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Phénotype

Ce mémoire professionnel aborde l'importance du phénotype Rhésus et Kell dans le cadre des transfusions sanguines, dans le but d'obtenir une licence professionnelle de Laborantin de santé publique. Il inclut des remerciements, une dédicace, ainsi qu'une liste d'abréviations et de définitions des concepts clés liés à l'immuno-hématologie et à la transfusion sanguine. Le document est structuré en plusieurs chapitres traitant des généralités sur le sang, de l'immuno-hématologie et des approches transfusionnelles.

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Phénotype

Ce mémoire professionnel aborde l'importance du phénotype Rhésus et Kell dans le cadre des transfusions sanguines, dans le but d'obtenir une licence professionnelle de Laborantin de santé publique. Il inclut des remerciements, une dédicace, ainsi qu'une liste d'abréviations et de définitions des concepts clés liés à l'immuno-hématologie et à la transfusion sanguine. Le document est structuré en plusieurs chapitres traitant des généralités sur le sang, de l'immuno-hématologie et des approches transfusionnelles.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DIMOQURATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE LA SANTE DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALLIERE

INSTITUT NATIONAL DE FORMATION SUPERIEURE PARAMEDICALE


(I.N.F.S.P.M) Mascara

Mémoire professionnel
De fin d’étude pour l’obtention de la licence
professionnelle de Laborantin de santé publique

Thème :
L’intérêt de phénotype rhésus et Kell

dans la transfusion sanguine

Présente par : Encadre par :

 Meriah Mohamed Mme: Boucif


El Amine Oumeria Nabila
 Benhabara Ali

Promotion : 2018-2021
Avant tout, nous remercions le grand Dieu, Le tout puissant d’avoir éclairé
notre vie, renforcé notre courage, notre volonté et notre bonne santé pour
que nous puissions achever ce travail
A notre encadreur
Mme. Boucif oumria nabila
Pour tout le temps qu’elle nous a consacré et pour tout le soutient, l’aide et
L’orientation
Aux membres du Jury
Nous vous sommes vivement reconnaissants pour l’intérêt et l’honneur que
vous nous avez fait en acceptant de juger notre travail
A tous nos professeurs
Nous vous remercions du fond du cœur ; sans vos conseils, votre amabilité,
votre soutien inébranlable et votre affectueuse compréhension durant toute
notre formation, ce mémoire n’aurait certainement jamais pu voir le jour

Nos plus vifs remerciements s’adressent aussi à


toute l’équipe pédagogique de l’institut national de formation supérieur
paramédical
A toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration, et l’exécution de ce
travail Nous tenons aussi à remercier beaucoup d’autre personnes, qui, sans
avoir directement étaient liées au déroulement de notre mémoire nous ont été
d’une grande aide
Louange à Dieu, le seul et unique
A mes très chers parents

Pour leur amour, tendresse et conseils aucun mot n’est suffisant pour

exprimer ma gratitude, merci infiniment

A mon cher frère ibrahim et mes très chères sœurs : kaouther

et kholoud
Pour leur soutien moral et matériel qui m’ont permis de réussir

mes études.
A mes amis :

Oussama, Hamid, Yahia, Yacine, Abedessamed, Henifi, mohamed abederrazak,


mahieddine Et tous mes collègues intimes
A mon binôme :Ali
Je vous dédie ce travail à Tous les personnels du laboratoire de l’EPH GHRISS et CTS Du

Mascara sur tous les médecins hémobiologistes: brahmi et mohamed boudechich

A tous mes proches grands et petits

A tous ceux que j’aime

Avec l’expression de tous mes sentiments de respect

Je dédie ce modeste travail

Mohamed
Louangea Dieu, le seul etunique
A mes très chers parents

Pour leur amour, tendresse et conseils aucun mot n’est suffisant pour exprimer
ma gratitude, merci infiniment

A mes chers frère Fayçal et mohamed et hamza et ma chère

sœur : Amina
Pour leur soutien moral et matériel qui m’ont permis de réussir

mes études.

A mes amis

Oussama, Hamid, Yahia, Yacine, Abedessamed, Henifi, mohamed, abederrazak,


mahieddine et abederrahman, et youcef,Et tous mes collègues intimes
A mon binôme :Mohamed
Je vous dédie ce travail à Tous les personnels du laboratoire de l’EPH GHRISS et CTS Du
Mascara sur tous les médecins hémobiologistes : brahmi et mohamed boudechich

A tous mes proches grands et petits

A tous ceux que j’aime

Avec l’expression de tous mes sentiments de respect

Je dédie ce modeste travail

ALI
LISTE DES ABBREVIATIONS

AC : Anticorps.

Ag: Antigène.

CGR : Concentrés de globules rouges.

CGRD : concentrés de globules rouges déleucocytés

CMV : Cyto-Méglo-Virus.

CO2 : Dioxyde de carbone.

CP : Concentré plaquettaire.

CPA : Concentré Plaquettaire d'aphérèse.

CPS : Concentré Plaquettaire Standard.

CPU : Contrôle pré-transfusionnel ultime

CTS : Centre de Transfusion Sanguine

DARC: Duffy Antigen -Receptor for Chemokines.

Du : l'antigène D faible.

EDCL : Epreuve Directe de Compatibilité au laboratoire.

EDTA : Ethylène diamine tétra acétique.

EPH : Etablissement Publique Hospitalier.

g/L : gramme par litre.


ml/kg : millilitres par kilogramme

GB : Globule Blanc.

GPA : Glycophorine A.

GPB : Glycophorine B.

GR : Globule Rouge.

Hb : hémoglobine.

HBs : Virus de l’hépatite B.

HCV : Hépatite C virus

IgA : Immunoglobuline Alpha.

IgD : Immunoglobuline Delta.

IgE : Immunoglobuline Epsilon.

IgG : Immunoglobuline Gamma.

IgM : Immunoglobuline Mu.

IH : Immuno-hématologie.

Kg : Kilogramme.

L : Litre.

LSP : Laborantin de la santé publique.

LSSP : Laborantin Spécialisé de Santé Publique

Ml : milli litre.
N° : Numéro.

PH : potentiel Hydrogène.

PSL : Produits sanguins labiles.

PTS : Poste de transfusion sanguine.

RAI : Recherche des agglutinines irrégulières.

TDA : Test direct à l’antiglobuline.

TRALI: Transfusion related acute lunginjury.

VIH : Virus de l'immunodéficience humaine.

- : négatif.

% : pourcentage

+ : Positif.

< : Inferieur.

≠ : défirent

µ : micron.
DEFINITION DES CONCEPTS
Agglutination : L’agglutination est un phénomène complexe conduisant à la réunion en amas
de cellules telles que des globules rouges, des bactéries ou d’autres éléments, en présence de
l'anticorps correspondant.
Allo-immunisation : une allo-immunisation ; est une immunisation de type humoral, qui se
produit entre individus de la même espèce des autres.
Donneur : personne qui accepte que, de son vivant ou après sa morts, un organe soit prélevé
sur son pour être transplanté sur celui d'un malade (appelé alors receveur).
Épitopes : les petites fractions de l’antigène qui ont la propriété de se combiner avec les
anticorps spécifiques correspondants.
Génotype : ensemble des caractères génétiques d'un être-vivant portés par les chromosomes,
qu'ils se traduisent ou non dans son phénotype.
Glycophorine : A (GPA) et B (GPB) sont des glycoprotéines transmembranaires, portant les
antigènes du système MNSs, sont synthétisées à partir des gènes GYPA et GYPB situés sur le
chromosome 4.
Haplotype : Moitié des gènes (élément formé d'un de segment d'ADN situé sur un
chromosome et dont dépend la transmission et l'expression d'un caractère héréditaire) et aussi
gène ou ensemble de gêne présent sur un des chromosomes d'une paire
Hémolyse : destruction des globules rouges dans l'organisme, soit physiologiquement (au
momon de 120 jours) ou en cas des pathologies (avant 120 jours).
Ig : Les immunoglobulines sont des glycoprotéines douées d’une fonction anticorps effecteurs
de l’immunité humorale spécifique d’antigène. Sécrétées par les lymphocytes B activés
(plasmocytes). Elles sont présentes sous forme soluble dans le plasma et dans de nombreuses
sécrétions ou membranaire comme élément du récepteur de l’Ag à la surface des cellules B
(BCR).
IgA : immunoglobulines A sont un isotope d'anticorps capable de transmis passivement au
NN par l'allaitement, il existe 2 types : IgA sériques et IgA sécrétoires (dans les diverses
sécrétion organique tels que le suc intestinal, la salive), deux sous-classes ; IgA1 et IgA2, IgA
sériques sont essentiellement sous forme monomérique et les IgA sécrétoires sont
essentiellement sous forme de dimère. La principale fonction des IgA est de défendre les
muqueuses contre les agents pathogènes.
IgD : existe sous forme de monomère, représentent moins de 1 % des Ig sériques, le rôle est
peu connu pour les IgD sériques. L'IgD membranaire représente avec l'IgM membranaire à la
surface des lymphocytes B.
IgE : possède une structure monomérique, jouent un rôle important dans l'immunité
antiparasitaire et dans les réactions d'hypersensibilité immédiate (asthme…)
IgG : anticorps sous forme de monomère représente plus 70% des anticorps présentes dans le
sérum humain, les IgG luttent contre surtout les infections bactériennes, permet neutraliser les
toxines et fixent le complément. Capable de traverser la barrière placentaire.
IgM : structure pentamérique et aussi sous une forme monomérique à la surface des
lymphocytes B, sont les premiers à apparaître lors de la réponse humorale.
Immunisation : l’immunisation ; est l'ensemble de circonstance ou de procédés qui
déclenchent chez un individu une réaction immunitaire permettent à l'organisme de se défense
contre un élément étranger,
Phénotype : est l'expression morphologique de certain élément du génotype par exemple la
couleur des yeux.
Polymorphisme : propriété d'un élément, d'un être-vivant, d'un phénomène ou d'une maladie
pouvant exister sous différentes formes sans changer de nature.
Polytransfusé : est un patient qui a subi plusieurs transfusions sanguines.

Receveur : malade à qui on injecte du sang ou un de ses composants par voie intraveineuse.

Recherche d'agglutinines irrégulières : les agglutinines sont des anticorps, c'est-à-dire des
molécules produites par le système immunitaire pour repérer des agents étrangers,
agglutinines irrégulières ; des anticorps dirigés contre certaines molécules (antigènes)
présentes à la surface des hématies, ces anticorps sont irréguliers car anormaux, avec un
risque de se retourner contre les propres globules rouges. La recherche d'agglutinines
irrégulières(RAI) est donc un examen nécessaire dans de nombreuses situations ; lors de
transfusion ou grossesses.
Teste de coombs indirect : ou test indirect à l'antiglobuline (T.I.A.), c'est un test
d’immunohématologie consiste à une mise en évidence des anticorps irréguliers circulante dans
le sérum, donc est une réaction d’hémagglutination indirecte. Consiste dans un premier temps,
à la sensibilisation in vitro des hématies par des immunoglobulines. Dans un deuxième
temps, après lavage, l’adjonction d’antiglobuline provoque l’agglutination des hématies
sensibilisées (Révélation).
Table de matière
Remerciement

Dédicace

Table de matière

Liste des figures ........................................................................................................... i

Liste des tableaux.........................................................................................................ii

Introduction ................................................................................................................ 1

Problématique .............................................................................................................. 2

Hypothèse .................................................................................................................... 3

Choix du theme ............................................................................................................ 4

Objectifs ...................................................................................................................... 5

CHAPITRE I: Généralités sur le sang

I. Définition du sang ...................................................................................................... 8

II. Les compositions du sang .......................................................................................... 8

Les éléments figurés du sang .............................................................................. 9

Plasma .............................................................................................................. 10

Les sels minéraux ...................................................................................... 10

Les protéines plasmatiques ......................................................................... 10

Les substances organiques ......................................................................... 10

III. FONCTION DU SANG ......................................................................................... 11

CHAPITRE II: Immuno-hématologie

I. Définition de l’immuno-hématologie ........................................................................ 13

II. Immunologie ........................................................................................................... 13

Rappel d’immunologie..................................................................................... 13

Réactions antigène anticorps ............................................................................. 14


Réactions d’agglutination ................................................................................. 14

Agglutination active (directe)..................................................................... 14

Agglutination passive (indirecte) ................................................................ 15

III. Les groupes sanguins ............................................................................................. 15

Rappel sur les systèmes de groupes sanguins ................................................... 15

Les systèmes de groupes sanguins ................................................................... 16

