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Memoire Taybata Version-Finale

Ce rapport de stage examine les déterminants de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6 à 59 mois au CSPS de Nabadogo, Burkina Faso. L'étude révèle que la connaissance des mères sur la malnutrition est limitée, avec seulement 30% capables de définir le terme, ce qui contribue à la prévalence de la malnutrition. Des recommandations sont formulées pour améliorer l'éducation nutritionnelle des mères afin d'améliorer l'état nutritionnel des enfants.

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Memoire Taybata Version-Finale

Ce rapport de stage examine les déterminants de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6 à 59 mois au CSPS de Nabadogo, Burkina Faso. L'étude révèle que la connaissance des mères sur la malnutrition est limitée, avec seulement 30% capables de définir le terme, ce qui contribue à la prévalence de la malnutrition. Des recommandations sont formulées pour améliorer l'éducation nutritionnelle des mères afin d'améliorer l'état nutritionnel des enfants.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR BURKINA FASO

DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET L’INNOVATION ***********


*************** LA PATRIE OU LA MORT
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT NOUS VAINCRONS
SUPÉRIEUR
***************
DIRECTION DES INSTITUTIONS PRIVEES
DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
***************
INSTITUT SUPERIEUR DE SANTE SAINTE EDWIGE
(IPSS/SE)

RAPPORT DE FIN DE STAGE

THEME :
DETERMINANTS DE LA MALNUTRITION AIGUE SEVERE
CHEZ LES ENFANTS DE 6 A 59 MOIS DANS LE CSPS DE
NABADOGO.

Présenté et soutenu
Par
SANFO Taybata
En vue de l’obtention de la Licence en sciences infirmières et
obstétricale (LSIO)
Option : Sage-femme

Directeur de suivi : Maitre de stage :


Pr. AKOTIONGA Michel Mme ILBOUDO/DIALLO Ramata
Edwige

Année académique : 2023 - 2024


TABLE DES MATIÈRES

DÉDICACES .................................................................................................III
REMERCIEMENTS……………………………………………………………… IV
RÉSUMÉ …………………………………………………………………………… V
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS .....................................................VI
LISTE DES FIGURES ....................................................................................VII
LISTE DES TABLEAUX …………………………………………………………VIII
INTRODUCTION ..............................................................................................1
I. ENONCÉ DU PROBLÈME ET ÉLÉMENTS D'ORIENTATIONS .............. 4
I-1 Énoncé du
problème............................................................................5
I-2 Éléments
d'orientations .......................................................................6
I-2-1- Questions de recherche ...............................................................6
I-2-2- Hypothèses de
recherche .............................................................6
I-2-3- Objectifs de recherche .................................................................6
I-2-3-1- Objectif général .................................................................6
I-2-3-2- Objectif Spécifiques ...........................................................7
II. CADRE D'ÉTUDE ET REVUE DOCUMENTAIRE .................................... 8
II-1 Cadre
d'étude ......................................................................................9
II-1-1- Présentation de la formation
sanitaire ...........................................9
II-1-2- Mission de la formation
sanitaire ...................................................9
II-1-3- Personnels et ses postes
respectifs ............................................10
II-1-4- Service concerné et son
personnel .............................................10
II-2 REVUE DOCUMENTAIRE ...............................................................11

I
II-2-1- Définition des concepts ..............................................................
11
II-2-2- Analyse et synthèse des études
antérieures ...............................13
II-2-3- Cadre
conceptuel ........................................................................15
III. METHODOLOGIE ....................................................................................... 16
III-1 Type d'étude .....................................................................................17
III-2 Population d'étude ...........................................................................17

III-2-1-Critèresd'inclusion..................................................................17
III-2-2- critères d'exclusion ...............................................................17

III-3 Échantillon
/Échantillonnage .............................................................18
III-3-1- Échantillon ..................................................................................18
III-3-2- Échantillonnage ..........................................................................18
III-4 Variable à l'étude ..............................................................................
18
III-5 Méthode (s), technique (s) et outil(s) de collecte des données ........
19
III-5-1- Méthode
(s) .................................................................................19
III-5-2- Technique
(s) ..............................................................................19
III-5-3- Outil (s) de collecte des données ...............................................
19
IV. RESULTATS .............................................................................................. 20
IV- 1- présentation des résultats................................................................
21
IV-1-1- Les caractéristiques des enquêtés .............................................
21
IV-1-2- Les enfants enquêtés .................................................................21
IV-2- Discussion et synthèse des résultats ...............................................
24
II
IV-2-1- Discussion ..................................................................................24
IV-2-2 synthèse des résultats .................................................................
28
V. SUGGESTIONS /RECOMMANDATIONS ......................................................... 30
1. Recommandations aux membres de l'équipe Cadre du District
Sanitaire de Sabou ........................................................................... 31
a. Recommandations à court terme ............................................ 31
b. Recommandations à moyen terme ......................................... 31
2. Recommandations aux agents du CSPS de Nabadogo …………..31
a. Recommandations à court terme ............................................ 31
b. Recommandations à moyen terme ......................................... 32
3. Recommandations aux populations de Nabadogo ........................... 32
CONCLUSION ................................................................................................33
RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE ..............................................................33
ANNEXES ................................................................................................IX

DEDICACES

À nos parents,
Pour l'éducation et l'amour donnés à leurs enfants, c'est vers vous que se
tourne ma pensée au moment de l'élaboration de ce document ; recevez toute
ma gratitude pour cette affection et cet appui solide.
Aux membres de notre familles et proches,
Vous qui m'aviez soutenu et encouragé d'une manière ou d'une autre, je
vous remercie infiniment pour cet amour à l'égard de ma personne.

III
REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail a été possible grâce aux précieux encouragements


de plusieurs personnes physiques et morales. Qu'il me soit permis de
remercier du fond du cœur tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à
sa réalisation. -À la Directrice générale Madame Ilboudo Edwige / Diallo
Rasmata de l'Institut Privé Supérieure de Santé Sainte Edwige (IPSS/SE)
pour cette opportunité d'étude de formation professionnelle de licence en
soins infirmiers et obstétricaux : Option sage-femme.
- Au Directeur Académique de l'IPSS/SE Professeur AKOTIONGA
Michel et son personnel pour les efforts fournis pour le bon déroulement de
notre formation.
-Au chef de service Scolarité Monsieur Fulgence D. TONI pour son aide et sa
disponibilité.
-À tous les enseignants permanents et vacateurs de l'IPSS/SE pour leurs
engagements, encadrements, dévouements judicieux et les sages conseils
pour la réussite de notre formation.

