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Jules 2025

Le document présente un aperçu de l'histoire, des institutions et de la société de la République du Congo, en mettant l'accent sur ses symboles nationaux, les présidents depuis 1960, les constitutions, les guerres civiles et les royaumes précoloniaux. Les symboles tels que le drapeau et l'hymne national incarnent l'identité congolaise, tandis que les présidences et les constitutions illustrent les évolutions politiques du pays. Les conflits internes et l'héritage des royaumes, comme le royaume Kongo, soulignent les défis historiques et culturels auxquels le Congo fait face.
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Le document présente un aperçu de l'histoire, des institutions et de la société de la République du Congo, en mettant l'accent sur ses symboles nationaux, les présidents depuis 1960, les constitutions, les guerres civiles et les royaumes précoloniaux. Les symboles tels que le drapeau et l'hymne national incarnent l'identité congolaise, tandis que les présidences et les constitutions illustrent les évolutions politiques du pays. Les conflits internes et l'héritage des royaumes, comme le royaume Kongo, soulignent les défis historiques et culturels auxquels le Congo fait face.
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CULTURE GENERALE

Thème 1 : République du Congo – Histoire, institutions, société.


1. Les symboles de la République (Drapeau, hymne national, devise, emblème national, leur signification et leur
histoire)
2. Les présidents de la République du Congo depuis 1960 (Biographies, mandats, contextes politiques)
3. Les grandes constitutions congolaises (1963, 1973, 1992, 2002, 2015 — évolutions et ruptures)
4. Chronologie des guerres civiles au Congo (1993, 1997, 1998–2003 : causes, conséquences, résolutions)
5. Le royaume Kongo (Origines, organisation politique, culture, colonisation)
6. Le royaume Téké et autres royaumes précoloniaux (Téké, Mboshi, Kouyou, Bembé…)
7. La colonisation française (1880–1960) (Savorgnan de Brazza, administration coloniale, résistance)
8. L’indépendance et les premières années post-coloniales (1960–1968 : Youlou, Massamba-Débat, luttes idéologiques)
9. La Conférence nationale souveraine (1991) (Origine, déroulement, impact sur la transition démocratique)
10. La société congolaise contemporaine (Structure sociale, traditions, urbanisation, mutations)
11. Les défis de la jeunesse congolaise (Emploi, éducation, immigration, marginalisation)
12. La corruption au Congo et ses conséquences (Domaines touchés, perceptions, efforts de lutte)
13. Le système de santé congolais (Structures, défis, personnels de santé, épidémies).
14. L’éducation nationale au Congo (Historique, réformes, défis actuels).
15. Les infrastructures de base au Congo (Transports, énergie, télécommunications, état des lieux).
16. L’économie congolaise : pétrole, forêt, agriculture (Ressources principales, dépendances, diversification).
17. La diaspora congolaise dans le monde (Répartition, rôle économique, culturel et politique).
18. Langues, ethnies et cultures du Congo (Langues nationales, diversité ethnique et culturelle).
19. Le rôle des médias au Congo (Liberté de la presse, presse écrite, radio, Internet)
20. L’armée congolaise : histoire, rôle, modernisation (Des origines coloniales à l’armée moderne )

 Fiche n°1 – Symboles nationaux (drapeau, hymne, devise)


Contexte historique : À l’indépendance en 1960, la République du Congo adopte des symboles nationaux
forts pour affirmer sa souveraineté : le drapeau, l’hymne La Congolaise et la devise « Unité, Travail, Progrès ». Ces
éléments expriment les valeurs, l’histoire et les aspirations du pays.
Contenu principal :
1. Le drapeau national Adopté : 1959 (avant l’indépendance) Description : Diagonale jaune, triangle vert en
haut à gauche, rouge en bas à droite. Symbolique : Vert : espérance, nature, forêt. Jaune : richesse, lumière du
soleil. Rouge : sang versé pour la liberté, courage. Historique : remplacé de 1970 à 1991 sous la République
populaire, puis rétabli.
2. L’hymne national : La Congolaise Paroles : Jacques Tondra, Georges Kibanghi Musique : Jean Royer,
Joseph Spadilière Thèmes : liberté, unité nationale, travail et fierté.

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3. La devise : « Unité – Travail – Progrès » Unité : cohésion entre ethnies et régions. Travail : base du
développement national. Progrès : objectif d’un avenir meilleur.
 Résumé à retenir : Les trois grands symboles de la République du Congo – le drapeau, l’hymne La
Congolaise, et la devise « Unité, Travail, Progrès » – sont des piliers de l’identité nationale. Ils rappellent
les luttes pour la liberté, la diversité culturelle et les valeurs collectives du pays.

 Question type concours : Expliquez la signification des couleurs du drapeau congolais et indiquez une
période pendant laquelle ce drapeau a été remplacé.
 Correction – Réponse attendue : Le vert représente la forêt et l'espérance, Le jaune symbolise la richesse
naturelle et la lumière, Le rouge évoque le courage et le sang versé pour la liberté. Le drapeau a été
remplacé entre 1970 et 1991 sous la République populaire du Congo, avant d’être rétabli en 1991.

 Fiche n°2 – Présidents du Congo depuis 1960


Contexte historique : Depuis l’indépendance obtenue le 15 août 1960, la République du Congo a connu
plusieurs régimes politiques : démocratique, marxiste-léniniste, puis semiprésidentiel. Ces changements se reflètent
à travers les figures présidentielles successives, symboles des grandes périodes de l’histoire politique congolaise.

Contenu principal :
1. Fulbert Youlou (1960-1963) Premier président du Congo indépendant. Ancien prêtre catholique. Régime
marqué par des tensions ethniques et sociales. Renversé après les événements des "Trois Glorieuses" en août 1963.
2. Alphonse Massamba-Débat (1963-1968) Met en place un régime socialiste. Création du Mouvement
national de la révolution. Assassiné en 1977.
3. Marien Ngouabi (1969-1977) Installe la République populaire du Congo. Instaure un régime marxiste-
léniniste. Fondateur du Parti congolais du travail (PCT). Assassiné en mars 1977.
4. Joachim Yhombi-Opango (1977-1979) Succède à Ngouabi. Écarté du pouvoir pour divergence politique.
5. Denis Sassou-Nguesso (1979-1992, puis 1997 à nos jours) Premier long mandat : 1979–1992 (marxiste,
puis ouverture politique). Revient au pouvoir après la guerre civile de 1997. Maintient un régime présidentiel fort.
Préside encore le pays en 2025, malgré des critiques sur la gouvernance et la démocratie.
6. Pascal Lissouba (1992-1997) Premier président élu démocratiquement. Son mandat est interrompu par la
guerre civile de 1997. Exilé après sa chute.

 Résumé à retenir : Depuis 1960, le Congo a connu six présidents. Les plus marquants sont Marien
Ngouabi, fondateur du régime marxiste, et Denis Sassou-Nguesso, qui a dirigé le pays sur deux longues
périodes. Ces présidences reflètent l’instabilité politique, les guerres civiles et les transitions entre
dictature, socialisme et démocratie fragile.

 Question type concours : Citez trois présidents du Congo ayant exercé le pouvoir entre 1960 et 2000 et
précisez une caractéristique importante de leur mandat.
 Correction – Réponse attendue : 1. Fulbert Youlou (1960-1963) : Premier président du Congo
indépendant, renversé après les émeutes de 1963. 2. Marien Ngouabi (1969-1977) : Instaurateur du régime
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marxiste-léniniste et fondateur du Parti congolais du travail. 3. Pascal Lissouba (1992-1997) : Premier
président élu démocratiquement, évincé après la guerre civile.

 Fiche n°3 – Les grandes constitutions du Congo


Contexte historique :
La République du Congo a connu plusieurs constitutions depuis son indépendance en 1960. Ces textes
fondamentaux traduisent les grandes évolutions politiques du pays : de la démocratie parlementaire au régime
marxiste, puis vers une république présidentielle. Chaque constitution reflète les idéologies dominantes, les
aspirations du peuple et les crises politiques traversées.

