CENTRE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE LEMINE DEBAGHINE
SERVICE D’EPIDEMIOLOGIE ET DE MEDECINE PREVENTIVE
LE PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION
Réalisé par : Dr OUNADJI (Résidente).
Dr HAMIMED (Maître assistant).
Année universitaire : 2007-2008.
PLAN DU COURS
I/Introduction.
II/ Définition.
III/ Historique.
IV/ Objectifs.
V/ Stratégie.
VI/ CHAINE DU
VII/ Conclusion.
I /INTRODUCTION :
Le PEV est l’un des programmes de prévention qui à double intérêt :
l’éradication ou l’élimination des différentes maladies du PEV (maladies infectieuses :
polio…) afin d’atteindre un taux de couverture vaccinale pour les 6 Ag du PEV
(maintenant 7 AG), dépasse 90% pour toutes les populations cibles, et dans chaque
secteur du pays.
Provoquer chez un sujet une réaction immunitaire protectrice contre cette maladie ; qui a
pour but de neutraliser ou éliminer l’agent infectieux lorsqu’elle le reconnaît.
II/ DEFINITION :
Programme :
Tout programme de santé est constitué par :
Un ensemble de ressources réunies et mises en œuvre
Une population définie
Des services organisés de façon cohérente dans le temps et dans l’espace, en
vue d’atteindre des objectifs déterminés en rapport avec un problème de
santé précis.
Elargi :
Avant la mise en place du calendrier vaccinal 1997, la vaccination ne concernait que la
population d’age scolaire, puis élargi à la population générale.
Les enfants ont été vaccinés au :
DTC - P – ANTI- VARIOLIQUE
Puis DTC – P – ANTI ROUGEOLEUX
Actuellement DTC – P – ANTI ROUGEOLEUX ET CONTR L’HVB.
III/ HISTORIQUE :
Il y a moins de 40 ans, des enfants et des adultes étaient hospitalisés tous les jours dans les
services des maladies infectieuses et de pédiatrie, pour diphtérie, PAA, coqueluche,
rougeole
Beaucoup d’entre eux mouraient. Le taux de mortalité infanto juvénile était > 200 pour 1000
En 1966 : les 1ére compagnes de vaccination de masse ont concerné la vaccination par le
BCG et contre la PAA en 1973. Elles ont contribué à faire progresser l’idée que la
vaccination n’était pas une mesure individuelle, mais un acte qui concernait l’ensemble de
la collectivité.
En 1969(décret 69-68) : rendant obligatoirement et gratuitement la vaccination DTC-
POLIO ; ANTI-TUBERCULEUX et ANTI-VARIOLIQUE.
En 1980 le taux de couverture vaccinale était > 50%.
Décret 85-282 du 12 /11/1985 : qui rend obligatoirement et gratuite la vaccination ANTI
ROUGEOLEUX et supprimant l’obligation de la vaccination ANTI-VARIOLIQUE.
1997 : arétet fixant le nouveau calendrier vaccinal en Algérie.
En 2001 : dernier calendrier vaccinal introduit la vaccination contre l’HVB pour les enfants
nés en 2001.
IV / OBJECTIFS :
Ces objectifs sont fixés sur une période de 05 ans (1992)
L’élimination de la PAA.
L’élimination du tétanos.
Réduction de 90% de la morbidité et de 95% de la mortalité par rougeole et par
diphtérie.
Atteindre et maintenir un taux de couverture vaccinale d’au moins 90% pour tous les
vaccins.
V / STRATEGIE VACCINAL :
A) Identification de la population cible :
C’est tous les enfants qui résident dans une zone d’action définit pour leurs administrer les
vaccins selon le calendrier vaccinal par un procédé : CAPTATION DES NAISSANCES
Qui est obtenue grâce aux données fournies par les services de l’état civil.
A-1) le centre de coordination du PEV :
Le responsable du s/secteur sanitaire ou le responsable du PEV au niveau de la commune ;
désigne une structure sanitaire chargée de coordonner les activités de vaccination (représenté le
plus souvent par la polyclinique).
