Etude Phytochimique Et L'évaluation Des Activités Antioxydantes, Anticholinestérase, Antidiabétique Et Anti-Inflammatoire Des Extraits
Etude Phytochimique Et L'évaluation Des Activités Antioxydantes, Anticholinestérase, Antidiabétique Et Anti-Inflammatoire Des Extraits
Intitulé:
Jury d’évaluation :
Présidente du jury : Mr. MOKRANI (MAA - UFM Constantine1).
Année universitaire
2019 -2020
Remerciements
Tout d’abord, nous remercions dieu tout puissant qui nous a donné la force et la
chance d’achever ce modeste travail.
A mon très cher frère Djaoued, les mots ne suffisent guère pour exprimer
l’attachement, l’amour et l’affection que je porte pour toi. Mon ange gardien et
mon fidèle compagnon dans les moments les plus délicats de cette vie mystérieuse.
A ma chère binôme Takoua pour son soutien et affection durant touts ces
longues années d’études, ainsi que tout sa famille « BAADECHE »
Manel
Dédicace
Avec l'expression de ma reconnaissance je dédie ce modeste travail :
À mes chers parents, mon précieux offre de Dieu, source de vie, d'amour et
d’affection, pour leurs sacrifices leur tendresse, leur soutien et prières, qui ont fait
de moi ce que je suis aujourd'hui.
À ma sœur Rofeida, ma fièreté, qui a toujours été présente à mes côtés pour me
consoler quand il fallait.
Sans oublier Manel, ma chère binôme pour son soutien moral, sa patience et
compréhension, ainsi que sa famille (BENHACINE).
Takoua balkiss
Sommaire
Annexes
Résumé
Liste des abréviations
A0.5 : Concentration indiquant 0,50 d’absorbance
ABTS: Sel d’ammonium de l’acide 2,2’-azinobis-(3-éthylbenzothiazoline-6
sulfonique)
AChE : Acétylcholinestérase
ATS : Anti-inflammatoires stéroïdiens
ATNS : Anti-inflammatoires non stéroïdiens
BChE : Butyrylcholinestérase
BHA : Butylhydroxyanisole
BHT : Butylhydroxytoluène
BPCO : Bronchopneumopathie chronique obstructive
BSA: Albumine sérique bovine
°C : Degré Celsius
CB : bronchite chronique
CI50 : Concentration d’inhibition à 50%
COX-1 : Cyclooxygénase 1
COX-2 : Cyclooxygénase 2
CUPRAC : Complexe cuivre- néocuproïne
DPPH : α, α-diphényl-β-picrylhydrazyl
DTNB : Acide 5,5´-dithio-bis (2-nitrobenzoique)
EAG : Équivalent de l’acide gallique
EAEJ : Extrait acétate d’éthyle de la plante Eriobotrya japonica L
EBEJ : Extrait butanolique de la plante Eriobotrya japonica L
EDEJ : Extrait dichlorométhane de la plante Eriobotrya japonica L
EDTA : Acide éthylènediaminetétraacétique
ELTA: Eriobotrya japonica leaf triterpene acid
EOA: Espéces oxygénées activeés
EQ : Équivalent de la quercétine
FCR : Folin-Ciocalteu
FRAP : Pouvoir réducteur
GOR : Radical Galvinoxyl
IL-1beta: Interleukine 1 beta
IL-8: Interleukine 8
LOX: Lipoxygénases
iNOS : oxyde nitrique synthase
Mg : Milligramme
NAFLD : Maladie hépatiques grasses non alcooliques
Nm : Nanomètre
NO : Nitric oxide
NP : Nanoparticle
PH: Potentiel hydrogène
PLA 2: Phospholipase A2
ppm : Partie par million
R’’: Radicaux libre
SD : Standard de déviation
SNP: Silver nanoparticle
TEAC : Capacité antioxydante équivalente Trolox
TFC : Contenu total en flavonoïdes
TNF-alpha: Tumor necrosis factors – alpha
TNB: l’acide 5-thio 2-nitrobenzoique
TPC : Contenu total en polyphénols
TR : Temps de rétention
Trolox : Acide 3,4-dihydro-6-hydroxy-2,5,7,8-tétraméthyl-2H-1-benzopyran-2-
carboxylique
Liste des figures
Figure 14 : Représentation graphique des teneurs en phénols totaux des extraits des
feuilles d’Eriobotrya japonica L .............................................................................................. 43
Figure 18: IC50 obtenues dans le cadre de l’étude de l’activité du piégeage du cation
radical ABTS•+ de différents extraits d’Eriobotrya japonica L ......................................... 49
Figure 19 : A0,5 obtenues dans le cadre de l’étude de Activité de réduction du
complexe cuivre-néocuproïne (CUPRAC) de différents extraits d’Eriobotrya
japonica .................................................................................................................................. 51
Introduction générale
La nature nous a dotés de différentes plantes médicinales, l’homme les utilise dans
la recherche des aliments, et à réussi à distinguer ceux qui ont des effets biologiques
et pharmacologiques, les connaissances acquises par l'homme vont être utilisés pour
soigner les maladies et pour développer de nouveaux médicaments à base de plante,
donc les plantes médicinales ont un rôle majeur dans la médecine moderne et
traditionnelle dans le monde. (Sandberg et al. 2001).
Dans ce cadre, l’objectif de notre travail vise à démontrer l’évaluation des activités
biologiques et l’étude phytochimique de la plante Eriobotrya japonica L.
2
Etude
Bibliographique
Chapitre I
Les Activités Biologiques
Etude bibliographique Activités biologiques
3
Etude bibliographique Activités biologiques
Les radicaux libres (R.) sont des molécules ou des atomes qui possèdent un ou
plusieurs électrons non apparient sur leur couche extrême. Ce sont des espèces
chimiques instables, tés réactives, et possèdent un temps de demi-vie extrêmement
court (10‐9 - 10-6 S), qui peuvent être formées par la perte ou le gain d’électrons a
partir d’un compose non radical. Ils peuvent aussi apparaitre au moment de la
rupture symétrique d’une liaison covalente après laquelle chaque atome conserve un
électron et devient un radical libre (Haliwell et Gutteridge, 1989).
