Mathématiques - spécialité en Terminale ES
Trois domaines sont abordés dans l’enseignement de spécialité : deux d’entre eux (suites et
géométrie dans l’espace) prolongent directement le travail commencé en classe de première ; les
paragraphes qui suivent expliquent le choix du troisième domaine et de la méthode de travail
proposée.
Une ouverture sur la théorie des graphes.
Ce choix est cohérent tant avec le programme de la classe antérieure qu’avec les exigences de
formation ultérieure : on trouve en effet ici quelques applications intéressantes du calcul matriciel
développé dans l’option de première ES ; par ailleurs les problèmes résolus constituent une
première approche - volontairement modeste - de situations complexes (d’ordonnancement, de
gestions de flux,…) auxquelles de nombreux élèves seront par la suite confrontés. Ce programme,
en s’ouvrant sur la théorie des graphes, conduit à de nouveaux modes de pensée et permet un
nouveau regard mathématique sur diverses situations. Enfin le travail fait sur les graphes peut être
repris en TPE (problèmes de flots maximum, d’ordonnancement, etc.).
Un travail axé sur la seule résolution de problèmes.
Il n’est pas question de retomber dans les pièges du langage ensembliste des années 1970 : toute
présentation magistrale ou théorique des graphes serait contraire au choix fait ici. L’essentiel du
travail réside dans la résolution de problèmes : résolution à l’initiative des élèves, avec ses essais et
tâtonnements, ses hésitations pour le choix de la représentation en terme de graphe (quels objets
deviennent arêtes ? lesquels deviennent sommets ?), la recherche d’une solution et d’un
raisonnement pour conclure.
On trouvera dans le document d’accompagnement une liste d’exemples, sans caractère normatif,
couvrant largement le programme et illustrant le type de travail attendu ; chaque exemple est suivi
d’une liste de contenus (termes ou propriétés) que celui-ci permet d’aborder ; un lexique en fin de
ce document reprend la totalité des termes et propriétés ainsi introduits. L’optique première étant la
résolution de problèmes, on insistera plus sur le bon usage des mots que sur leur définition formelle.
L’intérêt du lexique est de bien marquer des limites à ce qui est proposé : toute notion relative à la
théorie des graphes qui ne correspond pas à l’un des termes du lexique est en dehors du programme.
Répartition horaire approximative : graphes : 40 % ;
suites : 35 % ;
géométrie dans l’espace : 25 %
Contenus Modalités de mise en œuvre Commentaires
Résolution de problèmes à Les problèmes proposés mettront en jeu Il s’agit d’un enseignement
l’aide de graphes des graphes simples, la résolution entièrement fondé sur la résolution
pouvant le plus souvent être faite sans de problèmes. L’objectif est de savoir
Résolution de problèmes conduisant à recours à des algorithmes. modéliser des situations par des graphes
la modélisation d’une situation par un On présentera simplement un et d’identifier en terme de propriétés de
graphe orienté ou non, éventuellement algorithme de coloriage des graphes et graphes la question à résoudre.
étiqueté ou pondéré et dont la solution un algorithme de recherche de plus Ces algorithmes seront présentés dans
est associée : courte chaîne. les documents d’accompagnement et on
- au coloriage d’un graphe, restera très modeste quant à leurs
- à la recherche du nombre chromatique conditions de mise en œuvre.
, On pourra montrer sur un exemple en
- à l’existence d’une chaîne ou d’un quoi la complexité de certains
cycle eulérien, problèmes rend nécessaire la mise en
- à la recherche d’une plus courte place d’algorithmes de résolution.
chaîne d’un graphe pondéré ou non,
- à la caractérisation des mots reconnus
par un graphe étiqueté et,
réciproquement, à la construction d’un
graphe étiqueté reconnaissant une
famille de mots.
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- à la recherche d’un état stable d’un
graphe à 2 ou 3 sommets pondéré par
des probabilités.
