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Cor HC14

Le document présente un corrigé d'un contrôle sur l'analyse numérique et l'optimisation, abordant des problèmes de différences finies et d'espaces de Sobolev. Il traite des schémas explicites, de la stabilité des solutions, et des formulations variationnelles pour des problèmes aux limites. Les résultats incluent des inégalités de Cauchy-Schwarz et des conditions d'unicité pour les solutions des équations différentielles partielles.

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Ecole Polytechnique - Promotion 2012

Analyse Numérique et Optimisation (MAP 431)


Corrigé du contrôle HC du 16 avril 2014

Problème 1 : différences finies


Question 1. Le schéma est explicite. Pour prendre en compte la condition initiale et les
conditions limites, on impose

∀0 ≤ j ≤ J + 1, ∀l ∈ Z, u0j,l = u0 (rj , θl ) et ∀l ∈ Z, ∀0 ≤ n ≤ N, un0,l = 0, unJ+1,l = 0.

La condition de périodicité en θ s’écrit

∀(j, l, n) ∈ |[1, J]| × Z × |[0, N ]| unj,l+L = unj,l .

La solution approchée à l’instant tn est donc complètement caractérisée par les J × L


valeurs unj,l pour 1 ≤ j ≤ J et 0 ≤ l ≤ L − 1 (par exemple).
Question 2. Le schéma est consistant, d’ordre 1 en temps et 2 en espace.
Question 3. On peut récrire le schéma (3) à l’aide des fonctions unj (θ) sous la forme

un+1
j (θ) − unj (θ) unj+1 (θ) − 2unj (θ) + unj−1 (θ) unj+1 (θ) − unj−1 (θ) unj (θ + ∆θ) − 2unj (θ) + unj (θ + ∆θ)
= + + .
∆t ∆r2 2rj ∆r rj2 ∆θ2

En passant en représentation de Fourier pour la variable θ, on obtient


bn+1
u bnj,k
j,k − u bnj+1,k − 2b
u bnj−1,k
unj,k + u bnj+1,k − u
u bnj−1,k eik∆θ − 2 + e−ik∆θ n
= + + bj,k .
u
∆t ∆r2 2rj ∆r rj2 ∆θ2

En remarquant que eiα − 2 + e−iα = −4 sin2 (α/2), il vient


 
∆t ∆t 4∆t 2 k∆θ
Mk = I − A+ B− sin C,
∆r2 2∆r ∆θ2 2
où la matrice A est la matrice tridiagonale symétrique telle que Ajj = 2 et Aj,j+1 =
Aj,j−1 = −1, où la matrice B est la matrice tridiagonale telle que Bjj = 0, Bj,j+1 = rj−1
et Bj,j−1 = −rj−1 , et où C est la matrice diagonale telle que Cjj = rj−2 .
Question 4. Si pour tout k ∈ Z, kMk k2 ≤ 1, on a pour tout 0 ≤ n ≤ N et tout k ∈ Z,
kUb n k ≤ kU
b 0 k, où k · k désigne la norme euclidienne sur CJ . Il en résulte que pour tout
k k
0 ≤ n ≤ N,
J
X L−1
X J
X Z 2π J
X X X
∆r ∆θ|unj,l |2 = ∆r |unj (θ)|2 dθ = ∆r unj,k |2 = ∆r
|b b n k2
kUk
j=1 l=0 j=1 0 j=1 k∈Z k∈Z

X J
X L−1
X J
X L−1
X
≤ ∆r b 0 k2 =
kU ∆r ∆θ|u0j,l |2 = ∆r ∆θ|u0 (rj , θl )|2 .
k
k∈Z j=1 l=0 j=1 l=0

1
J
X L−1
X
Cette inégalité assure que le schéma est stable en ce sens que la quantité ∆r ∆θ|unj,l |2 ,
j=1 l=0
Z bZ 2π
qui est une approximation de l’intégrale |u(r, θ, tn )|2 dθ dr, reste bornée au cours
a 0
Z 2 Z 2π 1/2
2
du temps. Notons que v 7→ kvk := |v(r, θ)| dθ dr définit une norme sur
1 0
1
L2 (Ω) équivalente à la norme usuelle : ∀v ∈ L2 (Ω), 2 kvkL2 ≤ kvk ≤ kvkL2 .

Problème 2 : espaces de Sobolev et formulations variationnelles


Question 1. On a
!
Z 2 Z 2π Z 2 Z 2π 2 2
∂φ 1 ∂φ
k∇φk2L2 (Ω) = r 2
|∇φ(r, θ)| dθ dr = r (r, θ) + 2 (r, θ) dθ dr.
1 0 1 0 ∂r r ∂θ

En dérivant la série de Fourier sous le signe somme (ceci est parfaitement licite pour des
fonctions de classe C ∞ ), on obtient
∂φ X ∂φ X
(r, θ) = φ0k (r)ek (θ) et (r, θ) = ikφk (r)ek (θ),
∂r ∂θ
k∈Z k∈Z

et donc
Z 2π 2 Z 2π 2
∂φ X ∂φ X
(r, θ) dθ = |φ0k (r)|2 et (r, θ) dθ = k 2 |φk (r)|2 .
0 ∂r 0 ∂θ
k∈Z k∈Z

XZ 2
k∇φk2L2 (Ω) = r|φ0k (r)|2 + k 2 r−1 |φk (r)|2 dr.

