Application Nzuru 092005
Application Nzuru 092005
Faculté Polytechnique
Département de Génie électrique et d’Informatique
Applications de
l’énergie électrique
(Notes de cours)
Titulaire : Prof. Dr Ir Jean-Pierre NZURU NSEKERE
Edition 2011
Applications de l’énergie électrique : Contenu du cours i
Plan du cours
Chapitre 0 : Introduction générale
1.1. Généralités
1.2. Notions fondamentales de l’entraînement électrique
1.2.1. Equation générale du mouvement
1.2.2. Calcul du moment d’inertie d’une installation
1.2.3. Condition de stabilité de la marche d’une installation
1.2.4. Quelques caractéristiques mécaniques
1.3. Entraînement des pompes centrifuges
1.4. Entraînement des ventilateurs centrifuges
1.5. Entraînement des engins de levage et de manutention
1.5.1. Description de quelques engins
1.5.2. Calcul de la puissance des moteurs de levage
1.5.3. Calcul de la puissance des moteurs de translation des ponts roulants
1.5.4. Traits caractéristiques des moteurs destinés aux machines de levage et de manutention
1.6. Entraînement des machines-outils
1.7. Méthode et guide de sélection d’un moteur asynchrone
2.1. Moteurs DC
2.1.1. Généralités
2.1.2. Moteur DC shunt
2.1.3. Moteur DC série
2.2. Moteurs asynchrones
2.2.1. Généralités
2.2.2. Moteurs à bagues (à rotor bobiné)
2.2.3. Moteurs à cage
2.2.4. Comparaison des différents modes de démarrage
3.1. Moteurs DC
3.1.1. Généralités
3.1.2. Moteur shunt
3.1.3. Moteur série
3.2. Moteurs asynchrones
3.2.1. Modification du glissement
3.2.2. Changement du nombre de pôles
3.2.3. Modification de la fréquence d’alimentation
3.3. Systèmes spéciaux
3.3.1. Système Ward-Léonard
3.3.2. Système en cascade
Applications de l’énergie électrique : Contenu du cours ii
4.1. Moteurs DC
4.1.1. Moteurs shunt
4.1.2. Moteurs série
4.2. Moteurs asynchrones
4.2.1. Freinage par contre courant
4.2.2. Freinage en courant continu
4.2.3. Procédés de freinage appliqués aux moteurs de levage
1.1. La lumière
1.2. Grandeurs photométriques
1.2.1. L’angle solide
1.2.2. L’intensité lumineuse
1.2.3. L’éclairement
1.2.4. La luminance
1.2.5. Efficacité lumineuse d’une source
1.2.6. Loi de Lambert
1.2.7. Le luxmètre
1.2.8. Couleur des sources
2.1. Introduction
2.2. Caractéristiques essentielles des lampes
2.2.1. Le mode de production de la lumière
2.2.2. La puissance nominale
2.2.3. La tension nominale
2.2.4. La durée de vie
2.2.5. L’efficacité lumineuse
2.2.6. La température de couleur
2.2.7. Le rendu des couleurs
2.3. Types de sources lumineuses
2.4. Lampes à incandescence
2.4.1. Les lampes classiques en verre
2.4.2. Les lampes à incandescence à halogène
2.5. Lampes à décharge
2.5.1. Définition
2.5.2. Le ballast
2.5.3. Types de lampes à décharge
2.5.4. Les lampes fluorescentes
2.5.5. Les lampes à vapeur de sodium basse pression (VSBP)
2.5.6. Les lampes à vapeur de mercure (VM)
2.5.7. Les lampes aux halogénures métalliques (HM)
2.5.8. Les lampes à vapeur de sodium haute pression (VSHP)
2.6. Lampes à diodes électroluminescentes ou LED (Light Emitting Diodes)
2.6.1. Description générale
2.6.2. Efficacité lumineuse
2.6.3. Durée de vie
2.6.4. Avantages
2.6.5. Applications
2.7. Comparaison de différents types de lampes
Applications de l’énergie électrique : Contenu du cours iii
Chapitre 1 : Généralités
1.1. Introduction
1.2. Classification des procédés électrothermiques
1.3. Electrothermie et rayonnement électromagnétique
1.4. Evolution de l’électrothermie industrielle
1.4.1. Accroissement des densités de puissance
1.4.2. Développement de l’électronique
1.4.3. Evolution de la tarification de l’électricité et électrothermie
1.4.4. Diffusion de l’électrothermie dans les nouveaux secteurs
1.5. Electrothermie et économie de l’énergie
1.5.1. Economie d’électricité dans un processus électrothermique et dans l’entreprise
1.5.2. Processus électrothermiques et économie de l’énergie
1.6. Transmission de la chaleur et échauffement des corps
1.6.1. Relation entre température et chaleur
1.6.2. Transmission de la chaleur
1.6.3. Echauffement des corps
Introduction générale
L’utilisation de l’énergie électrique implique la transformation de celle-ci en une autre forme
directement utilisable. Les trois principales formes utilisables sont : l’énergie mécanique, la
lumière et la chaleur.
L’électricité, à cause de ses avantages énormes, n’est, de ce fait, qu’une forme intermédiaire
d’énergie qui ne peut pas être directement utilisée sans transformation en une autre forme.
Ce cours a pour objet d’apprendre aux étudiants les calculs sur les principales utilisations de
l’énergie électrique : les entraînements électriques (pompes, ventilateurs, engins de
levage,…), les techniques de l’éclairage (éclairage intérieur, routier, …) et le chauffage
électrique.
Organes de transmission
Moteur Machine
électrique entraînée
N.B. Dans ce cours, nous n’allons pas traiter des moteurs linéaires.
C − C s − Cd = 0 (1.1)
charge
Cd est le couple dynamique
La somme de tous les couples résistants statiques est ramenée à l’axe du moteur par la
formule :
N
Csi ⎛ ni ⎞
Cs = C0 + ∑η ⎜⎜ ⎟⎟ (1.2)
n =1 i ⎝ n0 ⎠
- Engrenage droit :
- dents rectifiées : 0.99
- dents usinées mais non rectifiées : 0.98
- dents non usinées : 0.96
- Engrenages aux dents hélicoïdales : 0.97 - 0.98
- Engrenages aux roues coniques : 0.97 - 0.98
- Engrenages à vis sans fin à un filet : 0.65 - 0.78
- Engrenages à vis sans fin à deux filets : 0.76 - 0.85
- Engrenages à vis sans fin à trois filets : 0.83 - 0.89
- Transmission à frottement : 0.7 - 0.8
- Transmission par chaîne : 0.98
- Transmission par courroie : 0.94 - 0.98
- Transmission par câble : 0.9
- Transmission par courroie trapézoïdale : 0.8 - 0.98
Le couple dynamique dans le cas général, quand le moment d’inertie J et la vitesse angulaire
ω sont variables, est exprimé par la relation suivante :
dω ω dJ
Cd = J + [Nm] (1.3)
dt 2 dt
Habituellement, la vitesse de rotation du moteur est donnée par le nombre de tours par minute
n, plutôt que par la vitesse angulaire.
π dn n dJ
Cd = (J + ) [Nm]
30 dt 2 dt
Du fait qu’on utilise les éléments rigides, le moment d’inertie ne varie pas dans le temps, on
aura donc ( dJ dt = 0) :
dω π dn
Cd = J = J [Nm] (1.4)
dt 30 dt
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 3
2
⎛ 30 ⎞
2
⎛v p ⎞ N ⎛n ⎞
J = J0 + ⎜ ⎟ m ⎜ ⎟ +
⎝π ⎠
∑ J i ⎜ ni ⎟ (1.5)
⎝ n0 ⎠ i =1 ⎝ 0 ⎠
Quand la vitesse de rotation n est constante, le moteur tourne en régime permanent, l’équation
du couple devient :
C − Cs = 0 (1.6)
Pour que la marche soit stable, il faut que la variation du couple moteur par rapport à la
vitesse soit inférieure à celle du couple statique par rapport à celle de la vitesse.
Ceci s’exprime par l’équation ci-après :
dC dCs
< (1.7)
dn dn
Ce qui signifie :
- qu’il apparaisse un excès du couple moteur sur la somme des couples résistants si la
vitesse a diminué
- qu’il apparaisse un déficit du couple moteur sur la somme des couples résistants si la
vitesse a augmenté
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 4
n
n
1 4
2 3
1 2
C Cs
n n
C C
n n
C C
: moteur (C)
: machine entraînée (Cs)
Les pompes centrifuges sont plus répandues que les pompes à piston surtout pour des grands
débits. Une grande qualité des pompes centrifuges par rapport aux pompes à piston est leur
couple résistant uniforme et la possibilité de fonctionnement aux grandes vitesses de rotation.
Lors du démarrage des pompes centrifuges, la vanne sur le tuyau refoulant est fermée, donc la
charge de la pompe égale à zéro et la puissance absorbée n’est utilisée que pour compenser les
pertes et pour augmenter la vitesse de rotation.
Le couple résistant d’une pompe centrifuge est proportionnel au carré de la vitesse de rotation
et la puissance absorbée au cube.
Cs ∼ n 2
P ∼ n3
Le rendement des pompes à haute pression est 0.6 à 0.75 ; celui des pompes à basse pression
de 0.2 à 0.6.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 6
Q = C1 n
H = C 2 n2
QH
P = C (1.9)
η
Q : débit [m3/s]
H : pression produite par la pompe [N/m2]
η : rendement de la pompe
C : coefficient de réserve ; C = 1.1 - 1.3
La relation théorique entre la pression et le débit à vitesse constante est linéaire, c’est-à-dire :
H th = K Q n = cte
Dans une pompe réelle, il y a des pertes supplémentaires qui occasionnent une chute de
pression. A cause de cela, la relation réelle H = f ( Q ) diffère sensiblement de la droite
théorique H th = f ( Q ) .
La chute de pression du liquide dans une conduite est proportionnelle au carré de la vitesse
ΔH c = C v 2
Comme Q ∼v , on a ΔH c = C Q 2
ΔH = ΔH c + ΔH g
Cs ∼ n 2
P ∼ n3
La puissance nécessaire à l’entraînement d’un ventilateur ayant un débit de Q m3/s d’air est
donnée par :
QH
P = C (1.10)
ηv ηt
De divers types, ils sont utilisés dans les immeubles et dans l’industrie. La charge (ou les
personnes) est transportée dans une cabine. Ces appareils sont généralement à actionnement
automatique commandé par boutons-poussoirs. Ils se laissent desservir par les usagers sans
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 8
personnel qualifié. Pour assurer la sécurité, on installe le verrouillage des portes lorsque la
cabine ne se trouve pas à leur niveau.
Ils sont employés souvent dans des grands ateliers, dans des salles de machines rendant
possible trois déplacements de la charge :
- en hauteur grâce à un treuil et un crochet
- en longueur grâce à un pont roulant proprement dit
- en largeur grâce à un chariot.
2
3
La commande des grands ponts roulants est concentrée dans une cabine accrochée au-dessus
du pont roulant. Le ponts roulants moyens et petits sont commandés à l’aide de boutons-
poussoirs suspendus aux câbles électriques et desservis du niveau de l’atelier.
Le pont étant mobile par rapport au bâtiment et le chariot par rapport au pont, il faut assurer
l’alimentation des moteurs électriques dans toutes leurs positions. Le plus souvent, on installe
de fils nus qui sont tendus sur les isolateurs le long d’un chemin de roulement et le long du
pont lui-même. Les fils ont un profil spécial pour faciliter leur fixation. Le contact avec ces
fils s’établit par exemple à l’aide de petits trolleys (une roulette pressée contre le fil par un
ressort)
Ils ont beaucoup de traits communs avec les ponts roulants, mais comme ils sont utilisés
surtout à l’air libre où il est difficile d’installer des rails à uns hauteur, alors le pont roulant
proprement dit est remplacé par un portique.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 9
Le chariot et le treuil restent les mêmes qu’au pont roulant, mais on ne peut pas installer une
transmission longitudinale sur l’axe des roues du portique. On installe deux moteurs
électriques : un à chaque roue du portique.
Il y a le danger de coincement des roues s’il y a une différence (même très petite) des vitesses
de ces deux moteurs. Pour éviter ce danger, on installe deux moteurs à rotor bobiné et on
connecte les paires correspondantes des balais. De telle façon, on réalise une connexion dite
« arbre électrique » qui supprime toute différence de vitesse.
Les portiques roulants sont employés par exemple aux chantiers navals
d) Les grues
Les grues sont caractérisées par une volée qui supporte le crochet. La plupart de grues ont
deux directions horizontales de :
- déplacement radial grâce au changement de l’angle entre l’axe de la volée et le niveau
- déplacement périphérique grâce à la rotation de la grue sur les rails disposés en cercle
qui forme la partie inférieure de l’installation.
Une grue de chantier a un pylône qui sert de base autour de laquelle tourne une volée
horizontale avec un contrepoids assurant le déplacement circulaire. Sur les rails de la volée il
y a un chariot qui assure le déplacement radial. Le chariot est équipé d’un treuil avec un
tambour qui sert à monter et descendre la charge.
Ils sont utilisés dans les mines, carrières, centrales électriques, aux chantiers et dans de
nombreux cas de transbordement.
Les autres machines qui appartiennent à ce groupe sont
- les excavateurs et pelles mécaniques utilisés pour la construction des routes, des
barrages, aux mines et carrières, aux chantiers de construction
- les portes d’écluse, les ponts tournants, levants et basculants.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 10
La vitesse maximale dépend aussi bien des facteurs économiques (une grande vitesse
nécessite un grand moteur) que des facteurs techniques : vitesse du câble, distance entre les
niveaux d’arrêt.
Les valeurs d’accélération et de décélération dans les installations qui servent aux personnes
sont limitées à 0.3 – 0.6 m/s2, car les accélérations plus grandes sont désagréables ou même
nuisibles aux passagers.
Aux monte-charges on peut appliquer les valeurs plus grandes jusqu’à 1.2 m/s2 si elles sont
justifiées du point de vue économique (dans les installations de levage, dans les ateliers et
magasins, on applique même 0.2 m/s2 pour le matériel fragile).
Aux monte-charge des mines, on applique des faibles accélérations pour le transport des
personnes et des accélérations relativement grandes pour le transport des produits miniers.
En général, les valeurs de décélération et d’accélération sont les mêmes et restent constantes
lors du freinage et du démarrage.
v
S’il n’y avait pas de limitation de vitesse, le
trapèze deviendrait un triangle.
ttot
h = ∫ v dt (1.11)
0
1
Et comme v max = a ttot , alors
2
v max
Le temps de démarrage est td = (1.14)
aG
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 12
La puissance nécessaire pour lever le poids à une vitesse constante est égale à :
Gv
P= (1.15)
η
Si notre installation est équipée d’une cabine ( Gc ) et si la charge est Gch il faut mettre dans la
formule G = Gc + Gch . Si la cabine monte à vide G = Gc .
Gc + Gch − Gcp
Pv = v (1.16)
η
0.5 Gch
Gch P = v (1.18)
η
Gc
Pour la descente de la cabine à vide (qui est plus légère que le contrepoids), il faudra
développer une puissance pour remonter le contrepoids, égale à la puissance nécessaire pour
remonter la cabine chargée.
Si la transmission entre le moteur et le tambour de câble est déjà déterminée, on peut calculer
le rendement η .
Si non on peut poser pour le calcul préliminaire, à titre d’orientation, on a :
- pour les installations industrielles : η = 0.6 (0.25 – 0.6)
- pour les ascenseurs industriels : η = 0.65 (0.3 – 0.65)
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 13
v
nt = 60 où Dt est le diamètre du tambour
π Dt
nt 60 v
i= = (1.19)
n0 π Dt n0
n0
v
Si la hauteur de levage est très grande, par exemple dans les puits des
mines, le poids du câble devient considérable et influence le couple
résistant.
Pour compenser cette influence on installe parfois le câble d’équilibre.
Câble d’équilibre
Choix du moteur
Le moteur doit assurer non seulement la puissance pour le régime permanent mais aussi la
puissance nécessaire pour mettre toutes les masses en mouvement avec une accélération a.
Cette puissance Pd correspond au couple dynamique Cd .
Le couple dynamique doit accélérer les éléments rotatifs et les éléments en mouvement
linéaire.
Si nous connaissons le moment d’inertie J de toutes les éléments rotatifs ramenés à l’arbre du
moteur, nous pourrions facilement calculer l’énergie cinétique nécessaire pour mettre le
moteur (avec touts ces éléments rotatifs) en rotation avec n0 , la vitesse de rotation.
Jω 2 π 2 J n0 2
E 'c = = (1.20)
2 1800
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 14
Il n’est pas facile de calculer J . Admettons que nous connaissons le moment d’inertie de tous
les éléments rotatifs (sauf le moteur) car nous avons déjà choisi les éléments à titre
préliminaire. Mais nous ne pouvons pas connaître le moment d’inertie du moteur, car nous ne
connaissons pas encore sa puissance.
Comme première approximation, nous admettons que la puissance du moteur est égale à
(1.1 – 1.3) P où P est calculée en régime permanent.
Si nous connaissons la puissance du moteur, nous pouvons le choisir et trouver son moment
d’inertie. Ensuite nous calculons le moment d’inertie total ramené à l’arbre du moteur et
l’énergie Ec′ .
L’énergie cinétique Ec′′ , nécessaire à donner une vitesse v aux masses en mouvement linéaire
(cabine, charge, contrepoids) est :
1
E ''c = (Gc − Gcp + Gch ) v 2 (1.21)
2g
v
L’énergie cinétique totale Ec = Ec′ + Ec′′ est nécessaire pendant le temps de démarrage td =
a
. Donc la puissance moyenne de démarrage est :
Ec
Pdmoy = (1.22)
td
Pd (t ) = ω (t ) C d (1.23)
Nous avons admis que l’accélération reste constante, donc le couple dynamique restera aussi
constant. Comme la puissance augmente, l’énergie cinétique croîtra linéairement. La valeur
de cette puissance à la fin du démarrage vaut 2 Pdmoy .
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 15
G f
Si le poids total du pont roulant avec tous ses éléments comme par exemple le chariot et avec
la charge transportée est G , et s’il faut applique à ce pont une force horizontale F pour le
déplacer, nous pouvons exprimer cette situation par la formule suivante :
F = Ct ⋅ G (1.26)
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 16
Où Ct est le coefficient de la résistance à la traction qui, pour les ponts roulants et pour les
chariots est de l’ordre de 0.01 – 0.015
La force nécessaire pour surmonter la résistance est composée de quatre composantes qui
servent à surmonter :
1. la résistance dans les paliers
2. le frottement de roulement des roues et de leurs boudins
3. le frottement de transmission
4. la poussée de vent dans le cas des ponts roulants à l’air libre
La force de la résistance dans les paliers ramenée à la circonférence des roues porteuses vaut :
d
Fp = G μ (1.27)
D
La force totale statique (en régime permanent) sur la circonférence de la roue porteuse est en
principe Ft = Fp + F f mais en pratique elle est sensiblement plus grande à cause du
frottement des boudins et des frottements supplémentaires.
2f +μ d
Ft = K G (1.29)
D
La puissance nécessaire pour la translation sur une voie droite horizontale et à une vitesse v
est :
Ft v
P =
η
Fd = m ⋅ a
Fd v
Pdmoy =
2η
( Ft + Fd )v 2 f + μ d a Gv
Pmax = P + 2 Pd = = (K + ) (1.30)
η D g η
v
td = (1.31)
a
t tr
ttr t τ =
ttot t tot
τ = 15 % - 25 % pour les ponts roulants
τ = 40 % - 60 % pour les ascenseurs
Figure 1.14 : Taux de remplissage
- Capacité de surcharge
Appelée aussi coefficient de sécurité ou coefficient de stabilité, elle est définie par le rapport
entre le couple maximal et le couple nominal. Elle est élevée pour les engins de levage et de
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 18
- Les moteurs servant à l’entraînement des engins de levage peuvent supporter des vitesses
entre 2 et 2.4 fois la vitesse nominale alors que les autres moteurs normaux ne peuvent
dépasser 1.2 fois la vitesse nominale. Ils ont aussi un moment d’inertie inférieur aux moteurs
normaux.
L’usinage exécuté par les machines-outils consiste dans la séparation du bloc usiné d’élément
de matériau à l’aide d’un outil. Pour ce faire, il faut que l’outil se déplace par rapport à l’objet
usiné ou vice versa. Ce déplacement consiste, par exemple pour la séparation des copeaux,
dans deux marches :
- marche principale qui assure la séparation du copeau du bloc
- marche d’avance grâce à laquelle après avoir séparé un copeau, on commence à
séparer le copeau voisin.
