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Cours Croissance Tsteg 2

Ce document traite de la croissance économique et du développement, en définissant la croissance comme une augmentation soutenue de la production réelle d'un pays. Il explore les concepts fondamentaux liés à la croissance, les indicateurs économiques tels que le PIB et le PNB, ainsi que leurs limites et les indicateurs sociaux et composites comme l'IDH. L'analyse met en lumière l'importance de mesurer non seulement la croissance économique mais aussi le bien-être et le développement humain.

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Cours Croissance Tsteg 2

Ce document traite de la croissance économique et du développement, en définissant la croissance comme une augmentation soutenue de la production réelle d'un pays. Il explore les concepts fondamentaux liés à la croissance, les indicateurs économiques tels que le PIB et le PNB, ainsi que leurs limites et les indicateurs sociaux et composites comme l'IDH. L'analyse met en lumière l'importance de mesurer non seulement la croissance économique mais aussi le bien-être et le développement humain.

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Chapitre 1 : Croissance et Développement

Introduction :
L’analyse de la vie économique d’une nation pendant une longue période permet de mettre en
évidence plusieurs transformations économiques et sociales. Ce sont ces transformations ou
changements qui permettent de comprendre les concepts de croissance économique et de
développement.
Qu’est-ce que la croissance économique ?
Comment peut-on mesurer la croissance économique ?
Quels sont les déterminants de la croissance économique ?
Quels sont les effets de la croissance économique ?
Autant de question que nous tenterons d’apporter des réponses.

Section 1 : Définitions et les concepts fondamentaux de la croissance économique:


1. Définitions :
La croissance économique est l’augmentation soutenue de la production réelle globale d’un
pays sur une longue période. Elle est purement quantitative et mesurable. Selon François
Perroux, la croissance économique est l’augmentation soutenue sur une longue période d’un
indicateur de dimension économique : le produit réel global. IL faut cependant distinguer la
croissance du développement qui est une notion beaucoup plus large car incluant des
transformations mentales, sociales et structurelles qui entretiennent et accompagnent la
croissance. C’est la raison pour laquelle l’économiste français François Perroux disait
que : « le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une
population qui la rende apte à faire croitre cumulativement et durablement son produit réel
global ».

2. Les concepts liés à la croissance économique :


Selon l’objectif poursuivi, on peut distinguer les différents concepts ci-après

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 Expansion : c’est l’augmentation de la production réelle pendant une courte ou moyenne
période. Autrement dit, c’est l’augmentation conjoncturelle de la production réelle globale
d’un pays.
 Croissance extensive: c’est une croissance qui résulte de l’augmentation des quantités de
facteurs de production utilisées.
 Croissance intensive : c’est une augmentation de la production obtenue par une amélioration
des facteurs de production. L’amélioration de la qualité du travail est due à l’éducation et
à la formation, et celle du facteur capital est due aux progrès techniques
 Capital humain : c’est l’ensemble des connaissances et des compétences que les
travailleurs acquièrent au travers de l’éducation, de la formation et de l’expérience.
 PPA : c’est le taux de conversion monétaire qui permet d’égaliser le pouvoir d’achat de
deux monnaies différentes.
 La productivité : c’est le rapport entre le volume de la production et les moyens mise en
œuvre pour l’obtenir.
 Gain de productivité : c’est l’augmentation de la productivité durant une période donnée.
 Trend de croissance : c’est un mouvement de longue durée que l’on peut observer et
mesurer dans l’évolution d’un phénomène économique.
 Une invention : c’est une découverte scientifique qui résulte de la recherche.
 Innovation : c’est la mise en application d’une invention dans le processus de production.
 Progrès technique : c’est l’ensemble des améliorations techniques y compris
organisationnelles, qui sont utilisés dans le processus de production.
 Récession : la récession économique est un ralentissement de la croissance de l’activité
économique après une période d’expansion.
 Dépression : est une phase de la conjoncture marquée par la tendance à la baisse de
l’activité économique, ce qui entraine un taux de croissance négatif.
 Marasme économique : c’est un ralentissement extrême ou arrêt de l’activité économique.
 Pauvreté absolue : c’est la situation dans laquelle les individus ne parviennent pas à
satisfaire leurs besoins élémentaires tels que : la santé, l’eau potable, logement, etc.
 Pauvreté relative : c’est la situation dans laquelle se trouve un individu dont le revenu est
inférieur au revenu moyen.
 Taux de pauvreté : c’est le pourcentage des personnes vivant en dessous du seuil de
pauvreté.

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 Seuil de pauvreté ou seuil de revenu : c’est le niveau de revenu fixé par le gouvernement et
en dessous duquel un individu est considéré comme étant pauvre.
 Un cycle économique : c’est une période durant laquelle plusieurs phases de l’activité
économique se succèdent.
Un cycle économique comporte 4 phases :
- Expansion,
- Reprise,
- Crise
- récession

L’évolution en pourcentage du PIB ou du PNB peut être mesurée par le taux de croissance en
courte période et sur une longue période, on pourra calculer le taux de croissance annuel
moyen (TCAM).
V A−V D
TC= ∗100
VD

[( ) ]
1
VA n
TCAM = −1 ∗100
VD

Section 2 : les indicateurs de la croissance et du développement:

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Pour mesurer la croissance et le niveau développement d’un pays, les économistes disposent
plusieurs indicateurs tels que : les indicateurs économiques, sociaux et composites ou
synthétiques.
I) Les indicateurs économiques :
Les indicateurs économiques les plus utilisés sont le PIB et le PNB par habitant.
 Calcul du PIB :
C’est l’ensemble des richesses crées par les agents économiques résidents au cours d’une
période donnée. Le PIB peut être calculé de trois manières différentes :
 Selon l’approche de la production :
PIB=∑ VAB+TVA + DD
 Selon l’approche des revenus :
PIB=∑ RS+ EBE+ ILP−Subventions
 Selon l’approche de la demande :
PIB=CF+ FBCF + ΔS + X −M
 Calcul du PNB :
C’est l’ensemble des richesses crées par les nationaux.

PNB=PIB+ SRF

PIB
PIB/ HBT =
Population totale
PIB/hbt = c’est l’ensemble des richesses crées par les agents économiques en
moyenne par personne
Par ailleurs, ces indicateurs économiques présentent plusieurs utilités ou intérêts.

1) Les utilités ou intérêts du PIB ou PNB


Ces indicateurs économiques permettent de mesurer la croissance économique, de faire une
comparaison des économies et de faire des prévisions.

A) Le PIB permet de mesurer la croissance :


Le PIB est un agrégat de la comptabilité nationale ayant pour vocation de mesurer les
richesses produites sur un territoire durant une période donnée. Pour cela, il additionne les

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valeurs ajoutées réalisées par les agents économiques résidents qu’ils soient marchands ou
non marchand.

B) Le PIB permet de faire la comparaison :


Le PIB, un indicateur de dimension économique est très utilisé dans les comparaisons
internationales dans le temps comme dans l’espace par les organisations internationales telle
que la banque mondiale et le FMI. Par exemple comparer l’économie du Sénégal et la France.

C) Le PIB permet de faire des estimations :


Le PIB, un indicateur de croissance qui permet de faire des prévisions par rapport à l’évolution
de l’activité économique d’un pays, à l’aide d’une tendance générale comme le taux de
croissance.

Même si le PIB ou le PNB est le principal indicateur économique utilisé, il faudrait reconnaitre
qu’il présente des limites ou problèmes ou lacunes.

2) Les limites des indicateurs économiques :


Ils existent des limites liées aux calculs, liées à la comparaison et à l’interprétation.

a) Problèmes ou les limites liées aux calculs ou à l’élaboration :


Pour le calcul du PIB ou PNB, les économistes sont confrontés à plusieurs difficultés surtout
dans les pays en voie de développement comme le Sénégal par exemple :
- Le PIB est biaisé lors de la collecte des informations chiffrées relative à l’activité
économique, à cause de manque de moyens financiers, humains et technologique.
- Le PIB ne prend en compte les activités du secteur informel (les petites activités
commerciales, industrielles et artisanales), qui n’ont pas une comptabilité propre,
- Le PIB ne prend pas en compte les activités illicites (vente de drogue, blanchissement
d’argent, et la prostitution)
- Le PIB ne prend pas en compte le travail domestique ou le bénévolat
- Le PIB ne prend pas en compte pas les externalités positives et négative de certaines
activités, car elles ne font pas l’objet d’une évaluation monétaire
- Le PIB ne prend en compte le bien-être des personnes
- Le PIB/ hbt est un indicateur trompeur, car il ne prend pas en compte les inégalités
économiques liées au mode de répartition surtout dans les pays sous-développés.
b) Les limites liées à la comparaison :

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Ces limites peuvent être observées au niveau temporel (dans le temps) et au niveau spatial
(dans l’espace).
 Dans le temps : il est difficile de comparer le PIB sur une longue période à cause
l’inflation qui rend les calculs peu fiables. Par contre, lorsqu’on élimine l’inflation on
pourra faire une bonne comparaison. Ainsi, on aura le PIB déflaté ou en volume
Le PIB en volume ou réel ou encore PIB en francs constants est le PIB corrigé de
l’inflation. Ou bien c’est la valeur des biens et services évaluées au prix de l’année de base.
Alors que le PIB en valeur ou nominal ou encore PIB courant est le PIB évalué avec le
prix du moment. Ou c’est la valeur des biens et services exprimées au prix de l’année
courante. C’est le PIB qui inclut l’effet de la variation des prix.
PIB nominal
PIB réel = Déflateur ×100

Déflateur du PIB = c’est un instrument qui permet de corriger une grandeur économique des
effets de l’inflation.

Remarque : Les intérêts du PIB réel

- Le PIB réel à l’avantage de montrer les variations en volume ;


- Le PIB réel élimine l’effet de l’inflation,
- Le PIB réel est utilisé lorsqu’on mesure la croissance économique,
 Dans l’espace : Comparer le PIB entre deux pays, est difficile à cause des différences
monnaies et du système de comptabilisation. Pour contourner une telle difficulté, on
calcule le PIB en parité de pouvoir d’achat qui évalue la production des différents pays
en utilisant une unité monétaire commune qui égalise le pouvoir d’achat des monnaies
différentes.
NB : Parité de Pouvoir d’Achat : c’est le taux de conversion monétaire qui permet d’égaliser
le pouvoir d’achat de deux monnaies différentes.

c) Problème d’interprétation :
Le PNB de la Chine en 1985 était de 310 dollars US contre 710 dollars pour la Lybie, soit 23
fois plus en faveur de cette dernière. En prenant en compte uniquement le PIB, on peut penser
de façon précipitée que la Lybie est plus développée que la chine. Mais si on interroge les
indicateurs sociaux, on se rendrait compte que c’est tout à fait le contraire. Car le PIB par
habitant est une moyenne qui ne tient pas en compte des inégalités de revenus.

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Ainsi, au Sénégal, si on dit que le PNB par habitant est de 600 dollars, cela ne veut pas dire
que tous les Sénégalais ont 600 dollars.
Le PIB mesure le développement en terme quantitative, or la santé, l’éducation, la liberté
constituent des éléments essentiels, mais ne sont pas prise en compte dans le calcul du PIB.
C’est la raison pour laquelle, on utilise les indicateurs sociaux ou alternatifs plus adapté pour la
mesure du développement.
Application : On suppose que l’économie Tchadienne produit et consomme de l’huile de
raffinée et du coton. Le tableau ci-dessous nous présente les données relatives aux années
2005 et 2009.

2005 2009
Prix d’un litre d’huile raffinée 650 810
Prix d’un kilogramme de 135 143
coton
Nombre de litres d’huile 85 000 80 000
raffinée
Nombre de kg de coton 25 000 35 000

1) Si l’on prend l’année 2005 comme année de base, calculer : le PIB nominal ; le PIB réel
et le Déflateur du PIB en 2005 et en 2009.
2) Quelle est le taux d’inflation entre 2005 et 2009.
II) Les indicateurs sociaux :
Les indicateurs sociaux nous renseignent sur le niveau de vie et de satisfaction des besoins
de base. Parmi ces indicateurs, on peut citer.

1) L’état sanitaire de la population :


Il est mesuré par l’espérance de vie à la naissance, dont 70 ans en 2022 au Sénégal, contre
85 ans en Chine en 2022, avec un écart de 15 ans en faveur de la Chine. Mais également, il
est mesuré par le nombre de médecins par habitant dont le ratio (médecin / habitant) est trop
élevé au Sénégal environ 1 médecin pour 22 000 habitants en 2019. Par contre, en 2019, au
Cuba 1 médecin était destiné à environ 125 habitants.

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L’état sanitaire des populations est aussi mesuré par le nombre d’infrastructure sanitaire et la
part du budget qui est affectée à la santé.
2) Le niveau d’éducation ou taux de scolarisation :
C’est un indicateur social qui dépend du nombre d’infrastructures scolaires (lycée, collège et
université) et la part du budget de l’Etat qui est affectée à l’éducation et à la formation. Etant
donné que les indicateurs sociaux sont insuffisants pour mesurer le niveau de développement
humain des pays, le PNUD a créé des indicateurs composites ou synthétiques.
III) Les indicateurs composites ou synthétiques
1) L’IDH :
A) Définition :
Créé en 1990 par le PNUD à partir des travaux de l’économiste indien Amartya Sen, l’IDH est
un indicateur composite qui permet de mesurer le niveau de développement humain. IL intègre
dans son calcul trois critères ou indices :

- La santé ou longévité : elle est mesurée par l’espérance de vie à la naissance (c’est-
à-dire le nombre d’années en moyenne qu’un individu espère vivre depuis sa
naissance).
- L’éducation ou savoir : mesurer par le TA des adultes au 2/3 et pour 1/3 le taux brut
de scolarisation (des enfants)
- Le niveau de vie : mesuré par le PIB /habitant exprimé par en PPA.
L’IDH est toujours compris entre 0 et 1.

NB : PIB/hbt en PPA : c’est la richesse crée en moyenne par habitant évaluée en une
unité monétaire commune permettant d’égaliser le pouvoir d’achat des différentes
monnaies

B) Calcul de l’IDH : Ancienne méthode


Indice Mesure Valeur Valeur Formule
minimale maximale
Longévité Espérance de vie à la 25 ans 85 ans A =
naissance (EVAN) EVAN−25
60
Savoir Taux d’alphabétisation des 0 % 100 %
adultes (TAA)

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Taux brut de scolarisation 0 % 100 % B =
(TBS)
Niveau de Logarithme décimal du PIB 100 USD 40000 USD E =
vie Par hbt en PPA LogPIB−2
2,602

valeur constatée−valeur minimale


Indice de dimension = valeur maximale−valeur minimale
A + B+ E
IDH = 3
C) Interprétation :
Entre 0 et 0,499, on a les pays à niveau de développement faible ; (inférieur à 0,5)
Entre 0,5 et 0,799, on a les pays à niveau de développement moyen ;
Entre 0,8 et 1, on a les pays à niveau de développement élevé (supérieur à 0,8).
Exemple de calcul de l’IDH
Pays EVAN TAA en % TBS en % PIB en PPA
Allemagne 77,2 99 88,1 21260

Chine 69,8 82,9 68,9 3130


Calculer l’IDH pour ce pays puis interpréter les résultats

Questions
Pourquoi l’IDH est plus pertinent que le PIB ?
L'Indicateur de développement humain (IDH) est un indicateur composite qui intègre dans
son calcul trois critères (santé, éducation et niveau de vie), tandis que le PIB est un indicateur
de mesure de richesse. Ainsi, l’IDH est plus pertinent que le PIB, car il a pour objectif de
répondre aux insuffisances du Produit Intérieur Brut (PIB). En outre, c'est un
indicateur qui est composite afin de mieux prendre en compte les différentes dimensions du
développement.
Cependant, l’IDH présente plusieurs limites car:
- Il intégré dans son calcul un indicateur imparfait et fortement critiqué qui est le PIB/hbt
- C’est une moyenne qui masque les inégalités de genre (sexe)
- L’IDH ne prend pas en compte les aspects politiques

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- IL ne prend pas en compte la pauvreté
- Le choix relativement arbitraire de ses composantes élémentaires
Question :
Quelle est la différence entre le PIB et l’IDH
L'IDH se distingue donc du PIB par son mode de calcul, par le fait qu'il est une variable plus
qualitative alors que le PIB est strictement quantitatif, mais également parce qu'il mesure
plutôt le développement que la croissance et qu'il nous renseigne davantage sur le bien-être
que sur la richesse.
2) L’IPH (Indice de Pauvreté Humain) :
Crée en 1997, l’IPH est un indicateur composite qui permet de mesurer la pauvreté dans 3
aspects de la vie humaine : la longévité, le savoir et les conditions de vie.
Il se fonde sur trois variables :
 La première mesure le pourcentage des personnes risquant de décéder avant l’âge de 40
ans ;
 La seconde mesure le pourcentage d’adultes analphabètes ;
 Et la troisième concerne l’absence des individus n’ayant pas accès à de l’eau potable, accès
aux services de santé
Section 3 : les facteurs explicatifs de la croissance économique :
La croissance économique est déterminée essentiellement par deux facteurs : les facteurs
primaires (travail et capital), et le progrès technique.
I) Le rôle du facteur travail dans la croissance:
Le facteur travail représente la contribution physique et intellectuelle des hommes à la
production. Etudier son rôle dans la croissance économique, revient à analyser la relation qui
existe entre la population et la croissance économique.

1) La population favorise la croissance économique


La population est un facteur de croissance aussi bien par sa quantité que par sa qualité. Par
sa quantité, l’augmentation de la population est synonyme d’accroissement de la main
d’œuvre directe qui contribue à l’augmentation de la production. En outre, selon les
mercantilistes une augmentation de la population entraine aussi une hausse de la demande
globale, ce qui peut favoriser la croissance.

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Par ailleurs, Il est possible d’accroître la production sans augmenter la population. Ceci passe
par l’amélioration de l’efficacité du travail à travers : La division du travail, Meilleur
organisation du travail, L’éducation, la formation et l’expérience, Amélioration de la
santé des populations), ce qui entraine un gain de productivité source de croissance.
2) La population frein à la croissance selon les classiques :
La relation entre la population et le niveau de subsistance a été analysé par l’économiste
anglais du nom de THOMAS ROBERT MALTHUS. IL cherche à conscientiser l’humanité sur
les effets négatifs d’une population nombreuse.

IL est parti d’un constat : pour lui, il est possible que la population augmente sans pour autant
qu’il n’y ait une amélioration du niveau de vie de la population. Cela est possible si la
population augmente plus vite que la croissance économique. Et cela peut entrainer la misère,
la famine et le banditisme. Raison pour laquelle, il préconise la limitation des naissances ou
supprimer les aides qu’on octroie aux pauvres, car c’est eux qui mettent plus d’enfants au
monde.

II) Le facteur capital :


Le capital désigne l’ensemble des biens durables nécessaire à la production. Il joue un rôle
essentiel dans la croissance aussi bien par son volume que par sa qualité.
1) le rôle du facteur capital dans la croissance :
Le volume du capital représente l’ensemble des investissements réalisé dans un pays en un
moment donné. L’investissement est l’ensemble de dépenses effectuées pour acquérir des
biens de production en vue d’en tirer un bénéfice. L’investissement agit sur la croissance par
les mécanismes du multiplicateur et de l’accélérateur.
 Effet multiplicateur ou effet sur la demande: Selon J. M Keynes un investissement
supplémentaire (ΔI) entraine une augmentation du revenu (ΔR). Si on injecte des capitaux
dans le circuit économique pour des besoins d’investissement, cela va se traduire par une
multiplication du revenu par un coefficient k appelé multiplicateur keynésien : c’est l’effet
multiplicateur d’investissement.
ΔR = k ΔI
 Effet accélérateur ou effet sur l’offre : Signifie que lorsque les revenus augmentent à la
suite d’un investissement additionnel, la demande en biens de consommation augmente, les
entreprises dont leur capacité de production sont pleinement utilisée seront obligées d’acheter

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de nouvelles machines d’où un investissement induit par une hausse de la demande : c’est
l’effet accélérateur
2) l’investissement frein à la croissance ou les limites de l’investissement :
L’investissement peut être dans certains cas source de blocage de la croissance.
- Le surinvestissement : trop d’investissement entraine une capacité excessive de
production par rapport à la demande. La surproduction qui en résulte crée une situation
de mévente et peut conduire à la faillite des entreprises.
- Le mauvais choix des investissements peut entrainer surtout dans les pays sous-
développés un gaspillage de ressources qui freine le développement

III) Le progrès technique :

Le progrès technique, qui désigne l’ensemble des innovations, de produit, de procédé,


d’organisation et commerciale est l’une des sources majeures de la croissance économique,
c’est-à-dire de l’augmentation des richesses créées dans une économie.

En effet, une partie de la croissance est due à l’augmentation de la productivité globale des
facteurs permise notamment par le progrès technique. Ainsi, en améliorant les techniques de
production, le progrès technique génère des gains de productivité favorables à la croissance :
les facteurs de production deviennent plus efficaces et permettent de produire plus avec la
même quantité de travail et de capital. Des machines plus performantes ou l’utilisation de
nouveaux logiciels sont sources de gains de productivité : la productivité du capital s’améliore.
Et celui des travailleurs augmente aussi, ce qui contribue à accroître le niveau de la
production : le progrès technique est alors le moteur de la croissance économique.

NB : Ils existent d’autres facteurs résiduel on peut retenir :

 Les degrés d’intervention de l’Etat ;


 Stabilité des institutions politiques ;
 Ressources naturelles ;
 La répartition équitable des richesses d’un pays

Section 4 : Les effets de la croissance :


La croissance économique se manifeste par deux effets contradictoires dans l’économie. Les
effets positifs qui ne sont rien d’autres que les avantages tirés de la croissance et des effets
négatifs (ou effets pervers).

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A) Les effets positifs de la croissance économique :
La croissance économique permet de créer des emplois, d’augmenter les ressources
publiques, de réduire la pauvreté. La croissance économique allège aussi le travail de
l’homme….
1) La croissance permet de créer des emplois.
En période de croissance, l’augmentation des richesses créées entraîne une répartition de
revenus supplémentaires qui à son tour augmente l’épargne intérieure. Cette augmentation de
l’épargne permet de réaliser des investissements supplémentaires entrainant ainsi, la création
des emplois d’où une réduction du taux de chômage.
2) La croissance augmente les recettes publiques ou Etatiques.
La croissance économique entraine le développement des activités des agents économiques
(entreprises, ménages). Les recettes de l’Etat augmentent du fait que les entreprises en plein
essor et les ménages qui voient leurs revenus augmenter, versent plus d’impôts et de taxes.
Cette augmentation des ressources publiques permettra à l’Etat d’augmenter ses dépenses
dans les différents secteurs de l’économie (éducation et formation, la santé, la recherche –
développement, etc.).
3) La croissance permet de réduire la pauvreté.
L’accroissement des revenus issus de la croissance permet aux ménages d’avoir un meilleur
accès aux services sociaux de base: alimentation, eau potable, santé, éducation d’où une
réduction de la pauvreté.
4) La croissance économique allège le travail humain.
La croissance économique s’accompagne souvent du développement de la science et de la
technologie recherche - développement. Ainsi l’automatisation et la mécanisation
contribuent à alléger les lourdes tâches accomplies par l’Homme et permettent des gains de
temps……
La croissance économique présente aussi des effets négatifs (ou effets pervers).