IV
-À toute l'équipe enseignants (e) et encadreurs de terrain pour leurs efforts
fournis pour nous donner une meilleure formation.
- À tout le personnel du CSPS de Nabadogo pour leurs encadrements et
partage de connaissances/ Expériences.
- Nos remerciements vont également à toute la population de Nabadogo
pour sa collaboration durant notre séjour pour le stage en milieu rural.

RESUME

La malnutrition constitue un problème de santé publique dans le monde entier


[1]. En Afrique plus précisément au Burkina Faso, la malnutrition aiguë sévère
chez les enfants de moins de 5 ans crée un obstacle pour le développement
psychomoteur des enfants [2]. C'est au regard de cela que nous avons décidé
d'étudier les facteurs favorisants la MAS chez les enfants de moins de 5 ans
au CSPS de Nabadogo. Cette étude a exploré les connaissances de la MAS
ainsi que les facteurs culturels. Dans le but de contribuer à l'amélioration de
l'état nutritionnel des enfants, une étude transversale à visée descriptive a été
menée par enquête d'un guide d'entretien de 52 des mères d'enfants au
CSPS de Nabadogo. La collecte des données et leur analyse ont montré que
30% des mères d'enfants ont pu donner la définition de la malnutrition et 22%
n'ont pas pu la définir par manque de connaissance. Leur connaissance reste
donc limitée sur les aspects de la malnutrition ainsi que les facteurs culturels
qui créent certains problèmes sur la santé des enfants. En raison de ces
insuffisances, nous avons formulé des recommandations envers les différents

V
intervenants pour améliorer la connaissance des mères d'enfants sur la
malnutrition.
Mots clés : Déterminants, malnutrition, les enfants de 6-59 mois, Aigue
sévère

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

CM : Centre Médical
CNRS : Consultation Nourrissons Sains
CPN : Consultation Prénatale
CSPS : Centre de Santé et de Promotion Social
ECD : Équipe Cadre du District
FE : Femme Enceinte
GDT : Guide National de diagnostic et de traitement
MAS : Malnutrition aiguë sévère
MPEC : Meilleure Prise En Charge
OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PEC : Prise En Charge
PEV : Programme Élargi de Vaccination
PSSA : Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire

VI
SAN : Sécurité Alimentaire et Nutritionnelles
SPN : Soins prénatals
SSS : Société Sectorielle de Santé

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Schéma du cadre conceptuel.........................................................15

Figure 2 : Répartition des enfants selon le statut vaccinal.............................22

VII
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Niveau de participation à l'étude ...................................................


21
Tableau II : distribution des enfants enquêtés selon l'âge (N=52) ..................
21

VIII
IX
INTRODUCTION

1
La malnutrition se caractérise par un État pathologique résultant de la carence,
de l'excès ou du déséquilibre d'un ou plusieurs nutriments, selon l'organisation
mondiale de la santé (OMS), c'est un état nutritionnel dû à une alimentation
mal équilibrée ou mal adapté à un individu. Depuis près d'une décennie, le
Burkina Faso a placé la malnutrition parmi les priorités de santé publique [8].
Le gouvernement s'est donc engagé avec l'appui de ses partenaires
techniques et financiers à renforcer les interventions de nutrition d'une
manière générale, et en particulier les activités de nutrition au niveau des
services de santé communautaire [8]. La réduction de la famine, la
malnutrition et de la mortalité infantiles ainsi que la réalisation des objectifs du
millénaire pour le développement (OMD) concernant la santé et l'éducation
sont largement tributaires des progrès en matière de nutrition. Si l'on ne vient
pas à bout, il serait difficile d'atteindre les OMD [1]. La malnutrition est causée
en grande partie par l'extrême pauvreté et par le manque de ressources
alimentaires [3]. Malgré les efforts consentis, la situation nutritionnelle des
enfants de moins de 5 ans demeure préoccupantes. En effet, les résultats des
enquêtes au cours des dix (10) dernières années montrent que la prévalence
de la malnutrition aiguë en globale (MAG) est passé de 19% à 8,2%. En dépit
de la baisse relative de la prévalence de la MAG. Le Burkina Faso s'est doté
en 2007 d’un protocole national de prise en charge de la malnutrition. Cela
s'est traduit par une amélioration de la couverture sanitaire de prise en charge
qui est passé de 31% à 45%. Au centre de santé et de promotion sociale de
Nabadogo, les gens surtout les mères d'enfants n'ont pas de connaissances
sur la malnutrition. Aussi, les facteurs culturels sont également liés à la
malnutrition aiguë sévère (MAS).
C'est pour cette raison que nous avons jugé nécessaire d'étudier les facteurs
favorisants la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6-59 mois.
Le document repose sur les points suivants :
* La problématique
* Le cadre d'étude et la revue documentaire

2
* La méthodologie
* La discussion et la synthèse des résultats
* Les suggestions

3
I. ENONCE DU PROBLEME ET ELEMENTS D’ORIENTATION

4
I-1 Énoncé du problème

La santé de l'enfant et de la mère est au centre des préoccupations majeures


dans le monde, ceci compte tenu de l'importance de la vulnérabilité de ce
groupe [1]. En effet, l'immaturité physique et psychique des enfants ainsi que
leur dépendance économique et alimentaire font d'eux, un groupe Spécifique
menacé par différentes pathologies dont la malnutrition.
Dans la plupart des pays d'Asie de l'Est et du pacifique, le management
intégré de la malnutrition aiguë est surtout mis en œuvre pour des
interventions à court terme d'urgence dans la région [4]., l'UNICEF et ses
partenaires ont mené une consultation régionale sur la MAS afin d'identifier et
envisager des solutions aux problèmes rencontrés, puis de planifier les actions
à mener. On estime que 50 millions d'enfants de moins de 5 ans souffrent de
la malnutrition dans le monde, environ deux tiers d'entre eux vivent en Asie
(UNICEF, OMS et Banque mondiale) [4]. Chez les européens, on estimait à
149 millions le nombre d'enfants de moins de 5 ans qui présentent un retard
de croissance, En 2023 plus de 36 millions d'enfants de moins de 5 ans
souffraient de malnutrition aiguë [5]. La MAS demeure un problème majeur de
santé publique en Afrique (Dakar). En 2021, 45 millions d'enfants souffraient
d'émaciation, la forme la plus mortelle de la malnutrition chez les enfants [6].
À Nabadogo, les enfants sont confrontés à des problèmes de famine et vivent
dans de situations inquiétantes. Les conditions de vie dont précaires et la
disponibilité de nourriture est un problème ayant des conséquences sur la
santé des enfants de 6-59 mois les plus vulnérables.
Les enfants sont confrontés à diverses maladies comme la diarrhée, le
paludisme, les infections et même de graves conséquences pouvant entrainer
la mort.
Au regard de cette situation, certaines solutions ont été prises pour réduire au
maximum cette maladie.