4
Etude bibliographique Activités biologiques
Stress oxydant
Les antioxydants
5
Etude bibliographique Activités biologiques
7
Etude bibliographique Activités biologiques
Les anti-inflammatoires sont définis comme étant des substances qui agissent sur
la douleur et le gonflement qui apparaissent suite à une agression d’un agent
pathogènes. Elles bloquent la sécrétion ou l’action de certains médiateurs chimiques
de l’inflammation (comme les prostaglandines) et donc diminuent la sensation de la
douleur mais aussi l’inflammation (Orliaguet et al., 2013 ; Hajjaj, 2017). Elles sont
utilisées lorsque la réaction inflammatoire se prolonge de façon anormale
(inflammation chronique) et entraine des dommages aux tissus. Selon le mode
d’action, il existe trois (3) catégories d’anti-inflammatoire :
8
Etude bibliographique Activités biologiques
sur les membranes cellulaires. En effet, l’acide arachidonique est un constituant des
membranes cellulaires qui joue un rôle majeur dans l’inflammation par la production
des leucotriènes, des prostaglandines, et du thromboxane A2 (Dolci et al., 1993).
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont les plus utilisés dans le monde en
raison de leurs propriétés antalgique, et antipyrétique (contre la fièvre) (Haioun et
Zohra, 2015). Ils n’agissent que sur une partie de la composante inflammatoire en
bloquant la dégradation de l’acide arachidonique par la voie de la cyclo-oxygénase.
Ils s’opposent ainsi à la production des prostaglandines et du thromboxane A2. Par
ailleurs, Ils peuvent agir sur la composante cellulaire de l’inflammation en bloquant
la mobilité de cellules notamment les macrophages (wilfried, 2020).
les composés phytochimiques issus du règne végétal et fongique sont très nombreux
avec une gamme variée d’activités biologiques. Certains parmi eux, possèdent une
activité anti-inflammatoire et ont pour cibles la COX-1 et COX -2, les lipoxygénases
(LOX), le NO, la phospholipase A2 (PLA2)…etc. Ces composés phytochimiques
présentent un intérêt grandissant car ils offrent des avantages par rapport aux anti-
inflammatoires classiques, avec moins d’effets secondaires (Dhingra et al., 2018).
La dénaturation des protéines est un processus durant lequel les protéines perdent
leur structure tertiaire et secondaire par application d'un stress ou d'un composé
externe, tel qu'un acide ou une base forte, un sel inorganique concentré, un solvant
9
Etude bibliographique Activités biologiques
10
Chapitre II
Eriobotrya japonica L
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
II.1. Historique
Depuis lors, sa cultivation s'est répandue dans le monde entier : d’abord les pays
méditerranéens (Algérie, Tunisie, Italie, Espagne, Malte, Chypre, Grèce, Turquie et
Égypte), puis les États-Unis d'Amérique, ainsi que certains pays d'Amérique latine
(Antilles, Porto Rico, Cuba) (Demir, 1983 ; Morton, 1987).
11
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
12
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
Feuilles persistantes, dont la face supérieure est généralement brillante, tandis que
la face inférieure est souvent pubescence (Yu, 1979)
Ces fleurs donnent naissance à un fruit orange très juteux au goût quelque peu
acide (ferreres et al., 2009). Ce fruit subtropical est consommé frais ou préparé en
conserves, confitures, jellie, jus et nectars après enlèvement des semences (Ibarz et
al., 1995) (voir figure 1).
13
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
Les graines de couleur brun foncé, Poids entre 1,1-3,6 g (Yu, 1979 ; Jonathan
et al., 2006 ; Janick et Paull, 2008 ) Le loquat a des graines relativement
grosses comprennent environ 20 à 30 % du poids du fruit (Yu, 1979 ; Demir,
1987). Les amandes sont recouvertes d’une peau brune, lisse et fibreuse (voir
la figure 2).
14
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
15
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
Les Rosaceae sont une famille de 92 genres et de 2 805 espèces d'herbes, d'arbustes
et d'arbres, répartis dans le monde entier mais particulièrement diversifiés dans
l'hémisphère nord (Stevens, 2019).
Environ 800 cultivars d'E. japonica ont été développés. En fonction de leur origine,
on peut distinguer deux groupes : le premier groupe chinois avec de gros fruits
piriformes de couleur orange foncé et le deuxième groupe japonais avec de petits
fruits minces de couleur claire (Orwa et al., 2009).
Règne : végétal
Classe : Dicotylédones (Tonellie et Gallouin, 2013)
Ordre : pomée (Tonellie et Gallouin, 2013)
Famille : Rosaceae (Ferreres et al., 2009)
Sous-famille : Maloideae (pareek et al., 2014)
Genre : Eriobotrya (Lin et al., 1999)
Espèce : Eriobotrya japonica
Le loquat s'est bien adapté au climat méditerranéen et produit dans les mêmes
régions où les agrumes prospèrent (Demir, 1987 ; Lin et al., 1999 ; Badenes et al.,
2000 ; Jonathan et al., 2006 ). L'arbre pousse bien dans presque tous les sols qui ont
un bon drainage et dans les sols acides et alcalins. Les arbres bien établis peuvent
tolérer une baisse de température jusqu'à 12 °C (Demir, 1987), des températures
supérieures à 35 ° C peuvent avoir un effet négatif sur la croissance des arbres
(Jonathan et al., 2006).
Loquat a formé une variété de types écologiques dans différentes zones. En
général, ils se trouvent dans les climats maritimes entre les latitudes 20 ° et 35 °nord
et sud (Vilanova et al., 2001) mais peut être cultivé à la latitude 45 °(Lin, 2007 ; Lin et
al., 2007 ; Polat et Caliskan, 2007).
16
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
Dans son aire de répartition naturelle, E. japonica pousse dans les vallées et les
forêts (Flora of China, 2016). En Australie, on la trouve dans les zones côtières, dans
les forêts sclérophylles sèches et le long des cours d'eau (Weeds of Australia, 2016).
À Hawaï, on la trouve naturalisée dans les zones humides et mouillées, dans les
forêts mésiques mixtes, les forêts tropicales et le long des routes (Lorence et al., 1995
; Pier, 2016).En Nouvelle-Zélande, cette espèce peut être trouvée naturalisée dans des
forêts et des arbustes perturbés, sur les flancs des collines et près des sites de culture
(Webb et al., 1988 ; Weeds of New Zealand, 2016).
17
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
Usages traditionnels
Le loquat est également une plante à haute valeur médicinale, et différents organes
de la plante sont utilisés depuis des milliers d'années comme médicaments
populaires (Li et al., 2016).
En 1874, Philibert Dabry de Thiersant écrit dans « La matière médicale chez les
Chinois » : « sa feuille amère dissout les inflammations, arrête la toux et la soif,
apaise la mélancolie et renforce l’estomac »
18
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
À tel point qu’en 2010, une étude chinoise de Song et al. (2010) a classé le néflier
du Japon en seconde position sur 56 plantes antioxydantes utilisées en médecine
traditionnelle.
