REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (MERS)
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DIRECTION GENERALE DES ETABLISSEMENTS PRIVES
D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
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INSTITUT UNIVERSITAIRE LES COURS SONOU
BOHICON
FILIERE : Électrotechnique
THEME
MODELISATION DES MACHINES ELECTRIQUES
Réalisé par Sous la supervision de :
AGOUNDOTE Gabin KWAK-LIKAK C. TOGBOME
ATINDEHOU W. Nadège
PLAN
I-Introduction
II-Principe de modélisation
1- Objectif de la modélisation
2- Hypothèses simplificatrices courantes
3-Schéma général d’une machine électrique
III-Modèles électriques des machines
1-Modèle monophasé équivalent
2-Modèle à courant continu
3-Modèle triphasé symétrique
4-Modèle synchrone
5-Modèle asynchrone
IV-Paramètres du modèle électrique
1-Résistance et inductance
2-Tension et courant induits
3-Équations de fonctionnement
4-le flux magnétique
Conclusion
I. Introduction
La modélisation des machines électriques permet de représenter leur
fonctionnement à l’aide d’équations et de schémas. Elle aide à mieux
comprendre leur comportement, à prévoir leurs performances et à faciliter leur
commande. Dans cet exposé, nous verrons les principes de modélisation, les
différents types de modèles électriques et les principaux paramètres utilisés.
II. Principe de modélisation
1. Objectif de la modélisation
Le but de la modélisation est de :
- Représenter le comportement électrique et magnétique d’une machine.
- Faciliter son étude théorique.
- Prévoir ses performances avant même sa construction réelle.
- Permettre la simulation et la commande automatique.
-Mieux visualiser les interactions entre courant, champ magnétique et couple
moteur
-Etudier la réponse de la machine face à des variations de la charge, de la
tension ou du courant d’alimentation et des conditions de démarrage ou d’arrêt.
-Prédire la durée de vie ou les pannes grâce a des modèles de surveillance.
-Choisir les matériaux, géométries, nombres d’enroulements, etc., de manière
optimale.
-Intégrer la machine dans des systèmes automatises ou robotises.
-Identifier les défauts potentiels
2. Hypothèses simplificatrices courantes
Pour simplifier la modélisation, on adopte souvent certaines hypothèses :
- Les matériaux sont supposés linéaires :Cela veut dire qu’on néglige les effets
de saturation magnétique, ce qui rend les équations plus faciles à manipuler.
- Le système est symétrique et équilibré : cette hypothèse permet de réduire
l’étude a une seule phase , ce qui facilite l’analyse des machines triphasées
comme les moteurs synchrones ou asynchrones.
- On néglige certaines pertes : les pertes dans le circuit magnétique ,notamment
les pertes par hystérésis et les courants de Foucault, sont ignorées. En négligeant
ces pertes, on suppose que le circuit magnétique est idéal. Cela permet de ne pas
inclure de termes de dissipation énergétique dans le modèle. Cette hypothèse est
acceptable lorsque l’objectif est l’étude des grandeurs électriques et mécaniques,
sans analyse thermiques ou rendement précis.
- Le régime d’étude est soit permanent, soit lentement variable (quasi-statique).
3. Schéma général d’une machine électrique
Un schéma général d’une machine électrique comporte :
- Un stator : partie fixe, souvent alimentée électriquement.
- Un rotor : partie mobile, liée au mouvement mécanique.
- Un entrefer : espace entre le stator et le rotor.
- Des enroulements : conducteurs dans lesquels circule le courant.
- Une source d’alimentation : qui fournit la tension d’entrée.
III. Modèles électriques des machines
1. Modèle monophasé équivalent
1. Moteur Monophasé
Définition :
Un moteur monophasé est un moteur électrique alimenté par une seule phase de
courant alternatif. Il transforme l’énergie électrique en énergie mécanique pour
entraîner des charges légères.
Caractéristiques :
- Alimenté en 220V (AC monophasé)
- Couple de démarrage faible
- Nécessite souvent un condensateur pour démarrer
- Moins puissant que les moteurs triphasés
Utilisations :
- Ventilateurs
- Machines à laver
- Pompes domestiques
- Petits appareils électroménagers
Elle désigne le modèle électrique simplifié utiliser pour représenter et analyser
le comportement du moteur monophasé réel, notamment en régime sinusoïdal.
Ce modèle représente une machine vue comme un simple circuit avec :
- Une résistance (R),
- Une inductance (L),
- Une f.é.m. (force électromotrice).
Il est utilisé pour simplifier l’analyse des moteurs ou transformateurs
monophasés.
2. Modèle à courant continu
Définition
Une machine à courant continu est une machine capable de transformer de
l’énergie mécanique en électricité continue ou inversement.
Structuré par un stator qui fournit le champ magnétique et un rotor qui est la
partie mobile qui porte les conducteurs et un collecteur qui convertir le courant
alternatif induit en courant continu des balais
Pour une machine à courant continu :
V = R I + La (dI/dt) + E
- Induit : résistance R, inductance La, f.é.m. E.
Utilisé pour les moteurs à courant continu.
