« Bases de données»
Mr. Mohamed BESSAM
Bases de données relationnelles
Ensemble des étapes à suivre pour aller de la conception des besoins
(monde réel) jusqu’à l’implémentation de la base de données
relationnelle:
➢ Modèle entité association (E/A)
➢ Modèles de BD: modèle relationnel
➢ Passage du modèle E/A au modèle relationnel
➢ Normalisation des bases de données
Le Schéma Entité-Association correspond au modèle conceptuel qu'on a vu dans la
première partie du Cours des SGBD. Grâce à ce schéma, on passe du monde réel (et les
besoins exprimés) au monde informatique et c'est le schéma sur lequel on se base pour
créer une base de données relationnelle. La bonne création et conception de ce schéma
assure que la base de données relationnelle finale sera bien conçue et bien créée.
Le modèle conceptuel des données (MCD)
Concepts de base
Les concepts de base du modèle entité-association (encore appelé modèle
conceptuel des données) sont la propriété, l’entité, l’association et les
cardinalités.
Propriétés
La propriété est définie comme étant une donnée élémentaire :
▲ ayant un sens,
▲ pouvant être utilisée de manière autonome.
Exemples : NomAssuré, AnnéeSouscription, NbContrats
Les propriétés servent à décrire les entités et les associations. Ce sont donc des
particules d’information. On les appelle également attributs ou colonnes (dans
le modèle relationnel).
Entités
Une entité est définie comme étant un objet concret ou
abstrait :
▲ ayant une existence propre,
▲ présentant un intérêt pour l’entreprise,
▲ traduisant une
préoccupation de gestion.
Les entités possèdent un ensemble de propriétés. Une occurrence de l’entité
est composée d’une occurrence de chacune de ses propriétés.
Associations
Une association est définie comme un lien sémantique :
▲ reliant un ensemble d’entités,
▲ présentant un intérêt pour l’entreprise,
▲ traduisant une préoccupation de gestion.
Une association présente les caractéristiques suivantes :
▲ elle n’a d’existence qu’au travers des entités qu’elle relie,
▲ elle n’a pas d’identifiant propre,
▲ elle est identifiée par la concaténation des identifiants des entités
reliées,
▲ elle peut posséder des propriétés.
Cardinalités
La notion de cardinalité minimum/maximum est liée aux types
de liaison inter-entités.
□ La cardinalité minimum est le nombre
minimum d’occurrences d’une entité X dans
l’association considérée.
□ La cardinalité maximum est le nombre
maximum d’occurrences d’une entité dans
l’association
Les valeurs de cardinalités sont en général 0, 1 ou n:
□ La cardinalité minimum à 0 veut dire que certaines occurrences de l’entité X ne
sont pas impliquées dans une occurrence de l’association.
□ La cardinalité minimum à 1 veut dire qu’une occurrence de l’entité X ne peut exister
sans participer à une occurrence de l’association.
□ La cardinalité maximum à 1 veut dire que toute occurrence de l’entité X ne peut
participer au plus qu’à une occurrence de l’association.
□ La cardinalité maximum à n veut dire qu’une occurrence de l’entité X peut être
impliquée dans un maximum de n occurrences de l’association.
Exemples: Ingénieur, directeur, manager, assistant : Employé
Règles de passage du modèle E/A vers le
modèle relationnel
➢ Règle 1:
Pour chaque entité du modèle, créer une relation de même nom. Les propriétés de l’entité deviennent les
attributs de la relation et l’identifiant devient la clé de la relation.
Etudiant (Mat, Nom, Prenom, DateNais)
➢ Règle 2:Pour chaque association entre deux entités A et B, de cardinalité un à plusieurs, intégrer la clé de la
relation A dans la relation B.
➢ Règle 3: Pour chaque association entre deux relations de cardinalité plusieurs à plusieurs créer une relation
de même nom, dont la clé est constituée de la composition des clés de A et B. Si l’association est comporte
des propriétés, ses propriétés deviennent des attributs de la relation.
➢ Règle 4: Pour chaque association n-aire entre N entités A1, A2,…An, créer une relation de même nom, dont
la clé est constituée de la composition des clés des relations A1, A2,…,An. Si l’association est comporte des
propriétés, ses propriétés deviennent des attributs de la relation.