Alouache Djamal
Alouache Djamal
Polycopié de cours
Electronique de puissance
2020
Avant propos
L’électronique de puissance est une matière du génie électrique qui consiste à l’étude
et à la réalisation des convertisseurs statiques qui sont utilisés pour convertir la
forme d’énergie électrique et permettre ainsi d’adapter les différentes sources
d’énergies aux besoins des récepteurs électriques avec un rendement maximum.
Le premier chapitre est consacré aux généralités sur les différents composants à semi-
conducteurs de puissance ainsi que leurs caractéristiques en régime de commutation.
Les principaux montages utilisés pour redresser des signaux alternatifs monophasés
et triphasés sont détaillés dans le deuxième chapitre.
Introduction…………………………………………………………………………………...1
Chapitre 1 : Description et caractérisation d’éléments de puissance
1.1 Préambule.…………………………………………………………………………………2
1.2. Les semi-conducteurs de puissance : ……………………………………………………..2
1.2.1-la diode : ………………………………………………………………………………...3
1.2.2 Le transistor :……………………………………………………………………………4
[Link] Le transistor bipolaire BJT:……………………………………………………….4
[Link] Le transistor MOSFET de puissance (UJT : UniJonction Transistor)……………5
[Link] Transistor IGBT:...…………………………………………………………………6
I.2.3 Le Thyristor ……………………………………………………………………………...6
1.2.4 Thyristor GTO (Gate Turn Off) (Blocage par la Gâchette)……………………………..8
[Link] Amorçage du Thyristor ……………………………………………………………8
[Link]. Extinction du Thyristor :………………………………………………………….8
1.2.6 TRIAC: (TRIode for Alternative Current)………………………………………………9
1.3 Choix des composants de puissance……………………………………………………...10
Références bibliographiques….………………………………………………………………73
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Introduction
L’énergie électrique fournie par les différentes sources électriques n’est pas directement
adaptée aux différents récepteurs (charges) électriques, qui nécessitent parfois des tensions
continues ou parfois alternatives avec des valeurs précises, par exemple l’énergie électrique
du réseau électrique est essentiellement distribuée sous forme alternative, de fréquence 50 Hz
et de valeur efficace Veff=220V (en monophasée ou triphasée) n’est pas compatible aux
besoins des récepteurs électriques qui nécessitent une tension ou un courant continu.
L’objectif de la science appliquée en électronique de puissance est de convertir la forme de
l'énergie des sources électriques à l’aide des convertisseurs électriques conçus pour s’adapter
aux besoins électriques des récepteurs avec un rendement maximum.
Electronique de puissance
Dans ce polycopié nous détaillons trois convertisseurs statiques les plus répandus en
électronique de puissance. Et avant d’aborder ces différents convertisseurs, il est important
de donner un aperçu sur la description et la caractérisation des composants semi-conducteurs
intégrés dans ces convertisseurs électriques.
1
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Chapitre 1 :
Description et caractérisation d’éléments de
puissance
1.1 Préambule
2
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
1.2.1-la diode :
La diode de puissance peut être considérée comme un interrupteur idéal non commandé. Elle
est passante lorsque la tension est positive VAK>0 et elle se bloque lorsque son courant
s’annule IAK=0. La diode est un composant passif utilisée essentiellement dans les
convertisseurs AC/DC (montages redresseurs non commandés).
Symbole
3
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
4
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
5
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
La fermeture est commandée par un courant injecté dans la gâchette IG (une impulsion
positive de courant IG+ ).
En l’absence de signal de commande (c’est-à-dire le courant IG est nul), le thyristor est bloqué
lorsque la tension VAK est négative, il reste aussi bloqué si la tension VAK devient positive.
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Fonctionnement du thyristor:
Etat bloqué (Th alimenté en directe ou inverse)
-le Thyristor est bloqué (Ouvert) tant que la tension VAK est négative, il reste bloqué quand
VAK devient positive.
-Tension -VBO <VAK<0 => Th bloqué (interrupteur ouvert)
-Tension 0<VAK<VBO et pas d’impulsion sur la gâchette => Th bloqué (interrupteur ouvert)
Etat passant (Th alimenté en directe +amorçage)
-Si 0<VAK<VBO et on applique une impulsion positive de courant dans la gâchette, le thyristor
devient passant (fermé) dans ce cas il va se comporter comme une diode.
-le thyristor passe de l’état passant à l’état bloqué lorsque le courant directe IAK s’annule dans
le cas idéal, en réalité le thyristor se bloque c’est lorsque IAK devient inférieur à une valeur
faible appelée courant de maintien Im de conduction.
Tension 0<VAK<VBO + impulsion sur la gâchette => T conducteur (interrupteur Fermé, on dit
aussi amorcé).
±VBO :c’est une tension maximale inverse ou en directe que le thyristor peut soutenir
(claquage)
Symboles
Équivalence
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Le tiret (la flèche) perpendiculaire dans la gâchette signifie que le courant injecté dans le
circuit gâchette-cathode peut être positif ou négatif.
Fonctionnement du Thyristor GTO
Si VAK>0 + impulsion de courant positive sur Ig+ => T GTO est passant (interrupteur fermé)
Si VAK >0 + impulsion e courant négative Ig- => GTO devient bloqué (interrupteur ouvert).
Si VAK<>0 sans le courant dans la gâchette le GTO reste bloqué.
I.2.4.1 Amorçage du Thyristor
L’amorçage du Thyristor est obtenu par une impulsion positive de courant Ig+ dans la
gâchette. Ensuite pendant la conduction la gâchette doit être alimentée de façon permanente
par un courant de maintien, Ce courant permet de réduire la chute de tension directe à l'état
passant aux bornes du thyristor.
I.2.5.3 Extinction du Thyristor:
Le désamorçage du thyristor peut se faire de deux façons :
-Par l’annulation de courant IAK
-Par une impulsion négative dans la gâchette Ig- pour le thyristor GTO
Lorsque les thyristors (classique ou GTO) sont polarisés en inverse (ou en directe) ils sont
caractérisés par une tension maximale (±VBO) qu’ils peuvent soutenir. Au-delà de cette limite
<tension maximale » le thyristor est détruit (claquage).
I.2.6 TRIAC: (TRIode for Alternative Current)
Contrairement au thyristor, Le triac peut être commuté à l’état passant par un courant de
gâchette positif ou négatif de plus, il laisse passer le courant dans les 2 sens. Le triac est un
interrupteur commandé bidirectionnel en courant, qu’on peut également réaliser en associant
deux thyristors symétriques en tête-bêche (antiparallèle).
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Symbole
Remarque :
Les quadrants 1 et 3 sont les plus performants le courant de gâchette nécessaire à l’amorçage
est le plus faible (10 mA). Le quadrant 4 nécessite un courant de gâchette élevé (100mA à
éviter).
La chute de tension dans un TRIAC passant est de 1 à 1.2 V.
Si VA2A1= VBO claquage Amorçage accidentel.
Exemple d’application
Le Triac raccordé au secteur monophasé permet de réaliser :
- un gradateur (variateurs) de lumière pour les ampoules (charge-non inductive)
-les variateurs de vitesse pour les moteurs des appareils électroménagers.
1.3 Choix des composants :
Généralement le choix des composants à semi-conducteurs de puissance se fait en fonction de
leurs limites par apport à la fréquence et la puissance supportée. Les Zones approximatives
(Puissance/Fréquence) d’utilisation des semi-conducteurs de puissance sont données par la
figure suivante.
