Cours ARBO GENE
Cours ARBO GENE
Tel : 33 991 11 09 B P : 04
ARBORICULTURE
GENERALE
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Table des matières
I. GENERALITES SUR L’ARBORICULTURE............................................................................................. 3
II. PREALABLES A L’ACTIVITE ARBORICOLE .......................................................................................... 4
III. CONDUITE D’UN VERGER ............................................................................................................ 5
Travaux préliminaires .......................................................................................................................... 5
Piquetage............................................................................................................................................. 5
Trouaison ............................................................................................................................................. 6
Fertilisation.......................................................................................................................................... 6
IV. LA PEPINIERE ............................................................................................................................... 6
Choix du site de la pépinière ............................................................................................................... 7
Facteurs importants pour le choix du site de la pépinière.................................................................. 7
Superficie ............................................................................................................................................. 8
Installations de base ............................................................................................................................ 8
Matériels de pépinière ...................................................................................................................... 10
Production de plants en pépinière .................................................................................................... 10
Production de plants en pots ......................................................................................................... 10
Production de plants a racines nues ............................................................................................. 13
V. MULTIPLICATION DES ARBRES FRUITIERS ..................................................................................... 14
Voie générative (voie sexuée) ........................................................................................................... 14
Voie végétative (voie asexuée) ......................................................................................................... 15
VI. PLANTATION .............................................................................................................................. 19
VII. ENTRETIEN DU VERGER ............................................................................................................. 20
L’Irrigation : ....................................................................................................................................... 20
La fumure : ........................................................................................................................................ 21
Protection Phytosanitaire.................................................................................................................. 21
La taille .............................................................................................................................................. 21
VIII. LA RECOLTE DES FRUITS ............................................................................................................ 22
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I. GENERALITES SUR L’ARBORICULTURE
Définition
C’est une spécialité de l’horticulture qui s’occupe de la culture des arbres fruitiers pour une
production de fruits de qualité en quantité suffisante. Elle comprend aussi la multiplication
des plantes.
Un bon programme arboricole repose sur la maîtrise de phénomènes tels que les améliorations
génétiques et les systèmes culturaux en vue de l’accroissement des rendements afin d’assurer
un profit correct à l’arboriculteur.
La pollinisation
C’est le transport de pollen sur le stigmate de la fleur. Il existe trois types de pollinisation :
- Pollinisation par anémogamie : par le vent
- Pollinisation par entomogamie : par les insectes
- Pollinisation artificielle ou dirigée par l’action de l’homme
Les différentes phases de vie d’un arbre
- La phase juvénile : c’est en général une plante issue de semence.
- Phase jeune : c’est la phase de développement végétatif sans production pendant
laquelle l’arbre constitue sa charpente
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- Phase adulte : c’est la période de pleine production il y a un équilibre entre la
croissance et la végétation.
- Phase de senescence ou vieillesse : pendant cette phase la végétation s’affaiblit et la
floraison s’intensifie. Il y a une multitude de petits fruits et le rendement baisse. Il est
possible de procéder à des rajeunissements par des tailles sévères avec une fumure
azotée.
Le Choix du terrain :
Le sol doit être profond, perméable, suivant les besoins, qu’on puisse irriguer on drainer et
travailler facilement. Les couches latéritiques superficielles doivent être évitées. On veillera
sur la topographie pour adapter un système d’irrigation.
L’emplacement :
L’idée, c’est de s’implanter à proximité d’une source d’eau douce abondante. Le verger doit
être accessible à partir d’une voie carrossable toute l’année. La proximité d’un centre urbain
est à recherche pour pouvoir commercialiser sa production.
Clôture
Pour la protection du futur verger contre les animaux sauvages ou domestiques en divagation,
il faut installer une clôture. Elle peut être :
Une Haie vive : constituée de plantes vivaces, d’un coût d’installation bas
Fil de fer barbelé: pour assurer une bonne protection, à condition que l’espacement des
rangées soit très réduit en bas et écarté en haut (des porcins aux bovins).
Grillage : Il assure une meilleur protection, mais d’un coût d’installation plus élevé et pas
toujours à la portée de la bourse des planteurs.
Le Mur en Ciment : c’est le mode de protection le plus efficace, mais pas accessible à tous les
planteurs du fait de son coût très élevé.