Système ABO ........................................................................................... 17

Système Rhésus ........................................................................................ 18

Système kell ............................................................................................. 21

Autres systèmes ........................................................................................ 21

CHAPITRE III : Approche transfusionnelle

I. La transfusion sanguine ............................................................................................ 24

Définition .......................................................................................................... 24

II. Les différents types de don ...................................................................................... 24

Le don de sang total .......................................................................................... 24

Le don de plasma d’aphérèse ............................................................................ 25

Le don de plaquettes d’aphérèse ....................................................................... 25

Le don de globules blancs d’aphérèse ............................................................... 25

Le don autologue .............................................................................................. 26

III. Les indications de la transfusion sanguine .............................................................. 26

L’indication du sang total ................................................................................ 26

Indications du culot globulaire......................................................................... 26

Indications des plasmas thérapeutiques ............................................................ 26

Indication des plaquettes.................................................................................. 26

Indication des granulocytes ............................................................................. 27

IV. Principales épreuves immuno-hématologiques à connaître ..................................... 27


Groupage ou phénotypage sanguin .................................................................. 27

Groupage ABO .......................................................................................... 27

Groupage Rhésus (D)................................................................................. 28

Figure III.1................................................................................................................... 29

Phénotypage pour les autres antigènes de groupes sanguins ....................... 29

La recherche d’anticorps anti-érythrocytaire (R.A.I.)....................................... 30

Dépistage................................................................................................... 30

L’identification......................................................................................... 30

L’interprétation ....................................................................................... 31

L’épreuve de compatibilité au laboratoire (EDCL) .......................................... 32

Principe de l’EDCL ................................................................................... 32

Contrôle pré-transfusionnel ultime (CPU) ....................................................... 32

Eléments dissociés ..................................................................................... 33

Eléments rassemblés .................................................................................. 33

IV .5 Test de coombs direct...................................................................................... 34

Figure III.2................................................................................................................... 34

V. Préparation des produits sanguins labiles ................................................................. 35

Principaux procédés utilisés en préparation des PSL ......................................... 35

Dispositif de prélèvement du sang total à usage unique .............................. 35

Centrifugation............................................................................................ 35

Séparation ou décantation des produits sanguins ........................................ 36

Déleucocytation des PSL ........................................................................... 36

Congélation du plasma............................................................................... 36

Atténuation virale et bactérienne des PSL .................................................. 36

Ajout d’une solution de conservation ......................................................... 37

Etiquetage et libération des PSL (CGR, CP, PLASMA) ............................. 37


VI. Stockage et conservation des PSL ............................................................................ 37

VII. Hémovigilance....................................................................................................... 37

Rôles de l'hémovigilance ................................................................................. 38

Les complications de la transfusion sanguine .................................................. 38

Les accidents précoces ............................................................................. 38

Les accidents tardifs ................................................................................. 39

Partie pratique

CHAPITRE I: Méthodologie de travail

I. Objectif de travail ....................................................................................................... 43

II. Terrain de l’étude ....................................................................................................... 43

III. La durée de l'étude .................................................................................................... 43

IV. Population cible ......................................................................................................... 43

V. Echantillonnage .......................................................................................................... 43

Echantillons d’investigation .................................................................................. 43

VI. Outils de l’enquête ...................................................................................................... 43

Questionnaire .......................................................................................................43

L’interview ..........................................................................................................44

CHAPITRE II : Présentation et analyse des résultats

I. Échantillons d’investigation ...........................................................................................46

Identification du personnel ......................................................................................46

Identification du personnel : Selon la spécialité .................................................46

II. L’interview ................................................................................................................... 57

Analyse globale ....................................................................................................................... 60

Synthèse .................................................................................................................................. 61

Suggestions ............................................................................................................................. 62

Conclusion ............................................................................................................................... 64
Bibliographie ............................................................................................................... 65
Table Des Figures

Figure I.1. Structure du sang .......................................................................................... 8

Figure I.2. Les déférents composants du sang après la centrifugation ou sédimentation .. 9

Figure II.1. Réaction d’agglutination ............................................................................ 15

Figure II.2. Réaction d’agglutination non visible à l’œil nu........................................... 15

Figure II.3. Les systèmes des groupes sanguins ............................................................ 16

Figure II.4. Phénotypes, génotypes dans le système de groupe ABO ............................. 18

Figure III.1. Les deux méthodes de la réalisation du groupe sanguin ABO-RH ............. 29

Figure III.2. Test de coombs direct TDA ...................................................................... 34

Figure IV.1. Secteur représente les spécialités .............................................................. 45

Figure IV.2. Secteur représente les connaissances concernant la transfusion sanguine .. 46

Figure IV.3. Secteur représente les formations continues en immuno-hématologie ....... 47

Figure IV.4. Secteur représente la réponse de la question N°03..................................... 48

Figure IV.5. Secteur représente la réponse de la question N°04 .................................... 49

Figure IV.6. Secteur représente la réponse de la question N°06 .................................... 50

Figure IV.7. Secteur représente la réponse de la question N°07 .................................... 51

Figure IV.8. Secteur représente la réponse de la question N°08 .................................... 52

Figure IV.9. Secteur représente la réponse de la question N°09 .................................... 53

Figure IV.10. Secteur représente la réponse de la question N°10................................... 54

Figure IV.11. Secteur représente la réponse de la question N°13................................... 56

i
Liste De Tableaux

Tableau II.1. Phénotypes courants défini par l'anti RH- et leurs fréquences .................. 19

Tableau IV.1. La distribution et la réception du questionnaire ...................................... 46

Tableau IV.2. Répartition des personnels de laboratoire selon la spécialité ................... 45

Tableau IV.3. Représentation des réponses de la question N°01 ................................... 46

Tableau IV.4. Représentation des réponses de la question N° 02 .................................. 47

Tableau IV.5. Représentation des réponses de la question N°03 ................................... 48

Tableau IV.6. Représentation des réponses de la question N°04 ................................... 49

Tableau IV.7. Représentation des réponses de la question N°06 ................................... 50

Tableau IV.8. Représentation des réponses de la question N°07 ................................... 51

Tableau IV.9. Représentation des réponses de la question N°08 ................................... 52

Tableau IV.10. Représentation des réponses de la question N°09 ................................. 53

Tableau IV.11. Représentation des réponses de la question N°10 ................................. 54

Tableau IV.12. Représentation des réponses de la question N°13 ................................. 56

Tableau IV.13. La compatibilité entre les différents phénotypes ................................... 57

ii
Introduction

La transfusion sanguine ou hémothérapie a pris son essor à partir du XX ème siècle par la
découverte des groupes sanguins ABO par Karl Landsteiner et celle des autres systèmes de
groupes sanguins et tissulaires par différents auteurs. Aujourd'hui, la transfusion sanguine est
une discipline médicale particulière, carrefour du quasi-totalité des spécialités de la médecine
moderne. En dépit des multiples travaux de recherche effectués ces cinquante dernières
années, il n'est pas encore possible de fabriquer des produits de substitution identiques aux
produits sanguins labiles utilisé aujourd'hui.

Bien qu'étant une thérapie efficace, elle n'est utilisée qu'en dernier recours, car elle
expose le receveur au risque immunogène à cause l’incompatibilité antigénique.

Donc la transfusion sanguine est un geste très utile en pratique clinique, mais il doit être
réalisé uniquement dans un contexte de compatibilité antigénique surtout pour les systèmes
les plus immunogènes (ABO, Rh et le Kell) et de préférence dans tous les systèmes
érythrocytaires tels que les systèmes Kidd, Duffy, Lewis et MNSs, qui sont aussi
immunogènes.

Immuno-hématologie démontre que la détermination du phénotype érythrocytaire est


importante surtout pour les sujets polytransfusés et les femmes en âge de procréer afin de les
transfuser qu’avec du sang phéno-compatible, Cette prévention est essentielle, car l’allo
immunisation expose aux risques d’accidents hémolytiques immédiats ou retardés, ainsi qu’à
des transfusions inefficaces.

Ces risques immunologiques ne sont pas bien évalués dans nos pays, ceci nous a
conduits à entreprendre cette étude pour évaluer le niveau de connaissance, et améliorer la
sécurité immunologique des transfusions sanguines au niveau du poste de transfusion
sanguine (PTS) de l’EPH GHRISS nous avons choisi de travailler sur le thème :

« L’intérêt de phénotype Rhésus-kell dans la transfusion sanguine ».

1
Problématique

Le phénotype Rhésus-kell est un examen très important en transfusion sanguine. Il se


fait après avoir réalisé le groupage standard (ABO RH). Il est basé sur la recherche des
antigènes (Ag) érythrocytaire parmi lesquels (Cc E e) et Ag Kell .de ce fait les conséquences
du non-respect des règles aboutit à des accidents graves.

Durant notre stage pratique au niveau du PTS et du laboratoire de l EPH GHRISS


(DALI AEK),

On a remarqué que le phénotype Rhésus-kell est réalisé uniquement pour les patients
cancéreux et hémodialysés qui sont polytransfusés.

Donc pourquoi le phénotype Rhésus-kell n’est pas réalisé systématiquement pour tous
les patients sans spécification devant toute transfusion sanguine ? Cela a suscité notre
attention et nous a amené à nous poser la question suivante :

« Qu’elle est l’importance de la réalisation de la phéno-compatibilité dans la


transfusion sanguine ? »

2
Hypothèse

Pour répondre à notre question de recherche nous avons retenu les hypothèses
suivantes :

 Les groupages ABO-RH1 sont suffisants pour une transfusion sanguine sans
risque.
 Le non réalisation du phénotypage est lié au manque de réactif.
 Absence de formation continue chez le personnel soignant.

3
Choix du thème

Durant notre formation et pendant nos stages au niveau du PTS GHRISS, Nous avons
remarqué que le phénotypage rhésus et kell ne sont pas réalisés de façon systématique pour
chaque don de sang, malgré leur importance pour une transfusion sans risque D’où notre
intérêt de traiter ce thème qui est :

L’intérêt de phénotype rhésus et kell dans la transfusion sanguine.


Dans le but de :
 Déterminer les causes réelles derrière l'absence de pratique des tests pour le
phénotype érythrocytaire
 Sensibiliser les personnels de laboratoire de l’importance du groupage phénotype
dans la transfusion sanguine
 Améliorer la sécurité transfusionnelle pour assurer une transfusion sans risque

4
Objectif

 Améliorer la sécurité transfusionnelle.


 Montrer l’importance du groupage phénotype dans la transfusion sanguine.
 Prévenir l’allo-immunisation transfusionnelle
 Elargir les connaissances sur les groupes sanguins

5
Partie
théorique
Chapitre 1

Généralités sur

le sang
Chapitre I Généralités sur le sang

I. Définition du sang
Le sang est une suspension de cellules dans un liquide complexe : le plasma.

Le plasma est constitué lui-même d’eau, de sels minéraux, de molécules organiques


(glucides, lipides et protides). Apres coagulation, le plasma dépourvu de fibrinogène
constitue le sérum.

Les cellules séparables par centrifugation appartiennent à trois catégories : les


globules rouges (ou érythrocytes, ou hématies), les globules blancs (ou leucocytes) et les
plaquettes (ou thrombocytes). (1)

Figure I.1. Structure du sang

II. Les compositions du sang


Le sang est composé de cellules en suspension dans un liquide complexe jaune pâle
appelé plasma (composé d'environ 45% des cellules, 55% de plasma). (2)

8
Chapitre I Généralités sur le sang

Figure I.2. Les déférents composants du sang après la centrifugation ou


sédimentation.
Les éléments figurés du sang

a. Les Globules Rouges

Ce sont les cellules les plus nombreuses du sang (5 millions/mm3) d'une durée de vie de
120 jours. Elles ont une forme de disque biconcave de 3 microns de diamètre pour 2 microns
d'épaisseur.

Elles sont dépourvues de noyau et de la plupart des organites intracellulaires. Elles


possèdent une membrane cellulaire faite de protéines de structure et de glycoprotéines des
groupes sanguins (Système ABO, Rhésus, Kell ...). Leur cytoplasme possède des enzymes
fabriquant de l'énergie : l'adénosine triphosphate (ATP), des sels minéraux, du glucose
(substrat énergétique), et une chromoprotéine. (2)

b. Les Globules Blancs

Ils sont au nombre d'environ 8 000/mm3. On les classe en deux groupes :

 les polynucléaires : un noyau plurilobé


 les mononucléaires

La durée de vie des leucocytes est de 6 à 18 heures dans le sang et de 4 à 5 jours dans les
tissus.

