REDACTION DES ACTES DE
PROCEDURE
NIVEAU 3
Département : Droit Privé
Filière : Droit privé
FSJP
REDACTION DES ACTES
DE PROCEDURE
Cours Magistral
Licence 3 Droit Privé
Semestre 6
Dr MBANDJI MBENA Etienne et Me BOUBOU Pierre
Chargé de Cours
Avocat au Barreau de Cameroun
(+237699623364) (+237677706341)
[email protected][email protected]
UE : Enseignement pratique DUREE : 30 heure
LES OBJECTIFS
Les objectifs généraux Préparer les Etudiants à
l’exercice des métiers de Droit ; Préparer les Etudiants à
l’intégration dans les Etudes de Notaire, d’Huissier ainsi que
dans les cabinets d’Avocats, d’Agents d’affaire ; de Conseils
Juridiques ; Concrétiser la professionnalisation des
enseignants ; Réduire les distances qui séparent
habituellement les théoriciens du Droit et les praticiens ;
Préparer les étudiants en Droit, Juristes en herbe, à l’auto-
emploi dans le cadre des activités Juridiques.
Les objectifs spécifiques Former l’étudiant à partir des
Facultés à manipuler les Actes de procédure ; Initier les
Etudiants à la rédaction ou aux Techniques de Rédaction des
Actes de procédure ; Donner aux Etudiants les instruments
de connaissance des parties d’un acte de procédure, du
style employé pour la rédaction des formes exigées.
FICHE DE PROGRESSION
SEQUENCES
THEMES DEVELOPPES
DUREE
I.
la définition des actes de procédure SEQUENCE 1 : II.
l’intérêt de la rédaction des actes de procédure CM : 4h
INTRODUCTION
III.
quelques sources de la rédaction des Actes de
TD : 0h
GENERALE
procédure
Section 1 : les aspects préparatoires de l’Acte de procédure
SÉQUENCE 2 :
Paragraphe 1 : l’identification de l’Acte à rédiger
PREMIERE PARTIE :
A. L’indication du nom de l’acte
les Aspects Théoriques
B. La mobilisation des arguments devant meubler l’Acte
de la rédaction des Actes
à rédiger
de procédure
1. La motivation en Fait
CM : 4h
CHAPITRE 1 : LA
2. La motivation en Droit
TPE : 0h
PRÉPARATION DE LA
Paragraphe 2) le respect des règles de procédure
RÉDACTION DES ACTES
A. L’identification du destinataire de l’Acte
DE PROCÉDURE
B. Le respect des règles relatives aux délais et à la forme
SECTION 1
de l’Acte
Section 2 : La responsabilité du rédacteur de l’acte de
SÉQUENCE 3 :
procédure
(CHAPITRE1)
Paragraphe 1- la nature de la responsabilité du rédacteur
SECTION 2 : LA
A. La nature de la responsabilité pour faute ayant causé
préjudice au mandant
CM : 3h
RESPONSABILITÉ DU
B. La responsabilité en cas de faute disciplinaire ou pénale
TD : 0h
RÉDACTEUR DE L’ACTE DE
1-
La responsabilité disciplinaire du rédacteur
PROCÉDURE
2-
La responsabilité pénale du rédacteur
Paragraphe 2- Les sanctions relatives à l’acte rédigé
SÉQUENCE 4 :
Section 1 : La structure d’un acte de procédure
CHAPITRE 2 : LES
Paragraphe 1- Les qualités
TECHNIQUES DE
Paragraphe 2) Les motifs
RÉDACTION DES ACTES DE
A- Les généralités sur les motifs
CM : 3h
PROCÉDURE
B- La teneur des motifs
TD : 0h
SECTION 1
Paragraphe 3- Le dispositif
SÉQUENCE 5 :
Section 2 : Les exigences relatives à la rédaction
proprement (CHAPITRE 2) :
dite
SECTION 2 : LES
La méthode à respecter impose l’observance ou
l’observation EXIGENCES RELATIVES À
des règles principales (Paragraphe1) et des règles LA
RÉDACTION
complémentaires (Paragraphe1).
PROPREMENT DITE
Paragraphe 1- Le respect des règles principales
CM : 3h
A- Le style de rédaction
TD : 0h
B- L’argumentation
Paragraphe 2- Les exigences complémentaires
A- La ponctuation
B- Le temps de conjugaison
SÉQUENCE 6 :
Produire des actes de procédure
CM : 0h
TPE :
TPE : 3h
SÉQUENCE 7 :
1. Présentation du manuel « Le Droit à la portée de
DEUXIEME PARTIE : tous »
CM : 3h
LES ASPECTS
2. Panorama des actes de procédure
TD : 0h
TECHNIQUES DE LA
3. Présentation d’un professionnel de Droit : l’Avocat
REDACTION DES
4. Conseil pratique aux étudiants, JURISTES DE
ACTES DE
DEMAIN
PROCEDURE
SEQUENCE 8
Section 1 : L’assignation
CHAPITRE 1 :
Formulaire de quelques
Section 2 : Les requêtes
CM : 3h
actes introductifs
TD :0h
d’instance en matière
civile, commerciale et
sociale
SEQUENCE 9
Section 1 : Les actes introductifs d’instance: Les
plaintes
CHAPITRE 2 :
Quelques actes de
CM : 3h
procédure en
Section 2 : Deux recours quand la décision est devenue TD
:0h
matière pénale
définitive
SOURCES DOCUMENTAIRES
1. Pierre BOUBOU, Le Droit à la portée de Tous , Tome 2,
éd ; SOPECAM,Yaoundé, Août 1991.
2. Pierre BOUBOU, Le Droit du Travail au secours des
difficultés de l’entreprise, Avenir, Douala, 2011
3. Pierre BOUBOU, Voies d’Exécutions (Fiches de travaux
dirigés), Douala,Février 1996.
4. Francis MOUKETE EKOUME , Redaction des Actes de
Procedure en Droit Public,Université de Douala ,2018.
5. Etienne MBANDJI MBENA, Recueil des Actes de
procedure en Droit Camerounais, Université de Douala,
2020 (Inedit) 6. Code de procedure civile et
commerciale(1954)
7. Code de procedure pénale (2005)
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE…………...……………........…..8
I.
LA
DEFINITION
DES
ACTES
DE
PROCEDURE…………………………………………………….….8
II.L’INTERET
DE
LA
REDACTION
DES
ACTES
DE
PROCEDURE......................................
........................................................
..9
II1. Les objectifs
généraux…………………………………………………………………
…….……………….………….....…...…9
II2. Les objectifs spécifiques……………………….
……………………………………..………………………….……..
………..…9
III. QUELQUES SOURCES DE LA REDACTION DES ACTS
DE
PROCEDURE………………..………………………………...
….............10
Première Partie : LES ASPECTS THEORIQUES DE LA
REDACTION DES
ACTES……………...
……………………………………………………………….……..….11
CHAPITRE 1 : LA PREPARATION DE LA REDACTION DES
ACTES DE
PROCEDURE……………………………………..……………..
………………………….12
Section 1 : les aspects préparatoires de l’Acte de
procédure…….….…..……..….12
Paragraphe 1 : l’identification de l’Acte à
rédiger……………………………………………...………….
…………………12
A. L’indication du nom de l’acte………………………..
…………………...……..……12
B. La mobilisation des arguments devant meubler l’Acte à
rédiger…….…………....….13
1. La motivation en Fait …………………………………………….
….……...……..…13
2. La motivation en Droit
……………………………………………………………….14
Paragraphe 2) le respect des règles de
procédure…………………………………………..………………..
……………..14
A. L’identification du destinataire de l’Acte………………….
………………….…..….14
B. Le respect des règles relatives aux délais et à la forme de
l’Acte………..…………...15
Section 2 : La responsabilité du rédacteur de l’acte
de procédure……………….17
Paragraphe 1- la nature de la responsabilité du
rédacteur…………….…………….…………………………….…..17
A. La nature de la responsabilité pour faute ayant causé
préjudice au mandant………..17
B. La responsabilité en cas de faute disciplinaire ou
pénale……………….………...…18
1. La responsabilité disciplinaire du rédacteur…………….
……...………..........….19
2. La responsabilité pénale du rédacteur…………….………….
……………...…...20
Paragraphe 2- Les sanctions relatives à l’acte
rédigé……………..…………………………………..…………..
……….20
Chapitre 2 : LES TECHNIQUES DE REDACTION DES
ACTES DE
PROCEDURE……….…………………….…….
………………………………………… ..22
Section 1 : La structure d’un acte de
procédure……………………. ……….…….…....22
Paragraphe 1- Les qualités……………………………..
………………………………………………………..………………..
…….22
Paragraphe 2) Les motifs………………………………..
…………………………….………………………………..
……………....23
A. Les généralités sur les motifs……………….…………….
……………...……….…..23
B. La teneur des motifs………………….………………….
……………...……….…....23
Paragraphe 3- Le dispositif……………………….
……………………………………………………………………….
……….…....24
Section 2 : Les exigences relatives à la rédaction
proprement dite…...........…25
Paragraphe 1- Le respect des règles
principales……………………..…..……………………….…………..
………………25
I. Le style de rédaction……………………………………….
………………..………….25
II.
L’argumentation……………………..
…………………………………...……….25
Paragraphe 2- Les exigences
complémentaires…………………........................................
………………….……26
A. La ponctuation……………………………………….…………..
……..……….…….26
B. Le temps de conjugaison………………………….…………..
……………...….……26
TPE : Produire des actes de
procédure………………………………….
…………………………………..………….………28
Deuxième Partie : LES ASPECTS TECHNIQUES DE LA
REDACTION DES
ACTES DE
PROCEDURE……………………………………………………………
……28
CHAPITRE I : Formulaire de quelques actes
introductifs d’instance en matière civile, commerciale
et sociale…………………………………….29
Section 1 :
L’assignation……………………………………………………………
..…….29
Section 2 : Les requêtes……………………………..
………………………………..……29
CHAPITRE II : Quelques actes de procédure en
matière pénale…….29
Section 1 : Les actes introductifs d’instance: Les
plaintes………..……………..……30
Section 2 : Deux recours quand la décision est
devenue définitive……..…….…67
INTRODUCTION GENERALE
Après l’étude des disciplines fondamentales telles le Droit
civil (dit des personnes, des biens, de la famille, des
assurances, des obligations….), le Droit Social (Droit du
travail, Droit de la Sécurité Sociale,…..), le Droit des Affaires
(avec le Droit des sociétés Commerciales, Droit des Suretés,
Droit Commerciale Général, Droit des procédures
Collectives…..) ou encore le Droit Pénal (Droit pénal
Général) les disciplines de procédure telles que le Droit
Judiciaire Privé, la Procédure pénale , les Voies d’exécutions
…. , il était impératif de prolonger et compléter la formation
des étudiants de Droit privé, tout au moins en fin de cycle
de licence, par l’enseignement de la Rédaction des actes
de procédure.
Aussi, Faut- il comprendre le sens d’un Acte de procédure
(I). On pourrait expliquer l’intérêt de la rédaction des Actes
(II) et les sources d’un tel enseignement (III).
I. LA DEFINITION DES ACTES DE PROCEDURE
La notion d’Acte de procédure a pu être définie comme
document par lequel une personne sollicite du Juge soit la
condamnation de son adversaire, soit le rejet de sa
demande, soit la réformation ou la rétractation d’une
décision de justice.
Ainsi défini, on comprend que l’Acte de procédure ici
présenté est vu sous l’angle judiciaire.
L’on peut distinguer à cet effet les Actes de procédure en
fonction des étapes de la procédure : A l’ouverture du
procès : en droit privé, précisément en matière civile,
sociale et commerciale, il y’a l’assignation, la requête.
En matière pénale, on cite entre autres la citation directe
(Acte d’huissier), la plainte avec constitution des
parties civiles, la plainte simple.
Par souci de transversalité, on ne saurait oublier qu’en
matière de procédure administrative, ce sont les recours
et les requêtes contentieuses.
Pendant le procès : seront mobilisés les conclusions
rédigés par les parties, les Mémoires en défense, les
Répliques, les Dupliques…, 9
Les Voies de Recours : (Appel, pourvoi, opposition, la tierce
opposition et la Révision).