Contenu principal :
1. Constitution de 1960 (première république) Installe un régime parlementaire. Président élu par
l’Assemblée nationale. Inspirée du modèle français de la IVe République. Ne garantit pas une grande stabilité
politique.
2. Constitution de 1963 Après la chute de Fulbert Youlou. Régime présidentiel renforcé sous Massamba-
Débat. Accent sur le socialisme africain. Limitation des partis politiques.
3. Constitution de 1973 (puis révisée en 1979) Sous Marien Ngouabi. État à parti unique : le Parti congolais
du travail (PCT). Régime marxiste-léniniste. Pouvoir absolu du président. Révision en 1979 pour renforcer Sassou-
Nguesso.
4. Constitution de 1992 (Conférence nationale souveraine) Transition démocratique. Équilibre des pouvoirs
: président + Premier ministre. Reconnaissance des droits humains. Multipartisme et élections libres. Inspirée de la
Constitution française de 1958.
5. Constitution de 2002 Après la guerre civile de 1997. Supprime le poste de Premier ministre. Président
doté de pouvoirs très étendus. Mandat de 7 ans, renouvelable.
6. Révision constitutionnelle de 2015 Permet à Denis Sassou-Nguesso de briguer un nouveau mandat en
2016. Introduit un mandat de 5 ans renouvelable. Suppression de la limite d’âge présidentielle.

 Résumé à retenir : Le Congo a connu six grandes constitutions depuis 1960. Elles traduisent le passage
d’un régime parlementaire à un régime présidentiel autoritaire, avec des phases de monopartisme et de
multipartisme. La plus marquante reste celle de 1992, qui incarne l’ouverture démocratique issue de la
Conférence nationale souveraine.

 Question type concours : Quelle constitution du Congo a instauré le multipartisme et l'équilibre des
pouvoirs, et dans quel contexte a-t-elle été adoptée ?
 Correction – Réponse attendue : La constitution de 1992 a instauré le multipartisme et l’équilibre des
pouvoirs entre le président et le Premier ministre. Elle a été adoptée à la suite de la Conférence nationale
souveraine, dans un contexte de démocratisation après des années de régime autoritaire à parti unique.

 Fiche n°4 – Chronologie des guerres civiles au Congo

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Contexte historique : depuis son indépendance, la République du Congo a traversé plusieurs épisodes de guerre
civile. Ces conflits ont profondément marqué la société congolaise, affaibli les institutions et ralenti le
développement économique. Ils résultent principalement de rivalités politiques, ethniques, et de luttes pour le
pouvoir.

Contenu principal :
1. Crise d’août 1963 (« Trois Glorieuses ») Soulèvement populaire contre Fulbert Youlou. Grèves
générales, émeutes à Brazzaville. Fin du régime parlementaire. Arrivée d’Alphonse Massamba-Débat au pouvoir.
2. Conflits armés de 1993 à 1994 Affrontements entre partisans de Pascal Lissouba (UPADS) et ceux de
Bernard Kolélas (MCDDI), rejoints par les milices de Sassou-Nguesso (Cobra). Guerre urbaine à Brazzaville.
Accord de paix fragile signé en 1994.
3. Guerre civile de juin à octobre 1997 Lutte pour le pouvoir entre Pascal Lissouba (président en exercice)
et Denis SassouNguesso (ancien président). Intervention des troupes angolaises en soutien à Sassou. Chute de
Lissouba. Retour de Sassou-Nguesso au pouvoir en octobre 1997.
4. Résistance armée dans le Pool (1998–2003) Les milices "Ninjas" de Frédéric Bintsamou alias Pasteur
Ntumi s’opposent au régime. Violents combats dans le département du Pool. Cessez-le-feu signé en 2003.
5. Conflit du Pool (2016–2017) Reprise des hostilités après l’élection controversée de 2016. Rébellion des
Ninjas dans le Pool. Accord de paix signé en décembre 2017.

 Résumé à retenir : Le Congo a connu plusieurs guerres civiles majeures entre 1963 et 2017. Les conflits
de 1993–1997 et ceux du Pool (1998–2003 puis 2016–2017) ont causé des milliers de morts, des
déplacements massifs de populations et des destructions d’infrastructures. Ces guerres révèlent les
fragilités institutionnelles et les rivalités persistantes.

 Question type concours : Citez deux grandes guerres civiles qu’a connues le Congo depuis 1990, en
précisant les principaux acteurs impliqués.
 Correction – Réponse attendue : 1. Guerre civile de 1993–1994 : affrontements entre milices loyales à
Pascal Lissouba, Bernard Kolélas et Denis Sassou-Nguesso. 2. Guerre civile de 1997 : conflit armé entre
Pascal Lissouba (président en fonction) et Denis Sassou-Nguesso, qui reprend le pouvoir avec l’aide de
troupes angolaises.

 Fiche n°5 – Le royaume Kongo


Contexte historique : Avant la colonisation, l’Afrique centrale était peuplée de royaumes puissants. Le royaume
Kongo, l’un des plus influents, a rayonné du XIVe au XIXe siècle sur un vaste territoire incluant une partie de
l’actuel Congo-Brazzaville, l’Angola, et le sud du Gabon. Il fut un acteur majeur des échanges commerciaux,
religieux et politiques avec l’Europe.
Contenu principal :
1. Fondation et étendue Fondé vers le XIVe siècle. Capitale : Mbanza Kongo (actuelle Angola). Territoire :
nord de l’Angola, ouest de la RDC, sud du Congo-Brazzaville.

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2. Organisation politique Monarchie centralisée dirigée par un roi appelé Manikongo. Structure
administrative organisée en provinces dirigées par des gouverneurs. Langue véhiculaire : le kikongo.
3. Relations avec les Européens Premiers contacts avec les Portugais en 1483. Conversion du roi Nzinga
Nkuwu au christianisme en 1491 (baptisé Jean Ier). Alliance militaire et échanges commerciaux : ivoire, cuivre,
esclaves. Influences culturelles et religieuses (catholicisme, architecture).
4. Déclin et disparition Guerres internes et conflits avec les Portugais. Affaibli par la traite négrière.
Désintégration progressive au XIXe siècle avec la colonisation.

 Résumé à retenir : Le royaume Kongo était un empire structuré et influent, avec une capitale organisée,
une culture politique avancée, et des échanges actifs avec l’Europe. Il est un symbole fort de l’histoire
précoloniale du Congo. Sa mémoire demeure vive dans les traditions et l’identité des peuples du sud du
pays.

 Question type concours : Quel était le nom du roi du royaume Kongo qui s’est converti au christianisme,
et quelle fut la conséquence principale de cette conversion ?
 Correction – Réponse attendue : Le roi Nzinga Nkuwu, baptisé Jean Ier, s’est converti au christianisme
en 1491. Cette conversion a conduit à un rapprochement avec le Portugal, favorisant les échanges
commerciaux et l’introduction du catholicisme dans la région.

 Fiche n°6 – Les Téké et autres royaumes du Congo


Contexte historique : Avant la colonisation européenne, le territoire du Congo-Brazzaville était structuré en
plusieurs royaumes. Ces entités politiques jouaient un rôle essentiel dans l’organisation sociale, économique et
religieuse. Le royaume Téké, notamment, a marqué l’histoire par ses institutions et ses interactions avec les
Européens dès le XIXe siècle.
Contenu principal :
1. Le royaume Téké Peuple bantou établi sur les plateaux du centre du Congo. Société organisée autour
d’un roi appelé Makoko, chef politique et spirituel. Système de chefferies locales très structuré. Économie basée
sur l’agriculture, le commerce et l’artisanat.
2. Traité Makoko–Savorgnan de Brazza (1880) En 1880, le roi Téké Makoko Ilo I signe un traité d’alliance
avec Pierre Savorgnan de Brazza, explorateur français. Ce traité marque le début de la domination française sur le
Congo. Symbolise le choix du royaume Téké de s’allier pacifiquement à la France pour se protéger d’autres
menaces coloniales.
3. Autres royaumes traditionnels Royaume Loango : situé sur la côte (actuelle région du Kouilou),
influencé par le commerce maritime. Royaume Vili : peuple commerçant, lié au royaume de Loango, actif dans le
commerce de l’ivoire et des esclaves. Royaumes Mboshi, Mbochi et Bateke-Bakongo : présents au nord et dans la
cuvette congolaise, avec des traditions guerrières et une forte spiritualité.
4. Héritages actuels Le titre de Makoko existe encore aujourd’hui comme autorité traditionnelle
symbolique. Les traditions, les langues (kitéké, kivili…) et les rites ancestraux demeurent vivants dans la culture
congolaise.

