent à savoir, les rivières allogènes comme N’djili et
N’sele, partie Est de la ville et les rivières locales dont les sources se situent dans la ville
même. Les plus importantes sont Makelele, Gombe, Kalamu, Funa, Yolo, Bumbu, Lubudi,
Tshanga, etc. qui traversent la majorité des communes de Kinshasa (Ebenge Mawemba,
2016).

La partie Sud de la ville est aux prises des terrains collinaires, notamment les
collines de Mont Ngafula et celles de Mont Ngaliema. Ces réalités topographiques et
géographiques avaient orienté la politique urbanistique et de lotissements à l’époque
coloniale. Ce qui aurait fait que Kinshasa soit construite et occupée progressivement tout en
tenant compte de ses réalités topographiques et géographiques pendant la période coloniale.

La rivière Makelele, qui serpente le long des frontières entre la commune de


Bandalungwa et celle de Kintambo, est situé dans la vallée de Makelele (Pain, 1984). Elle se
situe dans la plaine espace le plus urbanisable de la ville, peu sensible à l’érosion, mais
exposée à un sérieux problème consécutif au mauvais drainage d’eaux. La plaine a la forme
d’une banane entourée de collines orientées dans le sens Ouest-Est (Shomba Kinyamba et al.,
2015). Cette plaine s’étend sur près de 20.000 hectares avec de basses masses alluviales
sablonneuses situées entre 260 et 225 m d’altitude, pénétrant sur une profondeur de près de 10
km en moyenne (Lelo Nzuzi, 2009).
30

Cette plaine s’étale de la Commune de Maluku à l’Est, jusqu’à l’Ouest où les


pieds des collines de Ngaliema stoppent son extension. La même plaine accueille le fleuve
Congo dès son entrée au Pool Malebo à l’Est et l’accompagne jusqu’à la baie de Ngaliema à
l’Ouest. Elle le lâche avant qu’il ne commence à affronter les chutes de Kinsuka à Ngaliema.

La rivière Makelele se trouve dans le même bassin versant que les rivières Basoko
et Lubudi, d’une superficie de 2 850 ha, et mesure 9500 m. Ce bassin est orienté du sud vers
le nord et draine une partie des communes de Bandalungwa, Kintambo, Ngaliema, Ngiri-
Ngiri, Bumbu et Selembao (IGIP, 2019).

La rivière Basoko prend sa source à partir des collines de Bumbu, et traverse à son
passage, les communes de Ngiri-Ngiri et Bandalungwa, avant de se jeter au fleuve au niveau
de la baie de Ngaliema. Elle traverse une grande zone maraîchère et contribue énormément à
cette pratique dans la zone appelée communément « la pépinière ». Quant à la rivière Lubudi,
elle prend sa source au pied versant de Djelo Mbinza à 450 m d’altitude et reçoit les eaux de
la rivière Makelele sur sa rive gauche. C’est ainsi qu’à partir de la commune de Bandalungwa,
où se jettent les eaux de la Makelele à la Lubudi, la rivière Lubudi prend le nom de rivière
Makelele. Sur sa rive droite, elle reçoit les eaux de la rivière Basoko au niveau de Kintambo
(IGIP, 2019).

Toutes ces rivières (classées comme rivières des vallées encaissées) naissent aux
pieds des collines dont les pentes sont supérieures à 20 %, sur des versants raides,
développant parfois des cirques d'érosions à leurs passages. Elles sont moins profondes et
débordent facilement de leurs lits en période de crue du fleuve Congo.

2.1.2 Situation géographique

La situation géographique de la rivière Makelele est difficile à présenter en dehors


du bassin dans lequel elle est placée. Cependant, le bassin versant de Lubudi est situé à
l’Ouest de la ville province de Kinshasa, entre les longitudes Est 15°15’11,4’’ et 15°23’54,6’’
et les latitudes Sud 4°19’20,9’’ et 4°23’54,6’’ (Mufwaya, Ndebo et Mfumu, 2016). Il couvre
une superficie d’environ 27,3 km2 et est drainé par trois rivières dont la principale est la
Lubudi. Cette dernière prend sa source à 345 m d’altitude dans la commune de Selembao,
plus précisément au quartier Kitokimosi et se jette dans le fleuve à 278 m d’altitude.

Il présente deux domaines morphologiques ; il s’agit de la zone des collines et de


la zone basse. La zone haute, d’altitude comprise entre 325 et 550 m, présente un relief
accidenté. La zone basse, d’altitude comprise entre 275 et 325 m présente un relief de faible
31

pente (Lembhi Kidiadi et al., 2022). Il se présente globalement à la fois comme un « système
urbano-rural » au relief contraignant avec une occupation de sol sans aménagement préalable.
(Image 1).

