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Cours Optique FSTH

Ce document présente un cours d'optique géométrique, abordant les notions de base, les systèmes optiques, et l'histoire de l'optique. Il explique la nature de la lumière, ses sources, et les principes fondamentaux de l'optique géométrique, notamment la propagation rectiligne et le principe de Fermat. Enfin, il décrit les différents types de lumière et l'indice de réfraction des milieux.

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Cours Optique FSTH

Ce document présente un cours d'optique géométrique, abordant les notions de base, les systèmes optiques, et l'histoire de l'optique. Il explique la nature de la lumière, ses sources, et les principes fondamentaux de l'optique géométrique, notamment la propagation rectiligne et le principe de Fermat. Enfin, il décrit les différents types de lumière et l'indice de réfraction des milieux.

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Université Abdelmalek Essaadi

Faculté des sciences et techniques

Al Hoceima

Cours d’optique Géométrique

Module M02

Ibrahim El Aouadi

Mathématique-Informatique-Physique
(Semestre1)

1
Table de matières :

➢ Introduction et Généralité
➢ Notions de base de l’optique géométrique
➢ Systèmes optiques
➢ Miroirs sphériques
➢ Exemple d’un système optique : Lentille

2
Introduction & Généralités
1 – Généralités sur la lumière
L’optique est une science dont les fondements ont été établis avant le XX siècle, depuis le
début du siècle, la révolution de la mécanique quantique, et par conséquent de la nature quantique
de la lumière a profondément modifié notre façon d’apprécier les phénomènes. Néanmoins, les
principes déjà établis n’ont pas été pour autant obsolètes, cette nouvelle vision a simplement permis
de préciser les concepts et indiquer les limites de validités, l’optique, branche actuelle de
l’électromagnétisme, c’est développée difficilement, les applications (lentilles correctrices,….) ont
été en avance sur la compréhension de la nature de la lumière.

1.1 - Une brève histoire de l’optique


Depuis l’antiquité, la lumière a toujours fasciné l’esprit humain par ses aspects multiples et
son caractère mystérieux. Elle est apparue dans l’histoire 4 000 ans avant Jésus-Christ avec les
Sumériens qui utilisaient la lumière et les astres pour prédire le quotidien et pour concentrer la
lumière afin de créer du feu. Vers 2 500 avant J.C. les miroirs de métal polis étaient déjà connus et
l’usage du verre commença à se répandre. Les peuples khmers, chinois et mayas se livraient même
à des calculs et inventaient des instruments d’observation astronomiques des "lumières célestes".
Les grandes dates
- Ibn al-Haytham (Alhazen) 965-1039: physicien arabe, comprend le premier que l’œil
n’émet pas de rayon venant « scruter» les objets mais que ceux-ci, éclairés par des sources, sont à
l’origine de rayons lumineux rectilignes
- Lippershey 1587-1619 : télescope par réfraction
- Lois de Snell (1621, non rendues publiques) -Descartes (1637) : réflexion et réfraction pour
une onde plane incidente sur un dioptre (surface de séparation entre deux milieux).
- Principe de Fermat 1657 : un rayon lumineux entre 2 points est stationnaire.
- Hooke 1665 : aspect ondulatoire
- Newton 1666 : la lumière blanche peut être décomposée, notion de couleur
- Römer 1675 : vitesse finie de la lumière (éclipse de satellite de Jupiter)
- Principe d’Huygens 1678 : tout point de l’espace se comporte comme une source d’ondes
secondaires. Notion de polarisation et d’onde transverse de la lumière.
- Diffraction par Young 1803 : nature ondulatoire de la lumière
- Théorème de Malus 1808 : les rayons lumineux sont normaux aux surfaces d’ondes.
- Fresnel 1818 : synthèse des travaux sur la nature ondulatoire, 1821 : origine de la dispersion
3
- Maxwell 1876 : la lumière est une onde électromagnétique qui vibre à une fréquence de
5.1014 Hz et se propage dans le vide à la vitesse c=3.108 ms-1.
- Planck 1900 : rayonnement du corps noir, la couleur d’un corps chauffé est une indication
de sa température
- Einstein 1905 : montre que les lois de l’effet photoélectrique établies par Philip Lenard
(1862-1947) ne peuvent s’interpréter que si on introduit de façon beaucoup plus radicale que ne
l’avait fait Planck un corpuscule, le photon, auquel il associe une énergie cinétique et une quantité
de mouvement
- Entre 1945 et 1950, R. Feymann, S.I. Tomonaga et J. Schwinger développent la théorie de
l’électrodynamique quantique qui, même exposée simplement, permet une interprétation cohérente
des phénomènes ondulatoires et corpusculaires.