5
- La consultation nourrissons sains(CNRS)
- Les conseils nutritionnels donnés aux mères d'enfants sur l'alimentation
des enfants
- L'espacement des naissances
- Le respect des mesures d'hygiène
- C'est dans cette optique que nous avons décidé de mener cette étude
afin d'apporter notre contribution à l'amélioration des sévices du CSPS
de Nabadogo

I-2- Éléments d'orientations

I-2-1- Questions de recherche

Quels sont les facteurs favorisants la malnutrition aiguë sévère chez les
enfants de 6-59 mois dans l’aire sanitaire de Sabou, cas du CSPS de
Nabadogo ?

I-2-2- hypothèses de recherche

- L’insuffisance de connaissances des mères d'enfants en matière de


nutrition favorise la prévalence de la malnutrition aiguë sévère chez les
enfants de 6-59 mois dans le district sanitaire de Sabou : cas du CSPS de
Nabadogo.
- Les facteurs culturels favorisent la malnutrition aiguë sévère chez les
enfants de 6-59 mois dans le district sanitaire de Sabou : cas du CSPS de
Nabadogo.

I-2-3- Objectifs de recherche

I-2-3-1- Objectif général


Étudier les factures favorisants la malnutrition aiguë sévère chez les enfants
de 6-59 mois au CSPS de Nabadogo.

6
I-2-3-2- Objectif Spécifiques

- Apprécier les connaissances des mères d'enfants en matière de nutrition


favorise la prévalence de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6-59
mois au CSPS de Nabadogo.
- Identifier les facteurs culturels favorisants la malnutrition aiguë sévère
chez les enfants de 6-59 mois au CSPS de Nabadogo.
- Formuler des suggestions/recommandations susceptibles pour la prise
en charge de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6-59 mois au
CSPS de Nabadogo.

7
II. CADRE D’ETUDE ET REVUE DOCUMENTAIRE

8
II-1- Cadre d'étude

II-1-1- Présentation de la formation sanitaire

Le village de Nabadogo est situé dans la Région du centre Ouest à 20 km à


l’Est du chef-lieu de la commune de la Région. Le CSPS de NABADOGO
relevé de la commune de Sabou et dépend du district sanitaire de Sabou il est
situé sur la national numéro 1 Ouaga Bobo l’aire du CSPS couvre deux
villages qui sont Nabadogo ou est implanté le CSPS et le village de Thayou la
population totale de l’aire sanitaire est de 9017 on dénombre huit 8 écoles
primaire publique dans l’aire sanitaire plus une école madrasa

II-1-2- Mission de la formation sanitaire

L'offre de soin de base est essentiellement assurée par le CSP. En


général, chaque CSPS offre le Paquet Minimum d'Activité(PMA) standard dès
que les normes minimales en personnels et équipements sont atteintes.
Le PMA comprend des activités promotionnelles, préventives, curatives et
aussi des soins d'urgence et de référence. C'est un CSPS qui fait la
satisfaction de sa population.
Pour ce faire, la formation sanitaire organise des campagnes de
sensibilisation, des campagnes de prévention contre certaines maladies dans
le but de prévenir des maladies contagieuses et de préserver la santé des
populations.

Par ailleurs, il convient de noter la mise en place de la santé


communautaire avec des agents de santé à base communautaire ayant un
paquet d'activité bien défini. Le CSPS assure la responsabilité du diagnostic et
du traitement des affections courantes conformément aux orientations du
Guide National de Diagnostic et de Traitement (GDT) des affections prioritaires

9
pour le premier échelon, et dans le respect de la liste nationale des
médicaments essentiels et d'autres produits de santé établie pour ce niveau.
Le CSPS doit assurer la disponibilité des médicaments essentiels générique
(MEG) pour couvrir les besoins de la population de leur santé dont il est
responsable.

II-1-3- Personnels et ses postes respectifs

L’infirmière chef de poste(ICP)


Cinq infirmiers d'Etat(IDE)
Un agent de santé communautaire (ASC)
Sept agents de santé à base communautaire (ASBC)
Cinq sages-femmes d'Etat(SFE)
Une Accoucheuse breveté(AB)
Deux agents du dépôt (MEG)
Un gardien

II-1-4- Service concerné et son personnel

Maternité : Cinq sages-femmes (SFE)


Une Accoucheuse breveté (AB)
II-2- REVUE DOCUMENTAIRE

II-2-1- Définition des concepts

Déterminants : Pour Martin, les déterminants sont l'ensemble des


conditions sociales, économiques et culturelles qui créent un environnement
propice à la persistance ou à l'aggravation de cette condition, en limitant
l'accès aux ressources nécessaires pour une alimentation et des soins
adéquats" [11].
Malnutrition : Correspond à << des ensembles d'états pathologiques
provoqués par un déficit simultané de protéines bet de calories survenant le
plus souvent chez les nourrissons et le jeune enfant et fréquemment associés
10
à des diverses carences en vitamines et des processus infectieux>>
NAKANABO. N [1]. Aussi, elle se caractérise par un État pathologique
résultant de la carence, de l'excès ou du déséquilibre d'un ou plusieurs
nutriments.
La Malnutrition aiguë sévère : "est définie par Dupont comme une condition
clinique où l'enfant présente une insuffisance nutritionnelle extrême,
caractérisée par un faible poids par rapport à la taille, un œdème, ou une
émaciation sévère, entraînant une vulnérabilité accrue aux infections et une
forte probabilité de décès si elle n'est pas prise en charge rapidement" [10].
. GENERALITE
La malnutrition aiguë sévère est une forme de malnutrition qui affecte
principalement les enfants de moins de 5 ans, particulièrement dans les
régions à faible sécurité alimentaire. Elle se caractérise par une insuffisance
aiguë de poids par rapport à la taille de l'enfant, indiquant une perte rapide de
poids due à une insuffisance alimentaire ou à une maladie.
Signes cliniques
- Un indice de poids pour la taille très bas
- La présence d'œdèmes bilatéraux (gonflement des jambes et
pieds causé par la rétention d'eau)
- Une faible circonférence du bras
Critères de diagnostic
- Indice de poids pour la taille inférieur à -3ecart-types de la
médiane des normes de l'organisation mondiale de la santé
(OMS)
- Circonférence du bras (périmètre brachial) inférieur à 115mm
- Œdèmes nutritionnels bilatéraux : gonflement visible des deux
jambes
Causes
- Insécurité alimentaire : manque d'accès à une alimentation
suffisante et nutritive
11
- Maladies infectieuses : telles que la diarrhée, le paludisme et les
infections respiratoires qui aggravent l'état nutritionnel
- Pratiques alimentaires inadéquates : notamment des erreurs dans le
sevrage et la diversification alimentaire
- Facteurs socio-économiques et environnementaux : comme la pauvreté,
le manque d'accès à l'eau potable et les soins de santé insuffisantes
Conséquences
- Affaiblissement du système immunitaire
- Retard de croissance
- Augmentation du risque de mortalité
Prise en charge
Le traitement de la malnutrition aiguë sévère repose sur une prise en
charge nutritionnelle et médicale spécialisée
- Centres de réhabilitation nutritionnelle pour une alimentation
thérapeutique enrichie
- Suivi médical pour traiter les infections sous-jacentes
- Intervention communautaire pour promouvoir des pratiques
nutritionnelles saines.