Image 1. Localisation de la rivière Makelele

2.1.3 Facteurs édaphiques

Pareille occupation, en zone tropicale humide, se traduit par un écosystème fragile


et vulnérable à cause de la sensibilité de son sol aux différentes manifestations érosives, avec
les impacts importants sur l'habitat et les infrastructures. D’une manière générale, les sols de
Kinshasa sont alluvionnaires, riches en matière organique dans les 30 premiers cm, de texture
variable (avec des substrats argileux et argilo-sableux), avec une forte teneur en eau qui
entraîne de mauvaises conditions d’aération et d’oxydation (NEPAD-FAO, 2006). Il a aussi
été montré, à partir de l’abondance relative en marqueurs de l’oxydation aérobie du méthane
(aminotetrol et aminopentol) que ces sols sont le siège d’une importante méthanisation, donc
ils sont riches en microorganismes méthanotrophes (Spencer-Jones, 2015).

Malgré ces caractéristiques générales, in trouve localement des sols à propriétés


différentes selon les zones géographiques (Kasongo et Yumba, 2009):
32

- Dans les plaines de l’Ouest, on retrouve soit les sols organiques (dans les parties du
Pool Malebo inondées en permanence), soit des sols sableux podzoliques (dans
certaines parties planes assez bien drainées) ;
- A l’Est, il y a successivement, des alluvions sableuses assez bien drainées, et une étroite
zone transitoire à texture sablo-limoneuse assez riche en matière organique, dont le
drainage interne n’est pas bon ;
- Au Nord-Ouest, on observe des sols tourbeux complètement hydromorphes, mais aussi
des sols argileux à propriétés gleyiques, dans les zones sèches et surélevées du
périmètre.

La différence des sols résulte, notamment, de la nature des matériaux de départ.


En effet, la carte géologique de la ville de Kinshasa renseigne que les matériaux à partir
desquels les sols des plaines se forment consistent majoritairement en grès tendre, grès
siliciclastiques d’Inkisi (ou grès induré du cambrien) retravaillés ou engorgés (ouest), aux
dépôts récents dans le bassin d’inondation, et à la tourbe (vers l’extrême ouest) (Lateef et al.,
2010).

2.1.4 Facteurs climatiques

Le climat est un climat de savane tropicale humide à saison sèche de type (Aw4)
suivant la classification de Köppen (Crabbe, 1980), caractérisé par une longue saison des
pluies de huit mois et une saison sèche marquée de quatre mois de juin à septembre. La
pluviométrie moyenne annuelle à la station de Kinshasa-Binza est de l’ordre de 1520 mm
(période 1961- 2019), le maximum mensuel atteignant 263,7 mm en moyenne en novembre.

Pour cette station principale de référence, la variation des précipitations inter


annuelles est très importante : pour l’année de 1978, la pluviométrie annuelle moyenne est de
978,7 mm seulement, alors que pour l’année de 2011, elle est de 2281,8 mm. La température
annuelle moyenne est de 25,4°C et les températures journalières maximales oscillant entre
27,1 et 31,6°C (Lembhi Kidiadi et al., 2022).

Il y a deux grands ensembles qui dominent le relief du bassin versant de la Lubudi


: la zone basse caractérisée par une faible vulnérabilité à l’érosion et la zone des collines dont
les pentes sont supérieures à 20 %, sur lesquelles se sont développés les plus spectaculaires
ravins. Les sols font partie du groupe des arénosols selon la classification pédologique de
World Référence Base for Soil Ressources (WRB), constitués principalement par des sables
33

fins, avec une faible fraction limoneuse (Van Caillie et al., 1977). La végétation naturelle est
formée essentiellement de savanes parsemées d'arbustes, de steppes et de galeries forestières
de faible densité (Pnud/Unops, 1998) et, est représentative en saison de pluie. Cette végétation
est de plus en plus remplacée en milieu urbain par une strate arbustive avec une densité
supérieure à la végétation naturelle.

La pluviométrie mensuelle est généralement la plus élevée au mois de novembre


(257 mm en moyenne), et près de 40 % des précipitations annuelles sont concentrées en 3
mois (octobre, novembre et décembre). Avril est aussi très pluvieux, car c’est un mois au
cours duquel tombent jusqu’à 210 mm en près de 18 jours. La pluviométrie la plus faible est
observée en saison sèche, c’est-à-dire au mois de juin (5,5 mm), de juillet (2,0 mm), d’août
(5,8 mm) et de septembre (31,8 mm).

D’une manière générale, la zone de la plaine de Kinshasa, est très exposée aux
inondations, particulièrement aux mois d’avril et de novembre, durant lesquels tombent des
averses (203,3 mm et 268,1 mm) dans l’hémisphère sud de la RD Congo. En effet, les rivières
en crue alimentent alors le fleuve Congo dont la hauteur d’eau au Pool Malebo croit fortement
en avril, novembre ou décembre. Par conséquent, les rivières dont la confluence s’y trouve
bénéficient d’un reflux de l’eau du fleuve, qui peut causer des inondations (Phanzu, 2016).
Surtout du fait de l’occupation incontrôlée des lits majeurs des rivières urbaines, plusieurs
quartiers de la plaine de Kinshasa, dont ceux qui environnement la rivière Makelele, sont
victimes des inondations (Phanzu, 2016).

