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03 Applications Relations Binaires

Le chapitre 3 traite des applications et des relations entre ensembles, en définissant des concepts clés tels que les applications, les graphes, et les familles d'éléments. Il explique également des notions comme les opérations induites sur les applications et les fonctions indicatrices. Enfin, il aborde les images réciproques et directes d'une partie, ainsi que la composition d'applications.

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03 Applications Relations Binaires

Le chapitre 3 traite des applications et des relations entre ensembles, en définissant des concepts clés tels que les applications, les graphes, et les familles d'éléments. Il explique également des notions comme les opérations induites sur les applications et les fonctions indicatrices. Enfin, il aborde les images réciproques et directes d'une partie, ainsi que la composition d'applications.

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Chapitre 3

Applications et relations

I. Applications BOOK-READER Définition 3 (graphe).

Soient E , F deux ensembles. Soit f une application de E dans F . Le graphe de f est l’ensemble
Dans toute cette partie, E et F sont des ensembles non vides. © ¯ ª ©¡ ¢¯ ª
G( f ) = (x, y) ∈ E × F ¯ y = f (x) = x, f (x) ¯ x ∈ E

1. Vocabulaire

BOOK-READER Définition 1 (application).

Une application de E dans F est une relation qui associe à chaque élément de E (ensemble de
E −→ F
départ) un unique élément de l’ensemble F (ensemble d’arrivée). On note f : .
x 7−→ f (x)

Exemple 4.

Remarque.
R R
1. Dans le cas d’une fonction f d’un intervalle I de à valeurs dans , le graphe se représente
graphiquement (c’est le cas de le dire) en traçant la courbe représentative de f dans un re-
— Dans la relation y = f (x), on dit que y est l’image de x par f et que x est un antécédent père.
de y par f .
Ici par exemple f : x 7→ e x :
— L’ensemble des applications de E dans F est noté F E , ou encore parfois F (E , F ).
— Au lycée on manipule des «fonctions numériques» bien définies sur un ensemble : ce
sont des exemples d’applications.
— Un autre exemple d’applications est celui des suites réelles : il s’agit d’applications de 4
N
dans . R
— Dans le cadre du programme, nous ne ferons pas de distinction entre «fonctions» et 3
«applications».
2

Exemple 2. 1

• Soit E un ensemble. L’application nulle de E dans R est l’application O définie par : ∀ x ∈ E , 0


O(x) = 0. −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
• Soit E un ensemble. L’application identité de E est l’application, notée idE , définie par : ∀ x ∈ E ,
idE (x) = x . 2. Dans le cas d’une suite réelle (u n )n∈N , le graphe se représente graphiquement en traçant le
nuage de points de coordonnées (n, u n )n∈N :

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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

BOOK-READER Définition 7 (famille d’éléments d’un ensemble).


2 Soient I , E deux ensembles. Une famille d’éléments de E indexée par I est une application de
I dans E .
1

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Remarque.
−1 Dans ce contexte, ce n’est pas l’application en tant que telle qui nous intéresse, mais l’in-
dexation. La notion généralise celles de famille finie déjà rencontrée et celle de suite (à ve-
−2 nir).
• Lorsque I = ‚1, nƒ et E est un ensemble, une famille d’éléments de E indexée par I est une
application de I = ‚1, nƒ dans E , elle est entièrement déterminée par la donnée des élé-
R R
3. Dans le cas d’une fonction f de D ⊂ 2 à valeurs dans , le graphe se représente graphique- ments x 1 , . . . , x n de E , images respectives de 1, . . . , n .
ment par une surface (les points de cette surface ont pour coordonnées x, y , f (x, y) ).
¡ ¢
|{z} | {z } On notera en pratique cette famille (x i )i ∈‚1,nƒ , ou encore (x i )1Éi Én . C’est un élément de E I .
X f (X ) Notons au passage que dans ce contexte, E I = E ‚1,nƒ et E n désignent la même chose. I étant
fini, cette famille est finie.
Notons que dans l’écriture d’une telle famille les répétitions sont possibles et il y a un ordre
induit par l’ordre de I .
• Lorsque I = N et E est un ensemble, une famille d’éléments de E indexée par I est une
N
application de I = dans E , elle est entièrement déterminée par la donnée des éléments
x 0 , . . . , x n , . . . de E , images respectives de 0, . . . , n, . . ..
On notera en pratique cette famille (x i )i ∈N . C’est un élément de E I = E N . Un élément de
E N est aussi une suite à valeurs dans E . I étant infini, cette famille est infinie (mais elle
peut prendre un nombre fini de valeurs).
Notons que dans l’écriture d’une telle famille les répétitions sont possibles et il y a un ordre
induit par l’ordre de I .
• Les deux exemples précédents sont ceux que l’on rencontrera la plupart du temps. Mais
on peut parfaitement envisager d’indexer une famille d’éléments d’un ensemble E par
R ou par un autre ensemble plus «exotique», y compris un ensemble qui n’est pas muni
d’un bon ordre : cette situation met en évidence que c’est l’indexation plus que l’ordre qui
importe dans la notion de famille.
BOOK-READER Définition 5 (opérations induites).