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 Résumé à retenir : Le royaume Téké et les autres royaumes du Congo formaient un réseau structuré de
chefferies et d’autorités politiques bien avant la colonisation. Le traité de Makoko de 1880 est un acte
fondateur de la colonisation française, négocié pacifiquement. Ces royaumes constituent un patrimoine
historique et culturel majeur pour le pays.

 Question type concours : Quel roi du royaume Téké a signé un traité avec la France en 1880, et quelle fut
la conséquence majeure de cet acte ?
 Correction – Réponse attendue : Le roi Makoko Ilo I du royaume Téké a signé un traité avec Savorgnan
de Brazza en 1880. Ce traité a permis à la France d’établir son autorité coloniale sur le territoire congolais ,
amorçant l’intégration du Congo dans l’empire colonial français.

 Fiche n°7 – La colonisation française (1880–1960)


Dates clés
1880 : Traité Makoko – début de l’influence française. 1891 : Le Congo devient colonie française.
1910 : Intégration dans l’Afrique Équatoriale Française (AEF). 1940 : Brazzaville devient capitale de la
France libre en Afrique.
1958 : Autonomie interne du Congo.
15 août 1960 : Indépendance.

Acteurs principaux
Pierre Savorgnan de Brazza : Explorateur français, pacifiste, fondateur de Brazzaville. Administration
coloniale : Gouverneurs, militaires, missionnaires. Travailleurs forcés congolais : utilisés pour construire routes,
chemins de fer (ex : Congo-Océan). Élites africaines : évolués, tirailleurs, syndicalistes, militants indépendantistes.
Formes de domination Politique : pouvoir centralisé à Brazzaville, sans représentation locale. Économique :
exploitation des ressources (bois, caoutchouc, huile de palme). Sociale : travail forcé, impôts, discriminations
raciales. Religieuse et culturelle : évangélisation, francisation des élites. --- Résistances et contestations Résistances
passives (fuite, sabotage, refus d’impôt). Révoltes (Batéké, Loango). Syndicats, partis politiques à partir des années
1940. Conférence de Brazzaville (1944) : début d’un changement de ton.

Conséquences de la colonisation Modernisation partielle des infrastructures.


Désorganisation des structures traditionnelles. Inégalités sociales accentuées. Développement de mouvements
indépendantistes.

 Résumé à retenir : La colonisation française du Congo, amorcée en 1880 avec le traité Makoko, s’est
traduite par une domination politique, économique et culturelle exercée au sein de l’AEF. Malgré quelques
progrès matériels, elle a surtout généré des souffrances, du travail forcé et de fortes résistances, préparant la
voie à l’indépendance en 1960.

 Question type concours : Quel événement symbolise le début de la colonisation française au Congo, et
quelles furent deux de ses principales conséquences sur la population ?
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 Correction – Réponse attendue : Le traité signé avec Makoko en 1880 symbolise le début de la
colonisation française. Deux conséquences majeures furent : 1. L’exploitation par le travail forcé,
notamment sur les grands chantiers (comme le chemin de fer Congo-Océan). 2. La marginalisation des
structures traditionnelles, remplacées par une administration coloniale centralisée.

 Fiche n°8 – Évolution politique post-indépendance


Dates clés
15 août 1960 : Indépendance proclamée, Fulbert Youlou devient président. 1963 : Révolution des Trois
Glorieuses – chute de Youlou.
1968 : Prise de pouvoir de Marien Ngouabi, proclamation de la République populaire. 1977 : Assassinat de
Ngouabi.
1979 : Denis Sassou Nguesso au pouvoir.
1991 : Conférence nationale souveraine.
1992 : Élections pluralistes, Pascal Lissouba président.
1997 : Guerre civile, retour au pouvoir de Sassou Nguesso. 2002 à aujourd’hui : Sassou reste au pouvoir,
plusieurs révisions constitutionnelles.
Régimes successifs
1960–1963 : régime parlementaire sous Youlou, rapidement autoritaire.
1963–1991 : période socialiste (régime militaire, parti unique). 1991–1997 : transition démocratique,
multipartisme.
Depuis 1997 : retour à un régime présidentiel fort, contesté.

Caractéristiques principales Alternance entre dictature militaire, expériences socialistes, ouverture démocratique,
puis présidence renforcée. Rôle central de l’armée dans la vie politique. Faiblesse des institutions démocratiques.
Instabilité politique fréquente, marquée par coups d’État, révoltes et guerres civiles.

Enjeux actuels Consolidation des institutions. Réconciliation nationale après les conflits. Amélioration de la
gouvernance, lutte contre la corruption. Ouverture démocratique réelle.

 Résumé à retenir : Depuis son indépendance en 1960, le Congo a connu une forte instabilité politique,
passant de la démocratie au parti unique socialiste, puis à une transition démocratique. Le pays est
aujourd’hui dirigé par un pouvoir présidentiel fort, après plusieurs crises et conflits armés.

 Question type concours : Citez deux grandes étapes politiques du Congo entre 1960 et 2000, et décrivez
brièvement leur impact.
 Correction – Réponse attendue : 1. 1963 : chute de Fulbert Youlou – Début de la période socialiste et du
parti unique. 2. 1991 : Conférence nationale souveraine – Ouverture vers la démocratie et le multipartisme.
Impact : ces étapes ont marqué des ruptures majeures dans la gouvernance du pays, entraînant d’un côté
une centralisation autoritaire, et de l’autre une tentative de transition démocratique.

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 Fiche n°9 – La Conférence nationale souveraine
Dates clés
25 février – 10 juin 1991 : Tenue de la Conférence nationale souveraine à Brazzaville.
1992 : Élections pluralistes, adoption d’une nouvelle constitution.
Contexte Crise économique grave dans les années 1980. Pressions internes et internationales pour plus de
démocratie. Mobilisation de la société civile, des Églises, des syndicats et des partis politiques émergents. Fin du
régime de parti unique incarné par le Parti congolais du travail (PCT).

Déroulement de la Conférence Plus de 1 000 participants (représentants de partis, ONG, syndicats, Églises,
armée…). Mise en place d’un gouvernement de transition dirigé par André Milongo. Adoption de mesures fortes :
suspension de la constitution de 1979, dissolution des institutions existantes. Définition d’un nouvel ordre
démocratique.

Résultats Restauration des libertés publiques : presse, partis, syndicats. Organisation d’élections libres (1992),
remportées par Pascal Lissouba. Nouvelle constitution adoptée en août 1992. Cependant, les tensions politiques
persistent, menant à de nouveaux conflits (1997).

Portée historique Symbole d’un tournant démocratique majeur en Afrique centrale.


Moment rare où le peuple a pu reprendre la parole politique. Mais la fragilité des institutions a limité les effets à
long terme.

 Résumé à retenir : La Conférence nationale souveraine (1991) marque un tournant démocratique


historique au Congo. Elle a permis de sortir du parti unique, de restaurer les libertés, et d’organiser les
premières élections pluralistes. Mais ses acquis ont été remis en cause par les conflits ultérieurs.

 Question type concours : Quel était l’objectif principal de la Conférence nationale souveraine de 1991, et
quelle fut l’une de ses décisions majeures ?
 Correction – Réponse attendue : L’objectif principal était de mettre fin au régime de parti unique et de
réinstaurer un système démocratique. Une décision majeure fut la mise en place d’un gouvernement de
transition dirigé par André Milongo et la préparation d’élections pluralistes en 1992.

 Fiche n°10 – La société congolaise actuelle


Composition de la société Population estimée : environ 5,5 millions d’habitants (2024). Jeunesse
majoritaire : plus de 60 % ont moins de 25 ans. Groupes ethniques principaux : Kongo, Téké, Mbochi, Sangha, etc.
Langues : français (officiel), lingala et kituba (langues nationales). Religion : majorité chrétienne (catholique et
protestante), avec présence de croyances traditionnelles.
Grands enjeux sociaux Chômage élevé, notamment chez les jeunes diplômés. Pauvreté persistante,
inégalités marquées entre Brazzaville/Pointe-Noire et zones rurales. Urbanisation rapide, souvent anarchique, avec
des problèmes d’accès à l’eau, à l’électricité et aux soins. Accès à l’éducation : progrès en taux de scolarisation,

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mais qualité encore inégale. Santé publique fragile : sous-financement, manque de personnel, infrastructures
limitées.
Rapports sociaux et culturels Solidarité communautaire toujours forte dans les milieux traditionnels.
Émergence d’une classe moyenne urbaine, bien que limitée. Présence active des Églises et des associations
religieuses dans la vie sociale. Rôle croissant des réseaux sociaux dans l’expression des jeunes et de la société
civile.
Défis contemporains Lutte contre la corruption, qui mine la confiance dans les institutions. Problèmes
migratoires internes : exode rural, bidonvilles. Violences urbaines, insécurité, consommation de drogues chez
certains jeunes. Besoin de renforcer la cohésion nationale et de promouvoir l’emploi productif.
 Résumé à retenir : La société congolaise actuelle est jeune, multiculturelle et en mutation rapide. Elle fait
face à de nombreux défis sociaux, comme le chômage, l’urbanisation mal maîtrisée, les inégalités et la
faiblesse des services publics. Mais elle montre aussi des signes de dynamisme et d’ouverture, notamment
à travers sa jeunesse et sa vie associative.