Les ruissellements sont abondants, et érodent facilement les sols sablonneux très
perméables et fragiles, exploitant la topographie accidentée du site, caractérisée par des pentes
qui dépassent les 4 % un peu partout, sur près 20 % de la superficie du bassin versant de la
Lubudi (Mufwaya et al., 2016). Quoique l’érosion hydrique constitue l’un des problèmes
environnementaux le plus préoccupant de la ville de Kinshasa ces 30 dernières années,
certains bassins versants sud-ouest de la zone collinaire ont fait l’objet de plusieurs études sur
l’érosion hydrique (Wouters 2010, Mfumu et al., 2012, Mufwaya et al., 2016).

Cependant, il n’y a pas beaucoup d’études au sujet d’autres bassins, malgré la


dynamique du phénomène. C’est le cas du bassin versant de la Lubudi, située dans la
périphérie sud-ouest de Kinshasa, très affecté par une érosion hydrique qui dégrade son
environnement. L’occupation des sols qui est l’une des premières causes de cette érosion est
due à l’attractivité de la ville, par les populations de l’intérieur du pays en quête de meilleures
34

conditions de vie et le désir de devenir propriétaire d’un lopin de terre. Les changements dans
l’occupation et l’utilisation inappropriée de sols constituent un facteur clé à la base des
problèmes environnementaux tels que l’érosion par ravinement observée sur les versants de la
zone collinaire (SOSAK 2014).

2.2 Matériel

Le matériel recherché pour mener à bien cette étude consiste dans l’utilisation des
différents équipements essentielle dans la récolte des données exactes pour le bassin de la
rivière Makelele dont on peut citer les équipements suivants :

- un appareil GPS (marque Garmin) permettra de connaitre la position exacte du site ou du


milieu à étudier ;
- un appareil numérique servira produire ou capturer des images ayant une bonne qualité ;
- un sac servant pour la conservation des échantillons ;
- un bloc note ou un cahier pour transcrire tous les données récoltées sur le terrain.
Notre analyse concerne l’impact des activités anthropique sur le bassin versant de
la rivière Makelele. Ainsi, nous avons choisi des méthodes et techniques appropriées pour
cette recherche.

2.3 Méthodes

La méthode consiste dans des démarches qui permettent de découvrir et démontrer


des vérités ou une vérité scientifique qui est aussi une démarche du raisonnement dont il est
suivi d’un objectif. Pour ce travail, il est question de démontrer et expliquer la démarche faite
pour avoir les résultats recherchés.

Notre démarche a suivi d’abord la méthode d’observation directe et participative.


Nous avons rencontré d’abord quelques personnes responsables dans les deux communes
environnant notre site de recherche, afin d’obtenir les données utiles à la meilleure
connaissance des espaces à parcourir. Cette observation a permis de regrouper les données qui
ont été analysé en vue de la réalisation d’un état de lieux de notre espace d’études.

Ensuite, pour analyser les activités anthropiques sur le bassin sous étude, nous
avons procédé par l’analyse quantitative. L’approche quantitative d’investigation vise à
recueillir des données observables et quantifiables (Nda, 2015). Elle se fonde sur
l’observation des faits, des événements, des conduites, des phénomènes existants
indépendamment du chercheur. Dans cette recherche, nous visons à décrire, à expliquer, à
35

contrôler, à prédire les conséquences des activités anthropiques dans le bassin de la rivière
Makelele.

Pour cela, nous nous appuyons sur des instruments ou techniques de recherche
quantitatives de collecte des données, dont en principe la fidélité et la validité sont assurées.
Ainsi nous avons abouti à des données chiffrées qui nous ont permis de faire des analyses
descriptives et des tableaux, de recherche de liens entre les variables.
En clair, nous avons procédé de la manière suivante :
Le bassin versant de la rivière Makelele subit actuellement une pression suite aux
activités anthropiques avec des risques de pollution et de contamination.

2.3.1 Choix du site et prospection du milieu

Ce travail a été réalisé dans la ville province de Kinshasa, les prospections ont été
réalisé à Makelele pour identifier, localiser les zones d’activités humaines et définir les
activités réalisées sur le terrain pour étudier les moyens ou les possibilités pour y remédier.
2.3.2 Échantillon et enquête
Un échantillon est un sous-ensemble de personnes ou individus sélectionnés à
partir d’une plus grande population. Echantillonner veut dire faire le choix du nombre
d’individus, d’objet ou d’événements limité dont l’observation permet de tirer des conclusions
applicables sur les populations entières à l’intérieur de laquelle le choix a été fait (De
Landsheere, G., 1982 ; Nkula Nsindu Guylain et al., 2023) Le but principal de
l’échantillonnage est de permettre l’extrapolation des résultats obtenus sur l’échantillon à la
majorité de la population, en réduisant les coûts et le temps associés à une étude exhaustive.
Une enquête est une méthode de recherche systématique qui pour objectif de faire de la
collecte de donnée sur un sujet ou un phénomène spécifique en particulier pour comprendre
les caractéristiques, les comportements et les opinions, elle constitue un outil essentiel
permettant d’obtenir des informations qualitatives et quantitatives pour avoir des résultats
clair et précis.

