Electronique de puissance
Introduction générale
I-Définitions :
Définition 1:
L’électronique de puissance à pour objet l’étude
de la conversion statique de l’énergie électrique,
les structures, les composants et leur
commande.
Définition 2:
Un convertisseur statique est un montage
utilisant des interrupteurs à semi-conducteur
qui par commande convenable permet le
transfert d’énergie entre une source d’entrée
et une source de sortie.
Il permet d’adapter la source d’énergie
électrique à un récepteur donné.
On distingue plusieurs familles de convertisseur statiques :
II- Conversions réalisées:
II-1 conversion Alternatif/continu : Le redresseur
Le redressement est la conversion d’une
tension alternative en une tension continue.
On l’utilise pour alimenter un récepteur en
continu à partir du réseau de distribution
alternatif.
II-1-1 Redresseur à base de diodes : non
commandé :
Exemple : pont de GRAETZ
II-1-1 Redresseur à base de thyristors :
commandé:
Exemple : le redresseur commandé est
composé de thyristors montés en pont
ici en pont triphasé.
θ : retard à l’amorçage des thyristors.
II-2 conversion continu/continu : Le hacheur
Le hacheur permet d’alimenter une charge
sous une tension continue réglable à partir
d’une source continue fixe.
On obtient une tension de valeur moyenne
variable en établissant et interrompant
périodiquement l’alimentation de la charge
par la source grâce à des interrupteurs
électroniques.
: rapport cyclique .
Exemple d’application : alimentation et réglage de la vitesse d’un moteur à courant continu
II-3 conversion continu/alternatif : L’onduleur
L’onduleur permet d’obtenir une tension
alternative réglable (en fréquence et en
amplitude) à partir d’une source de tension
continue.
MLI : Modulation en largeur d’impulsion.
Exemple d’utilisation :
1- Onduleur de secours pour le matériel informatique qui permet d’assurer
la continuité de l’alimentation en cas de coupures sur le réseau.
2- Variation de vitesse des moteurs asynchrones :
II-3 conversion alternatif/alternatif : Gradateur
Le gradateur est un montage qui permet de
faire varier la valeur efficace aux bornes d’une
charge sans changer la fréquence de l’onde
alternative de source
La structure de base repose sur un interrupteur électronique capable de conduire dans
Les deux sens à l’état passant et de supporter une tension également dans les deux sens à
L’état bloqué.
L’interrupteur peut être réalisé par :
-un seul composant : le triac.
- Deux thyristors tête-bêche
Chapitre 1 : Composants de
l’électronique de puissance
I- Diode de puissance :
I-1 définition :
Les diodes de puissance doivent :
-Supporter la conduction de forte densité de
courant (60 à 100 A/cm2).
-Avoir une faible chute de tension.
-Les tensions inverses en polarisation
inverses sont de l’ordre du 1kV.
Solution :
Structure PIN ( Positive Intrinsic Negative
Diode)
I-2 Symbole :
Modules
De
Diode
De puissance
I-3 états de la diode :
a) Cas idéal (tension seuil Vs =0V)
a-1) Diode passante (ON):
- Si VAK ≥ 0 ( ou IAK ≥ 0)
- La diode est équivalente à un interrupteur
fermé.
a-2) Diode bloquée (OFF):
- Si VAK< 0 ( ou IAK< 0)
- La diode se bloque.
- La diode est équivalente à un interrupteur
ouvert.
- La tension VAK est dite tension inverse.
b) Diode avec tension seuil ( Vs> 0V):
- Si VAK ≥ Vs
- La diode est passante.
- Si VAK < Vs
- La diode est bloquée.
c) Diode avec tension seuil ( Vs> 0V) et
résistance dynamique Rd:
- Si VAK ≥ Vs
- La diode est passante : VAK=VS+[Link]
- Si VAK < Vs
- La diode est bloquée.
I-4 Caractéristique statique :
IFM : courant direct maximal.
VRRM : Tension inverse répétitive de pointe.
VBR : tension d’avalanche (destruction).
I-5 composant parfait :
a) Diode sans seuil (VS= 0V)
- état passant on a: IAK>0 , VAK =0V.
- état bloqué on a : IAK=0A , VAK< 0.
b) Diode avec tension seuil (VS):
-État passant : IAK>0, VAK=VS .
-État bloquée : IAK=0A, VAK< VS
c) Diode avec tension seuil (VS) et résistance
dynamique :
-État passant : IAK>0, VAK=VS +[Link] avec
Rd=cotg ()=ΔVAK/ΔIAK.
-État bloquée : IAK=0A, VAK< VS
I-6 Critères de choix de la diode de puissance :
I-7 Protections :
II- Thyristor :
Le thyristor est un composant commandé
seulement en fermeture ( à l’état passant)
par la gâchette.
II-1 Symbole :
II-2 Caractéristique statique :
A = Amorçage
Ih : courant de maintien (holding current)
IL: courant d’accrochage (Latching current)
V DRM: tension direct répétitive maximum ou VBO (forward break over voltage)
II-2-1 Valeurs importantes :
VDRM : valeur crête maximale de la tension directe que le thyristor supporte
à l'état bloqué direct (avant ou amorçable).
− VRRM : Valeur crête maximale de la tension inverse que le thyristor
supporte à l'état bloqué inverse.
NB : VDRM =VRRM pour les thyristors usuels.
-vBR : tension de claquage (destruction).
− ton: Temps total mis par iAK pour atteindre sa valeur finale (turn on time).
