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Cours RDM2009

Ce document est un cours d'initiation à la Résistance des Matériaux, destiné aux débutants en génie civil, abordant des concepts fondamentaux tels que la statique, les forces, les moments et les types de liaisons. Il présente également les unités de mesure du Système International et inclut des objectifs d'apprentissage pour les élèves. La bibliographie fournit des références pour approfondir les connaissances sur le sujet.

Transféré par

Oceane Ai-ffoua Konin
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Cours RDM2009

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Enseignant :

Prof A. KONIN
Ingénieur des Travaux Publics
Docteur en Génie Civil
INTRODUCTION

Le cours développé dans les pages suivantes a été rédigé à l’usage de débutants en
génie civil afin de leur permettre de dresser de petits projets d’ouvrages d’art ou de
bâtiment. C’est un cours pratique d’initiation à la Résistance des Matériaux.

La connaissance de ces notions de RDM permettra par la suite de s’intéresser aux


différentes techniques de construction : béton armé, béton précontraint, construction
métallique, construction bois, maçonnerie, etc.

Les unités de mesure utilisées sont les unités légales du Système International (S.I.) :

- longueur : le mètre (m) ;

- masse : le kilogramme (kg) ;

- temps : la seconde (s) ;

- force : le newton (N) ;

- moment : le mètre x newton (Nm) ;

- pression et contrainte : le pascal (Pa), correspondant à 1 N/m².

Outre les unités de base citées ci-dessus, on trouve parfois des multiples, par exemple le
bar correspondant à 1 daN/cm².

BIBLIOGRAPHIE
1- DOUBRERE J. C, Résistance des Matériaux, cours et exercices corrigés, édition
Eyrolles, 2007

2- KERGUIGNAS, Résistance des Matériaux, édition Solev,

3- SALENÇON J, Cours d’élasticité, édition Eyrolles, 1998

COURS DE RDM – DR A. KONIN


2

1ère Partie : STATIQUE

Objet de la statique
La statique est une partie de la mécanique dont l’objet est l’étude de l’équilibre
des systèmes matériels (solide ou ensemble de solides) au repos ou en
mouvement uniforme par rapport à un repère supposé fixe (un repère Galiléen).

En fait, la statique (solides au repos) n’est qu’un cas particulier de la dynamique


(solides en mouvement quelconque). En toute logique, et si nous possédions de
bonnes connaissances mathématiques, il nous faudrait commencer par étudier la
dynamique pour en déduire la théorie concernant le cas particulier qu’est la
statique…

Cours de RDM – Dr A. KONIN


3

CHAPITRE 1 : NOTIONS DE STATIQUE

OBJECTIFS

L’élève sera capable de :


 Déterminer les actions extérieures appliquées à un système matériel,
 Appliquer le Principe Fondamental de la Statique à la résolution de
problèmes simples de statique

1. GRANDEURS SCALAIRES – GRANDEURS VECTORIELLES

1.1. GRANDEURS SCALAIRES


Il s’agit des surfaces, des longueurs, de la température,… Ce sont des nombres
réels. On les applique pour les calculs algébriques : addition, soustraction,
division et multiplication
1.2. GRANDEURS VECTORIELLES
Elles ne sont pas entièrement déterminées par la seule connaissance de leur
valeur numérique, il faut aussi préciser la direction et le sens dans lequel elles
agissent. On distingue plusieurs types de grandeurs vectorielles :

1.2.1. Vecteurs libres : Il n’y a pas d’origine fixe. Exemple le vecteur vitesse.

1.2.2. Vecteurs glissants : L’origine sans être fixe se déplace sur une ligne
d’action

1.2.3. Vecteurs liés : L’origine est un point fixe. Exemple le poids d’un corps

1.2.4. Vecteurs équipollents


Un vecteur équipollent à un autre vecteur est un vecteur de même intensité et
de même sens, placé sur la même droite d’action ou sur une droite d’action
parallèle.

2. FORCES ET MOMENTS

2.1. FORCES

2.1.1. Notion de forces


Quelle que soit leur nature, et quelle que soit la façon dont elles se manifestent
(à distance ou au contact de deux corps), les forces (par exemple le poids d’un
corps), sont, des grandeurs vectorielles.
Il faut donc, chaque fois que l’on considère une force, rechercher :

COURS DE RDM – DR A. KONIN


4

 La droite d’action (la direction),


 Le sens,
 Le point d’application,
 L’intensité.

a) La droite d’action
Si une force s’exerce, par exemple, par l’intermédiaire d’un fil tendu, la droite
d’action de la force est celle que matérialise la force. De même, si une force est
transmise par une tige rigide, cette tige matérialise la droite d’action de la force.

b) Le sens
Le sens d’une force est celui du mouvement qu’elle tend à produire ; si force et
mouvement sont dans le même sens, la force est dite motrice ; dans le cas
contraire, la force est dite résistante. Par exemple, les forces de frottement sont
des forces résistantes.

c) Le point d’application
Si un solide est tiré par un fil ou poussé par une tige rigide, le point d’application
est le point d’attache du fil ou le point de contact de la tige. Dans le cas du poids
d’un corps, le point d’application est le centre de gravité de ce corps.

d) L’intensité
L’intensité mesure la grandeur de la force. Elle s’exprime en Newton (N)

2.1.2. Equilibre d’un solide soumis à des forces concourantes


On appelle forces concourantes, des forces dont les droites d’action passent par
le même point. La résultante des forces concourantes est représentée
vectoriellement par la diagonale du parallélogramme construit sur les vecteurs
figurant ces forces.
Inversement, on peut décomposer une force en deux forces composantes
concourantes portées par deux axes Ox et Oy, en reconstituant le
parallélogramme précédent.
Si un solide est soumis à plusieurs forces concourantes, on détermine la
résultante de l’ensemble en construisant le polygone des forces.