2.3.3 Inventaire des activités humaines dans le bassin de la rivière Makelele

Nous avons identifié les différentes activités réalisées au sein du bassin versant de la rivière
Makelele. Parmi les activités, nous citons :

- l’urbanisation ;

- la pèche ;
36

- l’exploitation du sable ;

- les ventes de briques ;

- les ventes des caillasses

2.3.4 Inventaires des ressources

Nous avons comme ressources naturelles :


 L’Eau qui est une ressource très importante du fait qu’elle procure à la
population des bienfaits mais elle est aussi polluée ce qui peut emmener des maladies ;
 Le Sol qui est aussi une ressource importante parce qu’elle donnait autres fois à
la population des produits alimentaire mais de par les constructions anarchiques, il y a
maintenant des inondations ;
 La biodiversité étant constitué des espèces aquatiques qui varie, ils sont
menacés par les activités de l’homme.

Identification des ressources

Nous avons comme ressources identifier :


 Les ressources alimentaires dont les poissons ;
 Les ressources de construction.
37

CHAPITRE III. RESULTATS ET DISCUSSION

Ce chapitre concerne plus la présentation des résultats des observations faites sur
les activités anthropiques exercées dans le bassin de la rivière Makelele à Kinshasa. Ensuite,
nous portons une analyse sur les résultats obtenus en se référant aux résultats des études
antérieures et aux pensées des auteurs. Deux aspects essentiels constituent la charpente de ce
chapitre. Il s’agit des résultats en premier lieu et en suite la discussion des résultats obtenus.

3.1 Résultats

Les résultats présentés ici portent sur les aspects suivants : l’identification des
activités anthropiques inventoriées dans les quartiers de Makelele et Kilimani ; les acteurs
impliqués dans les activités humaines ; la distribution spatiale des activités autour de la rivière
Makelele, les impacts des activités humaines ; la production et la productivité des activités
humaines dans le bassin de la rivière ;les risques des activités anthropiques ; les constructions
anarchiques ; les mesures d’atténuation ; la discussion ; la conclusion et suggestions.

3.1.1 Identification des activités anthropiques réalisées dans le Bassin de la rivière


Makelele

Nous avons parcouru les deux rives ce qui veut dire la rive gauche et droite de la
rivière Lukaya, les zones marécageuses pour identifier les différentes activités réalisées dans
cette zone. A l’issue des observations faites sur le terrain les résultats obtenus montrent que
les diverses activités s’exercent dans ces zones. La plupart des activités qui caractérisent cette
vallée reste : la carrière de sable, vente de ciment, vente de caillasses, vente de briques, la
pèche et des constructions anarchiques. Dans les lignes suivantes nous présentons les
principales activités retenues ; il s’agit de l’exploitation du sable, les activités de carrière, la
vente de sable, de briques et de caillasses. Dont ces activités ont été trouver dans la commune
de Bandalungwa dans la zone près du Pont Lunda Bululu tandis qu’il n’y a pas d’activités le
long de la rivière dans la commune de Kintambo (Tableau 1).
38

Tableau 1 : Identification des activités humaines dans le bassin versant de la rivière


Makelele
Activités humaines Indice de qualité Cotation Appréciation

Exploitation du sable ++++ 4 dominante

Vente de sable +++ 3 très abondante

Vente de briques ++++ 4 dominante

Vente de caillasse +++ 3 très abondante

Pêche + 1 très rare

Maraîchage ++ 2 rare

L’analyse de ce tableau montre 6 activités humaines qui sont identifié dont l’exploitation de
sable et la vente de briques sont les plus dominant, la vente de sable et de caillasse sont très
abondante, le maraîchage est rare et la pêche est très rare.

3.1.2. Acteurs impliqués dans les activités anthropiques dans le bassin de la rivière
Makelele

Les acteurs impliqués dans les activités humaines dans le bassin de la rivière
Makelele à Kinshasa peuvent être classés en plusieurs catégories :

- Artisans et petits producteurs ;


- Commerçants locaux ;
- Communautés locales ;
- Organisations communautaires ;
- Autorités locales ;
- Organisations non gouvernementales (ONG) ;
- Chercheurs et étudiants

3.1.3. Distribution spatiale des activités autour de la rivière Makelele

- Plusieurs activités anthropiques caractérisent une pression exercée sur les


zones humides dans le bassin de la rivière Makelele. Départ et d’autre de deux rives, on
39

n’observe pas beaucoup d’activités à impact positif et négatif pour ces zones humides qui
doivent en principe être protégées (Carte 1)

Carte 1 : Carte de distribution spatiale du site des activités anthropiques près de la rivière
Makelele.