-IH : valeur minimale de iAK en-dessous de laquelle le thyristor se rebloque
spontanément
− Courant d'accrochage iL: Il correspond à la valeur minimale de iAK pour
laquelle la conduction devient irréversible, donc ne nécessite plus de signal
de gâchette.
Le courant d’accrochage iL vaut 2 fois à 3 fois le courant de maintien iH.
II-2-2 explications :
-Pour un thyristor bloqué on a : IAK 0A et VAK< 0
- Pour un thyristor amorçable on a : IAK < Ih (IAK0A) et
VAK>0
-Pour un thyristor Passant on a : IAK > Ih et
VAK 0V ( cas idéal).
- Si le thyristor à une tension seuil VT (cas
réel) VAK = VT :
II-3 changement d’états :
a) amorçage : transition OFF-ON
a-1) thyristor parfait :
Si VAK> 0 et Ig> IgT (courant gâchette seuil),
Le thyristor devient passant.
a-2) thyristor réel :
Si VAK> VT et Ig> IgT (courant gâchette seuil),
Le thyristor devient passant.
b) amorçage : transition ON-OFF
b-1) thyristor parfait :
Si VAK <0 le thyristor devient bloqué (commutation
forcée).
Si IAK< IH et t> tq : temps de recouvrement (turn off
time), le thyristor devient bloqué (commutation
naturelle).
b-2) thyristor réel :
Si VAK < VT le thyristor devient bloqué (commutation
forcée).
Si IAK< IH et t> tq :temps de recouvrement (turn off
time), le thyristor devient bloqué (commutation
naturelle) .
II-4 Modèle parfait :
II-5 thyristor réel : TO-208AC 5TO-65)
II-6 Limites de fonctionnement :
L’application de VAK>VRRM (ou VDRM)détruit le
composant.
A partir de 180°C (température de jonction) le thyristor
est détruit.
A l’amorçage si di/dt est excessif, le thyristor est détruit.
Si VAK>0 et VAK=VDRM avec ig=0 le thyristor s’amorce
spontanément (fonctionnement anormal).
Si VAK>0 et dVAK/dt > (dVAK/dt)max (constructeur) le
thyristor s’amorce spontanément (fonctionnement
anormale).
III- Transistor bipolaire:
a)- symbole :
Le transistor NPN est le plus utilisé en électronique de puissance
Il est commandé à la fermeture et à l’ouverture.
III-1 Modes de fonctionnement:
a) Si iB=ic= 0A le transistor est bloqué et équivalent à un
interrupteur ouvert.
b) Si ic=icsat (iB>iBsat) le transistor est saturé et équivalent à un
interrupteur fermé
III-2 fonctionnement parfait:
-Si le transistor est passant iC=iCsat et VCE =0.
-Si le transistor est bloqué iC=0 et VCE> 0.
Changement d’états :
1 : OFF-ON: iB>iBsat .
2 : ON-OFF: iB=OA .
IV- Transistor à effet de champ à semi-
conducteur métal-oxyde: `MOSFET’ :
IV-1 E-MOSFET ‘MOSFET à enrichissement’ à canal N:
iD+iG=iS
IG 0A
Rq1: le E-MOSFET est le mosfet le plus courant en
électronique de puissance.
Rq2: Le E-MOSFET est commandé en fermeture et en
ouverture.
Rq3: Le courant est dû au déplacement des électrons.
Rq4: courant et tension positifs (iD>0 et VDS>0 et VGS>0)
Rappel :
E-MOSFET ‘MOSFET à enrichissement’ à canal P:
Rq1: Le courant est dû au déplacement des trous.
Rq2 : courant et tension négatifs (iD< 0 et VDS<0 et VGS<0)
CJMCU-4599 Module de carte d'extension pour canal N et P
Variation lumineuse Alimentation d’une led Alimentation de 5 leds
Destinés à la commutation de charge et la
gestion des convetisseurs DC-DC dans les
applications automobiles , les MOSFET canal-N
en petits boîtiers SSM3K341R 60 V et le
SSM3K361R 100 V présentent une faible
résistance à l'état passant RDS(ON)dans leur
catégorie et sont qualifiés selon la norme
AEC-Q101.
IV- 2 fonctionnement parfait :
a) États :
-Transistor MOSFET ouvert (OFF) :
On a : iD=0 et VDS>0
-Transistor MOSFET fermé (ON) :
iD=iDmax et VDS =0 V
b) Changement d’états :
1 : OFF-ON: VGS>0 , si cas réel VGS>Vth (tension seuil) .
La résistance drain source RDS devient très faible
donc le courant ID croit.
Remarque : RDS à l’etat passant RDS (ON) n’est pas nulle
(inconvéniant du Mosfet)
2 : ON-OFF: VGS =0V, si cas réel VGS<Vth (tension seuil) .
La résistance drain source RDS devient très grande
Ce qui annule le courant drain ID .
IV- 3 fonctionnement réel :
VGS(th) : tension seuil (threshold).
ID = K . (VGS - VGS(th))²
V- Tranistor bipolaire à grille isolée:
‘Insulated Gate Bipolar Transistors’ : IGBT
V-1 Symbole :
- C’est un composant de puissance commandé à la fermeture et à l’ouverture.
- Il associe les performances en courant entre collecteur et émetteur (la faible chute de
tension collecteur émetteur VCE= 0,1 V (transistor bipolaire) et la commande en tension
par sa grille qui nécessite un courant permanent quasiment nul (MOSFET) .
a- Schéma équivalent de l’IGBT :
Schéma simplifié
Semikron SKM100GB12T4 , SEMITRANS2 TIDA-00917 Gate Driver (pilote de
, N-Channel Dual Half Bridge IGBT Module, grille) de 4 IGBT en // 1200V/450A
160 A max, 1200 V TEXAS Instrument
Module IGBT Infineon 1200V/50A 3300V/1200A ABB HiPak IGBT
V-2 fonctionnement parfait :
IC
V CE
a) Changement d’états :
1 : OFF-ON: VGE>Vth (tension seuil) .
