0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
96 vues19 pages

02-Chapitre II

Le document présente les critères de choix des investissements en entreprise, en se concentrant sur les méthodes traditionnelles et celles basées sur l'actualisation. Il décrit des techniques telles que le taux de rendement comptable, le délai de récupération, la valeur actuelle nette, le taux de rentabilité interne et l'indice de profitabilité. Chaque méthode est expliquée avec des formules et des exemples pratiques pour aider à évaluer la rentabilité des projets d'investissement.

Transféré par

ghodbani nizar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
96 vues19 pages

02-Chapitre II

Le document présente les critères de choix des investissements en entreprise, en se concentrant sur les méthodes traditionnelles et celles basées sur l'actualisation. Il décrit des techniques telles que le taux de rendement comptable, le délai de récupération, la valeur actuelle nette, le taux de rentabilité interne et l'indice de profitabilité. Chaque méthode est expliquée avec des formules et des exemples pratiques pour aider à évaluer la rentabilité des projets d'investissement.

Transféré par

ghodbani nizar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre II : les critères de choix des investissements en

avenir certain

Introduction

Toute entreprise se trouve devant plusieurs investissements à la fois. Chacun de ces


investissements constitue un choix et il revient au gestionnaire de déterminer ceux qui sont
bénéfiques pour l’entreprise et ceux qui ne le sont pas. Pour pouvoir les distinguer, le
gestionnaire peut employer différents critères.

I. Les méthodes traditionnelles

1. Le taux de rendement comptable ou moyen

a. Principe
Le taux de rentabilité comptable est inspiré de l’analyse comptable et se défini comme
le rapport entre le bénéfice comptable moyen et la valeur de l’investissement moyen. Cette
méthode est la seule qui considère les bénéfices et non les flux de trésorerie.

b. Formule

Bénéfice annuel net moyen


taux de rendement comptable =
Investissement moyen

Le bénéfice(ou résultat) annuel moyen est égal à la moyenne arithmétique annuelle


des résultats nets d’impôt dégagés pendant la durée du projet.

L’investissement moyen est la moyenne entre l’investissement initialement engagé (ou


l’ensemble des investissements engagés) et la valeur résiduelle.

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 1


c. Interprétation
✓ Pour les projets indépendants, on accepte les projets dont le TRC excède un taux de
référence (taux limite) fixé arbitrairement par les dirigeants de l’entreprise. Ou encore
ce taux peut être comparé au rendement des investissements de l’entreprise ou celui du
secteur pour juger de la rentabilité du projet.
✓ Pour les projets mutuellement exclusifs, on retient le projet dont le TRC est le plus élevé
à condition qu’il excède le taux minimum fixé par les dirigeants de l’entreprise.

d. Appréciation de la méthode
Cette méthode simple est actuellement dépassée.

Exemple
Des immobilisations, dont le prix d'acquisition est 200 000 UM, procureront les
bénéfices annuels suivants pour chacune des cinq années à venir : 30 000, 35 000, 40 000 , 45
000 , 50 000

Solution

Bénéfice annuel moyen = 40 000

Taux de rendement comptable = 40 000 / 200 000 = 20%.

L’entreprise n’a pas intérêt à accepter ce projet car son TRC < taux de rejet car ce projet
entraîne une chute de la rentabilité globale de l’entreprise.

2. Le délai de récupération du capital investi (ou pay back period)

a. Principe de la méthode

Le délai de récupération correspond au nombre de périodes (temps) nécessaires pour


récupérer le montant de l'investissement.

b. Formule

𝒄𝒂𝒔𝒉 − 𝒇𝒍𝒐𝒘𝒔 = 𝑰
DR est donné par la relation ∑𝑫𝑹
𝑷=𝟏

𝒎𝒐𝒏𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍′𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
Si les cash-flows sont constants 𝑫𝑹 = 𝒄𝒂𝒔𝒉−𝒇𝒍𝒐𝒘 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 2


(𝑰−𝑪𝑭𝑪𝒑)
Si les cash-flows sont variables Pans < I < (P+1) ans 𝑫𝑹 = 𝑷 + 𝑪𝑭𝒑+𝟏

c. Interprétation

Plus le délai de récupération est court, plus l’investissement est supposé être
intéressant. En effet, on admet que :
✓ le risque couru par l’entreprise est d’autant plus faible que le délai de récupération est
court (plus l’horizon est éloigné, moins les prévisions sont fiables et plus l’environnement est
incertain)
✓ la rentabilité : en général plus le délai de récupération est court plus le projet est
rentable. Mais cette hypothèse n’est pas toujours vraie (cas de projets à longue durée
de vie dont les cash-flows les plus intéressants se produisent assez tard).