Pour gagner un débit élevé des objets usinés par une machine-outil et un rendement élevé il
faut que la vitesse d’usinage soit proche de la vitesse optimale.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 19
Pu = Fu v u (1.32)
1 v 1
≤ min ≤ (1.33)
100 v max 4
Si la vitesse linéaire doit rester constante, et comme v = ω R , alors que le rayon diminue au
cours du tournage, il faut augmenter la vitesse de rotation. Ceci est illustré par la figure ci-
dessous.
n1
n1R = n2 r
vu
C = Fu R = Fu
ωu
Pu
Pmot = (1.35)
η
η
Les moteurs asynchrones sont très utilisés dans les applications industrielles. Ce guide nous
donnera succinctement le canevas nécessaire dans le choix d’un moteur asynchrone.
Le choix d’un moteur asynchrone seul doit permettre l’entraînement de la machine accouplée
avec les performances imposées par le cahier des charges à savoir :
• Le nombre de quadrants de fonctionnement
• Le couple sur toute la plage de vitesse : caractéristique Cr = f (ω )
• La vitesse désirée
• L’accélération et la décélération souhaitées
Pu = Ce ⋅ ω = Cr ⋅ ω (1.36)
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 21
dω
Ce − Cr = J (1.37)
dt
Les accélérations et décélérations souhaitées doivent être connues. L’inertie de la machine
entraînée doit être connue et celle du moteur doit être estimée.
La mise en vitesse de l’ensemble moteur + charge se fera en un temps que l’on peut
calculer par la formule simplifiée suivante :
π nf ⋅ J
td = (1.38)
30 Ca
∫ ( Ce ( n ) − Cr ( n ) ) dn
1
Ca = (1.39)
nf 0
qui peut se simplifier pour une estimation en
Cd + 2Cm + 2CM + Cn
Ca = − Cr (1.40)
6
1
Cd
Cn
Cm
100 N N s
25 50 75 100
j) Service à régimes constants distincts - Service type S10 : Service comprenant au plus
quatre valeurs distinctes de charges (ou charges équivalentes), chaque valeur étant appliquée
pendant une durée suffisante pour que la machine atteigne l'équilibre thermique. La charge
minimale pendant un cycle de charge peut avoir la valeur zéro (fonctionnement à vide ou
temps de repos). Fdm = 1 et n = 0. Calcul de P pour régime intermittent.
2
⎡I ⎤
n × td ⎢ d × Pn ⎥ + ( 3600 − n × td ) Pu2 × Fdm
Pa = ⎣ In ⎦ (1.41)
3600
Dans laquelle :
td : temps de démarrage avec un moteur de puissance Pn (s)
n : nombre de démarrages équivalent par heure n = nD + 3 nF + 0.5 ni
nD : nombre de démarrages dans l’heure
nF : nombre de freinages électriques dans l’heure
ni : nombre d’impulsion (démarrage incomplet jusqu’à 1/3 de la vitesse finale) dans l’heure
Fdm : facteur de marche (%) = durée de fonctionnement à Pu / durée totale du cycle
I d I n : appel de courant avec un moteur de puissance Pn
Pu : puissance utile du moteur pendant le cycle d’utilisation hors démarrage
Pn : puissance nominale du moteur pressenti
Ce choix est valable pour des conditions d’utilisation normales suivantes (norme CEI 34-1)
• Température ambiante comprise entre + 5 et + 40 °C,
• Altitude inférieure à 1000 m,
• Pression atmosphérique : 1050 m bar,
• Mode de refroidissement IC 411,
• Taux harmonique < 10%,
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques (cours) Chap.1, Page 26
Figure 1.20 : Table des coefficients de correction : effet de la température et/ou de l’altitude
La Publication IEC 34-6 fait état des modes de refroidissement des machines tournantes.
Pour la désignation de ces modes, on a recours à deux codes de symbolisation, l'un
simplifié, pour les types de machines les plus courantes refroidies à l'air, l'autre complet,
pour des types de machines présentant des systèmes plus complexes de refroidissement.
Le mode de refroidissement est symbolisé par les lettres IC (International Cooling)
suivies, dans le cas du code simplifié, d'un groupe de deux ou trois chiffres ou, dans le cas
d'un système complet, d'un groupe d'une lettre et de deux lettres et chiffres significatifs
pour chaque circuit de refroidissement.
Les machines asynchrones sont caractérisées pour le mode IC 41 ou IC 411. Pour les
configurations autres que IC 411 se reporter au guide de choix correspondant.
L’incidence sur le moteur d’un déséquilibre d’alimentation peut se résumer par le tableau ci-
dessous. Le calcul du déséquilibre se fait en considérant l’écart entre la tension la plus élevée
et la tension la plus faible ramenée à la valeur moyenne des trois tensions.
Vmax − Vmin
Déséquilibre ( % ) = 100 × (1.43)
V1 + V2 + V3
3
Tableau 1.6 : Quelques exemples de code simplifié
Valeur du déséquilibre en %
0 2 3.5 5
Courant stator 100 101 104 107.5
Accroissement des pertes % 0 4 12.5 24
Echauffement 1 1.05 1.14 1.28
Figure 1.21 : Facteur de déclassement tenant compte du déséquilibre de tension entre les
phases
Les constructeurs proposent en réalisation standard leurs machines avec des protections de
type IP55X. Des réalisations en IP23X sont aussi aux catalogues des constructeurs ce qui
permet une économie d’environ 15 % à 20 % sur certains moteurs.
Le moteur doit pouvoir être fixé et accouplé à la machine à entraîner. Il sera donc nécessaire
de préciser le mode de fixation (pattes, bride ou pattes et bride), la position de
fonctionnement, l’emplacement de la ventilation, l’emplacement de la boîte à bornes et le type
d’accouplement avec la charge (afin d’évaluer les efforts sur les roulements et de pouvoir les
choisir en conséquence). Des options sont disponibles : filtre de ventilation, dynamo
tachymétrique, frein mécanique …
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 2, page 1
2.1.1. Généralités
Le couple de démarrage d’un moteur DC est
C d = KΦ I d (2.1)
Le démarrage correct nécessite que le couple du moteur, qui doit lutter contre le couple
résistant de la machine entraînée, soit très important.
Les possibilités sont :
- accroître le courant I d , ce qui ne constitue pas une solution parce qu’on ne peut pas
indéfiniment augmenter I d sous peine d’un échauffement des enroulements qui
conduira à la détérioration des isolations ;
- accroître le flux Φ : au démarrage, on essaie d’avoir un flux aussi élevé que possible
et un courant de démarrage qui soit compatible avec la bonne tenue thermique et
mécanique de l’induit.
Ra E ′ = U − Ra I
U − Ra I
D’où n = (2.3)
Figure 2.1: Moteur DC shunt KΦ
Comme en général, Ra I n ≈ 5 − 10 % U
I d serait de l’ordre de 10 à 20 I n , très élevé pour être supporté par les enroulements. Il faut
chercher à diminuer le courant, d’où l’insertion de la résistance de démarrage Rd en série
avec Ra . Dans ce cas, le courant de démarrage vaut :
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 2, page 2
U
Id = (2.4)
Ra + Rd
Rd est choisie de manière que I d ≈ 2 − 2.5 I n , c’est-à-dire Rd = 3 − 4 Ra
Pour que le moteur puisse commencer à tourner il faut que Cd > Crés .
On peut démarrer le moteur avec Rd à un échelon ou à plusieurs échelons. Les figures ci-
dessous illustrent ces modes de démarrage.
n
C
n0 Ra
A Caractéristique
B naturelle
Rd
K I
Cr IN Id
Cd
Figure 2.2 : Démarrage avec Rd à un échelon
n0 Ra
Rd
IN Imin Id I
Figure 2.3 : Démarrage avec Rd à plusieurs échelons
Le courant et le flux sont aussi importants au démarrage, c’est pourquoi, pour limiter le
courant, on insère dans le circuit une résistance de démarrage Rd en série avec l’induit et
l’inducteur. Rd
Ri Ra
U E’
U
Id = (2.5)
Ra + Ri + Ra
Remarques
Ri Ri
U Re Ra U Ra
Re
(a) (b)
Figure 2.5 : Ce qu’il faut éviter pour alimenter un moteur DC série
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 2, page 4
• Il faut éviter de brancher l’inducteur en aval du rhéostat Rd (a), ce qui aurait pour effet
de diminuer le courant d’excitation et par conséquent le flux et le couple de démarrage
Cd , avec risque de démarrage pénible et d’échauffement inadmissible du rhéostat Rd
et de l’induit. ( Cd = K Φ n )
• Ne pas brancher l’inducteur en parallèle sur le rhéostat de démarrage Rd , après un
début de démarrage normal, au fur et à mesure de la diminution de Rd , l’inducteur se
verrait court-circuité avec diminution progressive du flux Φ et il y aurait soit
l’emballement du moteur s’il travaille à vide, soit calage s’il est chargé.
U = E′ + R I
= K Φn + R I
U − RI
n = ( ! ne pas annuler Φ car emballement du moteur) (2.6)
KΦ
2.2.1. Généralités
Quand on alimente le stator immobile d’un moteur asynchrone, comme la force
électromotrice du moteur est nulle, la valeur permanente du courant de démarrage est :
U
Id = (2.7)
2
( R1 + R2′ ) + ( X1 + X 2′ ) 2
Le courant de démarrage est 4 à 8 fois plus grand que le courant nominal, mais le couple de
démarrage n’est pas grand car le facteur de puissance est très faible (0.1 à 0.35).
Ce mode de démarrage simple, ne nécessite pas d’appareil spécial et ne peut être envisagé
que dans les cas où les conditions ci-après sont remplies :
- la puissance nominale du moteur est assez petite pour que le réseau électrique puisse
supporter le choc de courant sans une chute de tension élevée
- le couple résistant est petit au démarrage
Ce mode de démarrage peut être employé pour des moteurs entraînant les ventilateurs, les
pompes centrifuges, les machines-outils en régime à vide.
Soit la figure ci-dessous illustrant la caractéristique mécanique d’un moteur asynchrone qui
entraîne un ventilateur.
C
On démarre le moteur avec un
couple Cd . Le surplus du
couple Cm sur le couple
Cm Cvent résistant (du ventilateur) est le
Cd couple dynamique Cdyn qui
accélère la vitesse jusqu’au
point de fonctionnement
nn ns n nominal où Cm = Cvent en
g gn régime permanent.
60 f
ns = (2.8)
p
f est la fréquence du réseau d’alimentation
p est le nombre de paire de pôles
n = ( (1 − g ) ns ) (2.9)
g est le glissement
3 I n 2 R2′
g n (%) = ΔPcu rotor = (2.10)
Pn
gn ≈ 5 %
Le glissement correspondant au couple maximal est :
R '2
g max = (2.11)
X 1 + X '2
Cmax ≈ 2 − 3 Cn
g max ≈ 3 − 5 g n
Une caractéristique de ces moteurs est que le couple maximum ne change pas si l’on introduit
une résistance supplémentaire dans le circuit du rotor.
Cmax
n
ns
Etant donné que le courant absorbé au démarrage par le moteur diminue linéairement avec la
tension appliquée aux bornes de l’enroulement primaire (stator), les procédés suivants
permettent de réduire l’appel de courant par la réduction de cette tension.
Cependant les possibilités de leurs applications doivent être examinées car le couple diminue
avec le carré de la tension appliquée aux bornes.
Les différents procédés sont :
- démarrage étoile-triangle
- démarrage avec insertion d’une résistance dans le circuit statorique
- démarrage par autotransformateur
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 2, page 7
- Démarrage étoile-triangle
Le procédé consiste à démarrer le moteur avec une tension étoile simple aux bornes de chaque
enroulement. Ensuite lorsque le moteur est lancé, on applique aux bornes de l’enroulement
une tension composée triangle.
Le schéma de principe se présente de la manière suivante :
R S T
C I
Cn In
IΔ
CΔ
IY
CY
n
0 ns
g
1 0
Figure 2.9 : Caractéristique de démarrage étoile-triangle
Au démarrage : T1 fermé
T2 ouvert
Le moteur est alimenté à tension réduite.
Lorsque le moteur est lancé, on augmente la tension
T1 en court-circuitant la résistance additionnelle par T2.
⎛ I′ ⎞
Vm = V ⎜ D ⎟ (2.12)
⎝ ID ⎠
Figure 2.10 : Démarrage par insertion d’une résistance additionnelle dans le circuit
statorique
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 2, page 9
Vm
N.B. : On peut aussi à la place des résistances ; utiliser des réactances, on aboutit au même
résultat.
Figure 2.12 : Démarrage par insertion d’une résistance additionnelle dans le circuit statorique
Ils permettent un démarrage progressif des moteurs, ils remplacent les démarreurs à
technologie électromagnétique cité dans les précédents paragraphes. Les démarreurs sont
constitués d’un gradateur triphasé à angle de phase.
Tableau 2.1 : Comparaison des différents modes de démarrage des moteurs asynchrones
Démarrage étoile Démarrage Démarrage par auto Démarrage Démarreur
Démarrage direct
triangle statorique transformateur rotorique électronique
Courant de
100 % 33 % 50 % 40/65/80 % 70 % 150 à 750 %
démarrage
Surcharge en ligne 4 à 8 In 1.3 à 1.6 In 4.5 In 1.7 à 4 In < 2.5 In
10 à 50%
Couple en % de Cd 100 % 33 % 50 % 40/65/80 %
(50 à 100 % en 100ms)
Couple initiale au
0.6 à 1.5 Cn 0.2 à 0.5 Cn 0.6 à 0.85 Cn 0.4 à 0.85 Cn 0.4 à 0.85 Cn < 2.5 Cn
démarrage
Commande T.O.R T.O.R 1 cran fixe 3 crans fixe De 1 à 5 crans électroniques
- très bon rapport - démarrage sans à coup
- démarreur simple et - bon rapport
- économiques - possibilités de couple/courant - montée progressive en
économique couple/courant
Avantages - bon rapport réglages des valeurs - possibilité de réglage vitesse
- couple au démarrage - possibilités de réglages
couple/courant au démarrage des valeurs au - limitation de l’appel de
important des valeurs au démarrage
démarrage courant au démarrage
- couple de démarrage
- faible réduction de la
faible - nécessite un
pointe de courant au
- pointe de courant très - coupure autotransformateur
démarrage - moteur à bague plus
Inconvénients importante d’alimentation au onéreux - prix
- nécessite des onéreux
- démarrage brutal changement de - présente des risques de
résistances
couplage réseau perturbé
volumineuses
- moteur 6 bornes
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 3, Page 1
Parfois, on exige un réglage de la vitesse, mais celui-ci peut être réalisé par transmission
mécanique : c’est le cas par exemple des machines-outils.
Il existe cependant d’autres cas où il est nécessaire de régler la vitesse des moteurs électriques
soit d’une manière continue soit par échelons.
Exemple : - dans le domaine de la traction électrique
- pour les laminoirs
- dans plusieurs installations de l’industrie textile, du papier, etc.
Nous passerons en revue les différents modes de réglage employés pour les divers types de
machines.
3.1. Moteurs DC
3.1.1. Généralités
La relation fondamentale de la vitesse dans un moteur DC est :
U − I Ra
n= (3.1)
KΦ
Remarque :
Lorsqu’on veut régler la tension, on agira sur le générateur qui alimente le moteur. Cette
action peut se faire sous plusieurs formes :
- Agir sur l’excitation d’une génératrice dans le cas des systèmes Ward-Léonard, ou
d’un alternateur alimentant le moteur à travers un pont des redresseurs
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 3, Page 2
- Par insertion d’une résistance dans le circuit d’induit (solution adaptée aux petits
moteurs)
En faisant abstraction des conditions de ventilation, il est possible d’obtenir ainsi toutes les
vitesses comprises entre 0 et celle correspondante à la tension nominale du moteur.
Toutefois, en ce qui concerne les moteurs auto ventilés, les marches à vitesse réduite ne
peuvent être que de courte durée.
En effet, lorsque la vitesse descend en dessous de sa valeur nominale, la ventilation du
moteur n’est plus assurée normalement. Par contre si la ventilation est assurée par un
ventilateur extérieur au moteur, cette réserve n’existe pas et il est possible de faire fonctionner
le moteur en régime continu à n’importe quelle vitesse inférieure à la vitesse nominale.
On a recours à ce réglage chaque fois qu’il est impossible d’agir sur la tension d’alimentation
du moteur ou lorsqu’il est nécessaire d’ajuster la vitesse de plusieurs moteurs alimentés par un
générateur unique. Il existe deux limites de réglage :
- Première limite : il est impossible de diminuer la vitesse d’un moteur par ce moyen car
le circuit magnétique se sature rapidement dès que l’on augmente fortement
l’excitation et la diminution de vitesse correspondante est très faible. De plus,
l’augmentation du courant d’excitation entraîne un échauffement supplémentaire des
bobines inductrices.
- Deuxième limite : il existe un flux minimal en dessous duquel on ne peut descendre
sans compromettre à la fois la tenue mécanique du moteur et sa stabilité ainsi que sa
bonne aimantation.
Les variations de vitesse en fonction de la tension sont plus faibles pour un moteur shunt.
Si la variation de la tension n’existait pas, la vitesse serait même indépendante de la tension.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 3, Page 3
Lorsqu’un moteur doit subir un réglage de vitesse important par variation de sa tension
d’alimentation, il est nécessairement à excitation indépendante, celle-ci pouvant d’ailleurs être
réglable. L’excitation shunt ou indépendante est utilisée lorsqu’on cherche une vitesse peu
sensible aux variations de charge.
Φ′′
Φ I cc = 10 − 20 I n
I
In Icc
Un
U n′′
I
caractéristique naturelle
Rrh = 0
Rrh
′
Rrh
′′
Rrh
′ > Rrh
Rrh > Rrh ′′
I
Figure 3.3 : Caractéristique de réglage de la vitesse par les résistances additionnelles
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 3, Page 4
A vide, le moteur série s’emballe : il ne doit donc pas être utilisé pour l’entraînement d’un
organe dont le couple résistant risque de disparaître. Par contre le moteur série convient très
bien lorsque l’on a besoin d’un couple élevé au démarrage. L’utilisation essentielle de ce type
de moteur est la traction électrique.
Les bobines inductrices réalisées en fil de forte section puisque parcourues par le courant de
charge, sont très robustes, ce qui augmente l’intérêt de cette solution.
Pour une tension et une intensité données il est possible de faire varier la vitesse en dérivant
une partie du courant à l’extérieur des bobines série. C’est ce que l’on appelle le shuntage.
Le taux de shuntage est défini par le rapport I sh I ligne .
Ce rapport peut atteindre la valeur de 0.75 pour un moteur compensé et 0.60 pour un moteur
non compensé.
La diminution de la tension est parfois réalisée par connexion de deux moteurs en série, de
telle façon, chaque moteur est alimenté par la moitié de la tension du réseau. Ce mode est
employé surtout dans la traction électrique : les locomotives électriques et les tramways qui
sont équipées de deux moteurs à excitation en série peuvent fonctionner à une vitesse
inférieure sans compromettre le rendement. Ce mode est parfois complété par une résistance à
un ou à plusieurs échelons qui peut servir au démarrage et au réglage de la vitesse.
M1 M2 Un
U1
U2 Un > U1 > U2
Figure 3.4 : Mise ne série de deux moteurs Figure 3.5 : Caractéristiques mécaniques
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 3, Page 5
M1 Radd RS
RS′
RS′′ RS > RS′′ > RS′′
Mais l’insertion de cette résistance additionnelle provoque des pertes d’énergie I 2 Radd qui
diminuent le rendement naturel à la valeur :
⎛ I Rad ⎞
η ⎜1 − ⎟ (3.2)
⎝ U ⎠
Z2
Z1
ZN
Z n > Z1 > Z 2
I
Icc
60 f
n= (1 − g ) (3.3)
p
f : fréquence
p : nombre de paires de pôles
g : glissement
Pour un couple donné, le glissement modifié est alors donné par la relation :
Ri + R2
g= g0 (3.4)
R2
VR g
Ri = − R2 (3.5)
IR
Pg = Ri I R2 (3.6)
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 3, Page 7
E raison des pertes relativement élevées dans les résistances de réglage, ce procédé présente
l’inconvénient d’un mauvais rendement.
n
η ≅ η0 (3.7)
n0
η : rendement pour la puissance correspondant au couple C à la vitesse normale de
fonctionnement n0 à rotor court-circuité.
Dans le cas de couple constant, la puissance varie dans le même sens que la vitesse.
Pour une puissance constante, la vitesse varie dans le sens contraire du couple.
Pour les applications pratiques exigeant différentes vitesses de régime bien définies, et si ces
vitesses s’accordent avec les vitesses synchrones réalisables pour les moteurs asynchrones, il
est indiqué, pour conserver un bon rendement, d’utiliser les moteurs à deux ou plusieurs
polarités.