2 : ON-OFF: VGE < Vth (tension seuil), en pratique on prend
VGE ≤ 0 pour accéler la commutation.
VI- Thyristor GTO:
‘Gate Turn Off’ thyristor
VI-1 Symbole :
C’est un composant de fortes puissances (>1OO KW) commandé à la fermeture et l’ouverture .
Les applications usuelles du GTO sont les onduleurs, redresseurs et hacheurs pour
la vitesse variable et la conversion d'énergie, mais également les FACTS:
‘ Flexible Alternating Current Transmission System’ sur les réseaux électriques.
.
Gate Control Drivers
VI-1 Commande de gachette
a) Amorçage OFF-ON :
La commande de l'amorçage doit être énergique : l'impulsion de courant iG
doit avoir un front raide et une amplitude atteignant 2 à 5 fois la valeur de iGmin.
VAK > 0 et Ig> iGmin ( quelques % de IAK) pendant t > tGmin ( quelques μs)
Ensuite pendant la conduction, la gâchette doit être alimentée de façon
permanente par un courant IG noté IG(ON), Ce courant permet de réduire
la chute de tension directe à l'état passant VD(ON) aux bornes du thyristor.
b)Blocage ON-OFF :
L'extinction du GTO se fait par extraction de charges par la gâchette.
L'application d'une tension négative VGK fait apparaître un courant de gâchette
négatif < IGR(reverse), le GTO se bloque.
Le courant inverse doit pouvoir atteindre des valeurs importantes
de -IAK/5 à -IAK/10 pendant un temps tinv (~ 100μs).
Exemple : thyristor GTO de 1000V, 100A
Pour I AK = 100 A
Amorçage: Ig 1 A > 0
Blocage : Ig -20A < 0
c) Pertes:
Les pertes en conductions sont un peu plus importantes que pour un thyristor
Au blocage a cause du traînage en courant.
A La mise en conduction, il y a risque de destruction si le di/dt est trop important.
Pour ces raisons, les GTO sont toujours associés a des circuits d’aides à la commutation
CALC.
Exemple :
Un GTO «classique» est limité :
- en vitesse de croissance du courant à la mise en conduction (dI/dt typique : 300A/µs),
- en vitesse de croissance de la tension au blocage (dV/dt typique : 400V/µs),
et comme tout composant, en tension crête instantanée (valeur selon le calibre).
Pour respecter ces contraintes, on aura le plus souvent besoin :
d'un circuit inductif en série,
d'un circuit capacitif en parallèle,
d'un circuit d'écrêtage de la tension en parallèle.
Le HDGTO (Hard Driven GTO : GTO à commande dure), plus connu sous le nom de GCT
(Gate-Commutated Thyristor) ou IGCT (Integrated GCT), est une évolution «moderne»
du GTO, donnant la possibilité à un fonctionnement sans circuit d'aide à la commutation.
VII- Comparaison composants :
VII – 1 Aire de sécurité :
Chapitre II : Redresseurs
Il y a deux types de redresseurs :
- Les redresseurs non commandés (à base de diodes) qui fournissent une tension
redressée à valeur moyenne constante.
- Les redresseurs commandés ( à base de thyristors) qui délivrent une tension
redressée à valeur moyenne ajustable.
II-1 Redresseurs non commandés :
II-1-1 Redresseur double alternance sur charge résistive :
a) Analyse du fonctionnement :
a-1) alternance positive : ve(t) > 0 si 0<t< T/2
Diodes passantes :D1 et D3
Diodes bloquées : D2 et D4
- Courants :
Ie= iD1= is= iD3
iD2= iD4= 0 A
- Tensions :
ve = vs > 0
vD1= vD3= 0V
vD2= vD4= - ve <0
a-2) alternance négative : ve(t) < 0 si T/2≤ t < T
Diodes passantes :D2 et D4
Diodes bloquées : D1 et D3
- Cas 1 : (ve < 0; Ie<0)
-Courants :
iD2= iD4 = is = -Ie> 0
iD3= iD1= 0 A
-Tensions :
vs =- ve > 0
vD2= vD4= 0V
vD1= vD3= ve <0
- Cas 2 : (ve > 0; Ie>0)
-Courants :
iD2= iD4 =is= Ie >0
iD1= iD3= 0 A
-Tensions :
ve = vs > 0
vD2= vD4= 0V
vD1= vD3= - ve <0
b) chronogrammes :
b-1) tensions :
b-1) Courants :
Ts= T/2
II-1-2 Redresseur double alternance sur charge inductive :
L’inductance L s’oppose aux variations du courant is , elle lisse le courant is.
a) Chronogrammes :
L’ondulation du courant diminue quand l’inductance augmente.
Le courant ne passe plus par zéro, c’est le régime de conduction ininterrompue.
II-2 Redresseurs commandés :
II-2-1 Pont 4 Thyristors :
a) Etude d’une période :
a-1) pour [-/2, /2] : (v(t)>0)
T1 et T3 sont passants
T2 et T4 sont bloqués
- Courants :
iT1(t)=ic(t)=iT3(t)=i(t)
iT2(t)=iT4(t)= 0A
- Tensions :
UT1(t)=UT3(t)= 0V
UT2(t)=UT4(t)= - v(t) < 0
Uc(t)=v(t) > 0
a-2) pour [/2, /2+ [: (v(t)<0)
T2 et T4 n’ont pas reçu d’impulsions gâchette.