À ce titre, il a été rapporté que des extraits de feuilles de cet arbre inhibent, de
manière dose-dépendante, la production de cytokines pro-inflammatoires (TNF-
alpha, IL-1beta, et IL-8) (Lee et al., 2008 ; Cha et al., 2011).
19
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
Une étude publiée par des chercheurs coréens Kang et al., (2006) conclut que la
nèfle réduit la prolifération de différentes lignées des cellules cancéreuses Des
résultats similaires ont également été observés sur des lignées cancéreuses de la
leucémie (kikuchi et al., 2011 ; zar et al., 2014). Ils indiquent notamment que la
plante stimule l'apoptose de ces cellules cancéreuses, par un dérivé de l’acide
tormentique, composé triterpène présent dans la feuille du néflier du Japon.
20
Etude bibliographique Eriobotrya japonica
Dans les études de toxicité aiguë (0,30, 0,65, 1,39 et 3,00 g-kg-1 de poids corporel)
et subaiguë (150, 300 et 600 mg-kg-1 de poids corporel), les triterpenes des feuilles
d’Eriobotrya japonica n'a produit aucune mortalité et aucune toxicité des principaux
organes chez les souris mâles et femelles. Les résultats de la présente étude
indiquent qu’Eriobotrya japonica leaf triterpene acid (ELTA) administrée par voie
orale pourrait avoir une grande marge de sécurité pour l'homme (Li et al., 2017).
21
Etude Pratique
Chapitre III
Matériels et Méthodes
Partie pratique Matériels et méthodes
III.2.1. Macération
Une quantité du matériel végétal (100 g) a été mise a macération dans un système
hydrométhanolique (MeOH/H2O 85 V:V). Après 24 heures de contact, le mélange a
été filtré à l’aide d’un papier whatman et d’un entonnoir puis concentré en utilisant
un rotavap de marque BUCHI. Cette opération a été répétée trois fois. L’extrait brut
obtenu a été ensuite dilué dans un volume de 250 ml d’eau distillée puis filtré. A la
fin de cette étape, une fraction hydrométhanolique a été obtenue.
22
Partie pratique Matériels et méthodes
III.2.2. Extraction
A la fin de cette étape, trois fractions ont été obtenues : fraction chloroformique,
fraction acétate d’éthyle et fraction butanolique (voir figures 3 et 4).
23
Partie pratique Matériels et méthodes
Macération
Hydrométhanolique
(MeOH/H2O 85 :15 V : V)
Débris
Filtrat
Fraction
hydrométhanolique Phase aqueuse
Fraction
dichlorométhane Phase organique Phase aqueuse
Fraction
butanolique
Les mesures des absorbances ont été faites à l’aide d’un lecteur de microplaques à
96 puits de marque Perkin Elmer (USA) avec son logiciel EnSpire au niveau du
laboratoire de Biochimie au CRBt de Constantine.
Principe
Le contenu phénolique total des extraits a été estimé à l'aide de la méthode Folin-
Ciocalteu, qui repose sur le transfert d'électrons des composés phénoliques au FCR
en milieu alcalin, et qui est une méthode simple et largement utilisée (Singleton et
Rossi, 1965 ; Cai et al., 2004 ; Song et al., 2010). Le FCR ou réactif phénolique de
Folin ou réactif Folin-Denis, utilisé pour le dosage colorimétrique des antioxydants
phénoliques et polyphénoliques (Singleton et al., 1999). Il fonctionne en mesurant la
quantité de substance à tester nécessaire pour inhiber l'oxydation du réactif (Vin- son
et al., 2005). Il est réduit, en présence de polyphénols en un mélange bleu d'oxydes
de tungstène et de molybdène. L’absorbance du mélange obtenu est mesurée à 765
nm. Une augmentation de l’absorbance corresponde à l’augmentation de la quantité
de polyphénols présents dans les extraits végétaux (Macheix et al., 2005).
Mode opératoire
25
Partie pratique Matériels et méthodes
Le principe
La méthode utilisée pour estimer les taux en flavonoïdes, est celle décrite par
Topçu et al., (2007) avec quelques modifications.
Le principe de cette méthode repose sur le dosage direct par le chlorure de
l’aluminium. En effet, les flavonoïdes possèdent un groupement hydroxyle libre en
positon 5 susceptible de donner en présence de chlorure d’aluminium, un complexe
jaunâtre par chélation de l’ion Al3+. La coloration jaune produite est proportionnelle à
la quantité de flavonoïdes présente dans l’extrait (Ribéreau-Gayon, 1968).
3'
2' 4'
B
8
HO O 5'
7 2 1'
6'
A C
3
6
5 4 OH
OH O
26
Partie pratique Matériels et méthodes
Le mode opératoire
Le dosage des flavonoïdes dans les extraits est basé sur la formation d’un
complexe entre les ions Al+3 et les flavonoïdes. La méthode décrite par Topçu et al.,
(2007) est utilisée et adaptée avec quelques modifications pour une détermination sur
microplaque à 96 puits.
Le principe
La DPPH est l'une des techniques les plus anciennes et les plus populaires utilisées
pour mesurer l'activité antioxydante d'un composé. Cette méthode a été décrite pour
la première fois par Blois. (1958) et modifiée par la suite par de nombreux
chercheurs. Cette méthode mesure la capacité réductrice des antioxydants à DPPH▪.
L'effet antioxydant est proportionnel à la disparition de DPPH▪ dans une solution
méthanolique. La solution de DPPH étant violette, est réduit en recevant un atome
d'hydrogène des antioxydants à l'hydrazine correspondante et se décolore donc en
jaune (Contrerasguzman et Strong, 1982). Cette transformation peut être suivie par
spectrophotométrie, en mesurant la diminution de l’absorbance à 517nm (Molyneux,
2004).
27
Partie pratique Matériels et méthodes
N N
N NH
+ RH + R
O2N NO2 O2 N NO2
NO2 NO2
Le mode opératoire
L'activité de piégeage de radical DPPH• a été élaboré selon la méthode décrite par
Blois. (1958). Sur une microplaque à 96 puits, une solution de 160 μL de DPPH• (6%)
est additionnée à 40 μL de solution d'extraits préparé à plusieurs concentrations. La
conservation du mélange à été faite a une température ambiante pendant 30 minutes,
en utilisant de méthanol à 95 % comme blanc.