2.1.3. Equilibre d’un solide soumis à des forces parallèles


La résultante de deux forces parallèles est une force parallèle à ces deux forces
et d’intensité égale à la somme algébrique de l’intensité des deux forces.

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5

2.2. MOMENTS DE FORCES

2.2.1. Moment d’une force par rapport à un axe


Le moment d’une force par rapport à un axe est la grandeur vectorielle définie
par :

L’intensité du moment correspond au produit de cette force par le bras de levier


(OH).
Théorème des moments
Un solide mobile autour d’un axe est en équilibre quand la somme des moments,
pris par rapport à cet axe, des forces qui tendent à le faire tourner dans un sens
est égale à la somme des moments des forces qui tendent à le faire tourner en
sens contraire.

3. PRINCIPES DE LA STATIQUE

3.1. QUELQUES DÉFINITIONS

3.1.1. Solides et systèmes matériels


On appelle système matériel, un ensemble de matière dont les atomes peuvent
être de même nature ou non, déformable ou non, compressible ou
incompressible.
On appelle solide, un ensemble de matière dont les atomes sont de même
nature, géométriquement parfait, indéformable et homogène.
Cette définition est valable pour les solides dont on s’intéresse dans ce cours
(mécanique newtonienne).

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6

3.1.2. Notion de torseur

a) Définition
Soit  un espace affine de dimension 3 et E l’espace vectoriel associé, soit :
Le champ vectoriel défini par : et un vecteur . Le vecteur et
le champ vectoriel définissent un torseur si et seulement si :

On appelle éléments de réduction du torseur en O :


(O) : moment en O du torseur,
: résultante du torseur (indépendante du point O)
On notera {T} un torseur quelconque et {T} O ses éléments de réduction en O.

b) Quelques propriétés
 La somme de deux torseurs est un torseur et ses éléments de réduction
sont la somme des éléments de réduction des torseurs constituants la
somme,
Soit {T} = {T1} + {T2} alors  O  , {T}O = {T1}O + {T2}O
 On appellera et on notera torseur nul :

{0} tel que  O  ,

 Deux torseurs sont égaux si et seulement si ils ont les mêmes éléments de
réduction

 On appelle couple un torseur dont la résultante est nulle et dont le


moment résultant est indépendant du point de calcul.
3.2. PRINCIPES DE LA STATIQUE

3.2.1. Principe de l’inertie de Galilée


Si la somme vectorielle des forces s’exerçant sur une particule est nulle, cette
particule est soit au repos (si elle était initialement au repos), soit en mouvement
rectiligne uniforme (si elle était en mouvement).

3.2.2. Principe de l’action et de la réaction


Pour deux solides (S1) et (S2) en contact, l’action exercée par (S1) sur (S2) est
opposée à l’action de (S2) sur (S1).

3.2.3. Principe du glissement


Le glissement d’une force sur sa droite d’action ne modifie pas les conditions
d’équilibre du solide auquel il est appliqué.

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7

3.2.4. Principe Fondamental de la Statique (P.F.S)

a) Enoncé du principe
Si un ensemble matériel {E} est en équilibre par rapport à un repère R, la
somme des actions extérieures à {E} qui agissent sur {E} est nulle.

b) Notion de frontière
Le PFS fait apparaître la notion « d’extérieur à un ensemble matériel ». Par
conséquent, avant d’envisager l’utilisation du PFS, nous devons installer une
frontière d’isolement. Toutes les actions situées dans cette frontière seront
donc internes au système isolé, et par conséquent, elles n’interviendront pas
dans l’écriture du PFS. Seules les actions extérieures qui traversent cette
frontière sont à prendre en compte lors de l’écriture du PFS. Considérons par
exemple le système matériel ci-après :
A (S1) (S2)

C
B
(S0)
P1
D
 Cas 1 : Isolons le solide S2
 P2
Les actions mécaniques extérieures à S 2 qui agissent
sur S2 s’énumèrent de la façon suivante :

• Poids de S2,
• Action, en C de S0 sur S2,
• Action, en D de S0 sur S2,
• Action, en B, de S1 sur S2… et sont concernées par le PFS.

 Cas2 : Isolons les solides S1+S2


Les actions mécaniques extérieures à S 1+S2 qui
agissent sur S1+S2 s’énumèrent de la façon
suivante :
• Poids de S1,
• Poids de S2,
• Action, en A de S0 sur S1,
• Action, en C de S0 sur S2,
• Action, en D de S0 sur S2.

c) Théorème fondamental
Pour qu’un système matériel indéformable soit en équilibre, il faut et il suffit que
le torseur des actions extérieures qui lui sont appliquées soit équivalent au
torseur nul,

soit :

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8

F3
F4
A3
A4

A2
O
A1
F2
F1

Dans un repère orthonormé, les équations vectorielles ci-dessus donnent


chacune trois équations scalaires de projections suivantes :

Dans l’espace, on aboutit à six équations (3 équations de forces et 3 équations


de moments) et dans le plan, il ne reste que trois équations (2 équations de
forces et 1 équation de moments).

4. TYPES DE CHARGES ET LIAISONS DANS LE GÉNIE CIVIL

4.1. INTRODUCTION
Les actions extérieures (forces extérieures) qui s’appliquent sur les solides sont
au niveau mathématique, de nature différente. On distingue :

4.1.1. Les efforts connus


On retrouve les efforts modélisant les actions du poids propre des éléments, les
actions climatiques (vent, pluie, houle) et les actions d’exploitation. Ces actions
sont données de façon réglementaire à l’aide des DTU (Documents Techniques
Unifiés) et des Normes.