Les polynucléaires ou granulocytes sont divisés en trois sous-groupes :

 Les neutrophiles (70% des leucocytes)


 Les éosinophiles (1 à 2%)

9
Chapitre I Généralités sur le sang

 Les basophiles (> 1%)

Les mononucléaires sont divisés en deux sous-groupes :

 Les lymphocytes (20 à 40% des leucocytes)


 Les monocytes (5 à 10%)
c. Les Plaquettes

Les plaquettes sont des fragments cytoplasmiques d'un mégacaryocyte. Elles sont au
nombre de 150 000 à 450 000/mm3. Elles contiennent des enzymes et des mitochondries
permettant une respiration et une production d'énergie (ATP). Le mégacaryocyte est issu de la
différenciation en lignée thrombocytaire de la cellule souche multipotente de la moelle
osseuse. La durée de vie de la plaquette est d'environ 10 jours. Les plaquettes sont détruites
dans la rate et le foie. (1) (2)

Plasma
Le plasma est le milieu liquidien du sang. Il contient de l'eau (90%), des sels minéraux,
des protéines, des substances organiques, des gaz (O2, CO2).

Les sels minéraux

Les sels minéraux sont sous forme ionisée. Ce sont des électrolytes responsables de la
pression osmotique du plasma, c'est à dire de la force qui régit les transferts d'eau entre les
cellules et le sang. On dose les électrolytes grâce à l’ionogramme sanguin.

Les protéines plasmatiques

Il y a 70 à 80g de protéines par litre de sang. On y trouve notamment l'albumine, les


protéines du système du complément, et les protéines de la coagulation dont le fibrinogène.
On sépare les protéines plasmatiques par électrophorèse.

L'albumine est la plus importante des protéines plasmatiques. Elle détermine la pression
oncotique qui permet de maintenir l'eau dans le sang. Les gamma-globulines sont les
anticorps ou immunoglobulines qui permettent d'assurer les défenses spécifiques de
l'organisme.

Les substances organiques

Il s'agit de molécules non ionisées. Ce sont des glucides, les lipides, les vitamines et les
déchets azotés du métabolisme cellulaire (l'urée, la créatinine, l'acide urique et
l'ammoniaque).

10
Chapitre I Généralités sur le sang

III. FONCTION DU SANG


Sont très nombreuses :

 Fonction respiratoire assurée essentiellement par les hématies grâce à leur


pigment
 Fonction immunitaire assurée par les globules blancs et certains sont
plasmatique.
 Fonction hémostatique assurée par les plaquettes et certaines protéines
plasmatiques.
 Fonction de nutrition et d’épuration. (3)

11
Chapitre 2

Immuno

hématologie
Chapitre II Immuno-hématologie

I. Définition de l’immuno-hématologie
L'immuno-hématologie est une partie de la médecine commune à l'hématologie et à
l'immunologie. Elle est essentiellement utilisée pour la transfusion sanguine et le don de sang.
Au niveau de la transfusion, elle permet de garantir la sécurité transfusionnelle en assurant la
compatibilité des produits sanguins labiles transfusés avec les anticorps du patient, et en
limitant les risques d'allo-immunisation contre les antigènes des groupes sanguins apportés
par les produits transfusés. La détermination des groupes et des phénotypes des antigènes des
globules rouges est également nécessaire au niveau du don de sang car elle permet de
rechercher les éventuels anticorps présents chez les donneurs de sang bénévoles et de
déterminer les antigènes présents à la surface des hématies qui seront transfusées. (4)

II. Immunologie
Rappel d’immunologie
L'immunité peut être définie comme l'ensemble des mécanismes biologiques permettant
à un organisme de reconnaître et de tolérer ce qui lui appartient (le soi), et de reconnaître et de
rejeter ce qui lui est étranger (le non soi) : les substances étrangères ou les agents infectieux
auxquels il est exposé, mais aussi ses propres constituants altérés (comme des cellules
tumorales).

L'immunité met en jeu deux processus étroitement imbriqués :

 L’immunité non spécifique, d'action immédiate, qui fait intervenir des cellules
responsables de la phagocytose.
 L’immunité spécifique, qui se développe en quelques jours et dépend de la
reconnaissance spécifique de la substance étrangère, prélude à sa destruction ;
elle garde le souvenir de la rencontre. (5)

Les antigènes

Un antigène (Ag) est une substance capable de déclencher une réponse immunitaire et de
se lier spécifiquement avec le produit de la réponse immunitaire (anticorps, récepteurs de
lymphocytes T sensibilisées). (5)

Les Anticorps

Les anticorps ou immunoglobulines sont des glycoprotéines présentes dans un liquide


biologique et donc dans le plasma ou le sérum de tout individu.

13
Chapitre II Immuno-hématologie

De plus ces anticorps sont également exprimés à la surface de certaines cellules comme
lymphocytes B et jouent alors le rôle de récepteur spécifique de l’antigène. (5)

Types d’anticorps

 Anticorps naturels : présence systématique sans immunisation.


 Anticorps réguliers : présents chez tous les individus n’ayant pas l’antigène.
 Anticorps irréguliers : présents chez certains individus n’ayant pas l’antigène.
 Anticorps immuns : immunisation par grossesse ou transfusion. (5)

Réactions antigène anticorps


Hémolyse (in-vivo) : destruction par lyse membranaire des globules rouges. En
transfusion : C’est la conséquence d’une incompatibilité immunologique où des anticorps se
fixent sur des antigènes correspondants au groupe sanguin.

Agglutination (in-vitro) : formation d’amas due à la fixation des anticorps sur les
antigènes correspondants au groupe sanguin.

Antigène A + Anticorps anti-A =agglutination

Antigène A + Anticorps anti-B =pas d’agglutination

Réactions d’agglutination

Agglutination active (directe)

L’agglutination résulte de la mise en présence d’un antigène particulaire (bactérie,


globule rouge) avec un sérum contenant des anticorps. Elle se fait sur lame de verre, en tubes,
ou sur plaque à puits. Elle est visible à l'œil nu.

 Hémagglutination sur lame :

14
Chapitre II Immuno-hématologie

Figure II.1. Réaction d’agglutination.


L'agglutination des globules rouges ne se produit qu'avec le sérum provenant d'un
animal immunisé contre les GRM (globules rouges de mouton) montrant ainsi la présence
d'anticorps spécifiques anti-GRM.

Figure II.2. Réaction d’agglutination non visible à l’œil nu.


Cette méthode est largement appliquée à la détermination des groupes sanguins. (5)

Agglutination passive (indirecte)

On recherche dans un sérum des anticorps dirigés contre l’antigène soluble fixé au
préalable sur un support particulier. Ce support peut être des particules de latex (polystyrène),
des hématies ou des cristaux de cholestérol.

III. Les groupes sanguins


Rappel sur les systèmes de groupes sanguins :
La notion de groupe sanguin est née de la découverte de l’agglutination des hématies par
les sérums depuis 1900 par Landsteiner. Ce phénomène d’agglutination est en réalité le
résultat d’une réaction antigène-anticorps. Actuellement les groupes sanguins érythrocytaires

15
Chapitre II Immuno-hématologie

sont devenus synonymes d’antigènes érythrocytaires. Les différents groupes sanguins


déterminés chez l’homme par des gènes sont regroupés en systèmes. Un système de groupes
sanguins est un ensemble d’allo-antigènes portés par la membrane du globule, génétiquement
bien déterminés et indépendants les uns des autres. Les systèmes de groupes sanguins sont
très nombreux et expliquent le polymorphisme humain.

Actuellement plus de vingt (20) systèmes de groups sanguins ont été identifiés chez
l’homme et ils participent au polymorphisme humain, les principaux de ces systèmes sont :
Système ABO, RH, KELL, DUFFY, KIDD, MNSs… La détermination des Systèmes
érythrocytaire sont extrêmement importants dans la politique de la transfusion sanguine, donc
doivent être absolument respectés car ils sont capables de faire apparaître des allo-
immunisations à l’origine des incompatibilités transfusionnelles inter humaines
spécifiquement chez les receveurs polytransfusés.

Avant d’étudier les systèmes de groupes sanguins pris en compte dans cette étude, il est
nécessaire de définir quelques conceptions.

Figure II.3. Les systèmes des groupes sanguins.

Les systèmes de groupes sanguins


Il existe une grande variété des groupes sanguins et tissulaire (26identifiés à ce jour) ;
Certains groupes présentent un intérêt en pratique clinique.

16
Chapitre II Immuno-hématologie

Système ABO

Le système ABO est le système majeur de l’immunologie transfusionnelle, et le plus


important sur le plan clinique. Il a été découvert en 1900 par Landsteiner qui avait observé
que le sérum de certains sujets agglutinait les hématies d’autres sujets. Par la suite, il a
identifié 2 Ag A et B correspondant à 4 groupes sanguins ; A B AB et O, selon le ou les
antigènes présents sur la membrane et le ou les anticorps systématiquement présents. (5)

a. Les antigènes du système ABO

Les Ag du système ABO sont ubiquitaires. Ce sont des oligosaccharides portés par des
glycolipides membranaires des hématies, des cellules épithéliales et endothéliales. Nous
notons également leur présence dans le plasma, la salive et le lait maternel.

A la naissance, ils ne sont pas complètement développés, Ils sont présents chez le fœtus
dès la cinquième semaine, et leur expression n’est définitive que vers l’âge de trois ans. (5)

b. Etude génétique

L’expression phénotypique des antigènes A et B est sous la dépendance de deux gènes


indépendants. Le premier est le gène H (codant pour une fucose transférase), présent chez la
plus grande partie de la population humaine, qui permet la fixation d’un L-Fucose sur un
mucopolysaccharide dit « de base », et la formation de l’antigène ou substance H.

Les sujets qui ont comme deuxième gène l’allèle A (codant pour une N-acétyl-
galactosamine transférase) ou l’allèle B (codant pour une galactose transférase), vont
transformer cette substance H en substance A ou en substance B également par la fixation
d’un sucre ; Ceux qui portent les deux allèles A et B auront à la fois les antigènes A et B.

Ceux qui n’ont ni l’allèle A, ni l’allèle B ne modifient pas leur substance H et sont dits
de groupe O.

Les très rares sujets qui ne possèdent pas le gène H (génotypiquement hh) ne peuvent
exprimer ni l’antigénicité A, ni l’antigénicité B, ils sont dits de phénotype « Bombay ».

17
Chapitre II Immuno-hématologie

Figure II.4. Phénotypes, génotypes dans le système de groupe ABO.


c. Les anticorps du système ABO

Ce sont des anticorps naturels réguliers, c’est à dire qu’ils existent de façon constante
chez tout individu adulte qui ne possède pas le(s) antigène(s) A et/ou B, et ce en dehors de
toute stimulation antigénique.

Ils correspondent en réalité à une immunisation acquise vis-à-vis d’antigènes étrangers


ubiquitaires qui sont largement répandus dans l’environnement, en particulier chez les
bactéries. Ils apparaissent spontanément vers le cinquième ou le sixième mois après la
naissance. Ainsi, les individus de groupe A ont des AC anti-B, les individus de groupe B
possèdent des anti-A, les individus de groupe O ont à la fois des anti-A et des anti-B, ceux du
groupe AB ne possèdent pas d’anticorps naturels dans le système ABO.

Ces Ac sont de type IgM ; sont dits froids, agglutinants à +4 °C, et ne traversent pas la
barrière placentaire.

Cependant, des Ac immuns irréguliers, et hémolysants à 37°C peuvent apparaitre suite à


une stimulation, ils sont de type IgG capables de traverser la barrière placentaire. (5)

Système Rhésus

De découverte plus récente et historiquement associé à la première description de la


maladie hémolytique du nouveau-né, le système Rhésus est l’un des systèmes les plus
complexes et les plus importants.

Il est d’un intérêt considérable en transfusion sanguine et en obstétrique, puisque


certains accidents transfusionnels peuvent être dus aux conflits immunologiques provoqués
par ces antigènes notamment l’Ag D.

18
Chapitre II Immuno-hématologie

Il est considéré comme étant le plus immunogène et le plus polymorphe de tous les
systèmes de groupes sanguins érythrocytaires. (5)

a. Les antigènes du système Rh

A ce jour, 50 Ag ont été décrits, ce qui démontre sa grande complexité. On note cinq
antigènes principaux en pratique transfusionnelle ; les antigènes D (RH1), C (RH2), E (RH3),
c (RH4) et e (RH5), dont l’expression est contrôlée par deux gènes (RHD et RHCE),
adjacents et de structure très voisine, localisés sur le chromosome 1. (5)

b. L’Antigène D

L’antigène D est le plus important en transfusion sanguine, il est responsable de la


majorité des accidents d’allo-immunisations transfusionnelles ou fœto-maternelles, bien
développé à la naissance et strictement limité aux érythrocytes.