On mentionnera au passage qu’en ce qui concerne les
procédures contentieuses en matière administrative, en
dehors des Actes adressés au juge, il existe une phase
procédurale spéciale, préalable à tous contentieux à savoir,
les Recours Gracieux. Ceux – ci doivent – être adressés à
l’Administration et seule leur issue conditionne la saisine du
Juge.
Par ailleurs, les procédures de Droit Privé font intervenir de
nombreux Actes qui peuvent être produits soit par les
Huissiers, soit par les Notaires ou par les Tiers partie au
procès.
II. L’INTERET DE LA REDACTION DES ACTES DE
PROCEDURE
Les objectifs recherchés par cet enseignement sont
nombreux : généraux (II1) et spécifiques (II2).
II1. Les objectifs généraux
Préparer les Etudiants à l’exercice des métiers de Droit ;
Préparer les Apprenants à l’intégration dans les Etudes de
Notaire, d’Huissier ainsi que dans les cabinets d’Avocats,
des Agents d’affaire, Les Conseils juridiques ; Concrétiser
la professionnalisation des enseignements ;
Réduire les distances qui séparent habituellement les
théoriciens du Droit et les praticiens ;
Préparer les étudiants en Droit, Juristes en herbe, à l’auto-
emploi dans le cadre des activités Juridiques.
II2. Les objectifs spécifiques
Former l’étudiant à partir des Facultés à manipuler les
Actes de procédure ;
Initier les Etudiants à la rédaction ou aux Techniques de
Rédaction des Actes de procédure ;
Donner aux Etudiants les instruments de connaissance
des parties d’un acte de procédure, du style employé pour
la rédaction des formes exigées.
10
III.
QUELQUES SOURCES DE LA REDACTION DES ACTES
DE
PROCEDURE
Il s’agit ici d’identifier les fondements juridiques de cette
discipline. En Droit Privé, on peut citer tour à tour les
nombreux textes législatifs et Réglementaires adoptés par
le Cameroun pour compléter le Code civil et le rendre
applicable ; le Code de procédure civile et commerciale en
vigueur depuis 1954.
Le Décret n° 69/544 du 19 décembre 1969 fixant les
compétences des juridictions Traditionnelles
Le Décret n° 76/165 du 27 Avril 1976 fixant les modalités
relatives au retrait et à l’annulation du titre foncier.
Les Actes Uniformes de l’OHADA, plus précisément celui
consacré aux Voies d’exécution et aux procédures
simplifiées de recouvrement ; La Loi portant organisation et
compétence des juridictions civiles ou du Droit commun
(2006) ;
En matière pénale on citera notamment la loi de 2005
portant institution du code de procédure générale.
Au niveau des voies de recours, il y a la loi n° 2006 /016 du
29 décembre 2006 portant organisation et fonctionnement
de la cour suprême.
De manière complémentaire, il faut s’approprier les textes
spécifiques aux professions judiciaires telles que ceux
organisant les professions de notaire, d’Avocat, d’Huissier.
Il importe dans le cadre de cet enseignement de connaitre
les aspects préliminaires de la rédaction des Actes
(Première Partie). Avant d’étudier les différentes
techniques des rédactions des Actes (Deuxième Partie).
11
PREMIERE PARTIE :
LES ASPECTS THEORIQUES DE LA REDACTION DES
ACTES
Il sera question de s’appesantir sur quelques éléments
nécessaires à la préparation de la Rédaction (CHAPITRE 1)
et sur la connaissance des formes de rédaction d’Actes de
procédures (CHAPITRE 2).
12
CHAPITRE 1 : LA PREPARATION DE LA REDACTION DES
ACTES DE PROCEDURE
La rédaction des actes de procédure est généralement
dévolue aux praticiens, professionnels renseignés sur les
techniques de rédaction, outillés et connaissant les règles
de déontologie minimale.
Il est déconseillé aux praticiens, même chevronnés,
d’avantage aux jeunes apprenants de faire preuve
d’improvisation.
Avant tout, l’Acte de procédure est un Acte juridique et de
ce fait, il engage son auteur.
La préparation de la rédaction est simplement une phase de
conseils pratiques, relative à la présentation de l’Acte
(Section 1) et à la responsabilité du rédacteur dudit Acte
(Section 2).
Section 1 : les aspects préparatoires de l’Acte de
procédure La rédaction de l’Acte de procédure commence
par l’identification de l’Acte à rédiger (Paragraphe 1) et le
respect des règles de procédure (Paragraphe 2).
Paragraphe 1 : l’identification de l’Acte à rédiger
Ici deux principales attitudes s’imposent. Le rédacteur doit
indiquer la désignation de l’Acte ou le nom de l’Acte (A) et
mobiliser les Arguments pour soutenir les prétentions du
titulaire de l’Acte (B).
A. L’indication du nom de l’acte
Le rédacteur commence par préciser le nom de l’Acte à
rédiger. Ceci, par soucis d’identification car l’Acte à rédiger
doit être distingué en même temps que son opportunité.
Les requêtes seront clairement identifiées dès le titre ou de
l’intitulé de l’Acte.
13
Exemple1 :
Requêtes aux fins de rectification d’erreur matérielle ;
Requêtes aux fins de nullité d’Acte de naissance ou de
mariage ;
Requêtes aux fins d’Adoption plénière ;
Les Assignations sont aussi précisées dès l’intitulé par
l’Huissier rédacteur.
Exemple2 :
Assignation en nullité d’un Acte de naissance ou d’un
contrat de bail ;
Assignation en paiement et expulsion ;
S’il s’agit d’une seconde assignation pour la même cause
l’huissier le précise toujours en indiquant l’intitulé
Réassignation.
En matière pénale par exemple, l’intitulé de l’Acte permet
simplement de distinguer les Actes entre eux. Les précisions
sur la matière que l’on note aisément en matière civile,
sociale et commerciale ne sont pas automatiquement
indiquées dans l’intitulé ici.
On a ainsi : la citation directe (exploit d’huissier), la citation
à parquet, la plainte simple (adressée aux autorités de
police judiciaire), plainte avec constitution des parties civile
(Adressée à Monsieur le Procureur de la République).
B. La mobilisation des arguments devant meubler
l’Acte à rédiger Il importe de préciser que tout acte de
procédure instaure un Dialogue, voire une discussion entre
l’initiateur de l’Acte et son destinataire. Ceci doit être fait
avec l’objectif de convaincre le destinataire et au besoin, de
déconstruire la position de l’Adversaire. Ainsi, l’Acte doit
être motivé en faits (1) et en Droit (2).
1. La motivation en Fait
Ici il faut maitriser les faits en les relatant dans un style
accessible. Après rédaction, il relit plusieurs fois, et veille à
faire une synthèse lorsque les faits semblent complexes.
Il faut bien cerner les faits saillants et passer à l’essentiel.
14
Il faut examiner les faits de façon à détecter et identifier le
ou les problèmes juridiques, puis ébaucher les réponses ou
proposer les solutions.
2. La motivation en Droit
Il s’agit pour le rédacteur de montrer sa capacité à contenir
les faits et d’orienter vers les solutions légales.
Il faut dans ce cas :
Rechercher le texte applicable au fait énoncé. Le rédacteur
doit être habilité par l’instinct de précision en évitant les
généralités.
Il faut trouver parmi la pluralité des dispositions
applicables, la Meilleure disposition ou la disposition
adéquate permettant de résoudre le problème.
En cas de vide Juridique, tout dépend de la juridiction
saisie .Si c’est le Tribunal de Droit Traditionnel qui est
Compétent, la bonne règle peut être tirée de la coutume des
parties.
Quelle que soit la Juridiction saisie, la meilleure règle de
droit peut être tirée d’une Jurisprudence établie.
Exemple : la règle : « pas de nullité sans texte » tirée de la
jurisprudence HARAM BETARE.
Elle peut également être tirée de l’Adage juridique.
Exemple : « In dubio pro reo » (le doute profite à l’accusé).
Dans tous les cas, le rédacteur doit veiller à cibler toutes les
motivations de droit étroitement en rapport avec les faits
querellés. Il doit aussi structurer ses arguments et les
bétonner juridiquement tout en respectant la chronologie
des faits.
Paragraphe 2 : le respect des règles de procédure
Les règles de procédure en question ici concernant tantôt le
destinataire de l’Acte ; Tantôt la forme et les délais.
L’intérêt de la maîtrise de ces règles réside dans le fait que
leur non-respect pourrait entrainer purement et simplement
une irrecevabilité de l’acte. Il faut dès lors identifier le
destinataire (A) et réviser les délais (B).
15
A. L’identification du destinataire de l’Acte
Lorsque l’acte est directement destiné à l’autorité
compétente, on parle d’autorité adressataire.
Lorsque l’Acte est destiné directement à l’Adversaire, c’est
dans la forme de rédaction qu’apparaitra d’identification du
destinataire. C’est généralement le cas dans les exploits
d’huissiers.
Exemple : un huissier est saisi pour adresser une
sommation à autrui. L’Acte à rédiger sera intitulé soit
SOMMATION INTERPELLATIVE (lorsqu’il s’agit d’une
première sommation), soit SOMMATION ITERATIVE (s’il
faut réécrire à cet adversaire qui ne s’est pas exécuté en
premier lieu.).
Le destinataire d’un tel acte sera désigné dans le corps du
texte, au niveau de l’identification des parties.
Lorsque par contre, l’Acte de procédure rédigé est adressé
à une juridiction, le destinataire sera identifié à l’entête de
l’acte.
Exemple 1 : dans la rédaction d’une Requête aux fins de
désignation d’un Notaire chargé de procéder aux opérations
de vente d’un immeuble, la requête a été adressée au
Tribunal de Grande Instance suivie d’une proposition
d’ordonnance sur requête. Le destinataire ici, était « A
Monsieur le Président du TGI du Wouri ». Toujours préciser le
lieu.
Exemple 2 : s’agissant d’une plainte simple, le plaignant
adresse sa requête à une unité de police judiciaire (soit un
Commissariat ou une Brigade de gendarmerie). L’autorité
désignée ici sera : ( A Monsieur le commandant de la
brigade de Gendarmerie de MBANGA (lieu) ou plutôt ( A
Madame le commissaire de sécurité publique du
commissariat du 7e Arrondissement de Douala).
Exemple 3 : En matière sociale un employé désirant
attraire son employeur par devant le Délégué régional de
l’emploi, du travail et de la sécurité sociale du Littoral dans
le cadre d’une tentative de conciliation. La requête rédigée
par le requérant a été adressée :( A Madame la Délégué
régional de l’emploi, du travail et de la sécurité sociale du
Littoral).
En définitive, le rédacteur pourra distinguer les échanges de
correspondances entre parties, les procédures gracieuses,
les médiations et conciliations, des procédures
contentieuses.
16
B. Le respect des règles relatives aux délais et à la
forme de l’Acte
En ce qui concerne les délais à respecter, bien vouloir se
référer aux enseignements de Droit Judiciaire Privé, de
Procédure pénale et de Droit du Travail. Plus tard, il faudra
compléter les connaissances en Voies d’exécution. Sinon se
munir des textes ci après désignés : le Code de procédure
civile et commerciale qui précise les délais d’ajournement
(Art 14 et 15 du CPCC) ; les délais d’opposition en cas de
jugement par défaut (art 66
CPCC) ; les délais en matière d’exécutions de Jugement (Art
65 CPCC), les délais en matière d’appel (art 192 CPCC), les
délais en matière de requête civile (Art 226 même code)…
En matière de Droit des Affaires, il faut se munir de l’Acte
uniforme relatif aux voies d’exécution et aux
procédures simplifiées de recouvrement.
En ce qui concerne les formes, l’on peut relever qu’il y a
des exigences relatives aux procédures gracieuses et celles
relatives aux procédures contentieuses. Pour les procédures
gracieuses et les correspondances directes à l’adversaire, la
pratique du droit a permis de relever que le rédacteur sera
tenu des précisions suivantes : -
Son identité et son adresse
Le destinataire
L’objet,
les prétentions et arguments
-
La date et le lieu d’une part, suivi de
la signature du demandeur d’autre part.
NB : un Acte de procédure sans signature est un faux Acte,
un projet d’Acte. La signature est une condition de validité
de l’Acte.