Exemple

Les flux de trésorerie prévisionnels des opérations d’investissement et d’exploitation de


deux projets d’investissement exclusifs sont les suivants :

0 1 2 3 4 5

Projet A -20 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000

Projet B -20 000 9 000 8 000 7 000 4 000 2 000

Travail à faire

Calculer les délais de récupération des projets A et B

Solution

Délai de récupération du projet A :

1 2 3 4 5

Cash-flows 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000

Cash-flows cumulés 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000

DR = 20000/5000 = 4 ans

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 3


Si l’entreprise réalise ce projet elle aura récupérée le capital investi au bout de 4 ans.

Délai de récupération du projet B :

1 2 3 4 5

Cash-flows 9 000 8 000 7 000 4 000 2 000

Cash-flows cumulés 9 000 17 000 24 000 28 000 30 000

DR = 2 + (20.000 – 17.000)/7.000

DR = 2,428

DR= 2ans, 5 mois et 4 jours

Si l’entreprise réalise ce projet, elle aura récupérée le capital investi au bout de 2ans, 5
mois et 4 jours.

II. Les méthodes fondées sur l’actualisation

1. Principe général

Comme nous l’avons déjà vu, évaluer un projet d’investissement conduit à comparer le
capital investi à l’ensemble des cash-flows liés à l’investissement. Cette comparaison implique
que cette évaluation se fasse à une même date généralement la date 0. Il est donc nécessaire
d’actualiser les flux générés à la date de l’investissement I0.

L’actualisation : la valeur actuelle est la valeur à la date d’aujourd’hui d’une somme


qui ne sera disponible que dans n années.

𝐶𝐹𝑛
𝑉𝑎 = = 𝐶𝐹 𝑛 (1 + 𝑖)−𝑛
(1 + 𝑖)𝑛

i représente le taux d’actualisation, le taux d’actualisation à utiliser est le taux de


rentabilité minimum exigé par l’entreprise. Théoriquement ce taux représente le coût des
capitaux utilisé par l’entreprise.

2. La valeur actuelle nette (VAN)

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 4


a. Principe de la méthode

La VAN est la différence entre la somme des cash-flows actualisés sur la durée
de vie du projet et les capitaux investis.

b. Formules
𝒏

𝑽𝑨𝑵 = ∑ 𝑪𝑭𝑷 (𝟏 + 𝒊)−𝒑 − 𝑰𝑰


𝑷=𝟏

𝑽𝑨𝑵 = ∑ 𝑪𝑭𝑷 (𝟏 + 𝒊)−𝒑


𝑷=𝟎

c. Interprétation

Pour qu’un projet d’investissement soit acceptable, sa VAN doit être positive.
Le projet est d’autant plus intéressant que sa VAN est élevée.
Entre plusieurs projets exclusifs, on choisit celui qui possède la plus forte VAN.

Exemple :

Un jeune ingénieur souhaite mettre sur le marché un microordinateur à piles


rechargeables. Ce nouveau produit serait commercialisé sous le nom d’info3+. Il estime à 14%
le taux de rendement minimum acceptable pour ce type de projet.

Investissement initial =300 000

Les CFN sont les suivants :

Année CF

1 50 000

2 60 000

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 5


3 70 000

4 80 000

5 90 000

6 100 000

7 110 000

Travail à faire

En utilisant le critère de la VAN ce projet devrait-il être accepté

Solution

Année Montant Facteur Valeur actualisée


d’actualisation

1 50 000 0 ,8772 43 860

2 60 000 0 ,7695 46 170

3 70 000 0,6750 47 250

4 80 000 0,5921 47 368

5 90 000 0,5194 46 746

6 100 000 0,4556 45 560

7 110 000 0,3996 43 956

VAN 20 904

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 6


VAN = 20.904 > 0 Le projet est acceptable

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 7


Remarque

La VAN mesure l’avantage absolu susceptible d’être retiré d’un projet


d’investissement.
Elle dépend donc de l’importance du capital investi dans le projet. Ainsi, elle ne
permet pas de comparer des projets avec des montants de capitaux investis très
différents.