T1 et T3 reste passant car l’intensité du courant dans la charge reste constante et ininterrompue
(effet de charge inductive)
- Courants :
iT1(t)=ic(t)=iT3(t)=i(t)
iT2(t)=iT4(t)= 0A
- Tensions :
UT1(t)=UT3(t)= 0V
UT2(t)=UT4(t)= - v(t) > 0
Uc(t)=v(t) < 0
a-3) pour [/2+ ,3/2[: (v(t)<0)
T2 et T4 ont reçu leurs impulsions gâchette.
T2 et T4 sont passants.
T1 et T3 sont bloqués.
- Courants :
iT2(t)=ic(t)=iT4(t)= - i(t)
iT1(t)=iT3(t)= 0A
- Tensions :
UT2(t)=UT4(t)= 0V
UT1(t)=UT3(t)= v(t) < 0
Uc(t)= - v(t) > 0
a-4) pour [3/2, 3/2+[: (v(t)>0)
T1 et T3 n’ont pas reçu d’impulsions gâchette.
T2 et T4 reste passant car l’intensité du courant dans la charge reste constante et ininterrompue.
T2 et T4 sont passants.
T1 et T3 sont bloqués.
- Courants :
iT2(t)=ic(t)=iT4(t)= - i(t)
iT1(t)=iT3(t)= 0A
- Tensions :
UT2(t)=UT4(t)= 0V
UT1(t)=UT3(t)= v(t) > 0
Uc(t)=-v(t) < 0
b) Chronogrammes :
b-1) courants :
b-2) Tensions:
f- étude du transfert des puissances :
f-1) côté alimentation :
f-2) côté charge :
Conclusion :
Lorsque l’alimentation fournit de l’énergie à la charge .
Le pont fonctionne en redresseur classique.
Lorsque la charge restitue de l’énergie vers l’alimentation
Le pont fonctionne en onduleur non autonome (assisté).
Dans ce cas l’alimentation doit pouvoir recevoir du courant (accumulateur ou batterie)
III- Redresseurs triphasés :
a) Considérations générales :
Les charges industrielles connectés aux redresseurs sont généralement des récepteurs inductifs (MCC,…)
On peut faire les considérations suivantes :
Le courant circule en permanence dans le récepteur.
Le courant est presque constant.
III-1 Redresseurs à diodes triphasés :
III-1-1 Redresseur type parallèle P3:
D1,D2,D3 sont montées en cathode équipotentielle.
Règle de conduction:
C’est la diode qui voit la tension la plus positive qui conduit .
Le système triphasé (V1,V2,V3) est un système triphasé équilibré direct :
V1=Vmax sin(t)
V2=Vmax sin(t-2/3)
V3= Vmax sin(t+2/3)
a)- Etudes des cas :
Pendant que V1 est la plus positive :
Diode D1 conduit et Vs=V1 et Is=ID1
Pendant que V2 est la plus positive :
Diode D2 conduit et Vs=V2 et Is=ID2
Pendant que V3 est la plus positive :
Diode D3 conduit et Vs=V3 et Is=ID3
d)- Courant dans les diodes :
Le courant de sortie Is doit rester constant :
chaque diode assure ce courant pendant T/3.
ID1max=ID2max=ID3max= IS
III-1-2 Redresseur type parallèle double PD3:
VD1
D1 Is
V1
D2
1 i1
Réseau triphesé
D3
2 V2
Vs
D4
3
D5
V3
D6
D1,D3,D5 : diodes à cathode équipotentielle.
D2,D4,D6 : diodes à anode équipotentielle
Conditions de conductions :
D1,D3,D5: la diode qui voit la tension la plus positive est passante .
D2,D4,D6 : la diode qui voit la tension la plus négative est passante .
a)- études des cas :
V1>V3>V2 : D1 passante et D4 passante : Vs= V1-V2 = U12
V1>V2>V3 :D1 passante et D6 passante : Vs =V1-V3 = U13
V2>V1>V3 :D3 passante et D6 passante : Vs =V2-V3 = U23
V2>V3>V1 : D3 passante et D2 passante : Vs= V2-V1 = U21
V3>V2>V1 : D5 passante et D2 passante : Vs= V3-V1 = U31
V3>V1>V2 :D5 passante et D4 passante : Vs =V3-V2 = U32
b)- fréquence du signal du sortie :
La période du signal de sortie est Ts =T/6
Donc la fréquence de sortie est fs=6.f = 300 Hz
Avec (U12,U23,U31) système de tension composées triphasé équilibré direct :
U12 = Umax sin(t+/6)
U23 = Umax sin(t-/2)
U31= Umax sin(t+5/6)
U12 U13
V1 V2 V3
wt
3 Vmax
VD1
f)- Courant au secondaire du transformateurs : i1 :
Si D1 est passante : i1 = Is
Si D2 est passante : i1= -Is
III- Redresseurs triphasés :
a) Considérations générales :
Les charges industrielles connectés aux redresseurs sont généralement des récepteurs inductifs (MCC,…)
On peut faire les considérations suivantes :
Le courant circule en permanence dans le récepteur.
Le courant est presque constant.
III-1 Redresseurs à diodes triphasés :
III-1-1 Redresseur type parallèle P3:
D1,D2,D3 sont montées en cathode équipotentielle.
Règle de conduction:
C’est la diode qui voit la tension la plus positive qui conduit .