Pour les recours contentieux, le juge qui doit être saisi de la
demande sera connu en prenant en compte le domicile du
défendeur ( Actor sequitur forum rei) d’une part, et des
conflits de lois.
Exemple 1: Décret n° 69/DF/544 du 19 décembre 1969
fixant l’organisation des juridictions traditionnelles.
En cas de conflit de coutumes (Article 3) concernant les
questions de mariage, divorce, puissance parentale, la
coutume applicable est celle sous le régime de laquelle le
17
mariage avait été contracté. En cas de défaut, il sera fait
recours aux principes généraux de Droit modernes.
Pour les questions aux succession et testaments,
c’est la coutume du défunt (Cour Suprême, Arrêt n° 17 du
20 Septembre 1973) Exemple 2 : il y’a des règles tirées de
l’art 5 qui précisent la compétence juridictionnelle : - En
matière immobilière, le Tribunal compétent est celui dans
le ressort duquel l’immeuble est situé.
- En matière de succession, le tribunal compétent est
celui dans les ressorts duquel le défunt était domicilié.
- En matière sociale, le tribunal compétent est celui dans
le ressort duquel se trouve le siège social de l’employeur à
moins qu’un autre tribunal soit indiqué dans le contrat de
travail en raison de la théorie des gares principales.
Le respect des formes de l’Acte de saisine des Juridictions
contentieuses variera selon qu’on soit en matière civile,
sociale et commerciale et que le demandeur ait opté pour la
requête ou l’assignation ; ou en matière pénale, selon que le
demandeur ait préféré la plainte (simple ou avec
constitution de partie civile) ou plutôt la citation directe (de
particuliers ou du Ministère Public).
Section 2 : La responsabilité du rédacteur de l’acte
de procédure Le rédacteur de l’acte dans la posture d’un
professionnel de droit n’a pas droit à la négligence, à
l’imprudence, à échec facile, ni même à la complicité
déguisée avec l’adversaire de son client.
Dans ce cas, tout rédacteur malveillant peut voir sa
responsabilité engagée pour les fautes ou maladresses qu’il
aurait commise dans le cadre de sa mission de rédaction. Il
faut distinguer la nature de la responsabilité du rédacteur
(Paragraphe 1) et les conséquences (Paragraphe 2).
Paragraphe 1- la nature de la responsabilité du
rédacteur La responsabilité du rédacteur peut-être
engagée dans 2 cas : La faute commise a causé préjudice
au mandant (A), elle a plutôt causé une infraction (B).
18
A. La nature de la responsabilité pour faute ayant
causé préjudice au mandant Le mandant ici c’est le
client, le sollicitant. Dans le cas d’espèce, le professionnel
du droit joue le rôle de mandataire désigné par un mandat
(son client) pour une mission de rédacteur d’acte de
procédure (objet du mandat).
Si l’acte mal rédigé a causé un préjudice à celui qui a
constitué le professionnel, il va s’en dire qu’il s’agit d’une
responsabilité civile contractuelle fondée sur le contrat
qu’est le mandat.
Il se posera ensuite le problème de savoir si cette
responsabilité civile contractuelle découle de l’exécution
d’une obligation de résultat ou d’une obligation de moyen.
La réponse est ambivalente mais distincte. Ici on distingue
l’obligation de gagner un procès par le professionnel qui est
une obligation de moyen, de l’obligation de rédiger un acte
de procédure correct, qui est une obligation de résultat.
1ere hypothèse
La responsabilité du rédacteur sera engagée :
S’il a opté pour une procédure inappropriée ou encore
pour une ligne de défense manifestement impossible : ici, il
y a faute de professionnelle constatée à l’égard du
rédacteur qui pourtant n’était tenu que d’une obligation de
moyen.
Exemple 1 : le rédacteur propose une Requête aux fins de
sursis à exécution alors qu’il fallait solliciter un Référé.
Exemple 2 : le rédacteur engage une Tierce opposition
alors qu’il fallait déclencher une Opposition.
S’il n’a pas respecté une règle de procédure au point
d’exposer son recours à l’irrecevabilité de forclusion.
Dans ces 2 cas, il s’agit d’une faillite à l’obligation de
moyen.
2nde hypothèse :
On identifiera l’obligation de résultat si la faute est relative
à la rédaction elle-même. Rédiger un acte, le vrai acte, pour
l’introduire en justice n’est pas obligation de moyen, mais
obligation de résultat.
19
B. La responsabilité en cas de faute disciplinaire ou
pénale De tout ce qui précède, la responsabilité du
rédacteur d’un acte de procédure peut être engagée sur un
double plan : Sur le plan disciplinaire (1)
Sur le plan pénal (2)
1. La responsabilité disciplinaire du rédacteur
Cet aspect est envisagé ici en raison de ce que le rédacteur
est d’abord un professionnel. Soit, il est professionnel
confirmé (Avocat, Notaire, Huissier de justice, Agent
d’affaires, Expert judiciaire), soit il est aspirant
professionnel, installé dans une étude d‘Avocat, d’Huissier,
de Notaire, d’Agent d’affaires ou d’Expert judiciaire
assermenté.
Dans ce cas, les actes qu’il rédigera seront frappés de sceau
et de la signature du responsable du cabinet d’étude (les
aspirants professionnels pourront être désignés par des
vocables Postulants, Clercs, ou Stagiaires), soit enfin que le
rédacteur sans affiliation avec un ordre professionnel, s’est
installé à son compte et engage sa responsabilité
personnelle qui ne sera pas disciplinaire, mais de droit
commun.
Pour les professionnels et leurs aspirants, leur responsabilité
disciplinaire sera engagée devant les Ordres professionnels
auxquels ils appartiennent et conformément aux textes
régissant leurs différents corps de métiers.
Ainsi,
Les Avocats seront traduits devant le conseil de discipline
du Barreau du Cameroun, conformément à la Loi n°90/059
du 19 déc. 1990 portant organisation de la profession
d’avocat ; Les experts judiciaires seront traduits devant
les conseils de discipline des divers métiers dont ils sont les
experts.
Exemple : pour les experts fiscaux, ils seront poursuivis
disciplinairement conformément à la Loi n° 2011/010 du 06
mai 2011 portant organisation et modalités d’exercice de la
profession de conseil fiscal au Cameroun.
20
En cas de faute grave, les autres Experts techniques
seront disciplinairement sanctionnés conformément à la Loi
n°90/037 du 10 août 1990 relative à l’exercice et à
l’organisation de la profession d’expertise technique et son
décret d’application signé le 24
juin 1992.
Pour les Huissiers de justice, ils seront disciplinairement
poursuivis devant le conseil de discipline de la Chambre
Nationale des Huissiers aux termes des dispositions du
Décret n°79/448 du 05-11-1979 portant réglementation des
fonctions et fixant le statut des Huissiers.
Lorsque le rédacteur fautif est un notaire, sa
responsabilité disciplinaire sera engagée devant le conseil
de discipline de la Chambre nationale des notaires,
conformément aux dispositions du Décret n°95/034 du 24
février 1995 portant statut et organisation de la profession
de notaire.
2. La responsabilité pénale du rédacteur
Sa responsabilité peut être engagée en cas de commission
de l’une quelconque des infractions prévues par le code
pénal. Quelques infractions relevant de cette catégorie sont
entre autres : la déclaration mensongère, le faux et l’usage
de faux en écriture publique, la dissimulation de procédure
à un adversaire…
Par ailleurs, il faut se souvenir que derrière une procédure
pénale s’adjoint une procédure civile. En d’autres termes,
en poursuivant le professionnel en matière pénale, la
victime (le client) se réserve le droit de demander une
réparation civile pour dommages et intérêts subis.
Paragraphe 2- Les sanctions relatives à l’acte rédigé
Il faut souligner à ce niveau que pendant le prononcé des
sanctions disciplinaires, pénales et civiles à l’encontre du
rédacteur malveillant, il existe des sanctions qui
n’atteindront que l’acte de procédure. Quatre cas de figure
sont notables : 1er cas : acte de procédure introduit
après expiration des délais : Cet acte sera déclaré
forclos, c’est-à-dire frappé de forclusion. En conséquence, le
client (le sollicitant) sera déchu de son droit d’agir et l’acte
incriminé sera écarté des débats.
2e cas : acte introduit par un rédacteur dépourvu de
la qualité requise : L’acte sera écarté des débats. Il peut
ne pas être pris en compte s’il est un acte introductif
d’instance.
21
Exemple : un rédacteur x qui rédige une assignation et
l’introduit en justice. Celle-ci ne sera pas prise en compte
parce qu’elle ne porte pas le sceau d’un Huissier de justice.
On peut aussi citer les cas d’actes de procédure rédigés et
déposés devant la Chambre administrative. Ceux-ci doivent
l’être uniquement par des avocats sous peine d’être écartés
des débats.
3e cas : Les actes rédigés par un rédacteur non
mandaté : Pour rédiger un acte au profit d’autrui, il faut
que celui-ci ait constaté le rédacteur. Le rédacteur peut-être
contacté par le demandeur, l’intervenant volontaire ou le
défendeur.
Tout acte entrepris par un rédacteur dans le cadre d’une
procédure en cours, sans l’avis, ni le mandat du
bénéficiaire, pourra être considéré comme inexistant car,
méconnu par ladite partie.
4e cas : La solution :
En ce qui concerne les actes, la loi a prévu un système de
régularisation. Ainsi, lorsqu’un acte rédigé l’a été par une
personne n’ayant pas qualité ou plutôt lorsque des
mentions ont été oubliées, le juge peut inviter le
bénéficiaire de l’acte à procéder aux correctifs nécessaires
permettant sa régularisation.
22
Chapitre 2 : LES TECHNIQUES DE REDACTION DES
ACTES
DE PROCEDURE
Sous le vocable de technique de rédaction, l’on range
l’ensemble des règles méthodologiques dont le rapport
garanti la bonne rédaction de l’acte.
Mais il est de bonne méthode que le rédacteur connaisse au
préalable, la structure de l’acte à rédiger (Section 1). Il
pourra ensuite se soumettre aux exigences inhérentes à la
rédaction elle-même (Section 2).
Section 1 : La structure d’un acte de procédure
A l’observation, l’on relève que tout acte de procédure
comporte nécessairement 3 parties que sont : les qualités
(Paragraphe 1), les motifs (Paragraphe 2) et le dispositif
(Paragraphe 3).
Paragraphe 1- Les qualités
C’est la partie de l’acte dans laquelle le rédacteur doit
indiquer tous les détails relatifs aux demandeurs, les
renseignements sur son Avocat, sur son mandataire, la
juridiction suivie est dans une brève mesure, l’objet de la
saisine.
Il s’agit ici d’indiquer l’identité l’adresse et le domicile du
demandeur. Les mêmes renseignements doivent être
donnés pour le défendeur. Celle de l’avocat ou du
mandataire du demandeur, ainsi que celle du défendeur, s’il
en a déjà.
L’identification se complète par l’indication brève de l’objet
de la saisine, la précision de la juridiction saisie.
D’avantage, certains actes de procédure commencent par
l’indication de la date en toute lettre (exemple : l’an deux
mil dix-huit et le onze du mois de juin…), l’heure de
notification de l’acte peut être prévu, mais sera écrite de la
main de la personne chargée de notifier.
NB : Ces formalités existent sur tous les actes d’huissiers.
23
Paragraphe 2 : les motifs
C’est la partie dans laquelle le bénéficiaire de l’acte fait un
exposé. Il importe d’indiquer les généralités sur les motifs
(A) et la teneur des motifs (B).
A. Les généralités sur les motifs
La partie de l’acte constituant les motifs est généralement
la plus étendue de l’acte. C’est la partie la plus
déterminante d’un acte de procédure. Elle contient des
éléments factuels (les faits), l’argumentation juridique et la
prétention de la partie demanderesse.
Les décisions de justice sont aussi des actes de procédures.
De ce fait, elles contiennent également les motifs. On les
retrouve enfin dans les actes administratifs.
Etant donné l’importance des motifs, tout rédacteur bien
averti doit soigner la présentation de cette dans les
moindres détails.