Pour les moteurs à deux polarités, l’enroulement primaire (statorique) des moteurs triphasé
est conçu selon le schéma suivant appliqué à une phase de manière à couvrir le pas polaire de
la grande polarité dont la moitié du pas polaire de la petite polarité.
N S N S S N N S
e1 e2 e1 e2
Si l’on alimente en e1 on obtient 4 pôles. Par contre si l’on alimente en e2, le courant s’inverse
par rapport au premier cas dans la moitié de l’enroulement et l’on obtient deux pôles. Ceci
exige que les entrées et les milieux des phases soient accessibles pour effectuer le changement
de couplage lors du changement de vitesse.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 3, Page 8
Ce procédé exige donc pour l’alimentation des moteurs, des alternateurs spéciaux ou des
convertisseurs de fréquence (électronique de puissance).
L’application pratique de ce procédé se présente par exemple dans l’industrie du bois ou dans
l’industrie du textile, pour obtenir, pour le moteur, des vitesses supérieures à 3000 tr/min,
cette vitesse étant la vitesse maximale d’un moteur à deux pôles alimenté sous une fréquence
de 50 Hz.
D’autres applications exigent par contre le passagèrement l’alimentation du moteur sous une
fréquence réduite pour obtenir des vitesses réduites pour des manœuvres d’approche de
mouvement de levage ou d’ascension.
4 1 2 3
GDC MDC Charge
M.A.
rM
rg
Les machines 1, 2 et 4 sont calées sur le même arbre. Le moteur asynchrone est alimenté à
partir du réseau : en général on dispose d’un réseau à courant alternatif.
Lors de la mise en marche, on diminue, à l’aide du rhéostat rg, le courant d’excitation et par
conséquent, la tension appliquée au moteur. De ce fait, le courant de démarrage est limité et le
rhéostat de démarrage n’est pas nécessaire.
De cette façon, on atteint la vitesse nominale, le couple étant constant et la puissance étant
proportionnelle à la vitesse.
Le système Ward-Léonard est utilisé pour l’entraînement des machines d’extraction dans les
mines, des laminoirs, des calandres. Il peut aussi être utilisé comme frein électrique : si l’on
diminue l’excitation de la génératrice, le moteur à courant continu propulsé par l’énergie
cinétique de la cabine et de la charge (éventuellement du contrepoids aussi) alimente la
génératrice qui commence à fonctionner en moteur, entraîne le moteur asynchrone (ou
synchrone) qui devient un alternateur asynchrone (ou synchrone) et alimente le réseau. C’est
le freinage par récupération, le plus économique.
Pour l’entraînement des grands laminoirs (des moteurs de 5000 à 10000 kW) on utilise un
système Léonard modifié appelé quadratique. La génératrice et le moteur à courant continu
ont chacun une excitatrice séparée et le contrôle de l’entraînement se fait par variation du
courant dans le circuit d’excitation d’excitatrice. Il est facile de réaliser les renversements du
sens de marche par le changement du sens d’excitation de la génératrice.
S1
Machine entraînée
ME MA2
MA1
E1 E2
r1
S3 r2
Soit par exemple la cascade de Kraemer de deux moteurs asynchrones. Les deux moteurs ont
des nombres de pôles différents p1 et p2. Chaque moteur peut être embrayé ou débrayé de la
machine entraînée.
60 f
n1 = interrupteur S1 fermé, S2 et S3 ouverts, embrayage E1 embrayé
p1
60 f
n2 = interrupteur S2 fermé, S1 et S3 ouverts, embrayage E2 embrayé
p2
60 f
n3 = interrupteur S1 et S3 fermés, S2 ouverts, embrayages E1 et E2
p1 + p2
embrayés
On peut diminuer la vitesse pour chacune de ces valeurs en introduisant une résistance
supplémentaire représentée sur la figure, mais dans ce cas les pertes d’énergie seraient
grandes.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 4, Page 1
4.1. Moteurs DC
Dans le cas d’un moteur shunt, le freinage par récupération a lieu lorsque la machine,
fonctionnant en régime moteur, est entraînée par la machine commandée avec une vitesse
dépassant la vitesse à vide n .
Dans ce cas, la force contre-électromotrice E ′ devient supérieure à la tension du réseau et le
courant change de signe, le signe du couple développé par le moteur change également, la
machine commence à tourner en génératrice.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 4, Page 2
La droite qui représente la vitesse en fonction du courant (ou du couple) est de la forme
suivante :
n0
Caract. nat.
K P
R
Avec Rrh supplément.
L
Marche en génératrice Marche en moteur
C
0
Freinage dynamique
Le premier cas a lieu par exemple lors du branchement d’une résistance R suffisamment
grande dans le circuit de l’induit du moteur qui soulève une charge.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 4, Page 3
Dans le régime considéré, le moteur reçoit une puissance provenant du réseau ( Pél = U ⋅ I a ) et
une puissance mécanique provenant de l’arbre du mécanisme ( Pm = E ⋅ I a ). La somme de ces
deux puissances est complètement dépensée dans les résistances du circuit de l’induit
( Radd + Ra ).
Le processus de freinage par récupération se présente d’une manière simple pour un moteur
shunt que pour un moteur série. Ceci est dû au fait que le moteur série ne peut pas passer de
lui-même du régime moteur au régime de freinage par récupération par un simple
accroissement de n.
Lors de l’augmentation de n, le flux diminue et la force contre-électromotrice peut se
rapprocher de la tension du réseau mais ne peut en aucun cas lui être supérieure. Pour cette
raison le freinage par récupération d’un moteur série est réalisé par sa mise en excitation shunt
(freinage surtout utilisé en traction électrique.)
Ce freinage est réalisé par commutation de l’enroulement d’excitation, c’est-à-dire les bornes
C et D changent de position.
La figure ci-dessous illustre ce mode de freinage.
Applications de l’énergie électrique : Entraînements électriques(cours) Chap. 4, Page 4
C D
D C
A B
B A
Figure 4.4 : Freinage dynamique
Le freinage par contre courant se réalise par changement du sens du courant A-B/B-A (figure
4.4).
I/In C/Cn
freinage démarrage
A B
C D
E F
Le courant I c étant relativement élevé et les tensions Vc relativement basses, les montages
permettant d’obtenir la tension d’excitation la plus élevée sont ceux des figures A et F. Pour
Les moteurs à bagues on peut inversement alimenter le rotor en DC et fermer le stator sur des
résistances. Ce procédé exige une source DC nécessitant à partir d’un réseau AC un groupe
convertisseur ou un redresseur.
Toute source lumineuse transforme l’énergie qu’elle consomme en un ou plusieurs des trois
effets suivants : chimique, thermique, électromagnétique.
Les radiations lumineuses qui ne sont qu’une faible partie des variations électromagnétiques
ne véhiculeront donc généralement qu’une partie de la puissance de la source.
Pour les physiciens, la quantité d’énergie rayonnée par seconde dans toutes les directions est
le flux énergétique
dQe
Fe = (1.1)
dt
∞
Fe = ∫ W (λ ) dλ
0
(1.2)
La sensibilité de l’œil aux radiations dépend de leur longueur d’onde. L’œil n’étant sensible
qu’aux radiations comprises entre 380 nm où il commence à être impressionné et 780 nm où il
cesse de l’être, il doit exister au moins une longueur d’onde pour laquelle la sensation de
lumière est maximale. Les rayons dont la longueur d’onde vaut environ 555 nm forment une
image nette sur la rétine donnant à l’identité d’énergie par rayonnement une impression plus
vive.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 1.2
V (λ ) = 0 si λ ≤ 380 nm ou λ ≥ 780 nm
V (λ ) = 1 si λ 555 nm
Fe (555) F (555)
Exemple : bleu-vert, λ = 500 nm V = 0.4 Fe (λ ) = = e = 2.5 Fe (555)
V (λ ) 0.4
Les quantités égales d’énergie pour différentes longueurs d’onde ne produisent pas sur l’œil le
même effet lumineux et doivent donc être pondérées par la courbe V (λ ) . On définit alors le
flux lumineux Φ comme:
λ1
Φ = K ∫ W (λ ) V (λ ) dλ (1.5)
λ2
Le Watt doit alors être abandonné au profit d’une nouvelle unité, le lumen (lm).
Ω S
ΔΦ A ΔS
ΔΩ
En faisant tendre ΔS vers 0, ΔΩ tend aussi vers 0 tandisque le rapport ΔΦ ΔΩ tend vers une
valeur finie appelée intensité lumineuse de la source O vers le point A .
dΦ
I − = (1.7)
0A dΩ
1.2.3. L’éclairement
L’éclairement E en un point d’une surface S est la densité superficielle de flux lumineux.
dΦ
E = (1.8)
dS
L’unité de l’éclairement est le lux (lx). Les valeurs usuelles de l’éclairement sont données
dans les tables. n
I α
dΩ
r
r de O avec une intensité lumineuse I . Soit α l’angle que fait n , la normale à dS , avec la
direction du rayonnement, l’angle solide dΩ intercepte sur une sphère de rayon r une
surface égale à dS cos α .
dS cos α dΦ
Soit dΩ = 2
=
r I
dΦ I cos α
E = = (loi du cosinus) (1.9)
dS r2
Cette relation valable pour les éléments des surfaces planes montre que l’éclairement varie
avec l’inclinaison relative du plan et en raison inverse du carré de la distance.
1.2.4. La luminance
Les éléments des surfaces des objets éclairés réfléchissent généralement la lumière reçue en
l’altérant et se comporte ainsi comme des surfaces lumineuses secondaires émettant diverses
intensités lumineuses dans toutes les directions.
On définit dons la luminance L dans une direction donnée d’une surface émettrice dS
comme le quotient entre l’intensité dI émise par dans cette direction, et la surface apparente
de dS dans cette direction.
Dans le cas particulier où la surface dS est plane et pour la normale n fait un angle α avec la
direction d’observation dI , on a :
dI
L = (1.10)
dS cos α
Φ
ξ = [lm/W] (1.11)
P
Remarque
L f − Lo
c = (1.12)
Lf
On dit alors que cette surface présente une réflexion ou une réfraction lorsqu’un haut degré de
polissage n’est pas réalisé, ce qui est fréquent, le rayonnement régulièrement réfléchi
s’accompagne des rayonnements diffusés dans toutes les directions. Il s’agit de réflexion
mixte ou semi-diffuse ou semi-régulière.
On peut établir une relation entre l’éclairement que reçoit une surface S de coefficient ρ < 1
(ρ = Φ réfléchi Φ reçu ) . Et les intensités lumineuses réfléchies dans le demi-espace supérieur au
plan de S dans le cas d’une réflexion diffuse orthotrope.
Or par définition,
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 1.6
Le flux réfléchi par S est donc la somme étendue à l’hémisphère supérieure des éléments
d Φ = Id Ω , d’autre part I = LS cos α , par conséquent,
ρES = ∫ I dΩ
hémis.sup .
π/2
= ∫ LS cosα.2π sinαdα
0
π /2
= LSπ ∫ 2 cos α sin αdα
0
π/2
= LSπ ∫ sin2αdα
0
[
= LSπ − cos2α
2
] π/2
0
= LSπ
ρ E = Lπ (1.13)
1.2.7. Le luxmètre
La mesure de l’éclairement se fait à l’aide d’un appareil appelé luxmètre. Il est constitué
d’une cellule photosensible (photopile) qui transforme l’énergie reçue en courant électrique, il
doit donc être associé à un milliampèremètre.
lumière
capteur
Pour mieux caractériser la notion de la lumière blanche selon qu’elle accentue les radiations
rouge ou bleue, on lui associe la notion de température des couleurs en Kelvin. Il s’agit de
décrire la couleur d’une source en la comparant à celle d’un corps noir chauffé. La
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 1.7
température des couleurs est la température du corps noir qui émet un rayonnement assurant
le même rendu de couleur que le rayonnement considéré.
L’ordre de grandeur pour cette température de couleur pour différentes couleurs blanches va
de 2500-3000 K au coucher du soleil, puis lampe à incandescence " lumière chaude" riche en
radiations rouges 4500-5500 K.
La lumière du jour par le temps clair de 6000-8000 K ; ciel nuageux " lumière froide" riche en
radiations bleues.
Des nombreux travaux et tests psychologiques ont montré que les sources de chaleur ne sont
acceptables qu’aux niveaux d’éclairement ; tandis que les hauts niveaux d’éclairement
nécessitent des sources à t° de couleur élevée (diagramme de KRUITHOF, figure 1.6).
L'éclairage est un élément important d'une installation d'un point de vue esthétique et
décoratif. Il permet de mettre en valeur un intérieur et d'avoir un confort visuel de qualité s'il
est bien étudié.
Appelées aussi lampes, les sources lumineuses sont des dispositifs qui permettent de
transformer l’énergie électrique en lumière. Dans ce chapitre, nous allons décrire les
différents types de sources lumineuses et nous en donnerons les différentes caractéristiques
techniques essentielles.
Quels que soient les types de lampes, elles ont les caractéristiques essentielles suivantes : le
mode de production de la lumière, la puissance, la tension, la durée de vie, l’efficacité
lumineuse, la température de couleur, etc.
La durée de vie est propre à chaque technologie de source lumineuse. Alors que les lampes
incandescentes "claquent" au bout d'un laps de temps, généralement 1000 heures, les lampes à
décharge voient leur flux baisser jusqu'à cesser de fonctionner.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.2
Le graphe ci-dessous montre l'évolution du flux de trois sources : une lampe incandescente,
une LED de puissance et une LED 5mm :
La durée de vie d’une lampe est aussi fonction du nombre de commutations possibles (le
nombre de fois qu’une lampe peut être allumée et éteinte). Certaines lampes fluocompactes,
notamment, ne supporteront pas d’être commutées plus de 3000 fois. On évitera donc ce
genre de lampes dans les WC !
Par exemple, des lampes d'une température supérieure à 5300 K offrent un blanc bleuté
(couleur froide). Des lampes d'une température de couleur comprise entre 3300 et 5300 K
procurent un éclairage blanc et neutre.
De manière générale, si l'indice IRC d'une lampe est égal ou supérieur à 90, le rendu est
excellent. Un indice inférieur à 70 est considéré comme mauvais.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.3
Tous les types de lampes se rangent donc dans ces deux catégories.
Ainsi, dans les paragraphes qui suivent, nous allons décrire les principaux types de lampes qui
sont les suivants :
- lampes à incandescence ;
- lampes à décharge dont les lampes fluorescentes ;
- lampes à LED (Light Emitting Diodes) ou lampes à diodes électroluminescentes.
La lampe à incandescence est constituée d'un filament composé d'un matériau ayant un point
de fusion élevé, dans une ampoule en verre sous vide ou remplie d'un gaz inerte (gaz rare).
Porté à l’incandescence par le passage d’un courant électrique, un filament métallique émet la
majeure partie de son rayonnement dans le domaine des infrarouges mais plus sa température
croit, plus les spectres se déplacent dans le domaine du visible (figure 2.2).
Les filaments doivent avoir un point de fusion élevé, car le rapport de l'énergie lumineuse
dégagée sur l'énergie calorifique augmente avec la température, et l'efficacité de la source
lumineuse est optimale à la température du filament la plus élevée. Dans les premières lampes
à incandescence, on utilisait des filaments de charbon. Les lampes actuelles sont constituées
d'un filament très fin en tungstène, qui a un point de fusion de 3 410 °C. Le filament doit être
maintenu dans une atmosphère inerte ou dans le vide, car chauffé, il pourrait réagir avec
l'atmosphère ambiante. Dans les lampes à incandescence, le gaz inerte présente un autre
avantage : il permet de ralentir l'évaporation du filament, et de prolonger ainsi la durée de vie
de la lampe.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.4
Les lampes à incandescence (figure 2.3) peuvent se classer en deux catégories : les lampes
classiques en verre et les lampes halogènes.
Le filament perd lentement de sa matière au fil des heures de fonctionnement, c'est pourquoi il
finit par se briser après un allumage ou au moindre choc. En effet, à l'arrivée du courant il se
produit une surchauffe car l'intensité est supérieure quand le filament est froid. C'est pourquoi
ces lampes grillent souvent au moment de l'allumage. Avec cette technique, seulement 5 % de
l'énergie est convertie en lumière. Le reste est restitué sous forme de chaleur.
Leur verre peut être clair, dépoli ou opalisé. Les ampoules claires doivent être utilisées dans
des luminaires avec diffuseur afin d'éviter l'éblouissement. Un revêtement réfléchissant peut
parfois recouvrir l'ampoule. S'il est situé en partie basse, il s'agit d'une lampe réflecteur. S'il
est situé en partie haute, il s'agit d'une lampe à calotte argentée.
Les lampes à incandescence classiques peuvent également se présenter sous la forme de tubes
(figure 2.4). Les plus courants sont les linolites ou les tubes à culots latéraux.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.6
Le culot est un critère important de classification de ce type de lampes (figure 2.5). Les culots
à vis sont les plus courants. Le petit diamètre est noté E14 et le grand diamètre E27. La lettre
E correspond à l'initiale de l'inventeur de la lampe à vide, Thomas Edison, en 1879.
Un autre culot, à baïonnette (B), était très répandu en France. Dans l'habitat, on trouve encore
le format B22 et parfois des lampes B15 dans les installations anciennes.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.7
L'ampoule est réalisée dans un matériau résistant aux hautes températures (quartz ou verre
spécial) rempli d'un gaz, sous haute pression, de la famille des halogènes (fluor, chrome, iode
ou brome). Le tungstène du filament se combine avec le gaz halogène pour former un
mélange qui se redécompose, sous l'effet de la chaleur, en tungstène et en gaz halogène au
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.8
contact du filament. Celui-ci se régénère donc en permanence, ce qui offre une durée de vie
jusqu'à quatre fois supérieure à celle des lampes à incandescence classiques. Ce principe de
fonctionnement permet de survolter le filament, ce qui produit une lumière plus importante
pour une puissance équivalente.
Il est recommandé de ne pas toucher une lampe à halogène avec les doigts, pour deux raisons.
Les graisses présentes sur les doigts produisent du carbone entraînant le ternissement de la
lampe. Le sel de l'épiderme réagit à haute température avec le quartz, en le fragilisant, ce qui
peut entraîner l'éclatement de l'ampoule.
Les lampes halogènes peuvent fonctionner directement sur le réseau 230 V (figure 2.6) ou en
très basse tension 12 V (figure 2.7). Dans ce cas, l'alimentation est assurée par un
transformateur TBTS (Très Basse Tension de Sécurité).
Les lampes halogènes émettent un rayonnement ultraviolet. Elles doivent donc être munies
d'un écran en verre ou équipées d'une double enveloppe: l'ampoule halogène est enfermée
sous une seconde ampoule de forme classique. Les petites ampoules halogènes TBTS utilisées
notamment dans les luminaires de bureau sont souvent élaborées dans un verre traité contre
les ultraviolets.
Comme pour les ampoules à incandescence classiques, vous pouvez faire fonctionner les
ampoules halogènes avec un variateur de tension pour faire varier leur intensité lumineuse.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.9
2.5.1. Définition
Pour ces types de lampes, la lumière est produite par une décharge électrique créée entre deux
électrodes au sein d’un gaz dans une ampoule de quartz. Toutes ces lampes nécessitent donc
un appareillage auxiliaire dont le rôle est de limiter le courant dans l’arc (ballast) et/ou créer
une surtension (ballast + starter). Le spectre d’émission et l’IRC dépendent de la composition
du gaz et s’améliorent avec l’augmentation de la pression.
i
K
gaz
R
V A
2.5.2. Le ballast
2.5.2.1. Définition
Les lampes à décharge nécessitent une limitation de l’intensité de l’arc, cette fonction est
remplie par une inductance (ou ballast magnétique) placée en série avec l’ampoule elle-même
On utilise un bobinage avec noyau magnétique éventuellement assorti d’un condensateur pour
relever "le facteur de puissance". Ce ballast inductif permet également de mieux lisser la
forme de la courbe du courant qui n’est pas sinusoïdale, le tube à décharge ne pouvant être
assimilé à un élément linéaire.
Cette disposition est la plus utilisée dans les applications domestiques où le nombre de tubes
est limité. Aucune contrainte particulière n’est appliquée aux interrupteurs.
Les variateurs de lumière de type gradateur ne sont pas compatibles avec les ballasts
magnétiques : l’annulation de la tension pendant une fraction de la période provoque
l’interruption de la décharge et l’extinction totale de la lampe.
contre, le facteur de puissance de 0.4 à 0.5 avec ballast inductif doit être relevé pour permettre
des meilleures conditions d’alimentation.