On appelle par convention Rh positif, les sujets dont les hématies sont agglutinés et qui
possèdent l’Ag D (85%de la population algérienne) et Rh négatif, les individus dépourvus de
cet Ag.

Étant le plus immunogène des antigènes de groupes sanguins érythrocytaires, sa


détermination le rend indissociable du groupage sanguin ABO. (5)

Phénotypes Fréquence en Fréquence en Fréquence en

Algérie (%) Europe (%) Japon (%)

RH+(D) 91 85 99,9

RH-(d) 9 15 0,1

Tableau II.1. Phénotypes courants défini par l'anti RH- et leurs fréquences.
c. Les D faibles ou DU

Un sujet est dit D faible quand D est présent sur ses globules rouges mais en très faible
quantité. Pour détecter l’antigène D, Si une personne porteur d'Ag D faible il n’y aura pas
d’agglutination entre ses globules rouges et les anti-D du laboratoire (faux négatif), donc il
faut appliquer une technique plus sophistiquée, les globules Du fixent l'anticorps et cette
fixation ne peut être révélée que par la réaction de "Coombs indirect", avec un anticorps anti
D incomplet.

19
Chapitre II Immuno-hématologie

Hérédité : Du dépend d'un gène allèle de Du.

d. Les D partiels

L’antigène D a normalement une structure dite en mosaïque, comprenant un grand


nombre d’épitopes antigéniques. Lorsqu’un ou plusieurs de ces épitopes manque(nt), les
individus peuvent s’allo-immuniser contre la(es) partie(s) manquante(s) et sont considérés
comme receveurs RH-1. C'est à dire ; si un sujet possède cet Ag et le transfuse du Rh+, il va
recevoir des antigènes D complets et va donc s’immuniser contre la partie antigénique qu’il
ne possédait pas. Lors d’une deuxième transfusion de sang Rh + il y aura hémolyse du sang
transfuser. Il faut donc leur transfuser du sang Rh-.

Les phénotypes D partiel ne sont pas détectés par certains anticorps monoclonaux, des
panels d’anticorps monoclonaux permettent mieux les caractériser et de les classer en
différentes catégories.

e. Les autres Ag

Les antigènes C, c, E, et e forment des couples antithétiques ; C/c d’une part, E/e d’autre
part. Ainsi, on trouve des individus CC ; cc et Cc mais quasiment jamais des individus
dépourvus d’Ag C et c, de même avec le couple (E/e).

L’antigène C est présent chez 68 % de la population algérienne, E chez 18 %, c chez 81


%, et e chez 99 %.

L’allo-immunisation résultant des anticorps du système Rhésus se produit avec une


fréquence décroissante selon leur immunogénicité D > E > c > e > C.

f. Les anticorps du système Rh

Contrairement aux Ac naturels du système ABO, la grande majorité des AC dans le


système Rhésus résultent d’une réponse immunitaire induite par une grossesse ou une
transfusion sanguine incompatible.

Cependant, pour une raison inconnue, il n’est pas rare de détecter des AC naturels anti-E
par exemple, chez des sujets E négatifs qui n’ont jamais été en contact avec l’Ag E.

On estime que près de 80% des sujets Rh-, transfusés avec du sang Rh+ vont produire un
Ac anti-D pouvant persister plusieurs mois ou années. Une nouvelle exposition à l’Ag D va
entraîner une réponse immunologique secondaire rapide pouvant conduire à des accidents
immunologiques graves (hémolyse post-TS et MHNN).

20
Chapitre II Immuno-hématologie

En effet la fréquence et l’importance transfusionnelle des anticorps de ce système,


justifient le respect systématique et obligatoire de la compatibilité Rh en transfusion sanguine,
spécialement chez les patients de sexe féminin avant la ménopause et dans les pathologies
impliquant des transfusions répétitives et chroniques.

Système kell

a. Les antigènes du système kell

Il s’agit du système le plus immunogène après le système Rhésus. Le système Kell


possède 2 antigènes principaux antithétiques : K(KEL1) et k(KEL2), portés par une
glycoprotéine membranaire dont l’expression se trouve restreinte à la lignée érythrocytaire.

L’antigène KEL1 présent chez 9,7 % environ de la population algérienne, est très
immunogène et fréquemment responsable de la formation d’AC chez les polytransfusés KEL1
négatifs chez lesquels il est introduit.

b. Les anticorps du système kell

Les Ac anti-K (KEL1) immuns, sont fréquents et dangereux, ils conduisent à des
situations d’impasse transfusionnelle (accidents hémolytiques, anémies fœtales sévères et
MHNN).

Les AC anti-K (KEL2) très rares(0,2 % seulement de la population n’exprimant pas


l’antigène k), mais aussi dangereux que les anti-KEL1.

Actuellement la quasi-totalité des patients reçoivent du sang phénotypé « phénotype


standard » : ABO, D, C, c, E, e et K.

Autres systèmes

a. Le système Duffy

Il s’agit également d’un système immunogène. Il comprend 2 Ag principaux et


antithétiques : Fya (FY1),Fyb (FY2) qui permettent de définir 3 phénotypes essentiels :

Fy (a+b-), Fy (a+b+) et Fy (a-b+).

Ce système présente une particularité chez les sujets noirs chez qui un grand nombre
porte à l’état homozygote un allèle silencieux, avec un phénotype érythrocytaire Fy (a-b-),
alors qu’il se voit exceptionnellement chez les Caucasiens.

21
Chapitre II Immuno-hématologie

Les Ac anti-Fya et anti-Fyb sont des Ac immuns, leur responsabilité dans la survenue
d’accidents hémolytiques, suite à une allo-immunisation interhumaine est reconnue.

b. Le système KIDD

Ce système possède des caractéristiques comparables à celles du système Duffy.

En effet il est représenté par deux Ag principaux : Jka (JK1) et Jkb (JK2), dont
l’expression est déterminée par deux allèles Co dominants, localisés sur le chromosome 18 ;
JK1 et JK2.

L’apparition d’un Ac anti-Jka chez les polytransfusés est fréquente ; elle est liée à
l’immunogénécité de l’Ag JK1, cet Ac de nature IgM ou IgG fixant le complément est
souvent difficile à identifier, il est dit pour cela « perfide et dangereux ».

c. Le système MNSs

Le système MNSs est un système très polymorphe comme les systèmes Rhésus et Kell.
Formé par deux couples d’allèles MN et Ss, portés respectivement par les Glycophorine A et
B. Actuellement, plus de 40 Ag sont identifiés dont les plus importants sont : MNS1(M),
MNS2(N), MNS3(S) et MNS4(s).

Les antigènes M et N sont dits antithétiques et ne sont pas immunogènes. De même S et


s sont Antithétiques et peu immunogènes.

Dans l’espèce humaine, la majorité des anti-M et anti-N sont des Ac apparemment
naturels et sont sans importance transfusionnelle.

Les anti-S et anti-s sont généralement d’origine immune, ils sont donc à prendre en
considération en cas de transfusion sanguine.

d. Le système Lewis

Les Ag du système Lewis sont des substances solubles, existant dans le plasma et
s’adsorbant secondairement à la surface des hématies définissant les phénotypes
érythrocytaires : Le (a-b+), Le(a+b-) et Le(a-b-). Ils résultent de l’action combinée des gènes
Se et Le.

Les Ac les plus fréquemment retrouvés sont l’anti-Lea et l’anti-Leb, généralement


naturels de nature IgM, souvent sans importance en TS. Cependant, certains anti-Lea peuvent
être à l’origine d’accidents hémolytiques quand ils sont actifs à 37°C et de nature IgG.

22
Chapitre 3

Approche

transfusionnelle
Chapitre III Approche transfusionnelle

I. La transfusion sanguine
Définition
La transfusion sanguine est un acte thérapeutique complexe qui consiste à apporter à un
patient, appelé receveur, les éléments du sang par perfusion intraveineuse qui lui font
provisoirement défaut, soit à la suite d'une perte de sang (hémorragie), soit à la suite d'une
maladie du sang ou enfin à la suite d'un traitement (chimiothérapie aplasiante). Les différents
éléments du sang qui seront utilisés pour la transfusion proviennent de donneurs de sang. Les
transfusions sanguines peuvent être divisées en deux catégories selon la source des produits
transfusés :

a. Transfusions homologues

Les produits sanguins labiles transfusés proviennent de donneurs de sang.

b. Transfusions autologues

Les produits sanguins labiles transfusés proviennent de la personne qui est transfusée.
Les produits sanguins proviennent donc de son propre sang, prélevé plusieurs semaines
auparavant. Ce type de transfusion est réalisé en cas de chirurgie programmée et lorsque le
patient possède un phénotype exceptionnel, ne permettant pas de trouver de donneur de sang
compatible. (6)

II. Les différents types de don


Le don de sang total
C’est la forme de prélèvement la plus connue. Elle consiste à prélever 450 ml à 500 ml
de sang directement de la veine du donneur jusqu’à une poche de recueil qui contient
l’anticoagulant.

La poche de recueil rassemble donc tous les éléments du sang : globules rouges,
plaquettes et plasma. Pour le donneur, les pertes représentent :

 250 à 280 ml de plasma.


 15 à 20 g de protéines
 200 mg de fer
 1 à 2 g/l d’hémoglobine.

24
Chapitre III Approche transfusionnelle
La compensation érythrocytaire se fait en 3 semaines (avec un pic réticulocytaire au 9 ème
jour). La récupération volumique est de 40 à 80 ml/heure. (7)

Le don de plasma d’aphérèse


Ce don nécessite l’utilisation d’un séparateur. Au cours du prélèvement, le sang est
séparée ses différents éléments. Le plasma est recueilli dans une poche, les autres éléments
sont restitués au donneur. Le prélèvement dure environ ¾ d’heure. Il est possible de faire 20
dons par an avec un intervalle d’au moins 2 semaines.

Pour le donneur, les pertes représentent :

 600 ml de plasma,
 25 à 40 ml de globules rouges
 45 g des protéines.

La récupération volumique est de 40 à 80 ml/heure.

Le don de plaquettes d’aphérèse


Ce don nécessite l’utilisation d’un séparateur. Au cours du prélèvement, le sang est
séparé en ses différents éléments. Les plaquettes sont recueillies dans une poche, les autres
éléments sont restitués au donneur. Le prélèvement dure environ 1’heure.Il est possible de
faire jusqu’à 5 don séparant avec un intervalle d’au moins 8 semaines. Contient de 2 à 8 x
1011 plaquettes dans 200 à 650 cc de plasma.

Pour le donneur, les pertes représentent :

 40 à 50 ml de globules rouges.
 20 à 40 % des plaquettes.
 Moins de 45 g de protéines.
 10 à 12 % du taux initial de calcium.

Le don de globules blancs d’aphérèse


Ce don nécessite un séparateur. Les globules blancs sont recueillis dans une poche, les
autres éléments sont restitués au donneur. Ce don est très limité car extrêmement
contraignant. Il dure environ 2 h 30.

25
Chapitre III Approche transfusionnelle

Le don autologue

Il s’agit de prélever du sang à un donneur afin de transfuser à ces mêmes donneurs un


propre sang. Ce don peut se pratiquer, généralement, que pour une intervention chirurgicale
prévue à une date précise. Il faut alors déterminer la quantité de sang nécessaire. Ce
prélèvement doit être débuté dans un délai qui tient compte de la durée de conservation des
globules rouges.

III. Les indications de la transfusion sanguine


L’indication du sang total
Est de plus en plus réduite il existe cependant certaines conditions où il doit être utilisé :

 Les hémorragies importantes brutales avec perte de 20 à 30% de la masse


sanguine.
 Les transfusions massives : la transfusion est dite massive quand on remplace la
moitié du volume sanguin en 24h c’est le cas de la circulation extracorporelle et
de certaines chirurgies lourdes.
 L’épuration extra-rénale… (8)

Indications du culot globulaire


Le culot globulaire est indiqué dans les anémies qui nécessitent une transfusion où la
volémie est conservée, exemple anémie hémolytique congénitale, anémie des insuffisances
médullaires. (8)

Indications des plasmas thérapeutiques


Il s’agit des grands domaines pathologiques suivants :

 Coagulopathie : consommation excessive avec effondrement du taux de tous les


facteurs de la coagulation.
 Hémorragies aigues avec déficit global des facteurs de coagulation.