B) Les effets pervers de la croissance économique.


La croissance économique entraine des effets néfastes sur l’environnement et sur l’Homme.
Elle est à l’origine de la surexploitation des ressources naturelles, de la pollution de l’air et des
océans, du réchauffement de la planète. La croissance engendre le chômage et cause des
maladies à l’Homme.

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1) La croissance favorise une surexploitation des ressources naturelles:
Les besoins de la croissance économique obligent les entreprises à utiliser de plus en plus de
matières premières pour augmenter leur production. Cette utilisation parfois abusive de
matières premières (ressources naturelles) finit à la longue par épuiser les ressources
naturelles (surtout les ressources non renouvelables).
Par ailleurs, la disparition des grandes forêts qui absorbent (absorbeur) de grandes quantités
de gaz carbonique (CO2) aggrave le réchauffement de la planète. Avec la sécheresse, le
déficit vivrier s’accentue.

2) La pollution de l’air et des océans.


En période de croissance, le développement du machinisme aura pour conséquence
l’augmentation de la pollution de l’air et des océans.
En effet certaines entreprises pollueuses dégagent des gaz à effets de serres qui
endommagent la couche d’ozone, entraînant le réchauffement de la planète.
Par ailleurs, le déversement des déchets toxiques dans les océans constitue une véritable
menace pour nos ressources halieutiques (ressources de la mer) qui ont tendance à
disparaître progressivement alors que la pêche est l’un des secteurs les plus rentables en
termes de revenus et d’approvisionnements en denrées alimentaires.
3) La croissance engendre le chômage.
En créant les conditions d’une croissance économique, l’Homme crée en même temps les
conditions de sa propre destruction. En effet, avec le progrès technique, le travail de l’Homme
est menacé du fait qu’il est remplacé par la machine : d’où le chômage
technologique entrainant ainsi, la mendicité, délinquance, instabilité sociale,... c’est ce que
Rabelais disait : « science sans conscience n’est qu’une ruine de l’âme ».

4) La croissance est source de maladies.


La pollution de l’environnement entraine chez l’homme des maladies (cancer de la peau,
tuberculose,…) à coût de traitement très élevé.
C’est compte tenu de ces nombreux effets néfastes sur l’environnement et sur l’homme que
les écologistes appellent à une prise de conscience des dégâts causés par la croissance et
prônent par conséquent des modèles de développement qui prennent en compte l’aspect
environnemental et social : le développement durable.

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Section 5 : Le développement durable
I) Définition :
C’est en 1987 dans le rapport de la commission mondiale sur l’environnement présidée par
Gro Harlem Brundtland qu’est née la définition officielle du développement durable
comme : « un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». L’objectif est clair :
c’est rechercher une croissance plus équilibrée du point de vue social et plus protectrice de
l’environnement. Cette notion signifie que le développement économique doit intégrer trois
dimensions : économique, environnementale et sociale.

II) Les trois dimensions ou piliers du développement :

1) La dimension :
Elle consiste à mettre en place une coopération internationale entre les PED, lutter contre
pauvreté, modifier les modes de production et de consommation, favoriser un commerce
équitable entre le Nord (PD) et le Sud (PSD).

2) La dimension environnementale
Elle consiste à réduire le niveau de la pollution, lutter contre la désertification et la sècheresse.
Mais aussi de développer une ou des activités économiques qui respectent les conditions de
l’environnement et de la santé. Et de promouvoir les énergies renouvelables ou propres
(énergies solaires ou éoliennes).

3) La dimension sociale :
Garantir l’accès aux services de la santé, de l’éducation, à l’eau potable, améliorer les
conditions de vie et de lutter contre les inégalités sociales (c’est-à-dire favoriser la cohésion
sociale.

IV) Les solutions pour le développement durable


Les politiques d’incitations pour la recherche d’un développement durable sont : l’écotaxe ou la
taxe carbone, les droits à polluer, l’incitation à l’innovation et la réglementation.
1) L’écotaxe ou la taxe de Pigou :
L’écotaxe est une taxe qui s’applique en vertu du principe pollueur payeur aux actions
générant des dommages environnementales pour contribuer à réparer ses effets. Ainsi, l’Etat

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peut inciter les entreprises à polluer moins en taxant les entreprises qui polluent le plus et
subventionner les sociétés qui mettent en œuvre des techniques économisant des ressources.
2) Les marchés des droits à polluer :
Ils permettent de créer un certain nombre de titres qui correspond à des autorisations
d’émissions polluantes. Et la possession de ces titres donne le droit à émettre une certaine
quantité de CO2 par an. Les entreprises achètent ces titres sur le marché, ce qui augmente
leurs couts de production. Par contre, ces droits à polluer représentent des revenus financiers
pour l’Etat, ce qui lui permet de mener une politique environnementale efficace (reboisement)
pour réparer les dommages environnementaux et de répondre aux questions d’équité sociale.
3) La réglementation :
C’est l’ensemble des mesures qui permettent d’autoriser aux entreprises polluantes un niveau
de pollution tolérable par année. Parfois, elle peut être du fait que l’Etat impose aux
entreprises d’adopter une technologie innovante enfin de réduire les émissions de gaz à effet
de serre et de CO2. En outre, l’Etat peut fixer les quotas dans l’utilisation de certaines
ressources naturelles et halieutiques.

V) Les obstacles aux solutions pour le développement durable :


Les solutions au développement durable sont confrontées à plusieurs difficultés du fait des
comportements des entreprises, des humains et des politiques de l’Etat.
1) Les contraintes ou obstacles économiques :
La recherche de la croissance et de compétitivité pousse les entreprises à produire davantage
et à exploiter de façon intense, parfois même abusive les ressources. Ceci entraine le
développement de la pollution.
2) Les contraintes liées au niveau de développement :
Les conflits, l’armement, le sous-développement, la pauvreté et les questions d’équité sociale
ne permettent pas à certains pays de donner la priorité au développement durable. Mais
également, dans les PED les pénalités environnementales et sanitaires sont faibles, ce qui
encourage certaines activités polluantes et nocives à la santé.

 L’effet d’éviction par le taux d’intérêt : lorsque l’État a recours au déficit et donc à
l’emprunt pour financer les dépenses, il pousse à la hausse les taux d’intérêt. Du coup, ce
sont les investissements privés qui sont pénalisés. Il n’y a pas d’amélioration globale. Au
contraire des dépenses publiques moins productives vont remplacer des investissements
privés a priori plus efficaces.

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 L’effet d’éviction par l’extérieur : en économie ouverte à la concurrence internationale,
la relance de la demande initiée par la politique budgétaire expansionniste risque de
générer surtout une relance des importations et non une reprise de la production
nationale.
 L’effet du fardeau de la dette : les agents économiques vont s’attendre à ce que la
politique de relance financée par la dette entraîne à terme une hausse des impôts pour le
remboursement de cette dette et le paiement des intérêts. Cela ne les poussera pas à
consommer ou à investir mais plutôt à épargner.

D’autres débats ont porté sur :

 Les délais de réaction des politiques budgétaires, qui risqueraient de limiter leur efficacité.
 L’efficacité comparée d’une politique budgétaire qui agirait par la baisse des impôts plutôt
que la hausse des dépenses publiques.

Section 6 : croissance économique et croissance démographique :


La relation entre la croissance et celle de la démographie a été développée par différents
auteurs. Toutefois, les effets de la croissance démographique sur le développent sont
diversement appréciés.
1. Analyse théorique de la population :
1.1. La théorie malthusienne :
L’idée essentielle est qu’il y a une disproportion entre l’accroissement de la population et
l’accroissement de la production (les subsistances). Selon Malthus, la population suit une
progression géométrique alors que les subsistances connaissent un rythme de progression
arithmétique. D’où la nécessité de limiter les naissances en respectant la contrainte morale :
recule de l’âge du mariage ou abstention.
Cependant cette théorie malthusienne a été critiquée :

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 L’augmentation de la population est entrainée par d’autres facteurs tels que les progrès de la
médecine, l’hygiène et l’alimentation, entrainant ainsi une baisse de la mortalité alors que le
taux de natalité stagne ;
 L’homme peut devenir producteur. Il n’est pas uniquement consommateur tel que le conçoit
Malthus ;
 Engels pense que Malthus a oublié de prendre en compte le progrès technique. En effet, avec
les résultats de la révolution scientifique et technique, l’homme peut améliorer ses rendements
et produire plus. Il n’y a pas à être pessimiste comme Malthus.
1.2. La théorie de Sauvy :
Selon Sauvy, il n’y a pas de corrélation directe entre croissance démographique et croissance
économique, puisque tous les cas existent. En effet, on peut avoir le cas d’une faible
croissance démographique avec en parallèle une faible croissance économique (exemple
avec la France entre les deux guerres) ou bien encore la situation d’une forte croissance de la
population avec une faible croissance économique (exemple avec le tiers-monde) ou enfin le
cas d’une faible croissance démographique et d’une forte croissance économique (exemple
avec le Japon dans les années soixante-dix, quatre-vingt).
A partir du concept d’optimum de population Sauvy entend montrer le niveau de population
maximisant le produit par tête
En effet, on admet en général que, pour une population très faible, la production par habitant
est faible, qu'elle augmente avec l'accroissement de la population jusqu'à un certain point, au-
delà duquel la production par habitant diminuerait avec l'accroissement de la population. En
d'autres termes, compte tenu des conditions techniques, il existerait un optimum de population
qui, un jour ou l'autre, risque d'être dépassé.
Donc finalement, pour A. Sauvy, il est nécessaire de faire une étude cas par cas, puisqu’il
n’existe pas de cas général où la corrélation entre croissance démographique et croissance
économique serait directe. Tout dépend du pays et de sa situation (pyramide des âges, choix
sociaux et politiques, etc.…).
2. Effet de la croissance démographique dans le développement :
La croissance démographique peut avoir des effets positifs aussi bien que négatifs dans les
pays en développement.
2.1. Les effets négatifs :
2.1.1. Croissance démographique et formation brute de capital :

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Dans les pays en développement, les revenus sont souvent faibles, tandis qu’on constate une
forte pression démographique. Ce qui entraine une croissance de la consommation
provoquant ainsi une faible épargne et donc de l’investissement. De plus l’augmentation de la
population entraine une progression rapide des dépenses d’éducation et de santé qui pèsent
lourdement sur le budget des Etats.
2.1.2. Croissance démographique et emploi :
La pression démographique entraine de nouveaux demandeurs d’emplois sur le marché du
travail. Ce qui aggrave le chômage qui a déjà atteint des proportions inquiétantes dans les
pays en développement. Ce gonflement du potentiel de mains d’œuvres jeunes, alors que la
productivité n’augmente pas, peut entrainer des conséquences sociales, économiques et
politiques énormes (augmentation des dépenses publiques, chômage, insécurité, dégradation
des meurs etc.).
2.2. Les effets positifs :
Dans une conjoncture économique favorable, la croissance démographique peut jouer
positivement à la fois sur la demande et sur l’offre des agents économiques.
2.2.1. Effet sur la demande :
La croissance démographique entraine une augmentation des biens et donc de la
consommation. Elle peut aussi provoquer une hausse de l’investissement à terme
d’infrastructures et d’équipements de nouveaux locaux. La croissance démographique peut
donc avoir un effet positif sur la capacité de travail des individus mais aussi sur l’aptitude à
l’égard de l’épargne et de l’investissement. Ce qui facilite la réalisation d’économies d’échelles
et l’intensification de l’effort productif.
Enfin, elle peut être aussi à l’origine de la création d’entreprises modernes et la réalisation de
projets de développement grâce à l’élargissement de la taille du marché et par la hausse des
prix. La croissance démographique augmente également la valeur du capital foncier et
immobilier.
2.2.2. Effet sur l’offre :
La modification de l’offre de travail liée à l’accroissement démographique, sont à la source de
deux mécanismes générateurs de gain de productivité :
 Le remplacement de générations travailleuses analphabètes ou semi-analphabètes par une
génération nouvelle mieux formée, plus ouvertes à la modernité. Ce processus de

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renouvellement naturel de la population active est d’autant plus rapide que la croissance
démographique est forte et les progrès de l’instruction sont marqués.
 La migration géographique et sectorielle liée à la pression géographique dans les campagnes.
Ce transfert de la population active d’une agriculture en baisse de productivité vers les
secteurs à haute productivité à généralement pour résultat une progression de la productivité
moyenne. Le gonflement de la main d’œuvre non agricole peut en outre entrainer une hausse
des prix des biens alimentaires susceptibles de réduire la rigidité de l’offre agricole et facilité
l’adoption d’une stratégie de politiques industrielles de biens manufacturés à forte intensité de
mains d’œuvres.

Chapitre 2 : Le sous-développement

Introduction
Le sous-développement est un concept assez mal aisé à définir. Il est plutôt facile à
repérer un certains nombres de facteurs appelés critères du sous-développement. On peut
retenir cependant que le sous-développement est une situation dans laquelle l’Etat et la
société ne disposent pas de moyens nécessaires pour satisfaire les besoins essentiels de la
population. On peut aussi le définir comme la situation d’une économie qui n’arrive pas à
couvrir les coûts de l’homme. Statistiquement, c’est l’état d’un pays dont le revenu par habitant
et par an est inférieur au revenu moyen et annuel mondial.
Section 1 : Les caractéristiques du sous-développement
Longtemps, on a opposé les pays développés aux pays sous-développés. Aujourd’hui,
les PSD ne forment plus un exemple homogène car, il existe aussi entre eux de très fortes
inégalités de développement. A ces pays sous-développés on leur attribue le nom de tiers
monde. Il regroupe 121 Etats, de l’Amérique latine, d’Asie, d’Afrique. Le tiers monde est une
expression créée par le démographe Alfred Sauvy au début des années 50 pour désigner, par
analogie avec la notion politique de « tiers Etats » les pays qui cherchaient une alternative
politique et économique « une troisième voie » face aux mondes capitalistique et socialiste.
A la notion de PSD on préfère l’expression pays en voie de développement (PVD) ou
tout simplement pays en développement (PED).

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Cette notion de sous-développement est récente. Ce sont les « laissés »pour compte
de la croissance aspirant à un développement cohérent et autonome. Il faut bien voir que la
notion de sous-développement change en fonction des pays observés : elle est hétérogène.
Les dimensions du sous-développement sont multiples :
1) Elles sont économiques
Des PIB / HBT faibles, un endettement important, un commerce spécialisé dans les
produits agricoles, ou dans les produits à faibles valeurs ajoutées, des infrastructures
insuffisantes… On peut noter aussi une proportion très importante de la population active dans
les secteurs primaire et secondaire et une part très importante de la production primaire dans
le PNB.
2) Elles sont démographiques
Une démographie importante (taux de natalité élevé) et un taux de mortalité élevé avec
une espérance de vie faible.
3) Elles sont sociales
Il s’agit des problèmes de sous nutrition ou de mal nutrition, un accès aux soins difficile, un
taux de scolarisation faible (surtout chez les filles) des conditions de vie rudes (mauvais
logement, accès à l’eau…)
4) Elles sont structurelles
a) Des économies en retard et désarticulées
Ce sont des économies en retard par rapport aux économies développées. Ce sont
des économies désarticulées : un secteur industriel moderne et extraverti côtoie un secteur
traditionnel d’autosubsistance. Entre les deux se situe une zone d’économie informelle
concentrée dans les grandes villes.
b) Des économies dépendantes des pays développées
Ces économies sont soumises à une dépendance :
b-1 /commerciale : Les pays développés sont leurs seuls clients et ce sont ces
derniers qui fixent les prix, à l’exception de ceux du pétrole.
La dépendance commerciale s’observe au plan :
 de la composition des produits exportés et importés : les PVD exportent en majorité des
produits de base. Il s’agit surtout de produits miniers et agricoles. Le volume des exportations
de ces pays dépend surtout de la pluviométrie, c’est ainsi que dans les pays de l’Afrique
subsaharienne, on constate une baisse des recettes d’exportation due à une série de

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sécheresse observées depuis le début des années 80. La production dans ces pays est peu
diversifiée (monoproduction). Ils exportent généralement un ou deux produits. Pour ce qui est
de la composition des importations, les PVD sont de gros importateurs de produits
manufacturés.
 de l’orientation géographique de nos exportations : les PVD commercent particulièrement avec
les pays développés. C’est ainsi que les pays africains de la zone franc ont comme partenaire
la France. Cela peut être expliqué d’abord par l’histoire (coloniale), ensuite par l’existence
d’une parité fixe entre notre monnaie le FCFA et l’euro et enfin par la convention liant la CEE
(communauté économique européenne) aux pays ACP (Afrique caraïbe pacifique). . Le
commerce entre pays du Sud est très faible ; ce qui fait que nos économies sont extraverties
(tournées vers l’extérieur) et l’intégration économique tant souhaitée tarde à se réaliser.
 de la fixation des prix des matières premières : les prix des produits de bases sont décidés par
les pays développés. En effet ces prix sont fixés dans des bourses de commerce, c'est-à-dire
un ensemble de téléphones et de télex où le sort des matières est défini sans pour autant que
les PVD ne soient représentés. C’est pourquoi les prix de ces produits fluctuent, entrainant
une détérioration des termes de l’échange (DTE). En effet, en exportant des produits sous
évalués et en important des produits surévalués, les pays du tiers-monde subissent un
échange inégal. De même que notre modèle de consommation dépend de l’extérieur, d’où une
dépendance alimentaire.
b-2/alimentaire : nous avons un modèle de consommation tourné vers l’étranger au
détriment des produits vivrières. La conséquence est que nous assistons à une accentuation
du déficit de notre Balance de paiement.
Au Sénégal la base alimentaire est le riz.
b-3/ financière : une épargne intérieure faible oblige les économies sous développées
à s’endetter auprès des banques privées et des organisations internationales contrôlées par
les pays riches. Cette situation d’endettement ne reste sans conséquence à cause de la
lourdeur des taux d’intérêt et l’obligation pour les pays débiteurs d’appliquer des politiques
d’ajustement structurel.
Ces pays sont souvent des zones monétaires (comme la zone franc CFA) qui sont
pilotés par les pays développés. C’est ainsi que lorsque la France dévalue sa monnaie, cela
se répercute directement sur le franc CFA avec toutes les conséquences négatives que nous
savons : augmentation de la dette, inflation, conflits sociaux, etc.

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b-4/ économique : dans les PVD l’essentiel de l’appareil de production appartient aux
étrangers. Les grandes décisions qui gouvernent ces entreprises sont donc prises à l’extérieur
et nos économies sont extraverties. Le caractère extraverti de nos économies est une source
de sous-développement car l’extraversion entraine l’échange inégal et la détérioration des
termes de l’échange. La combinaison de ces deux effets accentue le déficit structurel de nos
balances de paiement, entrainant du coup le recours à l’emprunt extérieur avec un processus
d’endettement.
Les politiques économiques appliquées dans les PSD sont souvent imposés par les
bailleurs de fonds (FMI, banque mondiale). Il s’agit de politique d’ajustement structurel avec
tout leur cortège d’effets négatifs, tant sur le plan économique que social. Cette dépendance
économique des pays du tiers-monde est aggravée par une dépendance technologique.
b-5/ technologique : avec le transfert de technologies, les PVD sont obligés d’acheter
des licences et des brevets pour s’adapter aux nouvelles techniques qui permettent la
modernisation. Cette dépendance technologique va entrainer la dépendance culturelle
(modèle de consommation calqué sur le modèle occidental ou américain).

5) Une typologie des pays en développement


La banque mondiale a établi un seuil d’appartenance aux PED à partir du PNB par
habitant. Mais ce critère n’est pas très significatif car certains PED se situent au-delà de cette
limite tandis que d’autres pays développés (certains pays de l’Est par exemple) peuvent se
trouver en deçà de ce seuil.
Face à la diversité des PED, les organisations internationales retiennent une
classification de ces pays selon leur niveau de développement.
On distingue ainsi :
 Les nouveaux pays industriels (NPI) : il n’existe pas de liste officielle des NPI. Il s’agit des
quatre « dragons » d’Asie (Corée de Sud, Taïwan, Singapour et Hong-Kong) ainsi que
quelques pays d’Amérique latine (Mexique, Brésil, Argentine). Les NPI se caractérisent par les
éléments suivants : un rythme de croissance économique très rapide, une part très importante
par rapport aux autres PED du secteur manufacturier dans le PNB ; une part croissante des
services ; un degré d’ouverture sur l’extérieur très élevé (entre 60 et 70%). Des excédents
commerciaux conséquents. Ce sont les filiales des entreprises multinationales qui sont à
l’origine du développement des NPI, ces délocalisations étant destinées à profiter du faible

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niveau des salaires. La très forte croissance économique de tous ces pays et de quelques
autres (Thaïlande, Indonésie, Chine notamment) durant les années 90 a rendu quelque peu
caduque cette notion de NPI. L’ensemble de ces économies situées en Asie, en Amérique
latine ou Europe centrale sont aujourd’hui qualifiées de « pays émergent ». Cette notion visant
à caractériser leur important taux de croissance (entre 5% et 10% par an) et le fort
développement de leur marchés boursiers (jusqu’à la crise financière de 1997-1998).
 Les pays de l’OPEP (organisation des pays producteurs de pétrole) : ce sont des pays dont
30% au moins des exportations en marchandises sont constituées de ventes de pétrole et de
gaz. Leur économie est fortement dépendante de l’évolution du prix du pétrole.
 Les pays les moins avancés (PMA) : ils regroupent les pays les plus défavorisés de la
planète pour lesquels des mesures particulières doivent être prises. Autour d’une quarantaine,
principalement situés en Afrique, les PMA se caractérisent par un faible niveau de revenu par
habitant, un taux d’alphabétisation inférieur à 20%, un très faible poids du secteur industriel
(moins de 10% du PNB) et des perspectives de développement extrêmement limitées.
Section 2 : Les causes du sous-développement
Le sous-développement a été analysé de façon différente selon les courants de pensée
économique. Pour certains c’est un phénomène naturel et démographique (malédiction) ; pour
d’autres c’est un phénomène conjoncturel, c’est-à-dire un retard (mal nécessaire). Mais aussi,
le sous-développement est considéré comme un produit du développement et résulterait donc
d’une exploitation et d’une domination que les pays du centre exercent sur les pays
périphériques. Cette dernière analyse a été faite particulièrement par François Perroux, Samir-
Amir et les marxistes. Le sous-développement est dû aussi à un cercle vicieux.
1- Les facteurs naturels et démographiques
L’absence de richesse du sous-sol ainsi que les effets défavorables d’un climat tropical
ont souvent été présentés comme des causes naturelles du sous-développement. Pourtant,
certains pays ont réussi à combattre ces handicaps : Australie au Sud des Etats-Unis pour les
effets du climat ; Japon pour l’absence de ressources naturelles ; tandis que certains PED ne
présentent pas ces handicaps. La forte croissance démographique ne constitue pas
davantage une explication du phénomène car dans de nombreux pays d’Asie ou d’Amérique
latine, la croissance de la population a accompagné et favorisé la croissance économique.
2- La thèse du retard de développement

