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INTRODUCTIO1

L'intégration économique en Afrique, illustrée par la CEDEAO et l'UEMOA, vise à unifier les systèmes économiques nationaux pour favoriser la croissance par le libre-échange. Cependant, ce processus est entravé par des obstacles tels que le micro-nationalisme, la diversité linguistique, l'instabilité politique, et l'absence d'infrastructures adéquates. Malgré des efforts pour renforcer la coopération, les résultats restent mitigés en raison des rivalités et des défis structurels au sein des économies africaines.

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INTRODUCTIO1

L'intégration économique en Afrique, illustrée par la CEDEAO et l'UEMOA, vise à unifier les systèmes économiques nationaux pour favoriser la croissance par le libre-échange. Cependant, ce processus est entravé par des obstacles tels que le micro-nationalisme, la diversité linguistique, l'instabilité politique, et l'absence d'infrastructures adéquates. Malgré des efforts pour renforcer la coopération, les résultats restent mitigés en raison des rivalités et des défis structurels au sein des économies africaines.

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INTRODUCTION

L’intégration économique est le processus de mise en réseau et


d'unification de systèmes économiques nationaux et des politiques
économiques entre différents États. L'intégration passe par l'abolition
partielle ou totale des restrictions tarifaires (taxes, droits de douane) et
non tarifaires sur le commerce. Béla Balassa en énumère plusieurs
formes : zone de libre-échange, union douanière, marché commun, union
économique, union économique et monétaire.
Des pays qui s'intègrent sur le plan économique constituent entre eux un
espace économique unique. On peut distinguer plusieurs degrés dans
l'intégration selon qu'elle est plus ou moins poussée.
La constitution d'une zone d'intégration économique peut être considérée
comme une source de croissance économique par le libre échange qu'elle
instaure. Celui-ci est profitable aux consommateurs, il stimule la
concurrence, fait pression sur les prix à la baisse, favorise l'innovation. Le
vaste marché permet des économies d'échelle.
Une intégration plus poussée est également favorable à la croissance : la
stabilité des règles de change, la monnaie unique réduisent l'incertitude
et les coûts.
I/ CEDEAO :
Le concept de la création d'une Communauté de l'Afrique de l'Ouest
remonte à 1964 et au Président de Libéria, William Tubman, qui en a
lancé l'idée. Un accord a été signé entre la Côte d'Ivoire, la Guinée, le
Libéria et la Siérra-Léone en Février 1965, mais celui-ci n'a pas abouti.
En Avril 1972, le Général GOWON du Nigéria et le Général EYADEMA du
Togo ont relancé ce projet, et ont rendu visite à douze pays, demandant
leurs contributions de Juillet à Août 1973. Une réunion a été organisée à
Lomé en vue d'étudier une proposition de traité. Une réunion d'experts et
de Juristes s'est tenue à Accra en Janvier 1974 ainsi qu'une réunion de
Ministres à Monrovia en Janvier 1975 ; ces deux conférences ont examiné
soigneusement la proposition de traité.
Finalement, quinze pays d'Afrique de l'Ouest ont signé le Traité pour une
Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, la CEDEAO
(Traité de Lagos) du 28 mai 1975. Les protocoles établissant la CEDEAO
ont été signés à Lomé, Togo le 05 Novembre 1976. Un Traité revu pour
accélérer l'intégration économique et pour augmenter la coopération
politique à été signé en Juillet 1993.97(*)
La CEDEAO constitue une tentative très importante et esquisse un cadre
élargi de coopération économique. Il s'agit en effet d'une organisation qui
non seulement groupe dix-neuf «19»Etats : Benin, Burkina Faso, Niger,
Nigéria, Cap Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau,
Libéria, Sénégal, Sierra-Léone, Togo... mais encore dépasse la formule
d'un regroupement d'Etats lusophones (Cap vert et Guinée Bissau).
La CEDEAO constitue un grand marché avec ses 187.106 d'habitants
répartis sur plus de 6.106 de Km² et de ressources importantes au plan
minier et énergétique.98(*)
Le nouveau traité de la CEDEAO adopté le 24 juillet 1993 à Cotonou
élargit le domaine de l'Organisation à la politique car elle peut agir pour
la prévention et le règlement des conflits concernant ses membres. Rôle
qu'elle a du reste joué en déployant une force interafricaine de maintien
de la paix (ECOMOG).

