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Ulcère de Jambe

L'ulcère de jambe est une perte de substance cutanée chronique, souvent observée chez les personnes de plus de 50 ans, avec des complications potentielles telles que l'érysipèle et la dégénérescence maligne. Les ulcères peuvent être veineux, artériels ou mixtes, et leur diagnostic repose sur des signes cliniques et des examens paracliniques. Le traitement vise à favoriser la cicatrisation, à prévenir les complications et à traiter les causes sous-jacentes.

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Ulcère de Jambe

L'ulcère de jambe est une perte de substance cutanée chronique, souvent observée chez les personnes de plus de 50 ans, avec des complications potentielles telles que l'érysipèle et la dégénérescence maligne. Les ulcères peuvent être veineux, artériels ou mixtes, et leur diagnostic repose sur des signes cliniques et des examens paracliniques. Le traitement vise à favoriser la cicatrisation, à prévenir les complications et à traiter les causes sous-jacentes.

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Ulcère de jambe

I-INTRODUCTION :

Définition :

Perte de substance cutanée dermo épidermique d’évolution chronique


supérieur à 1 mois sans tendance à la cicatrisation, atteignant la jambe

Intérêt :

Epidémiologie : assez fréquente chez les sujets supérieurs de 50 ans

Urgence et gravité devant certaines complications : érysipèle, tétanos,


dégénérescence maligne

Physiopathologie :

Ulcère veineux : hyperpression veineuse par

Incontinence saphénienne et des perforantes dans IVC idiopathique (=Mie


variqueuse)
Incontinence des troncs profonds ds Mie Post Phlebitique
L’ hyperpression entraine trouble de la µcirculation avec passage de liquide
dans le secteur interstitiel et nécrose par compression des réseaux capillaires

Ulcère artériel : ischémie

Angiodermite nécrosante : vasospasme prolongé sur artériole


athérosclérotique

II-SIGNES :

TDD : ulcère veineux non complique (70% ulcère)

Interrogatoire :

 CDD : plaie au niveau de la jambe


 FDR : varices, antécédent phlébite personnel ou familiale, obésité,
orthostatisme professionnel, insuffisance veineuse chronique
 Rechercher une notion de traumatisme de la jambe ou une infection
déclenchant
 SF : jambes lourdes le soir, œdèmes vespéral des pieds et des chevilles,
douleur modère majore par orthostatisme, œdèmes prurigineuse de
stase, crampe,

Signes physique :

 Prise des paramètres


 Caractères de l’ulcère : souvent unique, volumineux, à bords propres,
irrégulier, saillant plus ou moins induré à fond rouge ou recouvert d’un
exsudat jaunâtre (fond fibrineux)

Siege sus-malléolaire interne ou externe, retro


malléolaire en cas d’ulcère post phlebitique

Evolution lente, souvent post traumatique

 Signes associés :
 OMI
 Varices dans le territoire saphène correspondant au siège de
l’ulcère
 Troubles trophique de la peau péri ulcéreuse plus marqués dans la
maladie post-phlébitique :
 Capillarite ectasiante avec télangiectasies chevelues et
varicosités.
 Dermite purpurique et pigmentée ou dermite ocre.
 Atrophie blanche, secondaire.
 Nodules pseudo-kaposiens d'insuffisance veineuse.
 Hypodermite chronique sclérodermiforme donnant une
rétraction cutanée du tiers inferieur de la jambe
 Pouls symétrique et présents avec IPS normal
 Examen physique complets

Paracliniques :

1ER intention :
 Doppler pulsé : mesure IPS
 Echodoppler veineux et artérielle membre inferieur
 Phlébographie et artériographie
 Prélèvement bactériologique
En fonction terrain :
 Examen biologique : bilans HTA, diabète
 Echodoppler cardiaque …

EVOLUTION :

 Favorable sous traitement bien conduit


 Complication locale :
 Eczématisation : soit un eczéma de contact soit un eczéma irritatif
 Infection du tégument péri-ulcéreux :dermo_epidermite, lymphangite,
érysipèle, cellulite nécrosante, osteoarthrite,
 Phlébite superficielles ou profondes
 Hémorragies au niveau de l’ulcère
 Raideur ou blocage de l’articulation tibio-tarsienne
 Dégénérescence carcinomateuse (exceptionnelle)
 Complication générales : tétanos, septicémie, impotence fonctionnelle,
 Récidive et chronicité

FORMES CLINIQUE :

1) Ulcères veineux compliqué :

Surinfections :

Érysipèle : grosse jambe rouge aigue fébrile unilatérale douloureuse

Tétanos

Lymphangite

Cellulite nécrosante

Osteoarthrite

2) Ulcère artériel :

 Facteur de risque athéromateux : tabagisme, HTA, diabète,


dyslipidémie, artériopathie aux vaisseaux cervicaux ou coronaires)
 Antécédent d’artériopathie oblitèrent des membres inferieur
(claudication intermittente), post traumatique le plus souvent sur une
peau anoxique ; angor, AIT
 Caractères de l’ulcère :
 Unique ou multiples, creusant (extension en profondeur), petit,
circulaire, d’évolution rapide, douloureux
 Suspendu (antero-externe), malléolaire ou sous malléolaire
 Bord réguliers à l’emporte-pièce douloureux
 Fond atone, nécrotique, infecté
 Signes associés :
 Claudication calmé par la jambe pendante
 périphérie froide, pale, dépilé, sèche,
 Abolition pouls distaux,
 Indice de perfusion cheville effondre inférieur à 0,5
 Examen général complet