4.1.2. Les efforts inconnus


Ils sont développés par les liaisons du solide étudié avec les éléments de
transfert des charges. Les liaisons servent à bloquer certains degrés de liberté
(ddl) des solides.
4.2. LIAISONS ET EFFORTS DE LIAISON DANS LE PLAN
Dans le repère (O, x, y), tout mouvement de solide peut être défini parfaitement
suivant les trois axes (Ox), (Oy) et (Oz). Ces mouvements sont deux translations
(suivant (Ox) et (Oy)) et une rotation suivant (Oz) (axe perpendiculaire au plan
(Ox, Oy). A ces mouvements, on fait correspondre trois degrés de liberté. Lorsque
l’on crée des liaisons pour bloquer des mouvements, cela génère des efforts
inconnus appelés efforts de liaison ou réactions de liaison. Les principales liaisons
du Génie civil dans le plan sont :

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4.2.1. L’appui simple (ou mobile)


Il bloque la translation dans la direction de l’appui, il permet une translation x
dans la direction perpendiculaire et une rotation  autour de l’axe
perpendiculaire au plan de la liaison. On a alors un effort de liaison (R 1). La
modélisation est comme suit : R1

4.2.2. L’articulation (ou appui fixe) ou liaison pivot


Il bloque les deux translations, seule la rotation  autour de l’axe perpendiculaire
au plan de la liaison est possible. On a alors deux efforts de liaison (R 1 et R2). La
modélisation est comme suit :

R2
R1 ou

4.2.3. L’encastrement (parfait)


Cette liaison bloque les trois degrés de liberté possible, aucun mouvement n’est
autorisé. On a alors trois efforts de liaison (R 1, R2 et le moment d’encastrement
MO). La modélisation est comme suit :
MO

4.2.4. Tableau récapitulatif


R1
R2

Symbole Degré de Mouvements Efforts de


liberté autorisés liaison

- une translation
R1 2
Appui (Ox)
simple
- une rotation (Oz)
R2
R1
1 - une rotation (Oz)
Appui fixe

0 Aucun
Encastreme MO
R2
R1
nt

4.3. DIFFÉRENTS TYPES D’ACTIONS EN GÉNIE CIVIL


Il existe différents types d’actions en génie civil :

4.3.1. Les actions concentrées


On modélise par une force appliquée en un point du solide. Exemple : bille sur un
plan (voir ci-après).
(1)
F
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(0)
10

L’action de la bille (1) sur le plan (0) peut être représentée par une
force

4.3.2. Les actions réparties


Ces actions peuvent être linéaires (exemple d’un cylindre posé sur un plan),
surfaciques (cas d’une boîte sur un plan). Dans tous les cas, l’action résultante
correspond à la somme des actions élémentaires appliquées au centre de gravité
de la section ; c'est-à-dire à la surface représentée par ces actions (propriétés de
la somme ou de l’intégrale d’une fonction).
En d’autres termes, les actions réparties peuvent être remplacées en statique
par leur résultante appliquée au centre de gravité de la surface représentée
par ces actions.

5. ANALYSE DES SYSTÈMES MATÉRIELS

Soit b : le nombre de solides composant le système,


Li : une liaison quelconque interne ou externe ; elle sera caractéristique de
la liaison. Sa valeur est prise égale au nombre d’inconnues introduites par la
liaison.
Si nous décomposons la structure en solides élémentaires, les conditions
d’équilibre écrites pour chaque solide nous conduisent à 6b équations dans
l’espace (3b équations dans le plan). Soit Li le nombre d’inconnues introduites
par l’ensemble des liaisons. Posons :

Si h = 0 ; le système est isostatique : il y a autant d’inconnues que d’équations de


la statique
h  0 ; le système est hyperstatique : il y a plus d’inconnues que d’équations de
la statique
h  0 ; le système est hypostatique : il y a moins d’inconnues que d’équations.
Ce type de système est instable.

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CHAPITRE 2 : CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES SECTIONS


PLANES

OBJECTIFS

L’élève sera capable de :


 Déterminer le centre de gravité d’une surface plane,
 Calculer les moments statiques et d’inertie d’une section

1. CENTRE DE GRAVITÉ

1.1. SYSTÈMES DE SOLIDES PONCTUELS


Soit une distribution de points massiques (P i, mi), le centre de gravité G est défini
comme le barycentre des n points Pi affectés des coefficients égaux aux masses
mi.
Dans un repère orthonormé, les coordonnées de G sont données par la relation :

avec

1.2. APPLICATION AUX CORPS MATÉRIELS HOMOGÈNES


Le centre de gravité (G) des corps matériels (ligne, surface, volume) est donné
par les expressions ci-après :

1.2.1. Ligne matérielle (tige, fil)

Pour une tige homogène, on a : avec L : longueur de la tige

Exemple d’un demi - cerceau de rayon R

P yp


xp dl = R d
1.2.2. Surface matérielle (plaque, coque)

Pour une surface homogène, on a : avec S : aire de la surface

Exemple d’un demi – disque de rayon R

P yp


COURS DE RDM – DR A. KONIN xp ds = r dr d
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1.2.3. Volume matériel (Pour information)

Pour un volume homogène, on a : avec V : volume de l’élément

Exemple d’une demi-sphère pleine de rayon R


N.B : Pour certains éléments, il peut être plus simple d’effectuer le calcul du
centre de gravité en coordonnées polaires, dans ce cas l’élément d’intégration
vaut :

1.3. MÉTHODE DE CALCUL : THÉORÈMES DE GULDIN y

 Soit une courbe (L) tournant autour de l’axe Oy, ne le coupant pas. (L)

L’élément dl engendre une surface ds telle que P


(S)
La surface totale engendrée sera :

Compte tenu de la définition du centre de gravité d’une ligne matérielle xp x

 Soit une surface plane (S) tournant autour de l’axe Oy, ne le coupant
y
pas.
L’élément ds engendre un volume dv tel que
(S)

Le volume total engendré sera : (V) P

Compte tenu de la définition du centre de gravité d’une surface matérielle


xp x

2. MOMENT STATIQUE y

On appelle moment statique de la surface (S) par rapport à l’axe (Ox)


ou (Oy), la grandeur algébrique suivante : s

On montre que et où xG et yG sont les


O coordonnées du x

centre de gravité du solide S.