2.5.2.4. Le stater
La fonction du starter est double : assurer le préchauffage des électrodes du tube, puis générer
une surtension pour l’amorçage du tube. Cette surtension est générée par l’ouverture d’un
contact (commandée par un bilame) qui interrompt le courant circulant dans le ballast
magnétique. Pendant le fonctionnement du starter (environ 1 s), le courant absorbé par le
luminaire est environ 2 fois le courant nominal.
Elles se divisent en deux principaux groupes : les lampes tubulaires (ou tubes fluorescents) et
les lampes fluocompactes.
2.5.4.1. La fluorescence
Lorsque qu’un rayonnement monochromatique atteint une substance photoluminescente, une
partie de son énergie est transformée en chaleur tandis que le reste apparaît sous forme d’un
spectre continu dans des longueurs d’onde supérieur et dont la distribution dépend de la
nature de la substance.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.13
a) Description
Les premiers tubes fluorescents sont apparus en 1938. Leur principe de fonctionnement
repose sur l'ionisation d'un gaz sous l'effet du courant. Une décharge électrique dans un tube
de verre contenant une vapeur de mercure à basse pression provoque une luminescence dans
la gamme des ultraviolets, donc faiblement visibles. Une poudre recouvrant l'intérieur du tube
transforme ce rayonnement en lumière visible selon le principe de la fluorescence.
Tous les tubes fluorescents nécessitent un appareillage spécifique pour pouvoir fonctionner
(ballast, starter et réglette support). L'investissement de départ est plus important, cependant
l'utilisation se révèle beaucoup plus économique que les lampes à incandescence. Seuls le
tube et le starter nécessitent d'être remplacés occasionnellement. Leur durée de vie est jusqu'à
douze fois supérieure à celle des lampes à incandescence classiques. Leur efficacité lumineuse
dépasse 80 lm/W à comparer aux 15 lm/W d'une ampoule classique. Pour la même quantité de
lumière produite, la consommation de courant est donc six fois inférieure.
Les tubes de petite longueur ont un diamètre de 16 mm. Les tubes de 0.60 à 1.80 m ont un
diamètre de 26 ou 38 mm. Les tubes de 26 mm étant les plus performants, se répandent de
plus en plus.
Tous les tubes fluorescents ne procurent pas la même lumière. La plupart sont dotés d'un
marquage de trois chiffres. Le premier indique l'indice de rendu des couleurs. Le chiffre 8
correspond à un indice compris entre 80 et 90. Le chiffre 9 indique un indice supérieur à 90.
Les deux autres chiffres indiquent la température de couleur. Par exemple, le nombre 27
signifie 2 700 K, le chiffre 30, 3 000 K. Pour apporter une ambiance chaude, sans altérer les
couleurs, choisissez une température de 2 700 K. Pour simuler une lumière naturelle plus
froide, choisissez un tube dont la température est de 6 500 K.
Il est possible de faire varier la luminosité des tubes fluorescents en utilisant des ballasts
électroniques spécialement conçus à cet effet.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.14
Les tubes fluorescents sont parfois improprement appelés " tubes néons ". C'est par confusion
avec les tubes des enseignes lumineuses qui sont remplis avec ce type de gaz et procurent une
lumière rouge.
b) Fonctionnement
Les phases de fonctionnement d’une lampe fluorescente, décrites ci-dessous, sont identiques à
celles des autres types de lampes à décharge pour lesquels, le brûleur remplace le tube et
l'amorceur remplace le starter.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.15
a) b) c)
Figure 2.11: Fonctionnement d’un tube fluorescent
Le starter est composé d'un petit tube rempli de gaz et pourvu d'un bilame.
A l'allumage, la mise sous tension provoque un arc électrique au sein du gaz. Celui-ci
échauffe le bilame, jusqu'alors ouvert (figure 2.11a), qui se ferme. Pendant ce temps, un
courant circule dans les électrodes. Elles s'échauffent et ionisent le gaz qui les environne, ce
qui facilitera l'allumage. Le bilame étant fermé, l'arc électrique dans le starter disparaît.
Le bilame se refroidit alors et s'ouvre (figure 2.11b). Il provoque ainsi une interruption
brusque du courant dans le ballast raccordé en série. Le ballast va tenter de rétablir ce courant
en libérant toute son énergie. Cela provoque une impulsion de tension très élevée entre les
électrodes de la lampe (jusqu'à 1 500 V) capable d'allumer le tube fluorescent (figure 2.11c).
Souvent, cet allumage ne réussit pas en une seule tentative. Si la lampe ne s'est pas allumée, le
cycle recommence. En fonctionnement, la tension aux bornes de la lampe est trop faible pour
générer un nouveau cycle d'allumage (40 à 110 V). Le starter se maintient donc en position
ouverte et le courant traverse la lampe qui reste allumée. A partir de cet instant, le ballast joue
le rôle de limiteur de courant et empêche la destruction de la lampe.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.16
c) Schémas
La figure ci-dessous donne les différents schémas de raccordement des tubes fluorescents.
warm white deluxe 40 53 (93) 20 000 2 150 40.6 1 765 33.3 3 100 73 0.84
Note : Certaines lampes citées ici ne sont plus disponibles dans le commerce, notamment la
lampe F40/CW; elles sont présentées ici uniquement à des fins de comparaison.
Elles sont apparues en 1980 sous deux types différents. Les lampes d'intégration (figure 2.13)
sont équipées d'un culot à broche (figure 2.14) et destinées à des luminaires spécialement
conçus.
Les lampes de substitution (figure 2.15) sont équipées des mêmes culots que les lampes à
incandescence auxquelles elles peuvent se substituer. En effet, un ballast électronique est
incorporé dans leur culot.
Leurs avantages sont les mêmes que ceux des tubes fluorescents à la différence que le tube
n'est pas interchangeable.
Le principal reproche qui leur est fait est le prix élevé qui nécessite au moins quinze mois
pour être " amorti ". De plus, leur durée de vie peut être très différente d'une marque à l'autre
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.20
(du simple au triple selon des études d'associations de consommateurs). Enfin, l'utilisation de
ce type d'ampoule ne remplace pas en tout point l'usage attendu des ampoules à incandescence
: elles ne fonctionnent pas avec un variateur de lumière et elles nécessitent quelques minutes
avant d'atteindre leur potentiel lumineux maximum. En fin de vie, elles représentent un déchet
potentiellement dangereux (mercure) qui nécessite un recyclage spécifique.
Pour une démarche environnementale aboutie, il convient donc de prendre en compte aussi
cet aspect, encore limité au niveau du particulier.
Ces ampoules sont à utiliser à bon escient dans les pièces nécessitant un éclairage prolongé.
Elles sont inutiles, par exemple dans un couloir ou une circulation.
2.5.5.1. Construction
• Les lampes à vapeur de sodium à basse pression (VSBP ou SOX) sont les lampes DHI qui
fonctionnent à basse pression et dans lesquelles l'arc est entretenu par la vapeur de sodium
ionisée.
• Les lampes VSBP se rapprochent davantage des lampes fluorescentes que des lampes DHI,
vu que la décharge électrique se produit à basse pression et à faible intensité, et que la
lampe a une forme linéaire.
• Une lampe VSBP est constituée d'un tube à arc en U scellé dans une ampoule extérieure
tubulaire transparente.
• Une mince couche d'oxyde d'indium recouvrant la paroi intérieure de l'ampoule extérieure
renvoie la plus grande partie du rayonnement infrarouge vers le tube à arc.
• Le tube à arc est enfermé sous vide afin de réduire au minimum la déperdition de chaleur.
• La lampe est conçue de façon à exploiter toute la chaleur qu'elle produit.
• Le tube à arc peut entretenir une température de fonctionnement d'environ 2600 °C, ce qui
a pour conséquence une efficacité lumineuse extrêmement élevée.
2.5.5.2. Fonctionnement
• A la mise sous tension, le courant est transporté par le gaz d'amorçage (néon et argon) et
produit une lueur rouge.
• A mesure que la lampe s'échauffe, le sodium se vaporise et la décharge commence à
montrer la couleur jaune caractéristique d'une lampe VSBP.
• Le temps de préchauffage est d'environ neuf minutes.
• Le temps de rallumage est inférieur à une minute.
2.5.5.5. Couleur
• Le rendu des couleurs est très faible : chaque couleur apparaît jaune ou brun boueux.
• A cause de la couleur monochromatique, l'IRC ne s'applique pas à cette lampe.
• La lampe VSBP offre l'efficacité la plus élevée de toutes les sources lumineuses car elle
émet une lumière jaune monochromatique proche de la crête de la courbe de sensibilité de
l'œil (de100 à plus de 180 lumens par watt).
• L'efficacité lumineuse augmente avec la puissance de la lampe.
2.5.5.7. Applications
• Les lampes VSBP ne sont en général pas utilisées dans les nouvelles constructions, mais
on peut en trouver dans des bâtiments plus anciens.
• Les lampes VSBP conviennent dans toutes les applications où le rendu de couleur n'est pas
un facteur important.
• Les lampes VSBP conviennent à l'éclairage des routes, à l’éclairage de sécurité,
d'illumination de zone et d'entrepôts.
Puissance
Durée de vie
Puissance totale Temp.
Désignation de la utile lm lm/W lm lm/W
(W) (W) couleur LLD
lampe (h) initiaux initiaux moyens moyens
inclus (°K)
ballast
1 lampe
SOX 18 18 32 14 000 1 800 56.3 1 800 53.7 1 740 1.03
SOX 35 35 60 18 000 4 800 80.0 4 800 76.2 1 740 1.03
SOX 55 55 80 18 000 8 000 100.0 8 000 95.2 1 740 1.03
SOX 90 90 125 18 000 13 500 108.0 13 000 103.1 1 740 1.03
SOX 135 135 170 18 000 22 500 132.4 22 500 126.4 1 740 1.03
SOX 180 180 215 18 000 33 000 153.5 33 000 146.7 1 740 1.03
Notes :
• La puissance et le rendement lumineux (lm) des lampes VSBP augmentent
respectivement d'environ 7 % et 5 % vers la fin de la durée utile de la lampe.
• En raison de la nature monochromatique des lampes VSBP, l'IRC n'est pas applicable
2.5.6.1. Construction
• L'usage des lampes à vapeur de mercure devrait être découragé. En effet, ces lampes ne
sont pas plus efficaces que les lampes fluorescentes dans les applications d'intérieur. Dans
les applications d'extérieur, elles devraient être remplacées par d'autres lampes à décharges.
La mise au rebut des lampes à vapeur de mercure exige des techniques spéciales
d'élimination à cause du mercure présent dans la lampe. Il est impératif de communiquer
avec les autorités locales de gestion des déchets spéciaux pour connaître les méthodes
approuvées d'élimination.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.23
• La lampe à vapeur de mercure, ou lampe au mercure, est une lampe à décharge à haute
intensité (DHI).
• La lumière est produite par un courant qui traverse la vapeur de mercure sous une pression
relativement élevée.
• La lampe VM est le type le plus ancien de lampe DHI.
• La lampe VM, comme toutes les lampes DHI, se compose d'un tube à arc enfermé dans
une ampoule extérieure (une ampoule dans une ampoule).
• Le tube à arc contient la vapeur de mercure, un gaz d'amorçage (argon) et les électrodes.
• L'ampoule externe contient un gaz inerte (azote) servant à empêcher l'oxydation des pièces
internes, et à maintenir la température de fonctionnement.
• Le cas échéant, un enduit fluorescent (phosphore) recouvre l'intérieur de l'ampoule externe,
de façon à produire la lumière visible à la température de couleur voulue.
2.5.6.2. Fonctionnement
• Lorsque la lampe est allumée, une tension est appliquée pour amorcer un arc entre
l'électrode d'amorçage et l'électrode principale voisine, arc qui vaporise le mercure.
• Le temps de "préchauffage" pris par la lampe jusqu'à ce qu'elle atteigne son flux lumineux
maximal, est de cinq à sept minutes.
• La durée de "rallumage" (temps nécessaire pour que la lampe se rallume après avoir été
éteinte temporairement) est de 10 minutes environ.
• Au moment où la lampe s'allume, sous l'action de l'arc électrique qui se forme, la vapeur de
mercure émet de la lumière et un rayonnement ultra-violet (UV).
• Le rayonnement UV peut être converti en lumière visible par un enduit de phosphore
recouvrant l'intérieur de l'ampoule externe.
• Les lampes VM, comme toutes les lampes DHI, exigent des ballasts.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.24
2.5.6.5. Couleur
• Il existe deux types de lampes VM : celles à ampoule transparente et celles à ampoule
phosphorée.
• Les lampes VM à ampoule transparente donnent une couleur blanche à reflets bleutés et un
piètre rendu des couleurs.
• Les lampes VM à ampoule phosphorée donnent un aspect chromatique et un rendu des
couleurs meilleurs.
2.5.6.7. Applications
• En raison de leur piètre rendement lumineux, les lampes VM ne sont plus préconisées pour
les nouvelles constructions, ni pour les modifications ou rénovations.
• À cause du mercure qu'elles contiennent, les lampes VM exigent des méthodes spéciales de
mise au rebut. Il est impératif d'entrer en contact avec les autorités locales de gestion des
déchets spéciaux pour connaître les méthodes approuvées d'élimination.
• Les lampes à vapeur de mercure conviennent, dans le secteur industriel, à des applications
intérieures.
• Les lampes VM conviennent à l'éclairage public, à l'éclairage de sécurité et à l'éclairage
d'illumination.
• Les lampes VM conviennent aux magasins de détail, centres commerciaux intérieurs,
restaurants, cafétérias, terminus d'autobus, aéroports, halls d'entrée, foyers, gymnases,
banques, granges.
Puissance lm
Durée Temp.
Désignation Puissance ballasts inclus lm initiaux lm lm/W
de couleur IRC LLD
de la lampe (W) 1 lampe initiaux par moyens moyens
vie (h) (°K)
(2 lampes) watt
A ampoule transparente
H43 75 75 95 (190) 24 000 2 800 29.5 2 430 25.6 7 000 22 0.73
H38 100 100 125 (250) 24 000 4 100 32.8 3 380 27.0 7 000 22 0.78
H42 125 125 155 (310) 24 000 5 700 36.8 5 020 32.4 7 000 22 0.88
H39 175 175 210 (410) 24 000 7 900 37.6 7 400 35.2 6 800 22 0.88
H37 250 250 290 (580) 24 000 12 000 41.4 10 800 37.2 5 900 22 0.81
H33 400 400 450 (880) 24 000 20 500 45.6 18 700 41.6 5 900 22 0.84
H35 700 700 775 (1 550) 24 000 41 000 52.9 37 300 48.1 5 900 22 0.81
H36 1000 1 000 1 100 (2 200) 24 000 57 500 52.3 50 600 46.0 5 900 22 0.78
A ampoule phosphorée
H36 50/DX 50 63 (125) 16 000 1 575 25.0 1 260 20.0 4 000 43 0.61
H33 75/DX 75 95 (190) 16 000 2 800 29.5 2 250 23.7 4 000 43 0.72
H38 100/DX 100 125 (250) 16 000 4 200 33.6 3 530 28.2 4 000 43 0.70
H32 123/DX 125 155 (310) 16 000 6 350 41.0 5 270 34.0 4 000 43 0.76
H39 175/DX 175 210 (410) 16 000 8 600 41.0 7 650 36.4 4 000 43 0.70
H37 250/DX 250 290 (580) 16 000 13 000 44.8 11 000 37.9 4 000 43 0.62
H33 400/DX 400 450 (880) 16 000 23 000 51.1 18 400 40.9 4 000 43 0.70
H35 700/DX 700 775 (1 550) 16 000 44 500 57.4 34 500 44.5 4 000 43 0.64
H36 1000/DX 1 000 1 100 (2 200) 16 000 63 000 57.3 47 500 43.2 4 000 43 0.65
A ballast intégré (pour remplacement des lampes à incandescence)
H160 160 160 12 000 2 300 14.4 1 600 10.0
H250 250 250 12 000 5 000 20.0 3 750 15.0
H350 450 450 16 000 9 500 21.1 7 125 15.8
H750 750 750 16 000 14 000 18.7 10 500 14.0
Notes :
• Le montage des lampes orientées est indiqué seulement par HOR (horizontal) ou
VER (vertical).
• Lorsque l'orientation n'est pas précisée, la valeur indiquée du rendement en lumen
s'applique au montage vertical. Des valeurs légèrement réduites seront obtenues si la lampe
est montée dans d'autres orientations.
• Les données de durée de vie utile et de lumens moyens pour les lampes DHI sont basées
sur 10 heures par amorçage.
• H indique des lampes au mercure (H pour Hg, symbole chimique du mercure).
• Ces lampes sont graduellement éliminées.
2.5.7.1. Construction
• La construction des lampes aux halogénures métalliques (HM) est en général semblable à
celle des lampes VM.
• Les lampes HM fonctionnent selon le même principe que toutes les lampes DHI.
• La principale différence est que le tube à arc contient des sels métalliques (de scandium et
de sodium) en plus de la vapeur de mercure et du gaz argon.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.26
• Comme toutes les lampes DHI, les lampes HM se composent d'un tube à arc enfermé dans
une ampoule extérieure.
Note : Les lampes à démarrage assisté utilisent une tension de circuit ouvert plus élevée pour
l'allumage.
2.5.7.2. Fonctionnement
• Le temps de préchauffage est d'environ 4 minutes.
• Le temps de rallumage est de 10 à 12 minutes pour les lampes standard, et de 4 à 7 minutes
pour les lampes à démarrage assisté.
• Les lampes HM, en général, ne peuvent pas être installées dans n'importe quelle
orientation.
• Les lampes à orientation horizontale ont leur tube à arc cintré vers le haut, de façon à
suivre la courbe naturelle du jet d'arc dans l'orientation horizontale.
2.5.7.5. Couleur
• Les lampes HM sont disponibles en deux versions : transparente et phosphorée. Elles
présentent une certaine variation de couleur, d'une lampe à l'autre, et il est normal qu'elles
changent de couleur au cours de leur durée de vie.
• Les lampes transparentes produisent une couleur légèrement blanche à reflets bleutés et
offrent un IRC très supérieur à celui des lampes VM.
• Les lampes phosphorées produisent une lumière blanche qui semble plus chaude et un IRC
amélioré.
• L'IRC des lampes HM va de 65 à 70.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.27
2.5.7.8. Applications
• Elles sont comparables à celles des lampes VM.
• Les lampes HM conviennent bien pour le remplacement des lampes VM.
• Les lampes HM de grande puissance sont utilisées pour l'éclairage d'illumination,
l'éclairage public, l'éclairage de grandes zones industrielles et l'éclairage des installations
sportives.
• On utilise les lampes HM de plus faible puissance dans les espaces de marchandisage, les
espaces de rencontre, les écoles et les bâtiments publics.
• Les lampes transparentes sont utilisées pour la télédiffusion en couleur, la photographie en
couleur et l'éclairage industriel et commercial.
• On utilise les lampes phosphorées pour l'éclairage d'intérieur d'aires industrielles et
commerciales, et pour l'éclairage de zone.
Puissance lm
Durée Temp.
Désignation Puissance ballasts inclus lm initiaux lm lm/W
de couleur IRC LLD
de la lampe (W) 1 lampe initiaux par moyens moyens
vie (h) (°K)
(2 lampes) watt
Lampe standard à ampoule transparente
M175 175 200 10 000 14 000 70.0 10 800 54.0 4 500 65 0.73
M250 250 275 10 000 20 500 74.5 17 000 61.8 4 700 65 0.72
M400 400 450 (880) 20 000 34 000 75.6 25 600 56.9 4 000 65 0.69
M1000 1 000 1 075 (2 160) 12 000 110 000 102.3 88 000 81.9 4 000 65 0.72
M1500 1 500 1 620 3 000 155 000 96.3 142 500 88.5 3 900 65 0.88
Lampe standard à ampoule phosphorée
M175/C 175 200 10 000 14 000 70.0 10 200 51.0 3 900 70 0.67
M250/C 250 275 10 000 20 500 74.5 16 000 58.2 3 900 70 0.67
M400/C 400 450 (880) 20 000 34 000 75.6 24 600 54.7 3 700 70 0.63
M1000/C 1 000 1 075 (2 160) 12 000 10 000 102.3 84 000 78.1 3 400 70 0.67
Lampe haute performance à ampoule transparente
M175/HOR 175 200 10 000 15 000 75.0 12 000 60.0 4 700 65 0.70
M400 400 450 (800) 20 000 40 000 88.9 32 000 71.1 4 500 65 0.71
M1000/VER 1 000 1 075 (2 160) 12 000 125 000 116.3 100 000 93.0 3 500 65 0.72
Lampe haute performance à ampoule phosphorée
M175/C/HOR 175 200 10 000 15 000 75.0 11 300 56.5 4 200 70 0.66
M400/C 400 450 (800) 20 000 40 000 88.9 31 000 68.9 3 800 70 0.64
M1000/C/VER 1 000 1 075 (2 160) 12 000 125 000 116.3 95 800 89.1 3 100 70 0.64
Lampe HM fonctionnant sur ballast à vapeur de mercure
Transparente
M325 325 375 20 000 28 000 74.7 18 200 48.5 4 000 65 0.57
M400 400 450 15 000 34 000 75.6 20 400 45.3 4 000 0.45
M1000 1 000 1 100 12 000 107 000 97.3 85 600 77.8 3 800 0.75
Phosphorée
M325/C 325 375 20 000 28 000 74.7 17 600 46.9 3 700 70 0.54
M400/C 400 450 15 000 34 000 75.6 19 600 43.6 3 700 0.45
Notes :
• Le montage des lampes orientées est indiqué seulement par HOR (horizontal) ou
VER (vertical).