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En plus de relation puissance/ fréquences, le choix d’un composant en commutation est fixé
aussi par : le système de commande, la nature du signal, la tension de blocage, la fréquence de
commutation et le courant maximum à l’état passant.
En électronique de puissance, on s’intéresse essentiellement aux performances suivantes :
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Chapitre 2 :
Convertisseur Alternatif/continu
AC/DC
2.1 Préambule
Les montages redresseurs, également appelés convertisseurs alternatif/continu consistent à
convertir une tension ou un courant bidirectionnel (alternatif) en tension ou un courant
unidirectionnel (continu).Ils sont essentiellement installés à la sortie des sources monophasées
ou triphasées pour délivrer soit des sources continues réglables ou non réglables pour pouvoir
alimenter des récepteurs polarisés. Dans les sources continues non réglables la valeur
moyenne de signal de sortie est fixe, et dans le cas des sources continues réglables l’opérateur
a la possibilité de régler la valeur moyenne de signal de sortie. Ces convertisseurs sont
généralement utilisés soit pour alimenter directement un récepteur en continu à partir du
réseau de distribution alternatif, soit pour alimenter un autre convertisseur.
Montages Redresseurs
Source Source continu à valeur
monophasée/triphasée Entrée (Ve) Sortie (Vc) moyenne de tension
sinusoïdale à fréquence fixe ou réglable
AC DC
Etant donné que l’énergie électrique du réseau est distribuée sous forme de courant alternatif
monophasé ou triphasé le convertisseur de type redresseur est le plus répandu dans la
pratique. C’est pourquoi dans ce polycopié de cours une grande partie est réservée à l’étude
des différents montages redresseurs.
Les caractéristiques d’un signal redressé sont indispensables pour calculer et dimensionner un
montage redresseur d’une application donnée. L’étude d’un montage redresseur porte sur :
Cette étape consiste à tracer la forme de la tension redressée Vc, en observant les semi-
conducteurs (interrupteurs) dans leurs intervalles de conduction et de blocage.
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1
Vcmoy . Vc(t ).dt
T
0
La valeur efficace d’un courant (tension) alternatif sinusoïdal correspond à la valeur d'un
courant continu ou d'une tension continue qui produirait la même puissance sur une résistance
pendant la période T. La valeur efficace est définie comme suit :
1
Vceff .T Vc(t ) 2 dt
T
0
facteur de forme
Le facteur de forme est défini comme étant le rapport entre la valeur efficace de la tension
redressée et la valeur moyenne de la tension redressée. La valeur de facteur de forme
caractérise la tension redressée, plus cette valeur est proche de l’unité, plus la tension obtenue
est voisine d’une grandeur continue.
Vceff
Par définition, on nomme le facteur de forme, le rapport : F
Vcmoy
Le taux d’ondulation
Le taux d’ondulation c’est une grandeur utilisée aussi pour quantifier le lissage d'une tension
redressée et surtout utilisé pour décrire l'ondulation du courant dans les montages hacheurs.
La tension redressée obtenue peut être considérée comme étant la somme de deux tensions :
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Vceff
( )² 1 .
Vcmoy
La relation entre le taux d’ondulation et le facteur de forme est donnée par la relation
suivante : F 2 1 2
On peut également calculer un facteur d'ondulation K défini par :
Vcmax Vcmin
K
Vcmoy
Critères de choix des composants semi-conducteurs de puissance
Le choix d’un composant de puissance en commutation est fixé par : la tension de blocage, la
fréquence de commutation et le courant maximum que le composant peut soutenir.
- Limitation du courant maximum à l’état passant : Imax
- Limitation par la puissance maximum que peut dissiper le composant : Pmax=Imax ₓ Vmax.
- Limitation par l’avalanche (tension inverse maximum) :-Vmin
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La diode est considérée ici comme un interrupteur idéal non commandé dont l’ouverture
et la fermeture sont assistés par le signal d’entrée Ve, l’allure de la tension aux bornes de
la résistance (tension redressée de sortie Vc) est obtenue en étudiant le semi-conducteur
(diode) dans son état de conduction et de blocage.
Fonctionnement :
Si 0 < θ < π => Ve>0 :
La diode est polarisée en directe donc conduit
Vc(θ) = Ve(θ) = Vm sin(wt) =VM sin(θ) ; avec wt=θ
Ic (θ) =Vc(θ)/R
=> Le courant Ic (θ) à la même forme que Vc(θ)
Vd=0 (interrupteur fermé)
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Si π <θ < 2π => Ve<0 : la diode est polarisée en inverse donc bloquée
Ic (θ) = 0 et Vc(θ) = 0.
Vd(θ )-Ve(θ )=0 => Vd(θ) =Ve(θ) (avec Ve<0)
T
Vm2 1 cos(2 )
1
Veff . Vm2 .sin 2 (.t ).dt d
T 2 2
0 0
Vm2 1 Vm2 cos(2 )
2 2 d
0
2
0
2 d
Vm2 V 2 sin(2 ) V
4
0 m
2 4 0 m
2
-Le taux d’ondulation pour ce type de tension redressée est τ = √((π2/4)-1).
-Le facteur de forme est F=π/2.
-Id max=VM/R ; Vdmin=-VM ; Pmax=Idmax×VM
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l’énergie emmagasine pour maintenir le courant Ic. La bobine impose donc la continuité du
courant dans la charge.
Fonctionnement :
Si 0 < θ < π => Ve>0 : la diode est polarisée en directe donc conduit
Si π< θ< θ0=> Ve<0 : la diode est polarisée en inverse mais elle reste tout de même
conductrice, en effet, l’inductance est un élément de stockage et de restitution de l’énergie
sous forme de courant, l’énergie emmagasinée va supposer à l’annulation de courant dans le
circuit, la conduction de la diode sera donc prolongée jusqu’à θ0=π+ φ.
Avec φ est le déphasage entre le courant et la tension qu’on peut déterminer en utilisant
l’impédance complexe de la charge : Z= R+jLw φ=arctg (L/R)
Vc(θ)=Ve(θ)=Vm sin(θ) ;
Ic(θ) = Vc(θ)/Z: avec Z= R+jLw
Vd(θ)=0 ;
Si θ0< θ< 2π => Ve<0 :
La self est déchargée complètement
le courant Ic=0 ce qui va rendre
la diode bloquée.
Vc(θ)=0 ;
Ic(θ)=0 ;
Vd(θ)=-Ve(θ)
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Avec Vc(θ) = LdIc/dt +RIc= Vm sin(wt) : c’est une équation différentielle de 1er ordre
avec second membre non nul et non constant (sinusoïdal).
Méthodes de résolution de cette équation différentielle : La résolution de cette équation peut
se faire en utilisant la Transformée de Laplace. (Cette méthode ne sera pas étudiée dans ce
cours) ou en utilisant la méthode de la variation de la constante.
1) Solution de l’équation sans second membre:
Vc(θ) = LdIc/dt +Ric=0 => Ic1(t)=Ke-t/τ avec τ=L/R
2) Solution particulière
dic
Vc( ) Vm sin( ) L Ric
dt
Vc( ) Vm Lw
ic( ) (sin( )) avec Z R 2 L2 w2 ; arctan( ).
jLw R Z R
R
Vm t
ic( ) ic1 ic2 (sin( ) sin e L )
Z
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c) Montage avec une charge inductive (RL) et une diode de roue libre:
Afin d’éliminer la composante négative et rendre le signal unidirectionnel on ajoute une diode
de roue libre en parallèle de la charge R-L qui va permettre de reprendre la circulation du
courant et ce lorsque la tension redressée va devenir négative. Le schéma est le suivant :
Figure 2.7: redresseur simple alternance avec charge inductive et diode roue libre
Les deux diodes sont en cathode commune, donc une seule des deux diodes peut conduire à la
fois. Celui-ci nous donne l’allure du courant dans la diode de roue libre.