II-2-2- Analyse et synthèse des études antérieures

Dans la recherche documentaire, nous avons eu recours à plusieurs écrits


en lien avec les facteurs déterminants la malnutrition aiguë sévère chez les
enfants de 6-59 mois. Nous présentons en résumé de ces différentes études
suivant nos hypothèses.
. Connaissances des mères d'enfants en matière de nutrition
Les connaissances des mères d'enfants en matière de nutrition selon John.
W. C [12], "spécialiste des méthodes de recherche qualitative et quantitative",
explique sa méthode pour examiner les principaux éléments nécessaires aux
connaissances des mères. En effet, John. W. C souligne que la connaissance
des mères repose sur la définition de la malnutrition aiguë sévère, ses causes
12
et ses symptômes. Les mères d'enfants doivent connaître les pratiques de
prévention de la MAS, notamment en matière d'alimentation, d'hygiène et de
vaccination. Elles doivent avoir accès à l'information et sensibilisation à travers
les centres de santé, les médias ou lors des campagnes de santé
communautaire. John. W. C recommande de rassembler les études par thème
pour faciliter la comparaison des résultats et obtenir une vision globale des
aspects communs ou divergents concernant les connaissances des mères
d'enfants sur la malnutrition aiguë sévère.
Robert. Y [13], dans son étude évoque les connaissances des mères
d'enfants en matière de nutrition comme facteurs de risques pouvant
provoquer des carences alimentaires, les conditions de vie et l'hygiène. Ainsi,
il affirme que l'analyse doit inclure une évaluation des conséquences des
mères sur les moyens de prévention et les traitements disponibles de la
malnutrition aiguë sévère, ainsi que sur les institutions de santé qui offrent à
l'aide.
. Facteurs culturels favorisants la malnutrition aiguë sévère
Pour l'analyse des études antérieures sur les facteurs culturels favorisants la
malnutrition aiguë sévère, Robert. Y [13], dans son étude <<perceptions
culturelles et influence des croyances>>, certaines études peuvent indiquer
que les croyances culturelles influencent les perceptions des mères en matière
de d'alimentation ou de signes de malnutrition.
L'approche de Pierre. B [14], et de sa" théorie des champs sociaux et des
capitaux", bien qu'il ne soit pas spécifiquement un chercheur en santé
publique, son cadre théorique permet de comprendre les facteurs culturels
favorisants la MAS selon Pierre. B, le capital culturel joue un rôle déterminant.
Les connaissances, les croyances et les normes sociales autour de
l'alimentation peuvent influencer directement les comportements et pratique
des individus, et donc leur état nutritionnel mauvais. Les pratiques alimentaires
sont souvent dictées par des normes culturelles. Certaines croyances peuvent

13
limiter la consommation de certains aliments essentiels, aggravant ainsi le
risque de malnutrition.
 Relation entre les variables
Des relations existent entre les variables indépendantes qui s'influencent
parfois mutuellement.
. L'influence des connaissances des mères d'enfants en matière de
nutrition
Cette hypothèse postule que le niveau de connaissance des mères en matière
de nutrition a un impact direct sur l'état nutritionnel de leurs enfants. Si les
mères possèdent des connaissances adéquates, elles seraient plus aptes à
fournir une alimentation équilibrée bet appropriée à leurs enfants, réduisant
ainsi le risque de malnutrition aiguë sévère.
. L’influence des facteurs culturels favorisent la malnutrition aiguë
sévère
Cette hypothèse suggère que les pratiques et les croyances culturelles
peuvent favoriser ou prévenir la malnutrition aiguë sévère. Par exemple, dans
certaines cultures, des restrictions alimentaires pour les enfants des
préférences pour certains types de nourriture ou le manque de sensibilisation
aux besoins nutritionnels peuvent influencer négativement l'alimentation et,
par conséquent, la santé des enfants.
Les connaissances nutritionnelles des mères d'enfants et les facteurs
culturels sont souvent interconnectés. Les croyances et pratiques culturelles
influencent les connaissances des mères et la manière dont elles interprètent
les informations sur la nutrition. Ainsi, si des facteurs culturels prônent des
pratiques non adaptées à une alimentation équilibrée, cela peut réduire
l'efficacité même des mères qui ont des connaissances de base en nutrition.
En revanche, si la culture valorise une alimentation variée et saine, cela peut
renforcer les bonnes pratiques nutritionnelles.

14
II-2-3- cadre conceptuel

Connaissance des mères d’enfants


-Définition de la malnutrition aigüe sévère
-Signe de la MAS
-Ignorance des conséquences de la MAS

MALNUTRITION AIGUE
SEVERE CHEZ LES ENFANTS
DE 06-59 MOIS DANS LE
DISTRICT SANITAIRE DE

Facteurs culturels
-Pouvoir de décision
-Tabous et interdits alimentaires
-Accès restreints aux soins de santé et à l’éducation nutritionnelle

LEGENDE :

Relation entre variable dépendantes et indépendantes

Relation entre variable indépendantes et dépendantes

FIGURE 1 : Schéma du cadre conceptuel

15
III. METHODOLOGIE

16
III-1 type d'étude

Notre étude est de type transversal à visée descriptive.

III-2- population d'étude

La population d'étude est constituée de deux groupes issus du champ de


l'étude.
- Les enfants de 6-59 mois du CSPS de Nabadogo, en 2024, leur
nombre est estimé à 1492.
- Les mères des enfants de 6-59 mois du CSPS de Nabadogo.