A-2) sources de la captation des naissances :
Est le service de l’état civil de la commune auprès du registre de déclaration des naissances du
service de l’état civil de la commune où sont enregistrés :
Des n.nés habitant la commune.
Des n.nés n’habitant pas la commune.
A-3) procédure de captation des naissances :
Le responsable du centre de coordination est chargé de recueillir des listes comportant les
différents événements démographique (càd : naissances, décès) ; sur des listes se trouvent :
1) Le nom et prénom de l’enfant.
2) Prénom du père.
3) Adresse complète de la famille.
4) Lieu de naissance.
Puis distribuer les listes dans les différentes unités vaccinatrices, après avoir réparti les
naissances en fonction de leur résidence.
B) lieux de la vaccination :
Jusqu’en 1985 les actions de la vaccination étaient réalisées dans les centres de protection
maternelle et infantile (PMI) ; après 1985 ces activités ont été intégrées de façon
systématique dans toutes les structures sanitaires (les centres de santé, les polycliniques et
les salles de soins) → STRATEGIE FIXE : la population qui se déplace vers l’unité de soins
pour la vaccination.
→LA STRATEGIE MOBILE : dans ce cas, se sont
les agents de santé qui se déplacent vers la population. L’équipe mobile ne couvrira que les
zones où la population n’est pas desservie par une unité fixe.
La programmation des sorties se fera au niveau du SEMEP afin de coordonner les sorties
des équipes mobiles de l’ensemble du s/secteur. De plus l’équipe mobile devra s’informer
des lieux et jours de passage des populations nomades et semi- nomades.
La périodicité des sorties dépend de la population à toucher et de l’étendue de la zone à
couvrir ; ainsi de prévoir la quantité de vaccin nécessaire.
C) préparation du matériel nécessaire :
Les structures vaccinatrices doivent être équipées en chaîne de froid et dotées d’un
personnel qualifié : médecin, infirmier (ères), matériel spécifique à vaccination :
Exp : table pour le matériel de vaccination.
Chaises
Vaccins mis dans des accumulateurs de froid
Plateaux, compresse stériles, coton, seringues jeu tables…….
Matériel non spécifique : véhicule (stratégie mobile).
D)sensibilisation et mobilisation sociale :
Le PEV est soutenu par un PGM de communication sociale dont l’objectif essentiel est de
convaincre la population de l’intérêt individuel et collectif des vaccinations ; les messages
principaux sont :
a. la nécessité de vacciner l’enfant tôt dans sa vie, sans omettre les rappels.
b. la nécessité de respecter le calendrier vaccinal national.
c. la nécessité de conserver les documents relatifs à la vaccination.
E) les différents vaccins utilisés :
Antigène présentation T° de CI
Types de vaccins conservation
BCG M.tuberculosis Amp de 10, 20, +4° a +8°c Déficit
vivant atténué 50 doses. immunitaire
congénital ou
acquis.
Trt immuno
supresseur
DTCOQ Anatoxine anti- Apm uni doses +4° a +8°c Antcd de
diphtérique. de 0.5 ml convulsion
Anatoxine anti- Fl multi doses.
tétanique encéphalites
Bacille coqu tué
TETRACOQ Anatoxine anti- Amp unidoses à +4° a +8°c. Antcd de
diphtérique. doubles convulsion
Anatoxine anti- compartiments :
tétanique 0.5ml DTC Congélation encéphalites
Bacille coqu tué 0.5ml anti-polio contre indiquée
Polio virus1, 2, 3
tués
DT enfant Anatoxine anti- Apm uni doses à +4° a +8°c.
diphtérique 0.5ml.
Anatoxine anti- aucune
tétanique Fl multi doses. Congélation
contre indiquée
DT adulte Anatoxine anti- Apm uni doses à +4° a +8°c. aucune
diphtérique 0.5ml.
Fl multi doses Congélation
contre indiquée
ANTI- Virus rougeoleux +4° a +8°c. Déficit
ROUGEOLEUX vivant atténué. immunitaire
congénital ou
Fl de 10 doses. acquis.