L’albumine : on l’utilise dans les brûlures, certaines maladies du foie ou du rein qui
entraînent des déficits en albumine. (9)

Indication des plaquettes


Les transfusions des plaquettes ne sont indiquées que :

26
Chapitre III Approche transfusionnelle

 Au cours des thrombopénies centrales et périphériques.

Indication des granulocytes


Ils sont réservés à des patients leucopénies ou immunodéprimés avec des infections
graves résistant aux antibiotiques… (10)

IV. Principales épreuves immuno-hématologiques à connaître


Groupage ou phénotypage sanguin
La détermination des groupes sanguins par le phénomène d’agglutination des globules
rouges est une technique de base, développée de longue date, de l’immunohématologie. Elle
repose sur la réunion en amas des cellules, provoquée par l’addition d’un anticorps spécifique
dirigé contre un antigène présent à la surface des hématies. Il en existe de nombreuses
variantes techniques, et des automates de phénotypage des groupes sanguins à grande échelle
des principaux systèmes (ABO, RH, Kell, Duffy, Kidd) sont disponibles. Ces méthodes sont
réputées simples, rapides, reproductibles et d’un faible coût, mais elles sont aussi parfois
sujettes à des limitations, par exemple dans des contextes pathologiques (malades
polytransfusés, anémies hémolytiques auto-immunes, greffe de cellules souches
hématopoïétiques), ou en présence de variantes rares, ou encore pour la réalisation de
phénotypes étendus, lorsque les réactifs sont rares ou indisponibles. Les progrès réalisés en
matière de biochimie et de biologie moléculaire ont permis, depuis une vingtaine d’années,
d’établir la base moléculaire des groupes sanguins et de leurs polymorphismes, ouvrant ainsi
la voie à l’apparition de techniques de génotypage moléculaire.

Groupage ABO

Le groupage sanguin ABO nécessite un prélèvement de 10 ml de sang sur citrate ou


EDTA et 15 ml de sang sans anticoagulant. Pour des raisons de sécurité, il doit être réalisé en
double par deux personnes travaillant avec des réactifs et techniques différents. Comporte
deux étapes : la recherche antigènes érythrocytaires (Beth-Vincent Ou épreuve globulaire) et
la recherche des anticorps plasmatiques (Simonin ou épreuve plasmatique). (5)

a. Pour l’épreuve globulaire

Groupage proprement dit, les globules rouges sont séparés du sang total après
sédimentation ou coagulation, puis mélangés à la température ambiante et sur divers supports

27
Chapitre III Approche transfusionnelle

(plaques, tube, microplaque, machine automatique, …) avec des réactifs anticorps anti A,
anti-B et anti-AB.

L’agglutination équivaut à un résultat positif et signifie la présence de l’antigène


reconnu par le réactif, la non-agglutination à un résultat négatif et signifie l’absence de
l’antigène.

b. Pour l’épreuve sérique

Le sérum (de préférence au plasma) est mélangé avec des globules rouges-tests de
groupes connus A1, A2, B. la présence d’anticorps naturels anti-A et/ou anti-B se traduira par
l’agglutination des GR A et/ou B.

Les résultats doivent être concordants avec ceux de l’épreuve globulaire.

Le temps nécessaire à ce groupage est de quelques minutes s’il y a une extrême urgence.
Il ne faut cependant pas s’étonner qu’habituellement les résultats ne soient pas émis avec
autant de célérité. L’organisation du travail au laboratoire et la maitrise des impératifs de
sécurité exigent des épreuves en séries à heures fixes, des enregistrements et de nombreux
contrôles, tous consommateurs de temps. (5)

Groupage Rhésus (D)

Le prélèvement nécessaire est le tube sur citrate ou EDTA indiqué au paragraphe


précédent. Les globules rouges sont mélangés en général à chaud (37 à 40°) avec le réactif
anticorps anti-D sur divers supports (plaque chauffée, microplaque, machine automatique,

…). Les résultats sont instantanés pour la plupart des techniques. Ils sont exprimés en +
ou – selon la survenue ou non de l’agglutination.

La réaction comporte toujours deux types de témoins : d’une part, les globules rouges
D+ et D- connus, regroupés en parallèle pour vérifier la validité du réactif dans les conditions
et au moment du test ; d’autre part, les globules rouges du malade mélangés avec le milieu
macromoléculaire du réactif, mais sans molécule anti-D pour vérifier qu’ils ne s’auto
agglutinent pas spontanément dans de tels milieux : fausse positivité.

28
Chapitre III Approche transfusionnelle

Figure III.1. Les deux méthodes de la réalisation du groupe sanguin ABO-RH

Phénotypage pour les autres antigènes de groupes sanguins

Le prélèvement nécessaire est le tube sur citrate ou EDTA indiqué plus haut, et le
principe de la réaction est identique : les globules rouges du sujet portés à une concentration
optimale sont mélangés avec les réactifs anticorps correspondant à chaque antigène. Les
conditions techniques varient selon les réactifs, et le temps de la réaction peut, dans certains
cas, dépasser une heure. Les résultats sont exprimés en + ou – selon la survenue ou non de
l’agglutination. Ici encore, les deux séries de témoins sont indispensables : les globules rouges
de phénotypes connus + et – pour vérifier le réactif et le témoin de la non-agglutinabilité
spontanée des globules rouges du sujet.

29
Chapitre III Approche transfusionnelle

La recherche d’anticorps anti-érythrocytaire (R.A.I.)


Elle consiste à détecter et à identifier dans un sérum ou un plasma la présence d’un (ou
de plusieurs) anticorps anti-érythrocytaires libres dirigés contre les antigènes autres qu’A et B.

La RAI s’effectue en deux temps: Le dépistage qui répond à la question suivante :


Existe-t-il dans ce sérum ou ce plasma un ou des anticorps libres dirigés contre les antigènes
courants des globules rouges ?

L’identification, si la réponse à la question précédente est positive: Quels sont les noms
(spécificités) du ou des anticorps présents dans ce sérum ou ce plasma ?

Dépistage

D’un point de vue technique, consiste à mettre en présence le sérum/plasma à tester avec
un panel d’hématies-tests de groupe O (pour éviter l’interférence des anticorps anti-A et/ou
anti-B naturellement présents), possédant au moins l’ensemble des antigènes contre lesquels
on recherche les anticorps, soit les antigènes D, C, E, c, e, K, Fya, Fyb, Jka, Jkb, Lea, Leb, P1,
M, N, S, s, (cette séquence permettant d’assurer la sécurité immunologique de l’immense
majorité des transfusions). Réglementairement, ce panel de dépistage doit contenir au moins 3
hématies-tests.

Les textes réglementaires imposent une seule technique (test indirect à l’anti globuline
ou TIA) capable de détecter les IgG puisque ce sont principalement elles qui sont le plus
fréquemment mises en causes dans les accidents transfusionnels.

Si des réactions négatives sont obtenues avec ces trois hématies (« panel de dépistage »),
on pourra apporter la réponse « RAI négative », ce qui autorise la transfusion. Si une (ou a
fortiori) plusieurs hématies sont positives, la réponse est « RAI positive, présence d’un ou de
plusieurs anticorps, à identifier ».

L’identification

La technique consiste à tester le sérum/plasma dans la même technique que l’étape de


dépistage et vis à vis d’au moins 10 hématies-tests de groupe O. La concordance entre les
hématies trouvées positives ou négatives et la présence ou l’absence d’antigènes sur ces
hématies donne la spécificité du ou des anticorps.

L’identification est une sorte de « jeu de logique » permettant d’attribuer une spécificité
grâce à la présence d’un antigène déterminé sur la membrane de toutes les hématies

30
Chapitre III Approche transfusionnelle

agglutinées. Par exemple, si toutes les hématies agglutinées sont porteuses de l’antigène E et
toutes les hématies négatives sont dépourvues de cet antigène, on pourra en déduire que
l’anticorps en cause est un anti-E.

Afin de confirmer le ou les anticorps suspectés, il est nécessaire d’avoir au moins 3


hématies agglutinées porteuses de l’antigène considéré et 3 hématies non agglutinées non
porteuses de l'antigène considéré (règle des "3+/3-"). Le nombre minimal de 3 hématies
positives ou négatives ne s’applique pas en cas d’association d’anticorps anti-RH.

L'absence de l'antigène correspondant à chaque allo-anticorps identifié sur les hématies


du patient (phénotypage), permettra la validation d’allo-anticorps.

Le conseil transfusionnel qui en découle sera la transfusion de concentrés globulaires


dépourvus du ou des antigènes correspondants aux allo-anticorps incriminés.

L’interprétation

La RAI constitue la base de la sécurité transfusionnelle. Elle doit être effectuée :

Avant toute première transfusion, ceci afin de mettre en évidence les éventuels anticorps
« naturels » autres que ABO qui pourraient s’avérer dangereux (ex: anti H des sujets «
Bombay »).

Avant toute transfusion ou avant toute première transfusion d’une série de transfusions.
Entre chaque série de transfusions. Après la dernière transfusion d’une série. Chez les
polytransfusés, la fréquence d’exécution doit être adaptée en fonction de la pathologie et des
protocoles établis par les prescripteurs.

Chez un patient ayant des antécédents de transfusion, de grossesse ou de transplantation


dans les 6 mois précédents, le délai maximal de validité de la RAI est de 3 jours (obligation
réglementaire).

Ce délai de validité est prolongé à 21 jours lorsque le résultat de la RAI est négatif et en
l’absence d’antécédents de transfusion, de grossesse ou de transplantation dans les 6 mois
précédents. Dans ce cas, la prescription de CGR doit mentionner la prolongation de validité
(obligation réglementaire). (5)

31
Chapitre III Approche transfusionnelle

L’épreuve de compatibilité au laboratoire (EDCL)


Dans certains contextes transfusionnels, la RAI doit être complétée par une analyse
supplémentaire appelée épreuve de compatibilité au laboratoire (EDCL) Circonstances de
réalisation :

 Obligatoire (hors urgence) avant transfusion de globules rouges en cas de RAI


positive ou antécédent de RAI positive.
 Les foetus ou nouveau-nés présentant un anticorps fixé sur ses globules rouges in
vivo et/ou issus d’une mère possédant des anticorps anti-érythrocytaires autres
qu’anti-A et anti-B
 Recommandée avant transfusion de globules rouges chez les patients
drépanocytaires

Principe de l’EDCL

Réalisée en TIA, l’EDCL consiste à mettre en contact le plasma ou le sérum du patient à


transfuser avec les hématies du concentré de globules rouges qui a été sélectionné pour la
transfusion. Un résultat positif interdit la délivrance du concentré de globule rouge testé.

En résumé, l’épreuve de compatibilité au laboratoire permet de vérifier:

 La compatibilité ABO entre le receveur et les globules rouges sélectionnés


 La compatibilité entre les anticorps éventuels du receveur et les globules rouges
sélectionnés
 De détecter la présence des anticorps anti-privé (Ac dirigé contre un antigène de
faible prévalence < à 1%) présent dans le plasma/sérum du receveur, non détecté
à la RAI et dont l’antigène correspondant est porté par les globules rouges
sélectionnés. (5)

Contrôle pré-transfusionnel ultime (CPU)


Il est obligatoire pour toute transfusion de concentré de globules rouges ou de sang total.
Il se fait au lit du malade ou en salle d’opération juste avant la transfusion. Il consiste à
vérifier le groupe ABO des globules rouges chez le receveur et pour toutes les unités à
transfuser. Son objectif est de constituer une dernière barrière pour éviter l’incompatibilité
ABO qui demeure une des causes majeures d’accidents hémolytiques de la transfusion
sanguine. Il ne se substitue ni au groupage sanguin, ni à la RAI, ni à l’ECL. Il leur est un
complément légalement exigé.

32
Chapitre III Approche transfusionnelle

En l’absence de prise en charge exclusive des actes transfusionnels par le centre de


transfusion, l’exécution du CPU est une des attributions du personnel soignant qui doit la
maitriser avec autant d’aisance qu’une injection intramusculaire. Quelle qu’en soit la
technique, l’essentiel est de bien l’apprendre, l’exécuter fréquemment et pour cela comme
pour toute question, doute ou anomalie même apparemment anodine, faire appel au centre de
transfusion.