1.2 - Nature de la lumière


Les premières théories relatives à la nature de la lumière furent énoncées au cours du XVIIème
siècle. Deux théories apparemment contradictoires virent le jour, l'une développant l'aspect
corpusculaire, l'autre s'appuyant sur le mécanisme ondulatoire. Elles soulevèrent une controverse
qui dura jusqu'au début de notre siècle. En effet, chacune de ces théories s'appuyait sur un certain
nombre d'expériences mais laissait inexpliqués d'autres phénomènes physiques ou même semblait
être mise en défaut par ces phénomènes.
La théorie corpusculaire avancée par Newton considère la lumière comme un ensemble de
corpuscules (dont il ne précisait pas la nature) lancés à grande vitesse par l'objet lumineux dans un
milieu appelé " éther ", qui y produisent des perturbations et qui viennent frapper le fond de l'oeil
(théorie de l'émission). La diversité des couleurs est ainsi expliquée par des différences de grosseur
des corpuscules. Descartes avait également expliqué les lois de l'optique par des images empruntées
à une cinématique corpusculaire et décrit la lumière comme étant "une tendance au mouvement"
qui, par l'intermédiaire d'un milieu, "se redouble par petites secousses ". Cette théorie laisse
inexpliquée les phénomènes d'interférences. C’est-à-dire le fait que, dans certains cas, la superposition de "
lumières " peut produire l'obscurité.
La théorie ondulatoire est proposée en 1665 par Hooke pour expliquer des phénomènes
d'interférences. Cette théorie est reprise ensuite par Huygens qui considère que tout point d'une
surface lumineuse émet une onde sphérique qui se propage à vitesse finie dans l'éther. Young puis
Fresnel la complèteront en expliquant les interférences des ondes lumineuses et en associant la
fréquence des ondes à leur couleur. Cette théorie est incapable d'expliquer, entre autres, les
échanges d'énergie entre rayonnement et matière tel que l'effet photoélectrique c'est-à-dire
l'expulsion d'électrons dans une plaque métallique soumise à un rayonnement lumineux.

4
Chacune de ces théories n'explique qu'une partie des phénomènes physiques relatifs à la lumière.
En fait, la lumière est une entité propre qui a un double comportement : un comportement
ondulatoire et un comportement corpusculaire, on parle alors de dualité onde-corpuscules.
Champs d’application :
➢ Optique ondulatoire : les mesures de très haute précision, spectroscopie
➢ Optique quantique : développement des lasers, l’holographie
1.3- Pourquoi étudier l’optique ?
Parce que c’est l’étude de la lumière et que :
• La lumière est un élément important de notre vie : elle permet la vision des couleurs et des
formes des objets, elle est un moyen qui transporte l’information (lumière utilisée en
communication)
• La lumière permet la formation des images du monde à notre échelle (œil, caméra,
photographie, ect…)
• La lumière est un moyen d’observation indirecte (étude de la lumière diffracté ou diffusée
donne des renseignements sur la structure des corps (structure de l’atome, distribution des
polluants atmosphérique, ect…)
La lumière «visible» correspond à des ondes électromagnétiques dont la longueur d’onde est
comprise entre 400 nm et 780 nm.

Figure 1:Spectre des ondes électromagnétiques

2. Sources et types de la lumière :


2.1 - Naturelles:
✓ Le Soleil: l’ozone absorbe le rayonnement UV (<300nm). La vapeur d’eau dans
l’atmosphère absorbe une partie du rayonnement IR.

Une partie importante de la lumière est diffusée par les molécules d’air d’où la couleur bleu du ciel
dans la journée et jaune et rouge le matin et le soir (incidence rasante du soleil). Puissance :
1kW/m²

5
2.2 - Artificielles :
✓ Les sources incandescentes : principe du rayonnement du corps noir. L’élévation de
température de certains corps génère de la lumière. Les lampes à filaments (filament de
tungstène dans un gaz rare (ampoule standard) ou un gaz de la famille des halogènes (les
halogènes)).

✓ Les tubes à décharges: gaz sous pression subissant une décharge (les néons)

✓ Les Lasers: excitation cohérente d’un milieu (gaz, solide, liquide)

Excepté les lasers, toutes ces sources sont polychromatiques. Les lasers sont monochromatiques.