 Question type concours : Quels sont deux défis sociaux majeurs de la société congolaise actuelle et
quelles pourraient être des pistes de solution ?
 Correction – Réponse attendue : Deux défis majeurs sont : 1. Le chômage des jeunes 2. L’accès
insuffisant aux services de base (santé, éducation, logement) Solutions possibles : politiques de création
d’emploi, réforme du système éducatif, investissements dans les infrastructures sociales.

 Fiche n°11 – La jeunesse et l’emploi


Contexte démographique La jeunesse représente plus de 60 % de la population congolaise. Forte croissance
urbaine : afflux massif des jeunes vers les villes (Brazzaville, PointeNoire). Enjeux majeurs pour l’avenir
économique et social du pays.

Principaux défis
1. Chômage massif : Le taux de chômage des jeunes dépasse 30 % dans certaines zones urbaines. Les
jeunes diplômés peinent à intégrer le marché du travail.
2. Inadéquation formation/emploi : Le système éducatif produit des profils peu adaptés aux besoins du
marché (manque de filières techniques, professionnelles). Absence de passerelles entre formation et emploi.
3. Économie informelle dominante : De nombreux jeunes survivent par des petits métiers précaires, sans
protection sociale. Absence de contrat, d’assurance, de stabilité.
4. Manque d’opportunités entrepreneuriales : Accès limité au crédit pour les jeunes. Faible
accompagnement public ou privé pour les projets de création d’entreprise.

Initiatives et perspectives
Programmes de l’État : Fonds d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes (avec soutien international). ONG et
associations : Formations, microfinancement, accompagnement. Nécessité de politiques volontaristes pour intégrer
les jeunes dans les secteurs porteurs : agriculture, numérique, artisanat, BTP, énergie, etc.

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 Résumé à retenir : La jeunesse congolaise fait face à un chômage massif, à un décalage entre formation et
emploi, et à une précarité dans l’économie informelle. Malgré cela, elle constitue un levier essentiel de
développement, à condition que des politiques concrètes et inclusives soient mises en place pour soutenir
l’emploi et l’entrepreneuriat jeunes.

 Question type concours : Quels sont deux obstacles majeurs à l’emploi des jeunes au Congo, et proposez
une solution pour chacun ?
 Correction – Réponse attendue : 1. Obstacle : inadéquation formation/emploi Solution : réformer les
filières éducatives pour les adapter aux besoins du marché. 2. Obstacle : accès difficile au financ ement
Solution : créer des fonds de microcrédit ciblés pour les jeunes entrepreneurs.

 Fiche n°12 – La corruption et ses effets


La corruption désigne l’usage abusif d’un pouvoir à des fins personnelles. Elle peut prendre plusieurs
formes : Pot-de-vin Détournement de fonds publics Favoritisme et népotisme Fraude électorale Corruption
administrative et judiciaire.

Formes de corruption au Congo Corruption de proximité : petits bakchichs dans les écoles, commissariats,
hôpitaux… Corruption institutionnelle : contrats publics truqués, détournements à grande échelle. Impunité : faibles
sanctions judiciaires, protection politique. Corruption électorale : achat de voix, manipulations de listes.

Effets sur le pays :


1. Affaiblissement de l’État : Perte de crédibilité des institutions Dysfonctionnement des services publics
2. Blocage du développement économique : Dissuasion des investisseurs étrangers Inflation des coûts dans
les marchés publics
3. Inégalités sociales aggravées : Accès biaisé aux droits (éducation, emploi, justice) Sentiment d’injustice
généralisée
4. Crise de confiance : Démotivation des citoyens Montée du cynisme et du désengagement politique.

Lutte contre la corruption Institutions en place : Commission nationale de lutte contre la corruption Textes de loi :
Code pénal, conventions internationales ratifiées (ex. : Convention de l’UA, Convention de l’ONU contre la
corruption) Solutions proposées : Renforcement de la transparence Protection des lanceurs d’alerte Éducation
civique Numérisation des services publics

 Résumé à retenir : La corruption au Congo freine le développement, détruit la confiance citoyenne et


renforce les inégalités. Son éradication passe par la volonté politique, la justice indépendante, et une
implication active des citoyens dans le contrôle de la gestion publique.

 Question type concours : Citez deux effets majeurs de la corruption sur la société congolaise et donnez
une solution concrète pour lutter contre chacun.

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 Correction – Réponse attendue : 1. Effet : blocage du développement économique Solution : instaurer
des appels d’offres transparents et contrôlés 2. Effet : affaiblissement des services publics Solution :
contrôler les fonctionnaires et punir les abus de manière exemplaire.

 Fiche n°13 – Le système de santé


Organisation du système de santé au Congo
Le système repose sur un réseau de structures publiques et privées : hôpitaux généraux, centres de santé
intégrés, postes de santé. Ministère de la Santé et de la Population : principal organe de pilotage. Partenaires :
OMS, UNICEF, ONG, bailleurs internationaux (Banque mondiale, Union européenne).

Problèmes majeurs
1. Insuffisance des infrastructures Hôpitaux mal équipés, souvent vétustes. Manque d’ambulances, de lits,
d’équipements de diagnostic.
2. Pénurie de personnel qualifié Médecins concentrés à Brazzaville et Pointe-Noire. Fuite des cerveaux vers
l’étranger. Manque d’agents paramédicaux dans les zones rurales.
3. Accès inégal aux soins Zones rurales mal desservies. Coût élevé des soins pour les familles modestes. Absence
de véritable couverture santé universelle.
4. Sous-financement chronique Faible part du budget national consacrée à la santé. Dépendance à l’aide extérieure.

Maladies les plus fréquentes Paludisme, infections respiratoires, tuberculose, maladies diarrhéiques.
VIH/SIDA encore présent malgré les progrès. Problèmes de malnutrition infantile dans certaines régions. Gestion
difficile des épidémies (ex. : COVID-19, fièvre jaune).
Réformes et initiatives en cours Modernisation de certains hôpitaux (ex. : CHU de Brazzaville, centres de
diagnostic). Campagnes de vaccination avec soutien de l’OMS. Programme de gratuité ciblée (ex. : accouchement,
césarienne, traitement du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans). Projet de mise en place d’une couverture
santé universelle à moyen terme.

 Résumé à retenir : Le système de santé congolais fait face à des carences importantes en infrastructures,
en personnel et en financement. Bien que des efforts existent, l’accès aux soins reste inégal et de nombreux
Congolais peinent à se faire soigner correctement. Une réforme globale est nécessaire pour garantir une
santé pour tous.

 Question type concours : Quels sont deux problèmes majeurs du système de santé congolais et quelles
solutions peut-on envisager pour chacun ?
 Correction – Réponse attendue : 1. Problème : manque d’équipements hospitaliers Solution : investir
dans la modernisation des infrastructures de santé. 2. Problème : pénurie de personnel de santé en zone
rurale Solution : inciter les jeunes médecins à s’y installer (primes, logement, carrière).