Vocabulaire élémentaire des graphes : Les termes seront introduits à Les élèves devront savoir utiliser à bon
sommets, sommets adjacents, arêtes, l’occasion de résolution de problèmes escient le vocabulaire élémentaire des
degré d’un sommet, ordre d’un graphe, et ne feront pas l’objet d’une définition graphes, vocabulaire qui sera réduit au
chaîne, longueur d’une chaîne, graphe formelle, sauf lorsque cette définition minimum nécessaire à la résolution des
complet, distance entre deux sommets, est simple et courte (degré d’un problèmes constituant l’enseignement
diamètre, sous-graphe stable, graphe sommet, ordre d’un graphe par de cette partie.
connexe, nombre chromatique, chaîne exemple).
eulérienne ; matrice associée à un
graphe ; matrice de transition pour un
graphe pondéré par des probabilités.
Résultats élémentaires sur les graphes : On pourra, dans des cas élémentaires, .
- lien entre la somme des degrés des interpréter les termes de la puissance n-
sommets et le nombres d’arêtes d’un ème de la matrice associée à un graphe.
graphe.
- conditions d’existence de chaînes et
cycles euleriens ;
- exemples de convergence pour des
graphes à deux sommets pondéré par
des probabilités.
Complément sur les suites
Suites monotones, majorées, minorées, On choisira des exemples permettant On gardera en terminale la démarche
bornées. d’introduire le vocabulaire usuel des expérimentale adoptée en première pour
Suites convergentes. suites. On s’appuiera sur un traitement les suites, en particulier pour aborder la
tant numérique (avec outils de calcul : notion de convergence. On évitera tout
calculatrice ou ordinateur) que formalisme inutile, sans pour autant
graphique ou algébrique. sacrifier la rigueur du raisonnement ; on
utilisera le raisonnement par récurrence
dans les situations où il est nécessaire.
On pourra, utiliser les règles opératoires
On fera comprendre, sans en donner de sur les limites vues en classe de
définition formelle, les notions de suite première pour les fonctions.
convergente et de suite tendant vers +∞ On s’appuiera sur la calculatrice ou une
ou -∞ ; on étudiera ainsi le représentation graphique adaptée pour
comportement asymptotique des suites conjecturer le comportement global ou
géométriques et des suites asymptotique de chacune des suites
arithmétiques ainsi que des sommes étudiées.
partielles de ces suites.
On soulignera l’entraînement au
raisonnement inductif et la mise en jeu
On introduira quelques exemples de des capacités d’invention que la
suites finies, dont on demandera un ou recherche de tels exemples implique.
plusieurs prolongements "logiques"
(c’est-à-dire définis par une relation du
type un+1 = f(un), ou du type un = f(n).
Exemples de suites vérifiant une Sur des exemples, on étudiera le
relation de récurrence du type un+1 = a comportement global et asymptotique
un + b. de suites de ce type ; le cas échéant, on
introduira la suite géométrique
associée.
Exemples de suites vérifiant une On traitera des situations conduisant à
relation de récurrence du type un+2 = a des suites définies par une relation de
un+1 + b un. récurrence linéaire d’ordre deux :
l’objectif est avant tout de manipuler
ces suites et de calculer les premiers
termes à la main, à la calculatrice ou
avec un tableur.
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Géométrie dans l’espace
Exemples de problèmes mettant en jeu des
L’objectif de ce paragraphe est de
équations de plans ou de droites de l’espace. poursuivre en terminale le travail
commencé en première sur ce thème.
On admettra comme en classe de
première que, pour (a,b,c) ≠(0,0,0),
ax+by+cz+d = 0 est l’équation d’un
plan.
Représentation et lecture de courbes de On travaillera des exemples simples En les projetant sur un plan de
niveau. utilisant des fonctions de deux variables coordonnées, on pourra associer les
construites à partir des différentes fonctions courbes de niveau à l’étude de familles
étudiées en première et terminale. On de fonctions à une variable dépendant
utilisera des logiciels pour visualiser les d’un paramètre (isoquants, isocoûts,…)
surfaces et les courbes de niveau ; on exploitera en particulier des
apparaîtront comme des sections de ces fonctions fréquemment utilisées en
surfaces par des plans parallèles à l’un des économie.
trois plans de base.
Exemples d’optimisation de fonctions à deux En écrivant la contrainte sous la forme
variables sous contrainte linéaire. y = mx+p ou x = m’y+p’, on recherchera
des extremums d’une nouvelle fonction ne
dépendant que d’une variable.
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