Fonctionnement :
Si 0 < θ < π => Ve>0 : la diode D est polarisée en directe donc conduit (DC)
Vc(θ)=Ve(θ)=Vmsin(θ)
Ic=Vc/Z ;
Vd(θ)=0
Vdrl(θ)=Ve(θ) =Vmsin(θ)
Si π< θ< 2π=> Ve<0 : la diode D est
polarisée en inverse et la diode de roue
libre Drl est polarisée en directe
(Drl Conduit et D bloquée).
Vc(θ)=0 ;
Vd(θ)=-Ve(θ)
Vdrl(0)=0
Le courant Ic(θ) existe (décharge de l’inductance), sa durée dépend de la valeur de φ (L)
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L’énergie restituée par l’inductance sous forme de courant sera acheminée via le court circuit
crée par la diode de roue libre.
Comme montré sur la figure 2.8, la tension redressée Vc(θ) est devenue unidirectionnelle et
l’allure de la tension Vdrl aux bords de la diode de roue libre est la même que celle de Vc(θ).
Dans le cas ou l’inductance est une self de lissage (L>> φ>>) la conduction est continue,
le courant Ic peut être assimilé à des segments croissants et décroissants.
-valeur efficace :
T
Vm2 1 cos(2 )
1
Veff . Vm2 .sin 2 (.t ).dt d
T 2 2
0 0
Vm2 1 Vm2 cos(2 )
2
0
2
d
2 0
2 d
Vm2 V 2 sin(2 ) V
4
0 m
2 m
4 0 2
Remarque :
Dans le cas de redressement simple alternance alimentant une charge de type
inductif, il est nécessaire d'ajouter une diode de roue libre pour éviter que la tension
de sortie soit négative.
Ce type de montage est utilisé pour convertir un courant alternatif en un courant
continu en utilisant une inductance de valeur suffisante.
La valeur moyenne de la tension redressée est supérieure à celle du montage sans
diode de roue libre
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Contrairement aux redresseurs doubles alternances à montage point milieu dans le montage en
pont de Graëtz, deux diodes peuvent être polarisées en directe et les deux autre seront
polarisées en inverse. Les paires de diodes D1, 2 et D3, 4 conduisent alternativement en
fonction des chacune des alternances. La paire D1, 2 conduisent pour l’alternance positive et
la deuxième paire pour l’alternance négative.
Fonctionnement
Si 0 < θ<π Ve(θ)>0 et comme Ie > 0 : les diodes D1, 2 conduisent et les diodes
D3, 4 bloquées
Vc(θ)=Ve(θ)>0
Id1,2(θ)=Ic(θ)=Vc(θ) /R le courant
Ic à la même forme que Vc avec Icmax=VM/R
Vd1,2=0 (diodes D1,2 conduisent)
Id3,4 =0 (diodes D3,4 bloquées)
Vd3,4=-Ve
Si π < θ<2π Ve(t)<0 : la diode D3,4 conduisent et les diodes D1,2 bloquées
Vc(θ)=-Ve(θ)
Id3,4(θ)=Ic(θ)=Vc(θ) /R le courant Ic à la même forme que Vc avec Icmax=VM/R
Vd3,4=0 (diode D3,4 conduisent)
Id1,2 =0 (diode D1,2 bloquées)
Vd1,2(θ)=Ve(θ)
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Remarque
La valeur de la tension maximale inverse Vdmin pour le montage en pont est le
double de celle de montage avec transformateur à point milieu pour une même
tension d’alimentation.
Pour se rapprocher ‘une tension continue il suffit de placer un condensateur de
capacité assez grande en parallèle avec la charge.
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Figure 2.12: L’allure des tensions et courants dans le cas d’une charge inductive
Remarque
Si L a une valeur suffisante, conduit au lissage du courant Ic
Si L diminue, l’ondulation du courant augmente.
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Les redresseurs commandés comportent des thyristors commandés à l’ouverture pour générer
des tensions redressées réglables (variables). La commande de l’ouverture est assurée par un
circuit externe qui permet d’envoyer un signal sur la gâchette des thyristors. L’objectif de ces
montages, c’est d’obtenir une puissance (tension) réglable en fonction du retard à l’amorçage
du thyristor.
Fonctionnement :
Ve=VMsin(θ) : tension d’entrée
α : angle de retard à l’amorçage du thyristor
Pour 0 <θ <α, on a la tension Ve>0 et pas d’impulsion sur la gâchette G, donc le thyristor
est bloqué, alors Ic = 0, Vc = 0 et VTh(θ) = Ve(θ).
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Pour α < θ <π, on a Ve>0 et une impulsion de commande est envoyée sur la gâchette
donc Thyristor devient conducteur, alors Vc(θ) = Ve(θ), Ic(θ)=Vc(θ)/R, VTh = 0
Pour π<θ<2π on a Ve<0 => Thyristor est polarisé en inverse donc bloqué.
Dans ce cas : Vc(θ)=0 ; Ic(θ)=0
Tension efficaces
T
Ve
1 1
V 2efff V 2 c( ) d 2
( ) d
T 0 2
VM sin(2 )
1
2 2
Le redresseur commandé simple alternance consiste aussi à éliminer la partie négative non
désirée de la tension redressée par l’utilisation de thyristor. L’angle d’amorçage de thyristor
permet une tension moyenne variable.
Fonctionnement
Pour 0<θ<α : on a Ve>0 et pas d’impulsion de courant sur la gâchette G, donc Th est
bloqué, alors : Ic=0, Vc=0 et VT= Ve.
Pour α<θ<π : on a Ve>0 et une impulsion de courant sur la gâchette G le Thyristor
devient conducteur
Alors : Vc(t)=Ve(t)=RIc+LdIc/dt.
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Le courant ic est la somme de deux courants; courant rgime permanent et courant regime
transitoire. (voir 1ere partie sur les redresseurs non commandés)
VM Lw Lw
sin( ) Ke avec Z R 2 Lw ,
2
ic( ) , Arctg et wt
Z R R
a a
V V
pour ic( ) 0 M sin(a ) Ke K M sin(a ).e
Z Z
a
V
Donc : ic( ) M sin sin(a )e
Z
Le thyristor cessera de conduire dés que l’intensité de courant deviendra nulle Ic(θ0) et
d’apres la formule de ic(θ) le courant existe toujour au-delà de θ=π, ic(π)>0.=> le thyristor
devient passant lorsque θϵ[α, θ0].
Grandeurs caractéristiques du montage
Tension moyenne
0 0
VM
1 1
Vcmoy V ( )d VM sin( )d cos( ) cos(0 )
2 2 2
a a
Tension efficace
0 0 0
V 2M
1 1
Vc 2
V ( )d (VM sin( )) d
2
(1 cos(2 ))d
2 2 4
eff
a a a
c) Le montage avec une charge inductive (RL) et une diode de roue libre:
De la même manière que pour le redresseur non commandé, il est possible d’éliminer les
parties négatives de la tension redressée en ajoutant une diode de roue libre.