 Fiche n°14 – L’éducation nationale

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Structure du système éducatif congolais
Inspiré du modèle français, il comprend : 1. Préscolaire (maternelle) 2. Primaire (6 ans) 3. Secondaire :
Premier cycle (collège) Second cycle (lycée général, technique ou professionnel) 4. Enseignement supérieur
(universités, écoles professionnelles) Ministères concernés : Ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire,
secondaire et de l’alphabétisation Ministère de l’Enseignement technique et professionnel Ministère de
l’Enseignement supérieur

Défis majeurs
1. Manque d’infrastructures scolaires Classes surchargées (parfois plus de 70 élèves) Bâtiments vétustes ou
inexistants en zone rurale Insuffisance de manuels scolaires
2. Pénurie et précarité des enseignants. Nombre d’enseignant insuffisant Faible rémunération, manque de
formation continue Grèves récurrentes
3. Inégalités d’accès à l’éducation Écarts entre zones urbaines et rurales Difficulté d’accès à l’éducation des
filles dans certaines zones Taux d’abandon scolaire élevé
4. Faible adéquation avec le marché de l’emploi Trop peu de formations techniques et professionnelles
Programmes peu révisés, parfois inadaptés

Réformes et initiatives récentes Plan décennal de l’éducation 2015–2025 Création de centres de formation
professionnelle Partenariats avec l’UNESCO et l’UNICEF Projets de numérisation de l’enseignement (e-learning)
Campagnes pour l’éducation des filles et la scolarisation universelle.

 Résumé à retenir : L’éducation au Congo est confrontée à des problèmes d’infrastructures, de qualité des
enseignements et d’inégalités d’accès, mais elle reste une priorité nationale pour favoriser le
développement humain. Des réformes structurelles et un investissement accru sont indispensables pour
offrir une éducation de qualité pour tous.

 Question type concours : Citez deux défis rencontrés par l’éducation nationale au Congo et proposez une
solution pour chacun.
 Correction – Réponse attendue : 1. Défi : surcharge des classes Solution : construire de nouvelles écoles
et recruter plus d’enseignants. 2. Défi : inadaptation de la formation au marché de l’emploi Solution :
développer les filières techniques et professionnelles.

 Fiche n°15 – Les infrastructures au Congo


Définition et importance :
Les infrastructures désignent l’ensemble des installations physiques nécessaires au fonctionnement de
l’économie et des services publics : Infrastructures de transport : routes, ports, aéroports, chemins de fer
Infrastructures énergétiques : barrages, réseaux électriques Infrastructures sociales : écoles, hôpitaux, logements
Télécommunications : réseaux téléphoniques et internet Elles sont essentielles au développement économique, à
l’intégration régionale et à la cohésion sociale.

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État des lieux au Congo
1. Transports Réseau routier souvent en mauvais état, notamment en saison des pluies Peu de routes
goudronnées hors des grandes villes Le CFCO (chemin de fer Congo-Océan) en difficulté Ports de Pointe-Noire et
de Brazzaville importants mais à moderniser
2. Énergie Faible accès à l’électricité en zone rurale Dépendance aux barrages hydroélectriques (ex. :
Imboulou) Coupures fréquentes dans les villes
3. Télécommunications Développement rapide de la téléphonie mobile Couverture internet inégale, surtout
dans l’arrière-pays Réseaux encore peu fiables pour l’administration
4. Infrastructures sociales Écoles et hôpitaux souvent mal équipés Manque d’eau potable et
d’assainissement dans certaines zones Habitat précaire dans les périphéries urbaines.

Projets et perspectives Programme de réhabilitation des routes nationales (RN1, RN2…) Développement du port en
eau profonde de Pointe-Noire Projets d’interconnexion électrique régionale (CEMAC) Partenariats avec la Chine,
la Banque mondiale, la BAD pour les financements Digitalisation de l’administration publique et des services (e-
gouvernement).

 Résumé à retenir : Le Congo dispose d’un potentiel important en matière d’infrastructures, mais celles ci
restent insuffisantes, inégalement réparties et souvent dégradées. Leur modernisation est indispensable
pour désenclaver les régions, stimuler l’économie et améliorer les conditions de vie des citoyens.

 Question type concours : Quels sont deux problèmes majeurs liés aux infrastructures au Congo et quelles
solutions peut-on envisager ?
 Correction – Réponse attendue : 1. Problème : routes en mauvais état Solution : investir dans l’entretien
régulier du réseau routier national. 2. Problème : accès limité à l’électricité Solution : développer les
énergies renouvelables et élargir le réseau électrique.

 Fiche n°16 – Économie du Congo : forêt, pétrole, agriculture


Caractéristiques générales de l’économie congolaise
Économie rentière et peu diversifiée, dépendante du secteur pétrolier. Potentiel énorme en ressources
naturelles (forêt, minerais, eau, terres fertiles). Contribution inégale des secteurs à l’emploi et au PIB.
1. Le pétrole : moteur de l’économie Le Congo est l’un des premiers producteurs de pétrole d’Afrique
centrale. Représente plus de 80 % des recettes d’exportation et une large part du budget de l’État. Exploitation
offshore par des entreprises étrangères (TotalEnergies, Eni, Chevron…). Problèmes : dépendance excessive,
volatilité des prix, faible transformation locale.
2. La forêt : richesse sous-exploitée Le Congo fait partie du bassin du Congo, deuxième poumon
écologique mondial. Forêts riches en bois précieux (okoumé, sapelli, ayous…). Exportation de grumes, mais peu de
transformation sur place. Problèmes : déforestation, exploitation illégale, faible valeur ajoutée.
3. L’agriculture : un secteur marginalisé Moins de 10 % du PIB, alors qu’il emploie une grande partie de la
population rurale. Cultures vivrières : manioc, banane, arachide, maïs. Cultures de rente peu développées (cacao,

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café, palmier à huile). Freins : manque d’équipements, enclavement, faible financement, vieillissement des
agriculteurs.
Axes de diversification économique Promotion de l’agro-industrie et de la transformation locale.
Développement de zones économiques spéciales (ZES) pour attirer les investissements. Relance du secteur minier
(fer, potasse, cuivre). Mise en valeur du tourisme écologique.

 Résumé à retenir : L’économie congolaise est très dépendante du pétrole, mais dispose de ressources
agricoles et forestières importantes encore peu valorisées. La diversification est essentielle pour réduire la
vulnérabilité économique et créer plus d’emplois durables.

 Question type concours : Pourquoi l’économie congolaise est-elle vulnérable et comment peut-on la
rendre plus résiliente ?
 Correction – Réponse attendue : Vulnérabilité : dépendance au pétrole et aux exportations non
transformées. Solutions : diversification par le développement de l’agriculture, de l’agro-industrie et de la
transformation locale des ressources.

 Fiche n°17 – La diaspora congolaise


Définition et localisation
La diaspora congolaise désigne l’ensemble des Congolais vivant à l’étranger, temporairement ou de façon
permanente. Elle est estimée à plusieurs centaines de milliers de personnes, réparties principalement en : France (la
plus importante communauté) Belgique, Canada, États-Unis, Afrique centrale (Gabon, RDC, Cameroun…) ;

Rôles et apports de la diaspora


1. Rôle économique Envois de fonds importants (transferts vers les familles) Soutien à des projets locaux (santé,
éducation, commerce…) Investissements productifs (entreprises, immobilier…)
2. Rôle culturel et social Promotion de la culture congolaise à l’étranger (musique, gastronomie, littérature)
Création d’associations de solidarité et d’entraide Défense des droits humains et engagement citoyen
3. Rôle politique Prise de position sur la gouvernance du pays Mobilisation lors des élections ou événements
politiques majeurs Influence dans les débats publics via les réseaux sociaux et médias.

Défis liés à la diaspora Faible coordination entre diaspora et institutions nationales Difficulté d’intégration dans
certains pays d’accueil Manque de politiques publiques attractives pour les inciter à revenir ou investir Méfiance
entre l’État et une partie de la diaspora perçue comme critique .

Initiatives et perspectives Création d’un ministère ou département en charge des Congolais de l’étranger
Organisation de forums économiques avec la diaspora Projets de vote des Congolais de l’étranger Développement
de programmes de retour volontaire et d’incitation à l’investissement ;

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 Résumé à retenir : La diaspora congolaise est une ressource stratégique pour le développement du pays.
Elle joue un rôle économique, social, culturel et politique important, mais son potentiel est encore
insuffisamment valorisé par les autorités congolaises.

 Question type concours : Citez deux rôles majeurs de la diaspora congolaise et deux défis auxquels elle
est confrontée.
 Correction – Réponse attendue : Rôles : 1. Envois de fonds et investissements économiques 2. Promotion
de la culture et engagement citoyen Défis : 1. Faible coordination avec l’État 2. Manque de politique
incitative pour les retours et investissements.