Soient E , F deux ensembles. Soient f , g deux applications de E dans F .


On suppose que F est muni des opérations + et ×. Alors F (E , F ) est naturellement muni des BOOK-READER Définition 8 (famille presque nulle).
opérations + et × par les relations :
Soit (x i )i ∈I une famille de réels indexée par un ensemble quelconque I .
∀x ∈ E, ( f + g )(x) = f (x) + g (x) et ( f × g )(x) = f (x) × g (x) On dit que cette famille est presque nulle, ou à support fini, si {i ∈ I | x i 6= 0} est fini.
déf. déf.

Remarque.

Exemple 6. • Si I est un sous-ensemble infini de N


, la famille (x i )i ∈I est presque nulle si et seulement si
R
Avec F = , on dispose de l’addition et de la multiplication usuelles des réels. On peut donc som- N
elle est nulle à partir d’un certain rang, c’est-à-dire s’il existe N ∈ tel que pour tout i ∈ I ,
mer et multiplier les applications à valeurs dans . R i Ê N =⇒ x i = 0.
R R R
Soient f , g : → définies par : ∀ x ∈ , f (x) = x 2 et g (x) = e x . • La définition précédente s’étend à des familles d’éléments d’un ensemble E muni d’une
R R R R R
Alors f + g : → et f × g : → sont définies par : ∀ x ∈ , ( f + g )(x) = x 2 + e x et ( f × g )(x) = x 2 e x . addition et possédant un élément neutre pour cette addition (i.e. un élément se compor-
tant comme le 0 des réels, typiquement le vecteur nul dans un ensemble de vecteurs).

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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

? Exercice 11.
Extension de certaines notations Soit E un ensemble. Soient A, B ∈ P (E ).
• Soit (x i )i ∈I une famille presque nulle de réels. Démontrer que :
Alors on peut considérer la somme des x i , i ∈ I : xi .
X
1. A = B ⇐⇒ 1 A = 1B .
i ∈I
Ce réel est bien défini puisque même si I n’est pas un ensemble fini, il n’y a qu’un nombre 2. 1 A = 1 − 1 A .
fini de x i non nuls, donc qu’un nombre fini de termes qui contribuent à la somme. 3. 1 A∩B = 1 A × 1B = min(1 A , 1B ).
Par exemple, nous verrons plus tard qu’un polynôme est un objet combinaison linéaire de 4. 1 A∪B = 1 A + 1B − 1 A × 1B = max(1 A , 1B ).
puissances entières de l’indéterminée X . Tout polynôme P s’écrit sous la forme

ak X k où (ak )k∈N est une famille presque nulle de réels


X
P=
k∈ N
Solution de 11.
Il n’y a qu’un nombre fini de termes non nuls dans cette somme ! (? voir notes ?)
• Soit (y k )k∈K une famille de réels telle que k ∈ K ¯ y k 6= 1 est fini.
© ¯ ª

Alors on peut considérer le produit des y k , k ∈ K : yk .