B. La teneur des motifs
Les motifs commencent à être rédigés généralement par
l’usage de certaines formules :
Sur une requête, on aura la formule suivante présentée en
lettre bâton et souligné :
« A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER ».
En cas d’une pluralité de demandeur, la formule devient «
ONT L’HONNEUR DE VOUS
EXPOSER ».
Sur une assignation, la formule devient la suivante en cas
d’unicité de demandeur
« DONNÉ ASSIGNATION A ».
En cas de pluralité de demandeurs, on aura : « DONNÉ
ASSIGNATION A »
Sur une citation directe, l’huissier portera la mention ci-
après « DONNÉ CITATION
A ».
NB : Les citations directes et les assignations étaient
rédigées à l’office d’un Huissier ou par les soins d’un
Huissier, verront la phrase introduisant les motifs précédés
par le nom et l’adresse de l’Huissier.
24
Exemple : « J’ai, Maître BILLE, huissier de justice près de la
cour d’appel du Littoral et les tribunaux de Douala, y
demeurant soussigné et domicilié ; »
Dès lors, suivra le titre introduisant le motif à savoir : «
Donné assignation à » ou « Donné citation à ».
Ce titre est immédiatement suivi de l’identification de la
partie défenderesse, suivi de la phrase de convocation.
Dans les motifs, on aura un exposé des faits. Il doit être
précis, détaillé en mettant en exergue l’essentiel des griefs.
On aura un développement des prétentions et des
motivations, c’est-à-dire argument de droit et de fait.
Enfin, on aura sous la forme des tirets, des petites
conclusions traduisant les prétentions.
Ces règles indicatives concernent essentiellement les actes
introductifs d’instance. La structure des actes rédigés en
réponse ou en contre-attaque peuvent ne pas commencer
par l’exposé des faits, mais plutôt par le rappel de la teneur
des écritures de l’adversaire (c’est le cas des mémoires en
défenses, des répliques et des requêtes en interventions).
D’autres actes concernent par un exposé de la teneur de
la décision attaquée (c’est le cas des recours contre les
jugements, les ordonnances,…).
La particularité des motifs vient des mots utilisés pour les
amener. Ainsi, la première phrase des motifs (exposé des
faits) commencera par : « Attendu que… » Suivront les
autres phrases qui commenceront par « Que ». C’est la
forme indiquée pour les juristes d’expression française. Les
professionnels anglo-saxon utilisent la forme livre en
respectant certaines exigences.
Paragraphe 3- Le dispositif
C’est la partie conclusive de l’acte. C’est la fin de l’acte de
procédure.
Dans la pratique, certains la rédigent en 2 étapes à savoir :
la conclusion préliminaire et la conclusion finale.
L’étape de conclusion préliminaire n’est que le résumé
sous forme de phrase des grands arguments développés
dans les motifs. Elle commence par le titre suivant : 25
« PAR CES MOTIFS ». Par la suite, les phrases s’agissant des
actes introductifs d’instance vont commencer par : «
Constater que » ou « Constater qu’il ou elle ».
La conclusion finale est annoncée par le titre suivant : «
EN CONSEQUENCE », suivie de la mention « CONCLUONS
QU’IL PLAISE A MADAME OU MONSIEUR LE PRESIDENT DU
TRIBUNAL OU DE LA COUR… DE BIEN VOULOIR… »
Après cette mention, on indique sous la forme des tirets, les
différentes prétentions.
NB : La conclusion préliminaire résume les arguments alors
que la conclusion finale résume les prétentions (ce qu’on
demande au juge).
Section 2 : Les exigences relatives à la rédaction
proprement dite.
La méthode à respecter impose l’observance ou
l’observation des règles principales (Paragraphe1) et des
règles complémentaires (Paragraphe1).
Paragraphe 1- Le respect des règles principales
Il s’agit essentiellement du style de rédaction (A) et de
l’argumentation (B).
A. Le style de rédaction
Pour rédiger, les phrases doivent être moins longues et
compréhensibles. Ici, il s’agit des phrases relatant les
arguments de l’Acte ou de son client. Les phrases doivent
être formulées dans un style direct.
Par contre, lorsqu’on relate ou résume les arguments de la
partie adverse, on doit employer le style indirect.
Exemple :
« Attendu que le demandeur allègue que… » ;
« Qu’il fait valoir que… » ;
« Qu’il soutient qu’en l’an deux mil onze… »
26
NB : La rédaction de chaque phrase commençant par un «
Attendu » ou par un « Que »
démarre à la ligne et s’achève par un point-virgule (;).
Certains mots sont employés à l’instar de « Icelui », « Icelle
» pour dire « Ce dernier ou cette dernière », « Iceux », «
Icelles » pour dire ces derniers ou ces dernières. On peut
s’en servir pour désigner une partie.
B. L’argumentation
Elle doit reposer sur le raisonnement syllogistique. C’est le
syllogisme socratique. Autrement dit, on aura :
On expose seulement les faits.
Pour les argumenter ou les motiver, on doit poser la règle,
c’est-à-dire énoncer la règle de droit. C’est ce qu’on appelle
la majeure.
Les faits sont confrontés à la règle de droit précédemment
énoncée (c’est la mineure)
Une conclusion est tirée en guise de solution du cas : c’est
la conclusion (tous les mortels. SOCRATE est un homme.
Donc Socrate est mortel) En plus du syllogisme, le rédacteur
doit employer les autres techniques de raisonnement
juridique à savoir l’interprétation et la casuistique.
NB : Dans tous les cas, l’objectif est de convaincre en
mobilisant les arguments bétons Paragraphe 2- Les
exigences complémentaires Il s’agit ici de la ponctuation
(A) et du temps de conjugaison (B).
A. La ponctuation
La rédaction des actes de procédure n’observe pas les
règles de ponctuation ordinaire. Comme indiqué plus haut,
les phrases commencent par des majuscules et se
terminent par des points virgules et non des points.
C’est parce qu’on conçoit un acte de procédure
comme une seule phrase rédigée du début jusqu’à la
fin.
27
A l’intérieur des phrases, seront insérées des virgules.
B. Le temps de conjugaison
La conjugaison dépend de l’étape de la chronologie.
Premièrement, le rédacteur doit s’exprimer au présent de
l’indicatif.
Deuxièmement, il peut subsidiairement employer
l’imparfait le conditionnel et le passé simple pour évoquer
les faits passés.
La chronologie des idées et des arguments commande que
le rédacteur commence par des arguments les moins
importants pour chuter sur les arguments les plus
déterminants. C’est le cas chez les anglo-saxon. Les juristes
francophones promeuvent l’inverse.
Il faut garder à l’esprit la logique.
Exemple : ne pas parler des effets d’un mariage sans avoir
au préalable indiqué la date, le lieu et le numéro de l’acte
de mariage.
28
TPE : Produire des actes de procédure TAF
Acte de procédure à chercher (plainte, assignation,
procédure complète) de 2013 à aujourd’hui.
LES ETAPES DU TPE :
Il s’agit pour l’étudiant d’effectuer la descente dans les
juridictions ou dans les cabinets des professionnels du droit.
-
En ces lieux, ils doivent rencontrer le professionnel pour
demander un exemplaire d’acte de procédure effectivement
rédigé.
Ils en font une photocopie qu’ils ramènent au campus.
Ils font une deuxième photocopie,
Ils remettent cet exemplaire à l’enseignant après y avoir
écrit son nom.
29
Deuxième Partie :
LES ASPECTS TECHNIQUES DE LA REDACTION DES
ACTES DE PROCEDURE
(FORMULAIRES DES ACTES DE PROCEDURE LES PLUS
COURANTS)
« Le savoir-faire vaut mieux que le savoir ».
Pierre Augustin Caron DE BEAUMARCHAIS
Dans l’optique de professionnalisation de l’enseignement,
ce cours est un véritable guide pour permettre à l’étudiant
de rédiger la plupart des actes de procédure de manière à
éviter toutes difficultés futures. En effet, bien de problèmes
naissent de la rédaction défectueuse des actes initialement
passés.
Pour atteindre cette fin, nous présenterons un formulaire
des actes de procédures les plus usuels, des modèles de
requêtes, de plaintes, et d’autres actes de procédures
susceptibles d’aider même les professionnels à rédiger sans
omission ni perte de temps, des actes de même nature.
Nous donnerons également quelques pistes de lecture et de
compréhension de décisions de justice (Ordonnances,
Jugements, Arrêts...) 30
CHAPITRE I : Formulaire de quelques actes
introductifs d’instance en matière civile, commerciale
et sociale SECTION 1 : L’assignation 1- ASSIGNATION EN
EXPULSION
L’AN MIL NEUF CENT ___________________
ET LE ________________________________
A la requête de Monsieur............. (nom, profession)
Bafoussam ayant élu domicile en l’Etude de
Maître................................. son conseil B.P.......................,
J’ai, Maître..................... Huissier de justice près la Cour
d’Appel du Littoral et les tribunaux de........., y demeurant et
domicilié soussigné ; DONNE ASSIGNATION A : 1) M.
H............. en son domicile où étant et parlant à
:_____________
2) M. N......... .... en son domicile où étant et parlant à
:_____________
3) M. T..............., en son domicile où étant et parlant à
:____________
D’avoir à se trouver et comparaître en personne le..............
