DS 04
DS 04
Conseils :
• Ce devoir comporte 1 formulaire (au II) et 3 exercices.
• Le correcteur tiendra compte de la présentation (soin apporté aux schémas) et de la ré-
daction de votre copie : justifiez rapidement vos affirmations, donnez la valeur littérale
simplifiée des résultats en fonction des données de l’énoncé, vérifiez l’homogénéité et la
cohérence (tout résultat non homogène sera sanctionné). Les résultats NON ENCADRÉS
ne seront pas notés. Laissez une marge à gauche pour le correcteur.
• L’usage des calculatrices est autorisé.
Rappels de cours
Soit une lentille mince (L), d’axe optique Ox, de centre optique O, de foyers objet et image F et
F et de distance focale image f ′ = 0F ′ . Soit un objet AB perpendiculaire à l’axe optique tel que
′
On donne les relations de conjugaison avec origine au centre (formule de Descartes) et avec
origine aux foyers (formule de Newton) :
1 1 1
− = et F A.F ′ A′ = −f ′2
OA′ OA f′
On donne les formules de Newton donnant le grandissement :
A′ B ′ OA′ F ′ A′ FO
γ= = et γ = =
AB OA F ′O FA
Lycée Poincaré – Nancy Page 1/7 10 janvier 2018, durée 3h30
Devoir de Physique n°4 PCSI 2017 – 2018
Un système optique est constitué d’un objectif (L1 ) (assimilé à une lentille mince convergente
de centre O1 et de distance focale O1 F1′ = f1′ = 10 cm) et d’un oculaire (L2 ) (assimilé à une lentille
mince convergente de centre O2 et de distance focale O2 F2′ = f2′ = 2,0 cm).
La distance D = O1 O2 entre L1 et L2 est réglable.
Q7 1. (a) Déterminer D pour que le système soit afocal. Justifiez soigneusement.
Q8 (b) Quel système optique vient-on de construire ?
(c) On considère le viseur utilisé en travaux pratiques, constitué d’un oculaire, d’un objectif
et d’un réticule. Expliquer en quelques lignes comment effectuer le réglage pour obtenir
Q9 un système afocal.
(d) Sur l’annexe, représenter (à l’échelle) le système réglé et la marche d’un faisceau de
rayons parallèles venant d’un point à l’infini dans une direction faisant un angle α
Q10 orienté de l’axe optique ∆ vers un des rayons incidents.
′
(e) Calculer le grandissement angulaire (ou grossissement) G = αα de l’appareil (α′ est
Q11 l’angle orienté de l’axe du viseur vers un des rayons émergents).
2. On règle maintenant le viseur pour que l’œil d’un observateur emmétrope, regardant à
travers l’oculaire, voit nettement, sans accommoder, un objet AB situé à 20 cm en avant de
la face d’entrée de l’objectif.
Q12 (a) Déterminer la nouvelle valeur de D. Faire l’application numérique.
(b) Sur l’annexe, représenter le système optique (à l’échelle) et la marche d’un faisceau lu-
Q13 mineux issu de B à travers le système optique.
(c) Citer une application de ce type d’appareil. Avec le viseur de travaux pratiques, on ne
pouvait pas augmenter suffisamment D. Comment a-t-on tout de même pu obtenir un
Q14 système similaire ?
3. On garde le même réglage qu’à la question 2. En accommodant, l’œil peut voir des objets si-
tués au-delà d’une distance minimale dm = 25 cm. L’observateur place la pupille de son œil
au centre O ′ du cercle oculaire de l’appareil. On rappelle que le cercle oculaire est l’image
de L1 par L2 .
Q15 (a) Calculer la position p′ = O2 O ′ de la pupille. Faire l’application numérique.
(b) Montrer que pour être vue nettement par l’observateur, la position de l’image A′ B ′ de
AB à travers le système optique doit vérifier :
Q16
dm + f2′ − p′ 6 A′ F2′ < +∞
K i(t)
i(t)
iC (t) R L
R L
u(t)
u(t) C iL (t)
iL (t)
E r
E r
On considère le circuit de la figure 1 à gauche ci-dessus, constitué d’un générateur réel, modé-
lisé par un générateur idéal de f.é.m E en série avec un résistor de résistance R, branché à une
bobine réelle, modélisée par une bobine idéale d’inductance L en série avec un résistor de résis-
tance r. L’interrupteur K permet de relier, lorsqu’il est fermé, un condensateur de capacité C en
parallèle avec la bobine réelle et le générateur réel.
