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Évolution Partie 1

Le document traite de la théorie de l'évolution, en commençant par les contributions de Lamarck et Darwin, qui ont jeté les bases de notre compréhension moderne de l'évolution. Il présente également les preuves de l'évolution, y compris la sélection artificielle, l'observation directe, l'homologie, les fossiles et la biogéographie. Enfin, il aborde l'évolution des populations, la macroévolution, l'origine de la vie et la phylogénie.

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Évolution Partie 1

Le document traite de la théorie de l'évolution, en commençant par les contributions de Lamarck et Darwin, qui ont jeté les bases de notre compréhension moderne de l'évolution. Il présente également les preuves de l'évolution, y compris la sélection artificielle, l'observation directe, l'homologie, les fossiles et la biogéographie. Enfin, il aborde l'évolution des populations, la macroévolution, l'origine de la vie et la phylogénie.

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2MGOS 2025

Évolution
1. Théorie de l’évolution
Introduction
Lamarck (1809) : le transformisme
Darwin (1859) : La sélection naturelle

2. Les preuves de l’évolution


1. Sélection artificielle
2. Observation directe
3. Homologie
4. Fossiles
5. Biogéographie

3. Évolution des populations


Patrimoine génétique
Hardy-Weinberg
Modification du patrimoine génétique
1. Sélection naturelle
2. Sélection sexuelle
3. Dérive génétique
4. Flux génétique
La spéciation
Modes de spéciation
Barrières reproductives
Rythme de spéciation

4.Macroévolution
Adaptation structure ancestrale
Mutations gènes régulateurs
Modification de l’expression de gènes homéotiques

5. Origine de la vie
Formation des premiers polymères
L’apparition de l’hérédité : l’hypothèse du monde à ARN
Les protobiontes

6. Grandes étapes de l’évolution

7. Phylogénie
Interprétation d’un arbre
Construction d’un arbre phylogénétique
Monophylie, paraphylie et polyphylie

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2MGOS 2025

1. Théorie de l’évolution

Introduction

Jusqu’au XVIIIᵉ siècle, il était communément admis que les plantes et les animaux étaient restés
inchangés depuis leur création. Ce courant de pensée, appelé fixisme, repose sur l’idée que les
espèces sont immuables. À partir du XIXᵉ siècle, la découverte de nombreux fossiles conduit certains
naturalistes à remettre en question cette vision. Parmi eux, le Français Jean-Baptiste
Lamarck propose une première théorie de l’évolution, appelée transformisme. En
comparant des espèces actuelles à des fossiles, il met en évidence une chronologie et
une progression dans l’organisation du vivant, suggérant que les espèces se
Jean-Baptiste
transforment au cours du temps.
Lamarck

Sa théorie est toutefois contestée, notamment par le paléontologue Georges Cuvier, grand défenseur
du fixisme. Selon lui, les espèces, parfaitement adaptées à leur milieu, ne peuvent changer, et leur
disparition serait due à des catastrophes naturelles. Il élabore ainsi la théorie du catastrophisme,
selon laquelle des événements violents et successifs auraient provoqué l’extinction de nombreuses
espèces, remplacées ensuite par de nouvelles formes de vie. Ce n’est qu’en 1859 que Charles Darwin
bouleverse profondément la compréhension du vivant avec la publication de « De l’origine des
espèces ». Il y expose sa théorie de l’évolution par sélection naturelle, selon laquelle les individus les
mieux adaptés à leur environnement survivent et se reproduisent davantage, transmettant leurs
caractéristiques avantageuses à leur descendance.

La théorie de Darwin sera, au XXᵉ siècle, renforcée par les découvertes en


génétique, donnant naissance à la théorie synthétique de l’évolution, qui Charles Darwin
combine les idées de Darwin avec les lois de l’hérédité. Ainsi, les
contributions de Lamarck et Darwin, bien que différentes, ont jeté les bases
de notre compréhension moderne de l’évolution.

Lamarck (1809) : le transformisme


Au début du XIXᵉ siècle, Jean-Baptiste Lamarck, naturaliste français, propose l'une des premières
théories scientifiques de l'évolution : le transformisme. Lamarck affirme que les espèces ne sont pas
immuables, mais qu'elles se transforment progressivement au cours du temps pour s’adapter à leur
environnement. Selon lui, deux grands principes expliquent ces transformations :

1. L’usage et le non-usage des organes


Les organes d’un être vivant se développent lorsqu’ils sont utilisés
fréquemment, tandis qu’ils s’atrophient ou disparaissent s’ils ne sont pas
sollicités. Par exemple, le cou de la girafe s’est allongé parce que l’animal
tendait régulièrement le cou pour atteindre les feuilles en hauteur.

2 Usage
Non-
usage
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2. L’hérédité des caractères acquis


Les modifications survenues au cours de la vie d’un individu peuvent être transmises à sa
descendance. Ainsi, les caractères acquis (comme le long cou de la girafe) seraient hérités par les
générations suivantes.