 Fiche n°18 – Langues et cultures du Congo


Diversité linguistique, Le Congo-Brazzaville est un pays plurilingue, avec : Le français comme langue
officielle (héritage colonial) Deux langues nationales : le lingala (Nord et zone militaire) le kituba (Sud et zone
civile) Plus de 60 langues locales (bantu ou nilo-sahariennes), liées aux groupes ethniques (téké, mbochi, kongo,
etc.) Cette diversité linguistique reflète la richesse culturelle du pays, mais pose aussi des défis pour l’éducation et
l’unité nationale.

Diversité culturelle
1. Traditions et coutumes Fort attachement aux valeurs claniques et communautaires Rites initiatiques
(bwiti, kimba, etc.) Poids des chefferies traditionnelles
2. Patrimoine artistique Musique traditionnelle (tambours, sanza…) et moderne (rumba congolaise,
ndombolo) Littérature (Sony Labou Tansi, Tchicaya U Tam’si…) Danse, sculpture, artisanat très vivants
3. Religion et spiritualité Majorité chrétienne (catholiques, protestants, évangéliques) Religions
traditionnelles toujours pratiquées Croissance de l’islam et des mouvements syncrétiques

Enjeux et défis culturels Préservation des langues locales menacées par l’urbanisation Transmission
intergénérationnelle des traditions en déclin Manque d’investissements publics dans la culture Risque
d’uniformisation culturelle par la mondialisation

Actions de valorisation Création de festivals culturels (Fespam, Journée des langues nationales…) Inclusion des
langues locales dans les programmes scolaires Soutien aux artistes et aux institutions culturelles Protection du
patrimoine immatériel auprès de l’UNESCO.

 Résumé à retenir : Le Congo est un pays riche en langues et en cultures, mais cette richesse est fragile. La
valorisation et la préservation du patrimoine culturel congolais sont essentielles pour renforcer l’identité
nationale et le vivre-ensemble.

 Question type concours : Pourquoi peut-on dire que le Congo est un pays multiculturel, et quels sont les
défis liés à cette diversité ?

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 Correction – Réponse attendue : Multiculturalisme : Présence de plusieurs langues locales, deux langues
nationales, et le français Diversité des pratiques religieuses, artistiques et coutumières
Défis : Risque de disparition des langues Manque de transmission des traditions aux jeunes générations.

 Fiche n°19 – Le rôle des médias


Définition et types de médias
Les médias sont les moyens de communication qui transmettent l’information au public. Ils jouent un rôle
crucial dans la formation de l’opinion publique, la transparence démocratique et l’éducation citoyenne. Types
principaux : Presse écrite (journaux, revues) Radio et télévision (publiques et privées) Médias en ligne et réseaux
sociaux .
Paysage médiatique congolais Médias publics : Télé Congo, Radio Congo Médias privés : DRTV, Top TV,
Vox TV, et plusieurs journaux comme La Semaine Africaine Développement de médias numériques et blogs
Influence croissante des réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, TikTok) .

Rôles des médias au Congo


1. Informer Diffusion de l’actualité nationale, africaine et internationale Sensibilisation sur les sujets de
société (santé, citoyenneté, environnement…)
2. Éduquer Programmes culturels, éducatifs et historiques Participation à la lutte contre les fausses
informations
3. Contrôler Fonction de contre-pouvoir face aux autorités Enquêtes journalistiques sur la corruption, la
mauvaise gouvernance 4. Animer la vie démocratique Couverture des débats politiques Offrir une tribune aux
partis, syndicats et société civile .

Défis rencontrés :
Manque d’indépendance des médias publics Censure ou autocensure des journalistes Insuffisance de
formations professionnelles Prolifération des fake news sur Internet Faible accès à l’information en zone rurale.

Cadre légal
Existence d’un Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) Liberté de la presse garantie par
la Constitution, mais souvent mise en cause Nécessité de réformes pour renforcer la régulation et la liberté
d’expression.

 Résumé à retenir : Les médias au Congo jouent un rôle fondamental dans la démocratie, l’éducation
citoyenne et le contrôle du pouvoir, mais ils font face à plusieurs défis comme le manque d’indépendance,
la désinformation et l’accès inégal à l’information.

 Question type concours : Citez trois fonctions principales des médias dans une société démocratique et
deux difficultés spécifiques rencontrées par les médias congolais.
 Correction – Réponse attendue : Fonctions : 1. Informer le public 2. Éduquer les citoyens 3. Servir de
contre-pouvoir
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Difficultés : 1. Manque d’indépendance des médias publics 2. Censure et prolifération de fausses informations

 Fiche n°20 – L’armée congolaise : historique et modernisation


Contexte historique
L’armée congolaise, aujourd’hui appelée Forces armées congolaises (FAC), a été créée après
l’indépendance du Congo en 1960. Elle est issue des anciens tirailleurs et supplétifs de l’armée coloniale française.
Étapes clés :
1960–1963 : Mise en place des premières structures militaires nationales 1970–1991 : Militarisation du
régime sous le Parti congolais du travail (PCT)
1993–1997 : Guerres civiles, divisions internes et implication des milices 1997 : Retour au pouvoir de
Denis Sassou Nguesso avec l’appui d’alliés militaires
2000–2020 : Phase de reconstruction, avec aide de partenaires étrangers

Missions principales des FAC


1. Défense de l’intégrité territoriale
2. Sécurisation intérieure contre les groupes armés ou rebelles
3. Soutien à la population en cas de catastrophes naturelles

4. Participation à des opérations de paix à l’étranger (casques bleus).


5. Protection des institutions et des frontières.

Organisation et effectifs Armée de terre, marine nationale, armée de l’air, gendarmerie nationale Recrutement via
concours et engagements volontaires Présence de formations spécialisées : forces spéciales, transmissions,
ingénieurs Écoles militaires : Ecole militaire préparatoire (EMPT), Ecole de gendarmerie, etc.
Modernisation et défis Enjeux de modernisation : Acquisition de nouveaux équipements (véhicules,
aéronefs, radars…) Formation des troupes aux menaces contemporaines (terrorisme, cyberdéfense) Coopération
militaire avec la France, la Chine, la Russie, les USA Défis : Faible budget de la défense Problèmes de logistique et
d’entretien du matériel Nécessité de renforcer la discipline et l’éthique militaire
Rôle dans la société Forte symbolique d’unité nationale et de protection du peuple Engagement dans des
activités de développement civil (ponts, routes, forages) Participation aux cérémonies officielles et aux missions
humanitaires

 Résumé à retenir : L’armée congolaise a connu des périodes d’instabilité mais joue aujourd’hui un rôle
central dans la sécurité nationale, la coopération internationale et le développement. Sa modernisation reste
un défi prioritaire pour garantir sa professionnalisation et son efficacité. ---

 Question type concours : Quelles sont les missions principales de l’armée congolaise et quels sont deux
défis majeurs auxquels elle est confrontée ?

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 Correction – Réponse attendue : Missions : 1. Défendre l’intégrité du territoire 2. Assurer la sécurité
intérieure 3. Participer aux opérations de paix 4. Appuyer les autorités civil es Défis : 1. Manque de
ressources et d’équipements modernes 2. Besoin de formation adaptée aux menaces actuelle

Thème 2 : Institution et droits constitutionnel


1. Séparation des pouvoirs
2. Rôle du président
3. Fonctionnement du gouvernement
4. Parlement : rôle, composition
5. Conseil constitutionnel
6. La justice : magistrats, procédures
7. Collectivités locales
8. Le droit de vote au Congo
9. Rôle et fonctionnement des partis politiques
10. L’opposition politique et la société civile

 Fiche 2.1 — Séparation des pouvoirs


Contexte historique : La notion de séparation des pouvoirs est un principe fondamental des régimes démocratiques.
Popularisée par Montesquieu au XVIIIe siècle, elle vise à éviter la concentration du pouvoir en instaurant un
équilibre entre les différentes fonctions de l'État. Au Congo, ce principe est inscrit dans la Constitution mais reste
soumis à des réalités politiques particulières.

Contenu principal

Définition : La séparation des pouvoirs consiste à répartir les fonctions de l’État entre trois grandes institutions :

Le pouvoir exécutif : chargé de l’application des lois (Président, Gouvernement).

Le pouvoir législatif : chargé de faire les lois (Parlement).

Le pouvoir judiciaire : chargé de juger les litiges (tribunaux, magistrature). Objectif : éviter les abus de
pouvoir en instaurant un système de contrôle mutuel.

Application au Congo : La Constitution reconnaît cette séparation. Toutefois, l’exécutif (surtout le Président)
exerce une forte influence sur les autres pouvoirs, notamment le législatif et le judiciaire. Cette situation peut
parfois limiter l’indépendance effective des institutions.