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Les économistes libéraux considèrent que le sous-développement n’est qu’un retard au
développement.
Ainsi, Walt Whitman Rostow (né en 1916) dans son livre : les étapes de la croissance
(1960), présente le développement comme une évolution linéaire devant forcément passer par
les mêmes étapes :
 Dans la société traditionnelle la productivité du travail est faible car les techniques sont
rudimentaires. L’économie est essentiellement agricole et les mentalités ne sont pas
favorables au développement car un fatalisme à long terme règne : les individus sont
persuadés que leurs enfants et leurs petits-enfants auront approximativement des conditions
d’existence identiques ;
 Durant les préalables au développement, les conquêtes de la science moderne entraînent de
grands progrès économiques qui vont favoriser les premiers développements de l’agriculture
et de l’industrie. Les marchés mondiaux s’ouvrent et, surtout les mentalités se transforment, le
fatalisme recule et «de nouveaux types d’hommes animés de l’esprit d’entreprise
apparaissent ». L’investissement augmente, notamment dans les transports. Un Etat centralisé
et efficace se substitue aux pouvoirs régionaux traditionnelles. Mais toutes ces formations se
produisent à un rythme modéré.
 Durant la phase de démarrage ou take off « en l’espace d’une ou deux décennies, la structure
fondamentale de l’économie et la structure sociale et politique de la société se transforment de
telle façon que le taux de croissance de l’économie pourra par la suite rester constant »
L’investissement et l’épargne doublent et passent d’à peu près de 5% du revenu national à
plus de 10%. Des industries nouvelles comme le textile ou la métallurgie se développement
rapidement et amènent un accroissement considérable des revenus ;
 Le progrès technique et la modernisation (la maturité) se diffusent à l’ensemble de l’économie
durant la période de la marche vers la maturité. Les anciennes industries plafonnent, mais de
nouvelles industries comme la chimie ou l’industrie électrique se développent ;
 L’ère de la consommation de masse représente la dernière étape ; les principaux secteurs de
l’économie deviennent la production de biens et services. La population s’urbanise et la main
d’œuvre est de plus en plus qualifiée. L’Etat-providence assume la prise en charge collective
de la plupart des risques.
Cette analyse, d’inspiration libérale, montre ainsi que les pays du tiers-monde sont à un
stade où se trouvaient autre fois les pays aujourd’hui développés, le sous-développement

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n’est qu’un retard du développement. Ces retards actuels de développement s’expliquent alors
par une main-d’œuvre abondante et peu qualifiée, un taux très faible de la croissance et une
absence de véritables entrepreneurs.
Tous les pays atteindront l’étape ultime de la consommation de masse ; mais pour
hâter cette échéance, il est nécessaire que les différentes nations mettent en place les
principes du libéralisme et acceptent de s’ouvrir sur l’extérieur.
3- Le sous-développement conséquence du développement
D’autres économistes refusent de considérer que les PED suivent les traces des pays
développés avec un siècle de retard, car l’économie mondiale leur paraît dominée hier comme
aujourd’hui par ces mêmes pays développés. Le sous-développement correspond alors au «
blocage de croissance », selon l’expression de François Perroux, résultant de la domination
des pays développés. Le sous-développement des uns serait alors la conséquence du
développement des autres. Plusieurs manifestations de ce processus sont ainsi mises en
avant :
 « L’échange inégal » qui maintient les pays en développement dans la production de produits
de base (d’origine agricole et minière) et les condamne à servir de débouchés aux produits
manufacturés des pays industrialisés ;
 Le développement des cultures d’exploitation réservés aux marchés étrangers (coton,
arachides, tabac…) permettent d’améliorer le niveau de subsistance des populations ;
 La dégradation des termes de l’échange qui appauvrit les PED puisqu’ils achètent de plus en
plus cher des produits étrangers alors que les prix des produits qu’ils exportent eux-mêmes
diminuent ;
 Le développement du dualisme économique et social ; c'est-à-dire la coupure, la
fragmentation des structures économiques et sociales en deux groupes séparés (opposition
entre un secteur moderne et un secteur traditionnel, dans l’agriculture comme dans l’industrie ;
opposition entre les villes et les campagnes, etc.)
4- Le cercle vicieux
Pour Ragnar Nurske, le sous-développement serait dû à un cercle vicieux. Dans
Problèmes of Capital Formation in Underdéveloped Countries (1953), Ragnar Nurske explique
que la pauvreté et le sous- développement sont des phénomènes auto-entretenus. En raison
de la pauvreté et d’un revenu national insuffisant, les PED ne dégagent pas d’épargne
nécessaire pour financer l’investissement productif qui pourrait générer le développement. Le

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manque d’investissement ainsi que la malnutrition limitent la productivité du travail.
L’insuffisance de l’épargne nationale pourrait être comblée par des capitaux étrangers, mais
cela risque de générer un cercle vicieux ; celui du surendettement.

L’inconsistance de la demande due au faible pouvoir d’achat est un obstacle


supplémentaire à la hausse de la production. La pauvreté conduit au sous-développement qui
est un obstacle à l’investissement. Comme le dit Nurske « un pays est pauvre parce qu’il est
pauvre ».
Comme Rostow, Nurske considéré que le développement agricole est un préalable
nécessaire à une croissance industrielle harmonieuse. Mais de nombreux PED ont tendance à
orienter leur économie vers une branche unique leur fournissant des recettes d’exploitation.
Que cette branche soit agricole, minière ou industrielle, les investissements sont spécialisés et
les effets d’entraînement sur le reste de l’économie sont faibles. La volonté de profiter des
avantages comparatifs pour exporter peut donc, selon Nurske, constituer un réel obstacle au
développement.
Section 3 : Les stratégies de développement
Le mot stratégie est un terme d’origine militaire introduit en économie. Les stratégies de
développement est un ensemble d’objectifs opérationnels choisis pour permettre le
développement des secteurs préalablement définis.
On distingue plusieurs stratégies de développement.
1) Les stratégies de développement agricoles des pays de l’UEMOA
Les stratégies de développement agricole dans les pays de l’UEMOA se sont orientées
vers la mise en place d’une politique agricole commune.
L’agriculture occupe 65% de la population active, mais pessimiste (soucieuse) souvent sur
l’intensification (augmentation) et les conditions climatiques.

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L’intensification et l’accroissement de la productivité ne pourront passer que par des
investissements dans le secteur agricole. Le financement est l’un des obstacles majeurs de
l’agriculture en Afrique plus particulièrement dans notre sous-région.
Pour faire face à ces problèmes des objectifs ont été fixés ; il s’agit :
a- La maîtrise de l’eau : C’est un domaine très important pour l’intensification de l’agriculture,
mais également pour faire face aux aléas climatiques, notamment dans les pays sahéliens,
comme le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, mais également les zones sahéliens
des pays côtiers, c'est-à-dire le Bénin, la Côte-D’ivoire et le Togo. Il s’agit de mettre en place
une importante politique de maîtrise de l’eau. Car tout le monde s’est rendu compte
aujourd’hui que l’agriculture pluviale n’est plus une agriculture sur laquelle on peut compter. Il
faut maîtriser l’eau pour arriver à une complémentarité entre l’agriculture pluviale et
l’agriculture irriguée.
D’ailleurs, les statistiques de la FAO (organisation pour l’alimentation et l’agriculture) le
montrent : tous les pays qui ont un degré adéquat d’autosuffisance et de sécurité alimentaire
ont irrigué près de 20% de leurs terres irrigables. Or, en Afrique de l’ouest, et particulièrement
dans l’espace UEMOA, on n’atteint pas 4% ce qui est très insuffisant ;
b- Améliorer les mécanismes de crédit et de financement agricole ainsi que l’accès au crédit des
petits exploitants et des agricultrices ;
c- Améliorer la productivité de l’agriculture en accordant une attention particulière aux petits
exploitants et aux agricultrices ;
d- Assurer la sécurité alimentaire pour tous et assurer l’accès des pauvres à une alimentation et
une nutrition adéquate ;
e- Promouvoir des mesures pour lutter contre la dégradation des ressources naturelles et
encourager des méthodes de productions qui soient écologiquement durables (agriculture
propre)
2) Les stratégies de promotion des exportations
Utilisées par les NPI avec le plus de succès, elles a pour but de remplacer les exportations
traditionnelles par de nouvelles en faisant jouer les avantages comparatifs de ressources
naturelles, de mains-d’œuvre. Ces politiques consistent à utiliser dans un premier temps,
l’avantage que représente une main d’œuvre à bon marché et « disciplinée » afin de gagner
des parts de marché à l’exportation sur des produits à faibles valeur ajoutée( textile par
exemple).

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3) Les stratégies d’industrialisation
On peut distinguer trois grands types de stratégies, le troisième type étant aujourd’hui plus
dominant.
a- Les industries industrialisantes
Le modèle de développement autocentré ou autonome, repose sur la priorité accordée
au développement du marché intérieur et le refus de participer à la spécialisation
internationale. L’objectif est alors d’assurer la formation d’une base industrielle nationale
privilégiant certaines branches industrielle (« les industries industrialisantes ») qui sont des
activités motrices caractérisées par leurs effets d’entrainement en amont et en aval sur
l’ensemble de l’industrie (Sidérurgie, métallurgie, pétrochimie comme en Algérie)
b- les stratégies d’industrialisation par substitution d’importations
Les produits importés sont peu fabriqués localement (ce qui suppose une demande
intérieure suffisante).
Cette stratégie a pour but de remplacer dans les pays les plus importateurs de produits de
consommation par une production locale de ces mêmes produits.
L’Etat établit des protections douanières dans le secteur des biens de consommation mais
instaure des droit de douanes faibles sur les biens d’équipement afin d’encourager
l’investissement. Un taux de change surévalué facilite la limitation des importations. Les
industries nouvelles sont aidées par des subventions ou des prêts bonifiés.
c- la stratégie d’industrialisation par promotion des exportations
Les stratégies d’ouverture sur l’économie mondiale correspond à une activité
productive orientée par les marchés étrangers (stratégie d’extraversion). C’est le cas de
l’industrialisation par promotion des exportations par laquelle les pays en développement
cherchent à exporter des produits transformés plutôt que des produits primaires (stratégie des
NPI). Les PED choisissant une stratégie de promotion des exportations ont cherché à attirer
les capitaux et à développer les transferts de technologiques (investissements directs
notamment). Mais ces investissements de capitaux étrangers n’ont pas eu que des
conséquences favorables (aggravation de la dépendance technologique pour certains,
gaspillage de ressources, crise des marchés financiers etc.).
d- Les stratégies de développement industrielles au Sénégal
Adoptées en1986, la Nouvelle politique industrielle (NPI) a été la première grande
tentative de réforme de politique commerciale au Sénégal. Elle a marqué un changement de

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cap dans les stratégies d’industrialisation pratiquée jusqu'à là. Ses objectifs étaient les
suivants : améliorer la compétitivité extérieure et intérieure de l’économie, diversifier les
exportations vers les produits manufacturés, encourager l’investissement privé, et assouplir la
législation du travail.

Chapitre 3 : Echanges extérieurs

Introduction :
La balance des paiements est un moyen d’analyse économique de premier plan. Elle est un
document comptable récapitulant tous les échanges (marchandises, invisibles, capitaux) d’un
pays avec le reste du monde pendant une période donnée qui est souvent l’année.
Cependant, la balance des paiements nous permet de déterminer les indicateurs du
commerce extérieur. Elle est toujours équilibrée par définition. L’étude de cet équilibre requiert
d’abord l’analyse de la structure de la balance des paiements et les différentes politiques
optées par les pays pour restaurer cet équilibre.
Section 1 : les indicateurs du commerce extérieur :
Ces indicateurs permettent d’apprécier la nature, l’évolution et la structure des relations
commerciales et financières que l’économie nationale entretienne avec l’extérieur.
1. Les indicateurs classiques du commerce international:
L’ouverture internationale d’un pays est son degré de participation aux échanges nationaux,
comparativement à son poids économique. Elle se mesure grâce à un certain nombre d’outils.

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1.1. Le degré d’ouverture (coefficient de dépendance ou taux d’ouverture) :
Le degré d’ouverture d’une économie nationale s’exprime par le rapport entre la moyenne des
importations et des exportations et le PIB.
X +M
2 X +M
¿= ∗100 Oubien ¿= ∗100
PIB 2 PIB
Il est variable d’un pays à un autre. Cependant, le volume des exportations et des
importations, ne reflète pas totalement le degré d’ouverture. Tout dépend du montant du PIB.
1.2. Le taux de couverture (TC) :
Le taux de couverture exprime le rapport entre le volume des exportations FAB et le volume
des importations CAF. Il nous permet de savoir si un pays bénéficie ou non des échanges
avec l’extérieur.
Exportation FAB
TC= ∗100
Importation CAF
Un taux de couverture compris entre 95 et 100%, correspondrait à une situation d’équilibre du
commerce permettant ainsi de desserrer la contrainte extérieure.
NB :
 Les importations sont évaluées CAF (coût, assurance, fret ou CIF : cost, insurance, freight),
incorpore le montant du transport international et le coût de l’assurance sur ce transport
jusqu’au lieu d’importation.
 Les exportations sont évaluées FOB (free on bord ; FAB : franco à bord) ne prend pas les
coûts de transport et d’assurance jusqu’à destination.
 Contrainte extérieure : limitation de la marge de manœuvre de politiques économiques par
l’internationalisation de l’économie.
1.3. Le taux d’exportation :
Il exprime le rapport entre le des exportations et le volume du PIB, donc la production
intérieure vendue à l’étranger.
Exportations
TX= ∗100
PIB
1.4. Le taux de pénétration :
Généralement calculer sur un seul produit, il rapporte les importations au marché intérieur. Il
exprime ainsi, la part de la demande intérieure couverte par les produits importés.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 31


Importations
TPE= ∗100
Demande intérieure
Demande intérieure(DIB) ou Marché intérieur = PIB + M – X
= CF + FBCF + VS
=C+I
Le taux de pénétration du marché intérieur est le complément du taux de pénétration étranger
(TPE).
Exemple : en France TPE (automobile) est de 45%, signifie sur 100 voitures neuves
achetées, les 45 sont importées par la France et les 55 sont produites au niveau local au cours
de cette année.
1.5. La part de marché :
Une part de marché se définit comme la part des ventes d’un pays sur le marché intérieur d’un
autre pays et plus généralement dans le marché mondial.
'
Exportationsd un pays
PM = ∗100
Total des exportations mondiales
Le total des exportations mondiales est la demande mondiale.
Cependant, le calcul de la part de marché peut cibler un marché précis (automobile, matières
premières etc.)
1.6. Elasticité des importations par rapport aux exportations :
En période d’expansion, l’augmentation des exportations induit une augmentation des
importations car la hausse de la production nécessite d’importer des biens d’équipements et
de produits semi-finis. Cette élasticité mesure donc la sensibilité des importations par rapport
aux variations des exportations. Elle est exprimée par la variation relative des importations par
rapport à celle des exportations.
Variation relative des importations
eM =
X
Variationrelative des exportations
∆ M /M
eM =
X
∆X/X

1.7. Elasticité des importations par rapport au PIB :


L’accroissement de la croissance économique entraine un accroissement des importations
(biens d’équipements, produits intermédiaires) surtout dans un contexte de spécialisation
internationale. Ainsi, pour mesurer l’effet de la croissance économique sur la croissance des
importations, on calcule l’élasticité des importations par rapport au PIB.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 32


Variation relative des importations
e M =
PIB
Variationrelative du PIB
∆M/M
e M =
PIB
∆ PIB/ PIB

1.8. Les termes de l’échange :


Les termes de l’échange désignent la capacité d’une économie à couvrir ses dépenses
d’importations par ses recettes d’exportations.
' Indice des prix des exportations
Indice des termesde l échange ( ITE )= ∗100
Indice des prix des importations
Interprétation des termes de l’échange : Si ITE est supérieur à 100, on parle d’amélioration
des termes de l’échange. Un même volume d’exportations dégage un revenu en devises qui
permet d’importer une quantité plus importante de produits.

Si l’indice est inférieur à 100, il y a une détérioration des termes de l’échange. Les produits
importés deviennent de plus en plus chers par rapport aux produits exportés et il faut donc
exporter d’avantage pour importer le même volume de produits.
Une détérioration des termes de l’échange entraine une baisse des revenus réels perçus à
l’exportation. Il s’avère donc néfaste pour les pays concernés.
Exemple : En 1955, dans un pays x, pour acquérir un tracteur, il fallait exporter 4 tonnes de
café. En 1970, pour un même tracteur, il a fallu vendre 20 tonnes de café.
Ainsi, en 15 ans, il a fallu vendre 5 fois plus de tonnes de café pour acquérir le même volume
de tracteurs.
2. La compétitivité :
On appelle compétitivité la capacité d’une entreprise où d’une économie à faire face à ses
concurrents sur le marché interne et sur le marché externe. C’est donc l’aptitude à conquérir
des parts de marché. Car l’objectif d’une entreprise ou d’un pays est de maintenir et si
possible accroitre ses parts de marché. On distingue traditionnellement la compétitivité prix et
la compétitivité structurelle (compétitivité hors prix).
2.1. La compétitivité prix :
Elle traduit la capacité à proposer sur le marché des produits à des prix inférieurs à ceux de
ses concurrents. Elle peut être interne ou externe.
2.2. La compétitivité structurelle :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 33


Elle désigne la capacité à conquérir des parts de marché indépendamment du niveau des prix,
dépendant donc de critères plus qualitatifs et liés à l’internationalisation du marché, ainsi qu’à
la complexité de la concurrence. Elle est principalement fonction de la différentiation des
produits, la qualité et l’innovation du produit, la relation avec la clientèle, l’adaptation à la
demande. Cette compétitivité est plutôt de l’ordre du long terme et elle demande du temps
pour se construire.
Section 2 : la structure la balance des paiements :
La balance des paiements est composée de plusieurs balances particulières, qui sont
regroupées sous des comptes différents. Elle suit une certaine logique d’enregistrement et
présente différents soldes.
1. Les comptes de la balance des paiements (BP) :
La balance des paiements se compose de trois comptes principaux : le compte des
transactions courantes; le compte capital; le compte financier et d’un poste appelé erreurs et
omissions nettes.
1.1 Le compte des transactions courantes (opérations ou paiements courants) (BTC):
La balance des transactions courantes dégage le solde des échanges de marchandises, de
services et des revenus.
1.1.1 La balance commerciale (BC) :
Elle concerne les mouvements de marchandises. C'est-à-dire le commerce extérieur qui prend
en compte les exportations (entrée de devises) et les importations (sortie de devises).
Le solde de la balance commerciale est très important du fait qu’il représente généralement
les 2/3 de la balance des paiements et qu’il traduit le dynamisme d’une économie.
1.1.2 La balance des services (BS) :
Elle enregistre toute opération comprenant des entrées ou des sorties relatives de devises tels
que : les assurances, transport, brevets, licences, marques, coopération technique, intérêts,
dividendes, les transferts de salaires, voyages et tourisme.
1.1.3 La balance des transferts unilatéraux (ou prestations gratuites) (BTU) :
Elle prend en compte les transferts sans contrepartie comme les dons publics et privés ; aides
au développement, les transferts de revenus des travailleurs étrangers vers leurs pays
d’origine.
1.1.4 La balance des invisibles (BI) :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 34


Ils sont dit invisible parce qu’ils ne portent pas toujours sur des échanges « matérielles ». En
fait, le solde de la balance des invisibles, est égal au solde de la balance des services plus le
solde de la balance des transferts unilatéraux.( BI = BS + BTU )
NB :≤solde de la balance des transactions courantes
BTC=solde de la balance commerciale ( BC ) +solde de la balance des invisibles (BI )

1.2 Le compte de la balance des capitaux (BK):


Le compte de capital est composé de la balance des capitaux à long terme et de la balance
des capitaux à court terme.

1.2.1 La balance des capitaux à long terme (BKLT):


Elle recense deux grands types d’opérations :
 Les opérations de crédit : elles comprennent les crédits commerciaux à long terme et les
prêts à échéance de plus d’un an.
Les crédits commerciaux long servent à financer les prêts accordés par des entreprises
résidentes à des entreprises non résidentes (avoirs) ou inversement (crédits à l’exportation).
 Les opérations d’investissement : elles correspondent aux investissements directs, aux
investissements de portefeuille, aux autres investissements et les produits financiers dérivés.
 Les investissements directs couvrent les opérations effectuées par les investisseurs afin
d’acquérir ou d’accroitre des titres de participation au capital d’entreprises étrangères et de
détenir une influence dans sa gestion. Par convention, l’investisseur doit détenir au moins 10%
des droits de vote ou à défaut 10% du capital social de l’entreprise investie.
 Les investissements de portefeuille comprennent les opérations sur valeurs mobilières
étrangères (titres négociables, actions, obligations).
 Les autres investissements regroupent : les prêts du FMI, les prêts consentis au titre de l’aide
au développement et les prêts de refinancement.
 Les produits financiers dérivés : ils sont destinés à la couverture des risques.
1.2.2 La balance des capitaux à court terme (BKCT):
Elle enregistre :
 Les autres crédits commerciaux et les prêts divers de moins d’un an.

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 Les mouvements de capitaux à court terme du secteur privé non bancaire. Ce sont des
capitaux spéculatifs et volatiles à la recherche de placements courts et rémunérateurs.
 Les mouvements de capitaux à court terme du secteur public trésor, banque centrale).
1.3 Variation de la position monétaire extérieure (VPME)( ouvariation des avoirs en réserve
de devises) :
Elle est exprimée à travers les variations de réserves qui sont composées des avoirs de
réserves et réserves de change.
 Les avoirs de réserves : sont des avoirs extérieurs (par exemple l’or monétaire) qui sont à la
disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires pour leur permettre de
financier le déséquilibre des paiements ou d’intervenir pour en réduire l’ampleur.
 Les réserves de change : sont des liquidités internationales ou devises détenues par les
banques centrales, qui leurs permettent d’intervenir sur le marché des changes et de financer
les échanges internationaux.
 Les DTS.
 Les mouvements monétaires : ce des engagements des autorités monétaires.
1.4 Le poste Erreurs et omissions nettes (EON):
Le poste «EON » correspond à la régularisation des opérations qui n’ont pas pu être
correctement enregistrées. Il permet ainsi d’ajuster les balances en cas d’écarts inexpliqués dû
à des difficultés d’enregistrement des erreurs statistiques à des trafics illicites.

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Tableau récapitulatif :
Balances Composantes Soldes
Balance commerciale Exportations S1
 Importations
 Assurances
 Transports
Balance des services
 Intérêts et dividendes
S2
 Revenus
Balance des
 Voyages
transferts unilatéraux
 Tourisme etc.
 Dons publics et privés
S3
 Transferts publics et privés
Balance des
transactions S4 = S1 + S2 + S3
courantes
 Crédits commerciaux (+ 1 an)
Balance des capitaux
 Investissements directs
à long terme  Investissements de portefeuille S5
 Autres investissements
Balance des capitaux
 Produits financiers dérivés
à court terme  Crédits commerciaux (- d’1 an)
S6
 Capitaux publics à court terme
Balance des capitaux S5 + S6
Balance de base S4 + S5
Erreurs et omissions
nettes
Balance(EON)
globale S4 + S5 + S6 +
Variations de  Réserves
la EON
position monétaire
 DTS
extérieure
NB : la variation de la position monétaire extérieure est égale à l’opposé du solde de la
balance globale.( BG = - VPME)
2. Interprétation des soldes des différentes balances :
2.1 La balance des transactions courantes :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 37


Elle constitue sans aucun doute le meilleur indicateur de l’état des échanges entre un pays et
le reste du monde. Son excédent ou son déficit reflète dans une large mesure la compétitivité
de l’appareil productif.
Ainsi, un solde de la balance des transactions courantes durablement positif (BTC˃0) implique
que le pays exporte plus qu’il en importe. Ce qui entraine une accumulation de devises
permettant une hausse des investissements et le financement des déficits des autres pays
(cas des pays émergents). S’il s’agit d’un pays en développement, le surplus exportable est
souvent destiné aux remboursements de la dette. L’investissement sera alors négligé et le
développement.