3. Équation différentielle :
Q27 (a) Établir l’équation différentielle qui régit l’évolution temporelle de iL (t). Mettre cette
équation différentielle sous forme canonique en faisant apparaitre un temps caracté-
ristique que l’on notera τ .
Q28 (b) Vérifier explicitement, sans utiliser l’équation différentielle, que [τ ] = T.
Q29 (c) Résoudre l’équation différentielle en tenant compte des conditions initiales.
Q30 (d) Tracer l’allure de la courbe iL (t).
Q43 ii. En choisissant une valeur pour n, mesurer δ à partir de la courbe et en déduire Q.
Q44 iii. Vérifier que la valeur obtenue est cohérente avec le nombre d’oscillations observées.
Remarque : il serait maintenant possible de déduire L et C des valeurs de ω et Q, mais
cela n’est pas demandé dans cet énoncé.
(d) Cette courbe a été obtenue à partir d’une mesure de u grâce à une carte d’acquisition
puis à un calcul sur le logiciel d’acquisition. Expliquer la formule utilisée pour obtenir
Q45 iL à partir de u et des caractéristiques E, R du générateur.
iL (en mA)
260
240
220
200
0 25 50 75 100 t (en ms)
1. À un instant considéré comme l’instant initial t = 0 (K1 se ferme pendant que K2 s’ouvre),
on note V0 la tension aux bornes du condensateur : v(0) = V0 .
Q46 (a) Écrire l’équation différentielle satisfaite par v(t) entre les instants 0 et T /2.
Q47 (b) En déduire l’expression de v(t) entre les instants 0 et T /2.
Q48 (c) Calculer alors v(T /2), qu’on notera V0′ , en fonction de r, C, T , V0 et V1 .
On posera dorénavant : a = T
2rC
.
Q49 2. (a) Écrire l’équation différentielle satisfaite par v(t) entre les instants T /2 et T .
Q50 (b) En déduire v(T ) en fonction de V0′ , V2 et a.
3. Compte tenu de la périodicité de v(t) dans le temps, exprimer V0 et V0′ en fonction de V1 , V2
Q51 et a.
Q52 4. É́tudier et interpréter les cas limites rC ≪ T et rC ≫ T .
Q53 5. Application numérique : r = 100 Ω ; T = 10−5 s ; V1 = 5 V ; V2 = 1 V ; C = 10 nF.
Tracer v(t) sur une période avec l’échelle suivante : 1 cm pour 10−6 s ; 2 cm pour 1 V.
Q54 6. (a) Exprimer la charge q accumulée dans le condensateur aux instants t = 0, t = T /2 et T .
(b) En déduire l’expression ∆q de la quantité de charge qui transite du “générateur V1 ” vers
Q55 le “générateur V2 ”, pendant une période, au travers du circuit précédent.
On exprimera le résultat en fonction de C, a et (V1 − V2 ).
7. Quelle est l’expression de l’intensité moyenne Imoyen du courant qui traverse chaque inter-
Q56 rupteur, en fonction de C, T , a, V1 et V2 . Faire l’application numérique.
8. En déduire la valeur de la résistance équivalente
Réq qui, branchée comme sur la figure ci-contre, Réq
serait traversée par le même courant moyen. Faire V1 V2
Q57 l’application numérique.
Q58 9. Quelle peut être l’utilité d’un tel dispositif ?
Fin
B
A
O1
(L1 )
O1
(L1 )
∆
(b) uniforme donc θ̇ = cte d’où ~a = −r θ̇2~er et ~v = r θ̇~eθ , donc v = r|θ̇|. On en déduit que
v 2 = r 2 θ̇2 (pas la peine de s’embêter avec la valeur absolue grâce au carré). Finalement
2
Q6 ~a = − vr ~er .