à 7h30 précise du matin et en tant que de besoin à toutes
les audiences suivantes jusqu’au jugement définitif par
devant le tribunal de première instance de ___________
statuant en matière civile et commerciale et siégeant en la
salle ordinaire de ses audiences sise au palais de justice de
ladite ville ; P O U R : Attendu qu’en date du 11 Décembre
1965 par acte sous seing privé dûment enregistré à
Nkongsamba (acte civil) le 3 Mars 1966 Fol 1080 case 638,
le requérant donnait en location pour une durée supérieure
à 3 ans, son immeuble bâti sis à Nkongsamba, au sieur
H....... ; Que le sieur H...... a violé plusieurs clauses dudit
contrat ; Qu’ainsi depuis le 01 Mars 1981 c’est-à-dire depuis
plus de 8 ans, il n’a jamais payé le loyer ; Qu’en outre par
contrat passé par devant le notaire C....., le sieur H...... a
vendu le fonds de commerce dénommé.......... qu’il
exploitait dans l’immeuble loué ; 31
Que cette cession qui entraîne nécessairement la sous
location est intervenue en violation de l’article 6 du contrat
de bail qui prohibait la «cession ou location du four installé
dans les lieux sans le consentement préalable et par écrit
du bailleur» ; Attendu que ces agissements constituent des
violations graves et renouvelées des devoirs et obligations
nés du contrat et rendant intolérable le maintien des
relations contractuelles ; Attendu qu’il y a également lieu de
relever que le contrat litigieux, qui était d’une durée
supérieure à trois ans, a été passé sous seing privé, ce en
violation de la loi n°61/20 du 27 Juin 1961
relative aux actes notariés ;
Que cette loi fait obligation aux parties de passer en la
forme notariée tous les baux supérieurs à 3 ans ; Attendu
que nul ne pouvant transférer plus de droit qu’il n’en a, les
actes de vente et de location passés entre H..... et T..... sont
nuls et de nul effet; Qu’il sont dès lors des occupants sans
droit ni titre ; PAR CES MOTIFS
Y venir le sus-requis ;
Constater que le sieur H...... n’a pas payé les loyers échus
depuis Mars 1981 et qu’il a sous loué les locaux par la vente
du fond sans le consentement du bailleur en violation de
l’article 6 du contrat de bail ; Déclarer nul et de nul effet le
contrat de bail liant les parties comme n’ayant pas été
passé en la forme notariée en violation de la loi n°61/20 du
17 Juin 1961 relative aux actes notariés; Par conséquent,
Ordonner l’expulsion du sieur H....., N...... et T....... de corps
et de biens ainsi que celle de tous occupants de leur chef
sous astreinte de 30.000 Frs par jour de retard à compter du
jour de l’assignation en justice ; Vu l’urgence due à la
mauvaise foi du sieur H..... ainsi que les dispositions de la loi
n°92/008 du 14 Août 1992 fixant certaines dispositions
relatives à l’exécution des décisions de justice, telle que
modifiée par la loi n°97/018 du 07 Août 1997, ordonner
l’exécution provisoire nonobstant toute voie de recours de la
décision à intervenir ; Condamner solidairement les
défendeurs aux entiers dépens dont distraction au profit de
Maître ......... avocat aux offres de droit ; SOUS TOUTES
RESERVES
32
Et afin qu’ils n’en ignorent, je leur ai, à chacun d’eux, où
étant et parlant comme ci-dessus, remis et laissé copie du
présent exploit dont le coût est de : 2- REQUETE AUX FINS
D’ETRE AUTORISE A ASSIGNER EN REFERE D’HEURE
A HEURE
A Monsieur le Président du Tribunal
de Première Instance de ______________
La Société__________ dont le siège social est à
________________ B.P._________
agissant poursuites et diligences de ses représentants
légaux, ayant élu domicile en l’Etude de son Conseil
Maître__________ Avocat B.P.__________
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER
MONSIEUR LE PRESIDENT
Que par jugement contradictoire n°_____ rendu le____ la
Chambre Sociale du Tribunal de_________ Instance de ______
a condamné la requérante à payer au sieur________ la
somme totale de________ francs à titre de divers droits à la
suite d'un licenciement ; Que la Cour d’Appel de_________ a
confirmé par adoption de motifs le jugement susvisé dans
son arrêt n°_____ rendu le 23 Juin 1993 ; Que la requérante a
régulièrement formé pourvoi en cassation contre cet arrêt ;
Attendu qu’il y a également lieu de relever que les faits
ayant motivé le licenciement du sieur_______ lui ont valu la
condamnation par le Tribunal Criminel de________ à une
peine d’emprisonnement ferme de cinq ans ; Qu’ainsi la
décision exécutée a violé le sacro-saint principe de l’autorité
au civil de la chose jugée au criminel ; Que c’est pour éviter
les effets de la cassation que le sieur_______ veut
absolument exécuter cet arrêt non exécutoire de la
Chambre Sociale en violation de la loi; Qu’en effet en date
du______________, la requérante a reçu signification-
commandement d’avoir à payer dans les 24 heures
à__________ la somme susmentionnée ; Que dès le
lendemain c-à-dle____________ la requérante a notifié
à_______ la requête aux fins de sursis à exécution de l’arrêt
signifié ; 33
Que le même jour l’Huissier______ a saisi les meubles et
effets mobiliers de la requérante nonobstant la notification
de la requête aux fins de sursis à exécution ; Que dès le
__________ la requérante a obtenu de la Cour Suprême le
certificat de dépôt de la requête aux fins de sursis à
exécution lequel a été notifié à l’Huissier_______ et à______
le__________ ;
Que malgré cette notification l’Huissier a tenté de
poursuivre la saisie des biens de la requérante qui n’a été
arrêtée que par l’intervention des forces de l’ordre
dépêchées sur les lieux par Monsieur le Gouverneur de la
Province de________ ; Attendu que le fait pour l’Huissier_____
de saisir les effets malgré la notification de la requête aux
fins de sursis à exécution sans laisser à l’exposante le
temps de se rendre à Yaoundé pour obtenir le certificat de
dépôt est un abus et une voie de fait qui relève de la
compétence du juge des référés ; Attendu par ailleurs qu’il
résulte des statuts de la Société ______ que cet organisme
est un établissement public à caractère administratif ; Qu’il
est de principe fermement établi qu’aucune exécution
forcée ne peut être dirigée contre l’Etat ou un établissement
public à caractère administratif ; Qu’en outre, il est de
principe que les biens de l’Etat sont insaisissables ; Qu’en
procédant à la saisie des biens de la société______ les sus-
requis ont mis la société________ dans l’impossibilité
d’assurer la continuité du service public puisque les biens
saisis sont des biens de production et de fonctionnement
(matériel de bureau); Qu’en outre, le personnel de la
société_______ qui travaillait sur ce matériel est
automatiquement au «chômage technique» alors que l’Etat
continue à payer leur salaire; Attendu qu’il résulte de ces
faits qu’il y a urgence et péril en la demeure; Que la
requérante se trouve dans l’impérieuse nécessité d’assigner
à bref délai les sus-requis ; Que pour ce faire votre
autorisation est nécessaire ;
C’EST POURQUOI LA REQUERANTE SOLLICITE
QU’IL VOUS PLAISE, M. LE PRESIDENT
Vu l’article 14 CPCCC ;
Bien vouloir l’autoriser à assigner en référé d’heure à heure
les sus-requis pour les causes sus-énoncées ;
34
Vu l’urgence, ordonner l’exécution sur minute et avant
enregistrement de l’ordonnance à intervenir.
Sous toutes réserves
A___________ le_________
ORDONNANCE N°_________
Nous___________Président du Tribunal de Première Instance
de_______________
Vu la requête qui précède et les pièces à l’appui.
Vu l’article 185 CPCCC.
Autorisons la Société________ B.P.________ à assigner à bref
délai, en référé d’heure à heure monsieur__________ et
l’Huissier___________ pour le _______ à ____ heures.
Pour entendre statuer sur le mérite de sa requête.
Vu l’urgence, ordonnons l’exécution de notre ordonnance
sur minute et avant enregistrement.
Fait en notre Cabinet
A_______, le______________
3-
ASSIGNATION EN REFERE D’HEURE A HEURE
L’AN MIL NEUF CENT____________________
ET LE_________________________________
A la requête de la Compagnie .................., coopérative régie
par la loi n°92/006 du 14 Août 1992 dont le siège social est
à Douala B.P. ..... représentée par son Directeur Général,
ayant élu domicile au Cabinet de son Conseil,
Maître............., Avocat B.P....... Douala, J’ai, Maître
__________________ Huissier de justice près la Cour d’Appel
du Littoral et les Tribunaux de Douala, y demeurant et
domicilié, soussigné, 35
DONNE ASSIGNATION A
Banque............................. représentée par son Directeur
Général en ses bureaux à Douala où étant et parlant à
:_____________________________
D’avoir à se trouver et comparaître le ..................... à .....
heures précises à l’audience et par devant Monsieur le
Président du Tribunal de Première Instance de........, Juge des
référés, en ses bureaux sis au Palais de justice de ladite
ville, P O U R :
Attendu que par lettre en date du 08 Novembre 1996 la
Banque....... a informé la requérante de sa volonté de
procéder à la clôture juridique du compte de cette dernière
dans ses livres à l’expiration d’un délai de 30 jours ; Attendu
que dans ledit compte la requérante, qui est une
coopérative régie par la loi n°92/006 du 14 Août 1992 et
regroupant actuellement plusieurs milliers d’adhérents, les
sommes à elle confiées par ces adhérents ; Qu’en outre des
engagements à long terme ont été pris sur lesdits comptes;
Qu’ainsi :
- les salaires de certains agents y sont virés de manière
irrévocable;
- plusieurs marchés publics dont l’exécution s’échelonne à
moyen terme y ont été domiciliés ;
Que compte tenu de ces faits, la clôture dudit compte qui
est largement créditeur nécessite un certain délai pour
permettre à la requérante de domicilier ses engagements
ailleurs; Attendu que l’"incertitude" sur laquelle la
Banque...... fonde sa décision de rompre unilatéralement et
sans préavis les relations fortes anciennes ayant existé
entre les parties n’est aucunement justifiée ; Que c’est la
raison pour laquelle elle n’a pas dénié répondre à la lettre
de la requérante sollicitant des explications sur la décision
de clôture et marquant son option pour le maintien des
relations mutuellement bénéfiques entre les parties ; Que ce
silence marque également la volonté de la banque..... de
clôturer unilatéralement le compte dès début décembre
1996 ; Que pour l’intérêt des salariés, des marchés publics
en cours d’exécution et des autres adhérents, la requérante
a intérêt à voir suspendre provisoirement jusqu’à la fin des
marchés en cours 36
domicilié à la Banque... et jusqu’au changement de la
domiciliation des salaires qui y sont virés, l’exécution de la
décision de la Banque............. de clôturer le compte ; Qu’il y
a donc extrême urgence et péril en la demeure justifiant la
compétence du juge des référés; PAR CES MOTIFS
Et tous autres,
Y venir la Banque............
Au principal
Renvoyer les parties à se mieux pourvoir ainsi qu’elles
aviseront ; Mais dès à présent vu l’urgence
Constater que le temps imparti par la Banque...... à la
requérante pour solder son compte est trop court pour
permettre à cette dernière de liquider les opérations en
cours, notamment les marchés domiciliés au compte
litigieux et les salaires qui y sont déjà déposés ; Par
conséquent Vu l’article 1244 alinéa 2 du code civil, ordonner
la suspension provisoire de la clôture du compte de la
requérante ouvert dans les livres de la B....... jusqu’à la
liquidation des opérations en cours, laquelle interviendra en
fin mars 1998; Vu l’urgence, ordonner l’exécution sur
minute et avant enregistrement de l’ordonnance à
intervenir; Condamner la Banque........... aux entiers dépens
dont distraction au profit de Maître..........., Avocat aux offres
de droit.
SOUS TOUTES RESERVES
Et afin qu’elle n’en ignore, je lui ai, où étant et parlant
comme ci-dessus, remis et laissé copie du présent exploit
dont le coût est de :______________
4-
REASSIGNATION DE LA PARTIE DEFAILLANTE
L’AN MIL NEUF CENT_________________.
ET LE _______________
37
A la requête de........................ (forme de la personne
morale, dénomination, siège social, organe qui la représente
légalement), pour qui est constitué Maître.............., Avocat,
B.P.... chez lequel il élit domicile, J’ai,
Maître.............................. Huissier de justice près la Cour
d’Appel et les Tribunaux de.........., y demeurant et domicilié,
soussigné, DIT ET RAPPELE A
Monsieur........................., en son domicile où étant et
parlant à :
____________________________________________________________
___________________________________________________________
Que par acte de mon ministère (ou du ministère du
Maître........ huissier de justice à............
en date du......... délivré à son domicile), il a été cité à
comparaître devant le tribunal de............ à l’audience
du............ pour : (motifs des la première citation).
Que n’ayant pas comparu à cette audience, il convient de le
citer à nouveau conformément à l’article 64 du code de
procédure civile, lui rappelant que s’il ne comparaît pas, il
sera néanmoins statué sur le fond et que le jugement à
intervenir sera réputé contradictoire à son égard.
Et à même requête que dessus, j’ai donné au susnommé
assignation à comparaître à nouveau le.............. à
l’audience du Tribunal de............... de......... tenue à....
heures au palais de justice de ladite ville pour entendre
statuer sur le mérite de la demande du requérant par les
moyens et motifs y exposés.
SOUS TOUTES RESERVES
Et afin qu’il n’en ignore, je lui ai, où étant et parlant comme
ci-dessus, remis et laissé copie du présent exploit dont le
coût est de :______________
5-
ACTE DE DESISTEMENT AVEC INTERVENTION DU
DEFENDEUR
Je soussigné,___________________________________________
Déclare expressément me désister purement et simplement
et sans réserve de l’instance introduite devant le Tribunal de
Grande Instance du_________ contre la société_______
B.P._______
suivant exploit de Maître_______ Huissier de justice à Douala,
en date du______aux fins de_______
38
En conséquence, je déclare consentir à ce que cette
instance, ainsi que toute la procédure suivie dans ladite
instance, soient comme nulles, non avenues et n’ayant
jamais été introduites ou suivies.
En outre je déclare expressément que ce désistement
emporte renonciation à l’action en
restitution______________________________________
INTERVENTION
Je
soussigne
Monsieur_____________________
agissant
ès-qualité
et
Monsieur___________ ( Défendeur), après avoir pris
connaissance des déclarations de tout ce qui précède, ont
déclaré expressément accepter purement et simplement et
sans réserve le désistement de Monsieur________________
Fait à ____________, le___________
6-
CONVENTION DE DESISTEMENT
Convention de désistement
ENTRE
La Société K........, Société Anonyme au capital de...... dont
le siège est à....... B.P...... et immatriculé au registre de
commerce de la même ville sous le numéro.... représentée
par Monsieur ......, ayant tous pouvoirs à l’effet des
présentes ;
D’une part
E T Monsieur B..................... demeurant à................
B.P.............
