Chapitre 1 : Outils mathématiques
1. Grandeurs physiques
1.1. Grandeurs de base
- Les grandeurs physiques sont essentiellement de nature scalaire (Exemple : la
masse, le temps, la température, …) ou de nature vectorielle (Exemple : vitesse,
force, champ électrostatique, …).
- Certaines de ces grandeurs peuvent être considérées comme mutuellement
indépendantes : ce sont les grandeurs de base. Dans le système international (SI), on
compte sept grandeurs de base : la longueur , la masse , le temps , l’intensité du
courant , la température , la quantité de matière et l’intensité lumineuse .
Les autres grandeurs sont dites grandeurs dérivées.
1.2. Dimension d’une grandeur
- Les grandeurs physiques sont liées entre elles par des équations de définition ou
relations propres aux lois naturelles.
- Dans le système des grandeurs de base , , , , , et , la dimension d’une
grandeur est la relation générale : dim = où , , … ∈ sont les
exposants dimensionnels de ; ils sont uniques et caractéristiques de .
- Si = = = ⋯ = 0, la grandeur est sans dimension.
1.3. Homogénéité
Une relation = est homogène si dim = dim .
1.4. Unités d’une grandeur
- Une grandeur est mesurée lorsqu’on définit un rapport entre cette grandeur et une
autre grandeur de même espèce prise comme référence appelée unité. La mesure
de cette grandeur est donc le produit d’un nombre (valeur numérique) de fois cette
unité.
- Un système d’unités comprend des unités de base propres aux grandeurs de base
et des unités dérivées.
- Certaines grandeurs dérivées particulières possèdent leurs propres unités appelées
unités dérivées simples. Les unités de toutes les autres grandeurs dérivées sont
composées à partir des unités de base et des unités dérivées simples : ce sont les
unités dérivées composées.
1.5. Système international d’unité (SI)
1
1.5.1. Grandeurs de base – Unités de base
Grandeur Unité
Dimension
Nom Symbole Nom Symbole
Longueur Mètre m
Masse Kilogramme kg
Temps, durée Seconde s
Intensité électrique Ampère A
Température Kelvin K
Quantité de
Mole mol
matière
!
Intensité
Candela cd
lumineuse
1.5.2. Définition des unités de base
o Le Mètre : distance parcourue en une seconde dans le vide par la lumière
pendant une durée de 1⁄299792458 seconde.
o Le Kilogramme : masse du prototype international du kilogramme.
o La Seconde : durée de 9192631770 périodes de la radiation correspondant à la
transition entre les deux niveaux hyperfins de l’état fondamental de l’atome de
césium 133.
o L’Ampère : intensité de courant électrique constant qui, maintenu dans deux
conducteurs, rectilignes, de longueur infinie, de section circulaire négligeable
et placés à une distance de 1 m l’un de l’autre dans le vide, produirait entre
ces conducteurs une force égale à 2 10,- newton par mètre de longueur.
o Le Kelvin : fraction de 1⁄273,16 de la température thermodynamique du point
triple de l’eau.
o La Mole : quantité de matière d’un système contenant autant d’entités
élémentaires qu’il y a d’atomes dans 0,012 kg de carbone 12.
o La Candela : intensité lumineuse, dans une direction donnée, d’une source qui
émet un rayonnement monochromatique de fréquence 5,4 1012 Hz et dont
l’intensité énergétique dans cette direction est 1⁄683 W. sr ,1 .