2.3 Types de lumière


• On appelle lumière monochromatique une lumière n’ayant qu’une seule couleur c’est-à-
dire composée d’une seule onde de longueur d’onde définie.
• Une lumière polychromatique est la somme d’onde de différente longueur d’onde.
• La lumière blanche est une lumière polychromatique contenant toutes les longueurs d’onde
du visible

La lumière peut être représentée par une fonction d’onde en un point M et à l’instant t de la forme
:

  t x 
s = s0 cos  2  −  
  T  
T est la période de l’onde, est une caractéristique intrinsèque de l’onde. Et  sa longueur d’onde
dépend du milieu dans lequel l’onde se propage

Figure 2: représentation graphique d'une onde

6
La période temporelle et la longueur d’onde sont reliées :

n = vnT ou encore vn = n f
Avec :
2
 = 2 f =
T
ou  est la pulsation en rad.s -1 ,
f est la fréquence en Hz ou s -1 ,
T la période en s,
et v n est la vitesse de propagation de l'onde dans le milieu d'indice n

La vitesse de propagation dans le vide ou célérité est notée c et vaut :

c = 299792458 ms −1  3.108 ms −1

Les vitesses de propagation dans les autres milieux ont comme référence la célérité car rien ne peut
aller plus vite que la lumière dans le vide (relativité):

c c
v=  n=
n v
n est appelé l’indice de réfraction du milieu.
Remarque : indice du milieu est toujours supérieur à 1 ( n  1 )
Exemple :

Milieu Air Eau Verre Cornée (humaine) Diamant

Indice n 1,0003 1,33 1,5-1,8 1,34/1,377/1,55 2,42

7
Notions de base de l’optique géométrique

& Généralités
1- Principe de l’optique géométrique :
L'optique géométrique est une branche de l'optique qui s'appuie notamment sur la notion de
rayon lumineux. La lumière est vue comme un ensemble de rayons, émis par la source.
Remarque : Un rayon lumineux est une notion théorique : il n'a pas d'existence physique. Il sert de
modèle de base à l'optique géométrique, où tout faisceau de lumière est représenté par un ensemble
de rayons lumineux. L'optique géométrique consiste à étudier la manière dont la lumière se propage
en ne considérant que la marche des rayons lumineux.
L'optique géométrique repose sur deux principes fondamentaux :
• Propagation rectiligne de la lumière :
« Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière se propage en ligne droite : les
supports des rayons lumineux sont des droites ».
• Principe du retour inverse de la lumière :
« Si la lumière suit un trajet quelconque d'un point A à un point B (y compris dans un système
optique), alors la lumière peut suivre exactement le trajet inverse de B vers A.
Autrement dit, le sens de parcours change, mais pas les directions ».
1.1- Définitions
➢ Un milieu est dit homogène s’il a la même composition en tous ses points.
➢ Un milieu est dit isotrope si ses propriétés sont les mêmes dans toutes les directions.
➢ Un milieu transparent : On voit nettement les objets.
➢ Un milieu opaque : on ne voit pas les objets.
➢ Un milieu translucide : laisse passer la lumière mais on ne voit pas nettement.
1.2- Principe de FERMAT
Le trajet effectivement suivi par la lumière pour aller d'un point A à un point B est celui pour
lequel le chemin optique est extrémal - ou, en toute généralité, stationnaire - c'est-à-dire maximal ou
minimal par rapport aux trajets voisins imaginables.
Le principe de Fermat s'écrit lorsque la lumière se propage dans plusieurs milieux d'indices
différents. Pour cela, considérons un trajet AIB comportant deux tronçons AI et IB contenus dans
des milieux homogènes d'indices différents n1 et n2 séparés par une surface plane.
Le chemin optique [AB] a pour expression :
LAB = [AB] = n1 AI + n2 IB
D'après le principe de Fermat, si ce trajet est effectivement suivi par la lumière, il sera soit
minimum soit maximum.
8
Figure 3:

Dire que le chemin optique est extrémal, c'est écrire que :


dL = 0

Conséquences du principe de Fermat


➢ Une première conséquence du principe de Fermat est la propagation rectiligne des rayons
lumineux dans les milieux homogènes. En effet, dans un milieu homogène, le temps de
parcours est proportionnel à la longueur du trajet, et le chemin le plus court pour aller d’un
point à un autre est la ligne droite.
➢ Une deuxième conséquence de ce principe est que le trajet suivi par la lumière pour aller
d'un point à un autre ne dépend pas du sens de propagation de la lumière (principe de retour
inverse de la lumière).
En fait, le principe de Fermat permet de retrouver toutes les lois de l’optique géométrique. Il peut
servir de postulat général pour la théorie de l’optique géométrique.