D’autre part,
IL A ETE CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT
Monsieur B..... déclare expressément et solidairement se
désister purement et simplement et sans réserves des
instances introduites : Devant la Cour d’Appel de..... contre
la société K..... suivant exploit de Maître.......................,
huissier de justice à.................., en date du....................,
contenant assignation en intervention forcée, aux fins
de...................................
39
Devant le Tribunal de Grande Instance de......., chambre
civile contre la société K.....
suivant assignation servie en date du....... par Maître.......
huissier de justice à........, en liquidations provisoires des
astreintes ; Et d’une manière générale de toute instance
introduite, devant toute juridiction de la République du
Cameroun contre la société K......., à quelques fins que ce
soit et pour quelques causes que ce soit.
En conséquence Monsieur B..... déclare expressément que
ce désistement emporte renonciation à l’action.............
(préciser l’objet du litige).
De même, la société K...... déclare expressément se désister
purement et simplement et sans réserve des instances
introduites : Devant la Cour Suprême contre Monsieur..........
par pourvoi formé par la société K.....
contre l’arrêt n°......... rendu le..... par la Cour d’Appel
de................
Devant le Tribunal de Grande Instance de.... contre Monsieur
B.... suivant assignation de l’Huisier............. en date
du............. aux fins de..................
Devant le Tribunal de Grande Instance de............ aux fins
d’obtenir ........
Et d’une manière générale, de toute instance introduite
devant toute juridiction de la République du Cameroun
contre Monsieur B...... à quelques fins que ce soit et pour
quelques causes que ce soit.
En conséquence, les parties déclarent consentir à ce que
toutes les instances actuelles ou futures sur le même objet,
ainsi que toutes les procédures suivies, soient considérées
comme nulles, non avenues et n’ayant jamais été
introduites ou suivies.
En outre, les parties déclarent expressément que ce
désistement emporte renonciation aux actions et
prétentions de chacune d’elles.
ACCEPTATION
Monsieur D............, Directeur Général de la société
K............. agissant ex-qualité, après avoir pris connaissance
des déclarations de tout ce qui précède, a déclaré
expressément accepter purement et simplement et sans
réserve le désistement de Monsieur B..............
De même Monsieur B.................., après avoir pris
connaissance des déclarations de tout ce qui précède, a
déclaré expressément accpter purement et simplement et
sans réserve le désistement de la société
K..............................
En foi de quoi, le présent acte de désistement a été signé
par les deux parties pour servir et valoir ce que droit.
40
Fait à................. le.........................
Pour la Société K.....
Pour Monsieur B.......
7-
CONVENTION DE CESSION DES DROITS LITIGIEUX
Convention de cession des droits litigieux
ENTRE
La Société K. SA représentée par son Directeur Général
B.P....... dont le siège est à................ et immatriculée au
Registre de Commerce de la même ville sous le
numéro...............................................................
D’une part
ET
Monsieur B................................, demeurant
à..............................
D’autre part
Lesquels préalablement à la cession, objet des présentes,
ont exposé ce qui suit : EXPOSE (Exposer l’origine de la
créance) CESSION
Cet exposé terminé, la Société K..... cède par les présentes,
sans aucune garantie, à Monsieur B........................ qui
accepte : Tous ses droits au bénéfice des instances
introduites auprès de la Cour d’Appel
de..................................et relative à
............................................................
Et plus généralement tous les effets découlant pour la
société.... du dénouement desdits litiges en cours et
l’opposant aux Ets M......
Monsieur....... disposera des droits à lui cédés, à compter de
ce jour, en pleine propriété, avec tous les intérêts, et
astreintes attachés à ces droits, échus ou à échoir et
auxquels la société K.....
serait reconnue avoir droit.
Il soutiendra à ses risques et périls la contestation existant
entre la société K et les Ets M......
ou y mettra fin par tout moyen qu’il avisera et sans recours
contre la société..... pour quelque cause et sous quelque
prétexte que ce soit.
41
A l’effet de quoi, la Société K.... le subroge dans tous ses
droits et actions sans aucune garantie de sa part.
PRIX
Cette cession a lieu à forfait moyennant le prix de ..........
que Monsieur..... a payé ainsi qu’il suit :
- La somme de...........F ce jour directement à Monsieur.... qui
le reconnait.
- Et la somme de........... F par compensation avec pareille
somme dont la société K...... est reconue débitrice envers
Monsieur B.........
En conséquence, les parties se donnent mutuellement
quittance, à savoir : La société K.... du paiement intégral du
prix de la présente cession, Et Monsieur B..... du
remboursement total de la dette ci-avant énoncée en
l’exposé.
REMISE DES TITRES
La société K..... a remis à Monsieur B....... qui le reconnaît
tous titres et pièces relatifs auxdites instances et aux droits
cédés.
En outre, il subroge Monsieur B.... dans tous ses droits pour
se faire délivrer ou remettre, par qui il appartiendra, tous
titres et pièces relatifs au droits cédés et aux litiges en
cours.
FORMALITES
Monsieur B..... remplira à ses risques et périls toutes les
formalités nécessaires pour que la présente cession
produise tous les effets vis à vis des tiers.
Fait à....................... le..........................
Pour la Société K...........
Pour Monsieur B.............
42
Section 2 : Les requêtes
1.
REQUETE AUX FINS D’ASSISTANCE JUDICIAIRE (PRESENTEE
PAR UNE
VICTIME D'ACCIDENT DE CIRCULATION)
A Monsieur le Président du Tribunal
de___________ou de la Cour_______
S/C Monsieur le Greffier en Chef du
Tribunal de Première Instance
Secrétaire de la commission
d’assistance judiciaire.
Le soussigné M_________________ (nom, prénom, profession,
adresse) A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER MONSIEUR LE
PRESIDENT : Qu’en date du _______ à______ il a été victime
d’un grave accident de circulation, un véhicule appartenant
à M.____________l’ayant renversé et grièvement blessé, lui
causant une IPP de 5O% (jambe droite amputée) et une ITT
de 2 ans ainsi qu’en fait foi le certificat médico- légal ci-
joint; Que le propriétaire du véhicule ainsi que son assureur
n’ayant à ce jour pas voulu indemniser l’exposant à
l’amiable, il se trouve dans la pénible obligation de saisir le
tribunal pour contraindre les sus-nommés à lui payer des
dommages-intérêts ; Que compte tenu de la durée de sa
maladie (2 ans) et du taux d’incapacité qu’il a subi (5O%), il
a perdu son emploi et se trouve dans l’impossibilité
d’exercer une quelconque activité durant le reste de ses
jours ; Que son état d’indigence est donc certain ;
Qu’il ne peut par conséquent pas faire face aux frais de
justice dans le procès civil qu’il entend engager contre
M.............. et son assureur .......................; C’EST POURQUOI
IL SOLLICITE QU’IL VOUS PLAISE
MONSIEUR LE PRESIDENT,
Bien vouloir lui accorder le bénéfice de l’assistance
judiciaire prévue par le décret n° 76/521
du 09 Novembre 1976 portant réglementation de
l’assistance judiciaire.
SOUS TOUTES RESERVES
Profond respect.
43
Fait à__________, le___________
P.J. - Certificat médical
- Attestation des contributions directes.
2- REQUETE AUX FINS DE SEPARATION DE CORPS DEVANT
LE TRIBUNAL DE
PREMIER DEGRE)
A Monsieur le président du Tribunal
de Premier Degré de_____________
Le soussigné M________________________ (nom, profession,
adresse) A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Qu’il est époux légitime de Mme______ ainsi qu’en fait foi
l’acte de mariage n° ______
dressé le ______ par devant l’officier d’état civil du centre de
______
Que de cette union sont issus __________ (nombre d’enfants)
à savoir les
nommés_________________________________________________
___________________________________________________________
Qu’il se trouve dans la pénible obligation de demander la
séparation de corps entre autres pour les motifs suivants
qu’il excipe et offre de prouver devant la barre (exposer les
faits reprochés au conjoint: adultère, répudiation, injures
graves, abandon moral et matériel, etc...) Que ces faits, qui
ont rendu intolérable le maintien du lien conjugal, sont des
violations graves et renouvelées des devoirs et obligations
nés du mariage, et constituent en coutume (tribu)
_____________celle des parties, des causes de séparation de
corps ; Qu’il sollicite en outre la garde des enfants issus du
mariage pour les raisons suivantes
_____________________________________________
___________________________________________________________
Par ces motifs
Et tous autres,
Prononcer la séparation de corps d’entre les époux
_______________
Confier la garde de tous les enfants au requérant avec droit
de visite à leur mère ; 44
Condamner la défenderesse à payer au requérant la somme
de __________ F. par mois et par enfant et celle de ________ F.
pour lui même à titre de pension alimentaire.
Condamner la défenderesse aux entiers dépens.
SOUS TOUTES RESERVES
Fait à _________ le _________
3- Requête aux fins de séparation de corps (Devant le
Tribunal de Grande Instance) A Monsieur le Président du
Tribunal de grande instance de ____________
M. (profession, adresse) ___________________________
soussigné ; A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER
Qu’ ____ a contracté mariage à _______ le ______, avec
M._______ sans avoir fait procéder cette union d’un contrat
de mariage ; Qu’il est issu de cette union ___________
enfant(s) _____________
Qu’il sollicite la séparation de corps pour les motifs suivants
qui seront établis en temps opportun
:____________________________________
___________________________________________________________
C’EST POURQUOI
IL DEMANDE QU’IL VOUS PLAISE ;
Lui donner acte de la présentation de sa requête en
séparation de corps et l’autoriser à faire citer son époux
_________ devant vous aux fins de tentative de conciliation
prévue par la loi et pour être statué, faute de conciliation,
sur l’autorisation de former la demande en séparation de
corps et sur les mesures provisoires.
Fait à ___________, le _________
4- REQUETE AUX FINS DE DIVORCE (Devant le Tribunal de
Premier Degré) 45
A Monsieur le Président du Tribunal
de Premier Degré de ________________
Le soussigné ____________________________________________
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Qu’il est l’époux légitime de Mme ___________ ainsi qu’en fait
foi l’acte de mariage n°
______ dressé le _________par devant l’officier d’état civil du
centre de ______________; Que de cette union sont issus
_______________ enfant(s) à savoir les nommés
______________________________________________
Qu’il se trouve dans la pénible obligation de demander le
divorce entre autres pour les motifs suivants qu’il excipe et
offre de prouver devant la barre (adultère, répudiation,
injures graves, etc... ) ; Que ces faits qui ont rendu
intolérable le maintien du lien conjugal sont des violations
graves et renouvelées des devoirs et obligations nés du
mariage, et constituent en coutume (tribu) ________
celle des parties, des causes du divorce ;
Qu’il sollicite en outre la garde des enfants issus du mariage
pour les raisons suivantes __________ ; Qu’ayant contribué à
l’acquisition du patrimoine familial par son salaire et autres
revenus, il sollicite la liquidation de la communauté ;
Qu’enfin il sollicite une pension alimentaire pour l’entretien
des enfants, et des dommages-intérêts en réparation du
préjudice que lui cause sa conjointe en le contraignant de
demander le divorce, l’acculant ainsi à un célibat forcé.
PAR CES MOTIFS
Prononcer le divorce d’entre les époux __________ aux torts
et griefs de la femme ; Confier la garde de tous les enfants
au requérant avec droit de visite à leur mère ; Condamner la
défenderesse à payer au requérant la somme de ___________
F à titre de pension alimentaire.
La condamner en outre à payer au requérant la somme de
_______ F à titre de dommages-intérêts; Ordonner la
liquidation de la communauté ayant existé entre les parties;
Condamner la défenderesse aux entiers dépens.
SOUS TOUTES RESERVES
Fait à ______ le _______
46
5- REQUETE AUX FINS DE DIVORCE (DEVANT LE TRIBUNAL
DE GRANDE
INSTANCE)
A Monsieur le Président du Tribunal
de Grande Instance de ___________
Le ___ soussigné (nom, profession, adresse)
______________________
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Qu’ ___ a contracté mariage à ________, le ________; avec
_______; Qu’il est issu de cette union _________ enfant(s)
______________ ; Qu’il sollicite le divorce pour les motifs
suivants qui seront établis en temps
opportun___________________________________________________
C’EST POURQUOI________DEMANDE QU’IL VOUS PLAISE
Lui donner acte de la présentation en personne de sa
requête en divorce et l’autoriser à faire citer son époux
_____ devant vous aux fins de la tentative de conciliation,
sur l’autorisation de former la demande en justice et sur les
mesures provisoires ; Fait à ________, le _________
ORDONNANCE N°_________
Nous, _____ Président du Tribunal de Grande instance de
________ ; Vu la requête qui précède ;
Après avoir entendu le requérant ___________ en ses
explications et attendu que malgré nos observations, il
persiste dans son intention ; Ordonnons que les époux
précités comparaîtront en personne devant nous, en notre
cabinet au palais de justice, le __________ à _________h.