28
Partie pratique Matériels et méthodes
Le principe
L'essai ABTS est une méthode spectrophotométrique qui mesure la capacité d'un
antioxydant à de récupérer un cation de radical libre ABTS▪+. Cette méthode a été
développée par Miller et al., (1993) et adaptée par Re et al., (1999). Pour générer
directement le radical ABTS▪+ par une réaction entre la solution ABTS avec
persulfate de potassium dans l'eau. Le mélange réactionnel, que l'on laisse reposer à
température ambiante pendant 12-16 h avant l'utilisation, produit une solution bleu
foncé. Ainsi, le mélange est dilué avec de l'éthanol ou une solution saline tamponnée
au phosphate (pH 7,4) jusqu'à une absorbance de 645 nm à 734 nm (longueur d'onde
la plus utilisée) et 37 °C. Le principe de cette méthode est basé sur la mesure de la
consommation du radical ABTSH•+ suite à l’addition d’un échantillon antioxydant.
Ce dernier réagit avec ABTS•+ (en excès) par transfert d’électrons pour redonner
l’ABTS incolore (Roginsky et Lissi, 2005).
29
Partie pratique Matériels et méthodes
-
O3S SO3-
S S
N N
N N
C2H5 C2H5
ABTS
K2S2O8
+
-
O3S SO3-
S S
N N
N N
C2H5 C2H5
•+
ABTS
CH3
HO
COOH
H3C O CH3
CH3
(ou antioxydant à tester donneur de H•)
CH3
-
- SO3- O
O3S S S
N N + COOH
H N
N
H3C O CH3
C2H5 C2H5
CH3
ABTSH•+
Mode opératoire
L’activité ABTS est déterminée par la méthode de Re et al., (1999). Sur une
microplaque à 96 puits, une solution de 160 μl d’ABTS •+ (7 mM) a été embrouille
avec 40 μl de l’extrait dilué dans le méthanol à plusieurs concentrations. Ce dernier a
été conservé à l'obscurité et à température ambiante pendent 10 min.
30
Partie pratique Matériels et méthodes
Le principe
Ce dosage est basé sur la réduction du Cu (II) en Cu (I) par les antioxydants
présents dans l'échantillon. Le Cu (I) forme un complexe avec la néocuproine (2,9-
diméthyl-1,10-phénanthroline) cuivre-néocuproïne [Cu2+-Nc2]. Ce dernier est réduit
produisant ainsi un complexe chromogène de Cu+-Nc , cette réaction est quantifiée
spectrophotométriquement à une longueur d’onde de 450 nm (Apak et al., 2004).
2+
+
Produit
AOX
AOX oxydé
N N
H3C CH3 N N
Cu H3C CH3 +H+
H3C CH3 Cu
N N H3C CH3
N N
Réactif CUPRAC
couleur Bleu Produit jaune-orangé
Mode opératoire
31
Partie pratique Matériels et méthodes
Le principe
L'activité réductrice d'un extrait est évaluée par la réaction oxydoréduction entre
l'extrait et les ions métalliques de transition ; notamment le fer, le ferricyanure de
potassium [K3Fe(CN) 6] fournit le fer ferrique (Fe3+) qui sera réduit en fer ferreux
(Fe2+) par les antioxydants présents dans l'extrait végétal (Khadhri et al., 2013). La
forme réduite de ce complexe donne une coloration bleu verte, qui absorbe à 700 nm.
32
Partie pratique Matériels et méthodes
Le mode opératoire
Le pouvoir réducteur des extraits de feuilles d’Eriobotrya japonica est déterminé par
la méthode d’ Oyaizu. (1986) avec quelques modifications. Un volume de 10 μl de
l’extrait à différentes concentrations est additionné à 40 µl d’une solution tampon
phosphate (pH 6,6) et à 50 µl d’une solution de ferrycianide de potassium (1%).
L’ensemble est incubé à l’étuve à 50°C pendant 20 min. Ensuite, 50 µl d’acide tri-
chloroacétique (10%) sont ajoutés pour stopper la réaction. Enfin, un volume de 40 µl
d’eau distillée et 10 µl d’une solution de chlorure de fer anhydre (0,1%) sont ajoutés.
Le Principe
Le complexe rouge Fe(II)-phénanthroline (Phen) est largement utilisé dans la
méthode spectrophotométrique classique pour la détermination du fer
(Szydlowskaczerniak et al., 2008). Cette technique est basée sur la formation du
complexe Fe+2-phénantroline rouge-orangé suite à une réaction d’oxydoréduction.
Ce complexe est soluble à pH basique et peut être mesuré à une absorbance de 510
nm (Adhikamsetty et al., 2008).
33
Partie pratique Matériels et méthodes
N N
Fe2+ +3
Fe2+
N
N
N N
N
1,10 o-phenanthroline
Le mode opératoire
L’activité de phénantroline est décrite par la méthode de Szydłowska-Czerniak et
al., (2008). Un volume de 10 µl de l’extrait à différentes concentrations est déposé
avec 50 µl de chlorure de fer anhydre (0,2%), 30 µl de phénantroline (0,5%) et 110 µl
de méthanol. Le mélange obtenu est incubé dans l’étuve à 30°C pendant 20 min.
La lecture de l’absorbance de l'échantillon et du blanc a été réalisée à 510 nm.
Le principe
Les SNP ont des propriétés et des applications diverses, comme les conductivités,
stabilité chimique, catalytique et antibactérienne, le séquençage de l'ADN (Cao et al.,
2002 ; Fratini et al., 2005). Les agents réducteurs couramment utilisés pour
production de SNP stables sous forme de dispersions colloïdales 9 sont le sodium
34
Partie pratique Matériels et méthodes
Le mode opératoire
L’activité Métal Chélate a été étudiée par la méthode d’Ozyurek et al., (2012). On
a administré 20 µl de l’extrait à différentes concentrations avec 130 µL (solution SNP)
(Annexe II), 50 µl H2O. Le mélange acquis est incubé dans l’étuve à 25°C pendant
30 min.
comme standard.
[ ]
35
Partie pratique Matériels et méthodes
Le principe
Dans le milieu réactionnel, lorsque l’enzyme α-amylase est active, l’amidon (le
substrat de l’enzyme) est hydrolysé en libérant des unités de maltose et de glucose.
Le test d'inhibition de α-amylase est basé sur la colorimétrie à base de solution
d'iode pour déterminer la quantité d'amidon hydrolysé (Yang et al., 2012).
Le mode opératoire
L'activité inhibitrice de l'alpha-amylase a été déterminée par la méthode de
Zengin et al., (2014) avec quelques modifications.