3. Le taux de rentabilité interne (TRI) ou taux interne de rentabilité(TIR)

a. Principe de la méthode

Le taux de rentabilité interne r est le taux d’actualisation pour lequel il y a équivalence


à la date 0 entre le capital investi et la somme des cash-flows actualisés sur la durée de vie du
projet ou encore la VAN est égal à 0

b. Formule

r/ 𝑰 = ∑𝒏𝑷=𝟏 𝑪𝑭𝑷 (𝟏 + 𝒓)−𝒑 ou 𝑽𝑨𝑵 = −𝑰 + ∑𝒏𝑷=𝟏 𝑪𝑭𝑷 (𝟏 + 𝒓)−𝒑 = 𝟎

c. Interprétation

➢ Pour qu’un projet d’investissement soit acceptable, il faut que son TRI soit supérieur au
taux de rentabilité minimum exigé par l’entreprise (taux de rejet) ;
• si TRI= taux de rentabilité minimum exigé par l’entreprise, le projet
d’investissement est neutre à l’égard de la rentabilité globale de
l’entreprise ;
• si TRI< taux de rentabilité minimum exigé par l’entreprise, le projet
d’investissement entraîne une chute de la rentabilité globale de
l’entreprise.
➢ Un projet d’investissement est d’autant plus intéressant que sont TRI est élevé.

Exemple

Reprenons l’exemple précédent en utilisant comme critère pour juger ce projet le TRI

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 8


Solution

Année Montant Facteurs d’actualisation

14% 15% 16%

1 50 000 0 ,8772 0 ,8696 0 ,8621

2 60 000 0 ,7695 0,7561 0,7432

3 70 000 0,6750 0,6575 0,6407

4 80 000 0,5921 0,5718 0,5523

5 90 000 0,5194 0,4972 0,4761

6 100 000 0,4556 0,4323 0,4104

7 110 000 0,3996 0,3759 0,3538

VAN 20 904 9945 -462

Le TRI est le taux qui annule la VAN, il se situe entre 15% et 16%, on le détermine par
interpolation linéaire :

16% VAN = -462 TRI-0,15/0,16-0,15= 0-9945/-462-9945

TRI VAN = 0 TRI = 0,15 + (0,956*0,01)

15% VAN = 9945 TRI = 01595 = 15,95%

Ce projet est acceptable puisque son TRI (15,95%) est supérieur à 14%, qui est le taux de
rendement minimum acceptable pour ce type de projet.

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 9


4. L’indice de profitabilité (IP)

a. Principe de la méthode

L’indice de profitabilité (IP) est le rapport entre la somme des cash-flows actualisés sur la
durée de vie du projet et les capitaux investis. Il mesure l’avantage relatif c'est-à-dire induit par
une unité de capital investi.

b. Formule

∑𝒏𝑷=𝟏 𝑪𝑭𝑷 (𝟏 + 𝒊)−𝒑


𝑰𝑷 =
𝑰

c. Interprétation :

Pour qu’un projet d’investissement soit acceptable, il faut que sin IP > 1.
Lorsque plusieurs investissements sont possibles, on retient celui qui procède l’IP le plus
fort, à conditions qu’il soit >1

Exemple

On considère deux projets d’investissement A et B, de durée 4 ans, et de valeur résiduelle nulle,


dont l’investissement initiale et les flux nets de trésorerie prévues en fin d’année de chaque
projet sont les suivants :

Année Projet A Projet B

I 90 000 65 000

1 40 000 20 000

2 30 000 20 000

3 20 000 20 000

4 10 000 20 000

Travail à faire

▪ Comparer ces deux projets d’investissement en utilisant le critère de l’IR au taux


de 10%

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 10


Solution

IR 1,06 0,935

Si l’indice de rentabilité est supérieur à l’unité le projet est retenu, donc on retient le
projet A.

