Droit et réglementation
les définitions des termes Suivant :
1. Le Droit est défini comme « l'ensemble des règles qui régissent la conduite
de l'Homme en société, les rapports sociaux », ou de façon plus complète «
l'ensemble des règles imposées aux membres d'une société pour que leurs
rapports sociaux échappent à l'arbitraire et à la violence des individus et soient
conformes à l'éthique dominante.
2. Dahir : C'est un acte législatif ou un texte officiel qui émane du roi au Maroc.
Il est équivalent à un décret royal. Il peut être utilisé pour adopter de nouvelles
lois, réformer les anciennes ou organiser l'administration publique.
3. Décret : C'est une décision prise par l'exécutif (généralement le président ou
le gouvernement) qui a force obligatoire. Il précise l'application d'une loi ou
peut traiter d'une question particulière relevant de la compétence de l'exécutif.
Au Maroc, un décret peut être un Dahir, lorsqu'il émane directement du roi.
Les sources du droit marocain sont principalement les suivantes
1. La Constitution : La Loi fondamentale du Royaume du Maroc, adoptée en
2011, est la source suprême du droit. Elle établit les principes fondamentaux de
l'organisation de l'État et des droits et libertés des citoyens.
2. Les lois : Les lois ordinaires sont adoptées par le Parlement marocain
(Chambre des représentants et Chambre des conseillers). Elles sont une source
primordiale du droit marocain et régissent une large gamme de matières.
3. La jurisprudence : Les décisions des juridictions, notamment celles des cours
et tribunaux, jouent un rôle dans l’interprétation et l’application des normes
juridiques. Elles ne créent pas de règles, mais servent d'orientations.
4. La coutume : Certaines règles non écrites, issues des pratiques
traditionnelles, peuvent avoir une valeur juridique en l'absence de textes
législatifs explicites. Celles-ci sont particulièrement influentes dans le domaine
du droit rural et des affaires tribales.
II- PRINCIPALES BRANCHES DU DROIT
On distingue entre le droit public et le droit privé.
le droit public comme étant un ensemble de règles relatives à
l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques comme les régions, les
provinces, les préfectures et les communes.
le droit public s’occupe également des rapports de droit qui peuvent être
entre d’une part l’Etat et les collectivités publiques et d’autre part les simples
particuliers.
Le droit privé, c’est l’ensemble des règles qui régissent les rapports
entre particuliers en dehors de toute ingérence d'une autorité publique, c'est la
partie la plus ancienne et la plus élaborée du droit. Elle a pour centre le droit
civil qui constitue un tronc sur lequel se greffent autres branches de droit
comme le droit commercial par exemple.
A- Les matières du droit public
La encore il faut distinguer entre la matière du droit public interne et celle du
droit public international.
1- les matières du droit public interne :
A leur tête on trouve le droit constitutionnel.
a)- le droit constitutionnel : II établi la charpente de l'Etat. Il détermine les
pouvoirs publics et les autorités qui les exercent. Il fixe également les principes
fondamentaux qui réglementent les rapports entre l'Etat et Ses citoyens.
b)- le droit administratif, il réglemente l'organisation des personnes morales
administratives (ex. les régions, les provinces, les communes ou les
établissements publics), de même que les rapports avec les particuliers.
c)- le droit financier, on l'appelle également les finances publiques.
Ce droit réglemente la gestion des finances de l'Etat càd les recettes et les
dépenses de l'Etat et des collectivités locales.
2- Les matières du droit public international
B- Les matières du droit privé
1)- le droit civil
Etymologiquement le droit civil signifie le droit de la cité. Il constitue le cœur
même du droit privé avec lequel il s'identifiait totalement autrefois. Son
domaine d'application est très large, en effet il réglemente les rapports les plus
courants qui s'établissent entre les individus. C'est ainsi que font partie du droit
civil les matières suivantes :
- le droit des personnes, il règle les conditions de la personnalité - physique ou
morale- ainsi que la capacité juridique.
- Le droit de la famille et des successions (mariage, divorce, affiliation, tutelle...
- Le droit des obligations et des contrats (droit des créances et des dettes, le
régime juridique des contrats, règles de la responsabilité civile...)
2)- le droit commercial
Le droit commercial établit les règles particulières aux commerçants, aux
sociétés commerciales, de même qu'il réglemente les effets de commerce
(chèque, lettre de change.....)
3)- le droit du travail ou droit social
II réglemente les rapports entre employeurs et salariés. Il détermine les règles
applicables aux contrats de travail.
Définition de la fonctionnaire publique :
a la qualité de fonctionnaire toute personne nommée dans un emploi
permanent et titularisée dans un grade de la hiérarchie des cadres de
l'administration de l'Etat.
. Droits du fonctionnaire
1. Salaire et indemnités
2. Stabilité de l’emploi
3. Promotion et avancement
4. Formation et perfectionnement
5. Congés
6. Protection sociale
. Devoirs du fonctionnaire
1. Respect des lois
2. Exécution des missions avec intégrité
3. Obéissance hiérarchique
4. Secret professionnel
5. Éviter les conflits d’intérêts
6. Bon traitement des citoyens et collègues .
Définition du contrat de travail :
Le contrat de travail est une convention par laquelle une personne, l’employé
(ou salarié), s’engage à travailler sous l’autorité et la direction d’une autre
personne, l’employeur, en contrepartie d’une rémunération.