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III. CONDUITE D’UN VERGER
Travaux préliminaires
Ces opérations sont soit manuelles ou mécaniques selon les moyens du promoteur et
consistent à :
- Défricher
- Débarder couper les petites racines
- Dessoucher
- Niveler.
Piquetage
Il consiste à mettre en place les points qui désigneront les futurs emplacements des arbres.
Pour permettre un développement optimum des arbres, il convient de les planter à des
distances entre eux bien choisie et régulière. Lorsque la plantation est très serrée, on peut
créer de la concurrence entre les plantes et divers travaux à l’intérieure de la parcelle
deviennent difficiles. Planter trop large le producteur perd de la place et ne bénéficie pas du
microclimat qu’une bonne densité donne à la culture.
Rappel : calcul du nombre de pied par Hectare
Nombre d’arbre/ha= 10000/ (L*l)
Ecartement = L*l L: sur la ligne l : entre les lignes
Dispositif
Il s’agit de la manière dont on dispose les plantes entre elles et nous avons trois types de
dispositif :
Dispositif simple
Dispositif en carré
Dispositif en rectangle
Dispositif en quinconce : dans ce dispositif les plantes sont décalées d’une demi-
longueur sur la ligne
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Dispositif double, triple, ou multiple : ces dispositifs en double, triple ou multiple
peuvent être simples ou bien en quinconce
Trouaison
Cette opération est importante car elle permet aux jeunes arbres de reprendre dans les
meilleures conditions. La trouaison consiste à préparer le sol à recevoir les jeunes arbres et à
faciliter leur bon développement en ameublissant le sol et en l’enrichissant avec diverses
substances.
C’est le plus gros chantier en arboriculture car il s’agit de défoncer le sol sur une grande
profondeur (1m).
Les dimensions des trous dépendent des espèces et de la nature du sol :
0,50 x 0,50 x 0,50 m
0,60 x 0,60 x 0,60 m
0,80 x 0,80 x 0,80 m
1,0 x 1,0 x 1,0 m
Fertilisation
Il s’agit de maintenir ou d’améliorer le niveau de fertilité. Dans ce sens l’apport de matière est
la plus haute nécessité. Une plante n’aura aucun problème de nutrition dans un sol fertile, les
apports consistent seulement à restitués aux sols en éléments minéraux.
IV. LA PEPINIERE
Une pépinière est un terrain où l’on fait l’élevage de jeunes végétaux en les protégeant et en
les apportant des soins particuliers. Il y est produit des plants destinés à la plantation. La
plupart des essences se développent difficilement si on sème directement les graines à leur
emplacement définitif. Pour ce faire, il est plus facile de faire croître de jeunes plants en
pépinière et de les mettre en terre lorsqu’ils auront la taille plantable. Ce qui a pour avantage
d’augmenter considérablement le taux de réussite sur les sites de plantation.
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Choix du site de la pépinière
La pépinière doit assurer la production des plants en quantité et en qualité, au moment voulu
et à un prix de revient acceptable. Une pépinière installée sur un site inapproprié aura pour
effet d’augmenter les coûts de production et de contribuer à disposer de plants de qualité
médiocre et en quantité insuffisante.
Sol : Les conditions physiques et chimiques du sol devront être bonnes pour satisfaire aux
exigences des essences qui seront élevées en planches (racines nues). Toutefois la structure du
terrain choisi pour l’implantation de la pépinière ne joue pas un rôle très déterminant pour les
plantules en pots. Cependant cette terre ne devra être ni trop sablonneuse, ni trop argileuse.
Configuration du terrain : La pépinière doit être située dans un lieu où elle n’est pas
exposée aux vents desséchants, ni aux inondations. Le lieu idéal est un terrain relativement
plat avec une pente de 1 à 2 pour cent (différence de hauteur de 2cm par 1m) qui permet un
bon drainage des eaux. S’il n’y a pas de terrain plat, on construira des terrasses. Le site doit
être ensoleillé.
Accessibilité : Pour pouvoir atteindre la pépinière, en tout temps et par n’importe quel moyen
de transport, elle doit être installée près des habitations, de préférence à proximité d’une route.
Lorsque les livraisons de plants doivent s’effectuer par véhicule, les voies d’accès auront une
largeur suffisante pour permettre de faire un demi-tour. Leur chaussée sera suffisamment
ferme pour autoriser la circulation des véhicules durant la saison des pluies.
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Superficie
L’aire d’une pépinière comporte une superficie productive et une superficie non productive
dans une proportion respective d’environ 40% et 60%.