Remarque :

On a 𝑉𝐴𝑁 = −𝐼 + ∑𝑛𝑃=1 𝐶𝐹𝑃 (1 + 𝑖)−𝑝


𝑛

∑ 𝐶𝐹𝑃 (1 + 𝑖)−𝑝 = 𝑉𝐴𝑁 + 𝐼


𝑃=1

∑𝒏𝑷=𝟏 𝑪𝑭𝑷 (𝟏 + 𝒊)−𝒑 𝑽𝑨𝑵 + 𝑰 𝑽𝑨𝑵


𝑰𝑷 = = = +𝟏
𝑰 𝑰 𝑰

5. Le délai de récupération du capital investi actualisé (DR)

d. Principe de la méthode

Le délai de récupération DR correspond au temps nécessaire au bout duquel le montant


cumulé des cash-flows actualisés est égal au capital investi.

e. Formule

DR est donné par la relation ∑𝑫𝑹


𝑷=𝟏 𝑪𝑭𝑷 (𝟏 + 𝒊)
−𝒑
=𝑰

𝒎𝒐𝒏𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍′𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
Si les cash-flows sont constants 𝑫𝑹 = 𝒄𝒂𝒔𝒉−𝒇𝒍𝒐𝒘 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕

(𝑰−𝑪𝑭𝑪𝒑)
Si les cash-flows sont variables Pans < I < (P+1) ans 𝑫𝑹 = 𝑷 + 𝑪𝑭𝒑+𝟏

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 11


f. Interprétation

Plus le délai de récupération est court, plus l’investissement est supposé être intéressant. En
effet, on admet que :

✓ Le risque couru par l’entreprise est d’autant plus faible que le délai de récupération est
court (plus l’horizon est éloigné, moins les prévisions sont fiables et plus
l’environnement est incertain)
✓ en général plus le délai de récupération est court plus le projet est rentable. Mais cette
hypothèse n’est pas toujours vraie (cas de projets à longue durée de vie dont les cash-
flows les plus intéressants se produisent assez tard).

Exemple

Soit un projet d’investissement pour lequel on a recueilli les données suivantes :


- Valeur du capital investi 1.000 UM ;
- Durée de vie du projet 5 ans ;

Les cash-flows dégagés sont les suivants :

1 2 3 4 5

380 500 450 400 200

Travail à faire

Calculez le délai de récupération de cet investissement.

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 12


Solution

1 2 3 4 5
Cash-flows 380 500 450 400 200
si t = 10%
coefficient 0,9091 0,8264 0,7513 0,6830 0,6209
d'actualisation
CF actualisés 345,458 413,2 338,085 273,2 124,18
cumul des CF actualisés
345,458 758,658 1096,743 1369,943 1494,123

DR = 2 + (1.000-758,658)/338,085
DR= 2,714
DR= 2ans, 8 mois et 16 jours

Si l’entreprise réalise ce projet, elle aura récupérée le capital investi au bout de 2ans, 8 mois et
16 jours.

III- Difficultés de la sélection des projets

L’établissement d’un programme d’investissement nécessite le classement des projets.


Or, ce classement se heurte à un certain nombre de difficultés.

Tous les critères d’évaluation exposés ne correspondent pas au même objectif et donc,
ne donne pas forcément le même classement :

Critère Objectifs

VAN Maximisation de l’avantage absolu global

IP Maximisation de l’avantage relatif global

TIR Maximisation de la rentabilité globale

DR du capital investi Considération du risque au profit de la


rentabilité

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 13


1. Traitement d’un cas particulier : choix entre deux projets à durée de vie
différente

Dans le cas où nous avons des projets avec des mises de fonds initiales identiques et
avec des durées de vies différentes, le choix doit être fait entre les deux projets en essayant de
ramener la comparaison à des horizons temporels comparables. Dans ce cas deux types de
solutions sont habituellement proposés :

a- VAN à durée de vie commune ou le plus petit commun multiple des durées de
vie :

✓ Principe
Etude comparative sur une durée égale au PPCM (plus petit commun multiple) des
différentes durées de vie
On renouvelle à l’identique les projets jusqu’à ce que leurs durées coïncident et ce en
calculant le plus communs multiples.
Par exemple, avec des durées de vie respectives de 3 et 4 ans, le PPCM est de 12. Dans
ce cas, on renouvelle 4 fois le premier et 3 fois le second pour les comparer sur une durée de
12 ans.