1/Organisation :
La CEDEAO est structurée des organes ci-après : la Conférence des Chefs
d'Etats et des Gouvernements, le Conseil de Ministres, le Secrétariat
exécutif dirigé par un Secrétaire exécutif, le Tribunal de la Communauté,
les Commissions techniques et spécialisées, les Fonds de coopération, de
compensation et de développement, le Parlement, le Conseil économique
et social et l'ECOMOG comme organe de maintien de la paix et de la
sécurité.
Constat des Organisations Sous-Régionales africaines
D'une manière générale, certaines Organisation sous-Régionale ont
permises d'avancer sur la voie de l'intégration, et les autres ont faillis à
leurs missions, toutefois, les résultats de l'intégration en Afrique restent
mitigés.

2/Problématique :
Aujourd'hui l'Afrique malgré la multiplicité des Organisations Sous-
Régionales d'intégration reste butée à des sérieuses difficultés pour
maintenir l'intégration entre les États. Le processus d'intégration en
Afrique se heurte à plusieurs obstacles.
En outres, nous pouvons citer les difficultés suivantes :
1.1.Les micro-nationalismes
Le désir de chaque État de se stabiliser dans le cadre des frontières
héritées de la colonisation, notamment par l'affirmation du principe
sacro-saint de l'intangibilité des frontières consacrées par la charte de
l'OUA. C'est le danger d'un certain repli sur soi-même alors que ce
nationalisme étroit n'a plus de place dans un monde devenu de plus en
plus interdépendant. L'intégration implique la remise en cause du
sentiment local pour le global et suppose des communautés sociales unies
librement à un projet commun. Or la plupart des États n'acceptent pas
une telle remise en cause ou l'aliénation d'une part de leur souveraineté
au profit de la construction communautaire.
L'illustration la plus concrète de cet obstacle est le cas de la Grande
Bretagne qui a refusé la ratification du Traité créant la monnaie unique
européenne.102(*)
Ce danger de repli sur soi-même ouvre la voie aux égoïsmes locaux :
volonté de chaque Etat de sauvegarder ses industries en fonction de son
propre développement et de ses nécessités budgétaires. Cette situation
ne pourra jamais favoriser l'intégration, donc il faut relativiser la notion
de la nationalité au profit du grand ensemble.
1.2.La langue
La multiplicité de zones linguistique au sein de certains Organisations
Sous-Régionales africaines constitue sans aucun doute un obstacle
sérieux pour leur véritable intégration.
En effet, les dirigeants de tradition française se sentent à l'aise entre eux
qu'en compagnie des anglophones, des arabophones ou des lusophones,
vice versa.
Pour le professeur KABAMBA WA KABAMBA, la langue entant qu'elle, est
un instrument de communication sociale pouvant assurer la
compréhension mutuelle, véhiculer la culture, favoriser le développement
des solidarités et la formation d'un patrimoine de conceptions communes,
peut faciliter et accélérer le processus de l'intégration, mais elle ne le
conditionne pas.103(*)
Du fait que plusieurs États se retrouvent dans les Organisations avec des
langues différentes celles-ci entraineraient parfois des obstacles sur le
plan communicationnel.
1.3.La stabilité politique interne fragile des États
L'instabilité de certains régimes africains et les multiples changements
d'orientations qui résultent le plus souvent ne font que reculer l'échéance
d'une véritable intégration dans la mesure où les nouveaux régimes font
table rase des engagements interafricains antérieurs et, où les dirigeants
en place se préoccupent plutôt d'asseoir leur autorité dans tout le pays
que de dépenser leurs énergies à assurer les bases d'une véritable
intégration.
L'influence très marquée des dirigeants sur toute décision tant nationale
qu'internationale est aussi rattachée à l'instabilité politique. Beaucoup de
régimes politiques africains sont dictatoriaux où les dirigeants politiques
considèrent l'État comme un bien privé, c'est-à-dire l'État et la Nation
s'identifient à la personne du Chef.
Cette situation engendre des conflits armés dans presque tout l'ensemble
du continent africain ceux-ci constituent des inconvénients à l'intégration
africaine. Il ya même les États africains qui se font la guerre entre eux.
SALIA TRAORE ajoute également que les accords signés sur décision
politique, lors de la mise en oeuvre il y'a hésitation. 104(*)
1.4.La lutte pour le leadership
L'ancien Secrétaire Général de l'OUA, EDEM KODJO avait structuré son
option autour du concept de « pôles fédérateurs ».Il analyse l'intégration
par le biais de certains États considérés comme « pôles fédérateurs ». Il
s'agit de la RDC pour l'Afrique centrale, la RSA pour l'Afrique Australe,
du Nigéria pour l'Afrique Occidentale et l'Éthiopie pour l'Afrique de
l'Est.105(*)
Donc, ces situations de rivalité de leadership continental occasionnent
des obstacles à l'intégration.