Grossesse.
HVB Recombinant Amp unidoses +4° a +8°c. aucune
antigénique
F) le calendrier vaccinal en Algérie :
Age de la vaccination Vaccins
naissance BCG+VPO+Hvb1
1 mois Hvb2
3 mois DTCP
4 mois DTCP
5 mois DTCP+Hvb3
9 mois ANTI-ROUGEOLEUX
18 mois DTCP
6 ans DT enfant+VPO+AR
11-13 ans DT adulte+VPO
16-18 ans DT adulte+VPO
Tous les 10 ans DT adulte
VI) LA CHAINE DU FROID :
1 - l’importance de la chaîne du froid :
On appelle chaîne de froid la série d’action qui garentie la conservation efficace des vaccins
depuis leur fabrication jusqu’à leur utilisation.
Fabricant → aéroport → IPA → s.sanitaire→ centre de santé → équipe vaccinatrice
Seul un vaccin actif peut protéger.
L’activité du vaccin est garentie par :
sa parfaite conservation depuis sa fabrication jusqu’à son administration.
Son utilisation impérative avant la date de péremption fixée par le fabriquant.
Les vaccins sont vulnérables. De multiples facteurs interviennent dans la
dénaturation des vaccins (la chaleur, congélation pour certains vaccins, la lumière)
Les vaccins doivent être rigoureusement transportés et stockés entre +0° et +8° c.
Tous les vaccins du PEV perdent leur efficacité s’ils sont exposés à la chaleur.
Les vaccins anti-tétaniques et DTC craignent également la congélation.
Un vaccin qui a perdu son activité suite a l’exposition a la chaleur ou a la congélation ne la
retrouve pas quand la température de stockage correcte est rétablie.
Lorsque cette perte d’activité est consécutive à la chaleur, le vaccin ne change pas d’apparence.
Il est donc impossible de distinguer un flacon de vaccin actif d’un flacon de vaccin inactif.
Un vaccin qui a perdu son activité doit être détruit car son efficacité ne peut être rétablie.
La chaîne de froid, garentie d’une bonne conservation des vaccins, n’est pas seulement une
succession de dépôt et récipients réfrigérés mais comporte aussi des étapes intermédiaires
assurées par les transporteurs, les magasiniers, les coordinateurs de programme et les
vaccinateurs. Donc les deux composantes de La chaîne de froid sont :
Le personnel : qui transporte, stocke, organise, dirige la distribution du vaccin et
administre le vaccin.
Le matériel : nécessaire à la conservation, au stockage et au transport du vaccin.
2-matériel de réfrigération :
Il comporte :
La chambre froide.
Le réfrigérateur.
La glacière (boite isotherme)
Le porte vaccins.
L’accumulateur de froid.
La carboglace.
Le congélateur.
Le thermomètre.
3- conservation des vaccins :
3-1 / chambre froide :
Elle sert à conserver les vaccins à l’échelle de la wilaya ou du secteur sanitaire. Elle contient
donc de grandes quantités de vaccins et doit par conséquent être soumise à des contrôles
réguliers de température ou mieux être pourvu d’un thermographe. Elle doit obligatoirement
être pourvu d’un groupe électrogène à déclenchement automatique ou être branchée sur une
installation de secours déjà existante. Un entretien permanent de la chambre ainsi que les
contrôles réguliers des différents équipements permettra de prévenir toute panne.
3-2/ le réfrigérateur :
C’est le matériel de base des unités de vaccination. Il sert à conserver les vaccins et les solvants.
Selon le type de l’énergie utilisée, on distingue :
Les réfrigérateurs à absorption fonctionnant au gaz et/ou au pétrole et utilisant
l’électricité comme source d’énergie complémentaire. Ils ont un mauvais rendement
énergétique et il y a difficulté à maintenir une température constante.
Les réfrigérateurs à énergie solaire, qui sont soit à absorption soit à compression.
Les réfrigérateurs comportent deux compartiments :
Le compartiment de congélation qui sert à fournir des glaçons ou à congeler des
accumulateurs de froid.