Des mélanges de α-amylase (50 µl) (1U) avec des solutions d’extrait de différentes
concentrations (25 µl) ont été préparés dans une Microplaque à 96 puits, puis incubés
pendant 10 min à 37°C. La réaction a été ensuite initiée en ajoutant une solution
d'amidon (50 µL, 0.1%). Les mélanges réactionnels ont de nouveau été incubés
pendant 10 minutes à 37°C. La réaction a ensuite été arrêtée en ajoutant 25 µl d’acide
chlorhydrique (HCl, 1 M), et 100 µl d'iodure de potassium (KI) (Annexe VI).
[ ]
36
Partie pratique Matériels et méthodes
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
A As1 As1 As1 Ab1 As2 As2 As2 Ab2 As As As Ab
B As1 As1 As1 Ab1 As2 As2 As2 Ab2 As As As Ab
C As1 As1 As1 Ab1 As2 As2 As2 Ab2 As As As Ab
D As1 As1 As1 Ab1 As2 As2 As2 Ab2 As As As Ab
E As1 As1 As1 Ab1 As2 As2 As2 Ab2 As As As Ab
F As1 As1 As1 Ab1 As2 As2 As2 Ab2 As As As Ab
G As1 As1 As1 Ab1 As2 As2 As2 Ab2 As As As Ab
H Ae Ae Ae Ae Ae Ae Ac Ac Ac Ac Ac Ac
Le principe
37
Partie pratique Matériels et méthodes
O CH3 H3C O
AChE SH2
+ +
H3C S N CH3 N +
I- H3C OH
H3C
CH3 CH3
HOOC COOH
O2N S S NO2
DTNB
O2N S N+
CH3 + HS NO2
S
CH3
Le mode opératoire
L'activité inhibitrice de la butyrylcholinestérase (BChE) et de
l’Acetylcholinesterase (AChE) de différents extraits de feuilles d’Eriobotrya japonica a
été évaluée en utilisant la méthode de spectrophotométrie développée par Ellman et
al. ( 1961).
38
Partie pratique Matériels et méthodes
39
Partie pratique Matériels et méthodes
Le mode opératoire
L'activité inhibitrice de la dénaturation de l'albumine sérique bovine (BSA) a été
étudiée par la méthode de Kandikattu. (2013), avec quelques modifications. Dans un
tube à essai, un volume de 500 μl d'une solution d’extrait de concentration donnée a
été mélangé avec 500 μl de solution de BSA (0.2%), Pour chaque concentration
d’extrait, un blanc constitué de 500 μl d’extrait et de 500 μl de Tris-Hcl (0,6%) a été
préparé (Ce blanc a pour but de soustraire l’absorbance de l’extrait et de Tris-Hcl des
résultats obtenus). De même, un control a été préparé en ajoutant un volume de 500
μl de solution de BSA (0.2%) à 500 μl du solvant utilisé dans la préparation des
extraits (le résultat obtenu correspond à la dénaturation totale du BSA en absence de
substance inhibitrice). Apres incubation à 37°C pendant 15 min, les tubes à essai ont
été chauffés dans un bain marie à 72ºC pendant 5 minutes puis refroidis pendant 10
minutes. Chaque expérience a été réalisée en trois exemplaires.
L'absorption de ces solutions a été déterminée à une longueur d'onde de 660 nm.
L'absorbance du blanc a été soustraite de celle de l'échantillon.
L'activité inhibitrice de la dénaturation de l'albumine sérique bovine (BSA) a été
exprimée en équivalents de Diclofénac (500 ppm).
Le pourcentage d'inhibition de la dénaturation de l'albumine sérique bovine
(BSA) a été déterminé en utilisant la formule suivante :
40
Partie pratique Matériels et méthodes
Ac absorbance de control
Ae absorbance des extraits
41
Chapitre IV
Résultats et Discussion
Partie pratique Résultats et discussion
0,90
0,80 y = 0,0034x + 0,1044
R² = 0,9972
0,70
0,60
Absorbance à 765nm
0,50
0,40
0,30
0,20
0,10
0,00
0 50 100 150 200 250
concentration (µg/ml)
42
Partie pratique Résultats et discussion
140
120
EBEJ
absorbance à 765nm
100 EDEJ
80 EAEJ
60 124
106,79
40
67,82
20
0
extraits
D’après les résultats obtenus, on remarque que l’extrait EAEJ est le solvant qui a
pu d’extraire le maximum de polyphénols avec un taux de 124±2,94 µg EAG/ mg
d’extrait, suivi par les extraits EBEJ et EDEJ avec un taux de 106,79±3,08 et 67,82±4,73
µg EAG/ mg d’extrait respectivement. Ces derniers sont plus pauvres en
polyphénols.
Nous remarquons que l’extrait EAEJ qui a révélé la teneur la plus élevé en
phénols totaux avec un taux de124±2,94 µg EAG/ mg d’extrait, cela explique que les
polyphénols sont des composés très polaire étant donné leur richesse en
groupements hydroxyles, donc ils se solubilisent dans les solvants polaires.
43
Partie pratique Résultats et discussion
1,20
y = 0,0071x+ 0,0274
1,00 R² = 0,9985
Absorbance à 415nm
0,80
0,60
0,40
0,20
0,00
0 50 100 150 200 250
Concentration (µg/ml)
44
Partie pratique Résultats et discussion
90
80 EBEJ
Absorbance à 415nm 70 EDEJ
60 EAEJ
50
40 76,87
30
20 37,70 35,10
10
0
extraits
EAEJ 37,70±2,65
EDEJ 76,87±2,65
EBEJ 35,10±1,39
Les résultats obtenus montrent que les taux en flavonoïdes sont appréciables et
c’est l’extrait EDEJ qui a donné la teneur la plus élevé (76, 87±2,65µg EAG/ mg
d’extrait), étant donné que les flavonoïdes constituent de petites molécules riche en
groupements hydroxyles donc ils sont très polaires, ils se solubilisent dans les
solvants polaires (Siddhuraju et Becker, 2007) .
Il est à noter que la faible quantité en flavonoïdes de l’extrait EBEJ, peut être dû a
la présence de plusieurs composés phytochimiques qui empêchent la formation du
45
Partie pratique Résultats et discussion
46
Partie pratique Résultats et discussion
% Inhibition
Concentration
(µg/ml)
Extraits
0,78125 µg 1,5625 µg 3,125 µg 6,25µg 12,5µg 25µg 50µg CI50(µg/ml)
et standards
BHA 0,09±2,33 3,97±1,92 12,94±4,21 26,68±0,18 47,12±2,95 68,69±1,17 83,69±0,54 15,74 ±0,47
45
40 BHA
35 BHT
30 EBEJ
EDEJ
CI50 (µg/ml)
25
20 EAEJ
38,11
15
10
14,68 15,74
5 8,78 6,55
0
extraits et standards
Les résultats obtenus montrent que l’extrait EAEJ (CI50= 8,78±0,17 μg/ml)
possède une excellente activité antiradicalaire par rapport au standard BHT (CI50=
6,55±0,59 μg/ml) et deux fois plus faible que celle du BHA (CI50=15,74 ±0,47 μg/ml),
et cette activité est mois efficace pour les extrait EBEJ (CI50=14,68±0,45 μg/ml) et
47
Partie pratique Résultats et discussion
EDEJ (CI50=38,11±0,35 μg/ml). Cependant, EBEJ a manifesté une forte activité par
rapport au standard BHA.