• Lorsque l'orientation n'est pas précisée, la valeur indiquée du rendement en lumen
s'applique au montage vertical. Des valeurs légèrement réduites seront obtenues si la
lampe est montée dans d'autres orientations.
• Les données de durée de vie utile et de lumens moyens pour les lampes DHI sont
basées sur 10 heures par amorçage.
2.5.8.1. Construction
• Les lampes à vapeur de sodium à haute pression (VSHP) sont des lampes DHI produisant
de la lumière lorsqu'une décharge électrique ionise, en la traversant, une vapeur de sodium.
• Comme toutes les lampes DHI, les lampes VSHP se composent d'un tube à arc enfermé
dans une ampoule extérieure.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.29
2.5.8.2. Fonctionnement
• Le ballast fournit une impulsion à haute tension (2500 V) d'une microseconde pour allumer
la lampe.
• Cette pointe de haute tension amorce l'arc de xénon entre les électrodes principales.
• Le mercure et le sodium, se vaporisant alors rapidement, maintiennent l'arc.
• Le temps de préchauffage dure de trois à quatre minutes.
• La durée de rallumage est d'environ une minute – ce qui constitue la plus courte durée de
rallumage de toutes les lampes DHI.
2.5.8.5. Couleur
• La lumière des lampes VSHP est habituellement décrite comme une lumière de couleur or
blanc.
• Les lampes VSHP sont disponibles dans des versions transparente ou opalisée.
• Les lampes à couleur améliorée fonctionnant sous des pressions accrues offrent un meilleur
rendu des couleurs, mais aux dépens de la durée de vie de la lampe et de l'efficacité
lumineuse.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 2.30
2.5.8.7. Applications
• Les lampes VSHP conviennent à toutes les applications où la couleur n'est pas un facteur
important.
• Les lampes VSHP transparentes sont utilisées dans l'éclairage routier, l'éclairage
d'illumination, l'éclairage industriel, l'éclairage de zone et l'éclairage d'aéroport.
• Les lampes opalisées sont utilisées dans l'éclairage de zone et l'éclairage d'illumination,
l'éclairage de sécurité, l'éclairage intérieur dans les installations industrielles et
commerciales, et l'éclairage des aires de stationnement.
Puissance
Durée
Désigna– totale Temp.
Puisssance de lm lm/W lm lm/W
tion de la (W)ballast couleur IRC LLD
(W) vie initiaux initiaux moyens moyens
lampe inclus (°K)
utile (h)
1 lpe
Lampe VSHP fonctionnant sur ballast à vapeur de mercure
Transparente
150 150 180 12 000 13 000 72.2 11 700 65.0 1 800 0.85
215 215 250 12 000 20 000 80.0 18 000 72.0 2 060 0.85
360 360 405 16 000 38 000 93.8 34 960 86.3 2 060 0.88
880 880 930 12 000 102 000 109.7 91 800 98.7 2 100 0.67
Phosphorées
150 150 180 12 000 12 000 66.7 10 800 60.0 1,800 0.85
330 330 380 16 000 30 000 78.9 27 000 71.1 2,000 30 0.73
360 360 405 16 000 36 000 88.9 32 400 80.0 2,060 0.88
Notes :
• Les lampes VSHP peuvent fonctionner dans toute orientation sans affecter le flux
lumineux.
• Les données de durée de vie utile et de lumens moyens pour les lampes DHI sont basées
sur 10 heures par amorçage.
Une DEL est une source de lumière électrochimique. Lorsque la diode est polarisée dans le
sens passant, de la lumière est émise. Cette lumière est monochromatique et dépend des
matériaux utilisés. On peut obtenir de la lumière blanche grâce à des phosphores semblables à
ceux utilisés comme enduit à l'intérieur des lampes fluorescentes et DHI.
Le facteur de dépréciation du flux lumineux (LLD) d'une source lumineuse est la réduction
graduelle du rendement lumineux, au cours du temps, provoqué par la détérioration normale
des phosphores, des cathodes, des filaments et autres composants du système d'éclairage. Les
systèmes à LED durent jusqu'à 100 000 heures, cette durée de vie étant basée sur le fait que
lorsque le rendement lumineux a atteint un niveau inférieur à 50 % par rapport au rendement
initial, la source lumineuse est considérée comme morte. La durée de vie des systèmes à LED
dépend de plusieurs facteurs, y compris la couleur; les LED rouges et vertes durent
considérablement plus longtemps que les LED bleues et blanches.
2.6.4. Avantages
• Très faible consommation d'énergie et production de chaleur négligeable
• Durée de vie extrêmement longue (dix fois supérieure à une lampe fluocompacte qui elle-
même possède une durée de vie dix fois supérieure à une lampe à incandescence)
• Défaillances précoces négligeables
• Excellent rendement de couleur, vu que les DEL sont monochromatiques.
• Très petite taille.
• Résistant aux dommages dus aux chocs et aux vibrations.
• Aucune énergie infrarouge ou ultra-violette n'est émise.
2.6.5. Applications
• Les LED sont typiquement utilisées dans les endroits exposés tels que la signalisation,
l'éclairage décoratif et festif, l'affichage de produits de consommation, et dans les
applications automobiles.
• Les LED servent comme feux de signalisation, dans les enseignes de sortie et sont idéales
pour les guirlandes lumineuses saisonnières.
Sommaire
Chapitre 2 : Les sources lumineuses ...................................................................................... 1
2.1. Introduction ..................................................................................................................... 1
2.2. Caractéristiques essentielles des lampes ......................................................................... 1
2.2.1. Le mode de production de la lumière ....................................................................... 1
2.2.2. La puissance nominale ............................................................................................. 1
2.2.3. La tension nominale ................................................................................................. 1
2.2.4. La durée de vie ......................................................................................................... 1
2.2.5. L’efficacité lumineuse .............................................................................................. 2
2.2.6. La température de couleur ........................................................................................ 2
2.2.7. Le rendu des couleurs ............................................................................................... 2
2.3. Types de sources lumineuses .......................................................................................... 3
2.4. Lampes à incandescence ................................................................................................. 3
2.4.1. Les lampes classiques en verre................................................................................. 5
2.4.2. Les lampes à incandescence à halogène ................................................................... 7
2.5. Lampes à décharge ........................................................................................................ 11
2.5.1. Définition ............................................................................................................... 11
2.5.2. Le ballast ................................................................................................................ 11
2.5.3. Types de lampes à décharge ................................................................................... 12
2.5.4. Les lampes fluorescentes ........................................................................................ 12
2.5.5. Les lampes à vapeur de sodium basse pression (VSBP) ........................................ 21
2.5.6. Les lampes à vapeur de mercure (VM) .................................................................. 22
2.5.7. Les lampes aux halogénures métalliques (HM) ..................................................... 25
2.5.8. Les lampes à vapeur de sodium haute pression (VSHP) ........................................ 28
2.5.8.1. Construction ........................................................................................................ 28
2.5.8.2. Fonctionnement ................................................................................................... 29
2.5.8.3. Puissances nominales .......................................................................................... 29
2.5.8.4. Durée de vie ........................................................................................................ 29
2.5.8.5. Couleur ................................................................................................................ 29
2.5.8.6. Efficacité lumineuse ............................................................................................ 30
2.5.8.7. Applications ........................................................................................................ 30
2.5.8.8. Remplacement direct des lampes VM ................................................................. 31
2.6. Lampes à diodes électroluminescentes ou LED (Light Emitting Diodes) .................... 31
2.6.1. Description générale ............................................................................................... 31
2.6.2. Efficacité lumineuse ............................................................................................... 31
2.6.3. Durée de vie ........................................................................................................... 32
2.6.4. Avantages ............................................................................................................... 32
2.6.5. Applications ........................................................................................................... 32
2.7. Comparaison de différents types de lampes .................................................................. 33
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 3.1
- Electrique : il doit servir de liaison entre le réseau et les lampes qu’il contient avec les
accessoires ;
- Mécanique : il doit protéger contre tout agent extérieur (intempérie, poussière, choc,
corrosion, etc.…) susceptible d’entraîner une détérioration de ses qualités optiques ;
- Photométrique : il doit assurer une répartition spatiale de la lumière afin de réaliser un
éclairage allant du type intensif au type indirect selon la nature du local et son
utilisation. Il doit aussi permettre de limiter la luminance des sources, cause principale
des phénomènes d’éblouissement.
On appelle courbe photométrique la courbe des intensités lumineuses émises dans un plan
contenant l’axe de révolution du luminaire équipé d’une source de 1000 lm.
Généralement tracée en coordonnées polaires, cette courbe, donnée par les constructeurs ou
donnée expérimentalement, définit la répartition de la lumière ainsi que le rendement du
luminaire. C’est la véritable carte d’identité de l’appareil.
La figure 3.1 montre l’allure de cette courbe repérée par les cercles iso candelas et les valeurs
de la colatitude γ portée à partir de l’axe vertical descendant du luminaire ou axe optique.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 3.2
Selon la nature du local à éclairer, on choisit généralement l’un des 5 types de répartition de la
lumière suivant :
- l’éclairage direct : plus de 90 % de flux lumineux dirigé vers le bas ;
- l’éclairage semi-direct : 60 à 90 % de flux lumineux dirigé vers le bas ;
- l’éclairage mixte : 40 à 60 % vers le bas ;
- l’éclairage semi indirect : 10 à 20 % vers le bas ;
- l’éclairage indirect : plus de 90 % de flux lumineux
Devant l’immense diversité des répartitions lumineuses, la CEI a établi une classification
précise en dix classes directes notées A à J, du plus intensif au plus extensif et une classe
indirecte T.
A partir du centre photométrique, l’espace est partagé en 5 cônes de révolution autour de l’axe
du luminaire d’angle solide π 2 , π , 3π 2 et 2π sr (stéradian). Les valeurs de Fc′ (figure
3.3) émis dans les cinq régions de l’espace ainsi définies sont déterminées si l’on connaît la
courbe photométrique. Elles sont parfois données par les constructeurs.
Des études psychologiques et statistiques ont montré que pour un travailleur regardant
horizontalement devant lui, un foyer lumineux provoquait une gêne d’autant plus forte qu’il
entre dans le champ de vision normal de l’observateur. Pratiquement pour des valeurs de γ
inférieures à 45° ( γ < 45°), cette gêne devient négligeable.
Dans la plupart des locaux industriels éclairés par des lampes à décharge dans des réflecteurs
ouverts, il faudrait obligatoirement que l’angle de défilement de la source γ d n’excède pas
60° comme le montre la figure suivante :
γd
Une étude très complète de ce phénomène a été menée dans le cas de l’éclairage par tube
fluorescent et a permis d’établir des courbes de luminance limite connues sous le nom
d’"abaque de Söllner". Söllner a établi les courbes limites qui, selon le degré du travail et
l’éclairement du local, indiquent les luminances maximales tolérable en fonction du rapport
L H (table figure 3.6).
Table de matières
Il s’agit de l’éclairement horizontal général sur le plan de travail, appelé plan utile et dont la
hauteur moyenne est fixée à 0,85 m au dessus du sol. Ce niveau d’éclairement est
essentiellement fonction de la nature du local, des performances visuelles liées à la nature des
travaux (dessin, tissage, mécanique etc.) à la fatigue de l’œil et à l’ambiance lumineuse, à la
durée d’utilisation journalière etc.….
L’association française de l’éclairage a publié pour chaque type de local les éclairements
moyens recommandés tenant compte de tous les paramètres précités (table figure 4.1).
Il s’agit de sélectionner parmi les principaux types celui qui convient le mieux à partir des
critères suivants :
- la température de couleur, donnée par le diagramme de Kruithof et liée au choix
précédent (table figure 4.2) ;
- l’indice de rendu des couleurs ;
- l’usage intensif ou intermittent du local ;
- la durée de vie des lampes ;
- leur efficacité lumineuse.
Il faut donc procéder par élimination successive laissant provisoirement de côté la puissance
de la source.
Le plus souvent du type direct ou semi-direct, le type d’éclairage que l’on retiendra de la
nature du local en tenant compte des possibilités de réflexion des parois.
h′
j= avec h ≥ 2 h′ , soit 0 ≤ j ≤ 1/3. (figure 4.3)
h + h′
- Il sera souvent intéressant de choisir hmax car les foyers étant plus éloignés du champ
de vision horizontal, les risques d’éblouissement diminuent.
- Ils doivent alors être plus puissants et ont donc une meilleure efficacité lumineuse.
- Ils peuvent être écartés davantage, ce qui réduit leur nombre.
Cependant, dès que l’éclairage devient semi-direct, ou mixte, ou dans les locaux industriels de
grande hauteur, il faut adopter une hauteur de suspension h’ soit pour permettre la réflexion
sur le plafond soit pour réduire le volume éclairé du local à sa partie vraiment utile.
La figure 4.3 décrit un local parallélépipède rectangle plus communément appelé "local
rectangulaire".
- de la manière dont se recoupent sur le plan utile les faisceaux des foyers espacés d’un
intervalle n. Ce phénomène d’autant plus net que les appareils sont directifs, est
illustré sur la figure 4.3. montrant par le jeu des triangles semblables que l’uniformité
est préservée, que le rapport n/h appelé "indice de maille" reste fixe ;
- des facteurs de réflexion des parois qui jouent un rôle de source secondaire d’autant
plus importants que les appareils sont mixtes.
La répartition des luminaires donne lieu à une première détermination en respectant pour le
rapport n/h les valeurs maximales données dans les tables à la figure 4.4.
Les distances aux murs des appareils les plus proches sont notées q avec généralement
n/3 ≤ q ≤ n/2 sauf s’il existe des portes de travail le long des murs.
On peut ainsi déduire aisément le nombre minimum Nmin d’appareils à installer pour assurer
l’uniformité de l’éclairement.
Le tableau de la figure 4.4 nous donne les valeurs de l’indice de maille (m/h)max et (n/h)max. On
en déduit les valeurs maximales de l’interdistance entre deux luminaires mmax = (m/h) max h et
nmax = (n/h) max h.
Dès lors, le nombre minimum d’appareils à installer pour assurer l’uniformité de l’éclairement
vaut :
⎛ a ⎞ ⎛ b ⎞
N min = ⎜⎜ ⎟⎟. ⎜⎜ ⎟⎟
⎝ nmax ⎠ ⎝ mmax ⎠
a .b
Eclairage direct, semi-direct ou mixte K= avec 0,6 ≤ K ≤ 5
h ( a + b)
3 a.b
Eclairage semi-indirect ou indirect K=
2 (h + h' )(a + b)
Les valeurs de U peuvent être déterminées par le tableau d’utilances (table figure 4.5).
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 4.6
Selon les activités régnant dans le local, on admet que l’empoussièrement crée les réductions
des flux suivantes :
- locaux propres (bureaux, classes,…) : 0,9
- locaux industriels (mécanique, entrepôt,…) : 0,8
- atmosphères polluées (scieries, minoterie,…) : 0,7
Compte tenu de la réduction du flux propre de la lampe, le facteur destiné à remplacer cette
dépréciation sera estimé et noté δ égal 1,2 - 1,3 - 1,5 ( figure 3.5).
ESδ
Φ =
ηU
Très souvent et pour un luminaire donné, les constructeurs donnent directement la valeur du
produit μ = η U appelé facteur d’utilisation en fonction de seul facteur de réflexion et de
l’indice du local (table figure 4.8).
En divisant le flux total par le nombre de lampes, il est rare d’obtenir le flux correspondant à
un modèle existant. Comme le nombre des foyers choisi était minimum, il faut l’accroître en
respectant une régularité d’implantation jusqu’à rendre convenable l’usage d’une lampe de
flux inférieur à celui qui a été calculé.
L’uniformité n’en sera que meilleure.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 4.7
Figure 4.7 : Facteurs de réflexion des murs et des plafonds, indice du local
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 4.11
5.1.1. Introduction
Les principes de base
Les critères de qualité en éclairage exigent une perception visuelle rapide, précise et
confortable. A ce titre, on retiendra que :
- Le niveau moyen de la luminance de la chaussée observé par un automobiliste
regardant la route à une centaine de mètre devant lui par temps sec. Le niveau requis
dépend essentiellement de la nature de la voie (trafic, vitesse, zone urbaine ou rurale
etc. …) et s’attend dans les conditions normales de service. La surface de la route à
prendre en considération est celle observée sous des angles de 0.5 à 1.5 ° s’étendant de
60 à 170 m devant l’observateur (figure 5.1) ;
- L’uniformité de la répartition apparente de luminance relevée en différents points de la
surface précédente. Les luminances n’étant pas identiques dans toutes les directions, il
importe de préciser la géométrie de la maille de relever ; on adopte généralement par
voie de circulation deux points de mesure dans le sens transversal et un sous-multiple
voisin de 5 mètres de l’espacement entre candélabres pour le nombre de mesure dans
le sens longitudinal ;
- La limitation de l’éblouissement d’inconfort, source de gêne et de fatigue dû au
nombre et à l’aspect luminaire apparaissant dans le champ de vision en corrélation
avec la luminance moyenne de la route. On définit alors un indice d’éblouissement G
("glare index") noté sur une échelle 1 (intolérable) à 9 (imperceptible) qu’il faut
maintenir au moins au niveau (juste admissible) ;
- L’efficacité de guidage visuel, fonction de la position des foyers dans les courbes, de
la nature des sources sur un itinéraire, de la présignalisation des endroits difficiles
(péages, ronds-points, carrefours, etc.…) ainsi que les abords de la chaussée.
1.5 m
0.5 ° 1° 1.5°
170 m 60 m
a) Hauteur du feu
Cette implantation est donnée sur la figure ci-dessous, et les paramètres sont h, l, e, s, et a.
h e
h : hauteur du feu
l : largeur de la chaussée
s e : intervalle entre deux luminaires consécutifs
s : saillie du feu par rapport aux bords de la
a
chaussée (positive dans le cas de figure)
l
3. en opposition : pour les chaussée très larges où lorsqu’on est tenu de respecter une
certaine hauteur de feu. L’uniformité transversale de luminance nécessite cependant
h ≥ 0.5 l
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.3
4. axiale : utilisée dans le cas des chaussées double à terre-plein central. Cette implantation
permet de n’utiliser qu’un fût pour deux crosses, ce qui simplifie également
l’alimentation électrique. Dans l’alimentation par caténaires, les luminaires sont
suspendus axialement à des câbles d’acier tenu par des mâts supports assez espacés. Il
reste à noter que les travaux d’entretien seront ici source de gêne pour la circulation, de
part le stationnement des véhicules à nacelles élévatrices.
b) Espacement
Type de luminaire Direction de Imax Imax sous 90° Imax sous 80°
Notons que les appareils non défilés assez éblouissants se rencontrent en éclairage routier
mais plutôt dans les zones à forte densité des piétons (place publique, promenade, lotissement
résidentiel) et qu’on rend leur luminance acceptable en les minimisant par exemple de globe
diffusant convenablement calculé.
Les appareils défilés suppriment pratiquement tout risque d’éblouissement direct mais devront
être assez resserrés pour éviter l’effet d’échelle. Ils sont les plus employés pour abriter des
sources quasi ponctuelles.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.4
Les appareils semi défilés à répartition plus évasée conviennent le plus souvent à des sources
tubulaires de moindre luminance c’est-à-dire aux lampes sodium basse pression ou aux tubes
fluorescents.
Les valeurs maximales du rapport e h sont représentées dans le tableau ci-dessous.