1.3 - Indépendance des rayons lumineux


On admet que les faisceaux lumineux sont composés de rayons lumineux indépendants les uns des
autres. Il en résulte que des rayons issus de différents points d'une source lumineuse ne se
perturbent pas les uns les autres et que l'on peut étudier la marche d'un rayon lumineux
indépendamment de la marche des autres rayons.
Un faisceau lumineux étant constitué de rayons ayant des directions données, on appellera, en
indiquant par une flèche le sens de propagation de la lumière :
• faisceau "divergent " (a) un faisceau lumineux dont tous les rayons sont issus d'un même point S,
• faisceau "convergent " (b) un faisceau lumineux dont tous les rayons aboutissent à un même point,
• faisceau "parallèle " ou "cylindrique " ( c) un faisceau lumineux dont tous les rayons sont parallèles.

9
1. 4- Indice de réfraction d’un milieu
L'indice de réfraction d'un milieu déterminé pour une certaine radiation monochromatique
caractérise la vitesse de propagation de cette radiation dans ce milieu, v étant la vitesse de

propagation de la radiation considérée dans le milieu étudié.

Plus précisément, l'indice de réfraction du milieu A par rapport au milieu B est le rapport des
vB
vitesses , v et v étant les vitesses de la même radiation simple dans les milieux A et B.
vA A B

8
Si le milieu B est le vide, la vitesse v est égale à la constante c = 3.10 m/s (célérité de la lumière),
B

et l'indice de réfraction est appelé indice absolu : Il est toujours supérieur à un, car la lumière se
propage « plus difficilement » dans les milieux autres que le vide. Il vaut par définition :
c
n 1
v

2- Phénomènes de réflexion et de réfraction : lois de la réflexion et de


réfraction
2.1- Définitions

On appelle dioptre la surface séparant deux milieux transparents, d'indices de réfractions


différents. Les rayons demeurent rectilignes dans un milieu homogène et isotrope ; ils sont déviés

lors du franchissement d'un dioptre ou à la rencontre d'une surface réfléchissante.

Lorsqu’un faisceau incident atteint le dioptre au point d’incidence, il peut apparaître un faisceau
réfléchi et un faisceau réfracté.
Le plan contenant le faisceau incident, le faisceau réfléchi et le faisceau réfracté est appelé plan
d’incidence. Il contient la normale au dioptre au point d’incidence.

10
➢ La réflexion caractérise un changement de direction du rayon sur une surface frontière, mais
sans changement de milieu (le rayon incident et le rayon réfléchi voyagent dans le même
milieu),
➢ la réfraction correspond à la déviation d’un rayon lors de la traversée de la frontière entre
deux milieux (le rayon incident et le rayon réfractés parcourent des milieux différents).

2.2 - Lois de SNELL-DESCARTES


Elles précisent les directions des rayons réfléchis et réfractés à l’interface entre deux milieux
transparents d’indice n1 et n2

2.2.1 - Lois de la Réflexion :

ère
1 loi de Descartes : Le rayon réfléchi et le rayon réfracté appartiennent au plan d’incidence

ème
2 loi Descartes : L’angle de réflexion i’ est égal à l’angle d’incidence i
1 1

i '1 = i1

11
2.2.2 - Lois de la réfraction
ère
1 loi : Le rayon incident, la normale au point d’incidence et le rayon réfracté sont coplanaires
ème
2 loi : L’angle de réfraction et l’angle d’incidence vérifient la loi de Snell‐Descartes :

n1 sin ( i1 ) = n2 sin ( i2 )

n 
Donc l’angle de réfraction : i2 = arcsin  1 sin ( i1 ) 
 n2 
Remarque : les lois de Snell-Descart peuvent être entièrement déduites du principe de Fermat, et
en physique moderne des équations de Maxwell de l'électromagnétisme

2.2.3 - Réfraction limite et réfraction totale :


L'angle de réfraction i2 est au maximum égal à π/2 et selon la valeur du rapport n1/n2 le rayon
réfracté peut ne pas exister. Examinons les différents cas possibles.

A partir d’un rayon incident, d’angle d’incidence i1, l’angle de réfraction i2 donné par la relation
précédente, deux cas se présentent alors :

➢ Si n2 > n1 (le milieu 2 est dit plus réfringent que le milieu 1), l’angle i2 est toujours défini.
L’incidence peut varier de 0 à , la réfraction variant de façon correspondante de 0 à

l’angle de réfraction limite , défini par

➢ Si n2 < n1, il existe une incidence limite au-delà de laquelle l'angle de réfraction n'est plus
défini. Pour une incidence supérieure à cette limite le rayon incident est alors entièrement
réfléchi, le phénomène associé étant appelé réflexion totale. D’après la loi de retour inverse
de la lumière l’angle de réflexion totale est évidemment la même que l’angle de réfraction
limite après permutation des indices. En pratique pour deux milieux, on a toujours :
12
Rq.1 Les lois de Descartes n’explicitent pas la répartition d’intensité entre les rayons réfléchi et
réfracté. Celle-ci dépend des indices des 2 milieux, de la direction du champ électrique associé au
rayon lumineux et de l’angle d’incidence : cette dernière propriété apparaît bien lorsqu’on augmente
l’angle d’incidence lors du passage verre –air par exemple. L’intensité du rayon réfracté, d’abord
supérieure à celle du rayon réfléchi, diminue progressivement au fur et à mesure qu’on se rapproche
de l’angle limite, au profit de celle du rayon réfléchi qui subsiste seul au-delà de cet angle.