La superficie de la pépinière est en relation avec :
Le nombre de plants nécessaires pour les plantations (taux de déperdition de 15 à 25%
compris) ;
La dimension des pots utilisés ;
Les infrastructures à mettre en place ;
La forme de l’espace utilisé (régulière : carré ou rectangle) ;
La formule présentée dans l’encadré ci-dessous permet d’évaluer la superficie requise pour la
pépinière.
S = 1,25 x (L x L/3,14) x P x (100/40)
Dans laquelle :
S = Superficie requise minimum pour la pépinière ;
L = Largeur à plat de pot à utiliser (m);
P = Nombre de plants à produire ;
1,25 = Taux de déperdition de 25%
40 = Superficie productive environ 40% (superficie non productive environ 60%)
dans la pépinière
Exemple: Estimation de la superficie nécessaire pour produire 5 000 plants :
L = 20 cm = 0,2 m
P = 5 000 plants
S = 1,25 x (0,2 x 0,2/3,14) x 5000 x (100/40) = 199,04 m2
Il faudra donc préparer une superficie d’environ 200 m2 pour la pépinière
Installations de base
L‘aménagement de l’aire de production d’une pépinière doit comporter les éléments décrites
ci-dessous.
* Planches de production ou plates-bandes de pots
Les dimensions conseillées pour les planches ou plates-bandes sont de 1 m de large et de 5 à
10 m de long. Plus larges, il sera difficile de les désherber et de les arroser.
Les allées aménagées entre les planches (plates-bandes) doivent avoir au moins 60 cm de
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large pour permettre l’utilisation des brouettes. Des allées sont nécessaires de chaque côté de
la planche.
Aire de dépôt du substrat
Il faut disposer de place pour stocker séparément la terre, le sable et le fumier. Ce lieu de
stockage doit se trouver à proximité de l’endroit où se fera le mélange du substrat et le
remplissage des pots.
Allées principales et secondaires
Afin de permettre une meilleure exploitation de la pépinière, il est nécessaire de prévoir des
allées principales et secondaires pour la circulation des ouvriers, des visiteurs et l’enlèvement
des plants.
Abris et hangars pour le matériel
Une maisonnette sera construite pour abriter les travailleurs et le matériel. La nature de cet
abri est fonction du caractère permanent ou temporaire de la pépinière mise en place.
Ombrage et protection contre le soleil et les pluies abondantes
Tant qu’ils sont jeunes et frêles, les plants doivent être protégés du soleil. Des claies ou des
nattes peuvent être confectionnées. Ces dispositifs devront être conçus et installés de manière
à pouvoir être enlevés rapidement dès que l’ombrage n’est plus nécessaire. Ces nattes seront
disposées sur des cadres en bois ou en métal à une hauteur d’environ 50 cm du sol.
Dans les régions où il y a des risques de fortes pluies, les nattes seront doublées ou on
utilisera des nattes confectionnées plus serrées.
Planches de germination
Les planches de germination devront avoir une longueur d’environ 7 m et une largeur de 1 m
et être séparées par des allées de 60 cm. Leur surface sera plane ; une petite rigole sera
aménagée sur leur pourtour interne afin d’empêcher que les eaux d’arrosage n’entraînent la
terre et les semences. Le germoir idéal se compose des trois couches indiquées ci-dessous :
Couche de gravier qui assure un bon drainage (5 cm de gravier = couche inférieure) ;
Terre riche ayant un fort pouvoir de rétention d’eau (10 cm de terre humifère = couche
intermédiaire ou moyenne) ;
Mélange de terre humifère et de sable facilement perméable 10 à 15 cm dans une
proportion égalitaire 1/1 de terre humifère et de sable = couche supérieure).
Les différentes couches de terre des planches de germination doivent être renouvelées après
quelques années (2 à 3 ans) pour éviter l’apparition de maladies (on peut utiliser cette terre
pour remplir des pots).
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Brise-vent
Dans les régions où soufflent des vents desséchants ou des vents particulièrement forts, il faut
planter, le long du côté de la pépinière exposé au vent dominant, un rideau brise-vent (par
exemple, les Eucalyptus). Ces arbres doivent avoir une croissance rapide pour former le brise-
vent le plus tôt possible.
Emplacement du lieu de travail
La pépinière doit disposer d’un abri (un gros arbre ou un hangar) pour protéger les travailleurs
du soleil et de la pluie durant le remplissage des pots et le repiquage.