Cependant, nous savons aujourd’hui que l’hérédité des caractères acquis n’est pas possible : ces
derniers ne se transmettent pas. Si nous coupons les oreilles de plusieurs souris, leurs descendants
naîtront tout de même avec des oreilles. De même, si l’on se muscle durant notre vie, nos
descendants ne naîtront pas musclés. De plus, Lamarck pensait que cette adaptation progressive des
organismes répondait à un besoin de l’individu, sous l’effet direct de l’environnement. Sa vision
suggérait une progression constante vers des formes de vie plus complexes et mieux adaptées.
Finalement, pour Lamarck, des générations spontanées se produiraient fréquemment et ce processus
de complexification se répéterait ; il n’y a pas d’ancêtre commun.

Darwin (1859) : La sélection naturelle


Au milieu du XIXᵉ siècle, la manière dont on comprenait le monde vivant change profondément grâce
aux travaux du naturaliste anglais Charles Darwin. En 1859, il publie De l’origine des espèces par le
moyen de la sélection naturelle, un ouvrage fondateur dans lequel il expose une nouvelle explication
de l’évolution des êtres vivants.

Dans cet ouvrage, Darwin introduit le concept de


descendance avec modification. Il observe que de
nombreuses espèces partagent des caractéristiques
communes, ce qui témoigne d’une unité du vivant. Selon
lui, cette unité s’explique par l’existence d’un ancêtre
commun à tous les êtres vivants. Au fil du temps, les
descendants de cet ancêtre ont progressivement
accumulé des modifications, les adaptant à des milieux
variés, ce qui a conduit à l’apparition d’une grande
diversité d’espèces que l’on observe aujourd’hui. Ainsi, la
diversité du vivant repose sur une parenté profonde
entre les espèces, que l’on peut représenter sous forme
d’un arbre phylogénétique, mettant en évidence les liens
de parenté et les ancêtres communs.

Les observations de Darwin


Darwin a voyagé pendant plusieurs années autour du monde à bord du navire Le Beagle, observant
une grande diversité d’êtres vivants. Notamment dans les îles Galápagos, où il remarque que
certaines espèces très proches, présentent des caractères différents selon l’île sur laquelle elles
vivent. Par exemple, il observe que certains pinsons ont des becs longs et fins, alors que d’autres ont
des becs courts et épais. Chaque type de bec semble adapté à un type particulier de nourriture et
reflète une adaptation spécifique à l’environnement. Pour expliquer comment ces modifications

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s'accumulent au fil des générations et mènent à la diversification des espèces, Darwin propose un
mécanisme fondamental : la sélection naturelle, qui repose sur 3 principes :

1. Tous sont différents


Les caractéristiques des individus varient au sein d’une population et ces
variations sont en grande partie héréditaires. Il existe des différences
naturelles (par exemple, certains naissent plus rapides, plus résistants,
ou avec un plumage différent).

2. Les ressources limitées créent une lutte pour la survie


Bien que les êtres vivants produisent un grand nombre de descendants, les ressources (nourriture,
espace, etc.) disponibles dans la nature sont limitées. Cette limitation entraîne une compétition entre
les individus pour survivre et se reproduire.

3. Les individus les mieux adaptés survivent et se reproduisent davantage


Parmi les variations des individus,
certaines sont avantageuses, d’autres
désavantageuses en fonction du
contexte environnemental du
moment. Ceux qui possèdent des
caractères avantageux face aux
contraintes du moment ont plus de
chances de survivre et se reproduire.
Ces caractères se retrouvent alors plus
fréquemment dans les générations
suivantes.

1. Les individus n’évoluent pas en tant que tel mais les générations successives évoluent
avec le temps.
2. La sélection naturelle ne peut pas se produire si tous les individus sont identiques, il doit
y avoir des variations.
3. Les caractères favorables le sont par rapport à un environnement précis mais peuvent
être nuisibles ou inutiles dans d’autres environnements.

Une révolution dans la science


À l’époque, la théorie de Darwin bouscule les croyances : elle montre que les espèces ne sont pas
figées, mais qu’elles évoluent selon les conditions de leur milieu, sans intervention extérieure.
Contrairement à Lamarck, Darwin ne pense pas que les individus changent parce qu’ils en ont besoin,
mais que la nature "sélectionne" les plus adaptés, au fil du temps. Aujourd’hui, sa théorie a été
confirmée par la génétique, qui a permis de mieux comprendre comment les caractères sont transmis

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et modifiés au fil des générations. La sélection naturelle reste encore aujourd’hui au cœur de la
biologie de l’évolution.

Lamarck vs Darwin
Lamarck Darwin

Origine de la vie

Moteur de l’évolution

Modification

2. Les preuves de l’évolution


À l’époque de Darwin, certaines connaissances fondamentales manquaient pour démontrer
pleinement sa théorie de la descendance avec modification. Aujourd’hui, grâce aux avancées de la
biologie, de la génétique et des sciences de la Terre, il est possible d’observer, de documenter et de
comprendre de manière plus approfondie les processus de l’évolution. Voici quelques-unes des
principales sources de preuves appuyant cette théorie.