Ces rapports peuvent être majorés de 0.5 pour des lanternes de conception postérieure à 1989.
c) Puissance de feu
Selon la nature du revêtement de la route (partant sec, pour un revêtement neuf et une
implantation respectant les critères précédents) et les types de luminaire employé on a pu
définir expérimentalement un rapport R tel que :
Emoy (lux)
R = (5.1)
Lmoy (Cd / m 2 )
La luminance moyenne désirée ayant été fixée, l’éclairement à réaliser sera d’autant plus
élevé que la chaussée est sombre. L’usage d’enrobés éclaircis est donc recommandable dans
la plupart de cas.
C’est le pourcentage du flux émis par la lampe tombant sur la partie utile de la chaussée de
largeur l .
Φu
fu = (5.2)
Φt
Pour un luminaire donné, ce facteur fu dépend de l’ouverture des angles dièdres qui du feu
intercepte la chaussée (figure 5.7). La figure 5.7 montre ainsi, pour une avancée a positive le
dièdre avant (côté chaussée) limité par la ligne de foyer et le côté de la route opposé au feu
défini par : ( l − a ) h et le dièdre arrière (côté trottoir) défini par a h .
Les constructeurs donnent le plus souvent ces facteurs sur un graphique. La figure 5.8
représente les valeurs les plus fréquentes.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.5
a>0 a<0
′
fuav ′′
fuav
fuar fuav
s
a
l-a
• Facteurs de vieillissement
L’encrassement de l’appareil est la cause d’une réduction de flux annuel V2 tel que :
Il est à remarquer qu’un luminaire à vasque retrouve après nettoyage ses qualités initiales, ce
qui ne peut être le cas d’une source non protégée.
Quand on considère que les lanternes ont une durée de vie moyenne de 20 ans, l’intérêt de la
vasque de protection est indispensable.
Le facteur de vieillissement V est donc :
• Choix de la lampe
On peut alors déterminer le flux lumineux que doit émettre la lampe pour garder la luminance
requise au bout d’un an.
ϕu
ϕt = ϕu = Emoy S S =l e Lmoy = Lmoy R
V fu
l e Lmoy R
ϕt = (5.5)
V fu
Les types des lampes ayant étaient fixes à priori par des considérations d’efficacité lumineuse,
de durée de vie et de rendu des couleurs, il faut chercher pour un modèle donné de luminaire
l’implantation assurant le meilleur facteur d’utilisation.
Le nombre minimal d’appareils à installer en un temps que l’usage d’une lampe existant sur
le marché.
5.1.3. Vérification
Indice de confort G
La classification des appareils en tube défilé ou semi-défilé reste imprécise pour comparer en
elle deux installations du point de vue de l’éblouissement d’inconfort. Aussi certains
constructeurs affectent-ils à chaque appareil un indice de diffusion du luminaire (ISL) calculé
à partir de son indicatrice de diffusion et d’autant plus élevé qu’il est moins éblouissant. L’ISL
varie généralement de 3 à 6.
L’éblouissement d’inconfort est également fonction de :
- h′ : hauteur du foyer au dessus de l’œil soit h′ = h − 1.5
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.7
( )
G = ISL + 0.7 log Lmoy + 4.44 log h′ − 1.46 log p (5.6)
Les valeurs de G à respecter ayant été données selon la classe d’éclairage définie dans le
tableau …. Ci-dessous
Uniformité Uniformité
Lmoy globale longitudinale Indice de
Classe Type de voie Abords confort
Cd/m2 L Lmax
U o = max U1 = G
Lmoy Lmin
Autoroutes
A 2 0.4 0.7 6
Routes express
Clairs 2 5
B Grandes routes radiales 0.4 0.7
Sombres 1à2 6
Urbaines ou non
Clairs 2 5
C importantes, 0.4 0.7
Sombres 1 6
présence des piétons
Rues importantes
D 2 0.4 0.7 4
Rues commerçantes
Clairs 1 4
E Voies de desserte 0.4 0.5
Sombres 0.5 5
Lors de la réception d’une installation, il faut effectuer des mesures de luminaire sur la
chaussée mais aussi d’éclairement horizontal car seul l’éclairement peut être contractuel dans
le cahier de charge.
Suite aux travaux de la CEI, il est recommandé de relever l’éclairement aux angles d’une
maille ainsi formée.
- Espacement longitudinal de valeur e 3 .
- Dans l’axe transversal deux points de mesure par courant de circulation. La figure suivante
indique ces points dans deux cas particuliers.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.8
Ici les calculs point par point effectués par ordinateur pour une installation donnée permettent
de vérifier la qualité de l’éclairage réalisé. Cette méthode est surtout utilisée par les bureaux
d’étude professionnels. Dans un premier temps la méthode de rapport R qui reste néanmoins à
la base de tout avant-projet, suffit dans la majorité des implantations classiques.
Rappelons qu’ici comme précédemment les difficultés croissent avec le niveau d’éclairement
moyen et au delà de 1000 lux, il est souhaitable de se renseigner sur les implantations
analogues déjà existantes. Cependant et afin de faciliter l’établissement des petits projets pour
des situations courantes, le tableau suivant résume les critères généralement admis pour des
implantations symétriques en opposition, le mât étant disposé parallèlement à l’axe
longitudinal du terrain.
Il semble cependant que l’on s’achemine vers la technique de mesure pus précise de vingt-
cinq points (5x5) du fait que les calculs s’effectuent désormais par ordinateur (ou calculette)
permettant aux techniciens de prédéterminer plus aisément les éclairements d’une grille de
points à maille rectangulaire.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.9
L’usage des projecteurs à flux relativement concentré est la seule solution pratique pour
éclairer à haut niveau et avec peu de mât des grands espaces découverts.
Le faisceau lumineux est caractérisé par une indicatrice d’émission dont les plans de symétrie
sont ceux du projecteur lui-même et dont l’intersection définit l’axe optique du luminaire. Cet
axe est bien sûr l’axe de révolution pour le projecteur du même type.
Lors de l’étude des éclairages intérieurs, l’axe optique du luminaire était normal au sol et tout
point de l’espace était repéré par sa colatitude γ et sa longitude C (appareil de révolution) ou
sa colatitude γ et sa longitude C (appareil à deux plans de symétries) selon la représentation
de la figure suivante.
Dans le cas des projecteurs, l’axe optique de l’appareil présente avec la normale au sol un
angle d’incidence ou angle de visée, noté V qui d’ailleurs ne devra jamais dépasser 65° (<
65°).
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.10
Les valeurs de B et β étant définies, on cherche l’intensité I émise vers P en effectuant une
double interpolation linéaire d’après le tableau du constructeur.
Applications de l’énergie électrique : 2ème partie : Techniques de l’éclairage (cours) 5.11
Les projecteurs admettent toujours une répartition symétrique des intensités par rapport aux
valeurs de β, soit une courbe photométrique dans le plan longitudinal (trait plein) symétrique
pour B = 0 . Il n’en va pas toujours de même pour la répartition transversale (courbe
photométrique en pointillé) ou il faut alors distinguer les intensités émises sous B > 0 ou B < 0
(figure 5.12).
Le calcul de l’éclairement vertical sur un élément de surface à hauteur h’ par rapport au sol
s’effectue de la même manière en considérant désormais une hauteur Z ′ = Z − h au lieu de Z.
Signalons qu’il est capable de préciser la direction de la normale à la surface considérée qui
sera le plus souvent choisie selon les axes du terrain. Ainsi pour l’éclairement vertical en P,
on a :
- sur la facette normale à nx vers les x négatifs (figure 5.13)
I X X
EVx = 2 ⋅ = Eh ⋅
d d Z
- En fin, si la normale à cette facette est dirigée vers le pied du projecteur (direction P0),
l’éclairement vertical vaut :
I I I X2 +Y2 I Z X 2 +Y2
Ev = 2 cos ( 90° − α ) = 2 sin α = 2 = 2 = Eh tgα (5.9)
d d d d d d Z
Lors de ce calcul on n’oubliera pas d’appliquer le principe de superposition en tenant compte
de tous les projecteurs éclairant la facette concernée.
• Méthodes de calcul
Après avoir pris connaissance des conseils du constructeur quant au choix d’un appareil, ainsi
que du type de lampe à utiliser, il faut se fixer les distances au bord du terrain ainsi qu’une
fourchette pour le choix de la hauteur de feu. Dans le cas d’implantation en opposition, on
pourra se baser sur l’organigramme de calcul présenté sur la figure 5.14 et relatif à 4 feux,
l’orientation symétrique par rapport au centre du terrain.
De plus il y a souvent intérêt à faire effectuer au projecteur une rotation autour de l’axe OZ
afin de permettre une meilleure distribution de la lumière sur le terrain. Cette rotation notée R
sur la figure 5.15 et comptée positive lorsqu’elle s’effectue vers le centre de l’aire de jeu et on
lui associe le trièdre X0,Y0, Z.
La position du mât par rapport à l’angle le plus proche du terrain est repérée par les écarts X1 à
la ligne de côté et Y1 à la ligne de fond.
Φ reçu E0 S
f ut = = (5.10)
Φ total Φ total
L’électrothermie est employée même dans le pays où l’énergie électrique est produite dans
des centrales thermiques dont le rendement s’élève à 30 – 40 %. En République Démocratique
du Congo où l’énergie électrique produite dans les centrales hydrauliques formera la plupart
de la consommation globale de toutes les sortes d’énergie, l’électrothermie a de très bonnes
conditions de développement.
Mais une des propriétés les plus remarquables de l’électricité comme source
d’énergie thermique est son caractère protéiforme; elle est en effet mobilisable, à des fins
thermiques, sous des formes très diverses. En fonction du mode de transmission de l’énergie,
les procédés électrothermiques sont souvent divisés en deux grandes catégories :
- le chauffage indirect où la transmission d’énergie se fait de la source de
chaleur au corps à chauffer en obéissant aux lois usuelles de la thermique ;
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.2
- le chauffage direct où le corps à chauffer est parcouru par un courant électrique et est
donc lui-même le siège du dégagement de chaleur, les échanges ultérieurs de chaleur
s’effectuant selon les lois de la thermique classique.
Le tableau ci-après donne la liste des différentes technologies électrothermiques en les
répartissant entre ces deux familles.
Cette diversité des techniques de base permet de rechercher, pour chaque processus industriel
envisagé, le procédé - ou la combinaison des procédés - électrothermique le mieux adapté. En
particulier, lorsque le problème se pose en terme de choix énergétique entre l’électricité et des
combustibles, il faut bien prendre garde dans l’analyse comparative de ne pas envisager
l’équipement électrothermique comme un équipement à combustibles où des résistances
remplacent des brûleurs. Il est au contraire indispensable de rechercher la ou les techniques
électrothermiques les plus efficaces et, lorsque celles-ci se révèlent être fondées sur le
chauffage par résistances, l’équipement ne doit pas être une simple transposition de l’appareil
à combustibles, mais tirer le meilleur parti des vastes possibilités de ce type de chauffage
(chauffage décentralisé au lieu de centralisé, répartition de la densité de puissance. Technique
de récupération appropriée...).
présentent en réalité une unité physique en faisant un ensemble cohérent. Dans toutes les
applications de ces procédés, le transfert d’énergie se fait par bombardement des « grains
d’énergie » que sont, soit des « corpuscules matériels » (électrons), ou des « corpuscules
immatériels » (photons), associés au caractère ondulatoire de la propagation d’un champ
électromagnétique. Ces rayonnements, dont la lumière est un cas particulier se caractérisent
par une longueur d’onde dans le vide λ à laquelle correspond une fréquence f = c0 λ0 .
De plus, à une fréquence f correspondent des quanta d’énergie (photons) dont l’énergie
unitaire est W = h f , h constante de Planck égale à 6.6 × 10−34 J/s. L’émission de ces
rayonnements et leur absorption par les différents corps joue un rôle fondamental en
électrothermie.
Depuis le début du vingtième siècle, l’utilisation de l’électricité à des fins thermiques dans
l’industrie n’a cessé de croître bien que la tendance à La baisse du prix des combustibles
pendant certaines périodes ait fortement entravé ce développement. Cette croissance devrait
s’accélérer dans les prochaines années; elle revêtira toutefois des aspects nouveaux et
s’accompagnera d’innovations majeures. Cette évolution s’articule autour de quelques axes
principaux :
- l’accroissement des densités de puissance
- le développement de l’électronique
- l’évolution de la tarification de l’électricité et électrothermie
- la diffusion de l’électrothermie dans les nouveaux secteurs
- l’impératif « économie de l’énergie »
Dans cette catégorie peut, en particulier, être rangée l’augmentation des densités de puissance
des chauffages par résistances, par infrarouges, par induction et par arc.
Ainsi, à titre d’exemple, des générateurs de fréquence à onduleurs utilisés pour la fusion ou le
chauffage avant formage des métaux et pour bien d’autres applications permettent-ils, grâce
en particulier à l’ajustement continu de la fréquence à sa valeur optimale pendant le
chauffage, d’augmenter la vitesse de chauffage de 5 à 15 % tout en réduisant, grâce à un
meilleur rendement de conversion d’énergie et à une diminution des pertes thermiques, les
consommations spécifiques de 10 à 20 %.
Des modes de chauffage, dont l’utilisation industrielle était pratiquement nulle il y a une
vingtaine d’années, commencent à se développer sur une échelle significative. La plupart de
ces techniques électrothermiques permettent d’atteindre des densités de puissance très
importantes. C’est en particulier le cas de chauffage par plasma, par bombardement
électronique et par infrarouge dont les densités de puissance maximales sont respectivement
de 5 ×106 , 1010 et 1016 kW/m2, ces densités de puissance n’étant toutefois disponibles que
sur des surfaces réduites dans la plupart des cas. Cette concentration de la puissance sur une
surface très réduite constitue d’ailleurs un atout dans certaines industries nécessitant des
modes opératoires de très grande précision. Ainsi les surfaces minimales chauffées par les
trois techniques précédentes sont-elles respectivement de l’ordre de 10−3 , 10−7 et
5 × 10−8 cm2, ce qui rend ces procédés précieux dans des secteurs comme les industries
électroniques et la micromécanique.
Bien que les domaines et conditions d’utilisation des différents procédés électrothermiques ne
soient pas les mêmes et que ceux-ci ne soient pas toujours substituables, la gamme des
densités de puissance rencontrées en pratique industrielle permet de mieux les situer les uns
par rapport aux autres.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.7
A. Régulation électronique
Ces contacteurs statiques sont constitués par des associations de thyristors (le
montage de base est constitué par deux thyristors en parallèle montés tête-bêche)
assurant une modulation de la puissance appelée au niveau d’une période du
courant alternatif (régulation par angle de phase) ou de quelques périodes (régulation par
trains d’ondes).
B. Convertisseurs de fréquence
C. Automatisation
Les systèmes d’automatisation font de plus en plus appel à des dispositifs électroniques et la
microinformatique devrait élargir considérablement leurs domaines d’application tout en
améliorant leurs performances.
L’informatique et les ordinateurs ont depuis de nombreuses années leur place pour la conduite
des procédés électrothermiques et des calculateurs de processus contrôlent, à titre d’exemple,
l’exploitation des grands fours de fusion à arcs ou à induction. Ces équipements demeurent
toutefois des exceptions ne concernant que des usines de capacité très importante.
La microinformatique, grâce en particulier aux microprocesseurs, devrait en revanche
connaître, comme dans bien d’autres domaines, une très large diffusion.
En fonction de leur destination et de leur conception, deux types de systèmes
microinformatiques sont alors généralement distingués
- le régulateur numérique qui comporte essentiellement un microprocesseur, une
mémoire et des entrées-sorties analogiques. La consigne peut être fournie par un
calculateur extérieur ou élaborée à partir d’un programme contenu en mémoire. La
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.9
régulation est assurée sur la base d’algorithmes (régulation du type P.I.D.) ou met à
profit les possibilités du calcul numérique ;
- l’automate programmable qui traite des signaux tout ou rien. Il se substitue au
relayage classique et connaît un développement rapide grâce aux économies
importantes qu’il permet souvent de réaliser sur les frais d’installation et à sa
souplesse d’exploitation, les modifications de schémas se faisant par simple
programmation et non au niveau du câblage. Certaines versions très élaborées
d’automates programmables comportent des entrées-sorties analogiques leur
permettant d’assurer des fonctions de surveillance et de régulation.
Ces systèmes équiperont progressivement les installations électrothermiques non
seulement dans les industries de pointe comme l’électronique, mais aussi dans des
secteurs plus classiques comme la transformation des métaux, les industries
alimentaires... Ils permettront de mettre, de façon économique, les possibilités de
l’informatique à la disposition d’équipements électrothermiques dont la puissance et
l’importance limitées ne justifieraient pas l’utilisation d’ordinateurs classiques et de
généraliser l’optimisation des processus électrothermiques de fabrication.
La structure même du tarif a toutefois également une influence importante, non seulement sur
la compétitivité des processus électrothermiques, mais aussi sur le choix même du type de
processus à retenir. Depuis longtemps, par exemple, la différentiation des prix de l’électricité
entre les heures creuses qui, sans entrer dans le détail de la technique tarifaire, correspondent
actuellement à des heures de nuit où des équipements de production et de distribution de
l’électricité restent inemployés et les heures pleines où l’essentiel des moyens de
production est mobilisé a favorisé le recours à des solutions d’accumulation (chauffe-eau de
grande capacité, jusqu’à 100 000 litres et plus, fusion de métal en heures creuses et coulée en
heures pleines, chauffage des ateliers par accumulation de chaleur dans le sol grâce à des
câbles chauffants blindés noyés dans la dalle...). Cette tendance devrait encore se renforcer
avec le développement de l’énergie nucléaire et les solutions d’accumulation, en
particulier d’eau chaude dans les industries qui en sont fortement consommatrices, connaître
une croissance importante.
énergétiques élevés ainsi qu’un certain nombre d’avantages spécifiques à chaque procédé.
Le recours à l’électrothermie est en revanche actuellement plus limité dans des secteurs
comme, par exemple, les industries alimentaires, textiles ou chimiques dont les processus de
fabrication ne requièrent généralement que des niveaux de température assez faibles,
inférieurs à 250°C pour fixer les idées. Dans ces industries, les processus nécessitant un
chauffage utilisent souvent des fluides thermiques intermédiaires comme la vapeur ou l’eau
chaude et l’intérêt économique de l’électrothermie était jusqu’ici assez limité car les
différences de rendement énergétique, bien que favorables à celle-ci, n’étaient pas suffisantes
pour compenser le handicap dû au prix relatif des énergies. Cette situation est toutefois en
pleine évolution sous l’influence de différents facteurs :
- changement des prix relatifs des énergies favorable à l’électricité ;
- innovations technologiques mettant en oeuvre de nouvelles techniques
comme la pompe à chaleur ou les chauffages diélectriques haute fréquence et
hyperfréquence et améliorant des techniques plus classiques comme les
chauffages par rayonnement infrarouge ou par résistances ;
- développement de la récupération d’énergie associée à des techniques
électrothermiques ;
- implantation de dispositifs de chauffage décentralisé (accumulation d’eau
chaude, petites chaudières électriques...) ;
- développement de systèmes bi-énergie ou pluri-énergie.
De plus, les techniques électrothermiques paraissent bien adaptées aux besoins de secteurs qui
connaîtront une forte croissance dans les années à venir tels l’électronique, la bio-industrie, la
chimie fine et les industries alimentaires et devraient donc y trouver de nouveaux champs
d’application.
- force motrice ;
- éclairage ;
- équipement électrothermique ;
- tarification.
A. Distribution
A partir du poste de livraison, l’électricité est amenée aux différents points d’utilisation. Une
organisation judicieuse de cette distribution amène des économies notables
1° Choix des sections économiques des canalisations. Les canalisations présentent souvent
des pertes excessives par échauffement qui sont dues à deux causes essentielles,
l’augmentation progressive et souvent inconsciente de la charge avec le développement de
l’entreprise et l’utilisation abusive de câbles à haute performance (la meilleure tenue de leurs
isolants à la chaleur autorise une augmentation des densités de courant admissibles). Il est
donc nécessaire de dimensionner de façon optimale ces équipements.
2° Distribution haute tension avec postes satellites au lieu d’une distribution basse tension.
Pour la même puissance transportée, un câble de 20 000 V est parcouru par une intensité
cinquante fois plus faible qu’un câble de 380 V; la section des conducteurs peut être divisée
par près de dix et les pertes d’énergie par plus de cent. L’économie ramenée à la puissance
transportée est de quelques pourcent.
Mais cette compensation du cosφ global masque la situation à l’intérieur de l’entreprise car
les causes réelles d’un mauvais facteur de puissance résident dans la nature des équipements
et l’usage qui en est fait.
Ainsi, placer des condensateurs auprès des équipements dégradant le cosφ plutôt qu’à l’amont
des canalisations conduit-il à des économies pouvant atteindre 10 %.