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Fonctionnement :
Pour α<θ<π : on a Ve>0 et une impulsion de courant sur la gâchette le Th devient
passant, Alors Vc(θ)=Ve(θ) et VTh(θ)=0
Pour π<θ<2π+α : on a Ve<0 ce qui rend le thyristor polarisé en inverse, par contre la
diode de roue libre Drl est polarisée en directe ce qui permet d’acheminer le courant
de l’inductance via le court circuit créé par la diode de roue libre.
Alors : Vc(θ)=0 et VTh(θ)= Ve(θ)
Tension moyenne
T
V ( )d
1 1
Vmoy Vc ( )d
T 2
0
VM
V
1
sin( ) d 1 cos( )
2 2
M
Tension efficaces
T
V
1 1
V 2efff V 2 c ( ) d 2
( ) d
T 2
0
VM sin(2 )
1
2 2
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28
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Fonctionnement
Pour α<θ<π : on a la tension V1>0 et le Th1 amorcé => Le thyristor devient passant
Alors : Vc(θ)= V1(θ).
Et VTh2(θ)=V1-V2= -2V1(θ) en utilisant la loi des mailles
Lorsque π<θ<α+π : la tension V2>0 et pas d’amorçage de Th2, alors le thyristor Th2 est
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Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
bloqué dans ce cas, le Thyristor Th1 ne va pas cesser de conduire tant que le courant existe
(énergie emmagasinée par la self).
=>Vc(θ)= V1(θ).
Pour α+π<θ<2π : les tensions (V1<0) V2>0 et Th2 est amorcé => Le thyristor Th2 devient
conducteur et Th1 devient bloqué.
Alors : Vc(θ)= V2(θ).
VTh2(θ)=0
VTh1(θ)=V2-V1= -2V2(θ) en utilisant la loi des mailles
Lorsque 2π<θ<α+2π : la tension V1>0 et pas d’amorçage de Th1, alors le thyristor Th2 est
bloqué dans ce cas, le Thyristor Th2 ne va pas cesser de conduire tant que le courant existe
(énergie emmagasinée par la self). =>Vc(θ)= V2(θ).
2- Double alternance tout thyristor :
a) Le montage avec une charge résistive (R)
Ce redresseur est réalisé en utilisant un montage en pont de Graëtz avec des thyristors.
Pour α<θ<π on a la tension d’entrée Ve>0 et les Th1 et Th2 sont amorcés => Les thyristors
Th1et Th2 deviennent passants. Les thyristors sont polarisés en inverse
Alors :Vc(θ)= Ve (θ)
VTh1(θ)=VTh2(θ)=0 (Th1 et Th2 Passants)
VTh3(θ)=VTh4(θ)= -Ve(θ)
Pour α+π<θ<2π on a la tension d’entrée Ve<0 + amorçage de Th3 et Th4 => Les thyristors
Th3 et Th4 deviennent passants. (Th1 et Th2 bloqués)
Alors : Vc(θ)= -Ve(θ) avec Ve<0Vc>0
VTh1(θ)=VTh2(θ)=Ve(θ)
VTh3(θ)=VTh4(θ)= 0
Grandeurs caractéristiques de 2 montages avec charge R
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Le redresseur double alternance commandé conduit lors des deux alternances. On obtient
alors une tension redressée de période 𝜋.
Tension moyenne
T
Vc( )d
1 1
Vmoy Vc ( ) d
T
0
VM
V
1
sin( ) d 1 cos( )
M
Tension efficace
T
VM
sin( )
1
Vce ff Vc 2 ( ) d 2
d
T
0
V 2M
Vceff
2 1 cos(2 )d
V 2M 1
2
VM 1
Vceff 2
sin 2 sin 2a
2 2 a 2 2
2
VM a 1
2
Vceff (1 sin 2a )
2 2
V a 1
Vceff M 1 sin 2a
2 2
Comme pour le redresseur monolalternance non commandé, les deux valeurs moyenne et
efficace de la tension redressée dépendent de l’angle d’amorçage 𝛂.
c) Le montage avec une charge inductive (RL) :
Ve=VM sin(θ) ;
L : self de lissage (L>> lissage de courant)
α : angle de retard à l’amorçage de thyristor pour tous les thyristor
31
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Fonctionnement
Si α<θ<π : on a la tension Ve(θ)>0 et les deux thyristor sont amorcés => Les thyristors Th1et
Th2 deviennent passants. (Th3 et Th4 bloqués) Vc(θ)= Ve(θ).
Lorsque π<θ<α+π : la tension Ve(θ) < 0 et pas d’amorçage de Th3 et Th4, alors les
thyristors Th1et Th2 ne vont pas cesser de conduire tant que le courant existe (énergie
emmagasinée par la self L) Vc(θ)= Ve(θ).
Si α+π<θ<2π : on a la tension Ve(θ) <0 et amorçage des thyristors Th3 et Th4 => Les
thyristors Th3 et Th4 deviennent conducteurs et les thyristors Th1 et Th2 sont bloqués
Vc(θ)= -Ve(θ).
Lorsque 2π<θ<α+2π : la tension Ve(θ)>0 et pas d’amorçage de Th1 et Th2, alors les
thyristors Th3 et Th4 ne vont pas cesser de conduire tant que le courant Ic existe (énergie
emmagasinée par la self) Vc(θ)= -Ve(θ).
Figure 2.17 : L’allure des tensions et courants(en vert avec self de lissage)
32
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Fonctionnement
Si α<θ<π ; On a Ve(θ)>0 et le thyristor Th1 amoré => le thyristor Th1 et la diode 2
deviennent passantes.
Vc(θ)=Ve(θ)
Ic(θ)=Ie(θ)
Ic(θ) : la charge de l’inductance
Si π<θ<π+α ; On a Ve(θ) <0 et absance d’amorçage de Th2 => le thyristor Th2 est bloqué par
contre la diode D2 est passante et la self va imposer au thyristor Th1 de rester passant. C’est
une phaese apeleé : Phase de roue libre entre (Th1,D1)
Si π+α<θ<2π ; On a Ve(θ) <0 + amorçage de Th2 => le thyristor Th2 est passant et la diode
D1 passante.
Vc(θ)=- Ve(θ)
Ic(θ)=Ie(θ)
Ic(θ) : la charge de l’inductance
Si 2π<θ<2π+α ; On a Ve(θ) >0 et pas d’amorçage de Th1 => la diode D1 est passante et la
self va imposer au le thyristor de rester passant. Phase de roue libre (Th2,D2)
33
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Figure 2.18 : Les allures des tensions et courants (en vert avec self de lissage)
Fonctionnement
Si α<θ<π : on a Ve(θ)>0 + amorçage de Th1 => le thyristor Th1est passant et la diode D2
passante.
Vc(θ)=Ve(θ)
Ic(θ)=Ie(θ)
Ic(θ) : la charge de l’inductance
Si π<θ<π+α :on a Ve<0 et pas d’amorçage de Th2 => le thyristor th2 est bloqué et la diode
D1 est passante dans ce cas, la self va imposer à la diode D2 de rester passante. C’est une
phase de roue libre entre (D1,D2)
En effet, lorsque la tension Ve passe par zéro, la tension de sortie a tendance à devenir
négative. Ceci provoque la conduction de D1 et la charge se trouve en court-circuit sur les
diodes D1 et D2.
34
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Si π+α<θ<2π on a Ve(θ) <0 + amorçage de Th2 => le thyristor Th2 est passant et la diode D1
est passante.
Vc(θ)=- Ve(θ)
Ic(θ)=Ie(θ)
Ic(θ) : la charge de l’inductance
Remarque
La différence par rapport à un pont tout thyristor est que la tension Vc ne pourra plus devenir
négative (la phase de roue libre).