Le système triphasé (V1,V2,V3) est un système triphasé équilibré direct :
V1=Vmax sin(t)
V2=Vmax sin(t-2/3)
V3= Vmax sin(t+2/3)
a)- Etudes des cas :
Pendant que V1 est la plus positive :
Diode D1 conduit et Vs=V1 et Is=ID1
Pendant que V2 est la plus positive :
Diode D2 conduit et Vs=V2 et Is=ID2
Pendant que V3 est la plus positive :
Diode D3 conduit et Vs=V3 et Is=ID3
d)- Courant dans les diodes :
Le courant de sortie Is doit rester constant :
chaque diode assure ce courant pendant T/3.
ID1max=ID2max=ID3max= IS
III-1-2 Redresseur type parallèle double PD3:
VD1
D1 Is
V1
D2
1 i1
Réseau triphesé
D3
2 V2
Vs
D4
3
D5
V3
D6
D1,D3,D5 : diodes à cathode équipotentielle.
D2,D4,D6 : diodes à anode équipotentielle
Conditions de conductions :
D1,D3,D5: la diode qui voit la tension la plus positive est passante .
D2,D4,D6 : la diode qui voit la tension la plus négative est passante .
a)- études des cas :
V1>V3>V2 : D1 passante et D4 passante : Vs= V1-V2 = U12
V1>V2>V3 :D1 passante et D6 passante : Vs =V1-V3 = U13
V2>V1>V3 :D3 passante et D6 passante : Vs =V2-V3 = U23
V2>V3>V1 : D3 passante et D2 passante : Vs= V2-V1 = U21
V3>V2>V1 : D5 passante et D2 passante : Vs= V3-V1 = U31
V3>V1>V2 :D5 passante et D4 passante : Vs =V3-V2 = U32
b)- fréquence du signal du sortie :
La période du signal de sortie est Ts =T/6
Donc la fréquence de sortie est fs=6.f = 300 Hz
Avec (U12,U23,U31) système de tension composées triphasé équilibré direct :
U12 = Umax sin(t+/6)
U23 = Umax sin(t-/2)
U31= Umax sin(t+5/6)
U12 U13
V1 V2 V3
wt
3 Vmax
VD1
f)- Courant au secondaire du transformateurs : i1 :
Si D1 est passante : i1 = Is
Si D2 est passante : i1= -Is
Chapitre IV : Hacheurs
I- Introduction :
Les hacheurs sont des convertisseurs continu/continu permettant de construire une source de
Tension continue variable à partir d’une source de tension fixe.
Il y a deux types de convertisseurs DC-DC :
1- non isolé : hacheurs.
2- Avec un transformateur assurant l’isolation galvanique : alimentation à découpage (Flyback ou forward) .
Il existe deux types de hacheurs :
- Les hacheurs dévolteurs (abaisseur), qui fournissent avec un excellent rendement une tension de sortie inférieure
à la tension d’entrée.
- Les hacheurs survolteurs (élévateur), qui permettent d’obtenir une tension de sortie supérieure à celle d’entrée.
II- Hacheurs dévolteurs : série (buck) :
Kit Velleman K8004 : hacheur série pour variateur de vitesse
1- Principe:
Le principe de base se repose sur le circuit suivant :
L’interrupteur T est un interrupteur unidirectionnel en courant, commandé à la fermeture et à l’ouverture.
Il est à base de transistor bipolaire, MOSFET, IGBT ou thyristor GTO.
Lc : filtre pour limiter l’ondulation courant et tension.
On suppose que is et vs sont continus (L et c sont bien calculés).
2- Chronogrammes :
III- Hacheurs survolteurs : parallèle (boost)
XCSOURCE Convertisseur Boost de Courant Constant DC-DC 8.5-48V à 12-50V Max 10A TE636
150W DC-DC Boost Converter Module 6A
Input DC 10V output DC 12V-35V
Converter boost DC-DC LM2577S Input : DC 3-34V, 3A max, output DC 4-35V réglable,2,5 A max
1- Principe:
Le hacheur survolteur fournit une tension de sortie dont la valeur moyenne est supérieur à celle de l’entrée.
1-1 Montage de base :
Durant l’intervalle [0,T], l’interrupteur T est fermé, L se connecte à la source et emmagasine
de l’énergie , la diode D est bloquée.
Sur [T,T], T est bloqué, l'énergie emmagasinée sera restitué à la charge via la diode passante.
La tension vue à la sortie est Vs=E-VL> E (iL décroissant donc VL<0).
2) Chronogrammes :
IV- Hacheur à stockage inductif : inverseur (buck-boost) :
dc-dc boost buck step down module 4-35v jusqu' à 1.25-25v
35 W 4 A DC-DC Auto Boost/Buck Convertisseur input :DC 5-30V output : 0,5-30V, 0,2-4A
1- Montage :
La puissance est accumulée dans un élément inductif intermédiaire.
L’interrupteur commandée T est fermé pendant l’intervalle [0,αT] et ouvert pendant [αT,T].
2- Chronogrammes :
La puissance est accumulée dans un élément inductif intermédiaire.
Rq1 : Ce montage délivre une tension Vs (*) de signe opposé à celui de la tension d’alimentation E
D’où l’appellation hacheur inverseur.
Rq2 : on peut élever la tension de sortie ( 0,5 < < 1) ou abaisser la tension de sortie (0 < < 0,5),
en jouant sur le rapport cyclique .
Rq3 : Limitation sur la valeur maximale que peut prendre Vs (≠1).