Y
BOOK-READER Définition 12 (restriction).
k∈K
Ce réel est bien défini puisque même si K n’est pas un ensemble fini, il n’y a qu’un nombre Soient E et F deux ensembles, soit f une application de E dans F . Soit A une partie de E .
fini de y k non égaux à 1, donc qu’un nombre fini de termes qui contribuent au produit. On appelle restriction de f à A l’application, notée f |A , définie par :
Par exemple, si l’on note P l’ensemble des nombres premiers, tout entier naturel non nul n
s’écrit sous la forme A −→ F
f |A :
x 7−→ f (x)
p αp où (αp )p∈P est une famille presque nulle d’entiers naturels
Y
p∈P

En effet, la famille p αp p∈P est une famille de réels telle que p αp ¯ p ∈ P et p αp 6= 1 est fini, le
¡ ¢ © ¯ ª

produit a un sens et correspond à la factorisation première de n . Exemple 13.


R R R
Soit f : → définie par : ∀ x ∈ , f (x) = |x|.
R
La restriction de f à − est la fonction f |R− : x 7→ −x , car pour x É 0, |x| = −x .

BOOK-READER Définition 9 (fonction indicatrice d’un ensemble).

Soit E un ensemble, soit A un sous-ensemble de E . BOOK-READER Définition 14 (prolongement).


La fonction indicatrice de A , noté 1 A , est la fonction définie par :
Soient E et F deux ensembles, soit f une application de E dans F . Soit B un ensemble tel que
E −→ {0, 1} E ⊂ B.
1 si x ∈ A On appelle prolongement de f à B toute application f˜ telle que f˜|E = f .
½
1A :
x 7−→
0 sinon

Exemple 15.
Soit f : R∗ → R définie par : ∀ x ∈ R∗, f (x) = x1 .
Un prolongement de f est par exemple :

R −→ R½ 1
f˜ : x si x 6= 0
x 7−→
0 sinon
Exemple 10.
R
Si E = , la fonction indicatrice de Q est 1Q. On a en particulier 1Q(1) = 1, 1Q(p2) = 0.
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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

BOMB Attention. BOOK-READER Définition 18 (image réciproque d’une partie).

Un prolongement n’est pas unique, même s’il ne concerne qu’un seul point. Soient E et F deux ensembles. Soit B un sous-ensemble de F .
Nous verrons plus tard dans le cours des prolongements «intéressants», les prolon- L’image réciproque de B par f est l’ensemble des antécédents des éléments de B par f :
gements par continuité en un point.
f −1 (B ) = x ∈ E ¯ f (x) ∈ B
© ¯ ª

Illustration.

× ×
× × × ×
E
× ×
BOOK-READER Définition 16 (image directe d’une partie). F
× × × ×
Soient E et F deux ensembles. Soit A un sous-ensemble de E . f −1 (B ) × × B
L’image de A par f est l’ensemble des images des éléments de A par f :

(première formulation)
© ¯ ª
f (A) = y ∈ F ¯ ∃ x ∈ A, y = f (x)
(deuxième formulation)
© ¯ ª
= f (x) ¯ x ∈ A

Exemple 19.
Illustration.
1. Soit f :
R −→ R .
A x 7−→ sin(x)
× × f (A) Alors f −1
Z
({0}) = π = {x ∈ R | ∃ k ∈ Z, x = kπ}, f −1([−1, 1]) = R mais f −1(]1, +∞[) = ∅.
E
× × × ×
2. Soit u :
N −→ R .
× × n 7−→ n 2
F
× × × × Alors u ({0}) = {0}, u −1 (‚1, 5ƒ) = {1, 2}, u −1 ({2}) = ∅.
−1

× ×

Dans le cas particulier A = E , f (E ) est appelé l’image de f et se note aussi Im( f ). BOOK-READER Définition 20 (composition).

Soient E , F , F 0 et G des ensembles. Soient f ∈ F (E , F ) et g ∈ F (F 0 ,G) tels que f (E ) ⊂ F 0 .


L’application composée de g et de f est l’application, notée g ◦ f , définie par :

E −→ G¡
g◦f : ¢
x 7−→ g f (x)

Exemple 17.

