UNIVERSITE DE LOME
ECOLE POLYTECHNIQUE DE LOME(EPL)
DEPARTEMENT DU GENIE MECANIQUE(GM)
Cours : Montage Electronique
Chargé du cours : M. AKORO
Cours : Base de l'Electronique
Année universitaire 2023-2024
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Chapitre 0 : Généralités
I. Dipôle électrique - Caractéristique d’un dipôle
Un dipôle est un système comportant deux pôles de branchement dans lequel peut circuler un courant
électrique. Le comportement d'un dipôle est caractérisé par la relation entre la tension U à ses bornes et
l’intensité de courant I qui le traverse : I = f(U). Si cette relation est linéaire le dipôle est dit linéaire sinon
le dipôle est non linéaire.
Exemple :
Une résistance est un dipôle linéaire
Une diode est un dipôle non linéaire
I.1 Générateur
On appelle générateur un dipôle actif capable de convertir en énergie électrique une autre forme
d'énergie. Un dipôle est un générateur lorsqu'il fournit de l'énergie électrique.
Convention de sens pour le générateur : Le courant et la tension sont de même sens à travers
le générateur (les deux sont positifs).
I.1.1 Générateur de tension
a) Générateur de tension idéal (ou parfait) :
Le générateur de tension idéal impose une différence de potentiel (d.d.p) entres ses bornes quel que
soit le courant qui le traverse donc quel que soit la charge (sa résistance interne r est nulle).
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a) Générateur de tension réel :
Il possède une résistance interne r.
I.1.2 Générateur de courant
a) Générateur de courant idéal (ou parfait) :
Le générateur de courant impose la valeur du courant qui le traverse quel que soit la tension (d.d.p)
entre ses bornes donc quelle que soit la charge (sa résistance interne est nulle).
a) Générateur de courant réel :
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Il possède une résistance interne r.
I.2 Récepteur
On appelle récepteur tout dispositif convertissant de l'énergie électrique en une autre forme
d'énergie. Un dipôle est un récepteur lorsqu'il consomme de l'énergie électrique (p>0).
Si le récepteur convertit toute l'énergie électrique qu'il reçoit en chaleur ou en rayonnement
thermique, on dit qu'il s'agit d'un récepteur passif. S'il la convertit autrement (en énergie
lumineuse, par exemple), on dit qu'il s'agit d'un récepteur actif. Une ampoule, un moteur à
courant continu, sont des récepteurs actifs.
Convention de sens pour un récepteur : Le courant et la tension sont de sens opposé.
1. I.3 Dipôle actif utilisé comme récepteur
La tension et le courant sont de sens inverse. E est la force contre électromotrice du récepteur
(f.c.e.m) et r’ sa résistance interne.
I.4 Droite de charge et point de fonctionnement (point de polarisation)
La caractéristique d’un dipôle est une donnée du concepteur du composant, c’est une relation
entre le courant I qui traverse le dipôle et la tension U à ses bornes.
La droite de charge est une deuxième relation entre I et U dans un circuit donné. Cette droite
est fixée par l’utilisateur en fonction des composants du circuit.
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Le point de fonctionnement (Ip, Up) est l’intersection de ces deux droites. Ip et Up sont les
valeurs mesurées ou calculées du dipôle en question.
Exemple : Un générateur de tension alimente une charge résistive R.
II. Théorèmes généraux
Les théorèmes généraux sont déduits des lois de Kirchhoff et permettent de simplifier les
méthodes de résolution des circuits électriques.
II.1 Lois de Kirchhoff
II.1.1 Lois de Kirchhoff des nœuds
La première loi de Kirchhoff est la loi des nœuds : La somme des intensités des courants entrants
dans un nœud est égale à la somme des intensités des courants qui en sortent (pas
d’accumulation de charge).
I1 I4
N
I2
I5
I3
II.1.2 Lois de Kirchhoff des mailles
La deuxième loi de Kirchhoff stipule : La somme algébrique des différences de potentiel (ou
tension) le long d’une maille quelconque est nulle :
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U2
U1
U3
U4
Toutes les tensions Ui sont orientées en fonction du sens de parcours sur la maille.
II.2 Théorèmes fondamentaux
II.2.1 Pont diviseur de tension
Le schéma d’un pont diviseur de tension est donné par la U1
figure ci-contre :
I R1
Il s’agit d’une application directe de la mise en série
E R2 U2
de deux résistances :
1.. II.2.2 Pont diviseur de courant
Le schéma d’un pont diviseur de courant est donné à la figure suivante (résistances en
parallèle) :
Appelons U la différence de potentiel qui se trouve aux bornes des différents éléments en
parallèle, nous obtenons :
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II.2.3. Théorème de superposition
II.2.4 Théorèmes de Thevenin et de Norton.
II.2.1.1 Théorème de Thevenin
Il est possible de remplacer une portion de réseau électrique linéaire, considérée entre deux
bornes A et B, par un générateur de tension, dit « générateur de Thevenin », ayant les
caractéristiques suivantes :
Sa résistance interne RTh est la résistance équivalente entre les bornes A et B lorsque
chaque générateur indépendant est passivé (remplacé par sa résistance interne).
Sa f.é.m ETh est la tension mesurée entre A et B à vide (le dipôle n’est pas connecté à
d’autres éléments externes.
Prenons par exemple le montage de la figure suivante :
La résistance RTh est obtenue en passivant la source de tension E :
La tension ETh est la tension obtenue entre A et B (tension aux bornes de R2) :
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Exemple :
Utiliser le théorème de Thévenin pour déterminer I0
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II.2.1.2 Théorème de Norton
Il est possible de remplacer une portion de réseau électrique, considérée entre deux
bornes A et B, par un générateur de courant, dit « générateur de Norton », ayant les
caractéristiques suivantes :
Sa résistance interne RN est la résistance de Norton.
Son courant IN est égal à l’intensité de court-circuit lorsque l’on relie les points
A et B par un fil.
Prenons par exemple le montage de la figure suivante :
La résistance RN est obtenue en passivant la source de tension E :
Le courant IN est le courant obtenu en court-circuitant la résistance R2 :
Remarque : Le passage du modèle d’un générateur de Thévenin à celui d’un générateur
de Norton conduit à trouver :
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Exemple :
Déterminer les modèles équivalents de Norton du circuit placé à gauche de AB
II.2.2 Théorèmes de Millman
Le théorème de Millman, dit aussi «théorème des nœuds», permet de déterminer le
potentiel d’un nœud où aboutissent des branches composées d’un générateur de
tension réel.
III. Circuits en régime sinusoïdal
Importance du régime sinusoïdal :
La plus grande partie de l’énergie électrique est produite sous forme de
courant alternatif sinusoïdal ;
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Les fonctions sinusoïdales sont simples à manipuler
mathématiquement et électriquement ;
Toute fonction périodique de forme quelconque peut être décomposée en
une somme de signaux sinusoïdaux (série de Fourier).
III.1. Définitions
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