✓ Hypothèse
Les investissements se renouvellent à l’identique en termes notamment de prix et de
CF générés (ce qui peut ne pas être réaliste à cause du progrès technologique…).

✓ Exemple

Soient les deux projets suivants :


0 1 2 3 4

Projet A -80 30 25 60 -

Projet B -80 20 40 30 30

Taux d’actualisation= 10%

Le projet A sera renouvelé 4 fois et le projet B 3 fois.


On peut calculer la VAN de chaque projet :
VAN(A) = -80 + 30*(1,1)-1+ 25*(1,1)-2 + 60*(1,1)-3
VAN(A) = 13,011
VAN(B) = -80 + 20*(1,1)-1+ 40*(1,1)-2 + 30*(1,1)-3 + 30*(1,1)-4
VAN (B) = 14,267
Pour décider du projet à entreprendre, on doit ramener les projets à la même durée de vie soit
12ans c’est-à-dire le projet A se renouvelle selon les mêmes conditions 4 fois et le projet B 3
fois.
Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 14
En comparant les projets sur 12 ans, la VAN est égale pour :

Le projet A = 13,011+ 13,011*(1,1)-3+ 13,011*(1,1)-6 + 13,011*(1,1)-9


= 35,6488
Le projet B = 14,265+ 14,265*(1,1)-4+ 14,265*(1,1)-8
= 30,6669
0 1 2 3 4 total
I initial 80
Cash-flows 30 25 60 0
si t = 10%
coefficient 0,9091 0,8264 0,7513 0,6830
d'actualisation
CF actualisés 27,273 20,66 45,078 0 93,011

13,011 9,7751643 7,34471 5,51797 35,6488

0 1 2 3 4 total
I initial 80
Cash-flows 20 40 30 30
si t = 10%
coefficient 0,9091 0,8264 0,7513 0,6830
d'actualisation
CF actualisés 18,182 33,056 22,539 20,49 94,267

14,267 9,744361 6,655556 30,6669

Sans tenir compte du fait que les durées de vie sont différente le projet B semple plus
rentable.
En se basant sur le renouvellement des investissements, le projet A est le plus rentable et doit
être retenu.

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 15


b- La méthode de l’annuité constante

Principe : On calculer l’annuité constante théorique qu’on appelle a qui pour la même durée
de vie que le projet initial conduit à la même VAN.
𝑛
−𝑝
1 − (1 + 𝑖)−𝑝
𝑉𝐴𝑁 = −𝐼 + ∑ 𝐶𝐹𝑃 (1 + 𝑖) = 𝑎( )
𝑖
𝑃=1

Projet A :

13,011= a*(1-(1,1)-3)/0.1 a= 13,011*0.1/1-(1.1)-3


a= 5,23 um

Projet B

a = 14,267*0.1/(1-(1.1)-4) = 4,5 um

Avec cette deuxième méthode, le choix du projet A est confirmé puisque le revenu annuel
équivalent qu’il rapporte est supérieur.

Toutefois, ces procédés sont tout à fait irréalistes. Aussi, la meilleur solution consiste à utiliser
un critère globale, en raisonnement sur la durée la plus longue (voir ci-après)

2. Problème de la discordance entre critères

Pour augmenter la fiabilité du classement, il arrive qu’on utilise simultanément deux


critères :

▪ VAN et TRI si les projets à classer nécessitent des capitaux investis égaux ;
▪ IP et TRI si les projets à classer nécessitent des capitaux investis différents.

Si les deux critères concordent (donnent le même classement), on peut estimer que le
classement est indiscutable.

Par contre, si les deux critères sont discordants, le décideur doit utiliser un troisième
critère susceptible de départager les deux précédents.

Ce troisième critère peut être :

▪ soit le taux de rendement global (TRIG).


▪ soit la valeur actuelle nette globale (VANG) ;

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 16


▪ soit l’indice de profitabilité global (IPG).

