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Explication de Texte Freud

Dans 'L’Avenir d’une illusion', Sigmund Freud défend la science contre les critiques qui lui reprochent d'affaiblir la foi religieuse et d'être instable. Il soutient que l'évolution des théories scientifiques représente un processus d'amélioration continue, et non une destruction du savoir. Freud souligne que la science, en tant que démarche dynamique, permet d'affiner notre compréhension du monde plutôt que de fournir des vérités absolues.

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Dans 'L’Avenir d’une illusion', Sigmund Freud défend la science contre les critiques qui lui reprochent d'affaiblir la foi religieuse et d'être instable. Il soutient que l'évolution des théories scientifiques représente un processus d'amélioration continue, et non une destruction du savoir. Freud souligne que la science, en tant que démarche dynamique, permet d'affiner notre compréhension du monde plutôt que de fournir des vérités absolues.

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Dans cet extrait de L’Avenir d’une illusion (1927), Sigmund Freud, père de la psychanalyse,

s’interroge sur la place de la science dans la société et sur les critiques qui lui sont
adressées. Il constate que la science a de nombreux ennemis, en particulier ceux qui lui
reprochent d’avoir affaibli la foi religieuse et d’être marquée par l’incertitude. Face à ces
accusations, Freud défend la nature évolutive de la science et explique que son progrès
repose sur un processus de correction et d’amélioration continue, et non sur une destruction
du savoir. Nous pouvons alors nous demander : comment Freud défend-il la science face
aux accusations qui lui sont faites ? Nous verrons tout d’abord comment il met en
évidence les critiques formulées contre la science, avant d’examiner la manière dont il
démontre que la science fonctionne par progression et non par destruction.

Tout d’abord, Freud met en lumière les critiques qui sont adressées à la science, qu’il
considère comme infondées. Il rappelle que de nombreuses personnes lui reprochent d’avoir
affaibli la foi religieuse, ce qui a conduit certains à voir en elle une menace pour les
croyances traditionnelles. Il souligne ainsi que la science a « beaucoup d’ennemis déclarés,
et encore plus d’ennemis cachés, parmi ceux qui ne peuvent lui pardonner d’avoir ôté à la
foi religieuse sa force et de menacer cette foi d’une ruine totale ». Cette phrase met en
évidence un conflit fondamental entre la science et la religion, où la première, en apportant
des explications rationnelles et démontrables, remet en question certaines croyances
établies. Freud laisse entendre que cette hostilité envers la science repose moins sur des
arguments rationnels que sur une peur de voir disparaître un certain ordre du monde. De
plus, il évoque un autre reproche courant : celui selon lequel la science, loin d’éclairer
l’humanité, l’aurait laissée dans l’ignorance sur de nombreuses questions. Il conteste cette
idée en rappelant que la science est encore jeune et que les problèmes qu’elle cherche à
résoudre sont extrêmement complexes : « On oublie, en parlant ainsi, l’extrême jeunesse de
la science, la difficulté de ses débuts, et l’infinie brièveté du laps de temps écoulé depuis
que l’intellect humain est assez fort pour affronter les tâches qu’elle lui propose. » Par cette
remarque, Freud invite son lecteur à prendre du recul et à relativiser les attentes que l’on
peut avoir vis-à-vis de la science. Il met en évidence le fait que les découvertes scientifiques
nécessitent du temps et que le progrès ne peut être immédiat. Enfin, la critique la plus forte
envers la science concerne son instabilité apparente. Certains lui reprochent d’énoncer des
lois qui sont ensuite démenties par les générations suivantes, ce qui donnerait l’impression
qu’elle n’apporte aucune certitude véritable. « On se plaint de l’incertitude de la science, on
l’accuse de promulguer aujourd’hui une loi que la génération suivante reconnaît pour une
erreur. » Freud montre ici une confusion fréquente : beaucoup de gens perçoivent l’évolution
des connaissances comme une preuve d’incertitude, alors qu’elle est en réalité une preuve
d’amélioration et de progression.

Face à ces critiques, Freud défend l’idée que l’évolution des théories scientifiques n’est pas
une destruction du savoir, mais un processus naturel d’amélioration continue. Il insiste sur le
fait que la science ne fonctionne pas par démolition, mais par perfectionnement progressif :
« La transformation des opinions scientifiques est évolution, progrès, et non démolition. »
Contrairement à ce que pensent ses détracteurs, ce n’est pas parce qu’une théorie est
remplacée par une autre que la précédente était erronée ; elle représentait simplement une
approximation qui a été affinée au fil du temps. Il illustre ce phénomène en expliquant que
« une loi, que l’on avait d’abord tenue pour universellement valable, se révèle comme n’étant
qu’un cas particulier d’une loi (ou d’une légalité) plus générale encore, ou bien l’on voit que
son domaine est borné par une autre loi, que l’on ne découvre que plus tard. » Cette idée
est essentielle car elle permet de comprendre que la science ne produit pas des vérités
définitives et immuables, mais des modèles de plus en plus précis qui se succèdent sans
pour autant s’annuler totalement. Chaque avancée repose sur celles qui l’ont précédée et
vient affiner notre compréhension du monde. Freud va encore plus loin en distinguant deux
types de savoirs scientifiques. D’une part, il y a les domaines où l’on est encore en phase
d’investigation, et où les hypothèses sont susceptibles d’être rejetées ou corrigées. D’autre
part, il y a les domaines où la science a déjà atteint un degré de certitude suffisant pour
fournir des connaissances stables : « Dans d’autres [domaines], nous avons déjà un noyau
de connaissances assurées et presque immuables. » Cette distinction est essentielle car elle
permet de nuancer la critique de l’incertitude scientifique : si certaines théories restent
provisoires, d’autres sont désormais établies et incontestables. Freud défend ainsi une
vision dynamique du savoir, où l’incertitude initiale n’est pas un défaut, mais une étape
nécessaire vers une connaissance plus approfondie et plus fiable.

En conclusion, Freud démontre que la science ne doit pas être perçue comme une menace
ou comme une entreprise instable, mais comme un processus évolutif qui permet d’affiner
progressivement notre compréhension du monde. Il répond aux critiques en montrant que
l’accusation d’incertitude repose sur une méconnaissance du fonctionnement de la
recherche scientifique. Contrairement aux dogmes religieux, la science ne prétend pas
posséder la vérité absolue, mais elle s’efforce de s’en approcher par un travail rigoureux de
correction et d’ajustement. Freud nous rappelle que le progrès du savoir repose sur la
remise en question et l’ouverture à de nouvelles découvertes, et que c’est précisément ce
qui distingue la science des autres formes de pensée. Ainsi, loin d’être un obstacle à la
vérité, le doute scientifique est ce qui permet de s’en approcher avec le plus de précision et
de fiabilité.

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