Rq.2 Le phénomène de réflexion totale est utilisé dans les fibres optiques où un rayon lumineux est
guidé à l'intérieur d'une fibre souple : le rayon est en fait canalisé à l'intérieur de celle-ci par
réflexions totales successives sur les parois de la fibre. On peut ainsi recueillir à l'extrémité de la
fibre le rayon et l'énergie (donc l'information) qu'il transporte.
Exemple
Calcul de l'angle limite αG lors du passage de l'eau (n1 = 1,33) dans l'air (n2 = 1,00) :

n ⋅ sin α = n ⋅ sin 90° ⇒ 1,33⋅ sin α = 1,00⋅1


1 G 2 G

1.00 1.00
sin  G =   G = arcsin( ) = 48.75
1.33 1.33

13
Systèmes optiques
1 Définitions :

➢ Système optique (S.O.) : ensemble d’un certain nombre de milieux séparés par des
dioptres (surfaces réfractantes) et des miroirs. C’est un dispositif assurant une
correspondance entre un objet et son image.

➢ Axe optique : axe de symétrie d’un système optique.

A S.O A’
.
Axe optique

Objet
Image

➢ A’ est appelé image de l’objet A si toute la lumière issue de ou passant par A converge en
A’.
➢ On distingue deux catégories de systèmes optiques :
- Les systèmes dioptriques composés de milieux où la lumière ne peut subir que des
réfractions.

- Les systèmes catadioptriques contenant des milieux où la lumière subit un certain


nombre de réfractions et une réflexion

➢ On appel système optique centré, un système optique où tous les éléments sont centrés sur
un même axe nommé axe optique du système. Les intersections des différentes surfaces avec
l’axe optique sont appelées "sommets" de ces surfaces. L’axe optique étant perpendiculaire
à toutes les surfaces, tout rayon suivant l’axe optique n’est pas dévié.

2 -Notions d’image
Soit A une source lumineuse envoyant des rayons sur un système optique (S). Si tous les rayons
issus de A, convergent en un point A’ après la traversé de (S), on dit que A’ est l’image de A par
rapport à (S). Par application du principe de retour inverse de la lumière, on dit alors que A et A’
sont conjugués à travers (S)

S.O.

A A’
14
2.1 - Caractère réel et virtuel :
Un objet sera dit réel s’il est situé dans l’espace objet du système optique, c’est-à dire en amont de
la face d’entrée du système. Sinon, il sera dit virtuel.
Une image sera dite réelle si elle est située dans l’espace image du système optique, c’est-à-dire en
aval de la face de sortie du système. Sinon, elle sera dite virtuelle

Objet réel
Objet virtuel
S.O.

Image virtuelle
Image réelle

Rq : Une image réelle peut être vue sur un écran

3 - Limite de l’optique géométrique :


3.1 - Stigmatisme :
Un système est dit rigoureusement stigmatique si l’image d’un point A est un point A’;

S.O.

A A’

3.1.1- Exemples de systèmes rigoureusement stigmatiques


Bien que la majorité des systèmes optiques soient non rigoureusement stigmatiques, il existe
cependant quelques cas particuliers très utiles qui remplissent la condition de stigmatisme rigoureux
pour des couples de points conjugués.
- Le miroir plan est stigmatique pour tous les points
- Le miroir sphérique est stigmatique pour son centre de courbure ; il en est de même pour le
centre du miroir.
- Le miroir elliptique est stigmatique pour ses foyers.

- Le miroir parabolique est stigmatique pour le couple de points infini-foyer.

15
3.1.2 -Approximativement stigmatique (Stigmatisme approché) :
Si l’image d’un point A est une petite tache centrée sur A’.
Condition : rayons paraxiaux formant un angle faible avec l’axe optique

S.O.

A A’

3.2 Aplanétisme :
Pour tout objet AB plan perpendiculaire à l’axe optique, son image A’B’ est plane et
perpendiculaire à l’axe optique :
A’ est l’image de A et B’ est l’image de B

B B’
S.O.