On peut également obtenir un courant Ic parfaitement lissé en utilisant une self de lissage.
VM a 1
Vceff 1 sin 2a
2 2
35
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v1 (t) V 2 sin( ) i2
2
2
v2 (t ) V 2 sin( ) v1 T/3 2T/3 T t
3 i3
3 /3 2/3 2
4 v2
v3 (t ) V 2 sin( ) v3 iN
3 N
Les tensions composées sont les différences de potentielles entre les phases : Uij = Vi - Vj. Ces
trois tensions forment également un système triphasé équilibré, déphasé par apport à celui des
tensions simples d’un angle de 30° (π/6). Les tensions composées sont liées aux tensions
simples par les relations suivantes:
36
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
La relation entre la valeur efficace des tensions simples (Vi) et la valeur efficace des tensions
composées (Uij) peut être déterminée à l’aide du diagramme de Fresnel représenté sur la
figure ci-dessus.
cos (/6) = (U12/2)/V1 or U12 = 2V1 U12 = 2V1 cos (/6)
U12 = 2V1 cos (/6) = V1 3
L’amplitude des tensions composées vaut alors : Ueff Veff 3 (Et U max V max 3 )
(Si la tension simple vaut V = 220 volts, alors U = 380 volts).
i1
1
u12 i2
2
u31
u23 i3
3
iN
N
37
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Le montage redresseur P3 à diodes est constitué de trois diodes, connectées chacune à une
phase. Les trois diodes forment trois redresseuses simple alternance, qui laissent passer à tout
instant la plus élevée des 3 tensions simples.
a) - Obtention d'une tension redressée positive.
Le groupement de diodes à cathodes communes comme illustré sur la figure suivante, permet
d’obtenir une tension de sortie Uc positive.
Avec :
v1 (t) V 2 sin( )
2
v2 (t ) V 2 sin( )
3
4
v3 (t ) V 2 sin( )
3
Fonctionnement
,
Si la tension simple Vi est plus élevée alors Di est polarisée en direct (elle devient passante)
ce qui donne : Vc=Vi.
Si π/6<θ<5π/6 V1 est la plus positive des tensions simples donc, la diode D1
devient passante. On a alors :
𝑉𝐷1 = 0 , 𝑉𝐷2 = 𝑉2 − 𝑉1 = −𝑈12 < 0, 𝑉𝐷3 = 𝑉3 − 𝑉1 = 𝑈31 < 0 donc les diodes D2 et D3
sont bloquées. 𝑈𝑐 = 𝑉1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑉1 > 𝑉2 𝑒𝑡 𝑉3
𝑉𝐷2 = 0; 𝑉𝐷1 = 𝑉1 − 𝑉2 = 𝑈12 < 0 𝑉𝐷3 = 𝑉3 − 𝑉1 = 𝑈31 < 0 Donc les diodes D1 et D3
sont bloquées. 𝑈𝑐 = 𝑉2 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑉2 > 𝑉1 𝑒𝑡 𝑉3
𝑉𝐷3 = 0, 𝑉𝐷1 = 𝑉1 − 𝑉3 = −𝑈31 < 0 𝑉𝐷2 = 𝑉2 − 𝑉1 = −𝑈12 < 0 Donc les diodes D1
et D3 sont bloquées. 𝑈𝑐 = 𝑉3 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑉3 > 𝑉1 𝑒𝑡 𝑉2
38
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Figure 2.19 : Représentation de Uc(θ), Vd1(θ) et Id1(θ) avec charge R /charge LR>>
(L’échelle est π/6)
Dans le cas ou le montage débit sur une charge résistive, la forme du courant Ic a la même
forme que celle du Uc (Ic=Uc/R). Par contre, lorsque le montage débit sur une charge
fortement inductive, le courant Ic laissé par la self est égal a une constante.
Grandeurs caractéristiques du montage
La valeur moyenne de la tension de sortie :
la période du signal redressé est égale à celle des tensions d'entrée divisée par 3. P=2π/3
5
T 6 5
[Link]
1 1
Vmoy
T
. V1 ( ).dt
2
VM .sin( ) d
2
cos( )6
0 6
3 6
[Link] 5 [Link] 3 3
Vmoy cos( ) cos( ) ( )
2 6 6 2 2 2
39
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
La valeur efficace :
5 5
T 6 6
3V 2 M (1 cos(2 ))
3 3
Vc 2eff . V1 ( ) 2 .d (VM .sin( )) 2 d d
2 2
2
2
0
6 6
5 5
3.V 2 M 2sin(2 ) 6 3.V 2 M 5 sin( 3 ) sin( 3 ) 1 3 2
Vc 2eff V M
2
2 4 sin( 3 )
2 2 2 6 6 2
6
1 3 3
Vc 2eff VM
2 4 2
Facteur de forme
Veff
F 1.02
Vmoy
Facteur de puissance
3 3VM Ic
k
Pc UcmoyIc
2
3 2
0.675
S UI 3
VM Ic 2
2 3
Les courants dans les diodes
Ic Ic
I D moy ; I D max Ic; I D eff
3 3
Remarque
-La tension inverse maximale aux bornes de la diode est : - VdMax=√𝟑 VM
- la tension de sortie Uc prend alternativement la plus positive des tensions simples.
40
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Ce redresseur en pont appelé montage PD3 correspond à l’association des deux systèmes
décrit dans le montage P3, trois diodes (D1, D2 et D3) pour une tension de sortie positive et
trois autres diodes (D'1, D'2 et D'3) pour une tension de sortie négative.
Un montage en pont se présente sous la forme suivante:
Lorsque Vi (tension simple) est la plus élevée, Di conduit, alors que lorsque Vi(tension
simple) est la plus faible, c'est D'1 qui conduit. Donc la tension de sortie instantanée prend
alternativement la valeur des tensions composées.
À chaque instant, Uc égal à la différence entre la plus positive et la plus négative des tensions
alternatives.
v1 >v3 >v2, D1 et D’2 conduisent, Uc = v1 −v2= U12
v1 >v2 >v3, D1 et D’3 conduisent, Uc= v1 −v3= -U31
v2 >v1 >v3, D2 et D’3 conduisent, Uc = v2 −v3=U23
v2 >v3 >v1, D2 et D’1 conduisent, Uc = v2 −v1= -U12, etc.
Fonctionnement
Si π/6 <θ< π/2 : on a V1(t) > V3(t) > V2(t), (tension V1 est plus élevée et V2 est la plus
faible) =>D1 et D2’ conduisent :
Uc = V1(t) − V2(t) = U12
Vd1=0
Vd2= -U12
Vd3= U31
Vd1’= -U12
Vd2’=0
Vd3’= U23
Si pi/2<θ< 5pi/6 : Lorsque : V1(t) > V2(t) > V3(t), (tension V1 est plus élevée et V3 est la
plus faible) => D1 et D3’ conduisent :
Uc = V1(t) − V3(t) = −U31
Vd1=0
Vd2= - U12
Vd3=U31
Vd1’= - U31
Vd2’= - U23
Vd3’=0
41
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Si 5π<θ< 7π/6 : Lorsque : V2(t) > V1(t) > V3(t), (tension V2 est plus élevée et V3 est la
plus faible) => D2 et D3’ conduisent :
Uc = V2(t) − V3(t)= U23
Vd1= U12
Vd2=0
Vd3= - U23
Vd1’= U31
Vd2’= - U23
Vd3’=0
Sur la figure qui suit, on a représenté l'allure de la tension redressée Uc ainsi que la tension
aux bornes de la diode D1 (VD1). (L’échelle est π/6)
Figure 2.20 : Représentation de Uc (θ) , Vd1(θ) , Id1(θ) Id1’(θ) et I1(θ) (L’échelle est π/6)
On voit sur la figure que l’intensité Is1 du courant de l’enroulement secondaire étudié
s’exprime : Is1=Id1-Id1’ (pour un lissage parfait du courant) De même pour Is2=I2-Id2’ et
Is3=Id3-Id3’.