Caractéristiques :
- Contrôle précis de la vitesse et du couple
- Fonctionne avec une alimentation DC
- Composée de balais, collecteur et induit
Utilisations :
- Trains électriques
- Petites machines portables
- Robots
- Systèmes de régulation
3. Modèle triphasé symétrique
Définition :
Un système triphasé symétrique est composé de trois tensions (ou courants) de
même amplitude et déphasées de 120°.
C’est un système triphasé symétrique où les trois tensions ont la même
amplitude. Elle permet d’analyser les machines triphasées
Les machines triphasées (moteurs asynchrones) sont modélisées avec trois
phases équilibrées. Un modèle équivalent en deux axes (transformations de Park
ou Clarke) est souvent utilisé.
Transformation de park
Définition :
La transformation de Park convertit les composantes α, β issues de la
transformation de Clarke en un référentiel tournant synchronisé (d, q), appelé
référentiel rotorique. Elle permet de transformer des signaux sinusoïdaux
variables en signaux constants, facilitant ainsi le contrôle des machines
électriques.
Formules :
d = α * cos(θ) + β * sin(θ)
q = -α * sin(θ) + β * cos(θ)
Utilité :
- Permet un contrôle indépendant du couple et du flux
- Très utilisée dans le contrôle vectoriel des moteurs synchrones et asynchrones
- Simplifie l’analyse dynamique des machines tournantes
Transformation de Clarke
Définition :
La transformation de Clarke permet de convertir un système triphasé (a, b, c) en
un système biphasé fixe (α, β), appelé référentiel statorique. Elle est utilisée pour
simplifier l’analyse des systèmes triphasés et constitue la première étape avant la
transformation de Park.
Formules :
α = (2/3) * (a - 0.5*b - 0.5*c)
β = (2/3) * (√3/2 * (b - c))
0 = (1/3) * (a + b + c)
Utilité :
- Simplifie les calculs des systèmes triphasés
- Sert de base pour la transformation de Park
- Utilisée dans la commande vectorielle des moteurs
Caractéristiques :
- Tensions équilibrées
- Système stable et efficace
- Réduction des pertes
- Utilisation des transformations de Clarke et Park
Utilisations :
- Réseaux électriques
- Machines triphasées (moteurs, alternateurs)
- Installations industrielles
4. Modèle synchrone
Définition :
Une machine synchrone est une machine électrique tournante dont le rotor
tourne à la même vitesse que le champ magnétique du stator (vitesse synchrone).
Dans une machine synchrone, le rotor tourne à la même vitesse que le champ
magnétique statorique. Ce modèle est utilisé pour les alternateurs et moteurs
synchrones.
Caractéristiques :
- Vitesse constante (synchronisée avec le réseau)
- Peut fonctionner comme moteur ou alternateur
- Précise et stable en vitesse
- Rotor peut être à aimants ou alimenté en courant continu
Utilisations :
- Production d’énergie (alternateurs)
- Réseaux électriques
- Machines de précision
5. Modèle asynchrone
Définition :
C’est une machine dont le rotor tourne à une vitesse différente de celle du
champ tournant du stator. Elle est très utilisée pour sa robustesse.
Elle permet de simuler et analyser le fonctionnement du moteur asynchrone dans
différentes conditions (à vide, en charge, au démarrage), sans avoir à le tester
physiquement.
Dans une machine asynchrone, le rotor tourne à une vitesse inférieure à celle du
champ magnétique (glissement). Le modèle utilise des impédances rotoriques et
statorique, et une f.é.m. induite par induction. Il est couramment utilisé pour les
moteurs asynchrones.
Caractéristiques :
- Simple de construction
- Moins coûteuse
- Peu d’entretien
- Vitesse dépend du glissement
Utilisations :
- Moteurs industriels
- Ventilation
- Ascenseurs
- Compresseurs
IV. Paramètres du modèle électrique
1. Résistance statorique
C’est la résistance ohmique des enroulements du stator, c’est-à-dire la partie fixe
de la machine. Elle a pour rôle de modéliser les pertes par effet joule dans les
conducteurs.
2-Resistance rotorique
C’est la résistance des enroulements du rotor, la partie mobile de la machine.
Elle influe également sur les pertes et sur la dynamique du couple.
3-Inductance de fuite
Ce sont les inductances liées aux flux magnétiques qui ne participent pas au
couplage entre stator et rotor. On distingue : les inductances de fuite statorique et
les inductances de fuite rotorique. Elles ralentissent les variations de courant et
limitent la bande passante de la machine.
2. Tension et courant induits
La tension induite (f.é.m.) est générée selon la loi de Faraday :
e = N * (dΦ/dt)
Le courant induit dépend de la tension appliquée, de la résistance et de
l’inductance.
3. Équations de fonctionnement
Les équations électriques suivent généralement ces formes :
- Loi d’Ohm généralisée :
V = R * I + L * (dI/dt) + e
- Équation mécanique :
T = J * (dω/dt) + f * ω + T_charge
4-Flux magnétique
C’est la quantité de champ magnétique traversant un enroulement. Le flux est
directement lié aux tensions induites et au couple produit.
V. Conclusion
La modélisation permet de représenter le fonctionnement des machines
électriques de façon claire et mathématique. Elle est utile pour les études, les
simulations et le contrôle des machines. Grâce aux différents modèles, on peut
mieux comprendre le rôle des grandeurs électriques comme la tension, le
courant, la résistance et l’inductance. C’est un outil indispensable en
électrotechnique.