Le matériel doit être choisi, commandé et géré par la surveillante du service qui devra
veiller à la qualité de la conservation et à la date de péremption des réactifs en évitant de
constituer de trop larges stocks. Parmi les possibilités actuellement offertes, il existe deux
grandes variétés

Eléments dissociés

Flacons de sérum-test liquides anti-A, anti-B, anti-AB avec, comme support de la


réaction, soit des lames jetables, soit une plaque d’opaline lavable, soit des cartons pré
imprimés à cet usage

Eléments rassemblés

Cartes de contrôle prétransfusionnel fournissant à la fois les sérums-tests en tubes


plastiques scellés et le carton support. Certains centres de transfusion proposent des sérums-
tests pré-desséchés à ‘emplacement de la réaction.

La technique proprement dite est en général détaillée avec les supports fournis par les
fabricants. Il n’est pas recommandé de conserver dans le dossier du malade ou les archives les
supports cartonnés portant les traces des réactions après séchage. Un tel archivage est
contraire aux règles d’hygiène et n’offre pas davantage d’indication médico-légale que la
simple signature de la personne qui a exécuté le CPU, d’autant qu’après séchage ces réactions
sont souvent ininterprétables.

Voici quelques-unes des mauvaises pratiques souvent observées :

Utiliser de trop grosses gouttes de sang, ne pas essuyer l’agitateur entre chaque réaction,
intervenir la place des sérums-tests, ne pas faire le test devant une urgence, ne pas tester le
sang du malade mais seulement celui des donneurs, se contenter de réactions de mauvaise
qualité et peu franches, ne pas reconnaitre une auto-agglutination non immunologique, enfin
avoir peur de déclarer une anomalie par excès de scrupule et par crainte de s’être trompé.

33
Chapitre III Approche transfusionnelle

Rappelons-le, ce test fondamental n’a de sens que s’il est bien pratiqué à la suite d’un
apprentissage réel et méticuleusement entretenu du personnel soignant de jour et de nuit.
L’initiation de cette formation est des responsabilités conjointes des chefs services
hospitaliers et des centres de transfusion. Si nous continuons d’observer des accidents ABO,
c’est que, entre autres, ce test n’est pas fait ou est mal fait et que son importance n’est pas
encore bien comprise. (11)

IV .5 Test de coombs direct


Le Test Direct à l'Antiglobuline (TDA), anciennement appelé Test de Coombs Direct
(TCD), permet grâce à un sérum d'antiglobuline humaine, de révéler la présence d'Ac fixés
sur l'antigène correspondant, à la surface des hématies in vivo et susceptible d'entraîner leurs
destruction.

L'antiglobuline utilisée est essentiellement de deux classes : anti-IgG ou anti-


Complément. L'antiglobuline anti-IgG est composée d'Ig dirigées contre le fragment Fc de
l'IgG. Celle-ci peut donc mettre en évidence des anticorps de type IgG fixés sur les GR testés.
L'antiglobuline de type anti-complément est essentiellement composée d'anti-C3d. Le C3d est
présent en grande quantité et de façon relativement stable à la surface des GR sensibilisés in
vivo, à la suite de l'activation du complément par certains complexes immuns Ac-Ag.

Figure III.2. Test de coombs direct TDA.

34
Chapitre III Approche transfusionnelle

V. Préparation des produits sanguins labiles


L’obtention de composés sanguins spécifiques peut s’effectuer par des techniques
d’aphérèse, qui consistent à séparer les composants du sang au cours même du prélèvement et
donc à préparer directement et en un seul temps les composés sanguins. L’aphérèse fait appel
à des matériels nommés « séparateurs de cellules ». Il est ainsi possible d’obtenir par aphérèse
un plasma associé soit à un concentré de plaquettes soit à un concentré de globules rouges, ou
encore un concentré de globules rouges et un concentré de plaquettes, ou simplement l’un des
trois produits à partir du prélèvement de sang total recueilli au pli du coude du donneur. Les
produits issus de cette technique possèdent une quantité de principes actifs suffisante pour être
utilisée directement en thérapeutique transfusionnelle.

Une autre possibilité consiste à prélever le sang total, les PSL étant obtenus dans un
second temps, après mise en œuvre de procédés de préparation.

Principaux procédés utilisés en préparation des PSL

Dispositif de prélèvement du sang total à usage unique

Bien qu’il ne soit pas à proprement parler un procédé de préparation à part entière, le
dispositif de prélèvement à usage unique revêt une importance capitale dans la préparation des
PSL. Il permet, grâce à sa configuration et à ses qualités, de réaliser les étapes de préparation.

 Assurer la fabrication des produits sans rompre le système clos.


 Réaliser les étapes de déleucocytation.
 Orienter la préparation de produits en fonction de sa configuration.
 Réaliser en préparation des étapes de transformation (ajout de solution de
conservation).
 Aider à la conservation des produits.
 Simplifier les étapes de stockage et de transport des produits.

Centrifugation

La centrifugation est un procédé physique utilisé pour accélérer la séparation d’éléments


ou de phases grâce aux différences de densité, de forme et de masse des constituants soumis
au champ centrifuge.

35
Chapitre III Approche transfusionnelle

Séparation ou décantation des produits sanguins

Cette étape succède à la centrifugation et a pour objectif de séparer physiquement les


différents constituants du sang en autant de poches de recueil. Â partir d’une poche de sang
total, il est possible d’obtenir, en fonction du type de prélèvement réalisé : une poche de
plasma, une poche de CGR et, potentiellement, une poche de couche leuco-plaquettaire.

Déleucocytation des PSL

L’objectif est d’éliminer aseptiquement la majeure partie des leucocytes par filtration.
Cette opération met en œuvre un matériau filtrant pour une rétention sélective des leucocytes,
en préservant les éléments cellulaires ou plasmatiques. Les normes (caractéristiques des PSL
Précisent que le taux de leucocytes résiduels ne doit pas dépasser 1 x 106 pour les produits
sanguins homologues cellulaires, pour au moins 97% de la production, et 1 x 106/L pour le
plasma destiné au fractionnement, et 104/L pour le plasma à usage thérapeutique, pour au
moins 95 % de la production.

l’intérêt de la déleucocytation est lié au fait que, sur le plan clinique, les leucocytes
peuvent être à l’origine de nombreux effet iatrogènes : réaction d’intolérance immédiate à
type de frissons-hyperthermie, transmission directe de micro-organismes ( virus, bactéries) ,
réactivation virale chez le receveur, stimulation allo génique dans les système de groupes
sanguins portés par les leucocytes, réaction du greffon contre l’hôte aiguë chez les receveurs
immunodéprimés, état d’immuno-suppression post transfusionnelle.

Congélation du plasma

Cette opération unitaire de production s’adresse principalement aux plasmas issus de


sang total ou d’aphérèse. C’est une étape critique dans la conservation de certains facteurs de
coagulation, comme le facteur VIII. Ce procédé met en œuvre des équipements électriques et
des fluides cryogéniques. La vitesse de refroidissement doit être aussi rapide que possible. Â
titre d’exemple, on admet qu’une température de -30 °C au cœur d’un plasma en moins de 60
minutes conserve la qualité du plasma.

Atténuation virale et bactérienne des PSL

Les techniques d’inactivation des agents pathogènes dans les PSL apparaissent comme
la nouvelle stratégie de sécurité transfusionnelle face au risque infectieux. Différentes
techniques sont en cours de développement, ou déjà validées et utilisées. Les mécanismes

36
Chapitre III Approche transfusionnelle

d’action, ainsi que l’efficacité d’inactivation et d’atténuation des agents pathogènes, varient
selon les techniques.

Ajout d’une solution de conservation

La substitution de tout ou partie du plasma est réalisée lors de la préparation des PSL. La
solution ajoutée permet la conservation des produits sanguins, tout en réduisant les lésions
cellulaires lors de la conservation des concentrée globulaires ou des concentrés de plaquettes.
Actuellement, la solution saline adénine-glucose-mannitol est la plus employée pour la
conservation des CGR. Pour les concentrés plaquettaires, des solutions dites de seconde
génération sont validées et utilisées.

Etiquetage et libération des PSL (CGR, CP, PLASMA)

La conformité des PSL est attestée par une étape dite d’étiquetage/libération. Elle
autorise la libération des produits pour leur utilisation. Les mentions portées par l’étiquette
doivent être conformes à la réglementation en vigueur (caractéristiques des PSL). Un produit
étiqueté est un produit pour lequel la conformité par rapport aux textes réglementaires est
vérifiée et attestée.

VI. Stockage et conservation des PSL


Les CGR se conservent au mieux leurs qualités lorsqu’ils sont conservés au froid. En
solution de conservation additive Saline-adénine-glucose et mannitol et à une température
comprise entre 2 et 6 °C, les concentrés globulaires se conservent 42 jours après prélèvement.

Les concentrés de plaquettes en solution additive se conservent en agitation lente et


continue à une température comprise entre 20 et 24 °C si elles sont contenues dans un
plastique perméable à l’oxygène, au maximum 5 jours après prélèvement. Le plasma congelé
stocké à - 25 °C (plasma destiné au fractionnement) peut être conservé pour une durée
maximale d’une année.

VII. Hémovigilance
L'hémovigilance est le système de surveillance de la chaîne transfusionnelle, qui a pour
but de détecter les effets indésirables des produits sanguins labiles et d'en prévenir
l'apparition.

Cet élément de la sécurité transfusionnelle, comporte :

 Signalement et déclaration de tout incident grave.

37
Chapitre III Approche transfusionnelle

 Signalement et déclaration de tout effet indésirable grave survenu chez un


donneur de sang.
 Signalement et déclaration de tout effet indésirable grave survenu chez un
receveur de produits sanguins labiles.
 Recueil, conservation, accessibilité des informations, préparation et utilisation
des produits sanguins labiles.

Rôles de l'hémovigilance :
L’objectif est de créer un réseau national d’informations sur les transfusions et leurs
effets indésirables.

Il y a 3 domaines d’activités :

 Suivi et information des patients transfusés.


 Traçabilité.
 Déclaration des accidents transfusionnels…

Les complications de la transfusion sanguine


Ces complications peuvent survenir soit immédiatement ou peu de temps après la mise
en route de la transfusion, ce sont les accidents précoces, soit tardivement ce sont des
accidents tardifs.

Les accidents précoces

 L’accident hémolytique

L’erreur de groupage ABO est le plus souvent observée : inversion de tubes de


prélèvements donc inversion des noms de malades, erreur de destination du flacon destiné à
un malade, il est donné à un autre, homonymie, une épreuve ultime de compatibilité sur lame
devrait éviter ces erreurs. Si les accidents dû à l’incompatibilité ABO sont connus, d’autres
accidents liés à une allo-immunisation sont par contre méconnus et peuvent être très grave :
sous-groupe de rhésus, système Kell, Duffy, Kidd.

 Le choc endotoxinique

Le sang constitue un excellent milieu de culture, s’il est contaminé et si le flacon est
laissé longtemps à la température ambiante les germes vont rapidement se multiplier, mais en
raison du pouvoir bactériostatique du sang, beaucoup d’entre eux seront détruits et libèrent

38
Chapitre III Approche transfusionnelle

leur endotoxine, la transfusion d’un sang contenant cette toxine va provoquer un choc très
grave.

 La réaction « frisson-hyperthermie »

Elle est liée à une allo-immunisation leuco plaquettaire, ils imposent donc la transfusion
de sang dé leucocytes dé plaquette

 La défaillance cardiaque

C’est un accident de surcharge qui survient chez les sujets dont le myocarde est atteint
ou chez les hypertendus…

Les accidents tardifs

 Les réactions transfusionnelles tardives

Elles surviennent approximativement 5 à 10 jours après la transfusion, et sont


provoquées par un anticorps non détecté précédemment qui est stimulé par la transfusion de
cellules incompatibles.

39
Chapitre III Approche transfusionnelle

40
Partie
pratique
Chapitre 1

Méthodologie

de

travail
Chapitre I Méthodologie de travail

I. Objectif de travail
Afin de valider ou non nos hypothèses, nous avons choisi la méthode d’étude
transversale descriptive et analytique dont l'objectif est de relater un constat prédéfini et afin
de recueillir un maximum d'informations pour répondre à notre question de recherche :
« Qu’elle est l’importance de la réalisation de la phéno-compatibilité dans la transfusion
sanguine ? »

II. Terrain de l’étude


Cette étude a été effectuée au niveau du PTS de l’EPH GHRISS.

III. La durée de l'étude


Notre mémoire de fin d’étude a été élaboré du 21 mars au 05 mai 2021.

IV. Population cible


On appelle population cible, l'ensemble des personnes concernées par l'étude. Les
populations cibles concerné par mon étude étaient composés de : le personnel technique du
PTS.