1. Soit f :
R −→ R .
Remarque.
x 7−→ sin(x)
• Attention, avec les notations et hypothèses de la définition, g ◦ f est bien définie mais pas
R
Alors f ( ) = [−1, 1], f ([0, π]) = [0, 1], f ({0}) = {0} (ne pas confondre avec f (0) = 0). f ◦ g si G 6⊂ E .
2. Soit u :
N −→ R. • Parfois F = F 0 , ce qui évite de vérifier la condition de compatibilité f (E ) ⊂ F 0 , puisque l’on
n 7−→ n 2 a toujours f (E ) ⊂ F .
Alors u({0, 1, 2, 3}) = {u(0), u(1), u(2), u(3)} = {0, 1, 4, 9}.
• Avec les notations et hypothèses de la définition, si E = F = F 0 = G , alors f ◦g est maintenant
bien définie elle aussi. De même, f ◦ f est bien définie. On note en général f 2 au lieu de
f ◦ f . Plus généralement, on peut définir les compositions itérées de f par : f 0 = idE et pour

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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

N
tout n ∈ , f n+1 = f n ◦ f . 2. Injectivité, surjectivité, bijectivité

Exemple 21. BOOK-READER Définition 23 (injectivité).

R R
1. Soient f : x 7→ ln(x) fonction de ∗+ dans , soit g : x 7→ 1 + x 3 fonction de vers . R R Soient E et F deux ensembles. Une application f : E → F est injective si tout élément de F a au
R
Alors g ◦ f est bien définie (puisque l’ensemble d’arrivée de f est inclus dans (ils sont R plus un antécédent par f dans E .
R
même égaux) l’ensemble de départ de g . On a : ∀ x ∈ , (g ◦ f )(x) = 1 + ln(x) .
¡ ¢3
Illustration.
En revanche, f ◦g n’a pas de sens puisque l’ensemble d’arrivée de g , qui est , n’est pas inclus R
R
dans l’ensemble de départ de f qui est ∗+ . On peut en effet constater que l’expression qui
× ×
correspondrait à ( f ◦ g )(x), ln(1+ x 3 ), n’a pas de sens pour x = −1 par exemple, puisque ln n’est
pas définie en 0. × × ×
E
R R R R R
2. Soient f : → et g : → définies par : ∀ x ∈ , f (x) = e x et g (x) = x 2 . Alors g ◦ f et f ◦ g × ×
F
sont bien définies puisque l’ensemble d’arrivée de l’une est inclus (égal même) à l’ensemble × × ×
de départ de l’autre, et réciproquement, et on calcule : × ×

∀x ∈ R, ¡ ¢2 2¡
g ◦ f (x) = e x = e 2x et f ◦ g (x) = e x 6= (e x )2 BOMB
¢

On peut aussi définir f ◦ f et g ◦ g :

∀x ∈ R, x
f ◦ f (x) = e e et g ◦ g (x) = x 4 Remarque.
Si une application est injective, on peut aussi dire que c’est une injection.

Remarque. GRADUATION-CAP Proposition 24 (caractérisation de l’injectivité).


Formellement, on peut écrire (g ◦ f )(x) sans les parenthèses autour de g ◦ f : (g ◦ f )(x) = g ◦ f (x). Soient E et F deux ensembles. Les assertions suivantes sont équivalentes :
Ce n’est pas une question de priorité des opérations mais une question de sens : g ◦ f (x)
signifie que l’on applique g ◦ f à l’élément x . Il serait grossièrement faux de dire que l’on (i ) f : E → F est injective (au sens de la définition)
«compose» g avec f (x), puisque f (x) est un élément de F mais ¡ pas¢une application. (i i ) ∀ x 1 , x 2 ∈ E , x 1 6= x 2 =⇒ f (x 1 ) 6= f (x 2 )
Les deux écritures correctes et équivalentes sont : g ◦ f (x) = g f (x) (i.e. la composée de g et (i i i ) ∀ x 1 , x 2 ∈ E , f (x 1 ) = f (x 2 ) =⇒ x 1 = x 2
de f appliquée à x est g appliquée à f (x)).

GRADUATION-CAP Proposition 22 (associativité de la composition).