1.5.L'absence de complémentarité des économies africaines


D'abord retenez que les tenants du libre-échange, pour eux, l'intégration
régionale a suscité également quelques critiques négatives, entre autres,
les blocs commerciaux régionaux freinent plus l'expansion du commerce
mondial qu'ils n'y contribuent. Ils font valoir que ces blocs ont tendance à
ériger autour d'eux des remparts tarifaires et non tarifaires qui
restreignent les courants commerciaux avec l'extérieur.108(*)
Il peut en résulter des inefficiences dans l'allocation des ressources et la
production qui réduisent les gains de bien-être induits par la
concurrence. Par conséquent malgré la popularité des blocs commerciaux
ces dernières décennies, les économistes ne sont pas unanimes quant à
leur effet positif net sur le commerce. Les efforts entrepris pour mesurer
de façon empirique cet effet dans le cas de certains blocs commerciaux
ont contribué à éclairer le débat.
Avec les courants commerciaux trop orientés vers les ex-métropoles,
cette absence de complémentarité des économies font que certains pays
refusent de s'associer avec tel ou tel autre soit :
· Par crainte de fusionner deux ou plusieurs sous-développements ;
· Par crainte d'être réduit au rang de simple colonie de consommation de
produit finis ;
· Parce qu'on ne veut pas partager les bénéfices de ses ressources
naturelles avec un futur partenaire moins bien nanti économiquement et
financièrement.
Ainsi, les Etats africains en viennent-ils à s'affronter ouvertement dans
une concurrence extérieure, souvent stérile, comme vendeurs des mêmes
matières, comme candidats aux mêmes capitaux pour leur
industrialisation moyennant des concessions importantes par le biais de
codes d'investissements parfois trop libéraux, et comme importateurs de
produits manufacturés.
À ceux-ci, DIANGITUKWA ajoute :
- le grand partenaire tire plus de profits que les petits pays ;
- La concurrence est parfois difficile s'il y'a un grand déséquilibre entre
les économies nationales ;
- Il y'a un risque de voir les marchés extérieurs se refermer ou certains
pays ne pas respecter les accords afin de tirer profit des marchés
externes ;
- Si le regroupement met au point une procédure efficace d'application,
les coûts de l'abandon du processus de l'intégration pourraient être
élevés pour un membre défaillant, ce qui rendra plus plausible la
pérennité des échanges introduits dans la politique économique ;
- Les produits du partenaire le plus important pénètrent dans les autres
pays avec ou sans intégration régionale. L'économie nationale du grand
partenaire croit plus rapidement que celle des autres pays membres. 109(*)
Les mêmes problèmes systémiques qui entravent le développement des
économies nationales du continent, bloquent aussi les progrès rapides
vers son intégration. Il faut également ajouter les déceptions et
frustrations engendrées par le non-respect par certains Etats membres
des décisions communautaires, notamment dans le domaine de la libre-
circulation des personnes, le droit de résidence et d'établissement ; les
appréhensions relatives aux éventuelles moins-values de recettes fiscales
dues au désarmement, Tarif Extérieur commun (TEC) ; les instabilités de
prix internationaux qui affectent leurs recettes d'exportation confèrent
une vulnérabilité structurelle à ces économies avec les incidences sur la
croissance économique, les problèmes monétaires nationaux
(convertibilités des monnaies) ; l'inadéquation de l'infrastructure et de
l'intégration physique ; la forte dépendance de plusieurs budgets
nationaux des Etats africains aux recettes douanières, etc... tous ceux-ci
constituent des inconvénients au niveau économique pour l'intégration
régionale.110(*)

1.6.La multiplicité de zones monétaires et la dépendance de la stabilité


monétaire.