Si l’axe passe par le centre de gravité de la surface alors le moment statique est
nul. Le moment statique est une quantité algébrique cela signifie qu’il peut être
positif ou négatif.
Le moment statique est homogène à un volume. Il s’exprime donc en m 3, cm3,
mm3, etc.

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13

3. MOMENT D’INERTIE

3.1. DÉFINITION
Le moment d’inertie d’une surface plane (S) , par rapport à un axe (xx’), est la
somme des produits des surfaces élémentaires s infiniment petites, par le carré
de leur distance à cet axe. Le moment d’inertie est une quantité positive.

3.2. THÉORÈME DE HUYGENS OU THÉORÈME DES AXES PARALLÈLES y


y=d+y
1 (S)
Le moment d’inertie d’une surface plane par rapport à un axe quelconque
s
situé dans le plan de la surface est égal au moment d’inertie par rapport
G
à un axe parallèle passant par le centre de gravité, augmenté du produit X
de l’aire de la surface par le carré de la distance des axes. y d = yG
x

En effet,

Or : et
On obtient bien :

Le moment d’inertie est homogène à une longueur à la puissance quatre. Il


s’exprime en m4, cm4, mm4, etc.

3.3. MODULE D’INERTIE


Le module d’inertie est défini comme étant le quotient du moment d’inertie par la
distance de la fibre extrême à l’axe passant par son centre de gravité. Soit v et v’
ces distances (v : de la fibre supérieure à G et v’ de la fibre inférieure à G), le
module d’inertie est alors I/v ou I/v’.
Le module d’inertie est également appelé module de résistance puisqu’il
intervient dans le calcul des contraintes dans les pièces fléchies.
Le module d’inertie est homogène à un volume. Il s’exprime donc en m 3, cm3,
mm3, etc.

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2ème Partie : RDM

Objet de la Résistance Des Matériaux et historique


La RDM est une science dont l’objet est de déterminer les dimensions d’un
élément de telle façon qu’il résiste aux efforts qui lui sont appliqués dans les
meilleures conditions de sécurité et d’économie.
Lors de l’étude d’une construction (ouvrages d’art, bâtiment, etc.), la RDM
intervient à trois niveaux :
 Stabilité : chaque élément d’une construction doit être en équilibre. La
construction dans son ensemble est en équilibre,
 Résistance : chaque élément d’une construction doit pouvoir supporter les
charges prévues sans risque de rupture,
 Déformation : les éléments de la construction doivent supporter les
charges sans déformation excessive.
La RDM est une science qui s’appuie sur la statique et la complète :
 La statique s’intéresse aux actions extérieures appliquées aux
systèmes,
 La RDM pénètre à l’intérieur des systèmes, pour étudier les forces
appliquées à chaque élément de la matière et donc les déformations
qui en résultent.

A la fin du 16ème siècle, GALILEE résout certains problèmes d’égale résistance et


effectue les premiers essais connus de traction et flexion.
HOOKE énonce en 1678 la loi de proportionnalité des déformations aux
contraintes. A la même époque, MARIOTTE et BERNOUILLI étudient la flexion
plane.

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Error! Use the Home tab to apply Titre 1 to the text that you want to appear here. 15

En 1773, COULOMB donne une théorie exacte de la flexion simple par application
des équations d’équilibre à une région isolée de la poutre.
Dès le début du 19ème siècle, la RDM est créée en tant que science et corps de
doctrine. Les premiers cours de NAVIER sont disponibles dès 1823…

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CHAPITRE 3 : SYSTEMES RETICULES PLANS

OBJECTIFS

L’élève sera capable de :


 Définir un système réticulé plan,
 Déterminer les efforts dans les barres d’un système réticulé isostatique.

1. DÉFINITIONS

Un système réticulé (ou à treillis) est un système composé de barres rectilignes


articulées entre elles à leurs extrémités ; les points d’articulation, communs à
plusieurs barres, sont les nœuds du système.

Figure 2.1 : système réticulé sur 2 appuis simples


Les seules forces extérieures appliquées au système (forces données et réactions
d’appuis) sont supposées être appliquées aux nœuds. Il en résulte qu’une barre
AB du système, comprise entre les nœuds A et B, est en équilibre sous l’action de
deux forces égales et opposées appliquées, l’une en A, l’autre en B. Cette barre
ne supporte donc qu’une force normale F, appelée effort dans la barre AB. Par
convention, F est positif si la barre AB est comprimée, négatif si la barre AB est
tendue.
Lorsque toutes les barres et les forces appliquées sont dans un même plan, le
système est un système réticulé plan.
Un système triangulé est un système réticulé formé de triangles juxtaposés
extérieurement, les barres étant les côtés communs à deux triangles. Nous nous
intéressons dans ce chapitre aux systèmes triangulés plans.
Le problème posé par le calcul des systèmes réticulés est la détermination des
réactions d’appui et des efforts dans les barres. Les équations de la statique sont
au nombre de trois (deux, s’il n’y a que des forces verticales). Si ces trois
équations suffisent pour déterminer les réactions d’appui, le système réticulé est
dit extérieurement isostatique. S’il existe des réactions en nombre surabondant,
le système est dit extérieurement hyperstatique. Les réactions d’appui une fois

Cours de RDM – Dr A. KONIN


17

connues, s’il est possible de déterminer tous les efforts dans les barres, le
système est dit intérieurement isostatique.
Si nous avons n nœuds et b barres, la condition pour que le système soit

isostatique est . Cette condition est également une condition


nécessaire et suffisante pour que le système soit strictement indéformable.