A A’

3.3 Approximation de GAUSS :


À part le miroir plan, un système optique ne donne pas d’image nette sauf dans certaines
conditions : les conditions de Gauss.
Images hors conditions de Gauss : Floues, déformées
L'approximation de Gauss : est l’approximation linéaire de l’optique géométrique obtenue dans
certaines conditions appelées conditions de Gauss. Cette approximation, souvent applicable en
pratique, permet de simplifier les relations mathématiques de l'optique géométrique. On obtient
dans ces conditions un stigmatisme approché.

Les conditions de Gauss :

Le système optique considéré doit être un système centré « système optique ayant la symétrie de
révolution autour d'un axe appelé axe optique ».

• Les angles d’incidence des rayons sont faibles (c'est-à-dire suivant une direction proche de
la normale à la surface de l'instrument d'optique).

• Objet perpendiculaire à l’axe

Dans les conditions de Gauss, les systèmes optiques centrés (ensemble des dioptres ont le même axe
optique) sont approximativement stigmatiques et aplanétiques
16
Conséquences des conditions de Gauss.
➢ Linéarisation des relations de Snell- Descartes:

n1i1= n2i 2 loi de Kepler (vrai jusqu’à 20° et i en radian.)


➢ L’image d’un point A est un point A’: Deux rayons suffisent pour déterminer l’image d’un
point.

➢ Le système est aplanétique : L’image d’un objet plan perpendiculaire à l’axe optique donne
une image plane perpendiculaire à l’axe optique.

➢ Existence d’une relation de conjugaison : Relation qui lie la position de l’image à la


position de l’objet.

Nous nous placerons maintenant dans le cadre des conditions de GAUSS


Convention d’algébrisation :

Sens positif de
+ +
propagation de la
lumière

B
S.O.
A1
A

B1

AB  0 ; A1B1  0 ; AA1  0 ; A1 A  0
4 - Dioptre sphérique
4.1 - Définition
Un dioptre sphérique est l’association de deux milieux transparents d’indices de réfraction
différents, séparés par une surface sphérique, de centre C et de sommet S

Dioptre sphérique concave Dioptre sphérique convexe


17
4.2 - Relation de conjugaison des dioptres sphériques dans les conditions de
Gauss
Soit un dioptre sphérique de centre C, de rayon de courbure R, de sommet S et séparant un milieu
d’indice n d’un milieu d’indice n (voir la Figure : cas où n >n ).
1 2 2 1

Soit le rayon AS, ce rayon étant normal à la surface, il traverse le dioptre sans être dévié (incidence

nulle) et passe alors par le centre C .

Un rayon quelconque AI, faisant un angle θ avec l’axe SC, traverse le dioptre au point I. Ce rayon
est réfracté avec un angle donné par rapport à la normale au dioptre au point I. Soit A’ l’image de A
qui est l’intersection entre le rayon émergent et l’axe SC du dioptre.
Formules de conjugaison :
C’est la relation qui lie un point objet A et son image A’:
• Origine au sommet :
n n' n − n'
− =
SA SA ' SC
• Origine au centre :
n n' n − n'
− =
CA ' CA CS
• Foyer objet et image
Lorsque A’ tend vers l’infini, A se trouve au foyer objet F:
n
SF = SC
n − n'

18
Lorsque A tend vers l’infini, A’ se trouve au foyer image F’:
n'
SF ' = SC
n '− n
• Formule de Newton : C’est la formule de conjugaison avec origines aux foyers

FA.F ' A ' = SF .SF '


• Grandissement
C’est le rapport de la taille de l’image à la taille de l’objet:

A' B '
=
AB
- Origine aux sommet
n SA '
=
n ' SA
- Origine aux centre :
CA '
=
CA

- Origine aux foyers :


SF F ' A'
 =− =−
FA SF '

Remarque :
n'
f ' = SF ' = SC ; f ' = distance focale image
n '− n
n
f = SF = SC , f = distance focale objet
n − n'

5 - Construction de l’image
Nous utiliserons pour faire cette construction 3 rayons particuliers :
➢ Un rayon passant par le centre du dioptre et qui n'est pas dévié à la traversée de celui-ci

➢ Un rayon issu de B et passant par le foyer objet F : il est réfracté suivant une parallèle à
l'axe principal

➢ Un rayon issu de B et parallèle à l'axe principal : il est réfracté suivant un rayon qui passe
par le foyer image F'.

19
6- Cas particulier : Dioptre plan
Le dioptre plan est un dioptre sphérique de rayon infini. C’est aussi une surface plane séparant deux milieux
transparents d’indice différents.

Dans les conditions de Gauss, la formule de conjugaison est :

n1 n
− 2 =0
SA SA '

20
Miroirs sphériques

1 – Présentation
Un miroir sphérique est une portion de surface sphérique de centre C, rendue réfléchissante
par un dépôt métallique. C’est donc une calotte sphérique de sommet S et de rayon R = SC . La
droite CS représente l’axe principal du miroir.