III-2-1- Critères d'inclusion

Les critères d'inclusion de l’étude sont les personnes qui ont volontairement
consenti à faire partie de l'enquête en répondant à l'un des critères suivants.
- Être de la tranche d'âge de 6-59 mois au moment de l'enquête.
- Être la mère d'un enfant concerné par notre enquête, en cas
d'absence prolongée de la mère, la personne qui s'occupe de
l'alimentation de l'enfant sera enquêté.
- Être présent au moment de l'enquête.

III-2-2- critères d'exclusion

Les critères d'exclusion de l'étude sont :


- Les mères d'enfants de plus de 5 ans.

17
- Les mères d'enfants n'étant pas présent dans l'aire sanitaire au moment
de l'entretien.

III-3- Échantillon /Échantillonnage

III-3-1- Échantillon

L'effectif des mères d'enfants pour l'entretien est 60. Pour déterminer notre
échantillon, nous avons utilisé le tableau de kréjcie et Morgan avec un
pourcentage de 30% des mères d'enfants connaissant la définition de la
malnutrition et 22% pour les autres. Nous obtenons la taille de l'échantillon N=
52

III-3-2- Échantillonnage

- Échantillonnage : pour les enfants nous avons utilisé une méthode


d'échantillonnage aléatoire avec une technique de sondage dans les
ménages.
- Procédure de sélection : Tirage aléatoire sans remise de sorte à obtenir
les 52 mères d’enfants. Toutes les mères des enfants inclus dans l'étude ont
été enquêtés.

III-4- Variable à l'étude

Il s'agit de définir les variables qui sont soumises à l'étude.


*Variable dépendante
Les facteurs déterminants la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6-
59 mois dans le District sanitaire de Sabou : Cas du CSPS de Nabadogo.
Elle fait face à deux variables indépendantes.

* Variables indépendantes :

18
- Les connaissances des mères d'enfants en matière de nutrition favorise
la prévalence de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6-59 mois au
CSPS de Nabadogo.
- Les facteurs culturels favorisants la malnutrition aiguë sévère chez les
enfants de 6-59 mois au CSPS de Nabadogo.

III-5- Méthode (s), technique (s) et outil(s) de collecte des données

III-5-1- Méthode (s)

L'enquête a été utilisée comme méthode de collecte de données.

III-5-2- Technique (s)

La technique de collecte de données que nous avons utilisée est l'entretien.

III-5-3- Outil (s) de collecte des données

Chez les enfants, comme outil de collecte des données, nous avons utilisé une
grille d'observation.
Par ailleurs, nous avons utilisé trois (03) balances suspendues de capacité
maximale 25kg et de précision 100mg pour mesurer le poids. La taille a été
mesurée par deux (02) toises remises au CSPS par le District. Les toises ont
chacune une longueur maximale de 130 et 140 cm et les mesures ont été
effectués au centimètres(cm) près.
En ce qui concerne les mères, un guide d'entretien individuel structuré a été
utilisé.

19
IV. RESULTATS

20
IV- 1- présentation des résultats

Les résultats de notre étude sont présentés par objectif selon le plan suivant :
- Participation à l’étude ;
- Les caractéristiques des mères d'enfants enquêtés ;
- Connaissance des mères d'enfants en matière de nutrition
favorise la prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants
de 6-59 mois ;
- Facteurs culturels liés à la MAS chez les enfants de 6-59 mois.
La participation à l'étude est présente dans le tableau suivant :
Tableau I : Niveau de participation à l'étude
Population d'étude Effectif prévus Effectif enquêtés Pourcentage de
la population %

Mères d'enfants 52 52 100


Total 52 52 100
Au regard de ce tableau, le niveau de participation à l'étude est de 100%.

IV-1-1- les caractéristiques des enquêtés

21
IV-1-2- l'âge

* Répartition des enfants selon l'âge


Au total, l'enquête a concerné 52 enfants de 6-59 mois. Le tableau suivant
présente leur répartition selon l'âge.
Tableau II : distribution des enfants enquêtés selon l'âge (N=52)
Tranche d'âge Effectif Pourcentage
6-12 mois 7 13,46%
12-24 mois 15 28,84%
24-36 mois 14 26,92%
36-48 mois 10 19,23%
48-59 mois 6 11,53%
Total 52 99,98%
≈100%

* Réparation des enfants selon le statut vaccinal


La figure suivante décrit l'état vaccinal des enfants enquêtés.
6-12 mois : 13,46%
12-24 mois : 28,84%
24-36 mois : 26,92%
36-48 mois : 19,23%
48-59 mois : 11,53%

60

50

40

30

20

10

0
Tranche 6-12 Mois 12-24 Mois 24-36 Mois 36-48 Mois 48-59 Mois Total
D’âge

22
Figure 2 : Répartition des enfants selon le statut vaccinal
Nous remarquons que les enfants qui contractent plus la malnutrition aigüe
sévère sont compris entre la tranche d’âge 12-24 mois et 24-36 mois.
* Résultats relatifs aux connaissances des mères d'enfants
Définition de la malnutrition aiguë sévère
Sur 52 mères d'enfants, 22% n'ont pas pu donner la définition de la m.
Néanmoins, 30% ont pu donner une bonne définition. La malnutrition se
caractérise par un état pathologique résultant de la carence, de l'excès ou du
déséquilibre d'un ou plusieurs nutriments. Selon NAKANABO N, elle
correspond à << des ensembles d'états pathologiques provoqués par un déficit
simultané de protéines et de calories survenant le plus souvent chez le
nourrisson et le jeune enfant fréquemment associés à des diverses carences
en vitamines et des processus infectieux>> [1].
Les signes de la malnutrition aiguë sévère
• Perte de poids soudaine et imprévue
• Perte d'appétit et d'intérêt pour la nourriture ou les liquides
• Fatigué inhabituelle ou faible niveau d’Energie
• Douleurs articulaires, musculaires et autres affections corporelles
• Vertiges, manque de coordination et de concentration
Ignorance sur les conséquences de la malnutrition aiguë sévère
L'ignorance des conséquences liées à la MAS chez les mères d'enfants
joue un rôle significatif dans la prévalence de cette condition chez les enfants.
NAKANABO. N explique que cette ignorance peut limiter les actions
préventives et curatives des mères en matière de nutrition et de soins, si les
mères ne comprennent pas la gravité des conséquences potentielles de la
MAS telles que le retard de croissance, les affections fréquentes.