On constate que c’est l’extrait d’acétate d’éthyle qui a donné une meilleure activité
inhibitrice du radical DPPH comparativement aux deux autres extraits et cela serait
dû à sa richesse en phénols totaux.
L’étude de Maher et al. (2015), montre que l’extrait des feuilles d’Eriobotrya
japonica L a donné un CI50=12 µg /ml. Ce résultat montre qu'il existe une corrélation
entre la richesse en composés phénoliques et des flavonoïdes et l'activité
antiradicalaire.
En outre, Uysal et ses collaborateurs. (2016), ont montré que les extraits des
feuilles d’Eriobotrya japonica L ont exhibé une inhibition positive du radical DPPH
(10.61±1.16 mg /g).
48
Partie pratique Résultats et discussion
% Inhibition
Concentration
(µg/ml)
Extraits
et standards 1.5625 µg 3.125 µg 6.25 µg 12.5 µg 25 µg 50 µg 100 µg CI50 (µg/ml)
35
30
25
BHA
CI50 ( µg / ml )
20
BHT
15 29,71 EBEJ
EDEJ
10
EAEJ
5 9,25
5,91
1,59 1,03
0
extraits et standards
49
Partie pratique Résultats et discussion
50
Partie pratique Résultats et discussion
Concentration Absorbance
(µg/ml)
40
35 BHA
30 BHT
EBEJ
25
A0,5 (µg/ml)
EDEJ
20
EAEJ
15
24,93
10
5 9,62
4,93 6,29
3,64
0
extraits et standards
51
Partie pratique Résultats et discussion
Cette étude nous a permis de confirmer la forte activité de la plante dans laquelle
l’extrait acétate d’éthyle a donné une excellente réduction du complexe cuivre-
néocuproïne par rapport au standard BHA.
52
Partie pratique Résultats et discussion
Absorbance
Concentration
(µg/ml)
Acide ascorbique 0,35±0,05 0,46±0,03 0,84±0,12 0,93±0,30 1,18±0,34 1,37±0,20 1,44±0,21 6,77±1,15
α-Tocophérol
80 Acide ascorbique
70 EBEJ
EDEJ
60
EAEJ
50
A0,50 )ug/ml)
40
65,32
30
20
31,38 34,93
10 21,55
6,77
0
extraits et standards
53
Partie pratique Résultats et discussion
A partir du tableau 6 et de la figure 20, on peut déduire que l’extrait EAEJ présente
le meilleur pouvoir réducteur dont la valeur A0,50 calculée est de (21,55±2,53 μg/ml) ;
cette valeur signifie que l’extrait EAEJ a un pouvoir réducteur bien meilleur que celui
de l’α-tocophérol, mais qui reste trois fois plus faible que celui de l’acide ascorbique.
La présence des réducteurs dans les extraits de la plante a permis de réduire le fer
ferrique (Fe+3) présent dans le ferricyanure de potassium en fer ferreux (Fe+2).
Bien que, nos extraits soient riches en flavonoïdes, nous constatons qu’il n’y a pas
de corrélation entre les teneurs en flavonoïdes et le pouvoir réducteur ; le pouvoir
réducteur est probablement dû à la présence des polyphénols contenant des
groupements hydroxyles (donneur d’électron) (Siddhuraju et Becker, 2007) .
54
Partie pratique Résultats et discussion
Concentration Absorbance
(µg/ml)
Extraits
et standards 3,125 µg 6,25 µg 12,5 µg 25 µg 50 µg 100 µg 200 µg A0.5 (µg/ml)
55
Partie pratique Résultats et discussion
12
BHT
10 BHA
EBEJ
8
EDEJ
A0,50 )ug/ml)
6 EAEJ
4 8,68
6,13
4,81
2
2,24
0,93
0
extraits et standards
Figure 21: A0,5 obtenues dans le cadre de l’étude de l’activité de réduction par la
formation du complexe Fe+2- phénantroline de différents extraits d’Eriobotrya
japonica
Les résultats obtenus montrent que les trois extraits sont capables de réduire le fer
et de former un complexe Fe+2 -phénantroline. A partir du tableau 7 et de la figure 21,
on peut déduire que l’extrait EBEJ présente le pouvoir réducteur le plus important
(A0,50=4,81±0,29 μg/ml), suivie par l’extrait EAEJ (A0.50= 6,13±0,68μg/ml), tandis que,
l’extrait EDEJ arrive en troisième position avec A0.50=8,68±0,95μg/ml.
Ces résultats montrent aussi que le pouvoir réducteur des ces extraits reste
relativement faible par rapport à celui des standards BHT et BHA (A0,50=0,93±0,07 et
2,24±0,17 μg/ml respectivement).
Concentration Absorbance
(µg/ml)
Extraits
et standards 0,781µg 1,562 µg 3,125 µg 6,25 µg 12,5 µg 25 µg 50 µg A0.5 (µg/ml)
90 Trolox
80 EBEJ
EDEJ
70
EAEJ
60
50
A0,50 )ug/ml)
40
70,72
30
20 43,13
37,82 34,17
10
0
extraits et standards
57
Partie pratique Résultats et discussion
Les résultats obtenus montrent que tous les extraits sont capables de réduire l’Ag+
en Ag0. A partir du tableau 8 et de la figure 22, on peut déduire que l’extrait EAEJ
présente le pouvoir réducteur le plus élevé (A0,50=37,82±0,58μg/ml), proche de celui
du standard trolox (A0,50=34.17±1.23μg/ml), suivie par l’extrait EBEJ dont la valeur
A0,50= 43,13±2,56μg/ml. Tandis que, l’extrait EDEJ présente le pouvoir réducteur le
plus faible (70,72±6,30μg/ml), deux fois plus faible que celui du standard.