 Résumé à retenir : La séparation des pouvoirs vise à garantir la démocratie en empêchant la concentration
du pouvoir. Au Congo, elle existe dans les textes mais reste partiellement appliquée dans la pratique.
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 Question type concours : Pourquoi la séparation des pouvoirs est-elle essentielle dans un État
démocratique ?
 Réponse corrigée : Elle est essentielle car elle permet d’éviter les abus de pouvoir en répartissant les
fonctions entre plusieurs institutions indépendantes. Chaque pouvoir contrôle l’autre, assurant ainsi un
équilibre qui protège les droits des citoyens. Sans cette séparation, un régime peut rapidement devenir
autoritaire

 Fiche 2.2 — Rôle du président


Contexte historique : Depuis l’indépendance du Congo en 1960, la fonction présidentielle a toujours occupé une
place centrale dans l’organisation politique du pays. Que ce soit sous des régimes à parti unique ou dans le cadre de
constitutions pluralistes, le président a été le pivot du pouvoir exécutif.

Contenu principal

Statut du président : Chef de l’État, garant de la Constitution, élu au suffrage universel direct pour un
mandat fixé par la Constitution. Pouvoirs principaux : Nommer le Premier ministre (ou chef du gouvernement).
Présider le Conseil des ministres. Promulguer les lois votées par le Parlement. Commander les forces armées.
Conclure des traités et accords internationaux. Dissoudre l’Assemblée nationale dans certains cas. Recourir au
référendum.

Rôle symbolique et réel : Symbole de l’unité nationale. Détient une large influence sur l’administration, la justice,
l’armée et les nominations. Critiques : Une trop grande concentration des pouvoirs entre les mains du président
limite parfois l’équilibre démocratique. Certaines pratiques politiques (révisions constitutionnelles, longévité au
pouvoir) ont renforcé sa domination.

 Résumé à retenir : Le président de la République est l’acteur central du pouvoir exécutif au Congo. Il
détient des fonctions essentielles qui en font le chef suprême de l’État, même si cela peut poser des défis à
la séparation des pouvoirs.
 Question type concours : Citez trois pouvoirs importants du président de la République du Congo.
 Réponse corrigée : Trois pouvoirs importants sont : 1. Nommer le Premier ministre et les membres du
gouvernement. 2. Commander les forces armées . 3. Promulguer les lois adoptées par le Parlement.

 Fiche 2.3 — Fonctionnement du gouvernement


Contexte historique : Depuis l’indépendance, la structure et les rôles du gouvernement congolais ont évolué selon
les constitutions et les régimes politiques. Dans un régime présidentiel comme celui du Congo, le gouvernement est
sous l’autorité directe du président de la République.

Contenu principal : Composition du gouvernement : Le Premier ministre (s’il existe selon la constitution en
vigueur), chef du gouvernement. Les ministres, parfois accompagnés de ministres délégués ou de secrétaires d’État.

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Fonctions principales : Élaborer et exécuter les politiques publiques. Préparer les projets de loi soumis au
Parlement. Gérer les affaires courantes de l’État dans leurs domaines respectifs. Appliquer les décisions du
président.

Responsabilité : Le gouvernement est responsable devant le président, non pas directement devant le
Parlement, sauf cas spécifiques. Il doit rendre compte de l’action publique et exécuter les missions définies par le
chef de l’État.

Fonctionnement concret : Le Conseil des ministres est présidé par le président de la République. Les
ministres ont un pouvoir exécutif délégué mais limité par la forte centralisation présidentielle.

 Résumé à retenir : Le gouvernement congolais applique les politiques définies par le président. Il est
composé de ministres chargés de secteurs spécifiques mais reste subordonné à l’autorité présidentielle.
 Question type concours : Quel est le rôle principal d’un ministre dans le gouvernement congolais ?
 Réponse corrigée : Un ministre est chargé d’appliquer la politique de l’État dans un domaine précis (santé,
éducation, défense…). Il propose des projets de réforme, gère les services de son ministère et participe à
l’élaboration des lois, to ut en respectant les orientations du président.

 Fiche 2.4 — Parlement : rôle, composition


Contexte historique : Le Parlement congolais est l’institution législative du pays. Il a connu plusieurs
transformations à travers les différentes constitutions depuis 1960, reflétant les évolutions politiques du Congo
entre régimes autoritaires et tentatives de démocratie pluraliste.

Contenu principal : Structure bicamérale : Assemblée nationale : chambre basse, composée de députés élus au
suffrage universel direct.

Sénat : chambre haute, composée de sénateurs élus au suffrage indirect par les conseils locaux. Fonctions
principales : Légiférer : voter les lois proposées par le gouvernement ou les parlementaires. Contrôler l’action du
gouvernement : interpellations, commissions d’enquête, questions orales. Voter le budget de l’État. Réviser la
Constitution (dans certains cas).

Mandats et sessions : Les députés et sénateurs ont un mandat de 5 ans. Deux sessions ordinaires par an, avec
possibilité de sessions extraordinaires. Limites observées : Dans la pratique, le Parlement exerce un pouvoir limité
face à un exécutif fort. La majorité présidentielle domine souvent les deux chambres, réduisant l’opposition.

 Résumé à retenir : Le Parlement congolais est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le
Sénat. Il vote les lois, contrôle le gouvernement et participe à la vie politique, bien que son pouvoir soit
souvent limité par la présidence.
 Question type concours : Quelles sont les deux chambres qui composent le Parlement congolais ?
 Réponse corrigée : Le Parlement est composé de : 1. L’Assemblée nationale, dont les membres sont élus
directement. 2. Le Sénat, dont les membres son t élus indirectement par les collectivités locales.

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 Fiche 2.5 — Conseil constitutionnel
Contexte historique : Le Conseil constitutionnel a été instauré pour garantir la primauté de la Constitution. Il
incarne le juge suprême de la conformité des lois et des élections aux normes constitutionnelles. Sa création vise à
renforcer l'État de droit, bien que son indépendance reste souvent discutée dans le contexte congolais.

Contenu principal :

Rôle du Conseil constitutionnel : Vérifie la conformité des lois à la Constitution. Statue sur la régularité des
élections présidentielles, législatives et référendums. Gère les recours électoraux. Peut être saisi par le président, le
gouvernement, les présidents des deux chambres ou un groupe de parlementaires.

Composition : Généralement composé de neuf membres nommés pour une durée déterminée (souvent 9 ans), par le
président, le Parlement, et d’autres institutions. Le président du Conseil est souvent nommé par le président de la
République. Décisions : Définitives et sans appel, elles s’imposent à toutes les autorités publiques. Critiques et
limites : La nomination politique de ses membres peut compromettre son impartialité. Ses décisions peuvent parfois
renforcer le pouvoir exécutif plutôt que l'équilibrer.

 Résumé à retenir : Le Conseil constitutionnel est le garant du respect de la Constitution. Il veille à la


régularité des lois et des élections, mais son indépendance peut être affaiblie par l’influence de l’exécutif.
 Question type concours : Quel est le rôle principal du Conseil constitutionnel ?
 Réponse corrigée : Il contrôle la conformité des lois à la Constitution et veille à la régularité des élections
et référendums. Il peut aussi être saisi pour tranche r des litiges électoraux ou constitutionnels.

 Fiche 2.6 — La justice : magistrats, procédures


Contexte historique : Depuis l’indépendance, la justice congolaise a traversé de nombreuses réformes. Si la
Constitution garantit l’indépendance du pouvoir judiciaire, dans la pratique, le système judiciaire souffre souvent
de pressions politiques, de lenteurs administratives et d’un manque de moyens.

Contenu principal :

Organisation judiciaire : Juridictions de première instance (tribunaux de grande instance, tribunaux de


paix). Cours d’appel. Cour suprême (ou Cour de cassation selon la Constitution). Juridictions spécialisées
(commerciales, administratives, militaires). Les magistrats : Se divisent en magistrats du siège (juges) et magistrats
du parquet (procureurs). Théoriquement indépendants, mais parfois soumis à des pressions hiérarchiques ou
politiques. Nommés par le président de la République sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature.
Procédures judiciaires : Le principe du procès équitable est garanti : droit à la défense, à un avocat, à un jugement
public. Procédures civiles, pénales et administratives sont encadrées par des codes spécifiques (Code pénal, Code
de procédure pénale...). Défis actuels : Corruption, lenteur des procédures, faible accès à la justice pour les
populations rurales. Manque de formation et de moyens pour les magistrats.

