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Elle

Le narrateur partage son expérience d'amour intense pour une personne qu'il a d'abord à peine remarquée, mais qui a rapidement captivé son cœur. Il explore la profondeur de leur connexion, la nostalgie de son absence et l'espoir de la retrouver, tout en réfléchissant à la nature éphémère des moments partagés. Malgré la douleur de la séparation, il s'accroche à l'espoir de revivre ces instants précieux et de trouver une autre âme compatible.

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Elle

Le narrateur partage son expérience d'amour intense pour une personne qu'il a d'abord à peine remarquée, mais qui a rapidement captivé son cœur. Il explore la profondeur de leur connexion, la nostalgie de son absence et l'espoir de la retrouver, tout en réfléchissant à la nature éphémère des moments partagés. Malgré la douleur de la séparation, il s'accroche à l'espoir de revivre ces instants précieux et de trouver une autre âme compatible.

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Elle...

Je m'avais toujours mis à l'esprit que ce n'est seulement quand on a eu le coup de


foudre pour une personne, c'est-à-dire quand on l'a du premier coup d'œil convoitée
qu'on aime vraiment cette personne, ou qu'on espère vraiment l'aimer. Mais "elle" est
venue et a rayée cette pensée de mon cerveau et j'ai appris à la même occasion que
notre degré d'amour pour quelqu'un ne dépend pas de la façon dont on s'est rencontré,
de si on a instantanément désirer cette personne, mais cela dépend de la connexion
qui a entre nous, de la compatibilité de nos âmes, une chose à laquelle peu de
personnes croient. Quant à Moi, j'y avais toujours cru, mais honnêtement, j'ignorais
complètement ce que cela impliquait, les sentiments que cela engendrait. J'y ai été
confronté, voici donc un "fragment" de ce que j’ai pu ressentir.
Elle! Elle était là devant mes yeux, débordante de charme et pourtant je ne l'avais
même pas remarqué. Les quelques fois que mes yeux ont effleurés les siens ne fut que
très bref et il a fallu que je m'assieds à peine à côté d'elle pour que les simples regards
se transforment en admiration qui engendra à son tour de l'attirance et du désir. Et
dans un claquement de doigts elle est passée d'une simple personne que je ne voyais
que vaguement quand elle était là, à une que je voyais toujours même quand elle n'était
pas là. Je la vois même en ce moment alors qu'elle n'est plus là. «Ça m'a pris un temps
pour me rendre compte de son départ, mais l'éternité ne suffira pour que j'arrive enfin
à l'accepter...» J'étais amplement possédé par l'envie d'être avec elle, à tel point que ça
constituait pour moi une sorte d'épreuve que je devais surpasser. Je voulais à tout prix
savoir ce que j'allais ressentir en étant conscient qu'elle était dans ma vie. J'étais, pour
ainsi dire, à l'attente d'un sentiment particulier, d'un sentiment inhabituel. Quand ce
jour-là fut arrivé, ce que j'ai ressenti sur le moment allait même au-delà de mes
attentes. C'était tellement fascinant : la sensation que j'ai eu, l'effet que ça m'a fait... Je
m'en souviens comme si c'était hier. La suite fut extrêmement enviable. Du moins au
départ : J'arrivais à tout lui dire, c'était si facile de lui parler. Avec elle tout était si
simple. Entre nous il n'y avait jamais de dispute, ni de différend, ni de fâcherie inutile.
Sa présence faisait disparaître tous mes soucis et son absence engendrait en moi une
sorte de nostalgie. Mes sentiments de manque à son égard ne me paraissaient pas
quand j'étais loin d'elle, mais plutôt lorsqu'on se retrouve enfin et que je réalise tout ce
que j'ai manqué durant son absence. Je la voyais 5 jours sur 7 mais, ce que j'éprouvais à
chaque fois qu'on se revoit était à l'opposé de la réalité. C'était comme si nos distances
duraient plusieurs jours : J'étais toujours excité, enthousiasmé de la revoir , je
ressentais une Joie intense, la joie de la retrouver après une longue séparation ( alors
que ce n'était jamais des longues séparation ) ; je pouvais ressentir _ à chaque fois _
mon amour pour elle s'amplifier ; je me sentais enfin "complet" avec une sensation
d'harmonie ; je me sentais apaiser, soulager, je sentais un poids s'en aller, en réalisant
que l'attente et l'absence sont enfin terminées ; par dessus-tout, j'exprimais une sorte
de gratitude, de reconnaissance envers la vie ou les circonstances qui me permettaient
de la retrouver etc. Ça se répétait en boucle. Au départ, j'étais conscient du fait que
cette succession de sentiments ne résultait que de mon amour pour elle, mais arriver
un moment, j'étais moi-même convaincu qu'à chaque fois on avait vraiment passé des