V. Echantillonnage
Echantillons d’investigation
Nous avons réalisé des questionnaires dirigés au personnel du PTS et l’interview avec le
médecin hématologue chef du PTS.

VI. Outils de l’enquête


L’outil de la recherche est :

Questionnaire
Destiné aux personnels techniques du PTS.

Par définition: le questionnaire est une suite de questions standardisées destinées à


normaliser et à faciliter le recueil de témoignages. C’est un outil adapté pour recueillir des
Informations précises auprès d’un nombre important de participants. Les données recueillies
sont facilement quantifiables (excepté lors de questions ouvertes). C’est une méthode qui est
uniquement collective, quantitative qui s’applique à un ensemble (échantillon) qui doit
permettre des inférences statistiques.

43
Chapitre I Méthodologie de travail

L’interview
Destiné au médecin hématologue chef du PTS pour confirmer ou infirmerles hypothèses
selon les réponses du médecin chef.

44
Chapitre 2

Présentation et

analyse des

résultats
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Les résultats ont été analysés après l’exploitation des outils de recherche un par un.

I. Échantillons d’investigation
Nous avons distribué un questionnaire au personnel travaillant dans la paillasse
d’immuno-hématologie du PTS de l’EPH Dali Abdelkader GHRISS

Ce questionnaire est composé de 12 questions.

Les résultats du questionnaire sont interprétés comme suite :

Questionnaire Distribution Récupération

13 13 13

Tableau IV.1. La distribution et la réception du questionnaire

Identification du personnel

Identification du personnel : Selon la spécialité

Les réponses Nombre Pourcentage%

Lsp 08 67

Biologiste 03 25

Médecin 01 8
hémobiologie
Total 12 100

Tableau IV.2. Répartition des personnels de laboratoire selon la spécialité.

8% Lsp

25%
Biologiste
67%
Médecinhémobio
logie

Figure IV.1. Secteur représente les spécialités.

45
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Interprétation :

- selon les résultats obtenus par le tableau n°03


-La majorité des professionnels questionnés sont des laborantins
de santé publique (67%),

-tandis que (25%) sont des biologistes, face à un


pourcentage de (8%) pour médecin hémobiologie.

Question N°01 : Avez-vous des connaissances concernant la transfusion sanguine,


issues deformations antérieures ?

Nombre Pourcentage%

OUI 09 75

NON 03 25

Tableau IV.3. Représentation des réponses de la question N°01.

les connaissances concernant la Interprétation


transfusion sanguine

On constate que :
75 % de notre population
25%
de recherche ont des
connaissances concernant
OUI
latransfusion sanguine.
NON
75% 25 % de notre population
de recherche n’ont pas des
connaissances concernant
cette Dernière.

Figure IV.2. Secteur représente les connaissances concernant la transfusion sanguine

46
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Question N°02: Avez-vous bénéficié d’une formation continue en immuno-hématologie

Nombre Pourcentage%

OUI 05 42

NON 07 58

Tableau IV.4. Représentation des réponses de la question N° 02.

OUI
42%
58% NON

Figure IV.3. Secteur représente les formations continues en immuno-hématologie.

Interprétation

Au regard des résultats obtenus, nous constatons que :


Plus de la moitié, soit 58% de notre population enquêtée n’ont pas
bénéficié d’une formation continue et 42% affirment le contraire.

Question N°03 : trouvez-vous que le groupage ABO-RH1 sont suffisants pour une
transfusion sans risque ? Si non, pourquoi ?

47
Chapitre II Présentation et analyse des résultats
Nombre Pourcentage%

OUI 03 25

NON 09 75

Tableau IV.5. Représentation des réponses de la question N°03

25%

OUI
NON
75%

Figure IV.4. Secteur représente la réponse de la question N°03.

Interprétation

A partir des résultats obtenus par le tableau N°05, on constate que :


75% du personnel de laboratoire pensent que le groupage ABO-
RH1 sont insuffisants pour une transfusion sans risque, etjugent
important la réalisation d’un phénotypage surtout chez les
polytransfusés, Tandis que les 25% restants croient suffisant la
réalisation du groupage ABO-RH1 pour une transfusion sans
risque.

Question N°04 : Est que tous les poches qui prélevé sont phénotypes ? Justifie

48
Chapitre II Présentation et analyse des résultats
Nombre Pourcentage%

OUI 00 30

NON 100 70

Tableau IV.6. Représentation des réponses de la question N°04

0%

OUI
NON

100%

Figure IV.5. Secteur représente la réponse de la question N°04.

Interprétation

Nous remarquons que tous les enquêtés :


(100%) ne pratiquent pas le groupage phénotype sur toute les poches
qui prélevé par manque de réactif ou à cause de la quantité de réactif limitée
pourles polytransfusés et les rhésus négatif
.

49
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Question N°05 : Quels sont les services qui demandent beaucoup de poches du sang?

100% du personnel disent que les services qui demandent beaucoup des poches du sang
sont :

 Le service de pédiatrie.
 Le service d'hémodialyse.
 Parfois la médecine interne.

QuestionN°06 : quels sont Les malades de ces services ?

Nombre Pourcentage%

polytransfusés 12 100

Non polytransfusés 00 00

Tableau IV.7. Représentation des réponses de la question N°06

0%

polytransfusés
Nonpolytransfusés
100%

Figure IV.6. Secteur représente la réponse de la question N°06.

Interprétation :

- 100% du personnel disent que les malades nécessitant des poches du sangdes
services de pédiatrie et d'hémodialyse sont des polytransfusés, alors que la
plupart des malades qui nécessitant des poches du sang du service de
médecine interne sont non polytransfusés.

50
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Question N°07 : Quels sont les tests immuno-hématologiques demandés pour les
polytransfusés ?

Réponses Effectifs Pourcentage

1-ABO-RH1+ test de compatibilité 05 41.67%


2-ABO-RH1 + phénotype (RH- 07 58.33%
KEL1) +test
de compatibilité

3-ABO-RH1+phénotype (RH- 00 00%


KEL1)+RAI +test de compatibilité
4-ABO-RH1+ phénotype étendu (Duffy, 00 00%
kidd, MNSs…)+ test de compatibilité

Totale 12 100%

Tableau IV.8. Représentation des réponses de la question N°07

ABO-RH1+test decompatibilité

ABO-RH1+ phénotype(RH-
KEL1)+test
0% decompatibilité

46%
54%
ABO-RH1+phénotype(RH-
KEL1)+RAI+testdecompatibilité

ABO-
RH1+phénotypeétendu(Duffy,
kidd,MNSs…)+testdecompatibilit
é

Figure IV.7. Secteur représente la réponse de la question N°07.

51
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Interprétation :

A partir des résultats obtenus, on constate que :


-58.33% des interrogés disent que le groupage ABO-RH1+phénotype (RH-
KELL1) +test de compatibilité sont demandés pour les polytransfusés.

-41.67% des interrogés disent que l’ABO-RH1+test de compatibilité sont


demandés pour ces derniers, et 0% pour les autres tests immuno-hématologie pour
ABO-RH1+phénotype (RH-KEL1) +RAI +test de compatibilité et 0% pour ABO-
RH1+ phénotype étendu (Duffy, kidd, MNSs…) + test de compatibilité.

Question N°08 : pratiquez-vous le groupage phénotype devant toute transfusion


sanguine ? Sinon, pourquoi ?

Les réponses Nombre Pourcentage%

OUI 03 25

NON 09 75

Tableau IV.9. Représentation des réponses de la question N°08

25%

OUI
NON
75%

Figure IV.8. Secteur représente la réponse de la question N°08.

52
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Interprétation :

Nous remarquons que la majorité des enquêtés :


- (75%) ne pratiquent pas le groupage phénotype devant toute transfusion
sanguine par manque de réactif ou à cause de la quantité de réactif
limitée.
-(25%) de notre population ciblée réalisent le phénotypage devant tous
transfusions sanguine.

Question N°09 : Après une transfusion vous-a-t-ont signalé des accidents


transfusionnelsdue à la non réalisation du phénotypage ?

Nombre Pourcentage%

OUI 04 33

NON 08 67

Tableau IV.10. Représentation des réponses de la question N°09.

33%

OUI
67% NON

Figure IV.9. Secteur représente la réponse de la question N°09.

53
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Interprétation :

La majorité des effectifs, soit 67% ont répondu par non

-33% disent avoir été informés de la survenue des accidents


transfusionnelsdue au groupage non phénotype.

Question N°10 : connaissez-vous les conséquences du non Réalisation du groupage


phénotype ? Si oui citez ces conséquences.

Nombre Pourcentage%

OUI 10 83

NON 02 17

Tableau IV.11. Représentation des réponses de la question N°10.

17%

OUI
NON

83%

Figure IV.10. Secteur représente la réponse de la question N°10.

54
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Interprétation :

D’après le tableau ci-dessus on observe que :


-83% du personnel questionné ont répondu oui.

-17% du personnel questionné ont répondu non.

- Les conséquences citées sont :


 Allo-immunisation.
 Accident transfusionnel (immédiat ou tardif).

 Maladies hémolytiques du nouveau-né.

Question N°11 : Qu’elles sont les procédures à faire pour prévenir d’une immunisation
transfusionnelle ?

Pour prévenir d’une immunisation transfusionnelle, le phénotypage doit être fait :


 Avant toute transfusion sanguine.
 Chez les sujets polytransfusés.
 Chez la femme en âge de procréer.
Question N°12 : Selon vous, quelles sont les conditions nécessaires pour réaliser le test
de phénotypage ?

100% du personnel disent que les conditions sont :

 La présence des moyens nécéssaires (réactif) au niveau de la paillasse d'immuno-


hématologie.
 L'élévation de nombre du personnel travaillant dans le PTS.
 Et la RAI qui est indispensable devant toute transfusion sanguine surtout chez les
polytransfusés et la femme en âge de procréer.

55
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Question N°13 : Est-ce que vous pratiquez la recherche d’agglutinines irrégulières


(RAI) ? Si non pourquoi ?

Nombre Pourcentage%

OUI 00 00

NON 12 100

Tableau IV.12. Représentation des réponses de la question N°13.

0%

OUI
NON

100%

Figure IV.11. Secteur représente la réponse de la question N°13.

Interprétation :

La totalité des interrogés ont répondu par non les réponses sont les
suivantes :
-absence totale de réactif.
-réactif trop cher.
-les médecins ne prescrivent pas la RAI.

56
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

II. L’interview
Cette interview a été réalisée avec le médecin chef du PTS de l’EPH GHRISS.

Question 01 : Quelle est l’intérêt du phénotype rhésus et kell dans la transfusion


sanguine ?

Réponse : L’intérêt du phénotype rhésus kell est

 La sécurité transfusionnelle.
 Prévention d’une allo immunisation et anémies hémolytiques chez les nouveau-
né.

Question 02 : Quels sont les phénotypes Rhésus et kell et comment connaitre leur
compatible ?

Réponse : Il y’a 9 différentes phénotypes Rhésus et 2 kell, la compatibilité entre les


phénotypes comme le tableau suivant :

Le Phénotype de demande (malade) Les Phénotype compatibles ( la poche)

- CCEE CCEE

- CCEE

-CCEe - CCee

- CCEe

-Ccee - Ccee

-CcEE

-CcEE - CCEE

-ccEE

-Ccee

-Ccee -Ccee

-ccee

-CcEe - Tous les phénotypes sont


compatibles

57
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

-ccEE -ccEE

-ccEe -ccEE

-ccEe

-ccee

-ccee -ccee

-Kell + -Kell +

-Kell -

-Kell - -Kell -

Tableau IV.13. La compatibilité entre les différents phénotypes.


Question 03: Pour quoi n’est pas réaliser le test de phénotypage pour tous les
transfusions ?

Réponse: Nous ne réalisons pas le test de phénotypage pour toutes les transfusions parce
que la quantitéde réactif est limitée.

Question 04 : Est que -il y’a un manque de réactif pour réaliser le test de phénotypage ?

Réponse : Oui, il existe un manque de réactif de phénotypage au niveau de notre


laboratoire.

Selon cette réponse, on conclut qu'il y a un manque des moyens nécessaires (réactif)
pour réaliser le test de phénotypage.

Question 05 : Le personnel de la paillasse d'immuno-hématologie demande- t-il le


réactifnécessaire pour le phénotypage en cas de sa non disponibilité dans la paillasse ?

Réponse : Oui, le personnel demande le réactif nécessaire pour le phénotypage en cas de


rupture dans lapaillasse.