En fonction du type de réfrigérateur, la partie congélation peut être indépendante de l’enceinte
de réfrigération (freezer).
Le compartiment de réfrigération qui comporte plusieurs étagères servant à ranger les
vaccins.
3-3/ la glacière (boite isotherme):
Elle n’est efficace que remplie d’accumulateurs de froid congelés. Elle sert pour le transport des
vaccins ou pour la conservation en cas de panne ou de dégivrage du réfrigérateur.
Sa capacité, est surtout sa durée de conservation, doivent être bien déterminées. Le choix de la
durée de conservation sera essentiellement fonction des durés probables de transport, de panne
ou de dégivrage.
La durée de conservation du froid est fonction de plusieurs facteurs, dont : la capacité et la
qualité de la boite ainsi de son joint d’étanchéité, le nombre d’accumulateurs et leur qualité.
Cette durée peut aller de 10 à 190 heurs.
3-4/ portes vaccins :
Se sont des boites isothermes de petite taille.
Ils ne sont eux efficaces que remplis d’accumulateurs de froid ou de glace. Ils servent au
transport et/ou à la conservation de petites quantités de vaccins lors de séances de vaccination.
3-5/ les accumulateurs de froid :
Ce sont des récipients (poches de plastique) vides à remplir d’eau ou contenant un liquide qui
se congèle à -8°c environ. Ils ne sont efficaces que s’ils ont été préalablement congelés.
3-6/ le congélateur :
Il servira essenciellement à congeler les accumulateurs de froid destinés à être utilisés dans les
boites isothermes.
4- transport des vaccins :
Moyens de transport :
Les vaccins peuvent être transportés par avion, par camion frigorifique et par tout autre
véhicule.
4-1/ avion :
L’aéroport est le maillon important de la chaîne de froid. Un seul vol aérien, peut transporter
une grande quantité de vaccins. Toute défaillance à ce niveau peut altérer la qualité du vaccin.
L’IPA doit informer le secteur sanitaire de la date, de l’heure et du N° de vol.
Le secteur sanitaire doit désigner un responsable et un véhicule de préférence aménager pour
la réception des vaccins.
Les autorités aéroportuaires doivent informer le directeur du secteur sanitaire au cas où cette
personne chargée de la réception des vaccins n’est pas à l’arrivée des vaccins.
Si L’aéroport dispose d’une chambre froide, les vaccins doivent y être placés jusqu’à leur
livraison au secteur sanitaire.
Les documents nécessaires à la réception des vaccins doivent être prêts à l’avance pour que
le débarquement se fasse rapidement.
Toutes défaillances constatées à l’arrivée des vaccins ainsi que leurs causes doivent être
signalées à l’IPA et aux autorités concernées : aéroport, le secteur sanitaire, direction de santé
de wilaya.
4-2/ véhicule simple :
Qui doit être doté de glacière et d’accumulateurs de froid en nombre suffisant pour enlever la
totalité de la commande auprès de l’IPA.
Si d’autres activités sont programmées lors du déplacement du véhicule, la réception des
vaccins se fera en dernier.
5- conduite à tenir en cas de panne :
5-1/ panne n’excédent pas 04 heures :
Garder les vaccins dans le réfrigérateur.
Maintenir le réfrigérateur fermer pendant toute la durée de la panne.
5-2/ panne dépassant les 04 heures :
Transférer rapidement les vaccins dans une boite isotherme en respectant les règles de son
utilisation.
Après la panne, les vaccins seront remis au réfrigérateur que lorsque la température dans
l’enceinte aura atteint +4°c soit 2 à 3 heurs après la mise en marche.
5-3/ panne excédent 12 heures :
Transférer les vaccins dans le réfrigérateur ou la chambre froide.
Aviser un supérieur en cas de difficulté pour une éventuelle décision.
5-4/ panne survenue durant votre absence :
Vérifier la température dans le réfrigérateur ou la chambre froide.
Contrôler l’épaisseur de la glace dans le compartiment congélation.
Ces 2 opérations devront donc se faire très rapidement pour éviter le réchauffement de
l’enceinte.