23
* Résultats relatifs aux facteurs culturels favorisants la malnutrition
aiguë sévère

Pouvoir de décision

NAKANABO. N [1] affirme que le pouvoir de décision au sein du foyer est


un facteur clé influençant les pratiques alimentaires et de soins des enfants,
surtout dans le contexte des facteurs culturels qui peuvent favoriser la
malnutrition aiguë sévère (MAS). Dans de nombreuses communautés, la prise
de décision concernant la nutrition, les soins de santé des enfants est
influencée par des normes culturelles qui limitent le pouvoir de décision de la
mère.
Tabous et interdits alimentaires
Robert y souligne que certains aliments peuvent être interdits pour des
raisons culturels ou religieuses et si la mère n'a pas d'autorité pour remettre en
question ces tabous, elle ne pourra pas introduire ces aliments dans
l'alimentation de l’enfant, ce qui pourrait entraîner des carences nutritionnelles
[13].

Accès restreint aux soins de santé et à l'éducation nutritionnelle


Décision de consulter un médecin ou un centre de nutrition : Robert. Y
dans son œuvre qui privilégie l'accès des soins en santé énumère que dans
les foyers où la décision d'amener l'enfant chez un professionnel de santé ou
de suivre un programme de nutrition dépend des hommes ou des aînés, les
mères ne peuvent pas être en mesure d'agir rapidement en cas de signe de
malnutrition [13].

IV-2- Discussion et synthèse des résultats

IV-2-1- Discussion

La discussion de nos résultats sera organisée autour des hypothèses qui ont
guidés notre réflexion. Notre plan est structuré comme suit :

24
Hypothèse 1 : l'insuffisance de connaissances des mères d’enfants en
matière de nutrition favorise la prévalence de la malnutrition aiguë sévère
chez les enfants de 6-59 mois dans le district sanitaire de Sabou : cas du
CSPS de Nabadogo

Définition de la malnutrition aiguë sévère (MAS)


Sur 52 mères d'enfants, 22% n'ont pas pu donner la définition de la
malnutrition. Néanmoins, 30% ont pu donner une bonne définition. La
malnutrition se caractérise par un état pathologique résultant de la carence, de
l'excès ou du déséquilibre d'un ou plusieurs nutriments. Selon NAKANABO.
N, elle correspond à un << des ensembles d'états pathologiques provoqués
par un déficit simultané de protéines et de calories survenant le plus souvent
chez le nourrisson et le jeune enfant fréquemment associés à des diverses
carences en vitamines et des processus infectieux>> [1].
Pour Dupont, la malnutrition aiguë sévère est une condition clinique où
l'enfant présente une insuffisance nutritionnelle extrême, caractérisée par un
faible poids par rapport à la taille, un œdème, ou une émaciation sévère,
entraînant une vulnérabilité accrue aux infections et une forte probabilité de
décès si elle n'est pas prise en charge rapidement [10].
Les signes de la malnutrition aiguë sévère
Les signes les plus enregistrés chez les enfants étaient dominés par la toux ou
pneumathie dans 42,50%, la gastro-entérite dans 38,55%, les lésions
dermatologiques ont présenté 22,91% de cas, la fièvre dans 22,35%, 19,0%
des enfants vont présenter les œdèmes, 8,38% d'enfants ont présenté la
pâleur [7]. Comme signes, nous avons :
• Perte de poids soudaine et imprévue
• Perte d'appétit et d'intérêt pour la nourriture ou les liquides
• Fatigué inhabituelle ou faible niveau d’Energie
• Douleurs articulaires, musculaires et autres affections corporelles
• Vertiges, manque de coordination et de concentration
25
Le marasme (également appelé forme sèche de la malnutrition aiguë
proteïnoenergetique) est une carence sévère en calories et en protéines qui
tend à se développer chez les nourrissons et les jeunes enfants. Il provoque
une perte de poids et une atrophie des graisses et des muscles.
Ignorance des conséquences de la malnutrition aiguë sévère
L'ignorance des complications liées à la MAS chez les mères joue un rôle
significatif dans la prévalence de cette condition chez les enfants.
NAKANABO. N explique que Cette ignorance peut limiter les actions
préventives et curatives des mères en matière de nutrition et de soins, si les
mères ne comprennent pas la gravité des complications potentielles de la
MAS, telles que le retard de croissance, les affections fréquentes, ou encore le
risque accru de mortalité, elles peuvent minimiser l'importance de fournir une
alimentation adéquate et équilibrée

Hypothèse 2 : les facteurs culturels favorisants la malnutrition aiguë


sévère chez les enfants de 6-59 mois dans le district sanitaire de
Sabou : cas du CSPS de Nabadogo

Pouvoir de décision
Le pouvoir de décision au sein du foyer est un facteur clé influençant les
pratiques alimentaires et de soins des enfants, surtout dans le contexte des
facteurs culturels qui peuvent favoriser la malnutrition aiguë sévère (MAS).
NAKANABO. N va dans le même sens en disant que dans de nombreuses
communautés, la prise de décision concernant la nutrition, les soins de santé,
et l'éducation des enfants est influencée par des normes culturelles qui limitent
le pouvoir de décision de la mère ou de ceux s'occupant directement de
l'enfant [1]. Pierre. B dans son étude évoqué que dans certaines cultures, les
hommes, en tant que chefs de famille, ont le pouvoir de décision principal, y
compris sur les questions de nutrition et de santé des enfants [14]. Cela

26
signifie que même si la mère est consciente des besoins nutritionnels de
l'enfant, elle ne peut pas être libre de décider de son alimentation.
Tabous et interdits alimentaires
Robert. Y souligne que certains aliments peuvent être interdits pour des
raisons culturels ou religieuses (par exemple, l'œuf ou certaines viandes) et, si
la mère n'a pas d'autorité pour remettre en question ces tabous, elle ne pourra
pas introduire ces aliments dans l'alimentation de l'enfant, ce qui pourrait
entraîner des carences nutritionnelles [13]. Dans plusieurs cultures, les aînés,
comme les grands parents, exercent une grande influence sur l'alimentation
des enfants. Ils peuvent imposer des pratiques alimentaires traditionnelles qui,
parfois ne répondent pas aux besoins nutritionnels modernes provoquant ainsi
les risques de malnutrition. Aussi, pour Pierre. B, l'utilisation des médicaments
traditionnels telles que les tisanes, les écorces pour soigner les enfants est
interdit et cela peut favoriser un danger sur la santé de l'enfant [14].

