INTRODUCTION
Partant du programme de l’enseignement supérieur et universitaire, l’université officielle
de Mbuji-Mayi prévoit pour tout étudiant un stage des vacances dans un centre de santé ou dans un
hôpital de la place. Ce stage, nous permet de concilier la pratique médicale à la théorie apprise
durant l’année académique. C’est ainsi, que chaque année académique, dans la faculté de médecine,
il est demandé à tous les étudiants, aspirants médecins d’effectuer un stage des vacances qui aura
une durée d’un mois. Ceci, pour nous permettre de concilier la théorie la pratique et aussi découvrir
et s’habituer au monde médical. Pour cela, nous avons effectué notre stage des vacances au centre
hospitalier La merveille , dans la période allant du 25/juin au 26/ juillet/2023 portant sur les soins
infirmiers. Ce stage de soins infirmiers destiné aux étudiants ayant terminé la 2 ère année des sciences
biomédicales.
II.2.1 OBJECTIF GENERAL
Ce stage permettra à l’étudiant stagiaire de Pratiquer les soins infirmiers à tendance holistique et
d'humaniser les soins (prendre un être humain comme un tout et en harmonie avec le corps médical,
avec générosité et humanisme chrétien).
II.2.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Au plan affectif :
A la fin de ce stage, l’étudiant devrait être capable de :
Accomplir son rôle de soignant par des soins de qualité ;
Eduquer et informer le patient et non l’entourage sur l’affection soignée
Entourer le patient de conseils susceptibles de relever son moral afin qu’il s’assume
pleinement ;
Transmettre à la hiérarchie pour solution les questions préoccupantes de patients ;
Coordonner dans l’unique intérêt du patient les soins, les services et les ressources
(honnêteté).
Au plan sensori-moteur :
A la fin de ce stage, l’étudiant devrait être capable de :
Préparer les lits et donner les postures et positions appropriées ;
Procéder correctement aux différentes mensurations ;
Appliquer la prévention des infections ;
Soigner les nouveau-nés à la naissance ;
Pratiquer sur base des théories les différentes injections ;
Procéder selon l’art aux perfusions et transfusion en accordant une attention particulière aux
risques ;
Placer correctement et selon l’art le tube ou instrument dans les cavités naturelles en vue
d’un examen ou d’un traitement ;
Préparer comme il se doit (psychologiquement et physiquement) un malade à l’intervention
chirurgicale et le surveiller en post opératoire ;
Soigner les plaies ;
Administrer correctement les soins à l’appareil urinaire ;
Pratiquer correctement les différentes ponctions.
Chapitre I. CADRE DU STAGE
Nous avons effectué notre stage au centre hospitalier La Merveille pendant un mois, du 25/Juin Au
26/ Juillet/2023
I.1. BREVE HISTORIQUE DE CENTRE HOSPITALIER LA MERVEILLE
Le centre hospitalier La Merveille CHM en sigle a ouvert ses portes dans les années 2010-2011 avec
différentes appellations dans le temps, centre chinois et actuellement appelé Centre hospitalier La
Merveille avec son fondateur Monsieur Cyrille TSHILOMBO.
En effet, animé par le souci profond d’aider la population du Kasaï oriental en général et en
particulier de la ville de Mbuji-mayi en leur offrant une structure accessible aux différentes couches
de la population. Voilà le mobile militant dès son implication jusqu’à nos jours.
Elle est opérationnelle 24 heures sur 24 heures et rend à la population un service de qualité avec
comme personnels :
Personnels médicaux : 5 médecins
Personnels infirmiers : 9 infirmiers dont 4 A1, 3 A2, 1 A1 et deux techniciens de laboratoire.
I.2. SITUATION GÉOGRAPHIQUE
Le centre hospitalier La Merveille est situé au nº308, av. NGALULA MPANDA JILA, Quartier Dipumba,
Commune de DIBINDI, ville de Mbuji-mayi, province de Kasaï oriental, Zone de santé de Lubilanji, aire
de santé de Dr Tshisuaka non loin de la résidence Watafra.
Il est limité :
Au Nord par l’Av MUADIANVITA ;
Au sud par l’Av MPANDAJILA ;
A l'Est par la Commune de DIBINDI ;
A l'Ouest par la résidence watfra.
I.3. SERVICES ORGANISES
Les services organisés dans ledit centre sont :
La Pédiatrie ;
La gynéco-obstétrique ;
La médecine interne ;
La chirurgie : à cela s’ajoute les services spécialisés comme :
L’ophtalmologie ;
La dentisterie ;
L’ORL
L’urologie.