Caractéristiques du contrat de travail :
1. Contrat consensuel
2. Contrat synallagmatique
3. Contrat à exécution successive
4. Contrat personnel
5. Contrat à durée déterminée ou indéterminée
6. Lien de subordination juridique
7. Présence d’une rémunération :
Les avantages offerts par les institutions de sécurité sociale :
1. Pensions de retraite
2. Indemnités pour accidents du travail
3. Pensions d’invalidité
4. Pensions de survivants
5. Allocations de chômage
6. Congés de maternité ou de paternité rémunérés
7. Soins de santé ou assurance maladie .
Les Sanctions Pénales dans le Code Pénal Marocain
Le Code pénal marocain prévoit une classification des peines en fonction de la
gravité des infractions, et distingue entre les peines principales, les peines
complémentaires et les mesures de sûreté.
1. Les peines principales
a) En matière criminelle :
- La peine capitale : réservée aux crimes les plus graves, tels que l’homicide
volontaire aggravé.
- La réclusion criminelle à perpétuité : détention sans limitation de durée.
- La réclusion criminelle à temps : peine privative de liberté allant de cinq (5)
à trente (30) ans.
b) En matière délictuelle :
- L’emprisonnement : d’une durée comprise entre un (1) mois et cinq (5) ans
- L’amende délictuelle : d’un montant minimum de mille deux cents dirhams
(1.200 DHS).
c) En matière contraventionnelle :
- L’emprisonnement : d’un (1) jour à moins d’un (1) mois (rarement
appliqué).
- L’amende contraventionnelle : inférieure à 1.200 DHS.
2. Les peines complémentaires
Ces peines peuvent être prononcées en sus de la peine principale selon la
nature de l’infraction :
- La déchéance de certains droits civiques et politiques.
- L’interdiction de séjour.
- La fermeture d’un établissement.
3. Les mesures de sûreté
Elles visent à prévenir la récidive et à protéger l’ordre public, indépendamment
de la culpabilité morale de l’auteur :
- L’internement dans un établissement psychiatrique.
- L’interdiction d’exercer une activité professionnelle.
- La confiscation.
. Composition des tribunaux au Maroc
Le système judiciaire marocain comprend plusieurs types de juridictions,
répartis comme suit :
1. Les juridictions du premier degré
Les tribunaux de première instance
Ils comprennent des sections : civile, pénale (correctionnelle), sociale, de la
famille, foncière, et parfois commerciale.
Les tribunaux administratifs
Les tribunaux de commerce
2. Les juridictions du second degré
Les cours d'appel
La cour administrative d’appel
La cour d’appel commerciale
Elles examinent les recours contre les jugements rendus par les juridictions de
première instance.
3. La Cour de cassation (la plus haute juridiction du Royaume)
La responsabilité civile est l'obligation légale qui impose à une personne de
réparer le dommage qu'elle a causé à autrui, que ce soit par un acte fautif ou
par la violation d'un engagement contractuel.
Elle se divise en deux grandes catégories :
1. La responsabilité contractuelle :
Elle intervient lorsqu'une partie d'un contrat ne respecte pas une obligation
issue de ce contrat, causant ainsi un préjudice à l'autre partie. La victime doit
prouver :
L'existence d’un contrat valide.
Une inexécution ou mauvaise exécution par l'autre partie.
L'existence d’un dommage.
Un lien de causalité entre l’inexécution et le dommage.
2. La responsabilité délictuelle :
Elle s’applique lorsqu’une personne cause un dommage à autrui en dehors de
tout contrat, comme par exemple dans un accident de la route. Il faut
démontrer :
Une faute de l’auteur du dommage.
Un préjudice subi par la victime.
Un lien de causalité entre la faute et le dommage.
L’objectif de la responsabilité civile est la réparation du dommage et non la
punition. Elle vise à replacer la victime dans la situation où elle se trouvait
avant le dommage, autant que possible.
CHAPITRE : DE LA CAPACITÉ
Il y a deux sortes de capacité : la capacité de jouissance et la capacité
D’exercice.
La capacité de jouissance est la faculté qu'a la personne d'acquérir des
droits et d'assumer des devoirs tels que fixés par la loi. Cette capacité est
attachée à la personne durant toute sa vie et ne peut lui être enlevée.
La capacité d'exercice est la faculté qu'a une personne d'exercer ses
droits personnels et patrimoniaux et qui rend ses actes valides. La loi fixe
les conditions d'acquisition de la capacité d'exercice et les motifs
déterminant la limitation de cette capacité ou sa perte.
L'âge de la majorité légale est fixé à dix-huit années grégoriennes
révolues.
Toute personne ayant atteint l'âge de la majorité, jouit de la pleine
capacité pour exercer ses droits et assumer ses obligations, à moins qu'un
motif quelconque établi ne lui limite ou ne lui fasse perdre cette capacité.
CHAPITRE II: DES MOTIFS DE L'INTERDICTION
Les motifs de l'interdiction sont de deux sortes : la première entraîne
la limitation de la capacité, la seconde la fait perdre.
La capacité d'exercice est limitée dans les cas suivants:
1) l'enfant qui, ayant atteint l'âge de discernement, n'a pas atteint
celui de la majorité;
2) le prodigue;
3) le faible d'esprit.
L'enfant est doué de discernement lorsqu'il atteint l'âge de 12 ans
grégoriens révolus.
Ne jouit pas de la capacité d'exercice:
1) l'enfant qui n'a pas atteint l'âge de discernement ;
2) le dément et celui qui a perdu la raison.
La personne qui perd la raison de manière discontinue a pleine
capacité durant ses moments de lucidité.
La perte volontaire de la raison ne dégage pas de la responsabilité.