Cours Immunite PDF
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CHAPITRE 10 :
IMMUNITÉ
Coronavirus
SAID JAMELEDDINE
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ÉTUDE DU SOI ET DU NON SOI
S' INTERROGER
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Analyse des résultats Déduction
- quand on mélange une goutte du sang d’un sujet S1 avec
celle d’un sujet S2 il n’y a pas d’agglutination du sang Les deux sangs de S1 et S2 sont compatibles.
1 - l’observation microscopique montre que les hématies
(globules rouges) sont isolées.
- quand on mélange une goutte du sang d’un sujet S1 avec
2 celle d’un sujet S3 il y a agglutination du sang Les deux sangs de S1 et S3 sont incompatibles.
- l’observation microscopique montre que les hématies
sont accolées par leurs membranes.
- en présence du plasma de S 1 les globules rouges de S3 L’agglutination est due à une réaction entre des
3 s’agglutinent. éléments situés à la surface des globules rouges
du donneur appelés agglutinogènes et des
- en présence des globules rouges de S1 et de S3 il n’y a éléments du plasma du receveur appelés
pas d’agglutination. agglutinines
Il existe 4 groupes sanguins qu'on désigné par A, B, AB et O. Les quatre groupes sanguins se caractérisent comme
suit :
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♦ Caractéristiques des quatre groupes sanguins
II- Identification des marqueurs moléculaires du soi au niveau des groupes tissulaires
1) Mise en évidence de l'existence des groupes tissulaires :
Le tableau ci-dessous montre les modifications que subit le greffon dans les jours suivant la réalisation de la greffe.
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Analyse des résultats hypothèse concernant l’origine de l’histocompatibilité
Dans le cas de l’autogreffe et l’isogreffe où le
donneur et le receveur sont génétiquement
identiques, il y a acceptation du greffe → le
receveur considère le greffon du donneur comme un
soi qu’il accepte → le donneur et le receveur sont l’histocompatibilité est déterminée génétiquement par
histocompatibles la synthèse des marqueurs membranaires.
Dans le cas de l’allogreffe et le xénogreffe où le
donneur et le receveur ne sont pas génétiquement
identiques, il y a rejet du greffe → le receveur
considère le greffon du donneur comme un non soi
qu’il le rejette → le donneur et le receveur sont
histoincompatibles
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ÉTUDE DES PROPRIÉTÉS ET DES TYPES DE
L’IMMUNITÉ SPÉCIFIQUE
Analyse Déduction
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la mort de la souris A prouve qu’elle ne résiste pas contre
1 la toxine tétanique (TT), donc elle n’est pas immunisée
contre cette toxine L’immunité contre les toxines
la survie de la souris B prouve qu’elle résiste contre la est acquise
2 toxine tétanique, donc elle est immunisée contre cette
toxine grâce à l’anatoxine tétanique.
la mort de la souris C prouve que l’anatoxine tétanique L’immunité contre les toxines
3 n’assure pas l’immunisation contre la toxine diphtérique est spécifique
Analyse Déduction
la survie du cobaye D prouve que le sérum prélevé - L’immunité contre les toxines
Cobaye D du cobaye B assure l’immunisation du cobaye D est transférable par le sérum
contre la toxine diphtérique (TD) - le sérum contient des anticorps
la mort du cobaye E prouve que les lymphocytes anti-TD (immunoglobuline) qui
prélevés du cobaye B n’assurent pas neutralise la TD : il s’agit d’une
Cobaye E l’immunisation du cobaye E contre la toxine
diphtérique (TD)
Réponse Immunitaire à
Médiation Humorale (RIMH)
3) Structure de l’anticorps
L’anticorps neutralise l’antigène qui a provoqué leur formation → la formation du complexe immun (Ag –
Ac)
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4) Troisième série d’expériences
Antigène = TT
Analyse Déduction
la mort du cobaye D prouve que le sérum
Cobaye D prélevé du cobaye B n’assure pas L’immunité contre bacille de
l’immunisation du cobaye D contre bacille de Koch est transférable par les
Koch (BK) lymphocytes : c’est une
la survie du cobaye E prouve que les Réponse Immunitaire à
Cobaye E lymphocytes prélevés du cobaye B assurent Médiation Cellulaire (RIMC)
l’immunisation du cobaye E contre bacille de
Koch (BK)
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6) Conclusion générale
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ÉTUDE DES ACTEURS DE L’IMMUNITÉ
SPÉCIFIQUE
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II- L’étude des récepteurs membranaires des lymphocytes
Récepteur membranaire des Récepteur membranaire des
lymphocytes B (IgS) lymphocytes T (TCR)
Ig S
LB
CP Ag
Localisation
cellulaire
Structure
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IV- Lieu de formation et de maturation des lymphocytes
Afin de déterminer le lieu de formation et de maturation des LB et des LT on réalise les expériences
indiquées dans le tableau suivant.