Preuve de 24.
Soient E , F , F , G , G et H des ensembles. Soient f ∈ F (E , F ), g ∈ F (F ,G) et h ∈ F (G , H ) tels que
0 0 0 0
(? voir notes ?)
f (E ) ⊂ F 0 et g (F 0 ) ⊂ G 0 (conditions de compatibilité).
Alors Le plus souvent, pour montrer qu’une application f est injective, c’est le (i i i ) de la proposition que
l’on utilise.
¡ ¢ ¡ ¢
h◦g ◦ f =h◦ g ◦ f
ce qui permet d’écrire plus généralement h ◦ g ◦ f sans parenthèses.
Exemple 25.
(? voir notes ?)

Preuve de 22.
Pour tout x ∈ E on calcule séparément : GRADUATION-CAP Proposition 26.
¡ ¢ ¡ ¢ ³ ¡ ¢´
h ◦ g ◦ f (x) = h ◦ g f (x) = h g f (x) Soient E , F,G trois ensembles. Soient f : E → F et g : F → G deux applications.
et On suppose que f et g sont injectives.
Alors g ◦ f est injective.
¡ ¢ ³ ´ ³ ¡ ¢´
h ◦ g ◦ f (x) = h g ◦ f (x) = h g f (x)
Autrement dit, la composée de deux injections est une injection.
ce qui montre que h ◦ g ◦ f = h ◦ g ◦ f .
¡ ¢ ¡ ¢

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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

BOOK-READER Définition 30 (bijectivité).


Preuve de 26.
Soient E et F deux ensembles. Une application f : E → F est bijective si tout élément de F
(? voir notes ?)
admet un unique antécédent par f dans E .
De façon équivalente, une application est bijective si elle est injective et surjective.
BOOK-READER Définition 27 (surjectivité).
Illustration.
Soient E et F deux ensembles. Une application f : E → F est surjective si tout élément de F
admet (au moins) un antécédent par f dans E .
× ×
Illustration. × × ×
E
×
× × × × ×
F
× × × × ×
E
×
× × × ×
F
×

Remarque.
Si une application est bijective, on peut aussi dire que c’est une bijection.

GRADUATION-CAP Théorème-définition 31 (bijection réciproque).

Soient E et F deux ensembles. Soit f : E → F une application bijective. On définit la bijection


Remarque. réciproque de f , notée f −1 , par :
— Si une application est surjective, on peut aussi dire que c’est une surjection.
— On peut reformuler la définition de la surjectivité à l’aide de l’image d’une applica- F −→ E
f −1 :
tion : une application f : E → F est surjective si f (E ) = F . y 7−→ l’unique x ∈ E tel que y = f (x)

f −1 est alors une bijection de F vers E qui vérifie f −1 ◦ f = idE et f ◦ f −1 = idF ,


Exemple 28.
(? voir notes ?)

GRADUATION-CAP Proposition 29.


Preuve de 31.
Soient E , F,G trois ensembles. Soient f : E → F et g : F → G deux applications. (? voir notes ?)
On suppose que f et g sont surjectives.
Alors g ◦ f est surjective. Exemple 32.
Autrement dit, la composée de deux surjections est une surjection. (? voir notes ?)

BOMB Attention.
On ne confondra pas la notation de l’image réciproque d’un ensemble (« f −1 d’un
ensemble») avec la notation de la bijection réciproque («fonction f −1 , que l’on ap-
plique à des éléments»).
On observe cependant que si f est bijective, si x ∈ E et y = f (x), alors x = f −1 (y)
Preuve de 29.
«coïncide» avec le fait que f −1 ({y}) = {x}.
(? voir notes ?)

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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

GRADUATION-CAP Proposition 33 (caractérisation des bijections). • R et R \ Q sont indénombrables.


• Toute partie de N est au plus dénombrable.
Soient E et F deux ensembles. Soient f : E → F .
f est une bijection si et seulement s’il existe g : F → E une application telle que g ◦ f = idE et
f ◦ g = idF .
Lorsque f est une bijection, on a f −1 = g .

Preuve de 33. II. Relations


(? voir notes ?)