Accès restreint aux soins de santé et à l'éducation nutritionnelle


Décision de consulter un médecin ou un centre de nutrition : Robert. Y dans
son œuvre qui privilégie l'accès des soins en santé énumère que dans les
foyers où la décision d'amener l'enfant chez un professionnel de santé ou de
suivre un programme de nutrition dépend des hommes ou des aînés, les
mères ne peuvent pas être en mesure d'agir rapidement en cas de signe de
malnutrition [13]. De ce fait, une campagne de sensibilisation est nécessaire
pour changer les mentalités des gens afin de prévenir et de pouvoir prendre
en charge à temps les cas de malnutrition.
*Vérification des hypothèses

Hypothèse 1 : l'insuffisance de connaissances des mères d'enfants en


matière de nutrition favorise la prévalence de la malnutrition aiguë
Sévère chez les enfants de 6-59 mois dans le district sanitaire de
Sabou : cas du CSPS de Nabadogo

27
Les résultats de notre étude ont révélé une faible connaissance des mères
d'enfants sur la malnutrition aiguë sévère. En effet, près de la moitié des
mères d'enfants ne savent pas exactement définir la MAS, beaucoup ignorent
les signes de la maladie et peu sont celles qui connaissent les conséquences
de celle-ci. Cette faible connaissance de la malnutrition empêche les mères
d'enfants à fréquenter les centres de santé qui leurs sont utiles elle favorise
également la propagation de rumeurs au sein de la population nécessitant la
crainte des maladies et les conséquences. Au regard de ce qui précède, nous
pouvons conclure que notre première hypothèse est confirmée

Hypothèse 2 : facteurs culturels favorisants la malnutrition aiguë sévère


chez les enfants de 6-59 mois dans le district sanitaire de Sabou : cas du
CSPS de Nabadogo

L'exploration des facteurs culturels liées aux mères d'enfants révèlent que plus
de la moitié de la population d’étude demandent l'avais à leurs maris avant
d'amener les enfants dans un centre de santé. Nombreuses aussi pensaient
bien faire avec l'utilisation des médicaments traditionnels comme soins en
ayant pas accès aux soins de santé et l'éducation nutritionnelle de leurs
enfants. Ces résultats nous permettent donc de conclure que les facteurs
culturels favorisent la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 6-59 mois
d'où la confirmation de notre deuxième hypothèse.

IV-2-2 synthèse des résultats

. Points forts
Des principaux résultats de notre étude, nous pouvons retenir les points forts
et faibles suivants :

28
Au niveau des connaissances des mères d'enfants en matière de nutrition
favorise la prévalence de la Malnutrition aiguë sévère chez les enfants de
6-59 mois

30% des mères d'enfants ont pu définir la malnutrition aiguë sévère


20% ont pu donner les signes de la MAS
2% ont pu donner les conséquences de la MAS
Au niveau des facteurs culturels favorisants la malnutrition aiguë sévère
des enfants de 6-59 mois
20% ont pu confirmer l'impact du pouvoir de décision sur la santé des enfants
10% des mères d'enfants disent que les interdits alimentaires nuisent à la
santé des enfants
22% disent qu'elles sont limitées à l'accès aux soins de santé et à l'éducation
nutritionnelle de leurs enfants

Point à améliorer au niveau des connaissances des mères d'enfants en


matière de nutrition favorise la prévalence de la malnutrition aiguë sévère
chez les enfants de 6-59 mois
22% des mères d'enfants ne connaissent pas la définition de la MAS
25% ne connaissent pas les signes de la maladie
5% ignorent les conséquences de la MAS
Au niveau des facteurs culturels favorisants la malnutrition aiguë sévère
chez les enfants de 6-59 mois
24% des mères d'enfants réclament leur droit concernant la santé de leur
enfant 18% veulent en savoir plus sur les tabous et interdits alimentaires.
10% des mères d'enfants demandent à avoir accès aux soins de santé et à
l'éducation nutritionnelle de leurs enfants.

29
V. SUGGESTIONS /RECOMMANDATIONS
30
L'analyse des résultats de notre étude, nous a permis de formuler quelques
recommandations pour contribuer à un meilleur contrôle de la MAS parmi les
enfants de moins de 5 ans dans le DS de Sabou. Les suggestions que nous
formulons s'adressent essentiellement aux membres de l'équipe Cadre du
District (ECD), aux prestataires des CSPS et aux populations de Nabadogo.
1. Recommandations aux membres de l'équipe Cadre du District Sanitaire
de Sabou
a. Recommandations à court terme
- Rendre disponible dans tous les CSPS un guide de démonstration
culinaires à l'aide des denrées locales.
- Mettre à la disposition de tous les agents de santé des CSPS du District
une démarche systématique pour la CNRS.

31
b. Recommandations à moyen terme
- Mettre chaque année l'accent sur la planification de la lutte contre la MAS
lors des amendements des plans d'action des CSPS.
- Former/ recycler chaque année les responsables de CNRS et les ICP sur
la CNRS en insistant sur la conduite pratique des séances de CNRS.
- Mettre l'accent sur la conduite pratique de la CNRS lors des supervisions.
- Initier une campagne de sensibilisation des parents sur l'importance des
CNRS dans les radios locales en collaboration avec le monde associatif.
- Recherche des partenaires pour renforcer la protection des enfants de
moins de 5 ans contre le paludisme en leur fournissant des moustiquaires
imprégnées a longue durée d'action (MILDA).
2. Recommandations aux agents des CSPS cas du CSPS de Nabadogo
a. Recommandations à court terme
- Adopter la démarche systématique de CNRS que nous demandons à
l'ECD d'élaborer.
- Renforcer les activités de communication en faveur de :
- L’espacement des naissances,
- L’hygiène et l'assainissement,
- L’allaitement maternel exclusif jusqu'à 6 mois,
- La conduite du sevrage lors des activités du PEV.

- Veiller à la régularité de la surveillance nutritionnelle selon les périodicités


prévues dans le carnet SMI.
- calculer par trimestre les proportions de malnutris parmi les enfants suivis et
utiliser ces proportions pour la planification et l'évaluation des activités de
lutte contre la malnutrition.
b. Recommandations à moyen terme
- renforcer davantage la couverture vaccinale des enfants de moins de 5
ans.
32
- développer les stratégies de démonstration culinaires des paires
éducatrices et de CNRS en stratégie avancé lors de la planification annuelle
de la lutte contre la MAS.
- Prévoir toujours dans les plans d'action, l'approvisionnement des carnets
et des fiches infantiles même si des dotations sont prévues.
3. Recommandations aux populations de Nabadogo
- Participer plus activement à la sensibilisation des parents sur la lutte
contre la malnutrition infanto-juvénile.
- S’impliquer davantage dans la sensibilisation des parents sur
l'alimentation de complément lors du sevrage des enfants.
- Renforcer les activités de communication avec les parents pour le
respect et la régularité de la surveillance nutritionnelle des enfants même si
ceux-ci sont complètement vaccinés.