3) Ulcère mixtes

4) Angiodermite nécrotique :

 Terrain : femme plus de 60 ans, hypertendue (90%) et diabétique (30%)


 Aspect évocateur de l’ulcère : début brutal, localisé à la face antéro-
externe de jambe, parfois bilatéral, plaque érythémateuse purpurique
évoluant vers une nécrose noirâtre, superficielle, arrondie ou
polycyclique, entourée d’une bordure cyanotique et purpurique.
 Douleur intense permanente

• Bilan artériel : pouls périphériques perçus, absence d’artériopathie des


gros troncs avec pression systolique distale supérieure à 0,9.

• Physiopathologie : artériosclérose (atteintes des artérioles et Artères


musculaires de petit calibre).

• Évolution : souvent bonne après une durée imprévisible, récidives


fréquentes.

 Signes associée : pouls présents, IPS normales


 Exploration vasculaire peuvent être normales

III-DIAGNOSTIC :

POSITIF :
Clinique : Perte de substance cutanée dermo épidermique d’évolution
chronique supérieur à 1 mois sans tendance à la cicatrisation, atteignant la
jambe

DIFFERENTIEL :

Mal perforant plantaire

Erosions superficielles : dermatose bulleuse autoimmune

GRAVITE :

Terrain : âgée, tares (diabétique)

Infection : dermo-épidermite, lymphangite, érysipèle, cellulite nécrosante,


osteoarthrite, septicémie

Dégénérescence carcinomateuse

Hémorragie

ETIOLOGIE :

Vasculaire :
 Ulcères veineux
 Ulcères artériels
 Ulcères mixtes
 Ulcères par angiodermite nécrosante
Autres cause rare :

Vascularites : périartérite noueuse (PAN), Lupus, Sclérodermie, syndrome

Des antiphospholipides SAPL)

Infections : Pasteurella multocida, mycobactérie, mycoses profondes,


parasitoses, syphilis

Traumatismes-médicaments : adhésifs, pathomimie, hydroxyurée,


radiodermite, halogénides

Tumeurs : carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire, mélanome


Hémopathies : cryoglobulinémie, thrombocythémie, polycythémie,
Drépanocytose,

Affections dermatologiques : Pyoderma gangrenosum, nécrobiose lipoïdique

IV-TRAITEMENT :

1) buts :

Favoriser la cicatrisation

Eviter et ou traiter les complications

Eviter les récidives

2) moyens :

Préventif :

Eviter la station debout prolongée

Contention, jambe surélevée, marche régulier

Arrêt tabac

HBPM (lovenox 40)

Curatif :

Mesure généraux :
o Traitement ambulatoire au maximum
o Hospitalisation en service spécialisé si complication avec mise en
condition et mesure de réanimation si besoin
Mesures médicamenteux :
o Locale :
 Jamais d’antibiotique, d’iode, tulle gras locale
 Antiseptique, détersion chimique par enzyme protéolytique
(ELASE 20g) une application par jour sur la zone à déterré,
détersion manuelle
 Pansement gras avec VASELITULE
 HYDROCOLLOIDE : comfeel, Duderm, Algoplaque
 Hydrocellulaire
 Charbon : Actisorb ou Alginates
 Corticotulle, nitrate d’argent
o General :
 Antalgique selon l’intensité de la douleur et palier OMS
 SAT, VAT à mettre à jour
 Antibiotique : amoxicilline ou érythromycine
 Equilibre HTA, diabète, dyslipidémie
 Vasodilatateur artérielle : Naftidrofuryl (PRAXILENE) 3cp à
200mg /j, Pnentoxifylline (TORENTAL) 3cp à 400mg/j
Chirurgicaux :
o Décapage-greffe en pastille, en résille
o Détersion mécanique
o Traitement de la varicosité par sclérose ou stripping
o Revascularisation : ballonnet intravasculaire ou pontage artériel

3) indications :

Dans tous les cas :


o VAT SAT, antalgique
o Contrôle des facteurs de risque (traitement préventif)
o Traitement local :
 Pansement tous les jours et après bourgeonnement 2 fois
par semaines
 Désinfection locale avec soins aseptique
 Détersion mécanique à la curette ou bistouri ou chimique
avec ou sans anesthésie locale Xylocaïne gel 1 /2 heure
avant si soins très douloureuse
 Maitrise du bourgeonnement : pansement gras,
hydrocolloide, hydrocellulaire
 Si surinfection : charbon ou alginates
 Si trop bourgeonnant : corticoïde locale ou nitrate d’Argent
 Stimulation de l’épithélialisation : le pansement ci-dessus
suffisent si peu étendu, si non autogreffe cutané en pastille
ou en résille
Traitement étiologique :
o Si d’origine veineuse : traitement de la varicosité
o Si d’origine artériel : revascularisation ou vasoditateur artériel
o Si angiodermite nécrosante : équilibration HTA, diabète,
anticoagulant et ou antiagrégant
o Si surinfection : érysipèle, lymphangite, cellulite : antalgique,
antibiotique
o Tétanos : hospitalisation en reanimation, antibiotique,
sérothérapie

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