Transférer les vaccins dans un autre réfrigérateur si cela est possible. En l’absence d’un autre
réfrigérateur, suivre les indications du tableau ci-dessous :
S’il y a S’il n’ y a pas
De la glace dans le compartiment de De la glace dans le compartiment de
congélation et si la température dans congélation et si la température dans
l’enceinte est inférieur à +8°c l’enceinte est supérieur à +8°c
↓ ↓ ↓ ↓
Vous saurez que Vous saurez que
Les vaccins sont encore indemnes Les vaccins risquent d’être altérés.
↓ ↓ ↓ ↓
Que faire ? Que faire ?
N’utiliser pas ces vaccins. Informer le
Placer Les vaccins dans une boite en responsable de la vaccination de votre
respectant les règles d’utilisation. secteur sanitaire.
VI) L’EVALUATION :
1) Au niveau de l’unité vaccinale
L’agent responsable de la vaccination devra :
a. Reporter sur le support «état des vaccination » (annexe3) tout les actes vaccinaux
administrés, en mentionnant la date de l’acte effectué sur le registre de captation des
naissances et des vaccinations.
b. Adresser au coordinateur communal chaque fin de semaine les états des vaccinations.
c. Convoquer les enfants qui ne sont pas présentés régulièrement, sur la base de son RCNV
ou du fichier.
2) Au niveau du centre communal de coordination
Le responsable communal devra veiller à :
a. Mettre à jour le registre communal de captation des naissances et des vaccinations à partir
des états des vaccinations des unités.
b.Etablir à son tour un état des naissances et des décès (annexe2) qu’il transmettra en
fonction des adresses, soit à ses unités, soit au SEMEP pour les enfants hors commune ou
hors secteur.
c. Etablir les états des vaccinations des enfants hors commune, hors secteur, hors wilaya et
les adresser au SEMEP ou à la wilaya.
d.Remplir la fiche de dépouillement (annexe4) chaque semaine sur la base des états
provenant des unités vaccinatrices.
Principe d’utilisation de la fiche de dépouillement
Après avoir mentionné sur la fiche de dépouillement, la date d’ouverture de celle-ci, les actes
de vaccination seront reportés dans les cases correspondant horizontalement à la cohorte du
mois de naissance de chaque enfant et verticalement dans les cases correspondant aux actes de
vaccination effectués durant la période d’ouverture de cette fiche, ceci s/forme d’une barre par
acte pour chaque enfant. Donc chaque acte vaccinal sera reporté sur la même ligne que le mois
de naissance de chaque enfant et ainsi de suite…
Une fois q’une case quelconque est remplie et q’on ne peut plus ajouter de barres, on arrête la
date de cette fiche de dépouillement et on entame une nouvelle.
Il en est de même à la fin de chaque mois, même si toutes les autres cases ne sont pas
complètement remplies. Le total numérique doit être inscrit en chiffres dans la case adjacente.
Cette fiche de dépouillement permettra une meilleure transcription des données sur le rapport
mensuel.
Exp : dans un centre communal de coordination, durant la semaine du 20 au 27 mars 1992 se
sont présentés pour la vaccination :
10 enfants pour BCG : 8 nés en mars 92.
2 nés en février 92.
07 enfants pour DTCP1 : 06 nés en décembre 1993.
: 01 né en novembre 1993(rattrapage).
3) Au niveau du s/secteur
Le responsable devra :
a. Etablir le rapport mensuel du s/secteur à partir des rapports mensuels dans le cas où il est
constitué de plus d’une commune et procéder à la vérification des fiches de dépouillement
adressées par la ou les communes.
b.Adresser le rapport mensuel du s/secteur au secteur sanitaire.