3.1.4. Impact des activités anthropiques exercées dans le bassin de la rivière Makelele

a. 1mpact positifs

- Les activités anthropiques exercées dans le bassin de la rivière Makelele ont


des conséquences positives sur la vie de la population de la ville de Kinshasa en général et
celle de la population de la zone d’étude en particulier. Généralement ces activités contribuent
à la sécurité financière et social de la population et aux autres besoins de la population. Par
exemple l’extraction de sable couvrent leurs besoins sociaux grâce à ces activités dans cette
zone. Plusieurs d’entre ceux qui œuvrent dans ce secteur scolarisent les enfants, paient leur
loyer et couvrent d’autres charges de leur famille.

b. Impact négatifs

- Comme les différentes activités anthropiques, l’extraction de sable constituent


un problème qui rétrécis le lit de la rivière ; les constructions anarchiques qui créent le
40

problème de spoliation de l’espace libre qui par la suite des pluies créent des inondations, ces
inondations vont causer des destructions des maisons, la perte d’objet et la perte en vie
humaine ; le rejet des déchets des ménages est à la base de la pollution de la rivière qui vont
emmener des maladies.

3.1.5. Revenus issus des activités anthropiques dans le bassin de la rivière Makelele

Les activités humaines se font près des rives précisément en entreposage. Dans
cette partie du mémoire, nous présentons le nombre de lieux d’entreposage, le prix unitaire et
la production globale annuelle. Le tableau 2 indique les détails des résultats sur la production
des activités humaines dans le bassin de la rivière Makelele.

Tableau 2 : Production et productivités des activités anthropiques dans le bassin de la


rivière Makelele

Activités Entreposage Production/T/J Total de Prix (USD) T/USD/ha


production/T/J

Vente de 2 20 40 1 200 48 000


sable

Vente de 3 25 75 2 250 168 750


briques
rouges

Vente de 5 32 160 4 800 768 000


graviers

Vente de 6 40 240 7 200 1 728 000


caillasse

Total 16 117 515 15 450 2 712 750

Il ressort de l’analyse de ce tableau qu’au total nous avons travaillé sur une
distance de 10 km pour l’ensemble du site du bassin de la rivière et nous avons aussi identifié
le nombre d’entreposage. Et la production totale de toutes ses activités s’élève à 2 712 750
T/USD/ha
41

3.1.6. Affection issue de revenu des activités

Le tableau 3 : Répartition des revenus des activités anthropiques près de la rivière


Makelele

Affection Fréquence (Fr) Pourcentage (%)

Alimentation 60 35.29

Santé 30 17.64

Logement 50 29.41

Éducation 20 11.76

Autres 10 5.88

Total 170 100

Le tableau 3 ci-dessus illustre les revenus des activités humaines au niveau du


bassin de la rivière Makelele ; il ressort de ce tableau que les revenus issus de ces activités
sont principalement orientés dans l’alimentation et suivi du logement.

3.1.7. Risques des activités anthropiques près de la rivière Makelele

Les activités anthropiques sont généralement à la base des risques et des


conséquences sur l’environnement et les personnes dont voici les risques que peuvent
emmenée les activités humaines (Tableau 4) :
42

Tableau 4 : Risques des activités anthropiques près de la rivière Makelele

Activités Risques Risques sociaux Mesures


environnementaux et économiques d’atténuation

Extraction de sable -Erosion des rives -Conflits d’usage - Mettre en place


entre entreprises et des
communautés règlementations
pour limiter les
quantités de sable
extraites et
protéger les zones
fragiles

-Destruction des -Impacts sur les -Sensibiliser et


habitats aquatiques moyens de éduquer
subsistances communautés sur
locaux l’importance sur
l’importance de la
conservation des
habitats
aquatiques et des
pratiques de
développement
durable

-Pollution de l’eau -Réduction de - Mettre en place


par sédimentation l’accès à l’eau un programme de
potable surveillance
régulier de la
qualité de l’eau
pour détecter et
remédier
rapidement à toute
pollution
43
Tableau 5 (suite)
- adopter une
approche de
gestion des
ressources en eau
pour équilibrer les
besoins entre
l’extraction de
sable et l’accès à
l’eau potable

Vente de sable -Altération du - Fluctuation des - Mettre en place


régime prix des matériaux un système
hydrologique surveillance pour
faire l’évaluation
continu de
l’impact des
activités sur le
régime
hydrologique

-Impliquer les
communautés
locales dans la
planification des
projets
d’extraction et de
vente de sable
pour garantir
qu’elles
bénéficient des
ressources

-Contamination des -Dépendance - Rétablir les


ressources en eau économiques des écosystème
communautés locaux après
44

Tableau 6 (suite) l’extraction pour


préserver la
qualité de l’eau et
réduire les
impacts
environnementaux

Vente de briques -Pollution liées à la -Qualité de vie - Promouvoir des


fabrication affecté par la pratiques durables
pollution et technologies de
fabrication plus
propres et
efficaces comme
l’utilisation de
matériaux
alternatif ou
écologique

Vente de caillasse -Dégradation des -Augmentation des -Instaurer des


sols coûts de mesures de
construction contrôle de
l’érosion, comme
des haies ou des
barrières pour
protéger les sols
environnants

-Pollution des cours -Impacts - Mettre en œuvre


d’eau économiques sur un programme de
les projets locaux surveillance de la
qualité de l’eau
pour détecter
rapidement toute
contamination liée
à l’extraction
45

L’analyse de ce tableau atteste que les activités humaines réalisées près de la


rivière Makelele crée des risques environnementaux, sociaux et économiques qui peuvent
altérer ou détruire notre environnement mais aussi la population environnante, c’est pourquoi
nous avons proposé des mesures d’atténuation.