Par ailleurs, un solde négatif (BTC˂0) pourrait s’expliquer par la faiblesse de l’appareil
productif qui ne serait pas en mesure de satisfaire la demande locale et/ou trouverait des
difficultés à écouler ses produits du fait de la concurrence dans le cas des PED ce déficit se
traduit par un accès limité aux marchés de capitaux, une dépendance à l’aide, soumission aux
politiques d’ajustement imposées par Bretton Woods. Cependant dans ces mêmes pays, le
solde de la balance des transferts unilatéraux est généralement positif. Car ces pays reçoivent
plus de transferts qu’ils n’en versent du fait de l’existence de problèmes économiques et
sociaux qui réclament le concours de la communauté internationale.

2.2 Le solde de la balance des capitaux :


Le solde de la balance des capitaux à long terme est plus significatif. Car il démontre l’intérêt
que le reste du monde accorde à l’économie nationale. Effet les investissements directs
mesurent l’attraction exercée par l’économie nationale sur les entreprises étrangères. De la
même manière, lorsque les flux nets de dettes sont positifs, cela signifie que le pays reçoit
plus de prêts qu’il n’en rembourse et qu’il présente une certaine crédibilité (solvabilité) auprès
des bailleurs de fonds internationaux et inversement.
Néanmoins, un solde positif de la balance des capitaux, n’implique pas toujours une bonne
santé économique. Il peut traduire la confiance accordée à un pays (cas des USA dans les
années 80), un financement par emprunt trop important ou déficit des transactions courantes
(économie essoufflée), le financement de la croissance économique par les capitaux étrangers
(cas des économies émergentes).
Par contre, un déficit n’indique pas obligatoirement une situation délicate. Il peut signifier selon
les cas : d’une fuite des capitaux, d’une hausse des investissements à l’étranger dont les

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 38


transactions courantes sont excédentaires (cas des USA dans les années 50-65 et le Japon
des années 80).
Quant aux mouvements de capitaux à court terme, un solde positif s’explique par une
importance des recettes d’exportations et des crédits commerciaux. Cette situation traduit un
dynamisme conjoncturel des échanges extérieurs d’un pays.
2.3 Le solde de la balance de base (BB):
Il permet de déterminer la capacité (+) ou le besoin (-) de financement d’un pays.
Si le solde est positif, la nation a une capacité de financement. Elle dispose alors de moyens
de paiements internationaux supérieurs à ses besoins. Elle peut aussi accroitre ses réserves
de change, faire des placements, accroitre ses IDE, rembourser sa dette etc.
Si le solde de la balance est négatif, la nation a un besoin de financement. Les ressources
qu’elle tire des échanges internationaux ne suffisent pas à financer ses dépenses extérieures.
Elle devra donc puiser sur ses réserves de changes si elles sont suffisantes ou bien faire
appel aux capitaux étrangers.
Application 1 :
En 2000, on a les données suivantes concernant une économie « y » en millier de francs.
Exportations-----------------------------------------------104000
Assurance------------------------------------------------(-19550)
Revenu----------------------------------------------------(-19100)
Transferts publics-----------------------------------------22880
Investissements directs------------------------------------3080
Capitaux publics à court terme-------------------------28030
Réserves de change--------------------------------------25000
Importations-----------------------------------------------193010
Transport------------------------------------------------------7860
Transferts privés----------------------------------------------610
Investissements de portefeuille---------------------------205
Autres investissements---------------------------------------50
Capitaux privés à court terme----------------------------3800
DTS--------------------------------------------------------(-55000)
Voyages-------------------------------------------------------8820
Tourisme----------------------------------------------------17700

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Crédits à l’exportation plus d’un an------------------------10
Erreurs et omissions nets------------------------------(-4705)

Travail à faire :
1) Reconstituer la balance des paiements.
Correction :
La balance commerciale :
BC = X – M BC = 104000 – 193010 BC = -89100
La balance des services
BS = assurance + transport + revenu + voyages + tourisme
BS = -19550 + 7860 – 19100 + 8820 + 17700 BS = -4270
La balance des transferts unilatéraux :
BTU = Transferts publics + Transferts privés BTU = 22880 + 610 BTU = 23490
La balance des invisibles :
BI = BS + BTU BI = -4270 +23490 BI = 19220
La balance des transactions courantes : BTC = BC + BI ; BTC = -89100 + 19220 ;
BTC =69880
La balance des capitaux à long terme :
BKLT = Investissements directs + investissements de portefeuille + autres investissement +
crédits à l’exportation plus d’un an
BKLT = 3080 + 205 + 50 + 10 ; BKLT = 3345
La balance des capitaux à court terme :
BKCT = Capitaux publics à court terme + capitaux privés à court terme
BKCT = 28030 + 3800 ; BKCT = 31830
La balance des capitaux : BK = BKLT + BKCT ; BK = 3345 + 31830 ; BK = 35175
La balance de base : BB = BTC + BKLT ; BB = -69880 + 3345
BB = -59535 donc besoin de financement de cette économie.
Le solde de la balance globale : SBG = SBTC + SBK + EON ;
SBG = -69880 + 35175 – 4705; SBG = 30000
La variation de la position monétaire extérieure:VPME = Reserves + DTS
VPME = 25000 -55000; VPME = -30000
Application 2:

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En 1998, on a enregistré les données suivantes de l’économie française en millions de FF.
Biens et services---------------------------------------------------264964
Investissements directs------------------------------------------(-64356)
Transferts en capital----------------------------------------------8308
Transferts courants-----------------------------------------------(-57301)
Revenu---------------------------------------------------------------22969
Investissements de portefeuille--------------------------------(-318821)
Acquisitions d’actifs non financiers----------------------------(-320)
Avoirs de réserves------------------------------------------------(-115654)
Autres investissements------------------------------------------236550
Travail à faire :
1) Donner une définition simple de la balance des paiements.
2) Que signifie « 264964 ».
3) Quel sens donne-t-on au signe (-) pour les investissements directs.
4) Calculer le solde des transactions courantes, le solde du compte capital et le solde du compte
financier et commenter.
5) Montrer qu’un excédent de la balance commerciale peut traduire une situation économique
saine ou mal saine.
Correction :
1) La balance des paiements est document comptable qui retrace les opérations économiques
qu’entretient un pays avec l’extérieur.
2) C’est la somme des soldes de la balance commerciale et de la balance des services. Il est
excédentaire, c'est-à-dire en 1998, la France a exporté des biens et services plus qu’elle n’en
a importé.
3) Investissements directs égal – 564964, le signe (-) implique un solde négatif, c'est-à-dire
l’économie française en 1998 a attiré plus d’investissements directs qu’elle en a effectué à
l’étranger.
4) Le compte des transferts unilatéraux : STU = Transferts courants + revenu
STU = -57301 + 22969 ; STU = -34332
Le compte des transactions courantes : STC = SC + SS + STU
STC = 264964 – 34332 ; STC = 230632
Le compte de capital :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 41


SCK = Transferts en capital + acquisitions d’actifs non financiers
SCK = 8308 – 320 ; SCK = 7988
Le compte financier :
SCF = Investissements directs + Investissements de portefeuille + Autres investissements +
Avoirs de réserves
SCF = -64356 -318821 + 236550 -115654; SCF = -262281
SG = STC + SCK + SCF; SG = - 484925
5) Un excédent de la balance commerciale peut traduire une situation économique saine dans la
mesure où une hausse des exportations, devenues plus compétitives, entraine une entrée de
devises. Ainsi, le pays s’enrichit et accroit l’investissement et la production. Mais un excédent
commercial peut signifier une croissance faible et donc peu d’importations (faiblesse de
l’appareil productif). On parle dans ce cas de récession.
Un excédent financier n’est pas forcément signe de bonne santé d’une économie. Il peut
signifier selon le cas :
 La confiance accordée à un pays par les firmes multinationales ou par les organismes de
placements qui viennent s’y installer.
 Une économie « jeune » finançant sa croissance en recourant aux capitaux étrangers.
Par ailleurs, un déficit financier n’indique pas obligatoirement une situation délicate. Il peut être
la conséquence d’implantation à l’étranger d’entreprises dynamiques du pays.
Section 3 : équilibre extérieur et ajustement de la balance des paiements :
Lorsque la balance des paiements est en déséquilibre, les nations adoptent des politiques le
plus souvent appelées politiques de change (action des pouvoirs publics visant à modifier le
taux de change) pour tenter de restaurer l’équilibre. Ces politiques peuvent porter sur diverses
variables telles que les prix, le revenu, le taux de change.
1. Ajustement par les prix :
Pour un pays, un déficit de la balance des paiements signifie que la demande de devises est
supérieure à l’offre de devises. Ce qui conduit dans un système de changes flottants à la
dépréciation de la monnaie nationale, entrainant une baisse du prix relatif des exportations,
ainsi, les exportations augmentent d’où une tendance au retour à l’équilibre. Cet ajustement
automatique et mécanique fonctionne à condition que : les différentiels (taux) d’inflation soient
proches, les gains de productivité soient semblables et que les taux d’intérêts soient
comparables. Ce processus est aussi réversible.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 42


2. Ajustement par les revenus :
Un déficit de la balance des paiements implique le plus souvent une faiblesse des
exportations. Ce qui provoque un effet multiplicateur amoindri (analyse keynésienne). La
multiplication plus faible des revenus va engendrer des besoins moins importants en biens
nationaux, mais aussi en biens importés. La baisse drastique des importations, amène que le
déséquilibre a tendance à se résorber.
3. La manipulation des taux de change :
La manipulation des taux de change peut prendre la forme d’une dévaluation ou d’une
réévaluation.
3.1. La dévaluation :
La dévaluation est une décision officielle des autorités (monétaires) qui consiste à baisser la
parité d’une monnaie par rapport à une autre monnaie ou par rapport à une monnaie
étrangère. Elle n’est possible que dans un système de change fixe et vise à augmenter le taux
de change officiel, lorsqu’il exprime la valeur de la monnaie étrangère.
La dévaluation a pour objectif d’accroitre les exportations et de réduire les importations.
En effet, tout porte à croire qu’une baisse du taux de change nominal stimule les exportations
et compresse les importations qui sont plus couteuse.
En réalité, ces mécanismes peuvent se révéler plus complexe et prennent du temps pour se
mettre en marche.
Explication du phénomène : les effets d’une dévaluation ne sont pas immédiats. Dans un
premier temps la valeur des importations augmentent car celles-ci deviennent plus chères et
les agents ne réduisent par leurs achats en produits étrangers. Les exportations dont le
volume ne s’accroit pas aussitôt rapportent moins de devises. C’est seulement après un
certain délai que le solde des échanges s’améliore avec l’augmentation du volume des
exportations
3.1.1. Les conditions de réussite d’une dévaluation :
 Théorème des élasticités critiques (La condition de Marshall Lerner) : Ce théorème
énonce les conditions de réussite d’une dévaluation (redressement de la balance
commerciale). Il faut que la somme de valeurs absolues des élasticités prix de son offre
d’exportation et de sa demande d’importation soit supérieure à 1.

|e X|+|e M|> 1

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 L’inflation : l’inflation est la hausse du niveau générale des prix sans hausse correspondantes
des quantités vendues. Si les entrepreneurs répercutent la hausse des prix des biens importés
sur les prix de vente cela risque d’annihiler les effets escomptés de la dévaluation
 Absence de mesure de rétorsion : Pour que les exportations s’accroissent, il faut que le
reste du monde ne puissent pas dresser des barrières de protectionnistes. D’autre part les
exportations doivent répondre aux besoins de la demande étrangère (la compétitivité).
3.1.2. Les effets de la dévaluation :
Les effets d’une dévaluation peuvent être positifs comme négatifs.
3.1.2.1. Effets positifs de la dévaluation :
 Effets quantité ou de substitution : La dévaluation de la monnaie entraine la baisse des prix
des marchandises locales conduisant à une augmentation de la demande extérieure. En outre
la dévaluation entraine le renchérissement des marchandises étrangères réduisant ainsi la
demande nationale en produits étrangers d’où une diminution des importations. Par
conséquent, ces deux effets vont contribuer à l’amélioration de la balance commerciale.
 La promotion des produits locaux : la baisse de la parité de la monnaie nationale rend les
importations plus onéreuses. Les consommateurs s’orientent donc vers les produits locaux.
Cette situation provoque une hausse de la demande locale en produits domestiques. D’où
l’augmentation de la production et donc des investissements. La consommation locale permet
entre autre de diminuer le volume des importations et par conséquent de réduire le déficit
commercial.
 La réduction du déficit budgétaire : l’augmentation des exportations génèrent des recettes
budgétaires supplémentaires (hausse des réserves) de même sur plan touristique, la
destination nationale devient plus attrayante entrainant une entrée des devises. Parallèlement
les dépenses diminuent à cause de la réduction des importations. Ce qui se traduit par une
amélioration du solde budgétaire.
 La hausse des exportations, la promotion des produits locaux, la réduction du déficit
budgétaire permettent de disposer de ressources financières supplémentaires destinées à
l’investissement. Un investissement rentable à cause de la demande (externe et interne) en
produits locaux. La reprise de la croissance va ainsi permettre de restaurer la crédibilité de
l’économie.
3.1.2.2. Effets négatifs d’une dévaluation :

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 Effet de valorisation : si l’appareil productif est faible, les recettes d’exportations ne pourront
pas augmenter car celles-ci ne sont pas compétitives. Les exportations peuvent même baisser
alors que les importations étant nécessaire au bon fonctionnement de l’économie (importations
incompressibles) augmentent en valeur. Ce qui entraine une aggravation du déficit de la
balance commerciale.
 L’inflation : elle s’explique pour deux raisons ; la première est d’ordre spéculatif, c'est-à-dire
cherchant à tirer profit par anticipation de l’évolution du niveau général des prix. La seconde
est l’augmentation des prix des produits importés (inflation importée).
 La surévaluation de la dette extérieure : une dévaluation entraine une surévaluation de la
dette extérieure. En effet, la baisse de la parité d’une monnaie entraine une hausse du taux de
change par rapport aux autres monnaies. Ce qui se traduit par une augmentation de la valeur
de la dette publique réelle libellée en monnaie étrangère.
 La perte du pouvoir d’achat : les revenus augmentent moins vite que les prix. Les
consommateurs voient donc leur capacité d’achat diminuée.
 Les troubles sociaux : la baisse du pouvoir d’achat peut amener les organisations syndicales
à revendiquer une hausse des salaires (indexés les salaires sur la hausse des prix). Cette
situation peut déboucher sur des tensions sociales (grèves, manifestations etc.) qui ont des
effets nuisibles sur le système productif déjà exsangue.
3.1.3. Les mesures d’accompagnement :
Ce sont des décisions politiques, économiques, sociales et financières prises dans le but
d’atténuer les effets négatifs de la dévaluation. Elles peuvent être externes ou interne.
3.1.3.1. Les mesures internes :
 Augmentation des salaires sans hypothéquer les bénéfices de la dévaluation (lutter contre la
baisse du pouvoir d’achat).
 Fixation des prix des produits de premières nécessités pour permettre leur accessibilité à la
majorité de la population.
 La politique de promotion de produits locaux (campagne publicitaire, baisse des taxes, accès
facile aux crédits par les entreprises).
3.1.3.2. Les mesures externes :
 Accroissement de l’aide internationale : entrée massive de capitaux pour soutenir la
dévaluation.
 Annulation d’une partie de la dette extérieure pour éviter la sortie massive de capitaux.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 45


 Renforcement de la coopération internationale.
3.2. La réévaluation :
Techniquement la réévaluation est la symétrie de la dévaluation. Elle consiste à une
modification à la hausse de la parité d’une monnaie nationale par rapport à une autre devise.
3.2.1. Les causes :
D’une part un pays peut être amené à réévaluer sa monnaie à la demande de ses partenaires
économiques et commerciaux car il a un excédent permanant par rapport à ces pays (exemple
l’Allemagne dans l’ancienne CEE).
D’autre part, un pays peut pratiquer une réévaluation pour lutter contre l’inflation.
3.2.2. Les effets :
Une réévaluation entraine une monnaie nationale plus chère et une monnaie étrangère moins
chère. Ce qui se traduit par une hausse des importations contre aux exportions qui baissent.
La réévaluation permet d’apprécier la monnaie nationale (monnaie forte). Cette monnaie forte
permet l’attraction de placements et donc plus de disponibilités financières nécessaires à
l’investissement d’où l’accroissement de la production.
3.3. La réglementation commerciale :
Elle consiste en un ensemble de mesure visant à rétablir l’équilibre de la balance des
paiements. Lorsque la balance des paiements est déficitaire, une réglementation commerciale
visera à limiter les importations et accroitre les exportations. Pour réduire les importations, on
applique des mesures tarifaires et tarifaires. Les mesures sont des actions qui portent sur les
taxes et les droits de douanes. Une hausse des droites de douanes décourage les
importations. Les mesures sont tarifaires concernent un ensemble d’actions pouvant aller du
contingentement à la prohibition. Pour accroitre les exportations, des actions peuvent
entreprises : augmenter les subventions d’exportations, réduire la fiscalité et les coûts de
production des entreprises exportatrices.
3.4. La compensation internationale :
Elle vise à financer les importations par les recettes d’exportations. Un déficit des échanges
extérieurs entre deux pays pourra ainsi se régler de deux manières :
 La banque centrale du pays déficitaire ne paiera que la valeur du déficit à la banque centrale
du pays excédentaire.
 Le pays déficitaire peut chercher à compenser son déficit par un excédent équivalent de
l’année précédente. Cet excédent est appelé excédent compensatoire.

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La compensation internationale peut être bilatérale ou multilatérale.
3.5. Les changes flottants :
Le déséquilibre d’une balance des paiements peut être rétabli par les changes flottants. Les
monnaies sont donc considérées dans ce cas comme des marchandises.
Une balance des paiements déficitaire implique que la monnaie nationale est demandée à
l’extérieur. La baisse de la valeur de la monnaie qui découle de la diminution de la demande
étrangère en monnaie nationale va conduire à l’établissement d’un taux de change
correspondant à un niveau bas de la monnaie. La baisse de la parité de la monnaie pourra
ainsi conduire à l’augmentation des exportations et la diminution des importations permettant
la réduction du déficit pouvant aboutir à l’équilibre de la balance des paiements et
inversement.

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Chapitre 4: Rôle de l’Etat dans le développement

Introduction :
L’Etat désigne l’ensemble des institutions et des services qui permettent de gouverner et
d’administrer un pays (ministère, direction, préfecture etc.). Il dispose d’un certain nombre de
monopoles comme l’utilisation de la légitimité de la contrainte physique (pour faire respecter la
loi), la collecte des impôts et l’élaboration de politiques économiques. L’Etat n’a pas joué le
même rôle ni dans le temps ni dans l’espace. Egalement les analyses théoriques de son rôle
sont d’autant plus controverse.
Section 1 : évolution du rôle de l’Etat : de l’Etat gendarme à l’Etat providence :
Les théoriciens libéraux affirment que dans une économie de marché, l’Etat doit se contenter
d’assurer ses missions régaliennes, c’est ce qu’on a appelé l’Etat gendarme. Mais, dans la
première du 20ème siècle, l’intervention étatique dans le domaine économique et social s’est
développée et l’Etat gendarme fait place à l’Etat providence.
1. La conception libérale de l’Etat : l’Etat gendarme :
1.1. Définition :
Apparu dans la seconde moitié du 2àème siècle, concept développé par le député libéral
Emile olivier en 1870. Le terme Etat gendarme désigne un Etat qui assure les fonctions
régaliennes (police, armée, justice etc.), le fonctionnement des administrations et la prise en
charge des infrastructures non rentables (routes et les ponts).

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Autrement dit, l’Etat doit se consacrer à la défense de la propriété privée contre les agressions
extérieures et intérieures et ne doit intervenir dans l’économie car le marché peut réguler celle-
ci.
1.2. Portée et limite de l’Etat gendarme :
Les pays dans lesquels l’Etat gendarme a été appliqué, ont connu des résultats mitigés.
 Le crédo libéral a permis d’améliorer l’activité économique, croissance économique, maitrise
de l’inflation, réduction des déficits extérieurs.
 D’autre part ce système a des effets sociaux néfastes : baisse des revenus, augmentation du
chômage et des inégalités sociales.
2. La conception keynésienne : l’Etat providence :
1.1. Définition :
L’Etat providence est une conception de l’Etat où celui-ci étend son champ d’intervention et de
régulation dans les domaines économiques et sociaux. Elle se traduit par la régulation de la
croissance économique et l’assurance du bien-être social (protection sociale, redistribution des
revenus). Dans un sens plus restreint, cette expression désigne l’intervention étatique dans le
domaine de la protection sociale (protéger les individus contre les risques liés à l’emploi, la
vieillesse et la santé).
1.2. Les trois fonctions de l’Etat providence :
 Allocation des ressources : elle se traduit par la mise en œuvre d’une politique structurelle
et la prise en compte des externalités.
 Redistribution des revenus : elle consiste à prélever des revenus chez les uns pour les
affecter à d’autres (impôts et cotisations sociales, prestations sociales).
 Stabilisation de la conjoncture : elle est caractérisée par la recherche la croissance
équilibrée, la lutte contre le chômage et l’inflation par la politique conjoncturelle.
3. La conception marxiste : L’Etat d’une classe
Pour les marxistes l’Etat est un instrument de domination d’une classe sur une autre. En effet,
dans la société capitaliste si les bourgeois exploitent les prolétaires c’est parce qu’ils sont
aidés pat l’Etat. Il faut donc remplacer la société de classe par une société sans classe
(société communiste)

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Section 2 : Les politiques économiques.
Le fonctionnement du marché ne permet pas toujours d’avoir une situation satisfaisante. Ainsi,
l’intervention de l’Etat devient alors nécessaire pour réguler (action visant à maintenir à
l’équilibre un système) l’économie et à élaborer une politique économique.
La politique économique est l’ensemble des moyens mis en œuvre par l’Etat pour atteindre les
objectifs fixés dans le but d’améliorer la situation économique d’un pays.
Plusieurs raisons peuvent justifier l’intervention de l’Etat dans la sphère économique, parmi
lesquelles la nécessité de maintenir la cohésion sociale, l’équilibre des marchés ou le libre
exercice de la concurrence.
Les principaux objectifs de la politique économique sont au nombre de quatre (le carré
magique).
 La croissance économique : qui est mesurée par le taux de croissance du PIB. Dans ce
domaine, l’objectif de l’Etat est de favoriser une croissance élevée et durable.
 Le plein emploi : qui est évalué par le taux de chômage, l’Etat va aider directement ou
indirectement à créer des emplois.
 La stabilité des prix : traduit par le taux d’inflation, qui s’agit pour l’Etat de garantir le maintien
du pouvoir d’achat des agents économiques en luttant contre l’inflation qui l’érode.
 L’équilibre extérieur indiqué par le solde la balance des paiements.
1- la politique budgétaire :
La politique budgétaire est l’utilisation des budgets publics (Etat, collectivités territoriales,
organismes de sécurité sociale) à des fins économiques. Elle consiste donc à agir sur les
dépenses et les recettes de l’Etat pour relancer ou freiner l’activité économique. Ainsi, le
budget demeure le principal instrument de la politique budgétaire.
1.1 L’instrument de la politique budgétaire : le budget de l’Etat :
Le budget recense l’ensemble des dépenses et des recettes de l’Etat. Il est un document
unique, universel et établi pour une année civile par une loi de finance. La loi de finance est
votée chaque année par le parlement, qui autorise l’ensemble des recettes (ressources) et des
dépenses (charges) de l’Etat (c'est-à-dire l’exécution du budget).
1.1.1 Les recettes de l’Etat :
Les recettes budgétaires sont de deux natures :

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 Les recettes fiscales : qui regroupent l’ensemble des impôts payés par les contribuables
(TVA, impôts sur le revenu, impôt sur les sociétés etc.).
 Les recettes non fiscales : qui regroupent l’ensemble des recettes ne provenant pas d’un
impôt ou d’une taxe (revenu de la propriété et de l’entreprise de l’Etat, intérêts des prêts
effectués par l’Etat).
Quant à la dette publique, elle est constituée par l’ensemble des emprunts contractés par l’Etat
pour financer le déficit budgétaire.
1.1.2 Les dépenses de l’Etat :
Elles visent essentiellement à assurer le bon fonctionnement de l’économie, mais elles ont
aussi un rôle à jouer dans la politique économique. Ainsi, l’Etat à travers ses dépenses va
orienter l’économie. On distingue deux types de dépenses de l’Etat :
 Les dépenses courantes de fonctionnement : elles permettent à l’Etat et à l’administration
de fonctionner (les salaires des fonctionnaires etc.).
 Les dépenses d’investissements : elles ont pour objectif de financer des équipements
directement (construction d’immeubles, de routes etc.) ou indirectement (dotations aux
entreprises).
Lorsque les dépenses définitives de l’Etat sont supérieures à ses recettes, on parle alors de
déficit budgétaire ou déficit public. Dans le cas contraire on parle d’excédent budgétaire.