Chapitre 5 : Onduleurs autonomes
Onduleur alimentation sans Adaptateur de Puissance
Onduleur solaire & onduleur Auto
interruption (ASI) (UPS)
IV-1 Introduction :
Les onduleurs sont les convertisseurs statiques continu-alternatif permettant de fabriquer une source
de tension alternative à partir d’une source de tension continue.
Le signal alternatif en sortie peut être sinusoïdal ou non de fréquence fixe ou variable.
- Onduleurs autonomes : la fréquence et la forme du signal de sortie sont imposées par la
commande.
- Onduleurs non autonome (assisté): le réseau d’alimentation impose la fréquence du signal de
sortie.
Ex : redresseurs tous thyristors en réversibilité.
Les onduleurs autonomes se classent en deux groupes :
-Onduleurs à fréquence fixe : sont utilisés comme alimentation de sécurité dans
les centres hospitaliers, les centrales téléphoniques, les ordinateurs, etc. Ces
onduleurs sont alimentés à partir d’une batterie d’accumulateurs.
-Onduleurs à fréquence variable : sont alimentés en courant continu à partir du
réseau alternatif par l’intermédiaire d’un redresseur. Ils fournissent des tensions
de fréquence et d’amplitude variables utilisées pour contrôler la vitesse de
moteurs à courant alternatif.
Les onduleurs autonomes se classent aussi d’après la forme d’onde de leur tension de sortie :
-Onduleurs à onde rectangulaire (pleine):
L’onde de sortie est rectangulaire. L’amplitude de l’onde de sortie dépend de la valeur de la
tension d’entrée.
t
-Onduleurs en créneaux de largeur variable :
L’onde de sortie est constituée par des créneaux rectangulaires alternatifs et
séparés par une zone morte à tension nulle. La tension de sortie varie si on agit sur
la durée des créneaux.
t
-Onduleurs à modulation de largeur d’impulsion (MLI) (PWM en anglais) :
L’onde de sortie est formée de trains d’impulsions positifs et négatifs, de largeur et
d’espacement variable. La résultante de la forme de sortie se rapproche d’une sinusoïde.
t
IV-2 Onduleur monophasé non isolé en demi pont :
IV-2-1 Débit sur charge résistive :
Les deux condensateurs constituent un diviseur de tension. Si leurs capacités sont assez élevées, la tension
aux bornes de chacun serait constante et égale à E/2.
La charge est constituée d’une résistance pure.
Lorsque le transistor T1 est conducteur 0 ≤ t < T/2, la charge voit une tension Vch= E/2.
Lorsque le transistor T2 est conducteur T/2 ≤ t < T, la charge voit une tension Vch= -E/2.
Le courant Ich possède la même forme que Vch.
Si les transistors conduisent pendant les mêmes intervalles de temps, la commande est dite symétrique.
La tension Vch est alors rectangulaire.
IV-2-2 Débit sur charge inductive (RL) :
On met des diodes en parallèle avec les transistors. Leur rôle est d’assurer la continuité de courant.
En effet, une charge inductive ne supporte pas l’interruption brusque de courant.
1) Analyse de fonctionnement :
0< t < T/2 : interrupteur K1 fermé et K2 ouvert.
T/2< t < T : interrupteur K2 fermé et K1 ouvert.
a) 0 ≤ t < T/2 : K1 fermé, K2 ouvert => Vch = E/2 > 0
a-1) 0 ≤ t < t1 : courant ich < 0 : le courant circule par la diode D1 ( T1 est bloqué) : iD1= - ich
Pch =[Link] < 0 : transfert de l’énergie de la charge vers la source : phase de récupération .
a-2) t1 ≤ t < T/2 courant ich > 0 : le courant circule par T1 (D1 bloqué) : iT1 = ich .
Pch =[Link] > 0 : transfert de l’énergie de la source vers la charge : phase d’alimentation.
b) T/2 ≤ t < T : K2 fermé, K1 ouvert => Vch = - E/2 < 0
b-1) T/2 ≤ t < t2 : courant ich > 0 : le courant circule par la diode D2 ( T2 est bloqué) : iD2= ich
Pch =[Link] < 0 : transfert de l’énergie de la charge vers la source : phase de récupération .
b-2) t2 ≤ t < T : courant ich < 0 : le courant circule par T2 (D2 bloqué) : iT2= - ich .
Pch =[Link] > 0 : transfert de l’énergie de la source vers la charge : phase d’alimentation.
Rq1: La source de tension continue doit être réversible en courant.
Rq2 : la stratégie de commande consiste à faire conduire le transistor au passage du courant par 0.
cette commande est dite symétrique ou adjacente.
IV-2 Onduleur monophasé non isolé en pont :
1) Commande symétrique :
0 ≤ t < T/2 : K1 et K3 sont fermés ; K2 et K4 sont ouverts
T/2 ≤ t < T : K2 et K4 sont fermés ; K1 et K3 sont ouverts
1-1) analyse de fonctionnement :
a) 0 ≤ t < T/2 : K1 et K3 fermés; K2 et K4 ouverts : Vch = E
a-1) 0 ≤ t < t1 : courant ich < 0 : le courant circule par D1 et D4 (Th1 et Th4 sont bloquées) : iD1= iD4= - ich
Pch = [Link] < 0 : transfert de l’énergie de la charge vers la source : phase de récupération.
a-2) t1 ≤ t < T/2 : courant ich > 0 : le courant circule par Th1 et Th4 (D1 et D4 sont bloquées) : iTh1= iTh4= ich
Pch = [Link] > 0 : transfert de l’énergie de la source vers la charge : phase d’alimentation.
b) T/2 ≤ t < T : K2 et K4 fermés; K1 et K3 ouverts : Vch = - E
b-1) T/2 ≤ t < t2 : courant ich > 0 : le courant circule par D2 et D3 (Th2 et Th3 sont bloquées) : iD2= iD3= ich
Pch = [Link] < 0 : transfert de l’énergie de la charge vers la source : phase de récupération.
b-2) t2 ≤ t < T : courant ich <0 : le courant circule par Th2 et Th3 (D2 et D3 sont bloquées) : iTh2= iTh3= - ich
Pch = [Link] > 0 : transfert de l’énergie de la source vers la charge : phase d’alimentation.