42
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Les diodes (D1, D2 et D3) conduisent dès que les tensions simples (v1, v2 et v3)
deviennent positives, et (D’1, D’2 et D’3) conduisent dès que les tensions deviennent
négatives.
Intervalle de Diode en Tension de Tension en bornes D1 Tension en bornes D1’
conduction conduction sortie Uc
[0, π/3] D1et D2’ -V2 0 V2
[π/3, 2π/3] D1et D3’ V1 0 -V1
[2π/3, π] D2et D3’ -V3 -V2 -V1
[π, 4π/3] D2et D1’ V2 -V2 0
[4π/3, 5π/3] D3et D1’ -V1 V1 0
[5π/3, 2π] D3et D2’ V3 V1 V2
43
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44
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Pour les montages commandés triphasés à thyristors on utilise les mêmes schémas que les
redresseurs triphasés à diodes. Les thyristors une fois polarisés en direct sont débloqués avec
un retard en temps α contrairement aux diodes qui se débloquent dès qu’ils sont polarisés en
direct.
2.6.1 Le redressement triphasé simple alternance
Avec :
v1 (t) V 2 cos( ) ,
2
v2 (t ) V 2 cos( )
3
4
v3 (t ) V 2 cos( )
3
VT1=0
VT2=U12
VT3=U31
Si π<θ<10π/6 V2 est la plus positive des 3 tensions et le Thyristor T2 est amorcé
Donc, le Thyristor T2 devient passant. On a alors : Uc(θ) =V2 (θ)
VT1=U12
VT2=0
VT3=U31
Si 10π/6 <θ<7π/3 est la plus positive des 3 tensions et le Thyristor T3 est amorcé
Donc, le Thyristor T3 devient passant. On a alors : Uc(θ)=V3 (θ)
45
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Uc( )d 2 / 3
1 1 3 3
Ucmoy V 1( )d .VM cos( )
T
0
6
46
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On remplace les diodes dans le montage PD3 non commandé par des thyristors pour retarder
l’entrée en conduction de ces derniers.
Si Vi est la plus élevée et Ti est amorcé, Ti conduit, alors que lorsque Vi est la plus faible et
Ti’ est amorcé, c'est Ti’ qui conduit. Donc la tension de sortie instantanée prend
alternativement la valeur des tensions composées.
u12 (t ) U M sin 6
et u23 (t ) U M sin -
2
7
u31 (t ) U M sin -
6
À chaque instant, Uc égal à la différence entre la plus positive et la plus négative des tensions
alternatives.
Si v1 >v3 >v2 et les thyristors T1 et T2’ amorcés => T1T2’ conduisent, Uc = v1 −v2=U12
Si v1 >v2 >v3 et les thyristors T1 et T3’ amorcés => T1 T3’ conduisent, Uc=v1–v3= -U31
Si v2 >v1 >v3, et les thyristors T2 et T3’ amorcés => T2 T3’ conduisent, Uc = v2 –v3=U23
Si v2 >v3 >v1, et les thyristors T2 et T1’ amorcés => T2 T1’ conduisent, Uc=v2–v1= -U12
'' '' '' '' ''
'' '' '' '' ''
'' '' '' '' ''
…………………………….etc
Quand α augmente, la forme d'onde UC se modifie puisque les instants de conduction des
thyristors se décalent.
47
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Figure 2.23 : Représentation de Uc(θ), VT1(θ), Ic(θ), IT1(θ) IT1’(θ) et Is1 (θ) (α=π/6
et L’échelle est π/6)
Dans le cas d’une charge fortement inductive, ce convertisseur fonctionne selon deux modes.
Si α < π/2 alors la valeur moyenne de la tension de sortie est positive (Ucmoy>0)
Ic>0 et Ucmoy>0 => P=Uc×Ic>0 le montage fonctionne en mode redresseur (la puissance est
transmise du réseau au réseau moteur).
48
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Si π>α > π/2 alors la valeur moyenne de la tension de sortie est négative (Ucmoy<0)
Ic>0 et Ucmoy<0 => P=[Link]<0 le montage fonctionne en mode générateur (fonctionnement
en onduleur assisté par le réseau) ici la puissance est transmise du moteur au réseau
3 3
Ucmoy .U M cos( )
Le facteur de puissance
3 3VM cos( ) Ic
Pc Ucmoy Ic 3
k cos( )
S 3VM Ic 3VM Ic
49
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Les Thyristors (T1, T2 et T3) conduisent dès que les tensions simples (v1, v2 et
v3) deviennent positives (>0) et les thyristors Ti amorcés, et (T’1, T’2 et T’3) dès que les
tensions simples deviennent négatives (<0) et les thyristors Ti’ amorcés.
Le diagramme de conduction des thyristors :
Intervalle de Thyristors en Tension de Tension en Tension en
conduction conduction sortie Uc bornes T1(VT1) bornes T1’
[α, π/3+α] T1et T2’ -V2 0 V2
[π/3+α, 2π/3+α] T1et T3’ V1 0 -V1
[2π/3+α, π+α] T2et T3’ -V3 -V2 -V1
[π+α, 4π/3+α] T2et T1’ V2 -V2 0
[4π/3+α, 5π/3+α] T3et T1’ -V1 V1 0
[5π/3+α, 2π+α] T3et T2’ V3 V1 V2
1 1 3
Ucmoy Uc( )d V 1( )d .VM cos( )
T /3
0
3
Ic Ucmoy 3
I S eff cos( )
3Veff Is
50
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Figure 2.24 : Représentation de Uc(θ), VT1(θ), VT1’(θ), IT1(θ) IT1’(θ) et Is1 (θ)
(Avec α=π/6 et L’échelle est π/6)
Remarque
-Quel que soit α, la période de Uc est égale à π/3
-Le phénomène de roue libre n'apparaît que pour α supérieur à π/3
-Les thyristors sont déclenchés à α avec 0<α<π pour les montages à thyristors.
51
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Chapitre 3 :
Convertisseur continu/continu
DC/DC
3.1. Préambule
Le convertisseur continu-continu permet d’obtenir une tension continue de valeur moyenne
réglable à partir d’une source de tension continue fixe. Ce convertisseur appelé également
hacheur est placées après le générateur continu pour régler la tension appliquée au récepteur
qui nécessite une tension continue différentes. (ex : Mcc moteurs à courant continu). Par
similitude aux transformateurs utilisés en alternatifs, Les hacheurs sont considérés comme des
transformateurs utilisés en continu.
On distingue trois types de hacheurs qui peuvent être élévateurs ou abaisseurs :
Le hacheur série: abaisseur de tension
Le hacheur parallèle : élévateur de tension
Les hacheurs 2 et 4 quadrants : ces hacheurs sont réversibles en tension et en courant
1) Charge Eet L (circuit équivalent d’un moteur Mcc avec résistance interne négligée)
Le montage hacheur série comporte un interrupteur unidirectionnel commandé à la fermeture
et à l’ouverture K appelé Hacheur (l’interrupteur peut être un : transistor bipolaire, transistor
MOS ou IGBT, Thyristor GTO) et un interrupteur non commandé (diode). De plus, Le
montage est composé d'une source de tension continue fixe E (E<U) (F.e.m du moteur) et
d'une charge inductive.