Rq : Il est à noter que l’origine de l’axe optique Δ peut être fixée arbitrairement en C ou en S.

Un miroir sphérique peut être concave ou convexe .


- Miroir convexe : la surface réfléchissante est du côté opposé du centre de la sphère, la
réflexion se fait vers l’extérieur de la sphère.
- Miroir concave : la surface réfléchissante est du même côté que le centre de la sphère, la
réflexion se fait vers l'intérieur de la sphère

21
2 - Relations de conjugaison
Ces formules sont constituées, d'une part, des relations entre les positions de l’objet et de
l’image et, d'autre part, des relations entre les valeurs algébriques des dimensions de l'objet et de
l'image
Foyers. Distance focale. Vergence Formule de Newton

(
i( i

) ) )
A C A’’ H S

1 1 2
➢ Origine au sommet :
SA SA ' SC
1 1 2
➢ Origine au centre : , Cette relation est connue sous le nom de “Formule de
CA ' CA CS
Descartes ”
➢ Position des foyers :
D’après la définition du foyer image F, la position de celui-ci dans le cas d’un miroir sphérique est
1
obtenue en écrivant que SA , soit 0
SA
SC
SF '
2
Le foyer image F’ d’un miroir sphérique est donc situé au milieu de SC.
De la même manière, on trouve la position du foyer objet F en écrivant que : SA ' , soit
1
0
SA '
SC
SF
2
Le foyer objet F1 d’un miroir sphérique est donc également situé au milieu de SC.
Les foyers objet et image d’un miroir sphérique sont confondus en F et situés au milieu de SC.
22
➢ Distance focale et vergence
SC R
La distance focale f’ est donnée par la distance SF’. On a : SF '
2 2
n
La vergence est définie par : C où n est l’indice de réfraction du milieu dans lequel se trouve
SF '
le miroir.
La vergence d’un miroir sphérique est donc :
n n 2n
C
SF ' f' R
La vergence s’exprime en dioptrie δ (m-1).
Rq : Dans le cas où le miroir est placé dans l’air (n = 1) on a :
1 1 2
C
SF ' f ' R
La vergence est une grandeur algébrique. Le miroir est dit convergent lorsqu’elle est négative,
et divergent si elle est positive.
Relation de conjugaison avec origine au foyer F.
2
Formule de Newton : FA .F ' A ' SF f2

3 - Construction de l’image d’un petit objet perpendiculaire à l’axe


Pour effectuer cette construction, nous allons tirer profit des propriétés des foyers, du centre C et du
sommet S et utiliser des rayons particuliers.
Rayons particuliers
- Tout rayon incident passant par le centre C, se réfléchit sur lui-même,
- Tout rayon incident passant par le foyer objet F, se réfléchit parallèlement à l’axe,
- Tout rayon incident parallèle à l’axe, se réfléchit en passant par le foyer image F’,
- Tout rayon incident en S, se réfléchit symétriquement à l’axe optique.
Remarquons que lorsque l’objet AB est de petite dimension et que A est situé sur l’axe, l’image A’B’
sera également perpendiculaire à l’axe avec A’ sur l’axe. Il suffit donc de construire l’image B’ de
B.

Image réelle droite image virtuelle renversée

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Grandissement linéaire transversal
A ' B ' représente le rapport des valeurs
Rappelons que le grandissement linéaire transversal =
AB
algébriques de la dimension de l’image à celle de l’objet.
CA '
- Origine au centre : =
CA
SA '
- Origine au sommet :  = −
SA
SF F ' A'
- Origine au foyer :  = − =−
FA SF '
4 - Cas particulier : Miroir Plan
Un miroir plan est une surface réfléchissante plane. On peut aussi dire aussi qu’un miroir plan est
un miroir sphérique de rayon infini.
Un miroir plan donne d’un point A une image A’ symétrique par rapport au plan du miroir. L’image
de tout point de l’espace est un point.

Le miroir plan est dit rigoureusement stigmatique.

HA HA '
La taille de l’image est égale à celle de l’objet, on dit que le grandissement linéaire est égal à
l’unité. Notons que l’objet et l’image ne sont pas superposables, l’image de la main droite, par
exemple, est la main gauche.