L'Afrique est regroupée en six principales zones monétaires, à savoir : la


zone sterling, la zone franc, la zone dollar, la zone escudo, la zone
pesataespagnola et la zone indépendante.111(*)

La multiplicité de zones monétaires africaines qui sont les plus souvent


des appendices des zones monétaires planétaires, l'absence de toute
forme de coopération entre ces zones et l'incohérence qui en résulte, la
prolifération des frontières douanières gênent considérablement le
développement des échanges entre les Etats africains. Comme les
échanges entre ces Etats sont en difficulté à cause de la convertibilité des
monnaies suite en l'absence d'une monnaie unique et commune,
l'intégration aura des problèmes sérieux, car sans monnaie librement
convertissable dans les grandes zones monétaires africaines, on voit mal
comment pourraient se créer les vastes réseaux d'échanges qu'exige
toute industrialisation.112(*)

1.7.L'absence des Infrastructures de Transport et Communication

Les infrastructures de transport et de communications sont à la fois une


condition fondamentale de désenclavement des hommes et un
déterminant du rythme de la répartition géographique du développement.

Cinquante ans après les indépendances, l'Afrique n'a pas fait de progrès
dans le réseau de communication tant sur le plan de la flotte aérienne,
navale que terrestre. Le réseau est resté vétuste avec les voies de
communication datant encore de l'ère coloniale et se trouvant dans un
état de délabrement fort avancé.113(*)
L'absence des moyens de transports et communications de haute
technologie pose un sérieux handicap à l'intégration de l'Afrique. C'est la
raison pour laquelle par exemple le sommet de la SADC organisé à
Luanda en Angola du 16 au 18 Août 2011 avait pour thème la
construction des infrastructures comme moyen de l'intégration régionale.
Au cours de ces assises, les Chefs d'Etats de cette organisation étaient
préoccupés de la nécessité des infrastructures interconnectées entre les
Etats membres de la SADC comme moyen de facilitation de l'intégration
car sans cela, il est difficile d'atteindre l'intégration régionale.114(*)

I/ UEMOA :
Créée le 10 janvier 1994 à Dakar, l’Union économique et Monétaire Ouest
Africaine (UEMOA) a pour objectif essentiel, l’édification, en Afrique de l’Ouest,
d’un espace économique harmonisé et intégré, au sein duquel est assurée une
totale liberté de circulation des personnes, des capitaux, des biens, des services
et des facteurs de production, ainsi que la jouissance effective du droit
d’exercice et d’établissement pour les professions libérales, de résidence pour
les citoyens sur l’ensemble du territoire communautaire.

Huit Etats côtiers et sahéliens, liés par l’usage d’une monnaie commune, le
FCFA et bénéficiant de traditions culturelles communes, composent l’UEMOA :
le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le
Sénégal et le Togo. L’UEMOA couvre une superficie de 3 506 126 km2 et
compte 123,6 millions d’habitants. Le taux de croissance du PIB, à prix constant,
est de 6,1% en 2019.

1/Organisation :
Pour mieux meuner les travaux, l’UMOA s’organise autour des organes et
direction.
Les organes de direction :
 La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements définit les
grandes orientations de l’Union
 Le Conseil des Ministres assure la mise en œuvre des grandes
orientations définies par la Conférence des Chefs d’Etat et de
Gouvernements. Les délibérations du Conseil sont préparées par le
Comité des Experts, composé de représentants des Etats membres.
 La Commission, exécute les actes pris par le Conseil, le budget de
l’Union, élabore un programme d’actions.
Les organes de contrôle :
 Le Parlement
 La Cour de justice
 La Cour des Comptes
Les organes consultatifs :
 La Chambre Consulaire Régionale (CRR)
Les organes spécialisés autonomes :
 La Banque centrale économique de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)
 La Banque ouest africaine de développement (BOAD)
Le Président de la Commission de l'UEMOA est depuis 2011 Monsieur
Cheikhe Hadjibou SOUMARE
2/Problématique :
Cependant, ces pays sont régulièrement confrontés à de nombreuses
difficultés relatives à la faible capacité d'absorption des fonds, au manque
de coordination et de cohérence des actions des donateurs, à
l'inadéquation des mécanismes de liaison et au manque de prévisibilité de
la réponse des donateurs.
Et parmi les difficultés rencontré on peut citer :
- Lourdeur des procédures de financement ;
- Faible capacité de mobilisation et d’absorption des ressources ;
- Difficultés dans la mobilisation des contreparties financières
nationales ;
- Difficultés dans la pérennisation des programmes exécutés.
I/ ALENA :
L’Accord de libre-échange nord-américain, généralement désigné
sous l’acronyme « ALENA1 » (NAFTA en anglais et TLCAN en espagnol)
est un accord instituant une zone de libre-échange entre le Canada,
les États-Unis et le Mexique. Il est initialement signé par le premier
ministre du Canada Brian Mulroney, le président des États-Unis George
H. W. Bush et le président du Mexique Carlos Salinas de
Gortari le 17 décembre 1992 . À la suite de sa ratification, le traité entre
2