2. EVALUATION DES EFFORTS DANS LES BARRES

2.1. MÉTHODE DES NŒUDS


Il s’agit d’écrire l’équilibre des forces et réactions appliquées à chaque nœud, ce
qui conduit à résoudre système d’équations linéaires. Ceci suppose que toutes
les forces sont appliquées aux nœuds du système. Ce qui n’est pas toujours le
cas : cas du poids propre des barres notamment. On répartit donc les charges sur
les nœuds situés aux extrémités de chaque barre.

2.1.1. Méthode analytique


La méthode consiste à isoler le nœud considéré par des coupures libérant les
efforts dans les barres et à projeter toutes les forces (efforts normaux et forces
extérieures) agissant sur le nœud suivant deux axes perpendiculaires.
Considérons le système réticulé ci-dessous, les réactions d’appui (aux nœuds 1
et 4) étant connues, si nous cherchons l’effort dans la barre 1-2 (N 12), il nous
suffit d’écrire les équations de la statique au nœud 1 par exemple. Les efforts
étant tous appliqués au nœud 1, seule l’équation des forces (deux équations de
projection) est suffisante pour obtenir cet effort (voir Fig. 2.2b).

1 N15

R1
Figure 2.2a : étude d’un système réticulé plan Figure 2.2b : équilibre du nœud
1
On écrit l’équilibre de chaque nœud afin de déterminer les efforts dans les
différentes barres du système.
Remarque
Il convient de remarquer que la résolution n’est possible à chaque nœud que s’il
y a au plus deux forces inconnues (deux équations de la statique).

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18

2.1.2. Méthode de CREMONA


Lorsque le nombre de nœud est important, la méthode de Crémona s’impose.
C’est la traduction graphique de la méthode des nœuds. Le principe de la
méthode est le suivant (après avoir déterminé les réactions d’appui) :
 On numérote les nœuds du système. On divise le plan en régions. Chaque
région est limitée par une barre ou par la ligne d’action d’une force.
 On classe les régions autour d’un nœud en tournant dans le sens
trigonométrique. On désigne par deux lettres consécutives de régions la force
transmise au nœud suivant la ligne qui sépare deux régions. La première
lettre désigne l’origine de la force. Sur le schéma ci-dessous, le nœud 3 est
donc soumis aux forces , , , , .

 Déterminer l’ordre de résolution des nœuds, en considérant que la résolution


n’est possible que si les efforts dans les barres concourantes à un nœud sont
inconnus pour eux d’entre elles seulement. Les efforts dans les barres seront
obtenus deux par deux, de proche en proche. Pour le nœud 3, on obtient le
tracé suivant :

 On termine en vérifiant la fermeture de l’épure au niveau du dernier nœud.

2.2. MÉTHODE DES SECTIONS (OU DE RITTER)


La méthode consiste à pratiquer dans le système une coupe ne rencontrant pas
plus de trois barres (sauf dans des cas précis) non concourantes, de façon à
séparer le treillis en deux parties. Pour trouver l’effort dans une des barres, on
écrit l’équation des moments de l’une des deux parties par rapport au point
d’intersection des autres barres (Fig. 2.3)

F2
3
F1 1
B
3
A 2 4
C

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Figure 2.3 : application de la méthode de


Ritter
Remarques
1) Dans le cas où deux barres coupées sont parallèles, on utilisera une
équation de projection afin de déterminer les efforts dans les barres,
2) Si la section coupe plus de trois barres, la méthode de Ritter peut être
appliquée à condition que les barres coupées soient toutes convergentes
sauf une.
Intérêt de la méthode des sections : elle permet de calculer directement l’effort
de n’importe quelle barre et constitue de ce fait un excellent moyen de
vérification des résultats obtenus par les autres méthodes.

3. EXEMPLE D’APPLICATION

Considérons la poutre triangulée (Fig. 2.4), reposant sur deux appuis simples A et
B. On demande de déterminer les efforts dans les différentes barres par la
méthode des nœuds et celle des sections. A.N : F1 = F2 = 80 kN ; a = 2,00 m et h
= 1,00 m

F2
F1
h
A B
a a a

Figure 2.4 : étude d’une ferme Shed

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20

CHAPITRE 4 : THEORIE DES POUTRES

OBJECTIFS

L’élève sera capable de :


 Déterminer les efforts internes dans une poutre droite,
 Tracer les diagrammes des efforts internes.

1. NOTION DE POUTRE

1.1. DÉFINITION
Une poutre est un solide engendré par des sections droites (S) dont le centre de
gravité G décrit une courbe () appelée ligne moyenne. Les sections (S) restant
perpendiculaires à () en G. les caractéristiques de la poutre sont :
 La dimension longitudinale (longueur) est grande
par rapport aux dimensions transversales,
 Le rayon de courbure (R c) de la fibre moyenne est
grand par rapport aux dimensions de la section
droite,
 Il n’y a pas de variation brusque de la section,
 Le solide admet un plan de symétrie.