24
Exemple d’un système optique : Lentille

Les lentilles sont des éléments les plus employés dans les instruments et les montages optiques.
On les trouve aussi bien dans la vie courante (lunettes, lentilles de contact, appareils
photographiques) que dans le domaine de la recherche scientifique (télescopes, spectrographes,
microscope). Elles sont formées par l’association de deux dioptres sphériques ou d’un dioptre
sphérique et d’un dioptre plan limitant un milieu homogène et transparent d’indice n.
Nous allons d’abord présenter les différentes formes de lentilles ainsi que leurs différentes
caractéristiques (sommet, centre, axe optique, rayon de courbure, foyers, vergence …). On
construira ensuite la marche des rayons lumineux et la position des images et on établira les
formules de conjugaison donnant ces positions à partir de diverses origines (centre, sommet et
foyers).
On présentera enfin quelques constructions fondamentales et on montrera comment l’association
de deux lentilles (doublet) peut améliorer la performance d’un instrument en augmentant son
agrandissement.
1- Définitions
Une lentille est un milieu transparent homogène d’indice n limité par deux dioptres dont l'un au
moins est sphérique, l'autre pouvant être, à la limite, plan. C’est un système centré dont l’axe est la
droite qui joint les deux centres des dioptres respectifs.
Ils existent des lentilles à bords minces (convergentes) et à bords épais (divergentes)

Les éléments géométriques d’une lentille sont :


➢ l’axe optique, qui joint les centres de courbures C1 et C2 des deux faces
➢ le centre optique O .Une lentille est mince si l’on peut considérer l’épaisseur petite devant
les rayons R1 et R2 (ce que l’on supposera toujours vérifié par la suite). Dans ce cas le
centre optique est confondu avec les sommets S1 et S2 des deux sphères

25
Axe principal (ou axe optique) Centre optique O

R1
s2

s1 C2
C1 R2

Remarque : Etant formée par l’association de deux dioptres, une lentille est donc un système
optique qui ne réalise pas le stigmatisme rigoureux (sauf dans des cas très particuliers pour
certaines lentilles) mais elle réalise le stigmatisme approché dans les conditions de
l’approximation de Gauss.

Propriétés :
Le centre de la lentille est le point d’intersection avec l’axe optique. Il est généralement appelé O.
Un faisceau passant par le centre de la lentille n’est pas dévié.

26
2- Foyers principaux objet – Plan focal objet
Le foyer principal objet F est défini de façon symétrique. Tout rayon incident passant par F, qui
traverse la lentille est parallèle à l’axe optique. Une source de lumière placée au foyer objet de la
lentille produira un faisceau parallèle.
L’application du principe de retour inverse de la lumière permet de dire que F est le symétrique de
F’ par rapport à O. ( Sur la figure ci-dessus il suffit de modifier le sens de propagation de la
lumière, le point F’ devient F et OF’=OF

Algébriquement : OF = −OF '

Foyer objet Foyer image

F F’

Sens de Centre optique O


propagation

On appelle plan focal objet le plan perpendiculaire à l’axe en F.

Foyers secondaires objets – Distance focale objet


On appelle foyer secondaire objet tout point du plan focal objet autre que F.

La distance focale objet est la distance centre/foyer objet :

f = OF
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Foyer principal image – Plan focal image
On appelle foyer principal image le point F’ de l’axe optique ou se forme l’image d’un point objet à
l’infini.
On appelle plan focal image le plan perpendiculaire à l’axe en F’.

Foyers secondaires images – Distance focale image


On appelle foyer secondaire image tout point du plan focal objet autre que F.

La distance focale image est la distance centre/foyer image :

f ' = OF ' = − f
➢ Pour une lentille convergente, f<0 et f’>0
➢ Pour une lentille divergente, f>0 et f’<0

1
La vergence d’une lentille est définie par: C
f'

La vergence s’exprime en dioptries (): 1  = 1 m-1

28
3- Comment déterminer l’image d’un objet:
Il existe 3 rayons « remarquables »:
➢ Rayon 1 : Tout rayon incident passe par le centre O n’est pas dévié
➢ Rayon 2 : Tout rayon incident parallèle à l’axe optique est dévié par la lentille en passant
par le foyer image F’
➢ Rayon 3 : Tout rayon incident passant par le foyer objet F est dévié par la lentille en
émergeant parallèle à l’axe optique

Comment déterminer l’image d’un objet réel :


➢ Pour une lentille convergente :

➢ Pour une lentille divergente :

Comment déterminer l’image d’un objet virtuel :


➢ Pour une lentille convergente :

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➢ Pour une lentille divergente :

4- Relations de conjugaison :
1 1 1 1
relation de DESCARTES: − = =
OA ' OA OF ' f'

relation de NEWTON: FA.F ' A ' = − f '2 =f . f '

A'B' OA' f F ' A'


grandissement: = = =- =-
AB OA FA f'

La vergence, exprimée en dioptrie, d’une lentille mince est l’inverse de sa distance focale f ’
1
C
f'
f’ en mètre et C en dioptrie (δ)

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