A cet effet, autorisons le requérant_______ à faire citer son
époux et commettons pour délivrer la citation Maître
______Huissier de justice à ______
Fait à _________, le ________
47
6- REQUETE AUX FINS D’ALIMENTS
A Monsieur le Président du Tribunal
de premier Degré de ____ ________
La soussignée Madame (nom, prénom, profession, adresse)
agissant en son nom personnel et pour le compte de ses
_______ enfants encore mineurs, A L’HONNEUR DE VOUS
EXPOSER, MONSIEUR LE PRESIDENT :
Qu’elle est l’épouse légitime du sieur ____________(nom et
prénom, profession, adresse) ainsi qu’en fait foi la copie
d’acte de mariage n° _____ dressé en date du ________ par
l’officier d’état civil du centre de _____________ ; Que de leur
union sont issus _______ enfants (énumérer les enfants) ;
Que depuis _________ (ans, mois) le sieur ________ qui
travaille comme _______ (emploi) à _______ B.P. _______ ____
n’a plus cru devoir s’occuper ni de sa femme, ni de ses
enfants, abandonnant ceux-ci sans aucun subside ; Que ces
enfants, qui sont tous mineurs, poursuivent encore leurs
études à __________ ; Que grâce à son emploi le sieur
__________ bénéficie des revenus substantiels puisqu’il
gagne plus de ______________________ F par mois.
Que l’exposante est sans ressource comme n’ayant aucun
emploi ; Que compte tenu de tout ce qui vient d’être ci-
dessus rapporté et de l’irresponsabilité de sieur _______ il est
particulièrement urgent qu’une pension alimentaire soit
accordée à la requérante et à ses________ enfants pour leur
permettre de survivre et de faire face aux multiples frais de
logements, de nutrition, de scolarité et de transport ; C’EST
POURQUOI L’EXPOSANTE SOLLICITE QU’IL
VOUS PLAISE, MONSIEUR LE PRESIDENT,
Vu l’ordonnance n° 81/02 du 29 Juin 1981 et le décret n°69-
DF-289 du 3O Juillet 1969; Bien vouloir dire et juger que
compte tenu de ses revenus et de son comportement
indigne et irresponsable, le sieur _________ servira à titre de
pension alimentaire aux requérants la somme globale de
_______ F par mois ventilée ainsi qu’il suit : * pour dame
(nom de l’exposante)___________ F
* pour (nom de l’enfant) __________________ F
48
jusqu’à ce qu’il soit autrement décidé ; Dire et juger que la
sus-dite somme sera directement saisie sur le salaire de
sieur _____________ entre les mains de son employeur (nom
de l’employeur ainsi que son adresse); Dire et juger que
votre jugement sera exécutoire sur minute et avant
enregistrement ; 7-REQUETE AUX FINS DE SUBSIDES
A M. Le Président du tribunal de
premier degré de ____________
La soussignée Mlle (nom, prénom, adresse) agissant
au nom de son enfant mineur (nom de l’enfant).
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER, M. LE PRESIDENT,
Qu’en date du ___________, à __________(lieu), elle a
donné naissance à l’enfant de sexe _______ susnommé
; Que durant les 9 mois qui ont précédé la naissance
de l’enfant, elle a entretenu des relations intimes
avec M. _________, relations dont elle rapportera les
preuves en temps opportun si cela s’avérait
nécessaire ; Qu’en vertu du code civil elle sollicite
que M. __________ soit condamné à lui verser
mensuellement la somme de ________F à titre de
subsides pour contribuer aux frais d’entretien et
d’éducation de l’enfant ; C’est pourquoi la
requérante sollicite qu’il vous plaise M. le président,
constater que la requérante a eu des relations
intimes avec M. _______ pendant la période où a été
conçu l’enfant _______ (nom de l’enfant) ; Par
conséquent, condamner M. ___________ à payer
mensuellement à la requérante et jusqu’à la majorité
de l’enfant la somme de _______F à titre de subsides
pour contribuer à l’entretien de l’enfant ; Ordonner
l’exécution provisoire du jugement à intervenir
nonobstant toute voie de recours ; SOUS TOUTES
RESERVES.
Et vous ferez justice.
Fait à _________ le___________
49
8-
REQUETE AUX FINS D’HEREDITE
A Monsieur le Président du tribunal
de premier degré de ________________
Les soussignés M. ___________et Mme ________(noms et
prénoms des requérants)_________
ONT L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Que leur (père, frère ou oncle, etc...) qui était
domicilié à ______________________ est décédé à
____________ le ________ ainsi qu’en fait foi l’acte de
décès n° _______ dressé le ____________ par l’officier
d’état civil du centre de _______
Qu’il a laissé comme biens (meubles, immeubles,
compte en banque, etc...); Que le conseil de famille
s’est réuni le ________ à ________ et a décidé ce qui suit
: Tous les enfants sus-mentionnés sont habiletés à
se dire et à se porter héritiers légitimes de leur feu
père; La (ou les) veuves auront l’usufruit du quart
des biens laissés par le défunt,
L’administration des biens sera confiée à MM X et Y
qui agiront conjointement et seront tenus de rendre
compte de leur gestion au conseil de famille au moins
une fois l’an ; Pour effectuer tout acte de disposition,
ces administrateurs doivent solliciter l’autorisation
du conseil de famille ; Chacune des veuves sera
tutrice des enfants mineurs dont elle est la mère ;
C’EST POURQUOI LES REQUERANTS SOLLICITENT
QU’IL
VOUS PLAISE MONSIEUR LE PRESIDENT,
De bien vouloir homologuer le procès verbal du
conseil de famille dressé le _______________
SOUS TOUTES RESERVES
Fait à ___________ le ________
P.J. - copie d’acte de mariage.
50
- copies d’actes de naissance des enfants.
- Acte de décès.
- PV du conseil de famille légalisé avec signatures
dûment légalisées.
9- Requête aux fins de reconnaissance d’enfant.
Monsieur le Président du Tribunal
de Premier Degré de ____________
Le soussigné___________________________________________
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER ;
Que de ses relations avec Mademoiselle _________ est
issu un enfant de sexe ___________
nommé ________ né à _____________ le ________
Qu’il requiert auprès de vous la reconnaissance de
cet enfant; Qu’il entend faire entendre comme
témoins les nommés __________; C’EST POURQUOI
L’EXPOSANTE SOLLICITE QU’IL
VOUS PLAISE MONSIEUR LE PRESIDENT,
Déclarer que l’enfant ____________ né le __________(nom
de la mère) à _______ de ___________ a pour père naturel
Monsieur _______________
Dire que le jugement à intervenir devenu définitif
sera transcrit à sa date sur registre de naissance du
centre d’état civil de ________ et que cette mention
sera portée en marge ou au verso de l’acte de
naissance de l’enfant.
Fait à _________ le _________
P.J. Acte de naissance de l’enfant.
10-
REQUETE AUX FINS DE RECONNAISSANCE FORCEE
D’ENFANT NATUREL.
M. le Président du Tribunal de
Premier Degré de __________
La soussignée Mlle (nom, prénom, date de
naissance), agissant au nom de son enfant mineur
(nom,
prénom
de
l’enfant)
ayant
élu
domicile
à__________________________________________________________;
51
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER M. LE PRESIDENT,
Qu’en date du ________ elle a donné naissance à un
enfant nommé _________________ de sexe
___________________; Que durant la période légale de
conception de cet enfant (préciser les circonstances
de la conception et de la naissance de l’enfant en
mettant en évidence les circonstances qui rendent
votre demande recevable, et qui établissent la
preuve de la paternité. Il peut s’agir de l’enlèvement,
du viol ou d’un concubinage notoire pendant la
période de conception, de l’aveu non équivoque de
paternité par exemple dans des correspondances, du
fait que le prétendu père a entretenu et éduqué
l’enfant en qualité de père) ; C’EST POURQUOI LA
REQUERANTE SOLLICITE QU’IL
VOUS PLAISE MONSIEUR LE PRESIDENT,
Déclarer que M _________ est le père naturel de
l’enfant __________
né le ________________________ à
____________________________; Dire que devenu définitif, le
jugement à intervenir sera transcrit sur les registres
de naissance du centre d’état civil du centre de
____________ et que mention en sera portée en marge
de l’acte de naissance de l’enfant dont s’agit ;
Condamner M.______________ à verser à la requérante
pour l’entretien de l’enfant jusqu’à sa majorité la
somme de ______F à titre de pension alimentaire ; Vu
l’urgence due au caractère alimentaire des sommes
sollicitées, ordonner l’exécution provisoire de la
décision à intervenir nonobstant toute voie de
recours.
Condamner M.___________________________ aux dépens.
SOUS TOUTES RESERVES
Et vous ferez justice
Fait à __________ le __________
11-
REQUETE AUX FINS D’ADOPTION
Monsieur le Président du tribunal
de premier degré de ____________
52
Le soussigné ___________ (nom, prénom, adresse, date
et lieu de naissance) A L’HONNEUR DE VOUS
EXPOSER, M. LE PRESIDENT, Que depuis le _____ il est
l’époux de Mme _____ âgée de ________; Que de leur
union n’est issu aucun enfant ;
Que depuis le __________, son épouse et lui
s’intéressent à l’enfant (nom, prénom, domicile) né
le _______ à _______ fils de ______ et de ______
Que jusqu’ici, ils l’ont toujours élevé et se sont
attachés à lui comme s’il était leur enfant; Que son
épouse consent à ce qu’ils adoptent cet enfant ; Qu’il
existe entre les adoptants et l’adopté la différence
d’âge exigée par l’article 344 du code civil, et que les
consentements prévus par l’article 347 ont été
donnés ainsi qu’il résulte des pièces jointes à la
présente requête; Qu’ainsi toutes les conditions de
l’adoption prévues par les articles 343 et suivants du
code civil sont réunies ; Que l’enfant dont s’agit a
également intérêt à être adopté ; C’EST POURQUOI
LE REQUERANT SOLLICITE QU’IL
VOUS PLAISE MONSIEUR LE PRESIDENT,
Prononcer qu’il y a lieu à adoption par M.et
Mme_____________ de l’enfant ___________________________ ;
Dire que le jugement à intervenir sera inscrit au
registre d’état civil du centre de ____________________
conformément aux dispositions de l’article 363 du
code civil ; SOUS TOUTES RESERVES
Et vous ferez justice.
Fait à____________ le ________
12- REQUETE AUX FINS DE RECTIFICATION D’ACTE DE
NAISSANCE (OU DE
MARIAGE)
A M. le Président du Tribunal
53
de Premier Degré de ____________
Le soussigné (nom, prénom, adresse)
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER, M. LE PRESIDENT,
Qu’une erreur matérielle s’est glissée sur son acte de
naissance; Qu’en effet (dire en quoi consiste l’erreur
alléguée, par exemple l’enfant a été déclaré comme
étant de sexe féminin alors qu’en réalité il est de
sexe masculin) ; Qu’il a le plus grand intérêt à ce que
cette erreur soit rectifiée pour que son acte de
naissance reflète la réalité.
C’EST POURQUOI IL SOLLICITE QU’IL VOUS PLAISE
MONSIEUR LE PRESIDENT ;
Bien vouloir ordonner la rectification de l’acte de
naissance (ou de mariage) n° _________
dressé le ______________ par l’officier d’état civil du
centre de _______ aussi bien sur l’acte que sur le
registre déposé à la mairie de___________________ ;
SOUS TOUTES RESERVES
Et vous ferez justice.