Lot des souris Traitement effectué Conséquences du traitement
-destruction des cellules souches de la moelle
Irradiation des souris aux rayons X osseuse rouge
A -pas de production des LB et des LT
-disparition de RIMH et RIMC
Irradiation des souris aux rayons X -il y a production des LB et des LT
B puis greffe de la moelle osseuse -restitution de RIMH et RIMC
Ablation du thymus (thymectomie)
C puis irradiation des souris aux Il y a production des LB seulement
rayons X puis greffe de la moelle
osseuse
Maturation des LB
(dans la moelle S
osseuse)
Maturation des LT
(dans le thymus)
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V- Conclusion générale
♦ Il existe dans l'organisme un très grand nombre de clones différents de LB et de LT. Chaque clone de
lymphocyte (B et T) acquiert un type unique de récepteur permettant la reconnaissance d'un épitope
donné et devient spécifique d'un déterminant antigénique bien déterminé.
♦ Après la maturation les LB et les LT migrent pour se stocker dans les organes lymphoïdes secondaires
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MÉCANISME DE L’IMMUNITÉ SPÉCIFIQUE
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LB
LT8
La phase d’induction se déroule au niveau des organes lymphoïdes secondaires débute par la
reconnaissance de l'antigène par les lymphocytes; elle aboutit à la sélection des clones lymphocytaires
possédant les récepteurs spécifiques aux déterminants antigéniques; elle se caractérise par la
coopération cellulaire entre les acteurs de l'immunité qui comprend plusieurs temps :
- Ingestion et digestion de l’antigène par les macrophages.
- Présentation des déterminants antigéniques à la surface des macrophages associés à HLAI et HLAII
- Les LB sont capables de reconnaître et de fixer l'antigène libre. Cette reconnaissance est assurée
par l'anticorps de surface appelé immunoglobuline (Ig S)
Grâce à leur récepteur TCR, les LT sont donc capables d'identifier l’antigène associé à HLA présenté
par la CPAg (généralement les macrophages) → la double reconnaissance.
► le TCR des LT4 est complémentaire au complexe «HLAII - épitope».
► le TCR des LT8 est complémentaire au complexe «HLAI - épitope».
NB : Les LB peuvent également assurer le rôle de CPAg puisqu'ils peuvent endocyter le complexe
récepteur-antigène, le dégrader en petits fragments et présenter l'élément du non soi associé au HLAII
aux LT4.
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Les conséquences de la reconnaissance de l’antigène par les lymphocytes sélectionnés
(modes de coopération cellulaire) :
Mode de coopération Conséquences
Etape A Etape B
♦L’étude microscopique des lymphocytes T8 et des lymphocytes cytotoxiques (LTC) donne le document
suivant.