B. Equipements électrothermiques
L’électricité est largement utilisée pour les fours de fusion, traitements thermiques,
réchauffage, cuisson, séchage, polymérisation...
1° L’isolation : il est indispensable de s’assurer de son bon état, de contrôler l’étanchéité des
portes et recommandé d’utiliser des nouveaux matériaux à faible inertie thermique comme les
réfractaires fibreux céramiques (voir en particulier le paragraphe 2.1 (Les fours à résistances)
pour une évaluation des économies réalisables). Placer des boules en polypropylène sur des
bains de traitement de surface diminue, par exemple, les pertes par la surface - par convection,
rayonnement et évaporation – de 20 à 50 %.
2° La régulation : une régulation fine est synonyme d’économie d’énergie. Les nouvelles
régulations à thyristors représentent souvent un pas décisif en ce domaine. Ainsi, dans un four
électrique à résistances de grande puissance – 1500 kW – la régulation par thyristors a permis
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.12
4° La récupération d’énergie : elle n’est pas, comme on le pense parfois, le seul apanage des
fours à combustibles : elle est en effet possible sur tous les systèmes de refroidissement et
d’évacuation des liquides et des gaz (eau de refroidissement des inducteurs et des presses,
matières organiques éliminées lors de la cuisson dans l’industrie céramique, captation des
buées sur les bains industriels...) ainsi que lors du refroidissement des charges solides
(produits céramiques, pièces forgées ou traitées thermiquement...).
C. Tarification
Au niveau du producteur d’électricité, des centrales plus performantes peuvent être utilisées et
des investissements destinés à satisfaire la demande de pointe, donc peu rentables pour
l’économie nationale, différés ou supprimés. En conclusion, si les économies d’électricité
escomptables sont, prises individuellement, limitées, elles deviennent relativement
importantes au niveau de l’entreprise puisque comprises entre quelques pour-cent de la
consommation et 15 % environ. D’autant plus qu’elles peuvent être acquises, la plupart du
temps, sans investissement excessif et avec un temps de retour du capital excédant rarement
deux à trois ans.
L’équivalence précédente est donc bien souvent trompeuse et seule une observation réelle sur
un éventail d’opérations industrielles permet d’appréhender la réalité des performances
énergétiques. L’analyse montre alors que là où il faut 1 kWh par un procédé électrique, ce
sont fréquemment 3 voire 4 thermiques que requièrent les solutions concurrentes. Comment
expliquer ce résultat, à priori surprenant puisque bousculant les certitudes nées d’une lecture
trop rapide de la thermodynamique ? Substituer l’électricité aux combustibles fossiles ne
signifie pas l’utiliser comme un combustible.
il ne serait ainsi pas rationnel d’utiliser, en masse, de la vapeur produite dans des chaudières
électriques, sans tirer parti des multiples possibilités de l’électricité (bien que des exemples
montrent, dans l’industrie chimique, que des chaudières électriques décentralisées au point
d’utilisation puissent rivaliser honorablement au plan énergétique avec certains systèmes
centralisés).
Passer des combustibles fossiles à l’électricité, c’est adopter dans bien des cas d’autres modes
de travail et d’autres procédés de fabrication et surtout une autre approche des choix
énergétiques. L’électricité n’a pas besoin de fluide caloporteur et c’est au lieu même où la
chaleur est nécessaire qu’il faut transformer l’électricité en énergie calorifique par celui de ses
effets qui est le mieux adapté à la transformation recherchée.
De nombreuses mesures effectuées sur des fours et équipements thermiques industriels
montrent que la mise à profit des propriétés spécifiques des procédés électrothermiques
conduit dans bien des cas à des économies d’énergie.
Nous allons d’une manière brève rappeler les lois physiques fondamentales régissant la
thermique.
A. La conduction
L’analyse de la conduction thermique est fondée sur la loi de Fourier qui traduit la relation
existant, en chaque point d’un corps, entre le flux de chaleur et le gradient de température.
JG JG
D= −λG (1.1)
JG
D : vecteur densité de courant thermique (flux de chaleur par unité de surface) ;
JG
G : gradient de température ;
λ : conductivité thermique, spécifique d’un matériau donné.
Cette expression peut se mettre, dans le cas d’un milieu à une dimension ou lorsque, pour des
raisons de symétrie, la température ne dépend que de l’une des coordonnées (paroi plane,
cylindrique ou sphérique par exemple), sous la forme
dφ dθ
= −λ (1.2)
ds dx
Le signe - caractérise le fait que l’écoulement de chaleur s’effectue dans le sens des
températures décroissantes, c’est-à-dire du plus chaud vers le plus froid.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.15
L’application de la loi de Fourier à un élément de matière de côtés dx, dy, dz, permet, en
utilisant le calcul intégral, de déterminer les quantités de chaleur transmises par conduction à
travers des corps de forme quelconque (relation habituellement appelée « équation de la
chaleur », t représentant le temps).
∂θ λ ⎛ ∂ 2θ ∂ 2θ ∂ 2θ ⎞
= ⎜ + + ⎟ (1.3)
∂t cγ ⎝ ∂x 2 ∂y 2 ∂z 2 ⎠
La loi de Fourier permet d’étudier les problèmes de conduction thermique tant en régime
permanent qu’en régime variable. Il est ainsi possible de déterminer les pertes thermiques par
les parois des fours, la distribution de la température dans les parois, la vitesse de montée en
température des corps à chauffer, la distribution de la température à l’intérieur de ces corps,
l’isolation thermique optimale des équipements thermiques...
Lorsqu’un solide est soumis à des conditions aux limites constantes, il finit par s’établir, au
bout d’un temps plus ou moins long (sa valeur peut être estimée par l’étude du régime
variable), un régime permanent caractérisé par le fait que la température demeure constante en
chaque point. Les paragraphes suivants donnent quelques-uns des résultats obtenus en
étudiant ces régimes permanents dans le cas de corps de formes géométriques simples. La
conductivité thermique λ est supposée constante.
Les parois des fours à résistances ou des cuves contenant des bains chauffés par
thermoplongeurs sont rarement constituées d’un matériau unique; elles comportent en effet
souvent une série de matériaux jouant chacun un rôle spécifique (réfractaire, isolant
thermique, revêtement anticorrosion...). Lorsque ces matériaux constituent des plaques planes
parallèles, il est facile d’étudier la transmission de chaleur à travers cette paroi à condition de
supposer sa surface infinie (en pratique, il faut tenir compte des effets d’extrémités).
Chaque élément de paroi est traversé par le même flux thermique, ce qui se traduit, si celle-ci
comprend n plaques dont les faces extrêmes sont maintenues à des températures θ et θ n +1 ,
par
θ1 − θ 2 θ 2 − θ3 θ −θ
φ= = = ⋅⋅⋅ = n n +1 (1.4)
e1 / λ1S e2 / λ2 S en / λn S
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.16
θ1 − θ n +1
soit en additionnant φ=
∑ ei / λi S
ei
θi − θi +1 = φ (1.5)
λi S
θ1 − θ n +1 x
θ x = θi − φ (1.6)
RS λi
La courbe de répartition des températures est donc constituée de segments de droite dont les
coefficients angulaires sont inversement proportionnels au coefficients de conductivité
thermique des matériaux formant les différents éléments de la paroi.
θ1 − θ 2
φ = 2πλ (1.7)
ln ( r1 / r2 )
ln ( r1 / r2 )
R= (1.8)
2πλ
Elle peut s’exprimer sous une forme analogue à celle trouvée pour la paroi plane, soit
R = (r2-r1)/λS , à condition de poser
2π (r1 − r2 ) ( S 2 − S1 )
S = = (1.9)
ln ( r2 / r1 ) ln S 2 − ln S1
Pour un tube cylindrique composite comprenant n couches, l’expression du flux thermique par
unité de longueur devient alors
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.18
(θ1 − θ n +1 ) ln ( ri +1 / ri )
φ= avec R = (1.10)
R 2πλi
θi − θ n +1 ln(r / ri )
θr = (1.11)
R 2πλi
θi − θ n +1 e 2π (r − ri )
Soit θr = avec S = et e = r − ri
RS λi ln(r / ri )
Pour un solide limité par deux sphères concentriques de rayon r1 et r2, maintenues
respectivement aux températures θ1 et θ 2 , le flux de chaleur s’exprime par
4πλ (θ1 − θ 2 )
φ= (1.12)
(1/ r1 ) − (1/ r2 )
La résistance thermique de l’enceinte sphérique est donc
R=
(1/ r1 ) − (1/ r2 ) (1.13)
4πλ
Elle peut s’exprimer sous une forme analogue à celle trouvée pour la paroi plane, soit
R = (r2-r1)/λS à condition de poser S = 4πr1 r2 = S1 S 2 c’est-à-dire de prendre pour S la
moyenne géométrique de la surface interne S1 et de la surface externe S2 .
Pour une paroi composite comprenant n couches, l’expression du flux thermique devient alors
φ=
(θ1 − θ n +1 ) avec R =∑
(1/ ri ) − (1/ ri +1 ) (1.14)
R 4πλi
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.19
θ1 − θ n +1 ⎛ 1 1 ⎞
θ r = θi − ⎜ − ⎟ soit (1.15)
R 4πλi ⎝ ri r ⎠
θ1 − θ n +1 e
θ r = θi − avec S = 4πr1r2 et e = r - ri
RS λi
Les équipements thermiques utilisés dans la pratique industrielle ont souvent des formes
relativement complexes. Les fours se rapprochent toutefois généralement de la forme
parallélépipédique. Les déperditions thermiques des fours et autres équipements thermiques
étant calculées par unité de surface des parois, il faut multiplier celles-ci par la surface de
chaque paroi homogène pour obtenir ses déperditions thermiques. Or le flux de chaleur
pénètre par la surface intérieure minimale et s’écoule par une section croissante jusqu’à la
surface extérieure qui présente une aire maximale. Divers auteurs (Langmuir, Trinks,
Paschkis, Heiligenstädt...) ont cherché à établir dans ce cas la surface moyenne équivalente,
compte tenu de l’épaisseur des parois et des dimensions du four. Ces méthodes ont fait l’objet
de publications et ne sont donc rappelées que pour mémoire.
Dans le cas le plus général de surfaces de formes quelconques, il faut retourner aux équations
fondamentales de la conduction de la chaleur et utiliser des méthodes analogiques ou
numériques pour résoudre le problème posé. Pour les problèmes usuels, les résultats
précédents constituent cependant souvent une approximation suffisante.
∂θ λ ⎛ ∂ 2θ ∂ 2θ ∂ 2θ ⎞
= ⎜ + + ⎟ (1.16)
∂t cγ ⎝ ∂x 2 ∂y 2 ∂z 2 ⎠
L’étude mathématique de ces régimes variables est, dans le cas général, extrêmement
complexe. On peut donner, à titre d’exemple, le cas d’un corps semi-infini limité par une
surface plane dont la température à l’instant initial est uniforme ( θ = θ 0 ). Au temps t = 0, la
surface du corps est brusquement portée à la température θ1 = 0 et maintenue à cette
température. L’intégration de l’équation différentielle précédente permet, en tenant compte
des conditions initiales et aux limites, de déterminer l’évolution de la température en fonction
du temps t et de la distance x à la surface :
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.20
θ ⎛ x ⎞
= 2G ⎜ ⎟ (1.17)
θ0 ⎝ 2at ⎠
θ − θ1 ⎛ x ⎞
= 2G ⎜ ⎟ (1.19)
θ0 − θ1 ⎝ 2at ⎠
B. La convection
La convection caractérise la propagation de la chaleur dans un fluide, gaz ou liquide, dont les
molécules sont en mouvement. Ce phénomène est fondamental pour l’étude des échanges de
chaleur dans les fluides, mais aussi entre fluides et solides. Lorsqu’un solide est baigné par un
fluide en mouvement, de la chaleur est échangée par conduction thermique entre le solide et
les particules de fluide se trouvant à son contact. En raison du mouvement du fluide, un point
du solide ne demeure pas en contact avec la même particule du fluide. Des molécules du corps
fluide entrent au contraire sans cesse en collision avec le corps solide et celui-ci échange donc
de la chaleur successivement avec différentes particules du fluide. De même, à l’intérieur du
fluide, de la chaleur se transmet par conduction entre deux particules voisines, mais celles-ci
se renouvellent en permanence et viennent au contact de particules différentes. Bien que le
mécanisme élémentaire d’échange soit la conduction thermique, le phénomène global de
transmission de la chaleur, appelé convection thermique, résulte de la combinaison de cette
conduction et du mouvement du fluide et obéit à des lois spécifiques. L’échange de chaleur
devient, en particulier, d’autant plus intense que l’agitation du fluide est plus marquée. Deux
types de convection sont généralement distingués
- la convection naturelle dans laquelle le mouvement du fluide est provoqué par les
différences de température entre le solide et le fluide ou entre les différents éléments
du fluide ;
- la convection forcée, dans laquelle le mouvement du fluide est provoqué par un
procédé mécanique indépendant des phénomènes thermiques, son but étant d’accélérer
le transfert de chaleur.
L’étude de la transmission de chaleur par convection est donc étroitement liée à celle de
l’écoulement des fluides. Seuls les principaux résultats concernant ce domaine, extrêmement
complexe, sont donnés dans la suite de ce paragraphe.
Le flux de chaleur échangé entre un solide et l’ambiance à travers une surface élémentaire
entourant un point de la surface de ce solide s’exprime par :
dφ = α dS (θ a − θ s ) (1.20)
L’expression précédente donnant le flux de chaleur transmis n’implique donc pas que celui-ci
soit proportionnel à la différence de température.
La convection a fait l’objet de très nombreuses études pour déterminer les valeurs du
coefficient α dans la plupart des cas rencontrés en thermique industrielle.
Le coefficient de convection est, avec les gaz, souvent très faible. Aussi, pour accélérer les
échanges thermiques, utilise-t-on, dans la plupart des applications industrielles, la convection
forcée et non la convection naturelle; le coefficient de convection est en effet alors beaucoup
plus élevé puisque sa valeur se situe :
- pour de l’air calme, entre 3 et 15 W/m2.°C
- pour de l’air en mouvement, entre 10 et 150 W/m2.°C.
Une bonne approximation du coefficient de convection en air calme est donnée, pour des
parois planes, par:
α = A (θ a − θ s )
0,25
(1.21)
avec :
A = 1,8 pour les parois verticales ;
A = 1,3 pour les parois horizontales dirigées vers le bas ;
A = 2,5 pour les parois horizontales dirigées vers le haut.
(θ − θ )
0,25
α = 1.32 a s (1.22)
d
C. Le rayonnement
La transmission de chaleur par rayonnement entre les surfaces de deux solides obéit à la loi de
Stéfan-Boltzmann. Son importance physique et sa valeur générale proviennent de son accord
avec les faits et de son exactitude qui surpasse celle des autres lois de transmission de la
chaleur. La loi de Stéfan-Boltzmann s’exprime par une relation de la forme
Dans le cas de surfaces planes ou assimilables, le flux de chaleur global transmis à travers une
paroi composite est souvent mis sous la forme
φ = KS (θ 2 − θ1 ) (1.24)
Les deux faces de la paroi ne sont pas à la même température que les deux fluides qui la
baignent. La transmission de la chaleur se fait en effet :
- au contact du fluide et des parois, par convection, rayonnement et convection, la part
respective de chacun de ces modes dépendant de la nature du milieu et de l’émission
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 1.24
1 1 e 1
= +∑ i + ou R = Re1 + ∑ Ri + Re2 (1.25)
K K1 λi K 2
La paroi composite baignée par deux fluides est donc équivalente d’un point de vue thermique
â un ensemble de résistances disposées en série. La résistance thermique totale (R = 1 /KS) est
égale à la somme des résistances des parois proprement dites et de deux résistances
superficielles de contact. Cette méthode est très utilisée en chauffage du bâtiment. Dans un
four haute température, l’influence de Re1 , sur la résistance thermique totale est faible car le
coefficient d’échange, notamment par rayonnement, est très grand et le calcul se fait
pratiquement en prenant θ 2' = θ 2 En revanche, θ1' peut être très différent de la température
ambiante θ1 et le coefficient superficiel d’échange revêt alors une grande importance. En
pratique, la température ne connaît pas en surface une discontinuité comme celle indiquée sur
la figure 1.5, mais subit une variation très rapide dans le fluide en contact avec la paroi.
Dans le cas des parois non planes, il est possible de définir de la même façon une résistance
thermique globale équivalente.
Figure 1.5 : Transmission de la chaleur à travers une paroi baignée par deux fluides
Alors que les chaleurs spécifiques des corps solides ou liquides varient peu avec la pression
ou le volume, il n’en est pas de même pour les gaz; pour ceux-ci, il est alors indispensable de
distinguer la chaleur spécifique à volume constant cv de la chaleur spécifique à pression
constante cp.
Lorsqu’un corps se présente au cours d’un échauffement sous différents états, la chaleur
nécessaire à l’échauffement est égale à la somme des chaleurs latentes et sensibles.
Ces notions permettent de déterminer les besoins thermiques et les puissances à installer et
d’évaluer les rendements et les consommations spécifiques prévisibles.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.1
Le chauffage interne (direct) est employé surtout pour chauffer les éléments métalliques avant
de les soumettre au façonnage par déformation plastique. L’élément primordial d’une
machine à chauffer est le transformateur qui sert à abaisser la tension. Le schéma de
connexion est présenté par la figure suivante
Le courant a une grande intensité et chauffe vite l’élément métallique. En raison de cela,
l’installation d’une chambre d’isolation thermique est superflue.
Le chauffage externe (indirect) est réalisé par les fours à résistance ou par les étuves.
Les températures dans les étuves ne dépassent pas 300°C, dans les fours elles peuvent
atteindre jusqu’à 2000°C.
Les fours ont la forme d’une chambre dont les parois sont en matériaux réfractaires et isolants
calorifuges. Les résistances sont installées soit sur les parois, soit dans les parois, ils ont la
forme de fils ou bandes métalliques de tiges de graphite ou de carbure de silicium. La charge
peut être placée soit dans l’atmosphère à l’intérieur du four, soit dans un bain (figure 2.2). Le
régime de fonctionnement peut être cyclique (charge - chauffage - décharge) ou continu (alors
le four est équipé de deux orifices, la charge est introduite par un orifice de manière continue,
chauffée au cours de son passage dans le four et sort par l’autre orifice.
On utilise des résistances gainées (protégées, enrobées ou enveloppées) pour l’équipement des
appareils autres que des fours travaillant à haute température > 600 °C ainsi que le chauffage
des fluides (liquides ou gaz) et des solides (moules).
Ainsi, pour le chauffage par électrolyte, le chauffage est dit direct si l’électrolyte forme la
charge alors que si le but est de chauffer les éléments immergés dans l’électrolyte, on parle
d’un chauffage indirect.
Les chaudières à électrodes servent à chauffer l’eau, elles ont la forme d’un récipient rempli
d’eau dans lequel sont installées les électrodes.
En général le chauffage d’eau dans ces chaudières est plus cher que le chauffage par
combustion, mais il peut s’avérer rentable si
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.2
Les bains de sel qui servent à la cimentation et à la trempe d’acier sont de fours à électrodes
immergées dans un mélange de sels de potassium, de sodium et de baryum. Ces sels
deviennent des conducteurs s’ils sont fondus. Pour la fusion préliminaire on emploie des
électrodes auxiliaires placées près des électrodes principales. Après la fusion préliminaire
d’une partie du sel on écarte ces électrodes auxiliaires.
Les fours à haute température sont employés pour la cimentation et la trempe, les fours à
basse température pour le revêtement.
Un autre type de fours à électrodes est le four électrolytique qui sert à la production de métaux
purs dans le cas où on ne peut pas employer l’électrolyse de solutions aqueuses. . Ces fours
sont utilisés pour la production d’aluminium par électrolyse. L’oxyde anhydre d’aluminium
(alumine) en solution, en fluorure double d’aluminium et de sodium (cryolithe). Un type d’un
four électrolytique a la forme d’une cuve en acier. Le fond de cette cuve est garni de plaques
de carbone qui forment la cathode. L’anode est formée par des blocs en carbone suspendus
au-dessus de la cuve et partiellement immergés dans l’électrolyte. La température du bain est
de 700°C à 800°C, la tension aux bornes de la cuve de 6 à 8 volts.
Le chauffage direct par arc est le procédé le plus brutal de chauffage électrique. L’arc
électrique jaillit entre une électrode et la surface de la charge qui forme le deuxième pôle.
L’intensité du courant et la quantité de chaleur produite dépendent de la longueur de l’arc et
de la résistivité de la charge.