officiellement en vigueur le 1er janvier 1994 pour une période de 26 ans3.


Il est par la suite remplacé par l’Accord Canada-États-Unis-
Mexique (ACEUM) le 1er juillet 20204.

1/Organisation :
Entré en vigueur en 1994, l'Aléna est un traité de libre-échange conclu
entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. L'objectif initial : stimuler
les échanges entre les trois Etats membres grâce à la suppression de
la plupart des droits de douane - notamment pour le textile,
l'agriculture et l'automobile. Les pays développés que sont le Canada et
les Etats-Unis souhaitaient ainsi développer de nouveaux marchés,
via une levée des barrières aux investissements. Ils espéraient aussi
voir le Mexique consolider sa croissance, afin de dissuader l'immigration
illégale. Entre 1993 et 2016, le commerce régional a plus que triplé - en
passant de 290 milliards de dollars à plus 1,1 trillion de dollars.

2/Problématique :
Le principale probléme de l’ALENA est le probleme de revision,
l'initiative vient de Donald Trump, qui qualifie régulièrement ce traité
de "pire accord commercial" jamais signé par les Etats-Unis. Le
président américain accuse le Mexique d'être responsable en
partie de la désindustrialisation de son pays, alors que le coût du
travail est plus bas de l'autre côté de la frontière. Environ 600.000
emplois américains auraient été supprimés depuis l'entrée en vigueur du
traité, selon un rapport de mai 2017 du service de recherches du
Congrès américain. Le secteur le plus touché serait celui de
l'automobile. Les Etats-Unis auraient perdu encore 350.000 emplois
depuis 1994 - quand le secteur automobile mexicain est passé de
120.000 à 550.000 emplois, selon le Peterson Institute for International
Economics.
Washington veut aussi s'attaquer au déséquilibre de sa balance
commerciale avec le Mexique, qui, depuis la signature du traité, est
passée d'un excédent de 1,6 milliard de dollars à un déficit de près de
64 milliards de dollars. Les Etats-Unis auraient pourtant bénéficié d'un
impact modeste, mais positif, pour son PIB avec une augmentation de
0,5% grâce à l'Aléna, toujours selon le service de recherches du Congrès
américain.

I/ UE :
L'Union européenne (UE)Note 3 est une union politico-économique sui generis de vingt-sept
États européens qui délèguent ou transmettent par traité l’exercice de certaines compétences à
des organes communautaires5,6. Elle s'étend sur un territoire de 4,2 millions de kilomètres carrés7,
est peuplée de plus de 447 millions d'habitants et est la troisième puissance économique
mondiale par son PIB nominal derrière les États-Unis et la Chine. L’Union européenne est régie
par le traité de Maastricht (TUE) et le traité de Rome (TFUE), dans leur version actuelle, depuis
le 1er décembre 2009 et l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Sa structure institutionnelle est
en partie supranationale et en partie intergouvernementale : le Parlement
européen est élu au suffrage universel direct, tandis que le Conseil européen et le Conseil de
l'Union européenne (informellement le « Conseil des ministres ») sont composés de
représentants des États membres. Le président de la Commission européenne est pour sa part
élu par le Parlement sur proposition du Conseil européen. La Cour de justice de l'Union
européenne est chargée de veiller à l'application du droit de l'Union européenne.

1/Organisation :

2/Problématique :

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