L’utilisation de l’un ou l’autre de ces critères globaux suffit car ils sont toujours
concordants.

a- Le taux de rendement interne global : TRIG (ou TIR intégré)

✓ Principes
Il est basé sur l’hypothèse que les cash-flows sont réinvestis à un taux réaliste r.
Il suppose que tous les projets étudiés en même temps sont réinvestis au même taux r.

✓ Définition
Le Le taux de rendement interne global (TRIG) r’ est le taux pour lequel il y a équivalence
entre le capital investi et la valeur acquise des cash-flows calculée au taux r’.

✓ Exemple
Considérez le projet suivant :
- Valeur du capital investi 100 UM ;
- Durée de vie du projet 4 ans ;
- Taux de réinvestissement =12%.

Les cash-flows dégagés sont les suivants :


1 2 3 4

20 50 40 30

Question : Calculez le TRIG de ce projet.

Valeur acquise des cash-flows :


A= 20*(1,12)3+50*(1,12)2+40*(1,12) +30 = 165,62 UM

Le TRIG r’ est donné par l’équation :


100=165,62(1+r’)-4 équivalence à la date 0
Ou
100(1+r’)4=165,62 équivalence à la date 4

r’=13,44%

✓ Interprétation

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 17


Le TRIG réalise la synthèse entre le TRI du projet et le taux de réinvestissement des cash-flows.
De façon simple, on peut dire : à la date 0 on investit 100 et, à la date 4, on a 165,62um. Par
conséquent, le TRIG est le taux auquel on aurait dû placer le capital 100 pour obtenir 165,62
au bout de 4 ans.

✓ Formule générale
Le TRIG r’ est donné par l’une ou l’autre des deux relations suivantes :

𝑰 = 𝑨(𝟏 + 𝒓′)−𝒏 Ou 𝑰(𝟏 + 𝒓′)𝒏 = 𝑨

b- La valeur actuelle nette globale : VANG (ou VAN intégré)

✓ Principes
Elle est basée sur la même hypothèse de réinvestissement des cash-flows.

✓ Définition
La VANG est la différence entre la valeur actuelle de la valeur acquise des cash-flows
et le montant de l’investissement.

La valeur actuelle de la valeur acquise se calcule au coût du capital.

✓ Exemple
Considérez le même projet avec la même hypothèse de réinvestissement des cash-flows
à 12% et admettons que le coût du capital est de 10%

Valeur acquise des cash-flows :


A= 20*(1,12)3+50*(1,12)2+40*(1,12) +30 = 165,62 UM
La valeur actuelle nette globale :
VANG= 165,62(1,1)-4 – 100= 13,12 UM

✓ Interprétation
La VANG mesure l’avantage global que procure l’ensemble : investissement initial et
réinvestissement des cash-flows.

✓ Formule générale
𝑽𝑨𝑵𝑮 = 𝑨(𝟏 + 𝒌)−𝒏 − 𝑰
k= coût du capital

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 18


c- L’indice de profitabilité global IPG (ou IP intégré)

✓ Principe
Il est basé sur la même hypothèse de réinvestissement des cash-flows.

✓ Définition
L’indice de profitabilité (IPG) est le rapport entre la valeur actuelle de la valeur acquise
des cash-flows et le montant de l’investissement.
La valeur actuelle de la valeur acquise se calcule au coût du capital.

✓ Exemple
Considérez le même projet avec la même hypothèse de réinvestissement des cash-flows
à 12% et admettons que le coût du capital est de 10%

Valeur acquise des cash-flows :


A= 20*(1,12)3+50*(1,12)2+40*(1,12) +30 = 165,62 UM

L’indice de profitabilité globale :


IPG= 165,62(1,1)-4 / 100= 1,13 UM

Interprétation :
L’indice de profitabilité global mesure l’avantage relatif global que procurent
l’investissement et le réinvestissement des cash-flows.

✓ Formule générale
𝑰𝑷𝑮 = 𝑨(𝟏 + 𝒕)−𝒏 /𝑰

Toutefois, ces méthodes sont irréalistes et posent des problèmes d’application.

Narjess ZIADI BEN ROMDHANE 19

Vous aimerez peut-être aussi