TCR TCR
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Analyse des résultats Déduction
-nombre des LTC est nul
Etape A -augmentation du nombre des LT4 et LT8 - étape A : multiplication
-la baisse du nombre des LT8 est accompagnée - étape B : différenciation
de l’augmentation des LTC - L'amplification comporte deux stades
Etape B -baisse du nombre des LT4 et des LT8 mais ne essentiels: la multiplication des
s’annule pas→ lymphocytes mémoires lymphocytes T4 et T8 sélectionnés et
leur différenciation qui finit par
LT8 et LTC ayant le même TCR sauf que LTC
Relation entre produire les effecteurs de la réponse
renferme des vésicules de perforine et des
LT8 et LTC immunitaire cellulaire (LT C) et des
enzymes protéolytiques → LTC provient des LT8
lymphocytes mémoires
♦ L'activation des lymphocytes T4 par l’interleukine 1 (IL1) se traduit par la sécrétion d’interleukine 2 (IL2), et
par l'expression de récepteurs membranaires à IL2 à la surface de des LT4 et LT8 sélectionnés.
♦ IL2 assure la multiplication des LT4 par mitoses successives et conduit à un clone de LT4 ayant les mêmes
caractéristiques génétiques ; ce dernier et sous l’effet d’IL2 se différencie en LT auxiliaire (Ta) appelés aussi
LT helper (LTh) qui vont ensuite coopérer avec les LT8 par la sécrétion plus ample d’IL2 , et en LT4
mémoire de longue durée nécessaire pour une réponse secondaire plus rapide et plus efficace
♦Sous l'effet d’IL2 sécrétée par LTa (LTh), les LT8 subissent la multiplication clonale ; une partie des LT8
multipliés se différencie en LT 8 mémoire, l’autre partie se différencie en cellules effectrices caractérisées
par leur pouvoir cytotoxique et qu’on appelle lymphocytes cytotoxiques (LT c)
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B- Cas de RIMH :
❶ Analyse de l’évolution du nombre de lymphocytes
Dans les jours qui suivent une atteinte infectieuse, on réalise des prélèvements réguliers dans la rate de
l'animal malade et on procède à :
-la numération des lymphocytes B : courbe B (voir document ci-dessous).
-la numération des lymphocytes T4 : courbe T4 (voir document ci-dessous).
-l’évolution du nombre de plasmocytes : courbe P (voir document ci-dessous).
-le dosage des anticorps circulants : courbe Ac (voir document ci-dessous).
♦Sous l'effet d’IL2 sécrétée par LTa (LTh), les LB subissent la multiplication clonale ; une partie des LB
multipliés se différencie en LB mémoire de longue durée nécessaire pour une réponse secondaire plus
rapide et plus efficace, l’autre partie se différencie en cellules effectrices qu’on appelle plasmocytes
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❷ Les caractéristiques structurales du plasmocyte en relation avec sa fonction
L'observation microscopique avec le microscope électronique des lymphocytes B et des plasmocytes
prélevés des ganglions lymphatiques permet de révéler les microphotographies suivantes.
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Schéma d’interprétation annoté d’un plasmocyte
Analyse comparée des microphotographies Caractéristiques structurales du plasmocyte
Lors de la différenciation des LB en plasmocyte ; on - Présence d’un noyau qui renferme l’ADN
note en comparaison à LB: codant la synthèse des anticorps.
-une augmentation de la taille de la cellule - Richesse en REG et appareil de Golgi,
-augmentation du volume relatif du cytoplasme par machinerie de synthèse et de stockage des
rapport au noyau anticorps.
-acquisition d’un volumineux réticulum - Présence des vésicules en exocytose
endoplasmique granuleux (REG) et richesse en prouvant la sécrétion des anticorps.
appareil de Golgi et des mitochondries
Neutralisation de l’antigène et Fixation du complexe immun par la - Fixation du complément sur le complexe
formation du complexe immun partie constante de l’anticorps sur la immun
membrane du macrophage ce qui - Activation du complément (ensemble des
entraine la phagocytose par
protéines plasmatiques de nature
opsonisation
enzymatique) par le complexe immun.