4) Au niveau du secteur sanitaire (SEMEP)
Le coordinateur des activités de PMI au niveau du SEMEP sera chargé d’ :
a. Etablir le rapport mensuel récapitulatif du secteur sanitaire à partir des rapports mensuels
des Centres.Communaux.Coordination et sur le même modèle en précisant « total secteur ».
b. Adresser au responsable du PEV de la wilaya des rapports mensuels de chaque CCC
pour qu’il assure si possible la saisie informatique et le rapport mensuel récapitulatif du
secteur sanitaire.
c. Evaluer à la fin de chaque trimestre le taux de couverture vaccinale du secteur sanitaire
en reportant les actes effectués pour chaque cohorte.
TCV= nbre d’actes vaccinaux effectués pour un vaccin / nbre d’enfants à vacciner ayant atteint
l’age requis.
Exp : l’évaluation la vaccination au BCG du 1er trimestre1998, est effectuée les 3 premiers
mois.
TCV au BCG le 1er trimestre = total des BCG faits en jan, fev, mars 1998pour les enfants nés de
jan à mars 98 / total des naissances de jan , fev, mars.
5) Au niveau de la DSP (wilaya)
Le responsable du PEV doit :
a. Etablir le rapport mensuel de la wilaya à partir des rapports mensuels récapitulatif des
secteurs sanitaire (modèle en annexe 5).
b. Assurer ou faire la saisie informatique des rapports mensuels des C.C.C et l’adresser au
ministère de la santé (direction de la prévention).
c. Etablir à la fin de chaque trimestre le TCV de la wilaya (modèle annexe 6).
d. Etablir l’évaluation annuelle à partir des supports annuels adressés par les secteurs sanitaire
e. Adresser au ministère de la santé l’évaluation trimestrielle, annuelle par wilaya du TCV.
6) Au niveau national
La direction de la prévention du ministère de la santé procédera à l’évaluation trimestrielle et
annuelle de la couverture vaccinale nationale en se basant sur les évaluations trimestrielles et
annuelles transmises par les wilayas.
VII) CIRCUIT DE L’INFORMATION :
Les différentes étapes de transmission des supports d’évaluation de la couverture vaccinale de
l’échelon périphérique à l’échelle centrale peuvent être schématisées ainsi.
EVOLUTION DES TAUX DE COUVERTURE VACCINALE (en %)
ANTIGENES 1986 1987 1989 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
DTCP1 86 86 91 88 91 82 86 86 88 88 89 91
DTCP2 80 78 86 86 85 78 81 80 83 84 85 87
DTCP3 57 66 81 82 78 73 75 74 77 79 80 83
Parallèlement au renforcement de la vaccination systématique ou de routine, l’Algérie a
organisée 4 campagnes nationales de vaccination antipoliomyélitique en 1994, 1995, 1996 et
1997.
En 1998, ont été organisées en collaboration avec les pays maghrébins des journées de
vaccination au niveau de 26 Wilayas (12 wilayas frontalières et 14 wilayas ayant un taux de
couverture vaccinale de routine de moins de 80%).En 1999, la campagne de vaccination a
touché 27 Wilayas sur les 48 soit 56% et a concernée toutes les régions frontalières, les régions
ayant un taux de couverture vaccinal inférieur à 80% et les régions n’ayant pas notifié de cas de
PFA durant l’année 1998. En l’an 2000, la campagne de vaccination a été organisé au niveau de
20 Wilayas selon les mêmes critères de sélection.
EVALUATION DES TAUX DE COUVERTURE VACCINALE DES JOURNEES NATIONALES DE
VACCINATION ANTIPOLIOMYELITIQUE : 1994 A 2000
1ERE PHASE 2EME PHASE
CAMPAGNES POP CIBLE POP TX CV POP POP VACC TX CV
VACC CIBLE
1ère CAMPAGNE DEC.94/JAN95 4.386.507 3.485.513 79,50% 4.386.507 3.125.525 71,25%
2ème CAMPAGNE OCT95/NOV95 4.375.375 3.686.539 84,25% 4.418.427 3.847.149 87,07%
3ème CAMPAGNE OCT96/DEC96 4.273.069 3.808.046 89,12% 4.335.590 3.909.039 90,15%
ème
4 CAMPAGNE NOV / DEC 97 4.204.127 3.881.331 92,32% 4.212.468 3.876.376 92,02%
5ème CAMPAGNE (26 Wilayas) 1.968.332 1.756.546 89% 1.978.675 1.822.547 92%
NOV/DEC 98
6ème CAMPAGNE (27 Wilayas) 1.453.780 1.317.624 91% 1.461.821 1.330.808 91%
OCT/NOV 99
7ème CAMPAGNE (20 Wilayas) 950. 996 892.141 93 % 842.752 828.596 89 %
OCT/NOV 2000
SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DES CAS DE PFA ET DE POLIOMYELITE
ANNEES 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
NB DE CAS DE 18 22 48 53 65 88 77 83
PFA
NB DE CAS DE 1 1 1 1 0 0 0 0
POLIO
L’évaluation en 1996 des indicateurs de performance de la surveillance épidémiologique de la
poliomyélite, a montré une insuffisance de l’ensemble des paramètres.