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 Résumé à retenir : Le système judiciaire congolais est structuré en plusieurs niveaux, avec des
magistrats censés être indépendants. Malgré des garanties constitutionnelles, des difficultés
persistent, notamment liées à l’impartialité, aux moyens humains et matériels, et à l’accessibilité.
 Question type concours : Qui nomme les magistrats au Congo ?
 Réponse corrigée : Les magistrats sont nommés par le président de la République, sur pro position du
Conseil supérieur de la magistrature.

 Fiche 2.7 — Collectivités locales


Contexte historique : La décentralisation est un objectif souvent affirmé dans les textes congolais depuis les années
1990, notamment avec la Constitution de 2002 et ses révisions. Pourtant, sa mise en œuvre reste partielle, avec un
pouvoir local encore faible face à la centralisation de l’État.

Contenu principal : Définition : Les collectivités locales sont des entités administratives décentralisées qui gèrent
les affaires locales avec une certaine autonomie, sous la tutelle de l’État.

Types de collectivités locales : Communes (villes comme Brazzaville, Pointe-Noire). Départements (au
nombre de 12, comme la Sangha, la Likouala, le Niari...). Districts et arrondissements, subdivisions internes des
départements ou communes.

Rôles et compétences : Gestion des services publics de proximité : écoles, voirie, hygiène, marchés, état civil...
Élaboration de plans locaux de développement. Encadrement de la participation citoyenne au niveau local.

Fonctionnement : Dirigées par des conseils élus (conseillers municipaux ou départementaux). Un maire ou
président du conseil départemental est désigné, parfois nommé par décret. Les collectivités disposent de budgets
propres, souvent faibles, dépendant fortement des dotations de l’État. Défis : Manque de moyens humains et
financiers. Centralisation persistante. Faible autonomie dans la prise de décision.

 Résumé à retenir : Les collectivités locales au Congo sont des structures décentralisées qui doivent gérer
les affaires locales. Toutefois, elles manquent souvent de moyens et restent très dépendantes de
l’administration centrale.
 Question type concours : Citez deux exemples de collectivités locales au Congo.
 Réponse corrigée : Deux exemples de collectivités locales au Congo sont : 1. La commune de Brazzaville
2. Le département du Niari

 Fiche 2.8 — Le droit de vote au Congo


Contexte historique : Le droit de vote a été consacré dès l’indépendance en 1960, mais son exercice a souvent été
limité par les régimes autoritaires, les fraudes électorales, ou le manque d’organisation. Les premières élections
pluralistes véritables ont eu lieu dans les années 1990 après la Conférence nationale souveraine.

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Définition : Le droit de vote est la capacité reconnue aux citoyens de participer à l’élection de leurs représentants
ou à des référendums.

Conditions d’exercice : Être de nationalité congolaise. Être âgé d’au moins 18 ans. Être inscrit sur les listes
électorales. Ne pas être déchu de ses droits civiques. Types d’élections concernées : Présidentielle. Législatives
(Assemblée nationale). Sénatoriales (électeurs indirects). Locales (mairies, conseils départementaux).
Référendums.

Mode de scrutin : Majoritaire à un ou deux tours selon le type d’élection. Le vote est secret et individuel.
Utilisation de bulletins et d’urnes transparentes. Enjeux et difficultés : Faible taux de participation, surtout chez les
jeunes. Manque de confiance dans les résultats (accusations de fraudes). Déficits d’éducation civique. Problèmes
logistiques dans les zones rurales.

 Résumé à retenir : Le droit de vote est garanti par la Constitution congolaise, ouvert aux citoyens de 18
ans ou plus, mais reste entravé par des difficultés logistiques, politiques et civiques.
 Question type concours : Quelles sont les conditions pour voter au Congo ?

Réponse corrigée : Pour voter au Congo, il faut : 1. Être congolais. 2. Avoir au moins 18 ans. 3. Être inscrit sur les
listes électorales. 4. Ne pas être privé de ses droits civiques.

 Fiche 2.9 — Rôle et fonctionnement des partis politiques


Contexte historique : Au Congo, les partis politiques ont connu une évolution marquée par des alternances entre
multipartisme et parti unique. Après l’indépendance, le pays est rapidement passé à un système de parti unique
(PCT) jusqu’à la Conférence nationale souveraine de 1991, qui a rétabli le multipartisme.

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Définition : Un parti politique est une organisation qui regroupe des citoyens partageant les mêmes idées et qui
cherchent à exercer le pouvoir ou à influencer les décisions politiques.

Cadre juridique : La Constitution garantit le multipartisme. Les partis doivent être déclarés et reconnus légalement
par le ministère de l’Intérieur. Ils doivent respecter les lois de la République, la paix et l’unité nationale.

Rôle des partis politiques : Représenter les citoyens et structurer la vie politique. Participer aux élections
(présidentielles, législatives, locales). Proposer des programmes de société. Former les citoyens à la vie
démocratique. Fonctionnement : Organisés en bureaux nationaux, fédérations locales, etc. Tenue régulière de
congrès et d’assemblées. Financement par les cotisations, dons, et parfois aides publiques.

Problèmes rencontrés : Multiplicité excessive de partis (souvent plus de 100), parfois sans réelle base populaire.
Partis clientélistes ou ethniques. Difficultés d’accès aux médias et au financement pour les partis d’opposition.
Manque de démocratie interne.

Résumé à retenir : Les partis politiques congolais jouent un rôle essentiel dans l’animation de la vie démocratique.
Cependant, ils souffrent souvent de faiblesse structurelle, de clientélisme, et de manque de transparence.

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Question type concours : Quel est le rôle principal d’un parti politique dans une démocratie ?

Réponse corrigée : Dans une démocratie, un parti politique a pour rôle de représenter les citoyens, de participer aux
élections et de contribuer à la formation et à l’expression de la volonté politique.

Fiche 2.10 — L’opposition politique et la société civile

Contexte historique : L’opposition politique au Congo a été longtemps marginalisée, notamment durant les
périodes de parti unique ou de pouvoir fort. Depuis les années 1990, avec l’avènement du multipartisme,
l’opposition existe légalement mais continue de faire face à de nombreux obstacles. La société civile, quant à elle,
prend de plus en plus d’importance dans la défense des droits et la participation citoyenne.

Contenu principal : L’opposition politique : Ensemble des partis ou mouvements qui ne soutiennent pas le pouvoir
en place. Joue un rôle essentiel de contre-pouvoir. Peut participer aux élections ou choisir de les boycotter en cas de
contestation. Rencontrent souvent des difficultés : restrictions d’accès aux médias, intimidations, arrestations, faible
financement public.

Cadre légal : Le pluralisme politique est garanti par la Constitution. L’opposition a un statut reconnu par la loi. Le
chef de file de l’opposition peut bénéficier d’un statut officiel, selon les textes.

La société civile : Désigne l’ensemble des organisations non gouvernementales, associations, syndicats,
mouvements citoyens. Rôle : sensibiliser, surveiller, dénoncer les abus, proposer des solutions aux problèmes
sociaux. Exemples : associations de défense des droits humains, ONG de développement, groupes religieux
engagés.

Défis rencontrés : Manque d’indépendance ou d’autonomie réelle. Pressions politiques, parfois menaces ou
répression. Difficultés d’organisation et de financement.

 Résumé à retenir : L’opposition politique et la société civile jouent un rôle crucial dans la démocratie
congolaise. Elles participent à la vie publique en défendant les droits des citoyens, mais doivent surmonter
de nombreuses contraintes.
 Question type concours : Quels sont les rôles de la société civile dans une démocratie ?
 Réponse corrigée : La société civile informe les citoyens, défend les droits humains, surveille l’action
publique, propose des idées pour améliorer la société et agit comme contre-pouvoir.

Thème 3 : Afrique – Histoire, intégration, conflits


1. Histoire de l’Union Africaine
2. Missions de paix africaines (ex. : AU, SADC)
3. Conflits majeurs en Afrique (RDC, Soudan, Mali…)
4. Le panafricanisme
5. Décolonisation en Afrique

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6. Afrique et esclavage
7. Apartheid en Afrique du Sud
8. Femmes africaines dans l’histoire
9. Grandes figures africaines (Lumumba, Sankara, Mandela…)
10. Coopération entre États

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