2) Commande décalée :
La stratégie de commande est différente : le but étant de pouvoir obtenir aux bornes de la charge des paliers
à tension nulle.
Ainsi les interrupteurs de la même branche ne sont pas commandés au blocage en même temps
1) Analyse de fonctionnement :
a) 0 ≤ t < : K4 et K3 sont fermés : Vch= 0 V : la charge est court-circuitée.
ich< 0 : le courant passe par D4 et Th2 (Th4 et D2 bloqués)
Pch =[Link] =0W : phase de roue libre.
b) ≤ t < t1 : K1 et K3 sont fermés : Vch= E
ich< 0 : le courant passe par D4 et D1 (Th4 et Th1 bloqués).
Pch =[Link] < 0 : phase de récupération
c) t1 ≤ t < T/2 : K1 et K3 sont fermés : Vch= E >0
ich > 0 : le courant passe par Th1 et Th4 (D1 et D4 bloqués).
Pch =[Link] > 0 : phase d’alimentation
d) T/2 ≤ t < T/2+ : K1 et K2 sont fermés : Vch= 0V
ich > 0 : le courant passe par Th1 et D3 (D1 et Th3 bloqués).
Pch =[Link] = 0W : phase de roue libre.
e) T/2+≤ t < t2 : K2 et K4 sont fermés : Vch= -E
ich > 0 : le courant passe par D2 et D3 (Th2 et Th3 bloqués).
Pch =[Link] < 0 : phase de récupération.
f) t2 ≤ t < T : K2 et K4 sont fermés : Vch= -E
ich < 0 : le courant passe par Th2 et Th3 (D2 et D3 bloquées).
Pch =[Link] > 0 : phase d’alimentation
IV-3 Onduleur triphasé en pont :
Les commandes de l’onduleur sont décalés entre chaque bras de 120° en ondes pleines ou en MLI
2) Commande MLI :
2-1 principe :
Vm=Vmax sin(wt)
Signal de réference
-
Interface
+
Vp=Signal triangulaire
Signal de porteuse
La commande MLI est réalisée par comparaison d’une onde modulante sinusoïdale
basse fréquence à une onde porteuse haute fréquence de forme triangulaire.
Signal de porteuse Signal modulant
wt
Signal de commande
MLI
wt
2-2) Formes de sortie avec une commande MLI :
2-3) Problème de filtrage :
Rq1: Dans le cas des Alimentation sans interruption (ASI), on souhaite une tension analogue à celle délivrée par
le réseau donc sinusoïdale. On va donc filtrer la tension avec des condensateurs.
Rq2: Dans le cas des variateurs de vitesse pour MAS, on souhaite que le courant soit sinusoïdal pour éviter les
couples harmoniques générateurs de pertes et de vibrations. On va donc lisser le courant avec des
inductances. si la fréquence de découpage est suffisamment élevée (>20 Khz)et les puissances sont
faible(<10Kw) le filtrage n’est pas nécessaire car les enroulement stator jouent le rôle de filtre inductif.
Spectre de fréquence aux bornes Spectre de fréquence dans le cas
d’une charge RL alimentée par un onduleur d’une commande MLI : disparition des
monophasée en demi pont non isolé. harmoniques 3 et 5.
Document réponse à rendre avec la copie
Nom et Prénom :
Exercice 3 :
Exercice 4 :
2
Université Ibn Zohr 10 Janvier 2024
École Nationale des Sciences appliquées GE2
Agadir Prof : N. EL ALAMI
DS: Électronique de puissance
Durée : 1H 45min
Exercice 1 : (5 points)
Soit le montage suivant :
Soient les données suivantes : E=5V, R1 =10kΩ,R2 =100kΩ et pour D1 et D2
: la tension seuil est Vseuil =0,6V.
1) Déterminer l’état des diodes et calculer les valeurs des tensions VD1 ;VD2
et VS dans chacun des cas suivants:
a) V1 =0V et V2 =0V.
b) V1 =5V et V2 =0V.
c) V1 =0V et V2 =5V.
d) V1 =5V et V2 =5V.
2) Proposez en justifiant une utilisation pratique de ce montage.
Exercice 2 : (5 points)
La fiche technique du thyristor 2N4171 suivant fournit les données suivantes:
IG = 30mA, VG = 1, 5V ,Vth = 1, 4V Ith = 5A, IH = 30mA, VDRM = VRRM =
300V ;RG = 5Ω.
Soit le montage suivant avec :
1) La tension UA = 350V peut convenir? justifier.
2) On prend UA = 200V , donner la valeur minimum de RC pour que le
thyristor soit passant.
3) Donner la tension UGmin pour avoir le thyristor passant.
4) Si on choisit UG = 12V , donner RGmax pour déclenchez le thyristor par la
gâchette.
5) Calculer RC pour que le thyristor se bloque avec UA = 12V .
6) Calculer UA pour que le thyristor se bloque si RC = 100Ω.
Exercice 3 : (5 points)
Le dipôle (charge) impose ic constant et égal à [Link] conduction est alors
ininterrompue.