Finalement,
k∈Z 1

Question 2. On déduit de l’inégalité de Cauchy-Schwarz que pour tout r ∈ [1, 2],


Z 2 Z r 1/2 Z r 1/2 Z 2 1/2
0 0 2 0 2
|f (r)| = f (t) dt ≤ 1 dt |f (t)| dt ≤ |f (t)| dt .
1 1 1 1

En élevant au carré les deux membres de l’inégalité ci-dessus, puis en multipliant par r et
en intégrant sur [1, 2], on obtient
Z 2 Z 2  Z 2
3 2 0 2
 Z
r|f (r)|2 dr ≤ r dr |f 0 (t)|2 dt ≤ t|f (t)| dt.
1 1 1 2 1

Soit φ ∈ C ∞ (Ω) ∩ V . Comme φ(1, θ) = 0 pour tout θ ∈ R, la fonction φk vérifie pour tout
k ∈ Z, φk ∈ C ∞ ([1, 2], C) ⊂ C 1 ([1, 2], C) et φk (1) = 0. On a donc pour tout k ∈ Z,
Z 2
3 2
Z
r|φk (r)|2 ≤ r|φ0k (r)|2 dr.
1 2 1

On en déduit que
XZ 2 Z 2
3X 3
kφk2L2 (Ω) = 2
r|φk (r)| dr ≤ r|φ0k (r)|2 dr ≤ k∇φk2L2 (Ω) .
2 2
k∈Z 1 k∈Z 1

On obtient ainsi
∀φ ∈ C ∞ (Ω) ∩ V, kφkL2 (Ω) ≤ CΩ k∇φkL2 (Ω) ,

2
avec CΩ = 3/2. On déduit de la densité de C ∞ (Ω)∩V dans V (muni de la norme H 1 (Ω))
p

et de la continuité des fonctions H 1 (Ω) 3 v 7→ kvkL2 (Ω) ∈ R et H 1 (Ω) 3 v 7→ k∇vkL2 (Ω) ∈


R que
∀v ∈ V, kvkL2 (Ω) ≤ CΩ k∇vkL2 (Ω) .

Question 3. La fonction u0 (r, θ) = ln(r)/ ln(2) est dans C ∞ (Ω) et vaut 0 sur Γ1 . Elle est
donc dans V . En outre u0 = 1 sur Γ2 et
∂ 2 u 1 ∂u 1 ∂2u ln(2) 1 ln(2)
−∆u0 (r, θ) = − 2
− − 2 2
= 2 − − 0 = 0.
∂r r ∂r r ∂θ r r r
Donc u0 est solution de (4). Soit u une solution de (4) et w = u − u0 . La fonction w est
solution du problème
chercher w ∈ H01 (Ω) tel que

(P )
−∆w = 0 au sens faible dans Ω.
On sait (cf. poly Section 5.2.1) que ce problème admet la fonction nulle comme unique
solution. Donc u = u0 , ce qui prouve que u0 est l’unique solution de (4).
Question 4. Pour k = 1, 2, on note Lk l’application linéaire qui à une fonction u ∈ H 1 (Ω)
associe u|Γk . D’après le théorème de trace, Lk est continue de H 1 (Ω) dans L2 (Γk ). Comme
V = Ker(L1 ), l’espace V , muni du produit scalaire de H 1 (Ω), est un espace de Hilbert.
Pour tout v ∈ V , on pose kvkV = kvkH 1 (Ω) . Soit
Z Z Z
a(u, v) = ∇u · ∇v + uv et b(v) = f v.
Ω Γ2 Ω
En utilisant la continuité de L2 , on obtient
∀(u, v) ∈ V ×V, |a(u, v)| ≤ k∇ukL2 (Ω) k∇vkL2 (Ω) +kL2 (u)kL2 (Γ2 ) kL2 (v)kL2 (Γ2 ) ≤ (1+C 2 )kukV kvkV .
On déduit par ailleurs de l’inégalité de Poincaré établie à la question 2 que
∀u ∈ V, a(u, u) ≥ k∇uk2L2 (Ω) ≥ (1 + CΩ2 )−1 kuk2V .
La forme bilinéaire (symétrique) a est donc continue et coercive sur V . Comme f ∈ L2 (Ω),
la forme bilinéaire b est continue sur V . Il résulte du théorème de Lax-Milgram que le pro-
blème (5) est donc bien posé. Ce problème est une formulation variationnelle du problème
aux limites avec condition au bord de Dirichlet sur Γ1 et condition au bord de Fourier sur
Γ2 , consistant à chercher u ∈ H 2 (Ω) tel que −∆u = f au sens faible dans Ω, u = 0 sur Γ1 ,
∂u
et ∂n + u = 0 sur Γ2 .
Question 5. On reconnaît dans (6) une formulation variationnelle du problème linéaire
elliptique avec condition au bord de Neumann
 chercher u ∈ H 1 (Ω) tel que

−∆u = fα au sens faible dans Ω,


 ∂u
∂n = 0 sur ∂Ω.
On
R sait (Théorème 5.2.18 du poly) que ce problème admet une solution si et seulement si
Ω fα = 0. Or
Z Z 2
fα = 0 ⇔ r(αr + 1) dr = 0 ⇔ α = −9/14.
Ω 1
Le problème (6) admet donc une solution u0 si et seulement si α = −9/14 et l’ensemble des
solutions de (6) est alors composé des fonctions de la forme u0 + C où C est une constante
réelle. La solution est donc unique à une constante additive près, mais n’est pas unique
stricto sensu.

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