Exemple 34.
(? voir notes ?) Dans tout le paragraphe, E est un ensemble quelconque.

GRADUATION-CAP Proposition 35.

Soient E , F,G trois ensembles. Soient f : E → F et g : F → G deux applications.


On suppose que f et g sont bijectives.
Alors g ◦ f est bijective.
Autrement dit, la composée de deux bijections est une bijection. 1. Relation binaire sur un ensemble
Par ailleurs : (g ◦ f )−1 = f −1 ◦ g −1 .

BOOK-READER Définition 37 (relation binaire sur un ensemble).


Preuve de 35.
(? voir notes ?) On appelle relation binaire sur E toute partie de E × E .
Si R est une relation binaire, la proposition (x, y) ∈ R sera notée x R y pour tous x, y ∈ E et lue
«x est en relation avec y par R ».
3. Ensembles au plus dénombrables

BOOK-READER Définition 36 (ensemble finis, ensemble dénombrable).

Soit E un ensemble. Exemple 38.

• On dit que E est fini s’il existe un entier n ∈ N∗ et ϕ une bijection de ‚1, nƒ dans E . 1. La relation d’égalité, =, sur un ensemble E .
n est appelé le cardinal de E . 2. Les relations É et < sur R.
• Par convention ∅ est un ensemble fini de cardinal 0. 3. La relation d’inclusion, ⊂, sur P (E ).
• Si E n’est pas fini on dit que E est infini. R
4. La relation É sur I (l’ensemble des fonctions d’un intervalle I dans R) définie pour toutes
• On dit que E est dénombrable s’il existe ϕ un bijection de N dans E . R
fonctions f , g ∈ I par :
f É g ⇐⇒ ∀ x ∈ I , f (x) É g (x)
• Si E est fini ou dénombrable, on dit que E est au plus dénombrable.
• Si E n’est pas au plus dénombrable, on dit que E est indénombrable. Z
5. La relation de divisibilité, |, sur , définie pour tous a, b ∈ Z par :
Z
a|b ⇐⇒ ∃ k ∈ , b = ka

Remarque. 6. Pour α un réel, la relation de congruence modulo α, définie pour tous réels par :
• N est infini (pour tout n ∈ N∗, il n’y a pas de surjection de ‚1, nƒ dans N, donc pas de bijec- Z
x ≡ y [α] ⇐⇒ ∃ k ∈ , x = y + kα
tion non plus).
N Z
• ∗ , (voir ??), N × N, Q sont dénombrables. Preuves à voir éventuellement en exercice.
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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

BOOK-READER Définition 39 (vocabulaire des relations). BOOK-READER Définition 42 (classes d’équivalences, représentants).

Soit R une relation binaire sur E . Soit R une relation d’équivalence sur E .
• On dit que R est réflexive si • Pour tout x ∈ E , on appelle classe d’équivalence de x selon R , ou modulo R , l’ensemble
∀x ∈ E, x R x
C (x) = x 0 ∈ E ¯ x R x 0
© ¯ ª
• On dit que R est symétrique si
• On appelle classe d’équivalence selon R , ou modulo R , toute classe d’équivalence d’un élé-
∀ x, y ∈ E , x R y ⇐⇒ yRx
ment x de E selon R .
• On dit que R est antisymétrique si • Pour toute C classe d’équivalence selon R , on appelle représentant de C tout élément x ∈ E
tel que C = C (x).
∀ x, y ∈ E , x R y et y R x =⇒ x = y
¡ ¢
• On appelle ensemble de représentants des classes d’équivalences pour R toute partie R de E
qui contient un et un seul représentant de chaque classe d’équivalence de E .
• On dit que R est transitive si

∀ x, y, z ∈ E , x R y et y R z =⇒ x R z
¡ ¢

GRADUATION-CAP Proposition 43 (propriétés élémentaires).

