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Barème EXERCICE I
Cet exercice a pour but d’étudier la solution d’acide benzoïque et de comparer son acidité à celle de l’acide salicylique et
l’électrolyse d’une solution de nitrate d’argent.
1- Etude de la solution d’acide benzoïque :
L’acide benzoïque est un solide blanc de formule C6H5COOH, il est utilisé comme conservateur alimentaire et il
est naturellement présent dans certaines plantes. Pour simplifier, on symbolise l’acide benzoïque par HA1.
Données :
- Masse molaire moléculaire de l’acide HA1 :
M(HA1) = 122 g.molˉ¹
- Produit ionique de l’eau à 25°C : Ke = 10ˉ¹⁴
On dissout une masse m = 305 mg de l’acide benzoïque dans de l’eau distillée pour obtenir une solution aqueuse
SA de volume V = 250 mL.
La mesure du pH de la solution SA donne pH = 3,10.
1-1- Calculer la concentration molaire CA de la solution SA.
1-2- Ecrire l’équation de la réaction de l’acide benzoïque avec l’eau.
1-3- Exprimer la constante pKA du couple HA1/A1ˉ, en fonction de CA et le taux d’avancement final
de la réaction d’acide benzoïque avec l’eau.
1-4- Calculer le pKA et déduire l’espèce chimique prédominante dans la solution S A sachant que = 7,94%
2- Réaction entre une solution d’acide benzoïque et une solution d’hydroxyde de sodium :
On mélange un volume VA = 40,0 mL de la solution SA de l’acide benzoïque avec un volume VB= 5,00 mL
d’une solution SB d’hydroxyde de sodium de concentration molaire CB = 2,50.10ˉ² mol.Lˉ¹.
La mesure du pH du mélange obtenu donne pH = 3,80.
2-1- Ecrire l’équation de la réaction qui a lieu.
2-2- Calculer la quantité de matière n(HOˉ) f qui se trouve dans le mélange à l’état final.
2-3- En déduire le taux d’avancement final de la réaction .On peut utiliser le tableau d’avancement du
système (On néglige les ions HOˉ provenant de l’eau)
3- Comparaison de l’acidité de deux solutions :
On prépare une solution (S1) d’acide benzoïque et une solution (S2) d’acide salicylique ayant la même
concentration molaire C, et on mesure la conductivité de chacune d’elle, on trouve alors :
- Pour la solution (S1) : 1 = 2,36.10ˉ² S.mˉ¹
- Pour la solution (S2) : 2 = 0,86.10ˉ² S.mˉ¹
On symbolise l’acide salicylique par HA2.
On rappelle l’expression de la conductivité d’une solution ionique : = i.[Xi].
Données :
On néglige la contribution des ions HOˉ à la conductivité de la solution.
On symbolise le taux d’avancement final de la réaction de l’acide benzoïque avec l’eau par 1 et le taux
d’avancement final de la réaction de l’acide salicylique avec l’eau par 2.
Calculer le rapport Que peut-on déduire à propos des acidités des solutions (S 1) et (S2) ?
Partie 2 : Electrolyse d’une solution aqueuse de nitrate d’argent
On effectue l’électrolyse d’une solution aqueuse de nitrate d’argent (Ag⁺ + NO3ˉ) acidifiée par une solution
aqueuse d’acide nitrique ( H3O⁺ + NO3ˉ ) en utilisant deux électrodes en graphite. Le volume du mélange dans
l’électrolyseur est
V=400mL.
Données :
-Les deux couples Ox/red intervenant dans cette réaction sont : O 2 / H2O ; Ag⁺ / Ag.
-Le faraday : 1F=9,65.10⁴ C.molˉ¹.
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On mesure le pH du mélange avant la fermeture du circuit et on trouve pH 03, puis on ferme le circuit à un instant
choisi comme origine des dates. Un courant électrique d’intensité constante (t0) I= 2,66.10² mA circule alors
dans le circuit. L’équation bilan de la réaction est :
1-Ecrire l’équation de la réaction qui se produit à l’anode.
2-A l’aide du tableau d’avancement de la réaction, montrer que l’expression de l’avancement x de la réaction à un
instant t est : où pHt représente la valeur du pH du mélange à cet instant.
3- Déterminer l’instant t1 où le pH du mélange prend la valeur pH11,5
EXERCICE II
Désintégration de fer 59
Le noyau fer se désintègre spontanément en un noyau de Cobalt avec émission d’une
particule
Données : Unité de masse atomique : 1u=1066055.10ˉ²⁷; =58,9348755 u.
1-Ecrire en précisant les lois utilisées l’équation de désintégration du Fer 59
2-Pour déterminer l’activité initiale a 0 d’un échantillon de radioactif, le laboratoire dispose, à un
instant pris comme origine du temps (t=0), d’un échantillon de masse m0=1.5mg.
La mesure de l’activité a(t) de cet échantillon chaque intervalle de dix jours lui a permis de constater que
a(t)
a(t+10)
= 1.17 (t exprimé en jours).
1-Définir l’activité a(t) d’un échantillon radioactif.
2-Calculer la valeur de λ la constante radioactive et en déduire la période t 1/2.
3-Calculer l’activité a0 l’activité de l’échantillon a l’instant t=0.
4-Déterminer la masse de Fer 59 désintégrée à l’instant t=10 jours.
EXERCICE III
Les composants tels les résistors, les condensateurs, les bobines, les diodes …sont utilisées dans différents circuits
des appareils électriques et électroniques ….
On se propose d’étudier dans cet exercice la réponse d’un dipôle RC à un
échelon de tension ascendant.