Matériels de pépinière
Le matériel requis pour une pépinière comporte les outils et éléments dont les qualités et
quantités sont fonction de l’envergure de la pépinière. On peut citer :
Pour la préparation du sol :
Pioche ; Houe à bras (daba) ; Pelle ; Bêche fourchue ; Râteau.
Pour le traçage :
Boussole ; Mètre ruban ; Cordeau ; Piquets (en bois ou en fer).
Pour la préparation de la terre d’empotage et de remplissage des pots :
Tamis (Crible) ; Entonnoir ; Pots (sachets plastiques ou en feuilles de palmiers).
Pour l’arrosage :
Puisette ; Arrosoir ; Seau.
Pour le transport des plants :
Brouette ; Charrette.
Les conditions tropicales sèches requièrent que l’on utilise beaucoup plus les plants produits
en pots que ceux à racines nues.
Pour la production des plants, il faut utiliser des sachets plastiques de couleur noire
communément appelés « pot ». Il en existe de plusieurs dimensions (petit, moyen et gros)
dont l’utilisation est fonction de l’espèce à produire et de la durée de séjour des plants en
pépinière.
Exemple :
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- 10 à 12,5 sur 25 : agrumes, papayer, corossollier, goyavier, grenadier, carambolier,
sapotillier, passiflore, pomme cannelle …
- 15 à 20 sur 35 : manguiers, Anacardier, avocatier, colatier, eucalyptus, caïcedra,
acacia, kadd, neem….
- 25 à 30 sur 40 : palmier, rônier….
- 30 à 45 sur 40 : cocotier
Préparation de la terre d’empotage
Le terreau à utiliser pour le remplissage des pots doit être légère et riche en éléments nutritifs.
Il convient d’éviter la terre où les mauvaises herbes poussent en abondance. Le terreau
prélevé sous les arbres d’espèces légumineuses telles que les acacias est particulièrement
riche en éléments nutritifs.
Quant aux sols qui ne sont pas assez humifères, ils seront additionnés de fumier bien
décomposé, de compost. En général, un substrat est composé de : 3 volumes de terreau, 1
volume de fumier et 1 volume de sable.
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Ne pas remplir complètement les pots. Il faut laisser une réserve d’environ 0,5-1cm de
hauteur. Entièrement rempli, un pot ne peut retenir convenablement l’eau d’arrosage.
Si la réserve est très grande, les bords du pot ont tendance à se refermer empêchant
l’eau d’arrosage de s’infiltrer dans le pot ;
Bien tasser le contenu du pot afin d’éliminer les éventuelles poches d’air ;
Posés verticalement, les pots devraient pouvoir rester en équilibre.
Les pots remplis seront classés dans les planches de production. Par exemple, une planche de
7 mètres de long sur 1 mètre de large devrait pouvoir contenir 1000 petits pots. Le classement
peut se faire par planche de 100, 200, 500 ou 1000 pots. L’utilisation d’une corde tendue à
l’aide de piquets permet un bon classement.
Un épandage d’un produit chimique (par exemple, Dursban) ou traditionnel (cendre, tourteau
de noix de karité, poudre de graines de neem, etc.) pour lutter contre les termites avant le
classement des pots est recommandé. Il faut aussi protéger les pots à leur base et autour de
toutes les planches avec de la paille ou de la terre.
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Désherbage : Il est très important de bien désherber et d’éliminer le plus vite possible les
mauvaises herbes qui privent les jeunes plants de lumière, d’eau et de nutriments et
accroissent les risques d’attaques par les champignons.
Binage : Le binage ou sarclage est l’opération qui consiste à briser la croûte superficielle de la
terre de production des plants. Cette dernière se forme sous l’effet des pluies et des arrosages
et rend la terre moins perméable et plus asphyxiante. Le binage permet à la fois d’aérer le
substrat ainsi qu’à l’eau de s’infiltrer jusqu’aux racines et d’éviter le phénomène de battance.
Le binage peut se faire à l'aide d'outils manuels comme la binette. Si l'on bine pour désherber,
on parle de sarclage.
Production de plants a racines nues
Les plants à racines nues sont ceux qui sont produits dans des planches directement dans le
sol. On fait recourt à cette méthode là où les conditions climatiques et du site sont favorables
(régions humides, sols fertiles) et selon que l’espèce se prête à cette technique.
