Victor Hugo est un écrivain célèbre du XIXe siècle.
A 14 ans, il proclame : « je veux être
chateaubriand ou rien ». En 1827, il a 25 ans et influencé par le romantisme anglais et
allemand, avec d’autre jeunes auteurs, il veut devenir célèbre et s’engager politiquement. Il
est, à cette époque, une figure montante de la littérature française. Père de deux enfants, il
est pensionné par le roi, ce qui lui permet de vivre de sa plume.
Sur le plan littéraire, Il admire Shakespeare pour la puissance de son théâtre. Il a été fasciné
par la pièce « Roméo et Juliette ».
Persuadé que le théâtre lui apportera la gloire, il écrit sa première pièce Cromwell, mais elle
est refusée. Et, en 1830, lors des Trois Glorieuses, il choisit de ne pas se battre pour mettre sa
famille à l’abri, contrairement à certains de ses amis comme Alexandre Dumas, qui ont pris
les armes.
En 1830, sa pièce Hernani, jouée à la comédie française, est un triomphe et donne lieu à une
bataille entre romantiques et classiques. En effet, Hugo a rejeté les règles classiques. Peu de
temps avant, concerné par les injustices, il a écrit le dernier jour d’un condamné, plaidoyer
contre la peine de mort. Remarqué par l’éditeur Charles Gosselin, ce dernier lui demande
d’écrire un roman historique, ce sera Notre dame de paris qui rencontrera un énorme succès.
Après avoir appris l’infidélité de sa femme avec son ami Sainte Beuve, en 1833, il s’éprend de
Juliette Drouet qui restera sa maitresse toute sa vie.
En 1838, avec ses ami Balzac, Sand, Dumas et Gauthier, il fonde la société des gens de lettres
pour défendre les intérêts des auteurs.
En 1841, il est élu à l’académies française.
EN 1843, il est, comme tous les étés en vacances, avec sa maîtresse Juliette. De retour, il
découvre que sa fille Léopoldine et son gendre sont morts noyés le 4 septembre, ce qui
l’anéantit. Après ce drame, il arrête d’écrire pendant un temps et se tourne vers la politique.
Il se présente aux élections contre Dumas : lui élu mais pas Dumas. Il est ensuite nommé
commissaire pour rétablir l’ordre à Paris lors des révoltes contre la nouvelle république.
Nommé pair de France en 1845, puis député de paris à l’assemblée constituante, il soutient
au départ le prince Louis Napoléon après l’abdication de Louis Philipe, mais face aux
ambitions du prince président, se rebellera contre lui. Pendant son mandat, il demande la
fermeture des ateliers nationaux et face à l’insurrection des ouvriers, leur fera tirer dessus.
Ceci le traumatisera à vie car il aura le sentiment d’être devenu complice d’un bain de sang.
De plus en plus touché par les injustices, le 9 juillet 1849, il prononce un célèbre discours sur
la misère.
Le 2 décembre 1851, quand Napoléon III fait son coup d’État, Victor Hugo le traite de
criminel, car selon lui, se coup d’état est un crime. Il appelle à le renverser. Sa tête est mise à
prix pour 25 000 francs. Et le 11 septembre, il prend une nouvelle identité : Jacques Firmin
Lanvin un ami de Juliette, et s’enfuit à Bruxelles.
À peine arrivé, il écrit un pamphlet contre Louis Napoléon Bonaparte. À cause de cela, il est
expulsé de Belgique et part s’installer à Jersey. Des lettres sont envoyées illégalement,
porteuses d’idées de résistance, notamment grâce à Flaubert qui les transmet à Paris. Quand
il apprend la mort de Gérard de Nerval un de ses protégés, cela lui redonne de la force pour
se battre.
Devenu indésirable à Jersey, il déménage à Guernesey le 31 octobre 1855. Il commence alors
à travailler sur « Les Contemplations », un recueil de poèmes autobiographiques. Grâce aux
ventes des Contemplations, il devient propriétaire de sa maison, qu’il baptise Hauteville
House, et il ne peut donc plus être expulsé.
Même quand la nouvelle loi d’amnistie pour les proscrits de Napoléon III, est annoncée, ce
qui lui permettrait de revenir à Paris, Victor Hugo refuse en vertu de ses convictions contre
l’Empereur. Il reprend l’écriture du livre « Les Misérables », qu’il avait interrompue pour faire
de la politique. A la mort de sa femme, il accompagne le cercueil jusqu’à la frontière, sans
faire un pas en France, toujours fidèle à ses principes.
En 1870, après la capture de Napoléon III par les prussiens lors de la guerre franco-
Prussienne, et la proclamation de la République, Victor Hugo et Juliette rentrent enfin à Paris,
où il est accueilli triomphalement. Il fait alors, un discours pour dire aux parisiens de
défendre Paris contre la Prusse.