1.2 Analyse de la politique budgétaire :


La politique budgétaire a pour objectif de modifier la demande globale (répartition des
revenus) et ou de modifier les conditions de l’offre globale (soutien et orientation de l’activité
des entreprises).
Selon les objectifs poursuivis, elle peut s’agir d’une politique de relance ou d’une politique de
rigueur.

1.2.1 La politique de relance :


Elle consiste soit à augmenter les dépenses publiques, ce qui se traduit par une hausse des
investissements (routes) et autres dépenses (emplois publics). Soit à réduire la fiscalité, ce qui
entraine une augmentation du revenu disponible des ménages et des entreprises et par
conséquent une augmentation de la consommation et de l’investissement.

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Ces deux mesures produisent une augmentation de la demande globale qui tend vers un
accroissement de la production et donc une accélération de l’activité économique et un retour
aux équilibres macroéconomiques (relance de la croissance économique).
1.2.2 La politique d’austérité :
Elle vise à corriger des déséquilibres économiques tels que l’inflation, le déficit extérieur,
l’insoutenable de la dette publique (économie en « surchauffe »). Une politique de rigueur
impose la réduction de la demande et donc à réduire le déficit budgétaire.
La réduction de ce déficit passe par une diminution des dépenses publiques (compression de
la masse salariale, gèle des investissements publics, suppression des subventions) et par une
hausse de la fiscalité (augmentation des impôts).
Ces effets se traduisent par une baisse de la demande entrainant donc une réduction de
l’inflation et d’une amélioration du solde de la balance commerciale (baisse des importations).
1.3 Les limites de la politique budgétaire :
L’efficacité de la politique budgétaire peut être altérée par plusieurs phénomènes.
 L’augmentation de la demande peut ne pas se répercuter sur le marché intérieur, si la
propension à importer est forte. Ce qui va accentuer la dégradation de la balance
commerciale.
 La relance budgétaire, si elle est financée par l’emprunt, peut se traduire par une
augmentation des taux d’intérêt. Ce qui réduit en partie les investissements privés (effet
d’éviction) et alourdit la dette publique (effet «boule de neige»).
 Le déficit budgétaire, si il est financé par création monétaire peut entrainer une inflation liée à
l’augmentation de la masse monétaire.
2- la politique monétaire :
La politique monétaire regroupe l’ensemble des actions menées par les autorités monétaire
(banque centrale) pour contrôler l’évolution de la masse monétaire et le niveau des taux
d’intérêt (actions sur les conditions de financement d’une économie). Elle a un double objectif.
 Fournir les liquidités nécessaires au bon fonctionnement de l’économie.
 Veiller à la stabilité de la monnaie (pour limiter l’inflation) et à la stabilité des taux de change.
C’est pourquoi la monnaie demeure un élément essentiel dans la détermination des
instruments de la politique monétaire qui rencontre souvent des obstacles.
2.1 Les instruments de la politique monétaire :

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Les autorités monétaires cherchent via cette politique à contrôler de manière indirecte le
processus de création monétaire en utilisant un certain nombre d’instruments.
2.1.1 L’encadrement du crédit :
Les autorités monétaires fixent de manière autoritaire le montant des crédits que les banques
peuvent accorder sur une période déterminée et encadre son évolution et son taux de
variation. Si une banque dépasse les limites de progression autorisées, elle est sanctionnée
par l’obligation de constituer des réserves supplémentaires. Ce système de rationnement
présente l’avantage pour la banque centrale d’exercer un contrôle assez strict de l’évolution de
la masse monétaire. En France, l’encadrement du crédit a été supprimé complètement en
janvier 1997.
2.1.2 Les réserves obligatoires :
La banque centrale oblige les banques commerciales à constituer des réserves qui ne sont
pas rémunérées et dont le montant est calculé à partir des dépôts de chaque banque et des
crédits qu’elle a accordés. Une augmentation de ces taux ou un élargissement de l’assiette
conduit à un accroissement des réserves non rémunérés qui obligent les banques à
restreindre leurs activités. La restriction dans la distribution du crédit freine la progression de
la masse monétaire et inversement.
2.1.3 L’escompte et le réescompte :
Elle consiste à restreindre la création monétaire des institutions de crédit en augmentant le
coût de l’emprunt (taux d’intérêt). Ce qui va entrainer des demandes de crédits de la part des
agents économiques. Quant à la réescompte, c’est une opération par laquelle, la banque
centrale fournit des liquidités aux banques commerciales en acquérant auprès d’elles des
titres de crédits privés comme les effets de commerce ou de titres publics comme les bons du
trésor.
2.1.4 La politique d’open-market ou l’action sur le marché monétaire :
Par une politique d’open-market, la banque centrale a la possibilité d’agir sur les taux du
marché monétaire et d’influencer les crédits bancaires en modifiant les conditions de
refinancement. Ainsi, si la banque centrale met en œuvre une politique monétaire
expansionniste, elle achète des titres sur le marché. Leur paiement se traduit alors par un
apport de monnaie centrale sur ce marché, ce qui tend à faire baisser le taux d’intérêt, qui est
une situation favorable à l’investissement et à la demande globale.

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Inversement, une politique monétaire restrictive consistera à vendre des titres, ce qui restreint
la masse monétaire. Cette restriction de la masse monétaire renchérit le coût du financement
et donc une hausse du taux d’intérêt. La hausse des taux d’intérêt réduit la consommation et
l’investissement et par conséquent la demande. Ce qui atténue l’inflation et un ralentissement
de l’activité économique.
2.2 Les limites de la politique monétaire :
2.2.1 Incompatibilité des objectifs :
Une restriction de la masse monétaire pour freiner l’inflation, peut ralentir l’activité économique
et donc la croissance. Un accroissement de la masse monétaire pour relancer l’activité
économique, peut générer un spiral inflationniste. Il est donc difficile d’atteindre à la fois
plusieurs objectifs avec une politique monétaire.
2.2.2 Le taux d’intérêt :
Un taux d’intérêt élevé freine la progression de l’investissement, ce qui affecte négativement la
demande et donc un ralentissement de l’activité économique. Par contre un taux d’intérêt
faible entraine une augmentation de la demande globale, ce qui peut avoir un effet
inflationniste.

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Chapitre 5 : l’intégration économique

Introduction :
A mesure qu’augmentent les échanges internationaux et les investissements, on assiste à
l’intégration économique de plus en plus poussée de certains groupes de pays. L’intégration
économique est le processus par lequel se constituent des blocs régionaux à partir
d’économies nationales cloisonnées dont l’objectif est de réduire ou d’abolir un certain nombre
de restrictions à la libre de circulation des marchandises, des capitaux et des personnes.
L’intégration est la constitution entre différentes nations d’un espace économique commun où
des politiques sont prises au niveau supranational en vue de promouvoir le développement
économique et social.
On peut distinguer plusieurs degrés dans l’intégration selon qu’elle est plus ou moins poussée.
Section 1 : Les formes d’intégration :
On peut distinguer deux formes d’intégration : l’intégration par les marchés et l’intégration par
la production.
1. L’intégration par les marchés :
L’intégration par les marchés procède d’une marche progressive avec comme objectif la
constitution d’une union économique voire l’union politique. L’intégration économique se fait
par étape. Selon la typologie élaborée par Béla Balassa on retient en ordre croissant six
degrés d’intégration économique.
 La coopération économique : Elle permet de faciliter le commerce entre les membres
certaines barrières aux investissements et aux implantations des firmes étrangères.

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 La zone de libre-échange : elle est caractérisée par libre circulation des marchandises, et la
suppression des barrières tarifaires et non tarifaires mais les pays membres conservent leur
système douanier vis-à-vis des pays tiers. Cependant dans un zone de préférence douanière
les tarifs pratiqués sont nettement inférieurs que ceux en vigueur dans les autres pays.
 L’union douanière : C’est une zone de libre-échange accompagnée de l’établissement d’un
tarif douanier commun ou tarif extérieur commun à l’égard des pays tiers.
 Le marché commun : Il consiste en l’élimination de toutes les barrières au commerce de
marchandises entre les membres, à l’adoption d’un tarif extérieur commun et à la libre
circulation des marchandises, des personnes, des capitaux et éventuellement des services
 L’union économique : C’est un marché commun doublé d’une harmonisation des politiques
économiques (budgétaires et monétaires) débouchant sur l’union économique voire la
monnaie unique.
 L’union politique ou intégration économique totale : C’est l’unification des politiques
budgétaires et monétaires mises en œuvre de politiques sociales communes
Exemple : l’Union Européenne.
2. L’intégration par la production :
Elle est caractérisée par la division systématique du travail entre les différents pays membres.
Deux types d’intégration peuvent être distingués :
 La coproduction: C’est l’exploitation conjointe d’une branche d’activité par plusieurs pays.
 La spécialisation : C’est une action qui consiste à se consacrer à une production ou à un
travail déterminé par chaque pays
L’intégration par la production est précédée par l’intégration par les marchés.
Section 2: Avantages et inconvénients de l’intégration économique :
La constitution d’une zone d’intégration économique peut comporter certains avantages par le
libre-échange qu’elle instaure. Mais la multiplication des zones régionales d’échanges peut
être considérée comme un obstacle à la mondialisation des économies.
1. Les avantages de l’intégration :
Des effets vertueux peuvent être entendus de l’intégration économique régionale. Parmi ces
effets, on peut retenir :

1.1. Elargissement du marché :

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L’élargissement du marché repose sur la baisse généralisée des coûts engendrés par la
disparition des obstacles aux échanges et l’intensification de la concurrence. La baisse des
coûts entrainent une baisse des prix qui provoque à son tour une augmentation du revenu réel
des agents. Ce qui débouche sur une stimulation de la demande de consommation des
ménages et donc de la production. La régionalisation des échanges engendre deux effets sur
les mouvements internationaux de biens et services.
 La création de commerce ou création de trafic : c’est l’intensification des échanges au sein
de la zone qui s’explique par la réduction des droits de douanes.
 Le détournement de commerce ou détournement de trafic: les pays membres substituent
des importations en provenance des pays partenaires aux importations hors zone.
1.2. Les économies d’échelle :
Le vaste marché permet de réaliser des économies d’échelle résultant des effets d’expérience
et d’apprentissage. En effet, dans une union économique, l’augmentation de la taille des
marchés permet une production de masse pour les entreprises et donc une production à
grande échelle. Cette production permet de réduire les coûts unitaires. Cette situation amène
alors une baisse des prix de ventes, l’accessibilité des produits aux populations et
l’écoulement rapide de la production.
1.3. La réduction de l’incertitude :
Elle est liée à la stabilité des règles de changes. Cela devrait améliorer la qualité de
l’information donnée aux consommateurs comme aux entreprises et ainsi réduire les coûts.
1.4. Le renforcement de la solidarité :
L’intégration économique conduit à un brassage des populations. Ce brassage favorise la
disparition des conflits d’intérêts (politiques, sociaux, culturels et économiques). Cette situation
instaure un climat de stabilité et de paix favorable au développement économique et social.
2. Les inconvénients ou les difficultés d’intégration :
L’intégration économique peut rencontrer divers obstacles à sa réalisation sur tout dans les
pays du tiers-monde.
1.1. Les obstacles politiques :
Ils sont caractérisés par plusieurs facteurs notamment le manque de volonté politique,
l’existence de micro-état, l’importance accordée aux frontières, le nationalisme ; toutes choses
qui vont à l’encontre du processus d’intégration. De plus certains pays du tiers-monde ont mis
l’accent sur l’identité nationale au détriment de l’unité des peuples.

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1.2. La faiblesse des infrastructures :
Les voies de communication sont essentielles au processus d’intégration. Or dans les pays du
tiers-monde comme ceux de l’Afrique subsaharienne, le réseau routier n’est dense et les
routes panafricaines sont quasi inexistantes. Le réseau ferroviaire n’a connu aucune
progression dans presque tous les pays africains depuis l’indépendance. Au niveau des airs,
la seule compagnie Air Afrique, qui était le symbole de l’intégration a été liquidée pour des
raisons de rentabilité.
1.3. La pluralité des monnaies :
La stabilité monétaire est une nécessité pour une union économique. L’existence d’une
monnaie forte et convertible est donc un préalable au processus d’intégration. Or dans les
pays africains, on remarque différentes monnaies dont certaines sont mêmes inconvertibles
entre elles. Ce qui entrave les échanges et la coordination des politiques monétaires.
1.4. Des économies extraverties :
En Afrique, le commerce intra-zone est peu développé. En effet, certains pays cherchent à
satisfaire leur demande en tournant vers l’extérieur. Or ces produits importés aux coûts
souvent élevés entrainent un déséquilibre de la balance des paiements. Mais aussi favorise la
consommation de produits étrangers au détriment de la production locale.

Section 3 : un exemple d’intégration africaine: l’UEMOA :


L’union économique monétaire ouest africaine est une organisation sous régionale qui a
comme mission la réalisation de l’intégration économique des Etats membres à travers le
renforcement de la compétitivité des activités économiques dans le cadre d’un marché ouvert
et concurrentiel et d’un environnement juridique rationnalisé et harmonisé.
1. Historique de l’UEMOA :
Succédant à l’union monétaire ouest africaine (UMOA) crée en 1963, l’UEMOA a été créé par
le traité de Dakar signé le 10 janvier 1994 par les chefs d’Etat et de gouvernements des 7
pays de l’Afrique de l’ouest ayant en commun l’usage d’une monnaie commune le FCFA. Il
s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Cote d’ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du
Togo. Le traité est entré en vigueur le premier août après sa ratification par les Etats membres
à la même année. Le 2 mai 1997, la Guinée Bissau est devenue le huitième Etat membre de
l’union.
2. Les objectifs de l’UEMOA :

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Les objectifs de l’UEMOA sont immenses, l’objectif principal est la constitution d’un espace
économique intégré à partir de la monnaie unique le FCFA. La réalisation de ces objectifs
concerne :
 Le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats
membres dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel.
 La convergence des performances des politiques économiques des Etats membres avec la
mise en œuvre d’un dispositif multilatéral.
 La création d’un marché commun à l’intérieur duquel, les biens, les services et les personnes
circulent librement et où le droit d’établissement des personnes sera assuré.
 La coordination des politiques sectorielles nationales et la mise en œuvre de politiques
communes ainsi que dans le domaine des ressources humaines de l’aménagement du
territoire, des transports et télé communication, de l’environnement, de l’agriculture, de
l’énergie, de l’industrie et des mines.
 Enfin, l’harmonisation et l’assainissement de l’environnement légal et réglementaire en
particulier le régime de la fiscalité.
3. Les atouts de l’UEMOA :
L’UEMO dispose d’un certains nombres d’atout pour la réalisation effective du marché
commun.
 Une unité monétaire commune : le FCFA.
 Un tarif extérieur commun (TEC) et une politique commerciale commune.
 Un marché financier régional et une bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
 Une forte mobilité de la main d’œuvre, une complémentarité relative des structures
économiques, un patrimoine historique et culturel commun et l’usage de langues locales
communes et de la langue française.
4. Les difficultés rencontrées par l’UEMOA :
1.1. La stagnation de l’investissement :
La faiblesse de l’épargne intérieure explique largement cette stagnation imputable également
à l’étroitesse des marchés et à la faiblesse des pouvoirs d’achat des populations locales. De
plus la mauvaise qualité des infrastructures. Selon la banque mondiale, ils auraient coûtés 1,2
milliards de dollars de manque d’investissement à l’Afrique subsaharienne au cours de 20
dernières années. En outre au niveau des investissements directs, les entreprises étrangères
sont réticentes à investir dans la zone UEMOA à cause du manque d’information. En

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 59


définitive, la faiblesse des investissements dénonce des obstacles tels que la hausse des
droits de douanes, le manque de transparence des droits des affaires, l’imprévisibilité des
politiques gouvernementales, l’instabilité politique, l’existence d’un commerce informel
important créant des distorsions d’échange.
1.2. La dette de l’UEMOA :
La dette est l’une des contraintes la plus fréquente au sein des pays de l’UEMOA. La charge
financière qu’elle représente dépasse le plus souvent les capacités de remboursement de ses
Etats. Les causes de cet endettement sont multiples : l’insuffisance de l’épargne publique liée
à la faible productivité des économies, les déficits structurels des balances des paiements, la
spécialisation dans les exportations à faible valeur ajoutée, la cohérence des politiques
macroéconomiques et de réformes structurelles.
Concernant la dette extérieure, elle représentait en 1996 45% du PNB du Burkina Faso, 60%
au Sénégal et au Niger, 115% au Mali, plus d’une fois et demie du PNB de la Cote d’ivoire.
Le service de la dette absorbe plus de 20% des recettes d’exportations des pays de l’UEMOA
et malgré leur remboursement, ces pays se retrouvent trois fois plus endettés qu’il y a 15 ans.
Ce qui est une situation incompatible avec un développement réel et durable.
1.3. L’instabilité sociale et politique :
La région africaine est souvent présentée comme une zone d’une fragile instabilité sociale et
politique. Ainsi, la plupart des pays de l’UEMOA ont souffert des coups d’Etat, des coups de
force et des élections anti-démocratiques. A cela s’ajoute la corruption qui gangrène les
gouvernements. Tous ces facteurs compromettent la constitution d’espace économique
intégré nécessaire au processus de croissance et de développement des pays membres de
l’UEMOA.
5. Les critères de convergence :
1.4. Les critères de premiers rangs :
 Ratio du solde budgétaire de base (recette totale hors dons moins dépenses courantes moins
dépenses d’investissements publics) rapporté au PIB nominal devrait être positif en l’an 2000.
C’est un critère clé.
 Taux d’inflation annuel moyen devrait être maintenu à 3% au maximum par an.
 Ratio encours de la dette intérieur et extérieur rapporté au PIB nominal ne devrait pas excéder
75% à l’an 2002.
1.5. Les critères de seconds rangs :

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 Ratio masse salariale rapporté aux recettes fiscales ne devrait pas excéder 35% en l’an 2000.
 Ratio investissements publics financés sur ressources internes rapporté aux recettes fiscales
devrait atteindre 20% à l’an 2002.
 Ratio déficit extérieur courant hors dons rapporté au PIB nominal ne devrait pas excéder 5%.
 Taux de pression fiscale égal recettes fiscales sur le PIB nominal devrait être supérieur à 17%
à l’an 2002.
NB : seul le Sénégal a respecté les 7 critères sur 8.

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Les organismes internationaux de développement

I- LaBanque mondiale
1- Présentation
Parfois abrégée BM, la Banque mondiale regroupe 5 institutions internationales : la Banque
internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale
de développement (AID, ou IDA), créées pour lutter contre la pauvreté en apportant des aides,
des financements et des conseils aux États en difficulté1, la Société Financière Internationale
(IFC), l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) et le Centre International
pour le Règlement des Différends Relatifs aux investissements (CIRDI).
Son siège est à Washington. Le président est élu pour cinq ans par le Conseil des
Administrateurs de la Banque. Elle fait partie des institutions spécialisées du système de
l'Organisation des Nations unies (ONU).
Elle fut créée le 27décembre1945 sous le nom de Banque internationale pour la reconstruction
et le développement après signature de l'accord Bretton Woods du 1er au 22juillet1944. La
Banque mondiale a été créée principalement pour aider l'Europe et le Japon dans leur
reconstruction, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais avec le mouvement de
décolonisation des années 1960, Au départ, la Banque mondiale a principalement financé de
grands projets d'infrastructures (centrales électriques, autoroutes, aéroports, etc.). Avec le
rattrapage économique du Japon et de l'Europe, la Banque mondiale s'est intéressée
exclusivement aux pays en développement. Depuis les années 1990, elle finance aussi les
pays postcommunistes.
2- Objectifs
Les objectifs de la Banque mondiale ont évolué au cours des années.Elle s’est fixé un objectif
supplémentaire, celui d'encourager la croissance économique des pays en voie de
développement africains, asiatiques et latino-américains.
Elle a récemment mis l'accent sur la réduction de la pauvreté, en délaissant l'objectif unique
de croissance économique. Elle favorise aussi la création des très petites entreprises. Elle a
soutenu l'idée que l'eau potable, l'éducation et le développement durable sont des facteurs
essentiels à la croissance économique, et a commencé à investir massivement dans de tels
projets. En réponse aux critiques, la Banque mondiale a adopté une série de politiques en

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faveurs de la sauvegarde de l'environnement et du social, visant à s'assurer que leurs projets
n'aggravaient pas le sort des populations des pays aidés. En dépit de ces politiques, les
projets de la Banque mondiale sont souvent critiqués par les organisations non
gouvernementales (ONG) pour ne pas lutter efficacement contre la pauvreté, et négliger les
aspects sociaux et environnementaux.
Selon la charte fondatrice, les prêts sont versés en fonction de considérations purement
économiques, le régime politique du pays bénéficiaire n'étant pas pris en compte. Ce dernier
point a cependant évolué depuis les années 2000, notamment grâce à l'influence de
l'administration Bush: « L'idée selon laquelle des aides ne devraient être accordées à un pays
en difficulté que sous certaines conditions relatives à l’utilisation de cette aide (en termes de
bonne gestion, mais aussi de respect des droits de l’homme, par exemple) est maintenant
largement admise. »
3- Rôles
Son action est aujourd'hui principalement orientée vers les pays en voie de développement
(PVD), et en particulier les pays les moins avancés (PMA), sur des axes comme l'éducation,
l'agriculture, l'industrie, la santé…
Elle accorde des prêts à des taux préférentiels à ses pays membres en difficulté. En
contrepartie, elle réclame que des dispositions politiques (appelées « politiques d'ajustement
structurel ») soient prises pour, par exemple, limiter la corruption, maintenir un équilibre
budgétaire ou faciliter l'émergence d'une démocratie.
En plus des prêts accordés, elle finance également (directement ou indirectement) des projets
d'ONG, et conduit de nombreuses recherches en rapport avec le développement de chaque
pays. Ainsi, c'est la Banque mondiale qui mesure l'Indicateur de développement humain (IDH)
dans différents pays et zones géographiques, ou qui conduit avec l'Unicef des études
thématiques sur l'eau et l'assainissement.
II- Le Fond Monétaire International : FMI
1- Présentation
Le FMI est né en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton Woods afin d'essayer de garantir
la stabilité du système monétaire international de l’après Seconde Guerre mondiale. L'objectif
était d'empêcher les grandes économies mondiales de retomber dans la situation des années
1930, où les dévaluations de monnaie et les décisions de politique économique unilatérales
avaient aggravé les tensions internationales.