Préparation des planches
Les travaux à effectuer pour la confection des planches sont :
Tracer le périmètre de la planche à l’aide d’une corde et de piquets sur une largeur de
1 m et la longueur dépendra de l’espace disponible ;
Creuser (30 à 40 cm de profondeur) et apporter du fumier pour enrichir le sol. A titre
indicatif, il faudra une brouettée de fumier pour une planche de 7 m2 ;
Aplanir et arroser la planche ;
NB : Eviter la confection de la planche dans les endroits où l’eau stagne.
Semis
Les semis sont faits dans des sillons espacés de 20 à 25 cm et d’une profondeur de 1 à 2 cm.
Généralement, on tracera 4 à 5 sillons sur chaque planche. 1 ou 2 graines sont plantées dans le
sillon à une distance de 10 ou 20cm.
Ensuite, il faut arroser abondamment une fois le matin et une fois le soir. Quatre arrosoirs ou
quatre seaux d’eau sont nécessaires pour une planche de 4 à 5 m2.
Entretien des plantules
Quand les graines auront germé :
Il faut désherber chaque fois que les mauvaises herbes poussent dans la planche ;
Il est conseillé de cultiver la terre autour des plantules ;
Quand les plants auront 30 à 50 cm de hauteur et s’ils sont trop serrés, il faut les
démarier de façon à ne conserver qu’un plant tous les 20 à 25 cm.
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V. MULTIPLICATION DES ARBRES FRUITIERS
Pg = Pouvoir germinatif
90 < Pg <= 100 = Bon
70 < Pg <= 100 = Assez bon
Pg < 50 Mauvaise
Si le délai où la quantité de semence ne peut permettre de faire ces essais, on ne peut procéder
au prolongement dans l'eau ; les bonnes coulent au fond et les mauvaises flottent. Cette
méthode permet d'éliminer les graines bruchées (les graines attaquées par les bruches) ou
vides, mais ne permet pas d'apprécier la faculté germinative.
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Le prétraitement des semences
La plupart des graines peuvent être semées directement. Certaines par contre ont une coque
très dure ou un tégument imperméable et mises en terre, elles ne germent pas très tôt. Ce type
de semence (corossolier, coco, palmier…) doit avant le Semis subir un prêt traitement pour
avoir une levée rapide et uniforme. Diverses procédures sont utilisées :
- Trempage dans de l'acide sulfurique à 28 % pendant 30 mn puis rinçage à l'eau fraîche
- Trempage dans l'eau bouillante pendant 5 à 10 mn suivant un refroidissement
progressif jusqu'au lendemain ;
- Trempage dans l'eau tiède (du robinet) pendant 24 à 48 h ;
- Abrasion (gratté le bout de la graine pour avoir un petit trou permettant l'entrée de
l'eau) ou scarification mécanique de la coque ou du tégument.
Abrasion : Il peut se faire par frottement de la graine contre une surface rugueuse ; tandis que
la scarification se fait grâce à un objet coupant.
Dans tous les cas éviter de blesser l'amande, entamer enveloppement protectrice seulement.
Le prétraitement de la terre :
Le germoir doit être traité avec un insecticide, un fongicide, un nématicide. Au plus tard 15
jours avant le Semis commencé l'arrosage de la planche pour faire pousser les mauvaises
herbes en vue de les éliminer.
On peut utiliser le VAPAM (le métam sodium) :
• Humidifier la planche pendant 2 à 3 jours avant le traitement ;
• Arroser avec le VAPAM toute la surface, même le chantier à raison de 100 cc/m² soit
250 cc dans 10 litres d'eau pour 2,5 m² ;
• Arroser pendant 3 jours avant le semis pour faire pénétrer le produit ;
• Travailler le sol une fois par semaine ;
• Effectuer le Semis au plus tard après 3 semaines.
C’est un mode de multiplication qui permet de conserver tous les caractères génétiques du
pied mère.
A. Le bouturage :
Il consiste à prélever des fragments de tiges appelés « boutures ». Ces boutures doivent être
bien lignifiées (ni trop jeune, ni trop âgé). On prendra le soin de réduire le feuillage pour
diminuer la transpiration. Les conditions de réussite se résument à disposer d’un bon matériel
végétal, de l’humidité, de la lumière et d’une bonne température.