52
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Cette structure de hacheur est non réversible c.-à-d l'énergie ne peut aller que de la source
vers la charge.
Les interrupteurs K unidirectionnels (hacheurs K) utilisés dans les montages hacheurs sont
symbolisé par une diode équipée de deux électrodes de commandes (amorçage et blocage)
Ces interrupteurs unidirectionnels K (ou hacheurs K) sont commandés par un signal carré
périodique de période T comme suit :
désigne le rapport cyclique qui est défini comme le temps de conduction de l’interrupteur
(hacheur) K divisé par la période de fonctionnement du montage T (dite période de
hachage).
durée de conduction du (K)
𝑎= , Avec 0<α <1
période de hachage (T)
Fonctionnement :
Le hacheur fonctionne dans les deux conditions suivantes:
1- On ferme l’interrupteur K (K passant) et la diode devient bloquée (polarisée en
inverse). Cette phase active dure de : 0 < t < α T
Vc=U
iDRL = ic (diode bloqué) et ik = ic (interrupteur K passant)
Vk = 0.
VDRL= - U
La variation du courant ic est régit par l’équation différentielle du 1er ordre avec second
membre constant : U = E+ Ldi/dt ic(t) = [(U-E)/L]t + Im. Avec ic(0)=Im et U>E
2- On Ouvre l’interrupteur (k bloqué) et La diode devient passante.
Cette phase de roue libre dure de : α T < t < T:
53
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Vc=0
iDRL = ic (diode passante) et ik = 0 (interrupteur K bloqué)
Vk = U.
VDRL=0
La variation du courant Ic est régit par l’équation différentielle du 1er ordre avec second
membre nul : 0 = E + Ldi/dt ic = [-E/L](t -αT) + IM. Avec ic(αT)=IM
ic(t ) E / L t T I M (1)
ic(t ) U E / L t Im (2)
En combinant ces 2 relations on trouve :
Δic = IM-Im= αT(U – E)/L avec E = αU , ic(αT)=IM et ic(T)=Im
Δic = U/L . α (1 - α) T= U/L . α(1 - α)T
on a T=1/f
Δic = U/Lf . α(1 - α)
L’ondulation maximum du courant Δic est obtenue lorsque α=1/2 : Δic = U/4Lf .
54
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
L’ondulation minimale du courant Δic est obtenue si la valeur de l'inductance L est importante
(en utilisant par exemple une inductance de lissage en série avec le moteur).
De plus, on peut agir sur la fréquence de découpage pour diminuer ces ondulations. En
augmentant la fréquence f => en diminuant T=> en diminuant IM-Im
Intensité moyenne du courant ic : Icmoy= (IM+Im)/2
2) Charge E,L et R : (circuit équivalent d’un moteur Mcc avec résistance interne non
négligée)
Si la résistance n’est pas négligée dans le montage précédent, les courbes réelles des courants
ne sont plus des droites mais elles sont représentées par des portions en exponentielles .
Vc=0
iDRL = ic et ik = 0 (interrupteur K bloqué)
Vk = U.
La variation du courant Ic est régit par l’équation différentielle suivante
0 = E + Ldic/dt +Ric
l dic E
ic la résolution de l ' équation donne :
R dt R
E (t T ) E L
ic(t ) I M e avec, (ic(T ) I M et
R R R
55
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56
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
3) Charge L et R :
Fonctionnement
Si 0< t< αT Le hacheur k est passant, la diode de roue libre devient bloquée
Vc=U
iDRL = 0 et ik = ic (interrupteur K passant)
Vk = 0 (Interrupteur parfait)
VDRL= -U
La variation du courant Ic est régit par l’équation différentielle suivante
U = Ldic/dt +Ric
l dic U
ic la résolution de l ' équation donne :
R dt R
U t U
ic(t ) Im e
R R
L
avec, ic(0) Im et
R
avec ic(0)=Im
Si αT < t<T Le hacheur k est bloqué, la diode de roue libre devient passante
Vc=0
iDRL = ic et ik = 0 (interrupteur K bloqué)
Vk = U.
VDRL=0
57
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U t
R Im I m si 0, T
ic(t )
I M t T I
M si T , T
Avec cette approximation on trouve la même valeur précédente de Δic=IM-Im :
Δic = U/Lf . α(1 - α)
Contrairement au hacheur série qui est un abaisseur de tension, le hacheur parallèle est un
élévateur de tension (c.-à-d.) la tension moyenne de sortie est supérieure à la tension d'entrée.
Le hacheur parallèle est conçu pour le transfert d’énergie entre une source de courant et une
source de tension.
58
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Dans les figures ci-dessous, la nature de la source de courant et celle de la tension sont
données comme exemples.
Fonctionnement :
Le hacheur parallèle fonctionne comme suit:
1- On ferme l’interrupteur K (transistor passant par exemple) et la diode devient bloquée
(polarisée en inverse). La source et la charge ne sont pas en contact durant cette phase.
Cette phase de roue libre dure de : 0 < t < T accumulation de l’énergie dans
l’inductance L fournie par la source U.
U=0
VL=E
VD= -Vc
iD = 0 (diode bloqué) et ik = i (K est passant)
Vk = 0. (Interrupteur K passant)
La variation du courant i est régit par l’équation différentielle suivante :
Ldi
E U 0 la résolution de l ' équation donne :
dt
E
i (t ) t Im avec, i (0) I m
L
TE
et à t T i ( T ) I M Im (1)
L
2- On Ouvre l’interrupteur (transistor bloque) et La diode devient passante.
Cette phase active dure de : T t T: K ouvert (la source et la charge sont reliées).
U=Vc
VL=Vc-E ou (U-E)
VD= 0
iD = ic et ik =0 (K est Bloqué)
Vk =E-U ou Vc-E
59
Polycopié de Cours sur l’électronique de puissance : Mr. ALOUACHE.
Dans le cas de la phase active la charge est alimentée par la source et l’inductance.
La variation du courant s est régit par l’équation différentielle suivante :
Ldi
E U Vc la résolution de l ' équation donne :
dt
E U
i (t ) (t T ) I M avec, i ( T ) I M
L
E U
et à t T , i (T ) Im (T T ) I M (2)
L
On a : I M TE Im (1)
L
E U
Im (T T ) I M (2)
L
En remplaçant IM dans (2) par l’équation (1) on trouve :
TE
Vc E T T L Im
Im
L
Vc E T T TE
( T ) E T T Vc E
E 1 E Vc
1 1
Vc E Vcmoy (t ) E , avec 0, 1
1 1
On constate que Vcmoy/E =1/(1-α) >1 d’où la désignation de hacheur parallèle par élévateur
de tension. On peut donc considérer le hacheur parallèle comme un transformateur de tension
dont le rapport est 1/ (1-α).
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Remarque importante :
Si l’énergie emmagasinée par l’inductance n’est pas suffisante pour fournir du courant
pendant l’intervalle [αT, T], alors un troisième cas peut se manifester, le hacheur K reste
bloqué et la diode devient aussi bloquée par ce que (Vc=E) diode polarisé en directe.