58
Partie pratique Résultats et discussion
Concentration % d’inhibition
(µg/ml)
Extraits
et standards 6,25 µg 12,5 µg 25 µg 50 µg 100 µg 200 µg 400 µg IC50 (µg/ml)
EBEJ - - - - - - - -
Acarbose
4000
EDEJ
3500 EAEJ
3000
2500
A0,50 )ug/ml)
2000
3650,93
1500
1000
500
39,92 8,59
0
extraits et standards
59
Partie pratique Résultats et discussion
Comme illustré dans (le tableau 9 et la figure 23), l’activité inhibitrice d’alpha
amylase est seulement enregistrée dans deux extraits (EDEJ et EAEJ).
L’excellente capacité inhibitrice des extraits (EDEJ et EAEJ) est probablement due
à leur richesse en composées phénoliques, notamment les flavonoïdes et les tanins.
Ces derniers contiennent des molécules inhibitrices non spécifiques de diverses
enzymes hydrolytiques, telles que ; les α-amylases, les α-glucosidases et les lipases.
Cette inhibition est peut-être associée à leur capacité à se lier fortement aux protéines
et aux glucides dont l'interaction entre les tanins et les protéines est le résultat de
multiples liaisons hydrogènes. En conséquence de cette interaction, les sites
catalytiques des enzymes sont bloqués et leur activité est donc inhibée (Yan et al.,
2019).
L’étude réalisée par Fu et al., (2019) sur l’extrait pectic-polysaccharides des feuilles
d'Eriobotrya japonica a présenté un effet inhibiteur in vitro de l'α-amylase avec CI50
entre (15a 88 µg/ml), l’activité est faible par rapport à nos résultats.
60
Partie pratique Résultats et discussion
Tableau 10: Récapitulatif des résultats obtenus dans le cadre de l’étude de l’activité
inhibitrice de l’acétylcholinestérase : valeurs d’absorbance enregistrées
1 2 3 4 5 6 7 8 9
EAEJ 5,31 6,43 EDEJ 48,01 40,03 EBEJ 36,21 1,99
EAEJ 8,81 4,24 EDEJ 46,06 44,48 EBEJ 20,54 3,80
EAEJ 0,73 12,72 EDEJ 43,76 47,37 EBEJ -48,02 21,11
EAEJ 5,04 6,69 EDEJ 4,18 12,33 EBEJ 1,05 7,26
EAEJ 0,23 11,27 EDEJ -24,20 29,49 EBEJ -4,62 22,78
EAEJ -14,29 43,09 EDEJ -36,86 36,07 EBEJ 17,20 70,04
EAEJ -25,49 11,96 EDEJ -28,74 20,58 EBEJ -29,05 7,25
Control -17,42 18,24 Control -42,62 6,12 Control -39,96 7,54
1 2 3 4 5 6 7 8 9
EAEJ 7,69 23,29 EDEJ -19,26 4,32 EBEJ 27,93 13,65
EAEJ 8,24 4,72 EDEJ -19,63 16,73 EBEJ -19,45 8,18
EAEJ -3,74 4,01 EDEJ -2,47 22,39 EBEJ -19,81 15,97
EAEJ -17,63 5,36 EDEJ -43,32 27,58 EBEJ -35,06 56,69
EAEJ -21,62 11,85 EDEJ -40,96 11,71 EBEJ -51,03 12,92
EAEJ -16,00 20,48 EDEJ -36,96 27,00 EBEJ -65,19 16,22
EAEJ -6,83 4,95 EDEJ -42,23 34,53 EBEJ -61,92 7,10
Control 9,05 16,56 Control -60,20 1,50 Control -48,85 14,47
Concentration
% d’inhibition
(µg/ml)
Extraits 15,625
31,25 µg/ml 62,5 µg/ml 125 µg/ml 250µg/ml
et standards µg/ml
Les résultats obtenus (Tableau 12) montrent que tous les extraits d’Eriobotrya
japonica, ont une activité inhibitrice de la dénaturation de BSA.
62
Partie pratique Résultats et discussion
63
Conclusion
et
Perspectives
Conclusion et perspectives
Conclusion et perspectives
L’Eriobotrya japonica L est l’une des plantes médicinales qui contienne une variété
de métabolites secondaires, y compris les composés phénoliques qui sont caractérisés
par des propriétés biologiques importantes, ce qui justifie leur utilisation dans
plusieurs domaines.
Dans le cadre de notre étude, nous nous sommes intéressés à l’extraction des
composés phénoliques des feuilles d’Eriobotrya japonica L par macération, puis à
l’évaluation in-vitro de quelques activités biologiques (antioxydantes,
anticholinestérases, antidiabétique et anti-inflammatoires) des extraits obtenus.
64
Conclusion et perspectives
S’investir dans d’autres parties de la plante, à savoir, les fruits, les fleurs et les
graines.
L’étude in vivo de l’effet de cette plante sur le stress oxydant en mesurant
l’activité des enzymes antioxydantes (Catalase, Superoxyde dismutase …).
L’utilisation d’autres techniques d’extraction afin d’optimiser le rendement
ainsi que la qualité des composés phénoliques.
La quantification et la caractérisation des métabolites secondaires de cette
plante.
L’évaluation d’autres activités biologiques telles que les activités
antimicrobiennes, anticancéreuse, antitumorale, analgésiques, anti-
carcinogènes…
La validation de nos résultats in vitro par des tests in vivo.
65
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Annexes
Annexes
Annexes
1. Matériel du laboratoire
2. Instruments
-Rotavap (BUCHI).
- Balance de précision (KERN).
-Lecteur de microplaque (PerkinElmer).
-Etuve (Memmert).
- pH mètre (METTLER TOLEDO).
Annexe V : Standards
Quercétine 1 mg
Quercétine
Méthanol 5 ml
BHA 0,5 mg
BHA
Méthanol 1 ml
BHT 0,5 mg
BHT
Méthanol 1 ml
Acide Ascorbique 4 mg
Acide ascorbique
Méthanol 1 ml
α-Tocophérol 4 mg
α-Tocophérol
Méthanol 1 ml
Acarbose 4 mg
Acarbose
Méthanol 1 ml
Galantamine 4 mg
Galantamine
Méthanol 1 ml
Annexes
Résumé
On conclues, d’après les résultats obtenu que notre plante est très riche en
composé phénolique, ce qui explique d’ailleurs leur pouvoir antidiabétique, anti-
inflammatoire et notamment le excellent pouvoir antioxydant de notre plante.
Abstract
As part of the search for new natural compounds from natural sources, the
present work focuses on the phytochemical and biological study of the plant
Eriobotrya japonica L which is a medicinal plant belonging to the Rosaceae family.