Le four à arc peut être alimenté en monophasé (un seul arc ou deux arcs en série, figures 2.2
(a) et (b)) ou en triphasé, figure 2.2 (c). Dans cette dernière construction, on connecte, dans la
plupart des cas, la charge au point neutre du réseau d’alimentation.
+ R S T
+ -
-
N
(a) (b) (c)
Les fours à arc destinés à la fusion de la ferraille pour la production d’acier sont caractérisés
par de brusques variations de l’intensité de courant au début du processus.
Ces variations de courant occasionnent des variations de chutes de tension et en conséquence
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.3
des variations de tension, ce qui est pénible aux autres consommateurs. A cause de ce
phénomène, on s’efforce d’alimenter les grands fours (capacité par exemple d’une
cinquantaine de tonnes) du réseau à la tension élevée (par exemple 110 kV, 220 kV) par un
transformateur individuel, qui n’alimente que les fours. Parfois on est contraint d’installer des
dispositifs spécialisés comme réactances, batteries de condensateurs ou compensateurs
synchrones.
Les fours à arc au chauffage indirect ont dans la plupart de cas la forme d’un cylindre
horizontal équipé d’électrodes installées sur son axe. La charge se trouve au-dessous des
électrodes et est chauffée par l’arc qui jaillit au-dessus de la charge. Les parois sont exposées
au surchauffement car elles sont en matériaux réfractaires, bons isolants. Pour éviter le
surchauffement, le four exécute des mouvements pendulaires, grâce auxquels les parois sont
refroidies par le métal fondu (figure 2.3). Ces fours sont appropriés pour les métaux à basse
température de fusion ( ≤ 1400 °C).
Le courant secondaire est la résultante de l’ensemble des courants de Foucault induits dans la
masse à chauffer.
Le bobinage inducteur est constitué d’un ensemble de spires dont la géométrie s’adapte à celle
d’un de la pièce à chauffer, comme représenté sur la figure 2.4 ci-dessous.
ρ
p= (2.1)
π fμ
ρ : résistivité du métal chauffé
μ : perméabilité du métal chauffé
f : fréquence.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.4
Le transformateur est constitué d’un bobinage primaire disposé autour du creuset, le métal à
fondre faisant office de bobinage secondaire.
Le secondaire de ce transformateur est constitué par un canal dans lequel circule le métal en
fusion.
A cause de leur conception, les équipements à induction peuvent provoquer des perturbations
sur le réseau électrique d’alimentation.
En outre, dans ces équipements, les fuites magnétiques entre le primaire et le secondaire sont
très importantes.
Des équipements plus importants pour des puissances comprises entre 50 kW et 2 000 kW
sont alimentées en triphasé par l’intermédiaire :
- d’un transformateur d’adaptation si nécessaire ;
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.6
Des fours de fusion à canal de grande capacité de fusion peuvent être réalisés avec plusieurs
inducteurs triphasés installés sur la même cuve, permettant d’atteindre ainsi des puissances de
plusieurs mégawatts.
2.4.1. Principe
Un diélectrique, c’est-à-dire un matériau présentant la propriété d’être un isolant électrique, se
polarise s’il est placé dans un champ électrique, par exemple entre les deux électrodes d’un
condensateur. Si ce champ électrique est alternatif, les déformations successives des
molécules produisent un échauffement. Cet effet thermique est désigné sous le nom de
chauffage par hystérésis diélectrique, par pertes diélectriques ou tout simplement chauffage
diélectrique. Le terme chauffage par pertes diélectriques devrait cependant être banni puisque
ces «pertes diélectriques », expression héritée de l’électrotechnique où on cherche à les
réduire le plus possible, représentent en fait l’effet utile de cette technique.
Plus la fréquence du champ électrique est élevée, plus les frottements sont intenses et le
dégagement de chaleur élevé. On distingue généralement le chauffage par hystérésis
diélectrique haute fréquence pour lequel la fréquence est comprise entre 10 et 300 MHz
(domaine des ondes radio) et le chauffage hyperfréquence et chauffage par micro-ondes qui
utilise la gamme de fréquences 300-30000 MHz.
L’intérêt essentiel du chauffage par hystérésis diélectrique réside dans sa propriété par
laquelle le dégagement de chaleur produit directement et uniquement dans la masse du
matériau à chauffer.
Les isolants électriques sont, en effet, souvent de mauvais conducteurs de la chaleur. Avec les
méthodes classiques de transfert d’énergie par rayonnement et convection d’une source de
chaleur à la surface d’un corps, puis échauffement dans la masse par conduction thermique, le
gradient de température surface-coeur de la pièce à chauffer est souvent important et la vitesse
de chauffage, donc la productivité, faible. D’autres aspects du chauffage diélectrique peuvent
renforcer son intérêt, densité de puissance élevée, chauffage sélectif... Le coût des
équipements de chauffage diélectrique est toutefois, ramené au kilowatt installé, élevé.
Dans le cas d’une charge homogène de forme parallélépipédique placée entre les deux
armatures planes ou/et parallèles d’un condensateur auxquelles est appliquée une différence
de potentiel alternative à haute fréquence, il est facile d’établir l’expression de la puissance
dissipée dans le corps à chauffer par un calcul simplifié.
Dans un condensateur parfait, la puissance absorbée entre les armatures est nulle. Le courant
est déphasé de π 2 par rapport à la tension. Si on insère en revanche un diélectrique entre les
armatures, il se produit un dégagement de chaleur et le condensateur peut alors être remplacé,
du point de vue électrique, par une capacité parfaite C montée en parallèle avec une
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.8
résistance R. Le courant actif parcourant la résistance est en phase avec la tension haute
fréquence appliquée tandis que le courant réactif est déphasé de π 2 par rapport à la tension.
En chauffage diélectrique, on utilise de préférence à l’angle φ, de déphasage de l’intensité sur
la tension son complément l’angle δ (ϕ + δ = π 2 ) , encore appelé « angle de pertes » (encore
que, comme il l’a été souligné précédemment, cet « angle de pertes » caractérise en fait l’effet
utile du chauffage.
soit Pp = 2π fV 2Ctgδ
C capacité en farad
S surface des armatures en mètres carrés
d distance des armatures en mètres
ε r constante diélectrique relative (permittivité relative)
ε 0 constante diélectrique du vide
La densité de puissance volumique est alors, en remplaçant la tension par le champs électrique
E égal à
Le produit ε r tgδ est appelé « facteur de pertes » ; il serait d’ailleurs plus judicieux de
l’appeler « facteur de transmission de la puissance » puisqu’il caractérise en fait l’aptitude
d’un produit à être chauffé par hystérésis diélectrique. Pour donner une interprétation simple à
cette grandeur, on peut considérer que tgδ traduit la résistance du matériau au mouvement
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.9
Fig. 2.9 : Schéma de principe d’un équipement de chauffage par bombardement électronique
1 : cathode ; 2 : électrode de Wehnelt ; 3 : anode ; 4 : lentille électromagnétique; 5 : rayonnement
électromagnétique secondaire, rayons X; 6 : pénétration du faisceau d’électrons; 7 : électrons réfléchis et
secondaires.
W = 0,5 n mv 2 = n eV (2.6)
P = ns eV = VI (2.7)
La masse de l’électron est très faible (environ 0.9 ×10−30 ). Sa charge électrique vaut
1.6 × 10−19 C et on mesure souvent, en bombardement électronique, l’énergie en électrons-
volts, cette grandeur représentant l’énergie acquise par un électron accéléré par une tension de
1 V (1 eV = 1.6 × 10−19 J).
N
W02 − WX2 = k ρ x (2.8)
A
Un faisceau d’électrons est donc d’autant plus pénétrant que son énergie d’origine est élevée.
L’effet thermique du bombardement électronique est mis à profit de manière variée pour
réaliser de nombreuses opérations industrielles.
Un laser est un dispositif qui permet d’émettre, en un temps extrêmement court ou de façon
continue, un faisceau de lumière monochromatique rectiligne et extrêmement intense puisque
la densité de puissance maximale d’une raie laser est de l’ordre de 1013 W/cm2. Toutes les
oscillations sont en outre en phase (source lumineuse cohérente).
Les propriétés des faisceaux lasers résultent directement de leur mode d’émission et de leur
nature :
- la divergence du faisceau lumineux est très faible pour une source plane dont
tous les points émettent en phase, l’essentiel de l’énergie est rayonnée dans un
cône dont l’angle au sommet, appelé divergence de l’émetteur, a pour valeur 1,22λ/d, λ
longueur d’onde d’émission et d diamètre de la source. Pour un laser à
rubis, dont la longueur d’onde d’émission est de 0,7 µm environ, et une surface
émissive de 1 cm, l’application de la formule précédente donne une divergence de
l’ordre de 10-4 radian; un tel laser émet donc un faisceau capable, sans optique
interposée, de n’éclairer qu’un cercle de 1 m de diamètre à une distance de
10 km;
- le faisceau peut être concentré au moyen de dispositifs optiques; le diamètre
de tâche lumineuse obtenue au foyer est de l’ordre de la longueur d’onde ou de
quelques longueurs d’onde suivant l’optique utilisée;
- le phénomène d’émission stimulée provoqué en un temps
extrêmement court; la phase d’excitation correspond à un stockage d’énergie en
quelques dizaines de nanosecondes, conduit à des puissances
instantanées très élevées. A titre d’exemple, une impulsion laser d’une durée de 30 ns
(30*10-9 s) fournit, si l’énergie émise pendant cette impulsion est de 30 J (8,33.10-6
kWh), une puissance instantanée de 109 W, soit 1000 MW (puissance actuelle d’une
tranche de centrale nucléaire);
- la densité de puissance est très élevée; le faisceau laser peut être concentré sur une
surface très faible, de l’ordre de quelques longueurs d’onde et la puissance instantanée
d’une impulsion est très importante. Il est donc possible d’obtenir des densités de
puissance extrêmement élevées, de l’ordre de 1014 à 1015 W/cm2 ainsi, en concentrant
l’impulsion définie dans l’exemple précédent sur une surface circulaire de 10 µm de
diamètre (15 fois environ la longueur d’onde d’un laser à rubis) réalise-t-on une
densité de puissance de 1015 W/cm2. En pratique les puissances spécifiques utilisées
sont souvent plus faibles, de l’ordre de 1010 W/cm2, ce qui reste très important.
Il existe enfin des applications des lasers dont les buts ne sont pas thermiques
(médecine, guidage, télémétrie, décoration...).
Les installations de chauffage par faisceau laser sont constituées essentiellement d’un
générateur laser, une optique de focalisation du faisceau et des auxiliaires de manutention et
de contrôle.
Les lasers peuvent être classés en fonction de différents critères comme la matière active
utilisée, le type de pompage, le fonctionnement en continu ou par impulsions.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.15
Les rayons infrarouges sont produits par des lampes à ampoule de verre et filament de
tungstène à une température plus faible que dans les ampoules à éclairage. Grâce à cela la
majeure partie de radiation est concentrée dans la zone des rayons infrarouges de 1,2 à 1,6
µm. La qualité, des rayons infrarouges est que la fraction d’énergie absorbée par des
nombreuses substances est grande.
Les ampoules sont exposées à l’éclatement. Pour éviter ce danger, on construit les éléments
chauffant en forme de tuyaux métalliques avec le filament à l’intérieur, en forme de filament
enfoncé dans le matériau céramique etc.
Le chauffage par rayon infrarouge est surtout utilisé pour le séchage des vernis, des textiles,…
Le four à rayons cathodiques est un appareil de laboratoire, il sert par exemple à la fusion de
métaux peu fusibles.
-
20 kV
+
Figure 2.12 : Four à rayons cathodiques
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.16
Si les premières études sur les plasmas remontent aux années 1920 - 1925, ce n’est qu’à partir
de 1960 que se sont développées sur une échelle significative les applications industrielles de
cette technique de chauffage avec l’apparition successive du coupage, du revêtement par
projection et du soudage par plasma. D’autres applications, fusion des matériaux et réactions
chimiques, commençaient également à recouru à cette technique. Le plasma est un état de la
matière obtenu par ionisation d’un gaz ; il se compose d’ions chargés positivement et
d’électrons libres chargés négativement, mais reste, d’un point de vue électrique, neutre. Son
état d’ionisation le rend toutefois conducteur de l’électricité. Le plasma est souvent considéré
comme le quatrième état de la matière. Deux types de plasmas doivent être distingués :
- Les plasmas dont le degré d’ionisation est voisin de l’unité; c’est par exemple le cas en
fusion thermonucléaire. Les températures sont très élevées, plusieurs millions de
degrés. Ces plasmas n’ont pas actuellement d’applications industrielles.
- Les plasmas à ionisation partielle; les gaz ionisés usuels dont le degré d’ionisation
varie entre quelques pour-cent et cinquante pour cent au maximum sont encore
appelés, par extension, plasmas. Les températures atteintes varient entre 2000 et
50 000 K. Ce sont ces plasmas, dont l’utilisation industrielle se développe en raison
des possibilités techniques offertes par de tels niveaux de température, qui font l’objet
de ce chapitre.
Tableau 2.1 : Energie de dissociation et d’ionisation pour les molécules de quelques gaz
H2 N2 O2 CO NO
Energie d’ionisation (eV) 15,6 15,5 12,5 14,1 9,5
Energie de dissociation (eV) 4,4 9,7 5,1 9,6 5,3
L’apport d’énergie nécessaire à la création d’un plasma est assuré par différentes sources
électriques dont les deux principales sont :
- le générateur de plasma d’arc où l’énergie d’ionisation est fournie par un arc
électrique ;
- le générateur de plasma haute fréquence ou hyperfréquence où l’énergie
d’ionisation est apportée par un champ électromagnétique.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.17
Les corps à l’état de plasma se comportent comme des conducteurs de l’électricité. Sous
l’effet des courants parcourant la veine gazeuse et des forces électromagnétiques qui en
découlent, il se produit une striction de la veine gazeuse; il en résulte une très forte élévation
de température, notamment dans la partie centrale de celle-ci. La température des plasmas
utilisés dans l’industrie varie entre 6 000 et 20 000 K; la luminosité du jet de plasma est donc
très intense et il faut s’en protéger. Le pincement du plasma peut être mis à profit pour le
mettre en forme et l’adapter à l’application envisagée.
Un plasma est de plus sensible aux effets de paroi; une paroi froide a en particulier tendance à
le contracter. Les parois des générateurs de plasma, qui, quel que soit leur type, doivent être
refroidies pour avoir une durée de vie suffisante, renforcent donc l’effet de striction des forces
électromagnétiques. Cette contraction accentue le gradient radial de température et augmente
l’effet thermique axial.
Les plasmas peuvent donc permettre d’améliorer les performances de certains processus
thermiques de fabrication, mais surtout rendent possibles, grâce à leurs propriétés spécifiques,
des applications délicates ou impossibles à réaliser avec d’autres méthodes :
- applications nécessitant de très hautes températures comme, par exemple, la
fusion de matériaux très réfractaires;
- réactions très endothermiques;
- réactions présentant une cinétique trop lente aux températures usuelles;
- réactions résultant de l’excitation des molécules et atomes, ce qui peut
conduire à de nouveaux produits;
- réactions nécessitant une grande énergie spécifique dans un volume restreint
(pyrolyse, volatilisation);
- changements de phase modifiant les propriétés physiques des matériaux
(atomisation de métaux, poudres réfractaires à grande surface spécifique);
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.18
D’un point de vue thermique, il faut toutefois distinguer deux types de plasmas :
- Les plasmas thermiques où la température des électrons et des particules lourdes (ions,
atomes excités) est sensiblement la même, 10 000 à 20 000 K. La pression étant
voisine de la pression atmosphérique ou supérieure à celle-ci, les chocs entre les
différentes particules qui sont soumises dans le plasma à une agitation intense sont
assez nombreux pour que la transformation en chaleur de leur énergie cinétique
entraîne une élévation considérable de la température. C’est l’enthalpie du gaz qui est
le facteur prépondérant dans ces applications. Ce type de plasma est bien adapté par
traitement des matériaux non organiques tant pour le chauffage que pour les réactions
en phases hétérogènes à haute température.
- Les plasmas froids (ou décharges luminescentes) où la température des particules
lourdes constituant le gaz est très inférieure à celle des électrons; le rapport de ces
températures est généralement compris entre 0,01 et 0,1 avec une température des
électrons de l’ordre de 10 000 K. Ces plasmas fonctionnant sous basse pression,
comprise entre 0,1 et 100 Torr environ, les probabilités de choc entre particules sont
en effet moins grandes et le dégagement de chaleur est donc plus faible. L’aspect
thermique, bien, qu’il ne puisse être négligé, est donc secondaire avec ces plasmas.
C’est en revanche l’aspect excitation des particules qui intervient pour déclencher et
accélérer des réactions chimiques; la nature luminescente de ces plasmas permettent
également certaines réactions photochimiques. Ce type de plasmas est donc bien
adapté aux réactions chimiques concernant des matériaux thermosensibles comme de
nombreux composés organiques. Des applications se développent également dans lès
traitements superficiels des métaux; ainsi, la nitruration ionique (bombardement
ionique de la surface d’une pièce métallique sous l’effet d’un champ électrique) et
sans doute bientôt la carbonitruration et la cémentation ionique mettent-elles en jeu
des plasmas à décharges luminescentes
Ce chapitre se concentre essentiellement sur le chauffage par plasma, donc sur les plasmas
thermiques.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.19
2.9. Soudage
Selon Le Petit Larousse, le soudage est l’opération qui consiste à faire l’assemblage sans joint
et inamovible de matières métalliques ou de certains produits synthétiques sous l’action de la
chaleur au moyen d’un alliage à faible point de fusion. Or il y a des soudages qui sont
exécutés sans aucun autre alliage, par chauffage et pression de deux pièces de même matériau.
T
Q = ∫ R I 2 dt (2.9)
0
Quels que soient le type et la taille et la taille de la machine à souder par résistance, on y
trouve regroupés les éléments essentiels suivants :
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.20
Le soudage par résistance comporte essentiellement quatre variantes importantes illustrées par
la figure 2.15 :
La qualité du soudage à courant alternatif est le coût inférieur du transformateur qui alimente
l’arc en comparaison avec une génératrice du courant continu.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.22
Dans des locaux nous distinguons les appareils de chauffage général qui sont dans la plupart
de cas les appareils à accumulation de chaleur pour ne consommer l’énergie que pendant la
nuit, où le tarif est réduit. Ce sont les entreprises d’électricité équipées de centrales à vapeur
avec des groupes générateurs de très grande puissance qui s’efforcent d’augmenter la
consommation nocturne pour éviter les désavantages techniques et économiques du
fonctionnement presque à vide.
Un four (un poêle) électrique à accumulation est assez lourd et encombrant en comparaison
avec les radiateurs du chauffage central. Les résistances sont entourées du matériau céramique
qui forme la masse pour accumuler la chaleur (comme dans les poêles à charbon). Un
ventilateur sert à forcer le débit de chaleur. A part cela on emploie l’énergie électrique comme
le chauffage d’appoint. Les poêles transportables de ce chauffage ont la chance d’emploi
même en République Démocratique du Congo, dans les provinces du Katanga et du Kivu.
Pour la cuisson, on emploie des réchauds, des cuisinières, des bouilloires électriques. Les
cuisinières modernes sont équipées de dispositifs de programmation c’est-à-dire
d’interrupteurs avec une horloge électrique qui ferme le circuit d’un foyer à temps prévu, qui
commute ce circuit pour diminuer le chauffage etc. C’est une installation sophistiquée, mais
pour les gens qui rentrent à la maison pour une période courte elle peut s’avérer utile.
Pour le chauffage d’eau chaude pour le bain, pour laver la vaisselle, on se sert de chauffe-eau.
Il y a des chauffe-eaux très primitifs à plonger. Dans la plupart des cas on emploie un chauffe-
eau à accumulation, qui a un récipient d’eau entouré d’une couche isolante. La résistance
installée dans le récipient chauffe l’eau jusqu’à la température de 80°C - 90°C, un relais
thermique coupe le circuit, la chaleur est accumulée dans l’eau chaude.
Une solution meilleur marché est le chauffe-eau à accumulation à déversoir (à trop plein) dans
lequel le récipient n’est pas sous pression, ce qui diminue son coût. Mais dans ce cas on ne
peut avoir qu’un point de prise d’eau tout près de chauffe-eau. Le robinet d’eau chaude est
installé dans le tuyau de l’eau froide qui alimente le chauffe-eau. La puissance du chauffe-eau
domestique à accumulation est de l’ordre de 1000-1500 W. Tous les chauffes-eaux ont un bon
et épais isolement thermique.
Applications de l’énergie électrique : 3ème partie : Electrothermie (cours) 2.23
Il faut mentionner la machine à laver le linge comme un récepteur qui consomme l’énergie
électrique pour la production de chaleur.