I.5. ORGANIGRAMME
Chapitre II. DÉROULEMENT DE STAGE
Au cours de ce stage nous avons eu à réaliser les activités suivantes :
Donner les positions et postures aux malades ;
Prendre les Mesures des paramètres vitaux ;
Les Injections ;
Les Perfusions et transfusions ;
Les Plaies, escarres et brulures ;
Les Ponctions ;
II.1. LES POSITIONS ET POSTURES DE MALADES
Position latérale ou Sims : c’était une position utilisées dans les situations ci-après :
Vomissement, Drainage thoracique, Certaines interventions sur le rein, la rate, Enclouage du
fémur, Travail d’accouchement.
Position Latérale de Sécurité »(PLS) : dans le cadre des premiers secours
Position genou pectoral (genu pectorale) : dans les cas suivants : Toucher rectal, Grands
lavements, Hémoroïdectomie, Pour faciliter l’élimination de gaz chez un opéré si pas de
contre indication.
Position de chien de fusil ou pleurothotonos : rencontrée le plus souvent dans les cas de
tétanos, la ponction lombaire et les affections de la colonne vertébrale.
Position semi-assise ou FOWLER
II.2. MESURES DE PARAMÈTRES VITAUX
Au cours de notre stage la prise de paramètres vitaux était très fréquente. Pour ceci nous prenions
les paramètres suivants :
Tension artérielle
Pouls
Respiration.
Température
II.3. LES INJECTIONS
Définies comme étant une introduction d’un médicament liquide à l’aide d’une aiguille tubulaire
dans l’épaisseur d’un tissu ou d’un vaisseau d’où populaire de piqûre. La voie utilisée pour les
injections s’appelle « parentérale » ou autre voie que la voie digestive.
Pendant notre stage nous avons réalisé les injections chaque jour à savoir :
Injection intramusculaire
Injection sous cutané
Injection intradermique
Injection Intraveineuse
Matériels utilisés :
Aiguilles
Seringues
Désinfectant
Ouate
A. Injection intramusculaire
C’est l’injection d’une solution médicamenteuse dans une masse musculaire plus précisément dans
« l’endomysium »
Sites d’injection :
Région fessière
Muscle vaste externe
Mx deltoïde
B. Injection sous cutanée
Une injection sous-cutanée consiste à administrer un médicament dans le tissu conjonctif, sous le
derme et non dans le muscle. Cette voie d’administration permet une absorption plus lente, car les
tissus sont moins vascularisés. »
C. Injection intradermique
Elle consiste à introduire les médicaments, plus spécialement un produit biologique ou chimique
dans l’épaisseur du derme et pouls spécifiquement dans la couche épidermique qui est très
vascularisée.
Sites d’injection :
La face interne et externe de l’avant bras
La face externe du bras
La face externe du bras
D. Injection intraveineuse
C’est l’introduction d’une solution médicamenteuse, des solutés isotoniques, hypertoniques, acides
aminés, des médicaments trop irritants pour le muscle et en SC, des matières colorantes directement
dans la circulation sanguine par la voie veineuse.
Sites d’injection :
veines du pli du coude : médiane céphalique et basilique
veine radiale
veines métacarpiennes
réseau veineux du dos de la main et du pied
veine fémorale chez le nourrisson
II.4. LES PERFUSIONS ET TRANSFUSIONS
II.4.1. Perfusion
Une perfusion est une injection longue et progressive d’un liquide dans le corps se faisant par voie
intraveineuse. Un cathéter, sorte de tuyau souple, est introduit dans une veine périphérique, ou
parfois une grosse veine pour permettre la diffusion de plus gros débit.
Matériels utilisés :
Flacon contenant le liquide à perfuser (baxter) en verre ou en plastique,
Trousse à perfusion ;
les aiguilles ;
le garrot ;
Cathéter ;
la Potence ou pied à sérum ;
Sparadrap ;
Plateau ;
Soluté.
La surveillance
Au cours de la perfusion nous contrôlions les éléments suivants :
Surveillance générale :
o Etat général du malade
o Débit de la perfusion (vitesse)
o Fuite ou vidange de Baxter
o Réactions allergiques
Surveillance locale :
o Douleur locale au point d’injection
o Gonflement douloureux
o Hématome
o Fuite de liquide
Phlébite : irritation de la veine
II.4.2. LA TRANSFUSION
C’est l’administration du sang ou de ses dérivés chez un malade (dit : receveur), pour compenser la
carence d’un ou de plusieurs constituants de sang.
II.4.2.1. Techniques de transfusion
Pour perfuser du sang , il faut toujours utiliser une trousse à transfusion pour éviter de
transfuser des caillots de sang
Pour transfuser, on utilise le cathéter de gros calibre (cathéter 16G ou 18G pour les adultes ;
cathéter 20G ou 22G ou encore 21G pour les épicrâniennes chez les enfants).