2. Repérage d’un point et système de coordonnées
2
2.1. Base Orthonormée Directe (B.O.N.D)
Une base orthonormée directe est constituée de trois vecteurs :
Orthogonaux :
Unitaires
Qui vérifient la ‘’règle de la main droite’’ :
9:1 ∧ 9:< = 9:=
d’expression invariante par permutation circulaire :
9:< ∧ 9:= = 9:1
9:= ∧ 9:1 = 9:<
2.2. Système de coordonnées
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3. Produit scalaire – Produit vectoriel
3.1. Produit scalaire
Définition :
Forme géométrique
Le produit scalaire de deux vecteurs : et
>: (noté : ⋅
>:) faisant entre eux un angle
= (:,
>: ) est égal au produit de leurs normes, multiplié par le cosinus de l’angle :
: ⋅
>: = B:BB
>: BCDE
Forme analytique
Si 1 , < , = et 1, <, = sont les composantes respectives de : et
>: dans la
B.O.N.D. ℬ = (9:1 , 9:< , 9:= ) le produit scalaire de ces deux vecteurs est le scalaire défini
par la relation :
=
: ⋅
>: = 1 1 + < < + = = = H I I
IJ1
☺ Disposition pratique
1 1
>: = K< ⋅ K< L = 1 1 + < < + = =
: ⋅ L
ℬ = ℬ =
4
Propriétés :
Le produit scalaire est :
- une grandeur algébrique ;
- commutatif (: ⋅ >: ⋅ :) ;
>: =
- indépendant de la base d’explicitation ;
- Si : et
>: sont orthogonaux : : ⋅
>: = 0
1 pour S = T L
- Sachant que le symbole de Kronecker est tel que MIN = O
0 pour S ≠ T
On a, si 9:I et 9:V sont deux vecteurs unitaires d’une B.O.N.D. : 9:I ⋅ 9:N = MIN
Le produit scalaire de deux vecteurs est égal au
>:
produit de la norme de l’un des vecteurs par la
mesure algébrique de la projection de l’autre H
vecteur sur celui-ci.
: ⋅
>: = B:B WX
YYYY = B YYYY
>: B WZ W :
K
Composante d’un vecteur suivant une direction
>: suivant une direction par le vecteur
Pour obtenir la composante [I d’un vecteur [
>: ⋅ 9:I = B[
unitaire 9:I , il suffit d’effectuer le produit scalaire : [ >: B cos]9:I , [
>: ^ = [ CDEI =
[I , [I est une grandeur algébrique.
` `
< >
2 2
>:
[
>:
[
O 9:I
9:I
H
O H
YYYY > 0
[I = WZ YYYY < 0
[I = WZ
O
5
3.2. Produit vectoriel
Définition :
Forme géométrique
Dans une [Link]. ℬ = (9:1 , 9:< , 9:= ), le produit vectoriel de deux vecteurs : et
>: faisant
>: :
entre eux un angle l’angle ∈ b0, `c est un vecteur d>: = : ∧
- de direction perpendiculaire au plan défini par : et
>: ;
- de sens tel que le trièdre :,
>:, d>: soit direct ;
- de norme d>: telle que : Bd>:B = B: ∧
>:B = B:B B
>: B ES , : ∧
>: représente l’aire du
parallélogramme construit sur : et
>:.
Forme analytique
- Si 1 , < , = et 1 , < , = sont les composantes respectives de : et
>: dans la base
orthonormée directe (B.O.N.D.) ℬ = (9:1 , 9:< , 9:= ) le produit vectoriel de ces deux
vecteurs est le vecteur d>: = d1 9:1 + d< 9:< + d= 9:= tel que :
d>: = :⋀
>: = (< = − = < )9:1 + (= 1 − 1 = )9:< + (1 < − < 1 )9:=
☺ Disposition pratique
1 1 d1 = (< = − = < )
>: = K< L ∧ K< L = gd< = −(1 = − = 1 )L
d>: = : ∧
ℬ =
ℬ = d= = (1 < − < 1 )
ℬ
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Propriétés :
>: serait opposé à celui
Si la base ℬ = (9:1 , 9:< , 9:= ) était indirecte, le sens de : ∧
défini précédemment.
Le produit vectoriel n’est pas commutatif : (: ∧ >: ∧ :) ;
>: = −
>: + h:^ = ]: ∧
Il est distributif : : ∧ ] >: ^ + (: ∧ h:)
Si : et
>: sont parallèles : : ∧
>: = >0: ;
Dans la base ℬ = (9:1 , 9:< , 9:= ), on a les relations :
9:1 ∧ 9:< = 9:=
9:= ∧ 9:1 = 9:<
9:< ∧ 9:= = 9:1
9:I ∧ 9:I = >0:
4. Notion de champ
Lorsque dans un domaine i de l’espace on définit une grandeur physique en tout
point , on définit un champ.
∈ i si (j, k, l) ⟶ (, ), on dit que est un champ :
Scalaire si (, ) est un scalaire
Vectoriel si (, ) est un vecteur
Exemple :
♣ Champ scalaire : masse volumique, densité volumique de charge,
température, pression, indice de réfraction, potentiel électrostatique
♣ Champ vectoriel : champ de pesanteur n:, champ électrique o>: , champ
>:, vitesse du vent.
d’induction magnétique
Remarque :
♣ Si (, ) = () : le champ est uniforme
♣ Si le (, ) = () : le champ est stationnaire ou permanent