1. (a) Le système est afocal si l’image par le système d’un point situé à l’infini A∞ est elle
même à l’infini A′∞ . Or, l’image A1 de A∞ est dans le plan focal image de (L1 ) et pour
que A1 forme par (L2 ) une image à A′∞ à l’infini, il faut que A1 soit dans le plan focal
objet de (L2 ). En prenant A∞ sur ∆, on a A1 = F1′ = F2 . On peut résumer par le tableau
suivant :
(L1 ) (L2 )
A∞ −→ A1 = F1′ = F2 −→ A′∞
(b) Ce système afocal qui permet de voir sans accommoder et sous un diamètre apparent
Q8 plus grand (voir suite) un objet situé à l’infini est une lunette .
(c) En TP, on dispose d’une lunette à réticule R. On cherche à obtenir R = F1′ = F2 .
(L1 ) (L2 )
On doit donc avoir :
A −→ A1 = F2 6= F1′ −→ A′∞
f1′ .O1 A
Q12 D’où D = f2′ + et avec O1 A = −20 cm, on obtient D = 22 cm .
f1′ + O1 A
Cf TP-Cours
(b) Pour que A′ B ′ soit vu à travers l’oculaire par l’observateur placé en O ′ , il faut que la
distance qui les sépare soit supérieure ou égale à dm .
Partie plus calculatoire mais assez guidée (pas dans le sujet initial)
En reprenant l’inégalité obtenue dans la question précédente, l 6 A′ F2′ < +∞, on a donc
f′2
−f2′ + D − f1′ 6 F1′ A1 6 2l − f2′ + D − f1′ : relation (1).
De même, la relation de conjugaison de Newton appliquée à (L1 ) donne F1 A.F1′ A1 =
f′ 2
−f1′ 2 ⇒ F1 A = − F ′1A et comme (d’après la relation 1), −1
−f2′ +D−f1′
6 −1
F1′ A1
6 f′ 2
−1
,
1 1 2 −f ′ +D−f ′
l 2 1
on a bien
Q17 f1′ 2 f1′ 2
− 6 F1 A 6 − f2′ 2
D − f1′ − f2′ D − f1′ − f2′ + l
Correction
(L1 )
α′ F2
′
α F1′ F2 O2
PCSI
b b
O1 α A1 α′ ∆
B1
Question Q20, échelle 1 : 1
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(L1 ) (L2 )
F1′ A1 F2 F2′
b b b b
A F1 O1 O2 ∆
B1
R Ri R×0 R L R
iL (t) u(t) u(t) iL (t) u(t)
r E E r
(a) À t < 0 le générateur est équivalent à un fil (tension nulle d’après l’énoncé). On est en
régime permanent, on en déduit que la bobine est équivalente à un fil. On peut donc
représenter le schéma de la figure 1 ci-dessus. u = riL = ri = −Ri ⇒ (r + R)i = 0 ⇒ i =
Q24 0. On a donc iL (t < 0) = 0 et u(t < 0) = 0 .
(b) À t = 0+ , on peut seulement utiliser la continuité du courant à travers une bobine, on en
déduit que iL (t = 0+ ) = iL (t = 0− ) = 0 , ce que l’on représente sur la figure 2. De là, on
obtient la tension aux bornes de R qui vaut 0. Puis d’après la loi des mailles u + 0 = E ⇒
Q25 u(t = 0+ ) = E .
Attention à ne pas essayer d’utiliser quelque chose sur uL = L didtL car même si iL (t =
0+ ) = iL (t = 0− ) (c’est-à-dire simplement la courbe est continue), on ne sait rien sur didtL
(pente de la courbe en ce point).
(c) Pour t → ∞, on est en régime permanent et on peut remplacer la bobine par un fil. Cela
Q26 donne le schéma de la figure 3 ci-dessus. On en déduit u(t → ∞) = R+r
r
E d’après les
ponts diviseurs de tension et iL (t → ∞) = E/(r + R) d’après la loi de Pouillet.
3. (a) Le circuit n’a qu’une seule maille, iL = i, la tension aux bornes de R en convention
récepteur est Ri (cf circuit figure 1 par exemple). La loi des mailles donne u + RiL = E
et en utilisant la relation établie pour u cela donne L didtL + riL + RiL = E .
Q27 On présente cette équation différemment pour la mettre sous forme canonique :
t
0 τ
K iC K iC K iC
E iL E iL E iL
u uC (L,r) u uC u uC
R r R R r
(a) t = 0− correspond simplement au système de la partie précédente aux temps longs, soit
Q31 iC (0− ) = 0 (car interrupteur ouvert) d’où iL (0− ) = R+r
E
comme précédemment et on
en déduit u(0− ) = r.iL (0− ) = rE
R+r
.