II.4.2.2. Quantité de sang total à transfuser
Une unité de sang total est une poche qui contient le sang d’un donneur tel qu’il a été prélevé dans
une solution anticoagulante de conservation et contenu dans une poche en matière plastique de plus
au moins 450ml.
Il convient de signaler que les capacités des poches peuvent aussi varier. Ainsi, on peut
rencontrer des poches de 500ml, 300ml, 250ml voire 150ml
Q(quantité en ml )=[(HB désirée – HB du patient) X 6X poids du patient]
HB= Hémoglobine en g% ou g / 100 ml
Poids du patient en Kg
Débit d’une transfusion NB. 1ml = 20 gouttes
Nouveau-né et enfant inférieur à 1 an = 5ml/Kg/H ou soit 1,66 gouttes/Kg/min.
Enfant supérieur à 1 an= 7ml/Kg/Heure, soit 2,33gouttes/Kg/min
Enfant malnutris= 3ml/Kg/H, soit 1goutte/Kg/min
Adultes= 2ml/Kg/heure, soit 0,66gouttes/Kg/min
Surveillance De La Transfusion
Pendant la transfusion nous surveillions les éléments suivants :
Avant l’application de la transfusion :
o Vérifier la concordance entre l’identité du malade et celle qui est sur le bon de prescription
de la transfusion ainsi que celle qui est sur la fiche du malade ;
o Appliquer la technique de la transfusion décrite ci-haut ;
o Enregistrer chez le receveur les paramètres suivants : la température, la fréquence
cardiaque, la fréquence respiratoire, la tension artérielle, la présence et le degré
d’hépatomégalie.
Pendant la transfusion
o Noter l’heure du début
o Faire couler le sang avec un faible débit (10 gouttes/min pour les enfants et 20 gouttes/min
pour les adultes) pendant les 15 1ère minutes. Toutes les réactions du malade pendant la
transfusion doivent être notées 5 minutes après, reprendre les signes vitaux (T°, TA, FR, FC) Si
aucune réaction n’est observée après 15 minutes, augmenter le débit jusqu’au niveau prévu
par le médecin. Le taux du débit dépend des circonstances et de la pathologie du patient.
o Surveiller toutes les 15 à 20 minutes l’évolution du malade. La transfusion doit durer 3 à 4
heures
o En cas de réaction, arrêter la transfusion, garder l’aiguille dans la veine, prélever un
échantillon du sang chez le malade et le renvoyer au laboratoire avec une poche pour
investigation de cause de la réaction.
o A la fin de la transfusion, prendre de nouveau les signes vitaux et noter l’heure de la fin de la
transfusion. Faire le contrôle de l’hématocrite.
Après la transfusion :
o Contrôler l’efficacité hématologique de la transfusion ;
o Faire une évaluation clinique qui se manifestera par la disparition des signes ayant indiqué
cette transfusion ;
o Recommencer la surveillance de l’immunisation post-transfusionnelle notamment la
recherche des anticorps irréguliers 3 à 4 secondes après la transfusion ;
o Recommander la surveillance de la contamination virale par un bilan sérologique post-
transfusionnel.
Chapitre III. SUGGESTIONS ET DIFFICULTES RENCONTREES
3.1. SUGGESTIONS
Nous suggérons :
Aux autorités politico-administratives d’ équiper les structures sanitaires avec les matériels
ce centre de santé afin qu’une meilleure prise en charge soit réalisé.
Aux autorités hiérarchiques de centre hospitalier La Merveille à combler les insuffisances en
matériels, à renforcer l’encadrement des stagiaires, de renforcer l’asepsie et renforcer la
capacité de son personnel.
Aux autorités universitaires d’envoyer dans chaque structure du déroulement du stage les
superviseures pouvant rendre solide l’encadrement et vérifier comment se déroule le stage.
3.2. DIFFICULTES RENCONTREES
Comme toutes les autres activités que nous avons rencontrées , certaines difficultés durant notre
séjour au centre hospitalier La Merveille. Ces difficultés sont :
manque de superviseur pour les stagiaires
manque de certains matériels pour les soins infirmiers
Nous étions plus nombreux, et c’était difficile de tout faire ou participer à cause de beaucoup
de stagiaires.
pas d’encadrement solide de stagiaires
CONCLUSION
Vaut mieux la fin de la chose que son commencement. Notre stage s’est déroulé au centre
hospitalier Salem pendant la période allant de 25/Juin Au 26/Juillet 2023 dans le centre hospitalier La
Merveille. Ce stage nous a permis d’atteindre les objectifs précités. Ce rapport est subdivisé en
Quatre parties hormis l’introduction et la conclusion.