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Le nouvel ordre économique proposé par le représentant américain Harry Dexter White
reposait sur trois règles :
 Chaque État devait définir sa monnaie par rapport à l’or, ou au dollar américain lui-même
convertible en or. Il en découlait pour chaque monnaie une parité officielle en or ou en dollar
(système dit d’« étalon de change-or » ou « gold exchange standard »).
 la valeur des monnaies sur le marché des changes ne devait fluctuer que dans une marge de
1 % par rapport à leur parité officielle.
 chaque État était chargé de défendre cette parité en veillant à équilibrer sa balance des
paiements.
Le rôle du système monétaire international est donc de promouvoir l’orthodoxie monétaire afin
de maintenir un contexte favorable à l’essor du commerce mondial, tout en accordant des
prêts à certains pays en difficultés dans le contexte de la reconstruction d’après-guerre. Le
FMI est plus ou moins complémentaire des autres grandes institutions économiques créées à
l’époque : la BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement, aussi
appelée Banque mondiale) qui fut créée en même temps que le FMI, et le GATT (General
Agreement on Tariffs and Trade) signé peu de temps après.
Lors des négociations de Bretton Woods, le représentant britannique, l’économiste John
Maynard Keynes, souhaitait la création d’une institution bien plus importante, une véritable
Banque centrale mondiale destinée à émettre une monnaie internationale, le « Bancor ». Cette
proposition fut rejetée. Elle aurait signifié pour les États-Unis une perte de souveraineté vis-à-
vis d’une institution internationale et les aurait empêchés de profiter de la position dominante
du dollar américain à l’époque.
2- Rôle
Le rôle du FMI a été de tenter de garantir le bon fonctionnement du système monétaire de
Bretton Woods. Lorsque certains pays se révélaient incapables de maintenir la valeur de leur
monnaie dans la marge des 1 % prévue par les accords de 1944, ils pouvaient recourir à des
dévaluations ou à des réévaluations selon les cas. Si leurs réajustements monétaires étaient
supérieurs à 10 %, ils devaient alors obtenir l’accord préalable de l’organisation.
Pour tenter d’éviter ce genre de situation, le FMI joue un rôle d’intermédiaire financier entre
États membres. Ainsi chaque État doit verser à l’organisation une certaine somme, nommée
« quote-part » et dont le montant est déterminé par sa puissance économique, elle-même
mesurée par son PNB et par l'importance de son commerce extérieur. 25 % de cette quote-

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part doivent être payés en or, le reste en monnaie nationale. En cas de déséquilibre de sa
balance des paiements risquant de menacer l’équilibre monétaire sur le marché des changes,
chaque pays membre peut obtenir automatiquement 25 % de sa quote-part (« droit de
tirage »), lui permettant de soutenir, par l'achat, sa monnaie nationale. Si le FMI le juge
nécessaire, il peut prêter à ce pays jusqu’à 125 % de sa quote-part. Ses prêts sont censés
permettre aux banques centrales de défendre leur monnaie sur le marché des changes.
L’octroi de ces crédits est soumis à conditions et le pays demandeur doit s’engager dans une
politique d'ajustement conseillée par l’organisation afin de remédier aux causes de la
dépréciation de sa monnaie.
3- Fonctionnement
Le FMI fonctionne par ailleurs sur un système d'élection à majorité, où les voix sont pondérées
par le montant de la « quote-part ». Ainsi à sa création, les États-Unis à eux seuls détiennent
25 % des voix. Les États-Unis sont par ailleurs les seuls à disposer d’un droit de veto au sein
de cette organisation.
On remarque que dans un tel système, seuls les États-Unis n’ont pas besoin de se soucier, a
priori, du cours de leur monnaie vu qu’elle fait office d’étalon. Ainsi les États-Unis pouvaient
connaître d’importants déficits sans être soumis aux remarques du FMI.
III- Le Gatt
1- Présentation
Accord général sur les tarifs douanières et le commerce(Gatt) en anglais Général Agreement
on Tarifs and Trade), traité de commerce international signé à Genève (Suisse) en 1947 par
les représentants de 23 nationaux non communistes.
Le principal effet de cet accord est de constituer une organisation internationale destinée à
favoriser l’expansion du commerce multinational en assurant une réduction des barrières à
l’échange tant tarifaire (droits de douane) que non tarifaires (quotas), mais également de
faciliter le règlement des différends commerciaux internationaux.
2- Ses principes fondamentaux
Plus de 100 pays avaient signé les accords du Gatt qui comportent une double dimension. Le
Gatt énonce un ensemble de principes et de règles que les pays signataires s’engagent à
respecter mais il organise aussi périodiquement de grandes négociations commerciales : les
Rounds.

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Le 1er principe du Gatt est lanon discrimination entre les nations, le commerce international
doit se développer sur la base du multilatéralisme et non du bilatéralisme accord entre deux
seulement à l’exclusion des autres. Ce principe énonce plusieurs règles :
 La clause de la nation la plus favorisée implique l’engagement d’étendre à tous les pays
signataires de l’accord les conditions les plus favorables appliquées à l’un de ceux-ci. Ainsi,
tout nouveau signataire bénéficie de toutes les concessions déjà réalisées par leur autres
pays.
 La règle de réciprocité (un pays abaisse ses barrières commerciales si ses partenaires lui
accordent des avantages équivalents.
 La règle du traitement national : aucune discrimination entre les producteurs nationaux et ceux
des pays signataire.
Le second principe est l’annulation des restrictions aux échanges (droits de douanes élevés,
restrictions quantitatives etc.) et du dumping (prix des exportations moins chers que les
produits vendus sur le marché intérieur).
La principale conséquence des accords du Gatt est la diminution très importante des barrières
tarifaires (les droits de douanes) qui faussaient les règles de la libre concurrence en favorisant
les producteurs nationaux.
Mais le Gatt, malgré ces succès en terme de libéralisation des échanges soufrait de
plus en plus d’un certain nombre de handicapes par exemple dans le domaine de la résolution
de conflits commerciaux pouvant apparaitre entre deux membres signataires. De plus,
l’extension des négociations à un nombre croissant de domaines et l’augmentation continue
du nombre de pays membres se sont traduites par un allongement de la durée des Rounds
nécessaire à l’élaboration d’un compromis acceptable par tous.
C’est pourquoi, lors du dernier Round de négociation, les Etats membres se sont mis d’accord
pour mettre sur pied une véritables institution internationale chargée de prendre le relais du
Gatt dans le domaine de la promotion des échanges internationaux.
IV- L’OMC
L’organisation Mondiale du Commerce s’inscrit dans la continuité des négociations
menées dans le cadre du GATT donc à favoriser le développement d’un commerce libre et
équitable entre les nations en fixant les règles de fonctionnement du commerce international et
en les faisant respecter par les Etats membres.
1- Les fonctions de l’OMC

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La fonction principale couvre un certain nombre de domaines d’intervention dans lesquels
l’OMC va s’impliquer.

 L’OMC administre les accords commerciaux :


Les accords commerciaux définis lors des différents Rounds de négociation du Gatt ont été
repris par l’OMC qui se charge de les faire appliquer par les Etats membres : les règles de
l’OMC en matière de commerce international appliquées actuellement sont donc le fruit des
négociations menées dans le cadre de l’Uruguay Round.
 L’OMC est le lieu des nouvelles négociations commerciales :
L’un des problèmes qui ont conduit à la création de l’OMC résultait dans le fait que les
négociations commerciales se déroulaient périodiquement lors de Rounds de négociations qui
mettaient de plus en plus de temps à aboutir à une solution acceptable pour l’ensemble des
pays participants. L’OMC, en tant qu’institution internationale offre un lieu de discussion
permanente pour les futures négociations.
 L’OMC est le lieu de règlement des différends commerciaux :
Les accords commerciaux conclus dans le cadre du GATT ont pour but de mettre sur pieds
un système commercial aux règles égales pour tous et qui énonce les droits et les devoirs des
pays membres. La création de l’OMC de ce point de vue constitue une étape essentielle dans
l’émergence d’un droit international du commerce puisqu’il sert de lieu de résolution des
conflits commerciaux.
 L’OMC fait la promotion de la libération des échanges :
Cette promotion est essentiellement tournée vers les pays en développement auxquels
l’OMC offre une assistance technique dans le domaine de la politique commerciale et passe
par une coopération avec les autres organisations internationales.
Du fait de l’augmentation significative de ses fonctions, l’organisation mondiale du
commerce est amenée à intervenir dans un nombre plus important de domaines d’intervention.
2- Les domaines d’intervention de l’OMC
Du fait de l’évolution du commerce international, les accords commerciaux définis dans le
cadre du GAT sont progressivement étendus à l’ensemble des secteurs d’activités alors qu’ils
se concentraient initialement sur la libéralisation des échanges de marchandises :
 La libéralisation des échanges de marchandises :

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Ce secteur a été depuis les débuts des négociations commerciales le principal secteur de
libéralisation des échanges, ce qui s’est traduits par une diminution significative des droits de
douanes en ce qui concerne l’échange de marchandises. L’OMC ne fait que reprendre les
règles définies dans le cadre des négociations du GATT en ce qui concerne le secteur des
marchandises.
Néanmoins, l’OMC tient aussi compte d’un certain nombre de secteurs spécifiques qui
échappent aux règles de fonctionnement du commerce tel que le secteur textile mais surtout
les produits agricoles.
 La libéralisation des échanges de services :
Le fort développement des échanges internationaux de services au cours des dernières
années traduit au niveau international la tertiarisation croissant d’un certain nombre
d’économies qui échangent de plus en plus de services.
Les échanges internationaux dans ce domaine relèvent essentiellement des services aux
entreprisses qui se concentrent dans les secteurs de la finance, de l’assurance ou des
télécommunications. L’OMC a mis sur pied un système de commerce qui n’existait pas dans le
cadre du GATT et qui permet un échange plus libre et plus équitable : l’accord général sur le
commerce des services (AGCS). Les pays membres, dans le cadre de cet AGCS doivent
s’engager à ouvrir un certain nombre de secteurs des services à la concurrence internationale
en favorisant l’ouverture de ces marchés.
 La protection de la propriété intellectuelle :
L’avantage compétitif d’un pays se faisant de plus en plus grâce aux investissements
immatériels, il a été nécessaire d’élaborer un ensemble de règle garantissant la protection de
la propriété intellectuelle lorsqu’il y a échangé commerciaux dans les domaines des droits
d’auteurs, des marques… car la non protection des droits intellectuels risquerait à terme de
freiner les investissements dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Ce domaine
d’intervention de l’OMC est une nouvelle extension des règles de fonctionnement du
commerce international.
 Le règlement des différends commerciaux :
L’OMC a mis sur pied une procédure unique de règlement des différends commerciaux
pouvant apparaitre entre plusieurs Etats membres qui permet à tout Etat estimant que ses
droits sont bafoués par un autre Etat de déclencher une procédure en plusieurs étapes qui

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marque de l’émergence d’un véritable droit international dans le domaine des échanges
commerciaux.
Plus de 150 différents ont été portés à la connaissance de l’OMC depuis sa création.
 La prise en compte des spécificités des PVD
La majorité des pays membres de l’OMC faisant partie des PVD ou des PMA, et dans le
souci de mettre en place un développement équitable des échanges, les accords conclus dans
le cadre de l’OMC prennent en compte la spécificité de ces pays en mettant en place des
dispositions spécifiques. Ces dispositions prévoient notamment un accroissement des délais
accordés à ces pays pour qu’ils mettent en œuvre certains des dispositions visant à accroitre
l’ouverture des économies nationales. Les pays membres ont par ailleurs l’obligation de
garantir les intérêts commerciaux de ces pays, et l’OMC aide ces pays dans un certain nombre
de domaines pour aborder dans de bonnes conditions l’accroissement des échanges
internationaux, liés à l’application des règles du commerce définies par l‘OMC.
En définitive, l’objectif poursuivi par l’OMC vise non seulement à définir les règles régissant
le commerce international mais aussi à les faire respecter par les Etats membres. Cet objectif
s’est traduit par l’accroissement des domaines d’intervention de cette institution, qui ne pouvait
être mis en œuvre dans le cadre du GATT.
3- Le financement du développement des PVD par l’extérieur
La coopération internationale pour le développement correspond au dialogue noué entre les
pays industrialisés et les pays en développement (dialogue Nord-Sud), dialogue organisée
sous l’égide des Nations Unies, qui ont créé dans ce but en 1964, la conférence des Nations
unies pour le commerce et le développement (CNUCED).
Cette coopération se traduit par le financement du développement des PVD par l’extérieur.

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METHODOLOGIE

I. Les calculs d’indicateurs :


Lorsqu’on veut savoir si une variable économique a augmenté ou diminué, on calcule un
certain nombre d’indicateur ; parmi lesquels, on peut citer le taux de croissance, le coefficient
multiplicateur, l’indice, l’écart absolu, l’écart relatif et le taux de croissance annuel moyen.
1. Le taux de croissance :
V A−V D
TC= ∗100
VD
VA : Valeur d’arrivée
VD : Valeur de départ
Exemple : soit le tableau suivant :
Comptes économiques de l’UEMOA en milliards de FCFA
1995 1996 1997 1998 1999
PIB à prix courants 11614,6 12782,6 14151,1 15244,3 15950,3

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Investissement 2042,7 2158,9 2562,1 2979,3 2866,7
Epargne intérieure 1494,8 1882,8 2308,9 2692,5 2588,0
Indice déflateur 109,7 104,1 103,9 102,6 101,2
Population (en millions d’habitants) 61,2 66,1 67,8 69,6
Source : BECEAO
TAF : Calculer le TC du PIB à prix courants dans les pays de l’UEMOA entre 1996 et 1997.
14151, 1−12782 , 6
TC= 12782 , 6
=¿ 11%

Interprétation :11% : entre 1996 et 1997, dans les pays de l’UEMOA, le PIB à prix courants
est passé de 12782,6 milliards à 14151,1 milliards, soit un taux de croissance de 11%.
NB : pour interpréter, il faut faire apparaître : la période de référence, la zone de référence, la
variable économique utilisée, les résultats calculés et l’indicateur.
Remarque 1:Le taux de croissance est aussi appelé taux de variation ou accroissement.
Quant aux taux de croissance du PIB ou du PNB, on parlera de taux de croissance
économique.
Remarque 2 :
Dans le PIB à prix constants, on tient compte de l’inflation dans sa détermination. On l’appelle
aussi PIB à valeur nominale.
Le PIB à prix constant ou PIB en volume réel ou PIB déflaté (sans inflation) est déterminé par
la formule suivante :
PIB en valeur
PIB réel=
indice des prix
2. Le coefficient multiplicateur :
V . d ' arrivée
CM =
V . de départ
Exemple : soit le tableau suivant :
PIB/HABT en dollars de 1990
1970 1998
Afrique 1311 1368
Asie 1536 3565
Amérique Latine 4016 5795
Europe Occidentale 10297 17921
Source : Alternative économique 2001

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TAF : Calculer le coefficient multiplicateur du PIB/ hab. de l’Asie entre 1970 et 1998.
3565
CM= 1535 =¿ 2,32

Interprétation :
2,32 : entre 1997 et 1998, le PIB/hab. en dollars de 1990 de l’Asie est passé de 1536 à 3565,
soit un PIB/hbts multiplié par 2,32.
NB :
 Le coefficient de multiplicateur n’a pas d’unité.
 Si le taux de croissance est supérieur ou égale à cent, alors on ne doit plus utiliser le TC mais
le CM.
 Pour qu’on puisse calculer le CM, il faut qu’il soit au moins supérieur ou égale à 2.
3. L’indice :
C’est un outil statistique, qui nous permet de suivre l’évolution d’une grandeur économique. Il
est obtenu à partir de la formule suivante :

'
Grandeur de l année courante
Indice ( i )= '
∗100
Grandeur de l année de bas e
Remarque : l’année de base est aussi appelée l’année de référence.
Exemple :
Calculer l’indice du PIB à prix constants de 1996, base 100 : 1999.
12782, 6
IPIB à PC 96 = 15950 ,3 x 100=¿ 80,14

NB : l’indice n’a pas d’unité.


Interprétation :
80,14 : entre 1996 et 1999, pour les pays de l’UEMOA, le PIB à prix constant est passé de
15950,3 à 12782,6, soit un indice de 80,14. C'est-à-dire une baisse de 19,86 points par
rapport à l’année de base (1999).
NB : l’indice n’a pas d’unité, mais la différence entre deux indices donne des points.
Remarque :
Relation entre le taux de croissance, le coefficient multiplicateur et l’indice.
 Indice = CM*100
 CM = TC +1 ce qui implique donc :

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 Indice = TC + 100
Application :
Compléter le tableau suivant :
TC CM Indice
TC 20% 200%
CM 1,2 1,7
Indice 300 170
4- L’écart absolu :
E . A=¿ VA- VD
Exemple 1 : Si l’indice des prix en1990 est de 150 et en 1988 de 100 au Sénégal; calculer
l’écart absolu et interpréter.
EA = 150 – 100 = 50 points indiciaire
Interprétation : entre 1988 et 1990 au Sénégal, l’indice des prix est passé de 100 à 150, soit
une augmentation de 50 points par rapport à l’année de base (1988).
Exemple 2 : Le taux de croissance au Sénégal en 2002 était de 6,5% et en 2005 de 4,5% ;
calculer l’écart absolu et interpréter.
EA = 4,5 % – 6,5 % = - 2 points de pourcentage
Interprétation : entre 2002 et 2005, le taux de croissance du Sénégal est passé de 6,5% à
4,5%, soit une baisse de 2 points.
Exemple 3 : L’espérance de vie au Sénégal était de 52 ans en 2006 et de 38 ans en
Mozambique pour la même année ; calculer l’écart absolu et interpréter.
EA = 52 – 38 = 14 ans
Interprétation : en 2006, l’espérance de vie était de 52 ans au Sénégal et 38 ans au
Mozambique, soit 14 ans de plus pour le Sénégal.
Remarque :
 La différence entre deux indices donne des points ;
 La différence entre deux pourcentages donne des points ;
 La différence entre deux pour mille donne des points.
5- L’écart relatif :
V A −V D
E . R=
VD

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Exemple : Calculer l’écart relatif du PIB à prix courants des pays de l’UEMOA entre 1995 et
1996.
12782, 6−11614 ,6
ER = 11614 , 6
=¿0,1 où 10%

Interprétation :0,1 : De 1995 à 1996, le PIB à prix courants des pays de l’UEMOA est passé de
11614,6 à 12782,6, soit un écart relatif de 0,1.
Quelques ratios :
' Investissement
Taux d Ivestissement = ∗100
PIB à prix courants
' Epargne
Tau x d épargne= ∗100
PIB à prix courants
PIB réel (t)
PIB réel /hbt=
Population(t )
Application : compléter le tableau ci-dessous et interpréter les chiffres soulignés.
1995 199 1997 199 1999
6 8
Taux de croissance du PIB réel en
%
Taux d’Investissement en %
Taux d’épargne en %
PIB réel par habitant en FCFA/hbt
Arrondir à l’unité la plus proche
6- Le taux de croissance annuel moyen (TCAM)
Il est aussi appelé taux croissance moyen, il est donné par la formule suivante :
VA 1 /n
TCAM= [( VD ¿ ¿ −1 ¿∗100

Application:
Calculer le taux de croissance du PIB courant entre 1995 et 1999 et celui de l’investissement
entre 1996 et 1998. Interpréter les différents résultats obtenus.
15950 ,3 1 /4
TCAMPIB = [( 11614 , 6 ¿ ¿ −1¿∗100=8 , 25 %
2979 ,3 1 /2
TCAMInv= [( 2158 , 9 ¿ ¿ −1 ¿∗100=17 , 47 %

Interprétation :

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TCAM95/99 = 8,25% : entre 1995 et 1999, dans les pays de L’UEMOA, le PIB à prix courants est
passé de 11614,6 à 15950,3 milliards de FCFA, soit un taux de croissance annuel moyen de
8,25%.
TCAM96/98 = 17,47% : entre 1996 et 1998, dans les pays de l’UEMOA, l’investissement est
passé de 2158,9 à 2979,3 milliards de FCFA, soit un taux de croissance annuel moyen de
17,47%.
II - principe de construction de graphiques
1- La courbe d’évolution: elle permet de représenter l’évolution d’un phénomène dans le temps.
Pour confectionner une courbe d’évolution il faut tracer deux axes perpendiculaires à un point
d’origine ; l’axe vertical représente les ordonnées et comporte le phénomène à étudier ; l’axe
horizontal représente celui des abscisses et sur lequel on représente le temps. On choisit une
échelle pour les abscisses et une échelle pour les ordonnées. A partir de ces échelles, nous
graduons les deux axes. A chaque année on fait correspondre sa valeur en matérialisant cela
par un point sur le plan de l’intersection de l’année et de sa valeur. On a dès lors une série de
points qu’il faut joindre pour obtenir en définitive la courbe.
Application :
Tableau1 :PIB et investissement au Sénégal de 1991 à 1997 (en milliards de FCFA)
Années 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
PIB 1519,2 1569,5 1444,0 1666,0 2105,5 2324,2 2472,9
Investissemen 191,9 227,3 208,5 340,2 369,3 435,7 455,1
t
Source : DPS

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Titre : Evolution du PIB et de l’investissement du Sénégal entre 1991
PIB, Investissement et 1997
(en milliards Fcfa)
3500

3000

2500

2000 Investissement
PIB
1500

1000

500

0 Années
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997

Source: D’après la Direction de la prévision et de la Statistique


2- Le diagramme circulaire et semi-circulaire
On les appelle aussi diagramme concentriques ou diagramme à secteur. Les diagrammes
circulaires sont représentés par un cercle et les diagrammes semi-circulaires par un demi-
cercle. Mais il faut au préalable si les données sont en valeurs absolues ou en valeurs
relatives c’est-à-dire en pourcentages pour enfin les convertir+ en degré. On considère que le
phénomène général représente 100%.
Ainsi si les données sont en valeurs relatives :
 s’il s’agit d’un cercle : 100% 360°
 s’il s’agit d’un demi-cercle : 100% 180°
Cependant, si les données sont en valeurs absolues :
N.B. : L’élève a nécessairement besoin d’un compas pour le traçage du cercle et d’un
rapporteur pour mesurer la part de chaque élément.
Application :
Tableau2 :les investissements directs vers les pays en développement, 1989-200
( en milliards de dollars)
Afrique Afrique du Asie Extrême Amérique Europe Total
Subsaharienn Nord et proche du Sud Orient Latine de l’Est
e Orient
5,4 7,5 2,3 67,5 26,6 11,3 120,6
16,12o 22,40o 6,86o 201 , 49o 79 , 40o 33 , 73o 360o

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8,06o 11,20o 3,43o 100,75o 39,7o 16,86o 180o
Source : D’après Banque Mondiale

 Calcul des parts en degrés pour le diagramme circulaire : 120,6 360o


5,4
Afrique Subsaharienne : 120 ,6 x 360=¿16,12o
7 ,5
Afrique Nord et Proche Orient : 120 ,6 x 360=¿22,40o

 Calcul des parts en degrés pour le diagramme semi-circulaire : 120,6 180o


5,4
Afrique Subsaharienne : 120 ,6 x 180=¿8,6o
7 ,5
Afrique Nord et Proche Orient : 120 ,6 x 180=¿11,20o

Titre :Diagramme circulaire des investissements vers les pays en développement

Afrique Subsaharienne
Afrique du Nord et
proche Orient
Asie du Sud
Extrême Orient
Amérique Latine
Europe de l’Est

Source :D’après Banque Mondiale


3- Le Diagramme en barres :
Le diagramme en barres peut se présenter sous forme verticale ou horizontale. Il est aussi
appelé diagramme en bandes. Il est souvent utilisé dans le cas où il s’agit de comparer
plusieurs phénomènes (série quantitative discontinue). Pour construire le diagramme en
barres il faut :
 d’abord tracer deux axes perpendiculaires : le vertical portant les valeurs ou effectifs et
l’horizontal les unités ou caractères.
 Ensuite il convient de choisir une échelle commode : 1 cm = 10% par exemple ou

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1 cm = 100 T. On peut dès lors classer les parts par ordre de grandeur ou par espace
géographique.
Application :
Tableau3 : indicateurs de croissance et développement de quelques pays.
Indicateurs TCA M du PIB/habitant IDH en IDH en
Pays PIB/hbt (en dollars) 1975 2000
(en %)
Etats unis 2 34142 0,863 0,939
Suède 1,4 24277 0,863 0,941
Mexique 0,9 9023 0,689 0,796
Botswana 5,1 7184 0,494 0,572
Chine 8,1 3976 0,523 0,726
Zambie 2,3 780 0,449 0,433
Source: PNUD, Rapport sur le développement humain, 2002.