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B. Le drageonnage
A partir d’un bourgeon adventif de la racine peut naitre un rejet. L’opération qui consiste à
séparer ce rejet du pied mère et à le mettre en pépinière s’appelle le drageonnage ou le
drageonnement.
On procède comme suite :
- Couper la racine à 15 cm en avant le rejet.
- Attendre 2 semaines et faire le sevrage en coupant la racine en amont.
- Prélever délicatement le rejet et le repiquer en pépinière.
C. Le marcottage
C’est un mode de multiplication permettant d’obtenir des plants identiques à tous points de
vue à la plante-mère et le sevrage se fait à la prise.
Les techniques de marcottage les plus utilisées sont:
Marcottage aérien
Marcottage par archet ou en tranchée ou par couchage couchage ;
Marcottage par buttage.
Pour les arbres fruitiers, le marcottage aérien est la principale technique employée.
Le marcottage en archet ou en tranchée
Mode opératoire :
- Effeuiller la partie à enterrer.
- Enlever une languette d’écorce.
- Maintenir la branche avec un bâton fourchu.
- Tuteurer le bout du rameau.
- A la reprise, sevrer et repiquer la marcotte en pépinière.
Le marcottage en butte ou de cépée
Mode opératoire :
- Rabattre le tronc à 25 cm du sol.
- Attendre la formation de repousses.
- Butter jusqu’à la moitié.
- Renforcer la butte.
- Sevrer les repousses 2 mois après premier buttage.
- Repiquer en pépinière.
Le marcottage aérien ou en l’air
Mode opératoire :
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- Incision annulé en enlevant l’écorce seulement.
- Remplir une feuille de plastique du terreau désinfecté.
- Entourer la plaie avec cette feuille.
- Maintenir le terreau humide.
- Sevrer après la formation des racines.
- Repiquer en pépinière.
D. Greffage :
C’est un mode de multiplication utilisée pour la plupart des espèces fruitières et consiste en
l’union d’une partie de végétal (greffon) à une plante (porte-greffe) en vue de l’obtention d’un
seul individu qui bénéficie des caractères des deux individus réunis.
- Le greffage est un assemblage ou l’union d’une partie de végétale (greffon ou scion) à
une plante (porte-greffe ou sujet) en vue de la constitution d’un seul individu qui bénéficie
des caractères des 2 individus réunis.
- C’est une technique qui consiste à unir un porte-greffe ou sujet (généralement issu
d’un semis) et un greffon (prélevé sur un arbre élite) en faisant fusionner leurs zones
génératrices (ou cambium).
Qualités du greffon :
Il doit avoir des bourgeons bien gonflés, être prélevé sur l’arbre dont on veut propager la
production. Cet arbre doit être :
• En bonne santé ;
• Vigoureux ;
• Productif ;
• A production régulière et de bonne qualité
C’est la partie qui reste en contact avec l’atmosphère et assure les échanges avec celle-ci.
Qualités du porte-greffe :
Par le fait que c’est la partie qui reste en contact direct avec le sol, il doit être :
Adoption au milieu, se développer vite ;
Résistant aux maladies ;
Résistant à la sécheresse ;
Compatible avec le greffon
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NB ; Le porte-greffe influence grandement sur la vigueur, la précocité de mise à fruit, la
productivité, la longévité de l’arbre, ainsi que le goût, le calibre et la couleur des fruits.
Les techniques de greffage
On doit faire en sorte que les zones génératrices des deux parties soient en contact parfait.
La coupe longitudinale d’un rameau de1cm de diamètre, permet de voir, de l’extérieur vers
l’intérieur :
L’écorcé qui transporte la sève élaborée,
Le cambium, couche très mince qui fabrique le bois vers l’intérieur et l’écorce vers
l’extérieur.
Le bois, c’est la partie centrale du rameau dans laquelle circule la sève brute.
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De nombreuses méthodes de greffages existent, même s’il est reconnu en général que la greffe
par placage donne de bons résultats dans des conditions les plus courantes. Parmi ces
méthodes on peut citer :
- Le greffage en placage simple
- Le greffage en double placage
- Le greffage en fente (terminale et latérale ou l’anglaise)
- Le greffage en écusson ou en T
- Le greffage en couronne
- Le sur-greffage
Intérêts du greffage :
Ils sont multiples entre autres :
Propagation d’une variété en conservant intactes toutes ses caractéristiques,
Précocité de la fructification,
Résistance à certaines maladies
Amélioration du rendement et de la qualité
Inconvénients du greffage :
Diminution de la longévité
Transmission des maladies
Reprise difficile
Technique délicate et coûteuse
Les règles en matière de greffage :
Les greffages entre plantes de famille différentes ne fonctionne pas;
Le greffage de plantes d’un même genre pour des espèces différentes peut réussir.