- Libération des protéines du complément
qui s’intègrent à la membrane de
l’antigène particulaire et y forment des
pores → lyse de l’antigène particulaire
→ formation d’une plage de lyse
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❶ Exploitation des résultats
-Étape 1 : contact (reconnaissance) entre LTC et la cellule infectée
-Étape 2 : destruction (lyse) la cellule infectée par LTC suite à la libération de perforine et les protéines
protéolytiques
❷Mécanisme de la lyse cellulaire (cytolyse) = cytotoxicité
Commentaire Schéma
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III- Régulation de la réponse immunitaire spécifique (RIMH et RIMC)
1- Régulation positive :
Elle est assurée par les interleukines (molécules d’activation) sécrétées par les macrophages et les
lymphocytes T4. Ces molécules constituent des messagers qui assurent l’amplification de la réponse
immunitaire spécifique (prolifération et différenciation de lymphocytes)
2- Régulation négative :
Elle est assurée par les facteurs immunosuppresseurs sécrétées par les lymphocytes T suppresseur. Ces
molécules constituent des messagers qui assurent l’arrêt de la réponse immunitaire spécifique lorsque
l’antigène est éliminé
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DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTÈME
IMMUNITAIRE
I- Etude de l’allergie
1) Définition de l’allergie:
■ l’allergie est un phénomène très courant au cours duquel l’organisme réagit d’une manière exagérée
contre des antigènes pour la plupart inoffensifs: il s’agit des allergènes
■ l’allergie est une réaction d’hypersensibilité qui se manifeste par des frissons et une hypotension
pouvant provoquer la mort.
2) Les caractéristiques de l’allergie:
■ Les allergies sont des réactions immunitaires contre la protection (anaphylaxie)
■ Les allergies se caractérisent par le même principe: L’individu sensibilisé lors d’un premier contact avec
l’allergène, réagit lors d’un deuxième contact d’une façon anormale et brusque.
3) Le mécanisme de l’allergie:
►Lors du 1er contact avec l’allergène: Sensibilisation des mastocytes
Des LB impliqués dans la réaction allergique, se
transforment en plasmocytes qui sécrètent des
IgE. Dès leur apparition les IgE sont captés par les
mastocytes qui possèdent des récepteurs
membranaires spécifiques
Mastocyte
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►Lors du 2ème du contact avec l’allergène : Activation des mastocytes
Il se produit une liaison entre l’allergène et deux IgE
portés par un mastocyte. Cette fixation entraine
l’activation du mastocyte, dégranulation et libération de
l’histamine qui induit la réaction allergique (vasodilatation
- sécrétion du mucus………..)
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Exploitation des résultats Déduction
- augmentation de la quantité de VIH suivie
le système immunitaire est
d’une diminution progressive, mais ne
efficace vis-à-vis le VIH par la
s’annule pas
sécrétion des anticorps anti-
- augmentation du nombre de LT4 suivie
VIH, mais cette efficacité
Phase aigue et d’une diminution progressive, mais ne
n’arrive pas à éliminer le VIH
asymptomatique s’annule pas.
totalement de l’organisme;
-augmentation progressive du taux des d’où le sujet est porteur du
anticorps anti-VIH qui devient maximal VIH: c’est un sujet séropositif
- augmentation considérable de la quantité
de VIH
LT4 sont progressivement
- le nombre de LT4 diminue
détruits et ne peuvent pas
Phase progressivement puis s’annule
stimuler les RIMH et les RIMC
symptomatique - diminution progressive du taux des
(absence de sécrétion de IL2):
anticorps anti-VIH qui s’annule
le sujet est atteint du SIDA,
Etape Description
1 Fixation de VIH sur les récepteurs CD4 de LT4
2 Libération de l’ARN viral et la transcriptase inverse dans le cytoplasme de LT4
3 Transcription de l’ARN viral en ADN viral (provirus) grâce à la transcriptase inverse
4 Intégration de l’ADN viral (provirus) avec l’ADN de LT4
5 Expression de l’ADN viral et synthèse des protéines virales
6 Assemblage des structures virales et libération des VIH par bourgeonnement
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