On réalise le montage schématisé sur la figure1 comportant :
- un générateur idéal de tension de f.é.m. E ;
- un conducteur ohmique de résistance R réglable ;
- un condensateur de capacité C initialement déchargé ;
- un interrupteur K ;
- une bobine (b) d’inductance L et de résistance r =12
1-Charge du condensateur :
On ajuste la résistance R sur la valeur R R0 40 . A l’instant t = 0, on place l’interrupteur K en position (1).
1-1-Etablir l’équation différentielle vérifiée par la charge q(t) du condensateur.
1-2- La courbe de la figure 2 représente les variations de l’intensité i(t) en
fonction de q(t). En s’aidant du graphe de la figure 2, trouver :
1-2-1-la valeur de E.
1-2-2-la valeur de la constante de temps.
1-3-Vérifier que C2,5 F.
2- Décharge du condensateur dans la bobine :
2-1- On ajuste la résistance R sur une valeur R1. Une fois le régime permanent
est établi, on bascule l’interrupteur K en position (2) à un instant pris comme
nouvelle origine des dates (t=0).Un système d’acquisition informatisé adéquat a
permis de tracer la courbe représentant la charge q(t) du condensateur (figure3).
2-1-1-Montrer que l’équation différentielle régissant l’évolution de la charge q(t) du condensateur s’écrit :
où A et B sont deux constantes positives.
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2-1-2- Déterminer la valeur de la tension aux bornes de la bobine
juste après le basculement de l’interrupteur K en position
(2).
2-1-3- En considérant que la pseudo période des oscillations est
égale à la période propre du circuit LC, vérifié que L=1,0H.
(On prend ²10).
2-1-4- Calculer l’énergie dissipée par effet Joule dans le circuit
entre l’instant t=0 et l’instant t1 indiquée sur la figure 3.
3 - Modulation
On considère le montage représenté dans la figure 4 ;
- Le générateur GBF1 applique à l’entrée E1 de la composante
électronique X une tension sinusoïdale
- Le générateur GBF2 applique à l’entrée E2 de la composante
électronique
X une tension sinusoïdale avec U0 la
composante continue
de la tension et la tension correspondante à l’onde
qu’on désire transmettre.
On visualise sur l’écran d’un oscilloscope la tension de sortie avec k constante positive
caractérisant la composante X, fig 5
1-1- Montrer que l’expression de la de la tension s u (t ) S’écrit sous la forme : et
préciser l’expression de A et celle de m.
1-2- Calculer la valeur de m et déduire la qualité de la modulation.
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EXERCICE V
Partie I : Étude du mouvement d’un skieur
On étudie le mouvement d’une luge modélisée par un solide (S) de centre d’inertie G et de masse m dans deux phases
de son parcours :
-Première phase : Mouvement rectiligne de (S) sur un plan incliné ;
-Deuxième phase : Chute verticale de (S) dans l’eau.
Données :
- Masse de la luge : m= 20kg;
- Intensité de la pesanteur : g=10 m.sˉ²
1-Première phase : Mouvement de la luge sur un plan
incliné :
On étudie le mouvement du centre d’inertie G dans le repère
lié à un référentiel terrestre considéré galiléen
(figure 1).
Après la phase de poussée vers le bas, le solide (S) atteint une
vitesse VA =5,0m.sˉ¹ au point A et glisse sans frottement le
long de la piste rectiligne AB faisant un angle α avec
l’horizontale. La pente est inclinée à 20% (sin α= 0, 20).
1-1- En appliquant la deuxième loi de Newton déterminé la
valeur de l’accélération ath du centre d’inertie G de (S).
1-2- L’origine des dates (t=0) est choisie à 1’instant du passage par le point A.
Trouver la distance parcourue, à partir du point A, lorsque la luge atteint la
vitesse
V =25 m.sˉ¹.
1-3- On filme le mouvement de la luge; puis on exploite la vidéo avec un logiciel
adapté. Ceci a permis de tracer la courbe représentant les variations de la
vitesse de G en fonction du temps : V=f(t) (figure 2).
1-3-1- Déterminer graphiquement la valeur expérimentale aexp de l’accélération
du centre d’inertie G.
1-3-2- On interprète la différence entre ath et aexp par l’existence de frottements.
On rappelle que lorsque le contact entre le plan incliné et la luge se fait
avec frottement solide ; la piste exerce sur (S) une force ayant une
composante tangentielle et une composante normale .
Lors du mouvement de (S), les intensités de et de sont liées par la relation , avec µ une
constante appelée coefficient de frottement qui dépend des matériaux en contact et de leur état de surface.
Exprimer le coefficient µ en fonction de ath , aexp, g et α. Calculer sa valeur.
2- Deuxième phase : Chute verticale de (S) dans l’eau
La luge quitte la piste en B et tombe dans un lac au point C (figure 1).
Après s’être immobilisée quelques instants, la luge se met à couler verticalement sans vitesse initiale depuis le point C.
On étudie le mouvement du centre d’inertie G dans un repère lié à un référentiel terrestre considéré comme
galiléen (figure 1).
On repère la position de G à tout instant par la cote Z de l’axe vertical dirigé vers le bas. L’origine des dates (t0 =
0) est prise au point C.
Au cours de sa chute dans l’eau, la luge est soumise, en plus de son poids, à la force de frottement fluide : où
k=200 S.I. et v la vitesse de G à un instant t.
On note que la poussée d’Archimède est négligée.
2-1-Montrer que l’équation différentielle du mouvement de G vérifiée par la vitesse v s’écrit :
On donnera τ et VL, en fonction des paramètres de l’exercice.
2-2-La solution de l’équation différentielle du mouvement de G s’écrit :
Trouver, à l’instant t= 41τ, la profondeur atteinte par la luge depuis le point C, origine de la cote z.