Représenter à l’aide d’un diagramme en barres verticales le PIB/habitant en $ de ces


différents pays. Mettre les pays en abscisses.
Titre : Diagramme en barres du PIB/habitant en $ des différents pays.
PIB/hbts en dollars
40000

35000

30000

25000

20000

15000

10000

5000

0 Pays
Etats unis Suède Mexique Botswana Chine Zambie

Source: D’après PNUD


4- Histogramme: On parle d’histogramme ou diagramme en colonne lorsque les barres sont
juxtaposées. Dans le cas où il s’agit d’un diagramme en colonnes ou histogramme chaque
variation est représentée par un rectangle de base constante et de hauteur proportionnelle à la
valeur de cette variation (série quantitative constante et continue).

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 78


Application :
5- Le Diagramme en bâtons : C’est la représentation d’une série statistique dont le caractère
est quantitatif discret (valeur isolée ou qualitative). Il se présente sous forme de traits
verticaux.
6- Le diagramme rectangulaire :
Tableau : Représentation géographique des exportations du Sénégal en 1997 et 2005 ( en
millions de F.CFA)
Années Afrique Europe Asie Amérique Autres
1997 108376 161695 81142 2575 39268
2005 328079 205638 126016 11394 90444
Source : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du
Sénégal, « échanges extérieurs du Sénégal » 2007.
Calcul des parts relatives :
Total (1997) = 108376 + 161695 + 81142 + 2575 + 39268 = 395053
Total (2005) = 328079 + 205638 + 126016 + 11394 + 90444 = 763576
108376 108376
Afrique: 395053 =274 , 33 % Amérique : 395053 =¿205,39 %
108376 108376 108376
Europe : 395053 =¿409,29 % Asie : 395053 =¿6,51 % Autres : 395053 =¿9,93 %

Représentation graphique :
Représenter à l’aide de deux diagrammes en barres, la répartition géographique des
exportations du Sénégal entre 1997 et 2005.
titre:Répartion géographique des exportations du Sénégal
entre 1997 et 2005
Parts en %

100%
90%
80%
Amérique
70% Asie
60% Europe
50% Afrique
Années
40%
30%
20%
10%
0% Années
1997 2005

Source : D’après Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD)

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 79


7- Le Diagramme triangulaire
Le diagramme triangulaire permet de visualiser un phénomène à trois grandeurs variables. Il
peut rendre visible des proportions des secteurs primaire – secondaire – tertiaire ou alors
celles des différentes classes d’âge (jeunes – adultes – vieux).Pour construire le diagramme
triangulaire il faut:
 Tracer un triangle équilatéral ;
 Graduer chaque côté de 0 à 100;
 Chaque côté est réservé à un secteur;
 Sur chaque côté à partir de la valeur, tracez une droite parallèle au côté opposé;
La rencontre des trois droites correspond à l’arrivée, on l’appelle le point de concours.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 80


EXERCICE CORRIGES

BAC 2005 TL2


ÉCONOMIE GÉNÉRALE
Tableau : Indicateurs socio-économiques
Régions PIB réel par hbts en EVAN TAA (%) TCAM du PNB (%)
$
1960 1991 1960 1992 197 199 80-97
0 2
Corée 690 8320 53,9 70,4 88 97 10
Thaïlande 985 5270 52,3 68,7 79 84 7,8
PMA 580 880 39 50,1 29 46 2,8
Source : Banque Mondiale, rapport sur le développement humain, PNUD, 1994.
Question1 : Connaissance des termes et mécanismes économiques
1) Quelle est la différence entre le PIB et le PNB ?
2) Donner une formule de calcul pour le PIB et pour le PNB.
3) Définissez l’expression : PIB réel. Donnez deux synonymes au mot réel.
4) Les agrégats sont-ils fiables pour mesurer la croissance économique d’un pays ?
(5 lignes au moins).
Question2 : Calculs d’indicateurs
1) Calculer l’évolution du PIB réel par habitant de la Corée et des PMA entre 1960 et
1991. Interprétez les résultats obtenus.
2) Comparez le taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui des PMA entre
1980 et 1997.
3) Comparez le taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui de la Thaïlande
entre 1980 et 1997.
Question3 : Représentation graphique
A l’aide d’un diagramme en bandes, représentez le PIB réel par habitant (en dollars) en 1960
et en 1991, pour la Corée, les PMA et la Thaïlande.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 81


Dans un repère orthonormé, vous portez en abscisses les années et en ordonnées le PIB réel
par habitant en dollars. Utilisez des motifs distincts pour différencier les bandes concernant les
régions. N’oubliez pas la légende, le titre et la source du graphique.
Question4 : Analyse
A partir des données du tableau, des indicateurs calculés, du graphique construit, vous
montrerez les changements structurels qui peuvent être observés dans un pays en période de
croissance économique.

Correction BAC 2005


Question1 : Connaissance des termes et mécanismes économiques
1) La différence entre le PIB et le PNB
Le PIB (Produit intérieur brut) se défini comme la somme des valeurs des biens et
services réalisées par toutes les unités institutionnelles présentes sur le territoire
national, quel que soit leur nationalité.
Le PNB (le produit national brut) est la valeur des biens et services produites par les
nationaux quel que soit résidence.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 82


Le PIB est un agrégat territorial alors que le PNB est un agrégat national.
2) Formule de calcul pour le PIB et pour le PNB.
PIB = CF + FBCF + Δs + X + M
PNB = PIB + Solde des revenus de facteurs (SRF)
3) Définition de l’expression PIB réel et deux synonymes au mot réel.
PIB réel est le PIB corrigé de l’inflation.
Deux synonymes : volume et constant.
4) Fiabilité ou non des agrégats pour mesurer la croissance économique d’un pays
Les agrégats sont des grandeurs synthétiques qui permettent de mesurer les
performances économiques d’un pays. Cependant ils comportent certaines limites :
Les méthodes de calcul des grands agrégats ne sont pas homogénéisées dans l’ensemble
des pays et ne prennent en compte beaucoup d’éléments non moins importants comme
l’économie familiale (autoconsommation : Faire repeindre son appartement par soi-même ne
contribue pas à augmenter le PIB), l’économie de gratuité ; c'est-à-dire les services rendus par
des associations, les petites activités précaires comme les petits métiers dans les villes du
tiers-monde, l’économie clandestine et illégale : activités criminelles (drogue, prostitution,
contre bande), travail « au noir » que la crise a développé. Ce secteur informel, difficile à
mesurer par définition, occupe une part non négligeable de la production, même dans les pays
développés ; mais c’est surtout dans les PVD qu’il fausse les calculs : les statistiques y sont
insuffisantes et l’économie familiale reste encore la base de l’économie. En règle générale
l’activité informelle augmente quand l’activité légale recule. Par ailleurs on peut noter aussi
qu’avec les agrégats il y a un problème d’interprétation dans le temps et dans l’espace, ce qui
fausse souvent les interprétations.
Question2 : Calculs d’indicateurs
1) Calcul de l’évolution du PIB réel par habitant de la Corée et des PMA entre 1960 et
1991 et interprétez des résultats obtenus.
Pour la Corée :
La valeur finale est supérieure au double de la valeur initiale, on calcule alors le CM.
VF
CM =
VI

8320
CM = =12,057
690

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 83


Pour les PMA :

VF−VI
TCG= x 100 ;
VI
880−580
TCG= x 100=51, 7 %
580

Interprétation : D’ après la Banque Mondiale, rapport sur le développement PNUD 1994, le PIB
réel par habitant de la Corée a été multiplié par 12,05 en passant de 690 $ à 8320 $ alors que
celui des PMA a augmenté de 51,7 % en passant de 580 $ à 880 $ entre 1960 et 1991

2) Comparaisondu taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui des PMA
entre 1980 et 1997.
VF
CM = (Car la valeur finale est supérieure au double de la valeur initiale)
VI

10
CM = =3 , 5
2, 8

Le PNB de la Corée croit 3,5 fois plus vite que celui des PMA en moyenne par an entre
1980 et 1997.
3) Comparaison du taux de croissance annuel du PNB de la Corée avec celui de la
Thaïlande entre 1980 et 1997.
On peut utiliser le L’écart absolue ou le TCG.
EA = VF –VI
EA = 10 % - 7,8 % = 2,2 points
Le PNB de la Corée a augmenté de 2,2 point plus vite que celui de la Thaïlande en moyenne
par an entre 1980 et 1997.
Question3 : Représentation graphique

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 84


PIB réel en $ Titre: Evolution du PIB réel par habitant
9000
8000
7000
6000
5000 Corée
Thaïlande
4000 PMA
3000
2000
1000
0 Années
1960 1991

Source : D’après la Banque Mondiale, rapport sur le développement humain, PNUD1994


Question4 : Analyse
Introduction :
La croissance économique est l’augmentation pendant une longue période des richesses
créées dans un pays. Cependant, la croissanceserait-elle toujours capable, sur le long terme,
à transformer les structures économiques et sociales dans un pays pour apporter le bien-être
aux populations ?
Après avoir décrit les transformations favorables apportées par la croissance économiques,
nous évoquerons les dimensions multiples des dégâts causés par la croissance.
I- Les transformations favorables de la croissance
La croissance entraine des changements sur le plan économique et social.
1- Les transformations économiques
L’analyse du document, retraçant la forte croissance de la Corée qui est un des
quatre dragons entre 1980 et 1997, souligne que celle-ci a vu son PIB croitre fortement entre
1960 et 1991en passant de 690 dollars à 8320 dollars soit une multiplication par 12,05.
Ces modifications s’expliquent par l’augmentation de la productivité du travail dans tous les
secteurs de l’économie. Ainsi l’amélioration de l’épargne nationale due à l’augmentation des
revenus favorise l’investissement et donc la productivité. L’accroissement de la production et
des revenus contribuent alors à l’augmentation du pouvoir d’achat des populations améliorant
ainsi leur niveau de vie.

2- Les transformations sociales

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 85


Le développement économique permet d’améliorer le niveau de vie, le
pleinemploi, les infrastructures en matière de santé et de formation scolaire.
Ainsi, la Corée voit l’espérance de vie de sa population passer de 53,9 ans à 70,4 ans entre
1960 et 1992. Quant au taux de scolarisation, il augmente de 9 points pour la Corée passant
de 88 % en 1970 à 97 % en 1992 et de 17 points pour les PMA mais qui reste toujours faible
(29 % en 1970 et 46 % en 1992).
Ces améliorations sont dues à la croissance qui, par l’augmentation des rentrées fiscales
qu’elle génère, permet à l’Etat de conduire une politique de protection sociale et de
développement des investissements collectifs pour l’éducation.
Certes la croissance économique a des effets pour tout pays mais n’est sans
conséquences négatives.
II- Les dégâts causés par la croissance
La croissance économique occasionne de fortes inégalités sociales et des
dégâts sur l’environnement.
1- Croissance et inégalité
En effet, et c’est ce qui caractérise le plus souvent les pays en développement,
la croissance peut être inégalement répartie au sein de la population. On assiste alors à une
concentration des revenus au sein d’une petite catégorie sociale favorisée tandis que la
majeure partie de la population connaît des conditions de vie misérables.
Cette inégalité de répartition peut se doubler également d’une inégalité de développement
entre les régions. Ce constat est corroboré par le tableau et le graphique où l’on peut relever,
pour ces trois régions, un taux de croissance annuel moyen de la Corée qui 3,5 fois plus
important que celui des PMA entre 1980 et 1980.par ailleurs, sous l’influence du progrès
technique, la croissance entraine le chômage et entraine la pauvreté par la substitution de la
main d’œuvre par les machines.
2- Les retombées négatives de la croissance sur l’environnement
Sur le plan environnemental, le développement des pays doit s’accompagner
d’une croissance respectueuse de l’environnement.
Une surexploitation des terres ou une industrialisation trop polluante peuvent compromettre le
développement économique.
L’alimentation en eau potable devient ainsi l’un des problèmes majeurs du développement des
PED aujourd’hui. Le gaspillage des ressources naturelles et l’urbanisation croissante

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 86


contribuent à l’exploitation des terres agricoles. En outre, les FMN installent dans les pays en
développement les industries les plus polluantes au risque des catastrophes qui peuvent
causer des menaces écologiques et humaines. Tout cela risque de nuire le développement
durable.
Conclusion
La croissance économique est le moteur principal de la transformation des
sociétés pour les conduire sur la voie de la « maturité et de la consommation de masse »
(Rostow). Mais la simple addition des richesses produites ne peut conduire seule au
développement durable des sociétés.
C’est au prix d’une maîtrise politique, sociale, démographique ou environnementale que les
PED pourront véritablement s’engager dans la voie d’une réduction du déséquilibre avec les
pays développés.

BAC 2006 TL2


ÉCONOMIE GÉNÉRALE
TABLEAU : Sénégal structure des recettes budgétaires en milliards de F. CFA.
Années 1999 2000

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 87


Recettes fiscales 491,2 537,1
- impôts directs 107,5 130,9
- impôts indirects 364,8 386,5
-Recettes
Droits d’enregistrement
totales et de timbre 18,9
506,8 19,7
562,1
Source: D G C P T / M E F
QUESTIONNAIRE
Connaissances (05 points)
Définissez les termes suivants :
a) Budget de l’Etat,
b) Impôts directs,
c) Impôts indirects.
Citez deux principales composantes :
a) Des impôts directs,
b) Des impôts indirects,
c) Des recettes non fiscales.
Calcul d’indicateurs (04 points)
1) Mesurez l’évolution en pourcentage des différentes composantes des recettes budgétaires
de 1999 à 2000.
Donnez un exemple de calcul détaillé en indiquant la formule utilisée et en interprétant le
résultat obtenu.
2) Etablissez un tableau intitulé : « Sénégal, structure des recettes fiscales, 1999 et 2000 en
pourcentage ».
Faites le calcul détaillé du premier résultat obtenu en indiquant la formule utilisée et en
l’interprétant.
Représentation graphique (03 points)
Représentez à l’aide de deux diagrammes à secteurs rectangulaires de 10 cm, la structure des
recettes fiscales du Sénégal en 1999 et en 2000.
Analysez (06 points)
A l’aide de vos connaissances, du tableau, des calculs et des graphiques, analysez l’évolution
de la structure des recettes fiscales du Sénégal de 1999 à 2000.
Expression et présentation (02 points)

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 88


Correction Bac 2006
Connaissances :
Définition des termes :
a) Budget de l’Etat : c’est un document regroupant l'ensemble des dépenses et des
recettes publiques prévisionnelles de l'État sur une année.
b) Impôts directs : ils désignent les impôts payés directement par le contribuable.
c) Impôts indirects : Les impôts indirects sont payés au moment des achats des biens et
services par les clients, aux entreprises qui les reversent à l'État..

Deux principales composantes :


a) Impôts directs : l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés.
b) Impôts indirects : TVA et droits de douane
c) Des recettes non fiscales : elles proviennent en grande partie des revenus du
domaine de l’Etat par exemple des forêts domaniales et des revenus issus de
l’activité industrielle et commerciale des établissements publics.
Calcul d’indicateurs
1) mesure de l’évolution en pourcentage des différentes composantes des recettes
budgétaires de 1999 à 2000
VA −VD
TC= x 100
VD
537 ,1−491 , 2
TC = 491 ,2
x 100=9 , 34 %

D’après la DGCPT, les recettes fiscales du Sénégal sont passées de 491,2 à 537,1 milliards
de francs CFA entre 1999 et 2000, soit une augmentation de 9,34%.
Composantes Taux de croissance
Recettes fiscales 9,34
- impôts directs 21,79
- impôts indirects 5,9
- droits d’enregistrement et de timbre 4,23
Recettes non fiscales 60,25
Source: d’après D G C P T

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 89


2) Etablissons un tableau intitulé : « Sénégal, structure des recettes fiscales, 1999 et 2000
en pourcentage ».
Il s’agit de transformer les données des composantes des recettes fiscales en %.
part partielle
Part relative= x 100
part totale
107 , 5
Exemple pour les impôts directs : PR= 491 , 2 x 100=21 , 88 %

D’après la DGCPT, sur 100 milliards de recettes fiscales du Sénégal, les impôts directs étaient
estimés à 21,88 milliards en 1999.
Titre : Sénégal, structure des recettes fiscales, 1999 et 2000 en pourcentage
Composantes 1999 2000
impôts directs 21,88 24,37
impôts indirects 74,27 71,96
droits d’enregistrement et 3,85 3,67
de timbre
Total 100 100
Source: d’après D G C P T

Représentation graphique

Titre: Reptésentation des recettes fiscales en % du Sénégal


Parts en %
100%
90%
80%
70%
60% droits d’enregistrement et de
50% timbre
40% impôts indirects
30% impôts directs
20%
10%
0% Années
1999 2000

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 90


Source: d’après D G C P T
Analyse :
Introduction :
Les recettes fiscales sont des revenus d’impôts. Cependant comment la structure des recettes
fiscales a-t-il évolué au Sénégal entre 1999 et 2000 ?
Nous étudierons successivement l’évolution des impôts directs, des impôts indirects et des
droits d’enregistrement et de timbre.
I- L’évolution des impôts directs :
1- Constat
- Augmentation entre 1999 et 2000
- Augmentation de la part relative
2- Explication :
- hausse des revenus des travailleurs
- Hausse des bénéfices des sociétés
II- L’évolution des impôts indirects :
1- Constat
- Augmentation entre 1999 et 2000
- Plus importante part relative en 1999 et en 2000
2- Explication :
- Importance de la production
- Importance des importations
III- L’évolution des droits d’enregistrement et de timbre :
1- Constat
- Augmentation entre 1999 et 2000
- Faible part dans les recettes fiscales en 1999 et en 2000
3- Explication :
- Importance des activités locales
- Faiblesse des coûts
Conclusion :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 91


Les recettes fiscales ont connu un accroissement au Sénégal entre 1999 et 2000.
Cependant, elles sont insuffisantes pour couvrir les dépenses de l’Etat. Force est de
recourir à d’autres ressources.

BAC 2009 L2 Sujet de remplacement


ECONOMIE GENERALE
Tableau : Quelques indicateurs économiques de l’UEMOA
Indicateurs PIB en volume Exportations Importations
Pays 2004 2007 en 2004 en 2004
- Bénin 957,4 1096,3 355 456,8
- Burkina Faso 2386,0 2894,6 234,5 453,5
- Côte d’Ivoire 4144,8 4330,5 3655,4 2267,1
- Guinée Bissau 97,2 103,2 40,0 43,8
- Mali 1269,2 1491,6 515,9 577,4
- Niger 1031,8 1185,1 230,7 311,6
- Sénégal 3874,0 4479,9 797,4 1318,6
- Togo 966,4 1022,5 317,5 450,8
Sources: Commission de l’UEMOA, Comité de convergence et BCEAO, Avril 2007
QUESTIONNAIRE
I. Connaissances des termes et mécanismes économiques.
1) Donner la signification des sigles suivants : UEMOA- BCEAO (01 point)
2) Définir les termes suivants : PIB nominal - PIB en volume - commerce extérieur..
(01,5 point)
3) Quel est l’intérêt de mesurer en volume la variation du PIB ? (1,5 point)
II Calculs d’indicateurs : (05 points)
1) Calculer le taux de couverture de chaque pays en 2004.
2) Mesurer l’évolution du PIB en volume de chaque pays entre 2004 et 2007, en utilisant
Le taux de croissance annuel moyen.
3) Interpréter un résultat.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 92


III Représentation graphique : (03 points)
A l’aide de deux diagrammes circulaires, représenter la structure des exportations et celle
Des importations des pays de l’UEMOA en 2004.
IV Analyse : (06 points)
A partir des données du tableau, des indicateurs calculés, du graphique construit et de vos
propres connaissances, vous analyserez les avantages de l’intégration économique ; puis
vous montrerez les problèmes de l’intégration économique africaine.