1.2. SYSTÈMES DE RÉFÉRENCE


Pour l’étude des problèmes en RDM, il faut distinguer deux repères :
 Un repère fixe Oxyz qui sert à repérer chaque section droite de la poutre.
C’est également ce repère qui servira à projeter les forces extérieures
y
dans l’écriture des équations de la statique

x
z

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21

Repère global
 Un repère mobile lié à la section droite et qui permet de définir toute
grandeur relative à cette section. C’est un trièdre direct Gxyz comme suit :
les axes Gy et Gz sont dans le plan de la section et dirigés suivant les axes
principaux d’inertie et orientés de façon à avoir un trièdre direct avec Gx
qui est suivant la tangente à la fibre moyenne. Gx est dirigé de la gauche
y
vers la droite.

x
G
z

Repère local mobile


1.3. HYPOTHÈSES FONDAMENTALES DE LA THÉORIE DES POUTRES

1.3.1. Homogénéité et Isotropie


Les matériaux constitutifs des poutres seront supposés :
 Homogènes : on supposera que tous les éléments de la matière, aussi
petits soient-ils sont identiques,
 Isotropes : on supposera qu’en tout point et dans toutes les directions, la
matière a les mêmes propriétés mécaniques.

1.3.2. Principe de SAINT-VENANT


Les contraintes, dans une région éloignée des points d’application d’un système
de forces, dépendent uniquement de la résultante générale et du moment
résultant de ce système de forces.

1.3.3. Principe de NAVIER - BERNOUILLI


Cette hypothèse consiste à supposer que les sections planes normales à la fibre
moyenne avant déformation, demeurent planes et normales à la fibre après
déformation.

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22

1.3.4. Principe de superposition


Le matériau étant supposé élastique, on admet que si plusieurs forces agissant
séparément provoquent des effets Ei,

1.3.5. Principe de l’équivalence


L’ensemble des contraintes qui agissent sur une section droite divisant une
poutre en deux parties (I) et (II) et considérée comme appartenant par exemple à
la partie (I) est équivalent au système des forces extérieures appliquées sur la
partie (II) de la poutre :

1.3.6. Hypothèse de la petitesse des déplacements


Cette hypothèse va permettre de confondre la configuration d’une structure à
l’état déformé avec sa géométrie initiale.

2. EFFORTS INTERNES OU SOLLICITATIONS

2.1. CAS GÉNÉRAL


Si on considère une section droite  d’une poutre (E), elle partage celle-ci en
deux parties : une partie de gauche (E1) et une partie de droite (E2).

On appelle système de gauche Sg relatif à la section , le système des forces et


couples extérieurs appliqués à la poutre à gauche de . L’on définit de même le
système de droite Sd. L’équilibre de la poutre exige que :

Par l’équation ci-dessus et cela est très important, on a montré que le système
de droite est l’opposé du système de gauche et par conséquent l’opposé du
système des efforts internes (Principe d’équilibre).
Le système de gauche Sg se réduit au point G, centre de gravité de , en :
- Une résultante générale et un moment résultant

On appelle efforts internes ou sollicitations, les composantes des éléments


de réduction du système de gauche selon l’axe Gx et le plan de la section . Les
sollicitations sont donc par équivalence, les efforts internes au droit d’une section
. On parlera indifféremment de sollicitations ou d’efforts internes dans une
poutre.
La résultante générale se décompose :

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23

 Suivant Gx en qui est appelé effort normal,


 Dans le plan de la section  en qui est appelé effort tranchant, a deux
composantes : qui est dirigée suivant Gy
qui est dirigée suivant Gz
Le moment résultant se décompose :
 Suivant Gx en qui est appelé moment de torsion,
 Dans le plan de la section  en qui est appelé moment fléchissant, a
deux composantes : qui est dirigée suivant Gy
qui est dirigée suivant Gz

2.2. POUTRE À PLAN MOYEN CHARGÉE DANS SON PLAN


On suppose que l’axe Gy est situé dans le plan moyen et par conséquent est un
axe de symétrie de toute section droite. Dans le cas présent, le plan moyen sera
confondu avec le plan xOy. On suppose également que les forces et couples
sollicitant la poutre, sont contenus dans le plan moyen.
De ce fait, le système de gauche Sg admet pour élément de réduction :
- Une résultante générale située dans le plan moyen et qui se
décompose en un effort normal et un effort tranchant porté par Gy (
),
- Un moment résultant perpendiculaire au plan moyen et porté par Gz (
).

Pour une poutre à plan moyen chargée dans son plan, les sollicitations sont
entièrement définies par la connaissance des 3 composantes .
2.3. CONVENTIONS DE SIGNE

2.3.1. Sollicitations
Les sens indiqués sont les sens des sollicitations positives. On remarque que les
sens des sollicitations positives en utilisant les forces de gauche sont opposés
aux sens des sollicitations positives en utilisant les actions de droite.
Gauche Droite
T>0
N>0 N>0
M>0
M>0
T>0

Par ailleurs un moment fléchissant positif tend la fibre inférieure. Cela peut donc
également servir à retrouver le signe d’un moment fléchissant.

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24

2.3.2. Déformations
On remarque qu’en ce qui concerne l’allongement et la rotation, les sollicitations
positives créent des déformations négatives.

2.4. ETAT DE SOLLICITATION


Suivant les efforts internes non nuls, on définit les sollicitations suivantes :

Efforts internes non nuls Etat de sollicitation


N>0 Compression simple
N<0 Traction simple
Mz ou My Flexion pure
Mx Torsion pure
Ty et Mz (ou Tz et My) Flexion simple
N, Ty et Mz (ou N, Tz et My) Flexion composée
Ty, Tz, Mz et My) Flexion déviée

2.5. RELATIONS FONDAMENTALES CONCERNANT LES EFFORTS INTERNES (POUTRE À PLAN


MOYEN)

Considérons une portion de poutre ’ de longueur ds soumise uniquement à une

charge répartie . On montre que :