1- Représenter en justifiant sur votre copie
les tensions Uc et VD3 et le courant iT ( voir document réponse).
2- Établir la valeur moyenne < Uc > de Uc (t) puis calculer sa valeur numérique
sachant que V=230V.
3- Calculer la valeur efficace du courant iT .
4- Calculer le facteur de puissance au secondaire.
Exercice 4 : (5 points)
Soit le montage hacheur dévolteur suivant :
2
- On suppose que < Vs > = Vs et Les interrupteurs T et D sont idéaux.
- L est une inductance pure et Cs un condensateur parfait.
- On donne les valeurs numériques suivantes : E = 100 V, fd = 20kHz et
Rs = 5Ω
La période de fonctionnement est notée Td . On distingue 2 phases de fonc-
tionnement :
- Phase 1 : t ∈[0 , tf ] , le transistor T est passant et la diode D est bloquée.
- Phase 2 : t ∈ [tf ,Td ] , le transistor T est bloqué et la diode D est passante.
1- Tracer, sur le document réponse , pour une période Td et pour α = 0,4
les allures de vL (t) et iL (t), justifier le tracé de iL (t). On note α=tf /Td le
rapport cyclique.
2- Déterminer l’expression analytique de < VL (t) > , valeur moyenne de
vL (t), en fonction de E, Vs , et α.
3- En déduire les expressions analytiques de Vs et Is , tension et courant de
charge, faire l’application numérique pour α =0,4.
4- Déterminer, en fonction de E, Td , L et α, l’expression de l’ondulation
crête à crête ∆ iL de iL (t).Pour α= 0,4, calculer :
la valeur de L pour obtenir ∆ iL = 1 A .
5- Tracer, sur le document réponse pour α= 0,4 et pour une période Td , les
graphes de vT (t),iT (t), vD (t) et iD (t).
3
Université Ibn Zohr 31 Décembre 2024
École Nationale des Sciences appliquées GE2
Agadir Prof : N. EL ALAMI
DS : Électronique de puissance
Durée : 1 Heure 45 min
Exercice 1 : (5 points)
Soit le montage suivant avec :
Les thyristors sont supposés idéaux débitant sur une charge résistive pure.
Les thyristors sont amorcés avec un retard angulaire de θ par rapport aux
passages à zéro de la tension v(t)=vmax sin(ωt).
1- Tracer sur votre copie en justifiant, les chronogrammes des v(t), uc (t) et
i(t) en spécifiant les points importants pour θ = π4 .
2- Calculer la valeur efficace Uc au borne de la charge pour θ quelconque.
3- Faire l’application numérique pour θ = 0, θ = π/4 et θ = π, conclure.
Exercice 2 : ( 5 points)
On considère un montage P3 (en régime triphasé équilibré direct, f= 50
Hz,Vef f = 240 V entre phase et neutre). Le courant dans la charge est inin-
terrompu et parfaitement lissé, c’est-à-dire que ic =I= constante.
1)- Justifier sur votre copie et tracer la courbe uc (t) sur le document réponse.
2)- Établir la relation donnant la valeur moyenne de la tension redressée,
notée < Uc >, en fonction de Vef f , calculer numériquement < Uc >.
3)- Établir la relation donnant la tension inverse vD2 (au borne de D2 ) et
tracer la sur le document de réponse.
4)- Tracer les courbes des courants ic et iD1 (t), iD2 (t), iD3 (t).
5)- Démontrer et calculer la valeur moyenne < iD2 > et la valeur efficace ID2
du courant iD2 (t) en fonction de I.
Exercice 3 : (5 points)
Ci-dessous un hacheur quatre quadrant:
1- Sur le document réponse donner les interrupteurs passant.
2- Représenter, sur le document réponse les courants iT 1 et iD2 .
3- Établir la relation entre la valeur moyenne de la tension u: < U > et α.
4- Calculer la valeur de α pour avoir < U >=35,8V.
Exercice 4 : (5 points)
Soit ci-dessous un montage onduleur triphasé :
1- Donner les états (tableau) des six interrupteurs sur une durée 2T.
2- Tracer sur le document réponse les tensions composées Uab et Ubc .
3- Tracer sur le document réponse la tension simple Vb .
4- Calculer en fonction de E la valeur efficace de Vb .
2
Université Ibn Zohr Année : 2024-2025
École Nationale des Sciences appliquées GD2/GE1/MTA1
Agadir Prof : N. EL ALAMI
TD4 : Onduleurs autonomes
Exercice 1 :
On réalise le montage suivant en utilisant quatre interrupteurs électroniques,
fonctionnant deux par deux :
Le générateur de tension continue a une f.e.m. E égale à 24 V.
La charge est une résistance de valeur R = 100Ω.
Le fonctionnement des interrupteurs est résumé sur le diagramme ci-dessous:
Les interrupteurs sont supposés parfaits.
1- Représenter les chronogrammes :
- de la tension u aux bornes de la charge
- des courants i, iK1 et iG .
2- Calculer la valeur efficace de la tension u. En déduire la valeur efficace du
courant i et la puissance reçue par la charge.
3- Calculer la valeur moyenne du courant débité par le générateur.
En déduire la puissance fournie par le générateur et le rendement de l’onduleur,commenter.
Exercice 2
Un onduleur en pont triphasé est connecté sur une charge branché en étoile.
Sur une période T; 1= interrupteur fermé; 0=interrupteur ouvert.
1- Tracer les tensions composées URS et UST .
2- Calculer en fonction de E la valeur efficace de ces tensions.
3- Sachant que la charge est équilibrée, tracer VSN .
4- Calculer en fonction de E la valeur efficace de VSN .