3.1.8. Constructions anarchiques et populations inondées

Les constructions anarchiques près du lit de la rivière ne respectant pas les normes
urbanistiques ont pour conséquences des inondations et tant d’autres problèmes qui affectent
la vie des populations environnante de cette zone d’où par rapport au site de la rivière
Makelele qui est situé entre deux Communes Kintambo et Bandalungwa ; ils se présentent
comme étant un milieu inondable du faite du non-respect des normes urbanistiques qui
prévoient une distance d’au moins 15 à 20 mètres pour éviter tout problème liés aux
inondations ce qui n’est pas le cas dans notre site de la rivière Makelele et ceux pour les deux
Communes ; suite aux observations faites sur le terrain , ils démontrent que la Commune de
Kintambo compte 1272 parcelles dont 6709 habitants qui sont menacés par des inondations et
pour la commune de Bandalungwa, elle compte 2026 parcelles dont 31848 habitants qui
subissent des inondations , le tableau 4 montre les populations touchées par les inondations.

Tableau 7 : Constructions anarchiques et populations inondées

Communes Rues Hommes Femmes Garçons Filles Total

Bandalungwa Salongo 111 38 184 239 572

Assalongo 346 353 536 640 1875

Maduda 238 276 518 402 1434

Lubuzi 268 293 365 410 1336

Kasamvu 247 305 245 346 1143

Sundi 260 347 372 550 1529

Tshanga 256 300 331 194 1081

Lutshuma 129 299 284 268 980

Patu 229 185 241 254 909

Lukula 312 338 349 377 1376


46
Tableau 8(suite et fin)

Bungu 262 318 444 502 1526

Total 13762

Kintambo Vivi 129 108 57 8 302

Banana 98 54 26 85 313

Loadi 120 149 25 38 332

Kwamouth 112 122 8 41 283

Matadi 190 231 7 84 512

Inongo 186 229 293 274 882

Mainaoare 91 326 125 117 659

Kimvula 154 162 133 130 559

Udjala 336 416 151 592 1495

Lusaomo 525 349 270 59 1203

Isandubu 54 72 181 72 379

Total 6709

Ce tableau montre le nombre d’habitants et de rue qui subissent des inondations des deux
communes dont les inondations dépassent les 20 mètres.

3.1.9. Mesures d’atténuations

Face aux risques que peuvent causer ses différentes activités, nous pouvons
proposer des mesures d’atténuations telles que :

- Établir des zones de protection ;


- Renforcer les infrastructures tout en évitant de construire aux niveau des
berges ;
- Encourager l’utilisation des matériaux locaux et durables ;
47

- Campagnes de sensibilisation : Lancer des campagnes pour sensibiliser les


communautés aux impacts des activités anthropiques, les déchets et les
constructions anarchiques ;
- Recyclage et compostage : Encourager le recyclage et le compostage pour
réduire la quantité de déchets que peuvent produire les différents ménages ;

3.2. Discussion

Cette étude sur l’analyse la destruction de l’environnement par les activités


anthropiques sur le bassin versant de la rivière Makelele s’inscrit dans le cadre de la mauvaise
exploitation des bassins versant des rivières en milieu urbain. Les résultats obtenus
corroborent avec les observations faites par Phanzu, (2016) au sujet de la cause des
inondations qui dégradent le bassin versant des rivières dans la ville de Kinshasa et de Trefon
(2004) au sujet de l’économie de survie dont l’extraction du sable dans les rivières fait partie.

Mais il y a surtout le constat fait par Bempongo (2002) selon lequel les kinois font
de la rivière leur décharge naturelle, entrainant ainsi une grande pollution de la rivière
Makelele. Ainsi, la qualité de l’eau est fortement altérée et cela se remarque par les odeurs
combien nauséabondes qui se fait sentir même à bonne distance. De même, les résultats
montrent clairement que les personnes interrogées sont conscientes que la pollution des eaux a
des impacts sur la santé humaine, d’abord celle des personnes qui fréquentent la rivière pour
leurs activités, mais aussi celles qui vivent dans les environs.