jours voire des semaines sans se voir. Même maintenant une partie de moi en est
encore convaincue. C'est assez dingue, non! Inconsciemment j'arrivais à voir _ malgré
elle _ ses plus grandes peurs, ses manquements, la raison de ses pleurs, l'effroi de sa
tristesse, je me suis même vu en elle, ou du moins une partie de moi que je n'ai jamais
vu en personne d'autre et que je ne verrai sans doute plus jamais. Oui je sais je
trouverai une autre, j'écrirai peut-être un autre texte, mais trouver une avec qui je
partage une telle connexion bah... Je ne suis pas si naïf. Et vous savez ce qu'on dit : «il y
a des choses, on ne les retrouve qu'une seule fois dans nos vies». Vrai ou faux, j'espère
ne jamais avoir à le connaître.
Je n'arrête de me repasser en boucle tous nos moments passés ensemble. Je savais dès
le départ que tous ces bons moments finiront par disparaître un jour, je me suis donc
abstenu de penser à l'avenir, de me faire des idées qui m'auraientt été satisfaisantes
que sur le moment. Je me suis concentré sur le présent, j'ai apprécié chaque seconde
passer près d'elle et comme je l'avais prédit, ces bon moments ce sont évanoui,
soudainement. J'avoue que dans mes pensées ça laisse encore à désirer. Seulement, j'ai
beau profité de sa présence pour ne pas avoir à la regretter si d'une manière ou d'une
autre elle venait à partir, le moment venu, je n'ai rien pu faire pour éviter cela, pour
m'empêcher d'être submergé par le chagrin, par le regret. Pas de ce qu'on a vécu dans
le passé, non, mais du fait qu'on ne pourra pas les revivre à l'avenir. j'arrive même à
avoir des larmes aux yeux rien qu'en envisageant le fait qu'elle n'était pas née, ou du
moins que je ne l'avais pas rencontrée. Alors que si on était en présence de l'un ou
l'autre, je n'aurais jamais pu savoir _ par exemple _ qu'elle n'était pas née et que
j'aurais tombé amoureux d'elle si c'était le cas. Je crois que le mieux serait de ne pas y
penser bref. En ce moment, le seul sentiment qui parvient à émaner en moi et qui
m'empêche, à la même occasion, de me perdre dans mes pensées, c'est de l'espoir :
J'espère que je n'aurai pas à passé le reste de ma vie à me demander si je trouverai
encore une autre âme compatible à la mienne. C'est-à-dire j'espère qu'elle me
revienne... Mais dans le cas contraire, j'espère qu'il se passera beaucoup de temps
avant que ne commence à s'estomper tous mes souvenirs d'elle. J'ai certes déjà connu
l'amour dans le passé, mais je n'avais jamais encore trouvé quelqu'un qui _ malgré ma
conception de l'amour _ arrive à m'obséder à ce point. Il y a des gens qui entrent dans
votre vie et la marque à tout jamais. Leur entrée constitue pour nous une bénédiction.
Mais leur départ et aussi la souffrance, l'affliction qui en résulte constituent eux une
sorte de malédiction.
Vous savez, j'ai toujours cité sur les relations amoureuses sur le fait qu'on ne peut en
aucun cas faire confiance aux femmes ( ni aux hommes d'ailleurs ) et que même si, je
pense, qu'il y a des exceptions, les trouver c'est une chose et arriver à le savoir s'en est
une autre... Et bien, j'avais sans aucun doute trouvé l'une de ces soi-disant exceptions
et pourtant _ malgré moi, c'est-à-dire, malgré tous les efforts que j'ai fait _ je suis sur
le point de la perdre. Ce qui m'amène à la question suivante : il y a t-il vraiment des
exceptions? Après réflexion, je crois que cette pensée ne constitue en fait qu'un
prétexte pour empêcher que meurt en nous cette conviction, qu'en dépit de tout, on
trouvera tôt ou tard une personne avec laquelle on passera le reste de nos jours.
Beaucoup d'entre vous vont sans doute me dire que je me trompe, j'aimerais bien en
débattre mais, compte tenu du fait que mon amour pour elle s'amplifie encore malgré
son absence et vu la réaction de mon cœur qui, se frêle à l'idée de la perdre
définitivement, je crois que j'espère me tromper aussi. Enfin, comme je l'ai dit tout à
l'heure, c'est le seul sentiment qui importe vraiment, qui nous permet de ne pas
sombrer. L'espoir nous incite à vivre dans nos pensées les moments les plus enviés par
nos fantasmes. En y pensant trop on arrive à se sentir, durant un poignet de seconde,
épanoui, apaisé. Même si à l'avenir ces moments tant désirés n'arrivent jamais, on les
aura au moins vécu d'une certaine manière. En ce qui me concerne, ça m'a toujours
apporté une certaine once de satisfaction. Cela me permet aussi, ces derniers temps,
de la garder dans mon cœur en attendant de pouvoir la tenir dans mes bras. Si cela
arrive bien évidemment. Bah... encore une fois, «je l'espère».
LD. King

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