Fait à ________ le _______
14- REQUETE AUX FINS DE TUTELLE
A Monsieur le Président du Tribunal
de Premier Degré de _________________
Le soussigné ____________________(nom, prénom,
adresse du requérant) A L’HONNEUR DE VOUS
EXPOSER :
Qu’il assure en fait la tutelle des enfants :
1°_________________________________________________________
2°_________________________________________________________
Lesquels enfants ont perdu leurs père et mère
respectivement en dates du ___________________________
et du _________________________
54
Qu’il souhaiterait que cette tutelle de fait deviennent
une tutelle légale : C’EST POURQUOI IL SOLLICITE
QU’IL VOUS PLAISE MONSIEUR LE
PRESIDENT,
Bien
vouloir
déclarer
(nom,
prénom
du
requérant)
tuteur
des
enfants:___________________________________________________
_______
Avec toutes les conséquences de droit ;
Mettre les dépens à la charge du requérant.
SOUS TOUTES RESERVES
Fait à __________, le __________
P.J : Copie d’actes de naissances des enfants.
15-
REQUETE AUX DE TENTATIVE DE CONCILIATION EN
MATIERE SOCIALE
A Monsieur l’inspecteur Départemental
(ou provincial) du travail de _________
Le soussigné M.__________________ (profession, adresse)
ayant élu domicile à ___________
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Qu’en date du _______________, il a été embauché à la
société __________ et classé en catégorie ________
échelon ___________ de la convention collective
de_____________; Que son employeur vient de le
licencier sans préavis, ni indemnité de licenciement
sous le fallacieux prétexte de __________________________
; Que ce licenciement étant abusif comme il sera
démontré en temps opportun, le requérant demande
que son ex-employeur lui paie ses droits; C’EST
POURQUOI IL VOUS PRIE
MONSIEUR L’INSPECTEUR,
De convoquer la société ______________ BP ____________
aux fins de procéder à la tentative de conciliation sur
les demandes suivantes : - préavis de______________
mois _________________ F
- indemnité de licenciement : _______________________F
- arriérés de salaire : _____________________________F
55
- dommages intérêts: _____________________________F
- indemnités de congé :____________________________F
SOIT AU TOTAL : _______________________________F
Dans l’attente d’une suite prompte, il vous prie
d’agréer Monsieur l’Inspecteur, l’expression de ses
sentiments distingués.
REMARQUES
Toute demande n’ayant pas fait l’objet de la tentative
de conciliation devant l’inspecteur du travail est
irrecevable d’ordre public devant le tribunal.
16-
LES REQUETES D’APPEL
A Monsieur le Président
de la Cour d’Appel de________
___________________(profession
adresse)
ayant
élu
domicile
à____________________________ , soussigné
____________________
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Qu’____ interjette appel du jugement (ou de
l’ordonnance) n° _____ rendu le _________ par le
tribunal de ________ de ________ signifié le ___________
dans la cause l’opposant à ________
C’EST POURQUOI M_____________DEMANDE
QU’IL PLAISE A M. LE PRESIDENT :
Vu les articles 189, 190 du code de procédure civile
et commerciale du Cameroun ; ______________ Donner
acte du dépôt de la présente requête ; Fixer la date
de production des défenses et celle où l’affaire sera
appelée à l’audience; Dire que du tout il sera donné
avis aux parties par M. le Greffier en chef ADVENUE
LAQUELLE AUDIENCE L’EXPOSANT(E) CONCLURA QU’IL
PLAISE À LA COUR :
EN LA FORME
56
Attendu que l’appel a été fait dans les forme et délai
prescrits : AU FOND
Attendu que l’appel est fondé, qu’en effet c’est à tort
que le 1er juge a
___________________________________________________________
___________________________________________________________
Par ces motifs
Et tous autres à ajouter, déduire ou suppléer;
Recevoir l’appel de l’exposant comme intervenu dans
les formes et délais légaux; Infirmer la décision
attaquée, Statuant à nouveau______ condamner
________ aux dépens ______
SOUS TOUTES RESERVES
Et ce sera justice
Fait à __________ le _________
17-
LA REQUETE AUX FINS DES DEFENSES A EXECUTION
A Monsieur le Président
De la Cour d’Appel de________
M________________,
(profession,
adresse),
ayant
élu
domicile
_________________________________________ , soussigné;
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Que, par requête en date du ___________ M
_____________a interjeté appel d’un jugement rendu le
_______________ par le Tribunal de __________________
dans la cause l’opposant _________________;
Que cette décision a ordonné l’exécution provisoire
nonobstant appel hors les cas prévus par la loi
notamment l'Ordonnance n° 97/1 du 04 Avril 1997
telle que modifiée par la loi n° 97/018 du 07
Août 1997 ;
Qu’en effet ___________________________________________
___________________________________________________________
57
C’EST POURQUOI IL SOLLICITE
QU’IL PLAISE A M. LE PRESIDENT
Vu l'Ordonnance n° 97/01 du 04 Avril 1997 modifiant
et complétant certaines dispositions de la loi n°
92/008 du 14 Août 1992 fixant certaines dispositions
relatives à l'exécution des décisions de justice ;
Ordonner les défenses à l’exécution du jugement
susvisé jusqu’à ce qu’il ait été statué sur l’appel ;
_________________________________________________
___________________________________________________________
Fait à_________ le________
18-
LA REQUETE AUX FINS DE DELIVRANCE D’UNE
SECONDE GROSSE
A Monsieur le Président du Tribunal
de Première, de Grande Instance (ou la Cour)
de__________________
Le soussigné M_____________ (profession, domicile,
adresse) A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER M. LE
PRESIDENT :
Qu’en date du _______________________________ une
décision a été rendue par la chambre
___________________________________ de votre juridiction,
dans l’affaire qui l’oppose à _______________________
Qu’après enregistrement à ____________ le
__________________
volume_________________ folio _________ , la grosse de la
dite décision a été remise au requérant en date du
_________________
Que malheureusement, cette grosse a disparu
(expliquer les circonstances de la
disparition)____________________________________________
___________________________________________________________
___________________________________________________________
Qu’une seconde grosse lui est nécessaire,
58
C’EST POURQUOI IL SOLLICITE RESPECTUEUSEMENT
QU’IL VOUS PLAISE, MONSIEUR LE PRESIDENT,
Bien vouloir autoriser le Greffier en Chef de ___________
à délivrer au requérant une seconde grosse.
SOUS TOUTES RESERVES
Fait à ________ le ________
ORDONNANCE N°________
Nous____________ Président de __________________________
Vu la requête qui précède et les pièces à l’appui,
Autorisons le Greffier en Chef de _________(juridiction)
à délivrer une seconde grosse du jugement (ou de
l’arrêt) N°______rendu le ________par la chambre
____________ du tribunal (ou de la cour de)__________
Disons que la partie adverse sera éventuellement
sommée à assister à la délivrance de cette seconde
grosse.
Autorisons l’exécution de la présente ordonnance sur
minute et avant enregistrement.
Fait à notre cabinet
à ____________ le ________
59
CHAPITRE II : QUELQUES ACTES DE PROCEDURE
EN MATIERE PENALE
Section 1 : Les actes introductifs d’instance: Les
plaintes 1- PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE
CIVILE
A Monsieur le Procureur de la République
près les Tribunaux de Première et Grande
Instances de _____________________
Je soussigné ___________________________________________
Ai l’honneur de porter plainte entre vos mains contre
Monsieur _______________ (ou contre inconnu)
pour
les
motifs
suivants
___________________________________________________________
C’est pourquoi, j’ai l’honneur de porter plainte avec
constitution de partie civile entre vos mains en vous
priant de donner à cette plainte la suite légale
qu’elle comporte.
Dans cet espoir, je vous prie de croire, Monsieur le
Procureur, à mon très respectueux sentiment.
REMARQUES.
Il est prudent dans la mesure où on n’est pas certain
de rapporter la preuve irréfutable des faits allégués,
de se borner à porter plainte contre X ____________
(inconnu), pour éviter une éventuelle plainte en
dénonciation calomnieuse de la part de celui qui est
l’objet de la plainte.
Lorsque vous déposez une plainte avec constitution
de partie civile, le Procureur de la République instruit
lui-même l’affaire alors que la plainte simple est
transmise aux officiers de police judiciaire pour
enquête.
La partie qui dépose une plainte avec constitution de
partie civile est souvent invitée à consigner une
certaine somme au greffe du tribunal pour permettre
au procureur de faire face aux frais de l’instruction;
2- PLAINTE
60
A Monsieur le Commissaire (ou le
Commandant) de ____________ (unité)
Je soussigné M. __________ (profession, adresse du
plaignant).
Ai l’honneur de porter plainte entre vos mains contre
_________________________ (filiation, profession et
adresse du suspect) ou contre inconnu pour les faits
suivants :
_________________________________________(énoncer les faits
pour lesquels on se plaint) C’est pourquoi j’ai
l’honneur de porter plainte entre vos mains pour
obtenir réparation du préjudice que j’ai subi et vous
prie de donner à cette plainte la suite légale qu’elle
comporte.
Dans cet espoir je vous prie de croire, Monsieur le
Commissaire (ou commandant), à mon très
respectueux sentiment.
3-
PLAINTE POUR ABANDON DE FAMILLE
A Monsieur le Procureur de la République
près les Tribunaux de Première et de Grande
Instances de ________________________
La soussignée ___________ (nom, prénom, profession,
adresse), épouse divorcée de ________________,
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Que par jugement n° _______ rendu le _________ par le
tribunal _____________, jugement dont ci-joint
expédition, elle s’est vue allouer la somme de
_________ F à titre de pension alimentaire pour les
enfants mineurs laissés à sa charge et pour elle-
même ; Que ce jugement est devenu exécutoire, M. le
Président de la Cour d’Appel ayant par ordonnance
N° ______ rendue le ______ rejeté la requête aux fins de
sursis à exécution présentée par mon ex-époux ; 61
Que malgré plusieurs mises en demeure et
démarches amiables, M. _______ a toujours refusé
depuis plus de 2 mois de payer la pension à laquelle
il a été condamné ; Que pourtant en sa qualité de
salarié, il dispose de revenus constants et fixes ;
C’EST POURQUOI L’EXPOSANTE DEPOSE
PLAINTE ENTRE VOS MAINS
Pour abandon de famille, délit prévu et réprimé par
les articles 74 et 18O du code pénal.
Section 2 : Deux recours quand la décision est
devenue définitive 1- RECOURS EN GRACE
A Monsieur le Président de la
République du Cameroun
YAOUNDE
Monsieur le Président,
Le soussigné ______________________ (filiation,
profession, adresse) A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER
:
Que par jugement N°_____________rendu
le__________________
par le Tribunal (ou la cour) de __________________, il a
été condamné à _______ (peine) pour les faits suivants
: ____________________________
__________________________________________________________
La
situation
de
famille
du
soussigné
est
la
suivante
___________________________________________________________
___________________________________________________________
Son emploi est le suivant
__________________________________
Cette condamnation est la première qui ait jamais été
prononcée contre le soussigné qui la regrette et
s’engage à ne plus jamais recommencer.
C’est pourquoi l’exposant sollicite de votre
bienveillance et de votre clémence, sa grâce.
62
Fait à __________ le ________
2- DEMANDE DE REHABILITATION
Monsieur le Procureur de la
République près les Tribunaux
de Première et Grande Instances
de ______________________
Le soussigné ____________ (nom, prénom, filiation
complète, profession, boîte postale) A L’HONNEUR DE
VOUS EXPOSER : Que par jugement (ou arrêt) n°
________ rendu le _______________
par ______________ il a été condamné à _________ (peine)
pour __________ (infraction cause de la condamnation)
Qu’il a purgé sa peine dans la prison de _________,
s’est acquitté de l’amende, des frais de justice et a
payé des dommages et intérêts que le jugement avait
alloué à la partie civile depuis le _______, ainsi qu’en
font foi les pièces annexées à la présente demande ;
Que depuis sa libération il réside à _________ où il s’est
efforcé d’améliorer sa conduite, et jouit aujourd’hui
de l’estime de tout son entourage ; C’EST POURQUOI
IL SOLLICITE QU’IL VOUS PLAISE
MONSIEUR LE PROCUREUR,
Bien vouloir lui accorder la faveur de la
réhabilitation.
Fait à ___________ le ________
63