Soit R une relation d’équivalence sur E


1. Tout élément est dans sa classe d’équivalence :
BOMB Attention.
Toutes les relations binaires ne sont pas symétriques (par exemple < sur R), l’ordre ∀ x ∈ E , x ∈ C (x)
dans lequel on écrit x R y a de l’importance !
2. Deux élément sont équivalents si et seulement si leurs classes d’équivalence sont égales :

Exemple 40. ∀ x 1 , x 2 ∈ E , x 1 R x 2 ⇐⇒ C (x 1 ) = C (x 2 )
¡ ¢

(? voir notes ?)
3. Une classe est représentée par n’importe lequel de ses éléments :

∀C ∈ C , ∀ x ∈ C , C (x) = C

où C est l’ensemble des classes d’équivalences selon R .

2. Relation d’équivalence
Preuve de 43.
(? voir notes ?)

BOOK-READER Définition 41 (relation d’équivalence). GRADUATION-CAP Théorème 44 (partition associée à une relation d’équivalence).

On appelle relation d’équivalence sur E une relation binaire sur E réflexive, symétrique et tran- Soit R une relation d’équivalence sur E .
sitive. L’ensemble des classes d’équivalence selon R forme une partition de E .

Preuve de 44.
Remarque. (? voir notes ?)
Les symboles habituellement rencontrés pour désigner une relation d’équivalence sont ∼,
', ≈, ∼
=, ≡. Exemple 45.

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mpsi 2024-25 cours du chapitre 3

1. La relation d’égalité¯ sur Eª est une relation d’équivalence (d’après ??). Par ailleurs, pour tout
? Exercice 47.
x ∈ E , C (x) = x ∈ E x = x = {x}.
© 0 0
¯
On retrouve la partition E = {x} (cas trivial, ce n’est pas une information très intéressante, Soient E et F deux ensembles, soit f : E → F une application.
G
x∈E On définit la relation «avoir la même image», notée ∼, par :
mais il faut le signaler).
R R
2. On note ∼ la relation binaire sur ∗ définie par : pour tous x, y ∈ ∗ , x ∼ y si et seulement si x ∀ x 1 , x 2 ∈ E , x 1 ∼ x 2 ⇐⇒ f (x 1 ) = f (x 2 )
et y sont de même signe.
1. Démontrer que ∼ est une relation d’équivalence.
Alors ∼ est réflexive, symétrique et transitive (vérification immédiate), c’est une relation
R
d’équivalence sur ∗ . Il y a exactement deux classes d’équivalences pour cette relation, la 2. Démontrer :
f −1 ({y})
G
classe des réels strictement positifs et celle des réels strictement négatifs. E=
R R R
On obtient la partition ∗ = ∗− t ∗+ .
y∈Im( f )

3. Retrouver sans calcul les résultats du cours relatifs à la relation de congruence modulo
Z
n sur , où n ∈ ∗ . N
GRADUATION-CAP Théorème 46 (congruences). 4. Pour tout classe d’équivalence C , on pose f (C ) = f (x) où x est un représentant de C . On
note C l’ensemble des classes d’équivalences.
1. Soit n ∈ N∗. La relation de congruence modulo n , définie par Démontrer que f : C 7→ f (C ) est une application injective de C vers F dont l’image est
Im( f ).
∀ a, b ∈ Z, a ≡ b [n] ⇐⇒ ∃ k ∈ Z, a = b + kn

est une relation d’équivalence. Un ensemble de représentants pour cette relation est
‚0, n − 1ƒ et on dispose de la partition : Solution de 47.

Z= G
Z
{i + kn | k ∈ } =
G
Z
(i + n )
(? voir notes ?)
i ∈‚0,n−1ƒ i ∈‚0,n−1ƒ

Z Z
où on note (abusivement), pour tout i ∈ , i + n = {i + kn | k ∈ }. Z 3. Relation d’ordre
2. Soit α ∈ R +.

La relation de congruence modulo α, définie par

∀ x, y ∈ R, x ≡ y [α] ⇐⇒ ∃ k ∈ Z, x = y + kα BOOK-READER Définition 48 (relation d’ordre).


est une relation d’équivalence. Un ensemble de représentants pour cette relation est • On appelle relation d’ordre sur E une relation binaire sur E réflexive, antisymétrique et tran-
[0, α[ et on dispose de la partition : sitive.

