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DM3 SeriesNum

Le document traite de la démonstration de la formule de Stirling pour l'équivalent de n! lorsque n tend vers l'infini. Il est divisé en deux parties, la première montrant l'existence d'une constante K telle que n! ∼ Knn e−n et la seconde déterminant la valeur de K. À la fin, il est établi que K vaut 2π.

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Le document traite de la démonstration de la formule de Stirling pour l'équivalent de n! lorsque n tend vers l'infini. Il est divisé en deux parties, la première montrant l'existence d'une constante K telle que n! ∼ Knn e−n et la seconde déterminant la valeur de K. À la fin, il est établi que K vaut 2π.

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My Ismail Mamouni

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Devoir Maison n°3
Formule de Stirling
Le but du problème est de démontrer la formule de Stirling qui donne un équivalent de n! quand n
tend vers +∞.
On a l’équivalent : √ √
n! ∼ nn e−n 2πn = nn+1/2 e−n 2π

Partie I : Dans cette partie, on va montrer qu’il existe K ∈ R tel que n! ∼ Knn e−n n.
∑ n
On commence par étudier ln(n!) = ln(k).
k=2
On peut se dire que ln(n!) ne doit pas être très différent de n ln n. On étudie donc ln(n!) − n ln n.
∑n
1. (a) Montrer que pour tout entier n ⩾ 2, n ln n = k ln(k) − (k − 1) ln(k − 1).
k=2

n ( )
1
(b) En déduire que pour tout entier n ⩾ 2, ln(n!) − n ln n = (k − 1) ln 1 − .
k
( ) k=2
1
2. Faire un développement asymptotique de (k − 1) ln 1 − pour k tendant vers +∞ à l’ordre 2.
k
3. En déduire qu’il existe une suite (αk ) telle que
1 ∑ 1
n ∑ n
αk ∼ et ∀n ⩾ 2, ln(n!) = n ln n − n + 1 + + αk .
6k 2 k=2
2k k=2

4. (a) Montrer qu’il existe C ∈ R telle que


( ( ) )
1
ln(n!) − n + ln(n) + n −→ C.
2
On pourra utiliser que
∑n
1
= ln n + γ + o(1).
k=1
k
(b) En déduire qu’il existe une constante K telle que

n! ∼ Knn e−n n.
Partie II :
On veut maintenant déterminer la valeur de K. Pour cela on définit pour tout entier n ⩾ 0,
∫ π/2
In = sinn t dt.
0

1. (a) Calculer I0 et I1 .
n+1
(b) A l’aide d’une intégration par parties montrer que In+2 = In .
n+2
(c) En déduire des formules pour I2p et I2p+1 . Les formules voulues font intervenir des factorielles
et des puissances de 2.
2. (a) Déterminer le sens de variation de (In ).
(b) Montrer que In+2 ∼ In et en déduire que In ∼ In+1 .

π
(c) Montrer que (n + 1)In In+1 est une suite constante et en déduire que In ∼ .
2n

3. Montrer que la constante K de la question 4.b) de la partie I vaut 2π.
Corrigé
Partie I :
1. (a) Pour tout entier n ⩾ 2, par téléscopage,

n
k ln(k) − (k − 1) ln(k − 1) = n ln n − 1 ln 1 = n ln n
k=2
(b) Pour n ⩾ 2,

n ∑
n
ln(n!) − n ln = ln k − k ln(k) − (k − 1) ln(k − 1)
k=2 k=2

n
= (k − 1) ln(k − 1) − (k − 1) ln(k)
k=2
∑n ( )
1
= (k − 1) ln 1 −
k=2
k

2. Pour k → +∞
( ) ( ( ))
1 1 1 1 1
(k − 1) ln 1 − = (k − 1) − − 2 − 3 + o
k k 2k 3k k3
( )
1 1 1 1 1
= −1 − − 2 + + 2 +o
2k 3k k 2k k2
( )
1 1 1
= −1 + + 2 +o
2k 6k k2
( )
1 1 1
3. On pose αk = (k − 1) ln 1 − +1− de sorte que αk ∼ 2 et que
k 2k 6k
( )
1 1
(k − 1) ln 1 − = −1 + + αk
k 2k