Le renforcement des activités de surveillance à partir de 1997 a permis une amélioration
significative de l'ensemble des paramètres de surveillance (en %) :
INDICATEURS 1996 1997 1998 1999 2000
Complétude 44 86 86 85 87
Nombre de PFA 53 65 88 78 83
% PFA déclarées dans 21 38 67 59 51
les 7 jours
% PFA avec 2 selles 32 55 88 94 87
% PFA avec 2 selles 15 38 75 78 64
dans les 14 jours
% PFA revus à 60 jours 54 83
L’absence de cas de poliomyélite en 1997, 1998, 1999 et 2000 est le fruit du renforcement du
programme national d’éradication. Il est impératif, de soutenir cet effort qui est nécessaire pour
obtenir la certification de l’éradication de cette maladie au niveau national et maintenir
l’éradication au rang de priorité nationale.
Il est nécessaire de redynamiser le système de surveillance des PFA par le renforcement de
l’adhésion de tous les praticiens et plus particulièrement des hospitalo-universitaires.
L’évaluation annuelle des TCV (en %)
vaccinations 1986 1987 1989 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
BCG 89 93 96 91 92 87 93 94 94 94
DTCP1 86 86 91 88 91 82 86 86 88 88
DTCP2 80 78 86 86 85 78 81 80 83 84
DTCP3 57 66 81 82 78 73 75 74 77 79
A.ROUGEOLEUX 52 59 73 74 68 69 69 69 75 74
VIII) Vaccination des femmes enceintes et des femmes en age de procréer non vaccinées
ou incorrectement vaccinées ou dont l’état vaccinal est inconnu :
doses Date et intervalle minimum
VAT1 A partir du 2eme trimestre de la grossesse ou lors
d’un 1er contact en dehors de la grossesse pour les
femmes en age de procreer.
VAT2 4 semaines après la VAT1.
VAT3 6 MOIS après la VAT2 ou lors d’une grossesse
ultérieur.
VAT4 1an après le VAT3 ou lors d’une grossesse ultérieur.
VAT5 1 an après le VAT4 ou lors d’une grossesse ultérieur
D’autres vaccins susceptibles d’être envisagés en Algérie :
Haemophilus b (Hi b) : utilisé contre les méningites chez l’enfant et les contacts enfants
de moins de 5 ans.
Pneumocoque : sujets à risque (personnes âgées atteints de maladies chroniques,
immunodéprimés.
Méningocoque A-C : utilisés chez les contacts, épidémie, destinée aux voyageurs en zone
tropicale d’Afrique ou d’Amérique du sud.
Rubéole : en dehors de la grossesse chez la femme n’ayant pas d’anti-corps anti
rubéoleux.
Oreillons : peut être présenté en association avec anti-rougeoleuse et anti-rubéoleuse
(ROR).
Fièvre jaune : destiné aux voyageurs en zone tropicale d’Afrique ou d’Amérique du sud.
Varicelle : enfants exposés au risque de forme grave.
Grippe A et B : recommandé aux personnes âgées ou sujets souffrant d’affection graves,
au communautés exposées ou susceptible de disséminer le virus.
La rage : utilisé en prévention chez les sujets exposés ou après exposition à la
contamination.