1. Sélection artificielle
Darwin est déjà conscient de la sélection opérée par
l’Homme. Il observe que les espèces domestiques
descendent d’espèces sauvages, transformées par la
sélection artificielle. En choisissant les individus à
reproduire selon des critères précis (taille, couleur,
rendement…), les éleveurs et agriculteurs ont façonné,
génération après génération, des races aux
caractéristiques très différentes.

2. Observation directe
L’évolution peut aussi être observée à l’échelle humaine dans certains cas.
Exemple : On a observé l’évolution de la forme du bec des punaises à épaule rouge. En fonction de
l’introduction d’une plante étrangère à l’environnement, la forme du bec de ces insectes s’est
modifiée au fil des générations afin de mieux exploiter cette nouvelle ressource alimentaire. Ce type
d’observation directe illustre comment la sélection naturelle agit sur les populations en réponse à des
changements environnementaux.

3. Homologie
Comparer les structures anatomiques, embryonnaires ou moléculaires entre espèces permet
d’identifier des similarités révélatrices d’une ascendance commune.

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Homologie anatomique : Certaines structures


partagent un même plan d’organisation bien
qu’elles aient des fonctions différentes. C’est le
cas des membres antérieurs de l’humain, du
chat, du dauphin ou de la chauve-souris qui
présentent un schéma osseux similaire. Ces
ressemblances structurales traduisent une
origine évolutive commune.

Embryologie comparée : L’étude des stades précoces du développement embryonnaire montre des
similitudes et homologies qui ne sont plus visibles chez les adultes. Par exemple, tous les embryons
de vertébrés présentent des structures de type sacs branchiaux, qui évolueront en branchies chez les
poissons et en organes auditifs chez les mammifères ainsi qu’une queue postnatale.

Similarités moléculaires : Toutes les formes de vie utilisent les acides nucléiques et partagent le
même code génétique. Cette universalité suggère l’existence d’un ancêtre commun à tous les
organismes vivants

Organes vestigiaux : Ce sont des structures devenues inutiles mais qui témoignent de fonctions
anciennes et constituent un exemple d’homologie. Certains serpents possèdent encore des vestiges
d’os du bassin hérités d’ancêtres marcheurs, et des poissons aveugles de grottes ont des restes
d’yeux sous leurs écailles.

Homologie vs analogie :
Parfois, des structures peuvent paraître similaires et avoir Structure

la même fonction sans pour autant indiquer une parenté


homologue

proche ou avoir de lien évolutif. On parle alors d’analogie,


ou d’évolution convergente. Par exemple, les ailes des
insectes et celles des chauves-souris ont la même fonction
(le vol), mais ne proviennent pas d’un ancêtre commun
Structure analogue : pas
la même structure
osseuse

ailé.

4. Fossiles
Les fossiles sont les témoins de l’histoire
évolutive de la vie sur Terre. Ils s’accumulent
dans les strates géologiques, permettant aux

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paléontologues de reconstituer l’apparition, la transformation et la disparition de nombreuses


espèces. Les archives fossiles montrent que les espèces changent avec le temps. On y observe des
formes intermédiaires entre espèces anciennes et modernes, des transitions (comme entre poissons
et tétrapodes), ou des extinctions massives suivies d’apparitions de nouvelles formes de vie.

Limites
Cependant, les archives fossiles constituent une chronique incomplète des changements évolutifs, En
effet, les fossiles résultent de la minéralisation progressive des organismes morts, enfouis dans des
sédiments anoxiques, mais ces conditions spécifiques sont rarement réunies. Il existe donc
d'innombrables organismes qui ne se sont pas fossilisés, car ils sont morts dans des environnements
ne remplissant pas ces conditions. De plus, de nombreux fossiles n'ont pas encore été découverts ou
ont été détruits par des processus géologiques. Enfin, un biais existe en faveur des espèces ayant
vécu pendant de longues périodes ou qui possédaient des structures solides facilitant la fossilisation
(coquille, carapace, squelette). Néanmoins, l’étude des fossiles reste essentielle : elle fournit d'utiles
informations sur l’évolution et la phylogénie de nombreux taxons.

5. Biogéographie
La biogéographie est l’étude de la distribution géographique des espèces à la surface du globe, aussi
bien dans le présent que dans le passé. Elle permet de comprendre comment les espèces se sont
dispersées, adaptées ou différenciées en fonction des barrières géographiques, des changements
climatiques ou encore de l’évolution des continents (dérive des plaques tectoniques). Les similarités
ou différences entre les faunes de continents aujourd’hui éloignés constituent ainsi des preuves
supplémentaires de l’évolution. Par exemple, les espèces de marsupiaux que l’on retrouve
principalement en Australie témoignent d’une évolution isolée depuis la séparation de ce continent
du reste du monde.

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