3. APPLICATION AUX SYSTÈMES ISOSTATIQUES

3.1. DIAGRAMMES DES EFFORTS INTERNES - PROPRIÉTÉS


Dans une structure constituée de poutres droites, toute section droite peut être
repérée par l’abscisse x de son centre de gravité comptée sur un axe Ox
confondu avec la fibre moyenne de la poutre. Les mesures algébriques des
efforts internes relatifs à une section sont donc des fonctions de la variable x
dont on peut représenter le graphe dans un repère Oxy lié à la poutre ; l’axe Oy
étant directement perpendiculaire à Ox.
Dans le cas de poutres à plan moyen chargées dans leur plan, on obtient trois
fonctions M(x), N(x), T(x) représentées par 3 diagrammes.
Lors de l’étude des diagrammes (M, N et T), on pourra faire appel aux propriétés
suivantes :
 Dans une région de poutre non chargée, T est constant (ou nul) et M varie
linéairement (ou est nul),

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25

 Dans une région de poutre soumise à une charge répartie uniforme, T est
une fonction linéaire et M est une fonction polynomiale du 2 nd degré
admettant pour diagramme un arc de parabole,
 M, N et T sont discontinus au droit des sections où sont appliquées des
couples ou des charges concentrées,
 Les moments fléchissants positifs seront représentés sous l’axe de la
poutre (vers les y négatifs).
3.2. EXEMPLES

3.2.1. Poutre soumise à une charge concentrée

Ra a F Rb

x S1
x S2
l

 Réactions d’appui :

 Efforts internes
On doit envisager les cas où la section étudiée est située avant ( 1) ou
après (2) la section d’application de la force concentrée. En effet, selon
chacun des cas, le système de gauche prend une forme différente.
o Effort tranchant

 1 :

 2 :

 Diagramme

T(x)
Ra
a

- Rb
o Moment fléchissant

 1 :

 2 :

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 Diagramme

M(x)

3.2.2. Poutre soumise à une charge uniformément répartie

Déterminer les efforts internes et tracer leurs diagrammes

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27

CHAPITRE 5 : TRACTION – COMPRESSION SIMPLE

OBJECTIFS

L’élève sera capable de :


 Déterminer les contraintes et déformations dans un élément sollicité à la
traction ou compression simple,
 Calculer la contrainte normale thermique.

1. ETAT DE TRACTION – COMPRESSION SIMPLE

1.1. DÉFINITIONS

Une poutre est sollicitée en traction simple lorsque les actions aux extrémités se
réduisent à deux forces égales et opposées, portées par la ligne moyenne Lm.

L’effort F est appelé effort normal, il est noté N (< 0). Quelle que soit la section
considérée de la poutre, il s’exerce toujours £N au barycentre G de la section.

De même, une poutre est sollicitée en compression simple lorsque les actions
aux extrémités se réduisent à deux forces égales et opposées, portées par la
ligne moyenne Lm.

L’effort F est appelé effort normal, il est noté N (> 0). Quelle que soit la section
considérée de la poutre, il s’exerce toujours £N au barycentre G de la section.

N.B : Dans le cas d’une pièce sollicitée à la compression simple, ce qui suit ne
sera valable que si la pièce est courte. Pour une pièce élancée, il faudra tenir
compte du phénomène de flambement.

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28

1.2. CONTRAINTE NORMALE DUE À N


Chaque élément de surface S supporte un effort de traction
f parallèle à la ligne moyenne.
Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section
droite. D’où :  =  : contrainte normale en Mpa ou en N/mm²
N : effort normal en N
S : aire de la section droite en mm²

1.3. DÉFORMATION ÉLÉMENTAIRE DUE À N

Soient :
L0 : longueur initiale de la poutre (en mm)
L : longueur de la poutre après déformation (en mm)
L : Allongement de la poutre (en mm)
@ : Allongement relatif de la poutre (sans unité)
 = L/L0 ou L = .L0
Loi de Hooke :
En déformation élastique, la contrainte  varie linéairement en fonction de
l’allongement relatif .
 = E.  : contrainte normale en MPa
E : module d’élasticité longitudinale en
MPa
 : allongement relatif (pas d’unité)
1.4. CONTRAINTE NORMALE D’ORIGINE THERMIQUE
Sous l’effet d’une variation de température , une poutre aura tendance à subir
également une variation de longueur.
Si  est le coefficient de dilatation thermique du matériau, l’allongement relatif

sera :

Pour l’acier et le béton

Si la poutre peut se dilater librement, elle s’allonge et ne subit aucune


contrainte due à la variation .
Par contre, si la dilatation de la poutre est empêchée (par des liaisons
extérieures), elle subira une contrainte thermique produisant dilatation opposée
à celle de la variation de température de faon à ce que globalement, la longueur
de la poutre reste constante.

La contrainte due à ce gradient thermique vaut alors :

La contrainte due à ce gradient thermique vaut alors :

2. COMPORTEMENT DES MATÉRIAUX EN TRACTION – COMPRESSION SIMPLE

Une des hypothèses de la RdM est que le matériau est élastique et obéisse à la
loi de Hooke. Qu’en est-il dans la réalité ? Intéressons nous au comportement de
l’acier et du béton, deux matériaux les plus couramment utilisés en RdM.
2.1. L’ACIER : ESSAI DE TRACTION

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29

Si l’on exerce sur une barre d’acier de section S, une force de traction, on produit
dans la partie centrale de l’éprouvette, une contrainte normale uniforme de

traction .

Pour chaque valeur de la force, on peut mesurer au moyen d’un extensomètre


par exemple, l’allongement l subi par un tronçon de barre de longueur l,
l’allongement unitaire est :  = l/l (la courbe expérimentale est indiquée ci-
dessous).

F
B
y

 A

F  p e 
On distingue deux parties essentielles :
 Partie OA : « domaine élastique »
Les contraintes sont proportionnelles aux déformations. Au point A
correspond la limite élastique du matériau notée e ou fe. Dans cette région
la loi de Hooke est vérifiée :  = E. (E correspond au module d’Young et à
la pente du segment OA. Pour les aciers, E = 2.10 5 MPa).
 Partie AB : « domaine plastique »
Apparition de déformation plastique permanente (p)
 Le point C correspond au point de rupture du matériau (limite de rupture)
et le point D permet d’obtenir l’allongement à la rupture du matériau.