Question 06 : Comment justifiez-vous la non disponibilité du réactif de phénotypage au


niveau de votrelaboratoire ?

Réponse : Il existe un manque de réactif du phénotypage à l'échelle nationale, et ce


problème est horsde notre responsabilité.

58
Chapitre II Présentation et analyse des résultats

Selon cette réponse. On conclut que le personnel de notre laboratoire n'est pas
responsable du non disponibilité du réactif de phenotypage.

59
En analysant les résultats de nos questionnaires nous retiendrons les points suivants :

 La majorité de la population questionnée n’a pas suivi de formation continue en


immuno-hématologie. On confirme ce résultat d’après la réponse à la question
N°02.
 Les laborantins jugent que pour une transfusion sans risque, surtout pour le
polytransfusé et la femme en âge de procréer un groupage phénotype doit être
réalisé et le résultat sera porté sur la carte de groupage car cela permettra de
prévenir les accidents transfusionnels d’après les réponses aux questions N°03,
04,07, 08, 09 ,10,11 et questions N°01et 02 du l’interview.
 Le non réalisation du groupage phénotype devant toute transfusion sanguine est
due certainement au manque de réactif selon les réponses recueillies auprès des
laborantins : réponses N° 04,08,12 et questions N°03 et 04 du l’interview.
 La négligence de l’étape du groupage phénotype peut causer : allo-immunisation,
accident transfusionnel ou bien maladie hémolytique chez le nouveau-né. Les
réponses aux questions N°10 et 11 le confirment et le question N°02 du
l’interview.
 La recherche d’agglutinines irrégulières, même si indispensable pour une
transfusion sanguine n’est pas pratiquée au niveau du PTS de L’EPH GHRISS
les raisons évoquées par les laborantins sont : réactif indisponible et non
prescription de l’examen de la RAI par les médecins. Les réponses obtenues
d’après les questions N°12 et 13.

60
Après l’interprétation et l’analyse des résultats des questionnaires, nous constatons :

Première hypothèse : « le groupage ABO-RH1 sont suffisants pour une transfusion


sanguine sans risque » semble être infirmée d’après les réponses fournies par les laborantins
questionnés Nous avons résumé les réponses comme suit :

 La majorité de notre échantillon (75%) trouvent que le groupage ABO-


RH1 sont insuffisants pour une transfusion sans risque surtout chez les
polytransfusés.
 (70%) de notre population, trouvent que le groupage phénotype est
indispensable pour les poches prélevées et devant toute transfusion sanguine
pour assurer la sécurité transfusionnelle.

2ème hypothèses : « la non réalisation de phénotypage est lié au manque de réactif »,


s’avère confirmée et se voit vérifiée à travers les réponses des laborantins.

3ème hypothèses : « Absence de formation continue chez le personnel soignant. »,


s’avère confirmée et se voit vérifiée à travers les réponses des laborantins.

61
Au terme de notre recherche nous proposons ce qui suit :

 Sensibiliser le personnel de laboratoire sur l’intérêt du groupage


phénotype pour une transfusion sanguine sans risque.
 Initier des journées de formation sur l’importance de la réalisation
du groupage phénotype pour les praticiens de santé publique.
 Approvisionner le PTS en réactifs et matériels nécessaires pour les
tests du phénotypage.
 Assurer des cycles de formations en immuno-hématologie pour
laborantins.

62
Conclusion

Notre travail s’est focalisé sur l’intérêt du phénotype Rhésus et kell dans la transfusion
sanguine au niveau du PTS de L’EPH GHRISS MASCARA.

L’allo-immunisation représente un sérieux problème chez ces patients surtout du fait


qu’elle peut aboutir à une impasse transfusionnelle. Elle est également liée au non-respect des
bonnes pratiques transfusionnelles par le clinicien, C’est pourquoi la meilleure action de la
prévention des allo-immunisations anti-érythrocytaire est bien sûr la prescription de sang
phéno-compatible lors de la première transfusion, afin de réduire les risques immunologiques
probables.

A travers ce modeste travail, nous pouvons conclure que l’intérêt porté au groupage
phénotype demeure problématique dans le PTS de L’EPH GHRISS MASCARA car d’une
part le manque de réactif constitue le problème majeur et d’autre part une routine installée
depuis longtemps s’exprimant à la réalisation d’un groupage standard seulement sans tenir
compte des risques éventuels susceptibles de mettre en danger la vie du patient.

Enfin, nous pouvons dire que pour une meilleure sécurité transfusionnelle il faut :

 Appliquer le groupage ABO avec les deux méthodes (Beth-Vincent et Simonin).


 Détecter le maximum de systèmes érythrocytaires, de façon particuliere les
groupes sanguins les plus immunogènes (ABO, D, C, c, E, e et Kell), sans
négliger les autres systèmes (Kidd, Duffy, MNS, Lewis …) qui restent
importants pour une transfusion sanguine assurée.
 Renforcer la sécurité immunologique transfusionnelle et assurer l’Hémovigilance
dans le PTS de L’EPH GHRISS.

Et nous espérons à la fin, pouvoir un jour contribuer à l’amélioration de la


sécurité transfusionnelle et que notre travail aura une bonne écoute auprès des
laborantins de santé publique.

64
Bibliographie

Bibliographie

(1) J-BERNARD J-P.LEVY, b.varet,. 18 décembre 1980. «hématologie.» sur les presses
des imprimeries maury 45330. malesherbes: 1.

(2) https://www.toutsurlatransfusion.com/immuno-hematologie/medicale/transfusion-
sanguine.php?fbclid=IwAR2DrgzkZliQPgkx0_lBlBvoUUC-7B9V-
mSQ5v3wTKORQTPewggeF2k5I7M. 2011. tout sur la transfusion. 23 aout.

(3) d'hématologie, Dr Otmani.H.COURS module. 4éme anné. COURS module


d'hématologie. phamacie. professeur farida smaili. s.d. «abrègè d'hématologie cordinatrice .»
Édité par 4 éme 2008. des publication univarsitaires 1.

(4) roitt I, BROSTOFF J, Male D,immuno-hématologie. 1997. "immunologie." In


immuno-hématologie, by immunologie, 21.

(5) roubinet, jacques chiaroni francis. n.d. les analyses immunohématologiques et leurs
application cliniques. EFS.

(6) http://www.toutsurlatransfusion.com. 2020. Révisé le 03 avril.


https://www.toutsurlatransfusion.com/transfusion-sanguine/transfusion/qu-est-ce-qu-une-
transfusion-
sanguine.php?fbclid=IwAR0N_ZJyJmg8rVaPk23QDs_tiYyZKyjaNyTV0KLb8wVbg0AZuG
slsvdLfLk.

(7) tazerout mahdi, galinier yolande,cordination régionale d'hémovigilance. s.d. manuel


aide formation transfusion sanguine,les clé l'hémovigilance,. direction régionale des affaires
sanitaires et sociales midi-pyrénées.

(8) bachir dora, belabes saliha, smaili farida, bouzid kamel,. 1989. hématologie. place
centrale de ben aknoun (alger).

(9) jean-jacques le frére, philippe rouger, jean-jacques le frére philippe. 2011.


transfusion sanguine. Édité par 4 éme édition.

(10) J-BERNARD J-P.LEVY, b.varet,j-p.clauvet,nj-d,rain, y,sultan. 18 décembre 1980.


hématologie. Édité par 9éme édition. Vol. 1. malesherbes: 1.

65
Bibliographie

(11) Benaida Wafaa Hafsaoui Hadjer Ali Bachir, s. 2020. «mémoire paramedical.»
mémoire , ain defla.

(12) P. J. Martin R. Howard, france, octobre 2004.

(13) http, & //www.soins-infermiers.com. (s.d.). Récupéré sur http;//www.soins-


infermiers.com

(14) smaili, abrègè d'hématologie cordinatrice prfesseur farida. n.d. "abrègè


d'hématologie cordinatrice." Edited by 4 éme 2008. des publication univarsitaires 1.

66
ANNEXE Ⅰ

Matériel du groupage et phénotypage :

Réactifs du groupage ABO et RH Réactifs du phénotypage RH


(Beth-Vincent) KELL

Plaque d'opaline
Micro-pipetes Centrifugeuse à paillasse

Résultat du groupage ABO par les deux méthodes


Le mode opératoire de phénotype restreint

Résultat du test d'agglutination sur plaque


La carte de donneur régulier
ANNEXE II

LE QUESTOINNAIRE

République Algérienne Démocratique Et Populaire

Ministère De La Santé, De La Population Et De La Réforme Hospitalière


Institut National De Formation Supérieure Paramédicale De MASCARA

Questionnaire destiné aux laborantins et biologistes de PTS EPH Ghriss


Réalisé par :
BENHABARA ALI
MERIAH MOHAMED EL AMINE

Troisième année Laborantin (e) de Santé Publique (LSP)


Dans le cadre de la réalisation de notre modeste mémoire professionnel de fin d'études
sous thème :
« L’intérêt de phénotype Rhésus-kell pour la transfusion sanguine ».
Madame, monsieur : vue votre expérience professionnelle et vue votre rôle majeur et essentiel
dans la prise en charge des malades. Nous vous prions de bien vouloir répondre à ce modeste
questionnaire, pour nous aider et nous orienter vers une recherche efficace dans notre mémoire
de fin d’études.
Veuillez mettre SVP, une croix (X) devant la réponse adéquate :

 Information générale :
o La spécialité

- LSP
-biologiste

Médecin hémobiologie

-Autre

Question N°01:

Avez-vous des connaissances concernant la transfusion sanguine, issues de formations antérieures


?
Oui Non
Question N°02:
Avez-vous bénéficié d’une formation continue en immuno-hématologie ?

Oui Non

Question N°03 :

Trouvez-vous que le groupage ABO-RH1 sont suffisants pour une transfusion sans risque ?

Oui Non

Si non, pourquoi ?
Question N°04 :
Est que tous les poches qui prélevé sont phénotypes ? Justifie

Oui Non

Si non, justifie ?
Question N°05:
Est que tous les poches qui prélevé sont phénotypé ? Justifie

Oui Non

Question N°06 :
Quels sont les services qui demandent beaucoup de pôches du sang ?

Question N°07 :
Les malades de ces services sont

Question N°07:

Quels sont les tests immuno-hématologiques demandés pour les polytransfusés ?

1- ABO-RH1+ test de compatibilité


2- ABO-RH1 + phénotype (RH-KEL1)+test de compatibilité

3- ABO-RH1+phénotype (RH-KEL1)+RAI+test de compatibilité


4- ABO-RH1+ phénotype étendu (Duffy, kidd, MNSs…)+ test de compatibilité

Question N°08 :
Pratiquez-vous le groupage phénotype devant toute transfusion sanguine ?
Oui Non

Si oui, comment ?

Question N°09 :

Après une transfusion vous-a-t-ont signalé des accidents transfusionnels due à la non réalisation
du phénotypage ?
Oui Non

Question N°10:

Après une transfusion vous-a-t-ont signialé des accidents transfusionnels due à la non
réalisation du phénotypage ?

Oui Non

Question N°11 :

connaissez-vous les conséquences de la non Réalisation du groupage phénotype ?

Oui Non

Si oui citez ces conséquences

Question N°12:

Qu’elles sont les procédures à faire pour prévenir d’une immunisation transfusionnelle ?

Question N°13:

Est-ce que vous pratiquez la recherche d’agglutinines irrégulières (RAI) ?

Si non pourquoi ?

Oui Non
Annexe N° III :

L’interview :

Cette interview a été réalisée avec le médecin chef du PTS de l’EPH GHRISS.

Question 01 :

Quelle est l’intérêt du phénotype rhésus et kell dans la transfusion sanguine ?

Réponse :

……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………

Question 02 :

Quels sont les phénotypes Rhésus et kell et comment connaitre leur compatible ?

Réponse :

……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
Question 03 :

Pour quoi n’est pas réaliser le test de phénotypage pour tous les transfusions ?

Réponse :

………………………………………………………………………………………………

Question 04 :

Est que -il y’a un manque de réactif pour réaliser le test de phénotypage ?

Réponse :

……………………………………………………………………………………………….

Question 05 :

Le personnel de la paillasse d'immuno-hématologie demande- t-il le réactif nécessaire pour le


phénotypage en cas de sa non disponibilité dans la paillasse ?

Réponse :

………………………………………………………………………………………………..
Question 06 : Comment justifiez-vous la non disponibilité du réactif de phénotypage au niveau
de votrelaboratoire ?

Réponse :

……………………………………………………………………………..

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