CONCLUSION

33
La malnutrition aiguë sévère est un problème de santé publique majeur
qui touche des millions d'enfants à travers le monde, en particulier ceux de 6-
59 mois, une tranche d'âge particulièrement vulnérable en raison de ses
besoins nutritionnels accrus pour un développement optimal. Cette condition,
marquée par une insuffisance nutritionnelle grave et un affaiblissement
général de l'organisme, entraîne des risques considérables de morbidité et de
mortalité bien que cette dernière soit évitable avec une prise en charge
appropriée et précoce.
Les facteurs sous-jacents de la malnutrition aiguë sévère sont multiples et
souvent interconnectés. Ils comprennent des conditions socio-économiques
défavorables, telles que la pauvreté, l'insécurité alimentaire et l'accès limité
aux soins de santé de qualité. Les pratiques alimentaires inadéquates,
souvent influencées par des facteurs culturels, jouent également un rôle

34
central dans la survenue de la MAS. Un manque de connaissances
nutritionnelles chez les mères, associés à des croyances et habitudes non
adaptées, aggrave la situation, empêchant une prévention efficace et retardant
la détection précoce de la malnutrition chez les enfants.
Dans cette optique, une approche multidimensionnelle est essentielle
pour lutter efficacement contre la MAS. Cela inclut non seulement
l'amélioration de l'accès aux soins de santé et des infrastructures sanitaires
mais aussi des actions de sensibilisation communautaire pour modifier les
pratiques culturelles nuisibles, ainsi que des efforts pour améliorer les
conditions de vie des populations vulnérables.

35

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1- NAKANABO. N:<< la malnutrition constitue un problème de santé
publique dans le monde entier.>> Janvier 2015, 4p.
2- TINSD. Io:<<HTTPS://wp.tind.io>>, "En Afrique, la malnutrition constitue
un obstacle au développement psychomoteur des enfants". 11 octobre 2024 à
12h13mn.
3- Elisat. B:<< sous la direction de Madame Marie de Reylf>> ; le 1er juillet
2013, 5p.
4- Cécilia. D. B, Cécile. B et Christiane. R<< spécialiste en nutrition et
santé publique>>, le 29 mars 2017, à 11h07 mn.
-Cécile. B<< consultante en nutrition en situation d'urgence>>
- Christiane. R<< conseillère régionale en nutrition au bureau régional Asie de
l'Est et Pacifique de l'UNICEF à Bangkok>>
5- World Health Organization(WHO)
<<HTTPS://www.who.into....>>

36
6-<< HTTPS://www.afro.who.int.>>
Dakar le 19 mai 2023
7-<<HTTPS://www.ncbi.nlm.nih.gov>> pmc
" Présente les signes de la MAS des enfants de 6-59 mois".
8-<<HTTPS://relief web.int>> Burkina Faso
"Présente la population cible de la MAS chez les enfants de 6-59 mois” ; le 18
janvier 2023.
9-<<HTTPS://www.who.int> détail> malnutrition et conséquences chez les
enfants de moins de 5 ans. Le 1er mars 2022.
10- Selon Dupont "définition de facteurs de la malnutrition aiguë sévère"<<
l’ensemble des variables environnementales, comportementales et sociales
qui modèlent la prévalence de la malnutrition en influençant directement ou
indirectement les pratiques alimentaires et les soins de santé prodigués aux
enfants>> de l'année 2018.
11- Selon Martin "définition de facteurs favorisants de la malnutrition aiguë
sévère " <<l'ensemble des conditions sociales, économiques et culturels qui
créent un environnement propice à la persistance ou l'aggravation de cette
condition, en limitant l'accès aux ressources nécessaires pour une
alimentation et des soins adéquats>>en 2019
12- John craswell explique les études antérieures sur les connaissances
des mères d'enfants en matière de nutrition
13- Robert Yin dans son étude explique l'accès restreints aux soins de
santé et à l'éducation nutritionnelle
14-Pierre Bourdieu explique les tabous et interdits alimentaires sur les
facteurs favorisants la malnutrition aiguë sévère

37
38
ANNEXES

IX
Annexe 1 : Questionnaires administrés aux mères d'enfants
I- renseignements généraux
N⁰ fiche/......./…/ Date de l’enquête…/…/ Commune.......
Formation Sanitaire........
II- Connaissances sur la malnutrition aiguë sévère (MAS)
1- Comment se définie la MAS ?
2- L’enfant est pesé nu ou très légèrement vêtu ? Oui.../ Non...
3- Le Mesureur se met en face du cadran de la balance pour lire le
poids ? Oui.../ Non....
4- Les mères d'enfants savent-elles reconnaître des signes d'une
anémie ?
Oui.../ Non...
5- Les mères connaissent -elles les œdèmes ? Oui. / Non.
6- Les mères connaissent -elles l’alimentation des enfants, allaitent-
elles les enfants avec l'AME jusqu'à 6 mois ? Oui. / Non.
7- Connaissent-elles la conduite à tenir ? Oui…/ Non...

X
Annexe 2 : Grille d'observation des enfants

N⁰ fiche/....../ Date/…/......./…/
I- Renseignements généraux Commune.......
Formation Sanitaire.......
Village...........
Âge de l'enfant.........
Sexe........
Niveau d’instruction :
Non alphabétisé/......../
Alphabétisé/......./
Primaire/......./
Secondaire/......./
Supérieur/…/
II- Connaissance des mères sur la malnutrition aiguë sévère
(MAS)
Avez-vous déjà entendu parler de la MAS ? Oui…/ Non....
-Si oui par quelles sources d'information ?
Raison....../ Agents de santé…/ ASBC....
Autres à préciser........
III-- Mode de transmission
1- Selon vous comment attrape-on cette maladie ?
-Diarrhée ? /......./
-Infection ? /...../
-Pauvreté ? /...../
-Alimentation inadéquat ? /…/ La
non pratique de l’AME ? /…/
Autres à préciser….
2- Connaissez-vous les signes de la MAS ? /...../

XI
3- Connaissez-vous les mesures de prévention de la MAS ? /..../
4- Selon vous comment peut-on guérir de la MAS ?
- En mangeant beaucoup/....../
- En buvant beaucoup d'eau/…/
- En respectant les mesures d'hygiène/…/
En mangeant de façon équilibrée et adéquate/....../
Autres à préciser
Si oui pourquoi ?

XII

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