R= G
Z
{x + kα | k ∈ } =
G
Z
(x + α )
• On dit qu’une relation d’ordre R est totale si l’on peut toujours comparer deux éléments,
c’est-à-dire :
x∈[0,α[ x∈[0,α[
∀ x, y ∈ E , x R y ou y R x
R Z
où on note (abusivement), pour tout x ∈ , x + α = {x + kα | k ∈ }. Z Dans le cas contraire on dit que la relation d’ordre est partielle.

Remarque.

• Les symboles habituellement rencontrés pour désigner une relation d’ordre sont É, ¹, ¿,
⊆.
• À toute relation d’ordre R on peut associer une relation stricte R 0 définie par :

∀ x, y ∈ E , x R 0 y ⇐⇒ x R y et x 6= y

Ce n’est pas une relation d’ordre : on perd la condition de réflexivité.


Preuve de 46.
(? voir notes ?)

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Exemple 49.
BOOK-READER Définition 51 (vocabulaire associé aux relations d’ordre).
D’après les exemples de ?? :
• É est une relation d’ordre sur R. Elle est totale car étant donnés deux réels x et y , x É y ou y É x . Soit E un ensemble muni d’une relation d’ordre noté ¹.
Soient A un sous-ensemble de E , m, M des éléments de E . Alors :
La relation stricte associée est <.
• M est un majorant de A si : ∀ x ∈ A, x ¹ M
• ⊂ est une relation d’ordre sur P (E ), où E est un ensemble. Elle est partielle dès que E contient
au moins deux éléments : {a} et {b} ne sont pas comparables lorsque a 6= b . • M est le maximum de A si M est un majorant de A et si M ∈ A , c’est-à-dire
R
• La relation É sur I où I est un intervalle) est une relation d’ordre partielle. En effet, dans le cas
∀ x ∈ A, x ¹ M et M∈A
où I = [0, 2π], sin et cos ne sont pas comparables (on peut adapter l’argument dans le cas général).
• | surZ n’est pas une relation d’ordre car elle n’est pas antisymétrique. Mais c’est une relation On note alors M = max(A).
d’ordre sur N. • Si A admet un majorant on dit que A est majorée
L’ordre est partiel puisque par exemple 2 et 3 ne sont pas comparables.
• m est un minorant de A si : ∀ x ∈ A, m ¹ x
• m est le minimum de A si m est un minorant de A et si m ∈ A , c’est-à-dire

? Exercice 50. ∀ x ∈ A, m ¹ x et m∈A

On considère sur R2 les relations ¿ et ¹ définies par : On note alors m = min(A).


∀ M 1 = (x 1 , y 1 ), M 2 = (x 2 , y 2 ) ∈ R2 , M 1 ¿ M 2 ⇐⇒ x 1 É x 2 et y 1 É y 2 • Si A admet un minorant on dit que A est minorée
¡ ¢

• Si A est minorée et majorée on dit que A est bornée


et
∀ M 1 = (x 1 , y 1 ), M 2 = (x 2 , y 2 ) ∈ R2, M1 ¹ M2 ⇐⇒ ¡x1 < x2 ou (x1 = x2 et y1 É y2)¢
Montrer que ce sont des relations d’ordre et préciser si elles sont totales.
BOMB Attention.
Un ensemble muni d’une relation d’ordre n’admet pas toujours un majorant ou un
minorant, et donc pas non plus toujours un plus petit ou un plus grand élément
(i.e. minimum ou maximum) !

Exemple 52.
(? voir notes ?)

Solution de 50.
(? voir notes ?)

On peut étendre les notions de majorant, minorant, maximum, minimum rencontrées à propos des
réels.

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Méthodes essentielles à connaître à l’issue du chapitre

• Comprendre et manipuler la notion de famille indexée par un ensemble.


• Comprendre et manipuler le concept de famille presque nulle (ou à support fini).
• Démontrer qu’une application est, ou n’est pas, injective.
• Démontrer qu’une application est, ou n’est pas, surjective.
• Déterminer la bijection réciproque d’une application bijective.
• Démontrer qu’une relation binaire est une relation d’équivalence.
• Démontrer qu’une relation binaire est une relation d’ordre, partielle ou totale.

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