Dans ce cas :
Vc=E
VL=0 (self est déchargée complètement)
iD = ic= iL= ik =0 (diode et hacheur K sont bloqués)
Vk =E. (Interrupteur parfait)
VD= E-Vc
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Les machines à courant continu Mcc sont des convertisseurs électromagnétiques qui
permettent la conversion bidirectionnelle d’énergie, c.-à-d. le moteur qui est récepteur peut
devenir générateur lors des phases de freinage, permettant ainsi de récupérer l’énergie
réversible débitée par la génératrice vers la source.
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Figure 3.8 : Les 4 quadrants de fonctionnement d’une machine à courant continu (Mcc)
On a alors :
Vc=E>0 si K1 conduit et Vc=0 si c’est D1 qui conduit
Ic=I>0 si K1 conduit et Ic≠I si c’est D1 qui conduit
Vcmoy=αE
Icmoy=αI
P=[Link]>0 la Mcc Fonctionne en mode moteur (le quadrant 1).
dans ce cas, Ic>0 L’énergie va de la source de tension vers le récepteur de courant
(Mcc)
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La réversibilité en courant
Lorsque Ic>0 et Vc>0 le couple T>0 et la vitesse Ω>0 sont dans le même sens (quadrant1)
Lorsque Ic<0 et Vc>0le couple T<0 et la vitesse Ω>0 sont dans le sens opposé (quadrant2
Hacheur révisable en courant permet donc le fonctionnement en moteur avant et en freinage
avant
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Remarque
La structure du hacheur réversible en courant fonctionne donc avec Ic>0 ou Ic<0; la tension
Vc est égale à E ou à 0 (avec Vcmoy=αE) ; elle est donc positive en valeur moyenne; ce
montage hacheur est réversible en courant mais pas en tension.
Fonctionnement
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Lorsque Ic>0 et Vc>0le couple T>0 et la vitesse Ω>0 sont dans le même sens quadrant 1
Lorsque Ic>0 et Vc<0le couple T>0 et la vitesse Ω<0 sont dans le sens opposé quadrant 4
Hacheur révisable en tension permet donc le fonctionnement en moteur avant et en freinage
arrière.
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Chapitre 4 :
Convertisseur alternatif/alternatif
AC/AC
4.1. Préambule
Le convertisseur alternatif-alternatif ou gradateur est utilisé pour faire varier la valeur efficace
de la tension alternative (du réseau en général) délivrée à une charge aussi alternative. Les
gradateurs sont généralement employés dans des dispositifs d’éclairages (pour varier
l’intensité lumineuse), ou de chauffages (pour varier la résistance de chauffage des fours), ils
sont utilisés aussi pour régler la vitesse de rotation des moteurs asynchrones monophasés.
Dans le montage gradateur monophasé on utilise soit deux thyristors montés en tête-
bêche ou un triac pour faire varier la tension efficace en sortie du montage. La valeur efficace
de la tension alternative aux bornes de la charge est réglée en agissant sur l’angle d’amorçage
de chaque thyristor.
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Fonctionnement :
L’amorçage des Thyristors T1 et T2 est effectué à l’ instant où on envoie des impulsions sur
les gâchettes. Le retard à l’amorçage des deux Thyristors est supposé égal, il est noté α
si 0 <θ <α, on a Ve(θ)>0, et pas d’impulsion sur la gâchette Ig1, donc le Thyristor T1 est
bloqué, alors Ic(θ)=0, Vc(θ)=0 et VT(θ)= Ve(θ). T2 est polarisé en inverse (bloqué)
si α < θ <π, on a Ve(θ)>0, et on envoie une impulsion de commande (courant
d’amorçage), donc T1 devient conducteur, alors Vc(θ) = Ve(θ) , Ic(θ)=Vc(θ)/R , VT(θ) = 0
Si π<θ<π+ α, on a Ve<0 et pas d’impulsion sur la gâchette Ig2, donc le Thyristor T2 est
bloqué, alors Ic(θ)=0, Vc(θ)=0 et VT(θ)= Ve(θ). (T1 est polarisé en inverse donc bloqué)
si π+ α <θ<2π, on a Ve<0 => T2 conduit, alors Vc(θ) =Ve(θ), Ic(θ)=Vc(θ)/R , VT=0
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On constate que la tension de sortie Vc(θ) est périodique et de même fréquence que Ve(θ)
mais pas complètement sinusoïdale, elle est sous forme de portion de sinusoïde Vcmoy=0
2 2
(V
1 1 1
Vc 2
Vc( ) d
2
(VM sin( ))2 d sin( ))2 d
2 2 2
eff M
0 a a
a sin 2
Vceff VM 1
2
Courant Ic efficace
On Vc=[Link] Ic=Vc/R
VM a sin 2
Iceff 1
R 2
V 2M a sin 2
Iceff 1 2
R
Fonctionnement :
Si α < θ <π, on a Ve(θ)>0 et une impulsion de commande Ig1 (courant d’amorçage T1),
donc T1 devient conducteur, alors Vc(θ) = Ve(θ) , VT = 0
Vc=Ve=RIc+LdIc/dt
RIc+LdIc/dt=VM sin(θ) c’est une équitation différentielle de 1er ordre avec second membre
sinusoidale
Le courant Ic est la somme de deux courants courant regime permanant et courant regime
transitoire .
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V Lw Lw
Ic( ) M sin( ) Ke avec Z R 2 Lw , , Arctg et wt
2
Z R R
a a
V V
pour Ic( ) 0 M sin(a ) Ke K M sin(a ).e
Z Z
a
V
Donc : Ic( ) M sin sin(a )e
Z
si π<θ<π+ α , on a Ve(θ)<0 et pas d’impulsion sur la gâchette Ig2, donc le Thyristor T2 est
bloqué.
La charge inductive suppose à l’annulation du courant Ic par l’énergie emmagasinée dans la
bobine. La bobine impose la continuité du courant dans la charge jusqu’à t 0. T1 reste donc
passant de π à t0. Ici on suppose que (α> φ) avec φ est le déphasage entre Ic(θ) et Vc(θ).
Le thyristor T1 cessera de conduire dés que l’intensité de courant deviendra nulle et d’apres
la formule de Ic(θ) le courant existe toujours au delà de θ=π, ic(π)>0.
Si π+ α <θ <2π, on a Ve(θ) <0 => T2 conduit alors Vc(θ) =Ve(θ), VT=0
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Le gradateur à trains d’ondes est utilisé principalement dans les appareils de chauffage
(électrothermie). Ce montage gradateur permet le réglage de l’énergie délivrée à la charge
par trains d’ondes.
Entrée
Sortie
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VM
Vceff Veff , avecVeff
2
En agissant sur on peut donc varier la valeur efficace de la tension aux bornes de la charge
On trouve aussi des montages mixtes, obtenus avec les circuits précédents en remplaçant l’un
des deux thyristors en tête-bêche par des diodes.
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Références bibliographiques
1. L. Lasne ; Electronique de puissance : Cours, études de cas et exercices corrigés ;
Dunod, 2011.
2. J. Laroche ; Électronique de puissance – Convertisseurs : Cours et exercices corrigés ;
Dunod, 2005.
3. G. Séguier et al. ; Électronique de puissance : Cours et exercices corrigés, 8e édition ;
Dunod, 2004.
4. D. Jacob ; Electronique de puissance - Principe de fonctionnement, dimensionnement ;
Ellipses Marketing, 2008.
5. G. Seguier ; L’électronique de puissance, les fonctions de base et leurs principales
applications ; Tech et Doc.
6. R. Chauprade ; Commandes des moteurs à courant alternatif (Electronique de
puissance) ; 1987.
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