2.2. LE BÉTON : ESSAI DE COMPRESSION SIMPLE


Si l’on soumet une éprouvette cylindrique de béton à un essai de compression, le
diagramme contrainte déformation a l’allure ci-dessous.

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30

sr

0 e

Le début du chargement présente une partie sensiblement linéaire


correspondant au domaine élastique. Puis après la déformation a tendance à
augmenter rapidement. La contrainte augmente jusqu’à la limite de rupture du
béton (r). Il est impossible de définir la limite élastique et la caractéristique
essentielle d’un béton sera sa limite de rupture.
r et E dépendent de la composition et de l’âge du béton. E dépend en plus de la
durée d’application des charges (phénomène de fluage).
Remarque
Dans le cas de la compression simple, il y a risque d’apparition d’un phénomène
d’instabilité élastique (le flambement), il faut donc en tenir compte dans tout
problème de dimensionnement ou de vérification.

2.3. COEFFICIENT DE POISSON


On vérifie expérimentalement que l’allongement (raccourcissement) unitaire
longitudinal l d’une éprouvette soumise à un effort F, s’accompagne d’une
contraction (ou dilatation) transversale t.
Dans le domaine élastique, le rapport t/l est constant, c’est le coefficient de
Poisson du matériau noté :

Quelques valeurs du coefficient de Poisson :


Acier : de 0,25 à 0,30
Béton : 0,20 (état non fissuré).

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CHAPITRE 6 : CISAILLEMENT PUR

OBJECTIFS

L’élève sera capable de :


 Déterminer les contraintes dans un élément sollicité en cisaillement pur,
 Calculer la déformation élémentaire de cisaillement pur.

1. ETAT DE CISAILLEMENT

1.1. DÉFINITION

Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est


soumise à une résultante T appliquée en G (barycentre de la
section) et contenue dans le plan (S). T est appelé effort
tranchant.

1.2. EXEMPLES
 Action d’une tenaille, d’une cisaille,
 Opération de poinçonnage,
 Assemblages par rivets, boulons, broches, etc.

2. CONTRAINTES ET DÉFORMATIONS EN CISAILLEMENT PUR

2.1. CONTRAINTE DE CISAILLEMENT

Chaque élément de surface S supporte un effort de


cisaillement f contenu dans le plan (S).
Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section
droite. D’où :  =  : contrainte tangentielle en MPa ou
N/mm²
T : effort tranchant en N
S : aire de la section droite cisaillée en
2.2. DÉFORMATION ÉLÉMENTAIRE DUE AU CISAILLEMENT

En déformation élastique, la contrainte de cisaillement  varie linéairement en


fonction de l’angle de glissement .  = G. 
 : contrainte tangentielle en N/mm²
G : module d’élasticité transversal en
MPa
 : angle de glissement en radians

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32

CHAPITRE 7 : FLEXION

OBJECTIFS

L’élève sera capable de :


 Définir les différents types de flexion,
 Déterminer les contraintes et déformations dans un élément sollicité à la
flexion.

1. FLEXION PURE

1.1. DÉFINITION
Une section droite d’une poutre est soumise à la flexion pure si les efforts internes
relatifs à cette section se réduisent au seul moment fléchissant M qui de plus, est
porté par les axes principaux d’inertie (N = 0 ; T = 0 ; M ≠ 0).
Il en résulte que le moment fléchissant est constant dans toute région de poutre
sollicitée en flexion pure.

1.2. EVALUATION DE LA CONTRAINTE DUE À M


On démontre en théorie d’élasticité que M produit une contrainte normale . Le

principe d’équivalence se traduit par soit encore :

1.

2.

3.
D’autre part, d’après les hypothèses fondamentales de la théorie des poutres :
 Navier – Bernouilli : l’allongement relatif  d’un tronçon de fibre est une fonction
linéaire des coordonnées y, z de la fibre, soit  = dl/dx = a’ + b’ y + c’ z,
 Loi de Hooke : l’allongement relatif  d’un tronçon de fibre est proportionnel à la
contrainte normale  agissant sur la fibre, soit :  = - E . Il en résulte
=a+by+cz
En portant cette relation dans les relations (1, 2 et 3), on obtient :
1- a = 0 (moment statique de  / Gy et Gz est nul)
2- c = 0 (produit d’inertie par rapport aux axes principaux est nul)

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3- b = M / IGz
La contrainte ne dépend que de y et vaut alors :

On appelle axe neutre l’ensemble des points de la section pour lesquels la contrainte
normale est nulle. Si  = 0 alors y = 0.
En flexion pure, l’axe neutre est confondu avec l’axe (Gz).

1.3. DÉFORMATION ÉLÉMENTAIRE DUE AU MOMENT FLÉCHISSANT


Soient 2 sections voisines  et 1 distantes de dx. Après déformation due à M, elles
deviennent ’ et ’1 planes ayant tourné l’une par rapport à l’autre (hypothèse de
Navier – Bernouilli).
Une fibre PP1 d’ordonnée y est soumise

à une contrainte normale . Elle

subit donc une variation de longueur dl


telle que :

soit

2. FLEXION SIMPLE

2.1. DÉFINITION
Une section droite d’une poutre est soumise à la flexion simple si les efforts internes
relatifs à cette section se réduisent à l’effort tranchant T et au moment fléchissant M
qui de plus, est porté par les axes principaux d’inertie (N = 0 ; T ≠ 0 ; M ≠ 0).
Il en résulte que le moment fléchissant est variable le long d’une poutre sollicitée en
flexion simple.

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