La ville de Kinshasa génère en moyenne 10 000 tonnes de déchets par jour, dont
la majorité est constituée des déchets plastiques. Le fait que nous manquions une politique de
gestion durable de ces résidus dans la ville, par exemple l’absence d’infrastructures de
recyclage ou encore des sites d’enfouissement, la plupart du temps ou en général ces déchets
finissent dans les rivières urbaines kinoises. Dans certains cours d’eau, les déchets plastiques
sont même parvenus à créer des lits au-dessus des eaux, empêchant la lumière d’y pénétrer.
Cette situation au fur et à mesure crée des conséquences directes sur l’écosystème de ces
rivières, du fleuve Congo et ainsi que la santé des populations riveraines. L’enlisement des
déchets dans les rivières urbaines de Kinshasa pourrait avoir des conséquences à la longue sur
l’écosystème du fleuve Congo, cela ne pourrait être sans conséquences sur l’écosystème
aquatique du fleuve d’après le Professeur Thierry Tangou, ([Link], 2021)
48

La ville de Kinshasa connaît une dégradation suite à une occupation anarchique de


l’espace, un déboisement urbain important, et le manque d’infrastructure, de planification
urbaine et de la maintenance. Cette dégradation crée un sérieux problème de sécurité publique
lors des saisons de pluies qui exposent les habitants de ces zones à risques, insalubres et ayant
des glissements de terrain ou encore des inondations et (Miti et al., 2004 ; François Gemenne
et al., 2013)

Dans les communes de Bandalungwa, Kintambo et Ngaliema. La rivière Makelele déborde à


peu près de 150 mètres de tous les côtés de son lit. Dans quelques parcelles inondées, les eaux
arrivent au niveau de 4 mètres de hauteur. Ces eaux arrivent au niveau de la chaussée du pont
Lunda Bululu. Le petit pont qui conduit vers l’hôpital de Kintambo est souvent recouvert ou
submergé d’un banc de sable (Kambale Juakadi, 2014 ; Satisfait Ebenge Mawemba, 2016) ;

L’extraction de sable quand elle n’est pas bien gérée dans les milieux ou les écosystèmes sont
fragiles peut avoir des effets négatifs sur l’environnement. L’extraction de sable près des
berges peut emmener à la destruction de la biodiversité locale. Et encore, ces activités
d’extraction de sable suite à une grande demande peut conduire à l’extraction illégale de
sable, elle devient un problème dans plusieurs zones (ONU,2019)

Pour lutter contre les inondations des ménages ont été entrepris par l’autorité
publique, plus de 45% de ces différents aménagements ont été porté sur le curage des
caniveaux dont nous voyons aussi 30% de la construction des nouvelles voies de canalisation
mais cela n’a pas suffi du fait que tous ces aménagements n’ont pas servi à atténuer ou encore
freiner l’intensité des inondations dans la commune de Kintambo. Quelques aménagements
humains près de la rivière arrivent parfois à augmenter les débits d’eau et ainsi le risque
d’inondation, parce que les surfaces pavées sont totalement imperméables à l’eau. Plus
précisément les aménagements comme le curage ou l’extraction de matériaux dans la rivière
ont des conséquences comme une perte importante de la biodiversité et un risque
d’aggravation des inondations en aval (Ebengo Bokako Christian et al., 2023)

D’après le PNUD (2023) près de 2,9 millions de personnes se sont déplacées à cause de
graves inondations qui ont frappé l’Afrique Centrale et de l’Ouest. La République
Démocratique du Congo n’a pas été épargnée par cette calamité ou catastrophe naturelle. En
Décembre 2022, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires
(OCHA) a rapporté qu’au moins 169 personnes étaient mortes à cause des pluies dévastatrices
qui se sont abattues sur la capitale de la RDC, Kinshasa, et cela n’est pas un phénomène
49

nouveau. On peut voir que lorsqu’il pleut, l’eau ne peut pas se drainer parce que la population
environnante a bloqué les voies d’évacuation avec des constructions anarchiques et le blocage
de caniveaux. Année après année, ce phénomène s’amplifie et suscite des questions sur niveau
de préparation de la population et des autorités de la RDC pour l’affronter.

Parmi les activités inventoriées, nous avons constaté que l’activité principale du
côté de Bandalungwa est l’exploitation du sable dont aussi la vente de sables mais nous avons
aussi remarqués des déchets (plastiques et autres), les constructions anarchiques qui ont des
conséquences sur l’environnement et les habitants de cette zone

Il n’y a aucun doute que la dégradation de l’environnement sur le bassin versant de la rivière
Makelele est la conséquence directe des activités anthropiques, même s’il y a aussi des
apports extérieurs comme les crues du fleuve Congo qui entrainent aussi des inondations
(dont les conséquences sur le lit de la rivière sur un certain parcours ne sont pas à négliger).
De ce fait, même sans l’avoir mesuré, nous pouvons affirmer que l’empreinte écologique,
comme quantité de la pression de l’activité anthropique sur l’environnement et les
écosystèmes, est forte dans le bassin versant de la rivière Makelele. Ceci se remarque par les
conséquences de ces activités anthropiques sur tous les sites de nos enquêtes.
50

CONCLUSION ET SUGGESTIONS

Ce mémoire de fin d’étude a porté sur l’étude de l’impact des activités anthropiques sur le
bassin versant de la rivière Makelele, aux environs du pont Lunda Bululu sur l’avenue Kasa-
Vubu. Nous sommes parties du constat selon lequel De même, les habitants des quartiers
périphériques des rivières à Kinshasa participent intensément à la dégradation de
l’environnement sur les différents bassins versant des rivières urbaines.