The first part of this study concerns the maceration of the leaves of Eriobotrya
japonica L, the extraction of total polyphenols and flavonoids, the most important
polyphenol content is obtained by ethyl acetate extract with a rate of (124±2.94 µg
EAG/ mg extract). The quantitative determination of flavonoids reveals that the
butanolic extract has the highest content (76, 87±2.65µg EAG/ mg extract).
The second part consists of studying certain biological activities, starting with
antioxidant activity, where six tests were performed ; namely, DPPH antiradical
activity, ABTS-+ radical cation scavenging activity, copper-neocuproin complex
reduction activity (CUPRAC), reducing power activity (FRAP), reducing activity
through the formation of the Fe+2-phenantroline complex and silver nanoparticle
activity (SNP) indicate that the extracts from the leaves of Eriobotrya japonica
exhibited significant activity.
It was concluded, from the results obtained, that our plant is rich in phenolic
compounds, which explains their biological effect in several activities (antioxidant,
antidiabetic, anticholinesterases and anti-inflammatory). And it has been confirmed
that the antioxidant activity is the best among the others.
الملخص
كجزء من البحث عن مركبات طبٌعٌة جدٌدة من مصادر طبٌعٌة ٌ ،هتم العمل الحالً بالدراسة الكٌمٌائٌة النباتٌة
والبٌولوجٌة للنبات زعرور الیابان وهو نبات طبً ٌنتمً إلى عائلة .Rosaceae
ٌتعلق الجزء األول من هذه الدراسة بنقع أوراق نبات زعرور الیابان ،واستخراج البولٌفٌنول والفالفونوٌد،
أظهرت النتائج التً تم الحصول علٌها أن أعلى محتوى من مادة البولٌفٌنول تم الحصول علٌه من مستخلص أسٌتات
اإلٌثٌل بمعدل ( 2961 ± 421مٌكروغرام /ملغ من المستخلص)ٌ .كشف التحدٌد الكمً لمركبات الفالفونوٌد أن مستخلص
البٌوتانول ٌحتوي على أعلى محتوى ( 2932 ± 43954مٌكروغرام من مستخلص / EAGملغ ).
الجزء الثانً ٌتكون من دراسة بعض األنشطة البٌولوجٌة ،بدءا من النشاط المضاد لألكسدة ،حٌث تم إجراء
ستة اختبارات ؛ النشاط المضاد للجذور الحرة ، DPPHنشاط تنظٌف الكاتٌون الجذري ، ABTSتقلٌل نشاط مركب
النحاس-النٌوكوبروٌن ( ، )CUPRACنشاط الطاقة المختزلة ( ، )FRAPنشاط االختزال عن طرٌق تكوٌن مركب
Fe+ 2-phenanthrolineونشاط جسٌمات الفضة النانوٌة ( ، )SNPأشارت إلى أن مستخلصات أوراق نبات
ً
نشاطا كبٌرً ا. زعرور الیابان أظهرت
باإلضافة إلى ذلك ٌُ ،ظهر النشاط المضاد لمرض السكري أن مستخلص ثنائً كلورو مٌثان ٌُظهر أفضل قدرة
مثبطة ألنزٌم ألفا أمٌلٌز ب ) IC50 = 8.59 ± 0.71مٌكروغرام /مل( .فٌما ٌتعلق بالنشاط المضاد لاللتهابات ،أظهر
ً
ممتازا ل َتغَ ٌُّر طبٌعة IC50 = 26.765 ± 5.774 ) BSAمٌكروغرام /مل( ، ً
مثبطا ً
نشاطا مستخلص أسٌتات اإلٌثٌل
لوحظ أن نباتنا ال ٌحتوي على نشاط مضادات الكولٌن.
استنتجنا من النتائج التً تم الحصول علٌها أن نباتنا غنً بالمركبات الفٌنولٌة ،وهو ما ٌفسر أٌ ً
ضا قوتها
المضادة للسكري وااللتهابات وخاصة القوة الممتازة المضادة لألكسدة.
الكلمات الرئٌسٌة :مضادات األكسدة ؛ مضاد التهاب؛ مضادات الكولٌن .مضاد لمرض السكر .مركبات فٌنولٌه؛ زعرور
الیابان؛ نبات طبً.
Année universitaire : 2019/2020 Présenté par : BENHACINE Manel
BAADECHE Takoua Balkiss
Mémoire de fin de cycle pour l’obtention du diplôme de Master en Biochimie moléculaire et santé.
Résumé
Dans le cadre de la recherche de nouveaux composés naturels à partir de sources naturelles, le présent travail
s’intéresse à l’étude phytochimique et biologique de la plante Eriobotrya japonica L qui est une plante médicinale
appartient à la famille des Rosacées.
La première partie de cette étude concerne la macération des feuilles d’Eriobotrya japonica L, l’extraction des
polyphénols totaux et des flavonoïdes, les résultats obtenus montrent que la teneur en polyphénols la plus
importante est obtenue par l’extrait d’acétate d’éthyle avec un taux de (124±2, 94 µg EAG/ mg d’extrait). La
détermination quantitative des flavonoïdes révèle que l’extrait butanolique présente la teneur la plus élevé (76,
87±2, 65µg EAG/ mg d’extrait).
La deuxième partie consiste à étudier certaines activités biologiques, en commençant par l’activité
antioxydante, où six tests ont été réalisé ; à savoir, l’activité antiradicalaire au DPPH, l’activité du piégeage du
cation radical ABTS•+, l’activité de réduction du complexe cuivre-néocuproïne (CUPRAC), l’activité du pouvoir
réducteur (FRAP), l’activité de réduction par la formation du complexe Fe+2-phénantroline et l’activité silver
nanoparticule (SNP) indiquent que les extraits des feuilles d’Eriobotrya japonica ont exhibé une importante
activité.
En outre, l’activité antidiabétique montre que l’extrait dichlorométhane présente la meilleure capacité
inhibitrice de l’enzyme alpha-amylase avec CI50=8, 59±0, 71µg/ml. Concernant l’activité anti-inflammatoire,
l’extrait d’acétate d’éthyle a montré une excellente activité inhibitrice de la dénaturation de BSA
(CI50=26,765±5,774µg/ml), il est a noté que notre plante n’a pas une activité anticholinestérase.
On conclues, d’après les résultats obtenu que notre plante est très riche en composé phénolique, ce qui explique
d’ailleurs leur pouvoir antidiabétique, anti-inflammatoire et notamment l’excellent pouvoir antioxydant de notre
plante.
Jury d’évaluation :
Présidente du jury : MOKRANI E. (MAA- UFM Constantine).