On en déduit que

n
1 ∑n
1 ∑
n
ln(n!) − n ln n = −1 + + αk = −(n − 1) + + αk
k=2
2k k=2
2k k=2

Donc, pour n ⩾ 2
∑n
1 ∑
n
ln(n!) = n ln n − n + 1 + + αk
k=2
2k k=2
1 ∑ 1
4. (a) Comme (αk ) ∼ et que la série de Riemann k2
est convergente, par comparaison pour
6k 2 ∑
les séries à termes positifs, la série αk converge. Si on note S sa somme on a donc pour
∑n
n ⩾ 2, αk = S + o(1).
k=2
En utilisant la propriété donnée dans la question,
1
ln(n!) = n ln n − n + 1 + (ln n + γ − 1) + S + o(1)
2
On en déduit que ( )
1 γ+1
ln(n!) − n + ln(n) + n = + S + o(1)
2 2
γ+1
et donc, en posant C = 2
+ S,
( ( ) )
1
ln(n!) − n + ln(n) + n −→ C
2
(b) En prenant l’exponentielle et en notant K = exp(C), on a
( ( ) )
n! 1
√ = exp ln(n!) − n + ln(n) + n −→ K
nn e−n n 2
et donc √
n! ∼ Knn e−n n
Partie II :
1. (a) On a I0 = π2 et I1 = [− cos t]π/2
0 = 1.
(b) Pour n ⩾ 0,
∫ π/2
In+2 = sin t × (sin t)n+1 dt
0

[ ]π/2 π/2
= − cos t × (sin t)n+1 0
+ (n + 1) cos2 t × (sin t)n dt
0
∫ π/2
= (n + 1) (1 − sin2 t) × (sin t)n dt
0
= (n + 1)In − (n + 1)In+2
n+1
On en déduit (n + 2)In+2 = (n + 1)In puis que In+2 = In .
n+2
(c) Par une récurrence immédiate on a pour p ⩾ 0,
2p − 1 2p − 1 2p − 3 1
I2p = × I2p−2 = · · · = × × I0
2p 2p 2p − 2 2
et donc

p

2p
2k − 1 k
k=1 π k=1 π (2p)! π
I2p = =( )2 = p 2

p
2 ∏
p 2 (2 p!) 2
2k 2k
k=1 k=1
De même,
(2p p!)2
I2p+1 =
(2p + 1)!
2. (a) Pour tout entier naturel n,
∫ π/2 ∫ π/2
In+1 − In = (sin t)n+1
− (sin t) dt =
n
(sin t − 1)(sin t)n dt ⩽ 0
0 0

car pour t ∈ [0, π


2
], (sin t − 1)(sin t) ⩽ 0. n

La suite (In ) décroit.


(b) La formule trouvée en 1.b) montre que

In+2 n+1
= −→ 1
In n + 2 n→∞
et donc In ∼ In+2 .
En utilisant maintenant la décroissance de la suite (In ),

In+2 ⩽ In+1 ⩽ In

En divisant par In > 0,


In+2 In+1
⩽ ⩽1
In In
In+1
Par le théorème d’encadrement, −→ 1 et donc In+1 ∼ In .
In n→∞
(c) On pose θn = (n + 1)In In+1 .
Pour tout entier naturel n,

n+1
θn+1 = (n + 2)In+1 In+2 = (n + 2)In+1 × In = θn
n+2
π
La suite (θn ) est constante égale à θ0 = I0 .I1 = .
2
π
On en déduit que In .In+1 = .
2(n + 1)
En utilisant la question précédente, on a donc
π π
In2 ∼ In .In+1 ∼ ∼
2(n + 1) 2n

π
En prenant la racine carrée et en utilisant que In est positif, on obtient que In ∼ .
2n
3. Reprenons la formule trouvée pour I2p en remplaçant les factorielles avec la formule obtenue en
fin de la partie I
√ √
(2p)! π K(2p)2p e−2p 2p π 2p π π
I2p = p 2 ∼ p p −p
√ 2 ∼ ∼ √
(2 p!) 2 (K2 p e p) 2 Kp 2 K 2p

En reprenant l’équivalent trouvé à la question précédente,



π π
√ ∼√
K 2p 4p

On en déduit que la constante K de la question 4.b) de la partie I vaut 2π.

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