L’objectif global consiste à analyser et caractériser les conséquences générées par les activités
anthropiques exercées dans le bassin versant de la rivière Makelele, à la frontière des
communes de Bandalungwa et Kintambo. Il s’agit des sites situés entre le pont Lunda Bululu
et un pont artisanal qui relie Bandalungwa et le quartier Jamaïque de Kintambo, plus en
amont. Dans ces sites, plusieurs activités sont pratiquées (extraction du sable, mais aussi
décharges diverses, constructions anarchiques, etc.).

Au regard des résultats de nos investigations, nous constatons que nos hypothèses se vérifient
aisément. En effet, les gens qui exploitent ce bassin versant de la rivière Makelele ont une
certaine conscience de leur contribution à la dégradation de l’écosystème aquatique de la
rivière et l’environnement en général. L’interaction entre les activités humaines De même, ils
savant que les différentes activités anthropiques influencent négativement la qualité de l’eau
dans le bassin avec les déchets divers qui sont directement déversés dans la rivière.

Ainsi, il est important que l’autorité urbaine adopte une politique qui permet la construction
des infrastructures nécessaires à l’assainissement, non seulement dans cette partie de la ville,
mais dans toute la ville. Certes, il ne serait pas raisonnable d’interdire l’extraction du sable,
mais il convient que les différents acteurs soient initiés à des méthodes qui préservent la
rivière.
51

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60

TABLES DES MATIERES

ÉPIGRAPHE....................................................................................................................i
IN MÉMORIAL..............................................................................................................ii
DÉDICACE...................................................................................................................iii
REMERCIEMENTS......................................................................................................iv
LISTE DES ABRÉVIATIONS.......................................................................................v
LISTE DES TABLEAUX..............................................................................................vi
LISTE DES CARTES...................................................................................................vii
RESUME.....................................................................................................................viii
INTRODUCTION...........................................................................................................1
1. Problématique..........................................................................................................1
2. Hypothèse................................................................................................................6
3. Objectifs..................................................................................................................7
4. Intérêts de l’étude....................................................................................................7
5. Délimitation du mémoire.........................................................................................7
6. Subdivision du travail..............................................................................................7
1.1 Définition des concepts.........................................................................................8
1.1.1 Activités anthropiques....................................................................................8
1.1.2 Bassin versant.................................................................................................8
a. Rôle et typologie..................................................................................................9
b. Importance et caractéristiques...........................................................................10
1.1.3 Empreinte écologique...................................................................................11
1.1.4 Rivière..........................................................................................................12
1.1.5 Environnement urbain..................................................................................13
1.1.6 Ecosystème et biodiversité...........................................................................15
1.2 Milieux humides..............................................................................................16
1.2.1 Caractéristiques et catégories des milieux humides.....................................16
1.2.2 Importance des zones humides.....................................................................17
1.2.3 Fonctions, produits et attributs des zones humides......................................18
1.3 Activités anthropiques et dégradation de l’environnement.............................21
1.3.1 Facteurs aggravant la dégradation de l’environnement................................21
61

1.3.2 Conception de la rivière en milieu urbain....................................................24


1.3.3 Importance des cours d’eau urbaines...........................................................26
CHAPITRE II. MILIEU D’ÉTUDE, MATERIEL ET MÉTHODES..........................28
2.1 Milieu d’étude : bassin de la rivière Makelele....................................................28
2.1.1 Présentation de la rivière Makelele..............................................................28
2.1.2 Situation géographique.................................................................................29
2.2 Matériel...........................................................................................................33
2.3 Méthodes.........................................................................................................33
2.3.1 Choix du site et prospection du milieu.........................................................34
2.3.3 Inventaire des activités humaines dans le bassin de la rivière Makelele......34
2.3.4 Inventaires des ressources............................................................................35
CHAPITRE III. RESULTATS ET DISCUSSION.......................................................36
3.1 Résultats..............................................................................................................36
3.1.1 Identification des activités anthropiques réalisées dans le Bassin de la
rivière Makelele.....................................................................................................36
3.1.2. Acteurs impliqués dans les activités anthropiques dans le bassin de la
rivière Makelele.....................................................................................................37
3.1.3. Distribution spatiale des activités autour de la rivière Makelele.................37
3.1.4. Impact des activités anthropiques exercées dans le bassin de la rivière
Makelele................................................................................................................38
a. 1mpact positifs...................................................................................................38
b. Impact négatifs..................................................................................................38
3.1.5. Revenus issus des activités anthropiques dans le bassin de la rivière
Makelele................................................................................................................39
3.1.6. Affection issue de revenu des activités.......................................................40
3.1.7. Risques des activités anthropiques près de la rivière Makelele..................40
3.1.8. Constructions anarchiques et populations inondées....................................44
3.1.9. Mesures d’atténuations................................................................................45
3.2. Discussion..........................................................................................................46
CONCLUSION ET SUGGESTIONS...........................................................................49
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES......................................................................50
62

ANNEXES

Photo 3 : Vente de sable Photo 4 : Vente de caillasse

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