Remarque : u(0− ) = uC (0− ) + uK (0− ) 6= uC (0− ) : la tension aux bornes de K ouvert est
rE
uK (0− ) = u(0− ) = R+r .
ic iL i u
E E rE
t=0 −
0 R+r R+r R+r
t = 0+ rE
R(R+r)
E
R+r
E
R
0
t=∞ 0 E
R+r
E
R+r
rE
R+r
d2 iL d2 iL ω0 diL
! !
r 1 diL 1 r E E
⇒ 2 + + + 1+ iL (t) = ⇐⇒ 2
+ +ω02 iL (t) =
dt L RC dt LC R RLC dt Q dt RLC
(b)
v !
1 r ω0
u
avec par identification, et
u
ω0 = t 1+ Q= r 1
LC R L
+ RC
Q35
d2 iL
3. (a) Compte tenu de la forme canonique : dt2
+ ωQ0 didtL + ω02 iL (t) = . . . on en déduit les
Q36 équations au dimension suivantes : T[i]2 = [ω 0 ] [i]
[Q] T
= [ω0 ]2 [i]. . En prenant la première et la
dernière, on en déduit [ω0 ] = T−1 , puis avec la deuxième : T[Q]T[i] = T[i]2 d’où [Q] = 1 .
−1
v !
u
(b) On montré que ω0 = 1 r
. Le terme 1 + r
est sans dimension. Pour LC, on
u
t
LC
1+ R R
De la même façon pour Q : Lr = T−1 (montré dans la question 3(b) de la partie précé-
dente) et RC est un temps d’après le cours sur le circuit RC. L’addition Lr + RC
1
est donc
T −1
bien homogène et de dimension T . On a donc [Q] = T−1 = 1 .
−1
4. L’équation caractéristique z 2 + ωQ0 z + ω02 = 0 a pour discriminant ∆ = ω02 ( Q12 − 4) < 0 (car
Q > 21 car régime pseudo-périodique) donc les solutions de l’équation caractéristique sont
√
complexes (z1,2 = 12 (−ω0 /Q±j −∆)) et le régime pseudo-périodique, de pseudo-pulsation
√ q
Q38 ω = ℑ(z) = −∆
2
ω = ω0 1 − 1
4Q2
.
finition de
la période,cos(ω((t + nT ) + ϕ) = cos(ω(t + ϕ) d’où on peut simplifier
δ = 1
n
ln 1
−ω0 (nT )
= 1 nω0 T
n 2Q
. Si Q est suffisament grand, alors ω ≃ ω0 et donc
exp 2Q
v (en V) v (en V)
5 5 Si rC = 20T
4 4
3 Si rC = T
20 3
2 2
1 1
0 t (en µs) 0 t (en µs)
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
5. τ = 1 µs = 1
T
, a = 5 et on est dans le cas τ ≪ T et, en effet, V0 = 1,03 V ≃ V1 et V0′ = 4,97 V ≃ V2
Q53 Graphe de v(t) : Cf. ci-dessous.
6. charge accumulée à différents instants v (V)
V0′
(a) q(0) = q(T ) = Cv(0) = CV0 ≃ 1,03.10−8 C 5
et
Q54 q(T /2) = Cv(T /2) = CV0′ ≃ 4,97.10−8 C 4
(b) Entre les instants nT et (n + 12 )T , la charge
3
CV0′ − CV0 = C(V0′ − V0 ) transite de V1 vers
C;
2
Entre les instants (n + 21 )T et (n + 1)T , la
charge CV0′ − CV0 = C(V0′ − V0 ) transite de V0
1
C vers V2 . (τ ) ( T2 ) ( T2 + τ )
La charge qui transite de V1 vers V2 pen- t (µs)
0
dant une période T vaut donc ∆q = C(V0′ − 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Q55 V0 ), soit ∆q = C(V1 − V2 ) 1−e−a
1+e−a
≃ 3,94.10 −8
C.
∆q
Q56 7. et 8. ∆q transite pendant la durée T , doncImoyen = T
et