Le greffage de plantes dans la même espèce avec des variétés différentes est le plus
utilisé.
NB : Une préparation préalable des greffons et des porte-greffes assure une reprise plus rapide
du greffage.
Il s’agit, deux jours avant le greffage, de supprimer les feuilles, les rameaux, les épines du
porte-greffage jusqu’à la hauteur de 60cm, mais sur le greffon aussi, tailler toutes les feuilles,
ce qui fait gonfler l’œil rapidement.
VI. PLANTATION
C’est la mise à terre d’un plant ou une plante pour une durée définitive.
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La bonne période de plantation est située après l’installation de l’hivernage (pas trop tôt) mais
en gardant la période de végétation la plus longue de soi (pas trop tard). Une période précise
sera difficile à indiquer mais on peut retenir les critères suivants :
- Attendre un cumul de pluies supérieur à 100 mm
- Vérifier que la hauteur du sol humidifié corresponde au moins à la profondeur des
trous réalisés ou envisagés.
Avant de planter, il est nécessaire d’habiller la plante (diminuer les racines et le feuillage)
avec un sécateur ou un couteau.
L’Irrigation :
Cette eau doit être douce, ne contenir des sels minéraux qu’en quantités raisonnables et être
facilement accessible.
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Elle dépend d’un certain nombre de facteurs :
• L’espèce
• L’âge de la plante
• Le climat (la saison) :
• La nature du sol : → donc peu perméable → arrosages peu fréquents, mais abondants
Sableux → très perméable, → arrosages fréquents et en petits quantité.
Systèmes d’irrigation :
• Sillons (ou raies) : source d’eau de grand débit sur sol argileux.
• L’aspersion : le matériel pour le réaliser n’est certes pas à la portée de tous les
planteurs, mais sa réalisation permet d’économiser l’eau et d’éviter les problèmes liés
aux terrains en pente.
• Le système goutte à goutte : frais d’installation élevés et matériel délicat, il reste
toutefois le système d’irrigation le plus adapté à tous les types de sol très performant,
permettant d’ajouter des engrais à l’eau d’irrigation.
Le Drainage :
Si les travaux préparatifs d’implantation sont effectivement réalisés et bien faits (nivellement,
labour de défoncement, trouaison…), on devait pouvoir éviter de connaitre des inondations
dans le verger.
Si, malgré tout cela arrivait, il faut le corriger par des fosses d’évacuation d’eau.
La fumure :
Protection Phytosanitaire
Lutter contre les ennemis sans détruire l’équilibre de l’écosystème afin d’avoir des fruits de
qualité et de manière durable.
La taille
Elle est d’une importance capitale dans l’entretien d’un verger et se trouve être aujourd’hui
l’une des « bonnes pratiques » les plus en vue en arboriculture fruitières.
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Nous avons :
la taille de formation
la taille d’entretien
la taille de régénération
Taille de formation
La taille de formation consiste à supprimer les fourches et les grosses branches concurrençant
le tronc (ou tige principale) ou compromettant la rectitude de celui-ci. Elle vise à obtenir, à
terme, un bois d'exploitation de haute qualité.
Taille d’entretien:
La taille d'entretien est le fait de couper les branches d'un arbre ou d'un arbuste qui a déjà sa
forme adulte de manière à l'aérer et à le raccourcir tout en gardant sa forme originelle.
Taille de régénération:
La taille de régénération, appelée aussi recépage, revient à couper l'arbre à une certaine
hauteur. La taille des couronnes ou de fructification consiste à couper les branches au-delà du
troisième œil. Les plaies doivent être recouvertes de mastic afin de favoriser la cicatrisation.
C’est un pratique qui, si elle est mal faite peut gâcher les efforts fournis par le planteur à
produire de beaux fruits.
En effet la façon de récolter détermine la valeur qualificative apparente et gustative des fruits
ainsi que leur aptitude à la conservation.
Pendant la cueillette éviter les chocs et les blessures, couper le fruit avec un bout de
pédoncule et utiliser une échelle ou un cueille-fruit.
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