Expression et présentation : (02 points)

BAC 2011 Classe : TL2

ECONOMIE GENERALE
Tableau : Commerce extérieur du Sénégal (en millions de francs CFA)
Années 2003 2004 2005
Total Exportations 667 212 674 524 761 572
Total Importations 1 386 099 1 507 920 1 696 683
Exportations vers UEMOA 159 278 162 435 190 291
Importations provenant de l’UEMOA 54 162 53 855 51 013
Exportations vers UE 208 058 196 086 201 505
Importations provenant de l’U.E 647 812 680 546 755 329
Source : DPEE (Direction de la prévision et des études économiques)
Ministère de l’Economie et des Finances
Extrait / Note d’analyse du commerceextérieur du Sénégal ed. 2005
I. CONNAISSANCE DE TERMES ET MECANISMES ECONOMIQUES :
I.1 Définir les termes économiques suivants :
La croissance économique ; (0,5 point)
- Le taux de couverture ; (0,5 point)
- Intégration économique ; (0,5 point)
- Commerce extérieur ; (0,5 point)
I.2 Pourquoi le commerce interne au sein de l’UEMOA est faible ? (02 points)
Répondre à cette question en une dizaine de lignes au maximum.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 93


II.1 Calculez le solde de la balance commerciale du Sénégal en 2003, 2004 et 2005.
Interprétez le résultat de 2005. (02 points)
II.2 Calculez le taux de croissance annuel moyen des exportations et des importations du
Sénégal au cours de la période 2003-2005. (01 point)
II.3 Les résultats de la question II.2 confirment-ils la tendance déficitaire de la balance
commerciale du Sénégal ? Justifiez votre réponse. (01 point)
III. REPRESENTATION GRAPHIQUE (04 points)
Représentez graphiquement les courbes d’évolution des exportations, des importations et du
solde commercial du Sénégal dans un même repère de 2003 à 2005.
- Choisir comme échelle 1 cm = 200 000 millions.
- Espacer les années de 2 cm et mettre la première année à 2 cm de l’axe des ordonnées.
IV. ANALYSE (06 points)
Après avoir analysé l’orientation géographique des échanges commerciaux du Sénégal,
montrez ses effets négatifs sur l’intégration économique de l’UEMOA.
Expression et présentation (02 points)

Correction Bac 2011

I- Connaissance des termes et mécanismes économiques

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 94


1- Définition
- la croissance économique : c’est l’augmentation pendant une longue période du produit
réel global d’une nation.
- Le taux de couverture : c’est un ratio du commerce extérieur qui mesure la proportion
des importations qui sont couvertes par les exportations.
- Intégration économique unique : c’est un processus par lequel plusieurs pays
s’accordent pour faciliter les échanges entre eux et constituer un espace économique
unique.
- Commerce extérieur : c’est l’ensemble des échanges de marchandises entre les
différents pays de la planète.
2- Explication de la faiblesse du commerce interne au sein de l’UEMOA
Les pays de l’UEMOA sont confrontés à plusieurs problèmes pour l’expansion de leur
commerce. D’abord, on note que le commerce est extraverti pour des raisons de gains
de change. Ensuite, il y a un manque de débouchés du fait de l’homogénéité de la
production. En outre, l’état des infrastructures est défectueux car les routes, les voies
ferrées ne sont pas en bon état. L’orientation géographique révèle que l’UE est la
principale destination des exportations des pays de l’UEMOA et leur principal
fournisseur.
II- CALCUL
1- Solde de la BC du Sénégal en 2003, 2004, 2005
BC = X – M exemple : BC2003 = 667212 – 1386099 = -718887millions FCFA
BC2004 = -833396 BC2005 = -935111
Interprétation du résultat de 2005 :
D’après la DPEE, en 2005, les exportations et les importations du Sénégal
étaient respectivement de 761522 et de 1696683 millions F.CFA, soit une
balance commerciale déficitaire de 935111 millions F.CFA.
2- Calcul des TCAM entre 2003 et 2005
VF 1/ n
TCAM= [( VI ¿ ¿ −1 ¿ x 100 n = 2005-2003 = 2 ans

761572 1 /2
TCAMX = [( 667212 ¿ ¿ −1 ¿ x 100=6 , 84 %

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 95


1696683 1 /2
TCAMM = [( 1386099 ¿ ¿ −1 ¿ x 100=10 , 64 %

3- TCAMX – TCAMM = 6,84% - 10,64% = 3,8 points


Le rythme de progression des importations est plus rapide que celui des
exportations entre 2003 et 2005. Ce qui confirme la tendance déficitaire de la
BC du Sénégal.

Représentation graphique :

2003 2004 2005


Exportations 667212 674524 761572
Importations 1386099 1507920 1696683
BC -718887 -833396 -935111

Titre: Evolution des exportations , des importations et de la BC du


X, M, BC en millions Sénégal de 2003 à 2005
f.CFA
2000000
1500000
Exportations
1000000
Importations
500000 BC

0 Années
2003 2004 2005
-500000

-1000000
-1500000

ANALYSE

Introduction :
Aucun pays ne peut vivre en autarcie. L’intégration s’impose comme un rapprochement
économique des pays qui décident par la signature d’accords de coopération d’adopter des
règles communes. Mais les échanges commerciaux du Sénégal profitent-ils aux pays de la
même union?
Nous mettrons d’abord en exergue l’orientation géographique des échanges commerciaux du
Sénégal avant d’étudier ses effets négatifs sur l’intégration économique de l’UEMOA.
I- L’orientation géographique des échanges commerciaux du Sénégal

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 96


Les échanges commerciaux du Sénégal sont plus orientés en Europe qu’aux pays
de la même union monétaire.
1- Dans l’UEMOA
-constat : faible part des échanges commerciaux
-explication : voir réponse I 2
2- En UE
-constat : part importante des échanges commerciaux
-explication : gains de change
II- Les effets négatifs sur l’intégration économique de l’UEMOA.
La répartition inégale des échanges commerciaux du Sénégal au détriment de l’UEMOA
engendre des difficultés énormes pour promouvoir l’intégration économique.
1- Le retard de l’intégration économique
- Processus ralenti du marché commun
- Difficulté d’harmonisation des politiques économiques
2- Crainte d’une intégration poussée
- Intégration : un jeu à somme nulle
-

Conclusion
Les pays de l’UEMOA ont imité le modèle d’intégration européen. Une intégration de la
production serait mieux adaptée car le souci majeur des africains est l’insuffisance de
la production.

BAC 2011 R Classe : TL2


ECONOMIE GENERALE
Tableau : Indicateurs de croissance et développement de quelques pays.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 97


Pays TCAM PIB/ht PIB/ht en $ en IDH en 1975 IDH en 2000
1997/2000 2000
Etats-Unis 2 34 142 0,863 0,939
Suède 1,4 24 277 0,863 0,941
Mexique 0,9 9 023 0,689 0,796
Botswana 5,1 7 184 0,494 0,572
Chine 8,1 3 976 0,523 0,726
Zambie 2,3 780 0,449 0,433
Source : PNUD : Rapport sur le développement humain, 2002.
1) CONNAISSANCE (04 points)
a) Définir les termes suivants :
IDH ; croissance, développement et PIB. (02 points)
b) Quel lien existe-t-il entre croissance et développement ? (02 points)
2) CALCUL (04 points)
a) Interprétez les valeurs soulignées du document. (01 point)
b) En prenant les Etats-Unis comme base, transformez les données du PIB/hbt en $ en indice.
(01,5 point)
c) Comparez le PIB/hbt du Botswana et celui de la Chine. Peut-on conclure que le Botswana
est plus développé que la Chine ? (01,5 point)
3) GRAPHIQUE (04 points)
Représentez à l’aide d’un diagramme en barres verticales le PIB/hbt en $ en 2000 de ces
différents pays. Mettre les pays en abscisses.
4) ANALYSE (06 points)
A l’aide des données du tableau et de vos connaissances montrez l’intérêt et les limites des
indicateurs de mesure du niveau de développement.

Expression et Présentation (02 points)

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 98


BAC 2012 TL2
ECONOMIE GENERALE
Commentaire dirigé d’un tableau statistique
TABLEAU – UEMOA : Evolution de la structure du PIB (en milliards de F CFA)
2006 2007 2008*
PIB 23 260,8 24 388,5 27 462,2
Secteur primaire 6 773,3 7 054,0 8 471,0
Secteur secondaire 5 448,9 5 784,3 6 504,3
Source : BCEAO, Rapport annuel, 2008, A6
*Estimations
QUESTIONS
I. CONNAISSANCES DE TERMES ET DE MECANISMES ECONOMIQUES
1) Définissez les termes suivants : secteur d’activités, secteur primaire, PIB, tertiarisation de
l’économie (02 points)
2) Quels sont les pays membres de l’UEMOA ? (01 point)
3) Interprétez la valeur soulignée dans le tableau (01 point)

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 99


II. CALCUL D’INDICATEURS
1) Calculez pour chaque année les parts relatives des différents secteurs d’activité dans le PIB
de l’UEMOA ; présentez les résultats dans un tableau. (02 points)
2) Mesurez l’évolution des parts relatives des différents secteurs dans le PIB de l’UEMOA
entre 2006 et 2008 ; interprétez un des résultats obtenus. (02 points)
III. REPRESENTATION GRAPHIQUE
Représentez par deux diagrammes à secteurs rectangulaires la répartition par secteur
d’activités économiques du PIB en % de l’UEMOA en 2006 et en 2008. (04 points)
IV. ANALYSE ECONOMIQUE
A partir des données du tableau, des indicateurs calculés du graphique et de vos
connaissances personnelles, vous analyserez l’évolution de la structure du PIB de l’UEMOA

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 100


Lexique
L’Economie en Terminales
A
Actif financier :
Titre représentatif d’un droit qu’un agent économique a sur une activité économique donné.
(Exemple : action ou obligation)
Action :
Titre de propriété d'une partie du capital social d'une société anonyme. L'action donne droit à
une partie des bénéfices appelée dividendes.
Aide publique au développement (APD) :
Assistance que les pays riches apportent aux pays pauvres pour soutenir leur effort de
développement.
Amortissement :
Perte de valeur subie au cours d'une période donnée par un bien de production durable du fait
de l'usure ou de l'obsolescence.
Autoconsommation :
Consommation finale de biens ou de services par l'agent économique qui les a produits.
Autofinancement :
Financement des dépenses d'investissements par prélèvement sur les ressources propres.
Pour une entreprise : bénéfices, amortissements.
Autoproduction :
Fait de réaliser soi-même toute la production que l’on pouvait confier à un autre agent
économique.
B
Balance commerciale (BC) :
Compte récapitulant les importations et les exportations de marchandises d’un pays.
Balance de capitaux (BK) :
Compte récapitulant les entrées et sorties de capitaux d’un pays.
Balance des invisibles (BI) :
Compte récapitulant les exportations et les importations de services et de revenus d’un pays.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 101


Balance des paiements (BP) :
Compte retraçant l’ensemble des échanges (marchandises, invisibles et capitaux) d’un pays
avec le reste du monde.
Balance des transactions courantes (BTC ou BPC) :
Compte récapitulant les opérations de la balance commerciale et de la balance des invisibles.
Bonne gouvernance :
Gestion vertueuse et transparente des deniers publics.
Budget de l'État :
Il regroupe l'ensemble des dépenses et des recettes publiques prévisionnelles de l'État sur
une année. Les recettes publiquescomprennent essentiellement la TVA, les impôts sur le
revenu et sur les sociétés. Les dépenses publiques portentessentiellement sur l'Éducation
Nationale, la Défense Nationale, la Justice, la Police.
C
Capital financier :
Valeur monétaire des titres représentatifs de la propriété des capitaux techniques d'une
entreprise.
Capital humain :
Pour désigner le stock des capacités humaines économiquement productives. Ce stock
s'accroît par des investissements, dépenses d'éducation, de formation professionnelle, de
santé. Mais il peut subir parallèlement une dépréciation au cours du temps en raison de l'usure
physique et de la perte de savoir-faire.

Capital social :
Valeur des apports en nature ou en numéraire mis à la disposition d'une société par les
propriétaires ou les associés. Dans le cas des sociétés anonymes, le capital social est divisé
en actions.
Capitalisme :
Système économique caractérisé par la propriété privée des moyens de production, par le rôle
du marché (on parle souvent d'économie de marché), où s'exerce une concurrence entre
offreurs et demandeurs.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 102


Changes fixes :
Système de change dans lequel les taux de change sont fixés à la suite d’accords
internationaux et dans lequel les banques centrales assurent la stabilité des taux de change.
Changes flexibles ou flottant :
Système de change où le cours des monnaies évolue selon les offres et demandes sur le
marché des changes, sans que les banques centrales interviennent.
Chômage :
Situation d'une personne active en arrêt involontaire et prolongé de travail, mais qui est
effectivement à la recherche d'un emploi et en mesure de travailler.
Commerce extérieur:
Ensemble des échanges de marchandises entre les différents pays de la planète.
Commerce international:
Ensemble des échanges de biens et services entre les différents pays de la planète.
Compétitivité
Aptitude pour l'entreprise, un secteur d'activité ou l'ensemble des entreprises d'une économie
à faire face à la concurrence. On peut atteindre la compétitivité par les prix, par la qualité, par
le service après-vente, la flexibilité.
Concurrence :
Confrontation sur un même marché entre les vendeurs ou entre les acheteurs d'un même
produit. Le plus couramment on parle de la concurrence entre les vendeurs.
Conjoncture :
Ensemble des éléments qui concourent simultanément à caractériser une situation
économique à court terme. Les indicateurs utilisés sont le plus souvent, le niveau de l'emploi,
l'indice des prix, la croissance, les salaires, l'investissement, le commerce extérieur.
Contingentement : restriction quantitative qui porte sur le volume des importations.
Crise :
Au sens courant : période relativement courte mais brutale et soudaine qui entraîne l'économie
dans une période de dépression, de stagnation durable de la conjoncture économique suivie
d'un effondrement de la croissance, de l'emploi, d'une hausse des prix.
Croissance :
Augmentation pendant une longue période du produit réel global d’une nation.(ou
accroissement des richesses créées dans un pays pendant une longue période donnée).

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 103


Croissance intensive :
Croissance réalisée grâce à l’amélioration de l’efficacité des facteurs de production.
Croissance extensive :
Croissance réalisée grâce à l’augmentation des facteurs de production utilisés.(plus
d’hommes, plus de machines, plus de production)
D
Débouché :
Part de marché sur le lequel s’écoulent les produits.
Déficit budgétaire :
Situation dans laquelle le solde du budget est en déséquilibre : les dépenses réalisées sont
supérieures aux recettes prévues

Déflation :
Diminution générale, durable et relativement forte des prix.
Dépression :
Phase du cycle économique déclenchée par une crise économique, marquée par la tendance
à la baisse de la production et des prix, et caractérisée par une augmentation du chômage.
Désarticulation :
Absence de complémentarité entre le secteur traditionnel et le secteur moderne dans une
économie.
Désinflation :
Diminution de la hausse des prix résultant d'une politique de déflation.
Dette extérieure:
Ensemble des emprunts des agents économiques d’un pays vis-à-vis des préteurs étrangers.
Dévalorisation ou dépréciation:
Evolution du cours de la monnaie sur le marché sans intervention publique. (Si l’offre de
monnaie est supérieure à la demande)
Dévaluation :
Décision politique de baisser de manière officielle la parité de la monnaie par rapport à une
autre devise dans un système de change fixe.
Développement:

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 104


Transformations démographiques, sociales, économiques et techniques de long terme qui
accompagnent la croissance économique. Ces modifications structurelles sont d'ordre
démographique (baisse de la natalité, allongement de la durée de la vie,…), économique
(amélioration des infrastructures, industrialisation, hausse du niveau de vie), et social (progrès
dans l'éducation, la santé, les conditions de travail, développement du temps libre …)
Développement durable ou soutenable:
Modèle de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans
compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins.
Devise :
Moyen de paiement libellé en monnaie étrangère.
Dividende :
Part des bénéfices distribués aux actionnaires d'une société anonyme. Cette part est fonction
des bénéfices réalisés mais aussi de la volonté des dirigeants et des actionnaires de réduire
les bénéfices non distribués pour accroître la capacité d'autofinancement de l'entreprise.
Dualisme économique :
Coexistence dans une économie de deux secteurs dont l’un moderne et l’autre traditionnel.
Le dumping : il s’agit pour un pays d’accorder des facilités aux entreprises exportatrices pour
leur permettre de concurrencer les autres entreprises en vendant à des prix très faibles. Le
dumping introduit ainsi une concurrence déloyale entre les acteurs du jeu économique.
E
Economie d’échelle :
Une économie où l’accroissement de la production permet de diminuer les coûts unitaires de
production
Economie de marché :
Un système économique où les prix et les quantités produites dépendent pour l'essentiel de la
confrontation des offres et des demandes. Le marché est au cœur du système. Il est l'élément
régulateur et censé faire parvenir l'économie à son meilleur niveau. Dans un tel système l'État
n'intervient pas, tant que le marché joue pleinement son rôle de régulateur.
Economie extravertie :
Economie fortement dépendante de l’extérieur. (contraire de économie introvertie ou
autocentrée ou fermée)

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 105


Economie souterraine :
Activité économique non déclarée aux institutions chargées du recouvrement de l'impôt et des
cotisations sociales.
Ecotaxe :
Impôt frappant les activités polluantes en raison de leurs impacts négatif sur l’environnement.
Emploi :
Au sens le plus courant, avoir un emploi c'est exercer une activité rémunérée.
Au sens économique général, l'emploi désigne l'utilisation de la population active par
l'économie nationale.
Si toute la population en âge de travailler exerce une activité rémunérée, on dit qu'il y a plein
emploi. L'équilibre entre offre d'emploi et demande d'emploi est alors parfait. Le chômage
résulte du déséquilibre permanent entre l'offre et la demande d'emploi ; cette dernière étant
supérieure à l'offre d'emploi.
Entreprise :
Cellule économique et sociale organisée, au sein de laquelle travaillent des hommes pour
produire des biens et services destinés à la vente.
Espérance de vie à la naissance :
Nombre d’années en moyenne qu’une personne espère vivre de sa naissance à sa mort dans
un pays.
État-providence :
Intervention de l'État dans la vie économique et sociale qui s'est imposée après la grande crise
de 1929 et au lendemain de la deuxième guerre mondiale.
Selon cette conception, l'État doit intervenir pour remédier aux crises du capitalisme qui
engendrent des injustices et des inégalités sociales. L'État doit donc jouer un rôle actif dans la
recherche d'une meilleure répartition des richesses dans le souci d'une plus grande justice
sociale.
C'est Keynes, économiste britannique, qui a défendu la conception de l'intervention
économique de l'Etat pour stimuler la croissance de la production et réduire le chômage.
Expansion :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 106


Phase ascendante du cycle économique caractérisée par l'augmentation du volume de la
production et de la demande consécutive à la reprise économique elle-même marquant la fin
de la dépression.
Exportations :
Valeur des biens et services vendus par les résidents à des non-résidents.
I
Industrialisation :
Processus de mécanisation de la production dans une économie se traduisant par l’utilisation
du capital à la place du travail.
IDH :
Indicateur de développement qui mesure les inégalités de développement et le progrès
humain en combinant le PIB réel, le degré d’éducation et l’espérance de vie.
Insolvabilité :
Incapacité d’un débiteur (emprunteur) à faire face à son engagement.
Intégration économique :
Un processus par lequel plusieurs pays s’accordent pour faciliter les échanges entre eux et
constituer un espace économique unique.
Investissement :
Acquisition de biens durables par les unités productrices en vue de se procurer des revenus.
Investissement direct étranger (IDE) :
Prise de participation d’au moins 10% dans le capital d’une entreprise locale par une
entreprise étrangère.
Investissement de portefeuille :
Achat de parts ou d’action de société située dans un autre pays dans une optique de
rentabilité de l’investissement et non une prise de contrôle effectif de l’entreprise.

Importations :
Valeur des biens et services achetés par les résidents à des non-résidents.
Impôt :
Versement obligatoire effectué par les ménages et les entreprises sans contrepartie directe,
au profit de l'État et des collectivités locales. L'impôt sert à financer les dépenses publiques.
Impôt direct :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 107


Les impôts directs sont payés directement par le contribuable. Il s'agit essentiellement de
l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur la fortune.
Impôt indirect :
Les impôts indirects sont payés au moment des achats des biens et services par les clients,
aux entreprises qui les reversent à l'État. Il s'agit principalement de la TVA (Taxe à la valeur
ajoutée), taxe sur le tabac, l'alcool et l'essence, taxe sur les spectacles.
Impôt sur le revenu :
C’est impôt qui est assis sur le revenu des ménages. Il s'applique aux salaires, aux bénéfices
industriels et commerciaux des entreprises individuelles, aux revenus financiers, fonciers, aux
pensions d'un foyer fiscal
Impôt sur les sociétés :
C'est un impôt direct prélevé par l'État sur les bénéfices des sociétés.
Indice des prix :
C'est un instrument qui sert à mesurer l'évolution des prix. L'indice des prix est aussi connu
sous le nom de niveau général des prix ( NGP) ou le déflateur.
Inflation :
Hausse générale, durable et cumulative des prix. On mesure l'inflation à partir de l'indice des
prix au moyen du taux d'inflation.
Innovation :
Ensemble des moyens mis en œuvres par l’entrepreneur pour améliorer ses produits, sa
méthode de produire ou de vendre.
Investissement :
Opération par laquelle une entreprise achète des moyens de production en vue de son
exploitation pour en tirer un revenu.
Investissement productif :
Acquisition par l'entreprise de biens (matériels, constructions,…) pour produire des biens et
services et en tirer des revenus, dont une partie servira à amortir l'achat.
Investissement improductif :
Principalement les investissements de l'État et des collectivités publiques (Équipements
collectifs, construction de logement,…).
L
Libre-échange :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 108


Théorie du commerce international développée par les classiques qui consiste à une libre
circulation des biens et services entre les pays de la planète sans entrave.
M
Marché des changes :
Marché sur lequel s'échangent les devises les unes contre les autres et se forment les taux de
change. Ce lieu n'est pas toujours bien défini. C'est un réseau de bureaux de change, de
banques, de communication par téléphone, télex ou internet.
Marché financier :
Au sens étroit, c'est le marché boursier, lieu d'échange des valeurs mobilières, principalement
les actions et les obligations. De manière plus générale, c'est le marché de l'argent ou des
capitaux à long terme.
Marché monétaire :
Marché de l'argent à court et à moyen terme. Le loyer de l'argent (taux d'intérêt) est fixé tous
les jours en fonction de l'offre et de la demande de monnaie.
Mondialisation:
Intégration économique mondiale qui va au-delà de l’internationalisation des échanges de
biens, services, de capitaux et qui se caractérise par une grande mobilité internationale des
ressources et par une concurrence accrue des firmes et nations.
Monnaie:
Actif liquide qui sert à l'évaluation et au règlement des échanges.
Les formes de la monnaie sont : la monnaie métallique ou monnaie divisionnaire, la monnaie
fiduciaire (billets de banque) et la monnaie scripturale (écriture en compte bancaire ou postal).
La quantité de monnaie en circulation, à un moment donné, est appelée la masse monétaire.
Elle varie selon les besoins de l'activité économique.
N
Niveau de vie :
Quantité de biens et services qu’un individu ou une population dispose pour satisfaire ses
besoins.
O
Obligation :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 109


Valeur mobilière, titre de créance représentatif d'un emprunt contracté par un agent
économique. La rémunération de l'obligation est l'intérêt déterminé au moment de l'émission
(intérêt fixe ou intérêt variable).
P
Parité de pouvoir d’achat :
Hypothèse selon laquelle les taux de change entre monnaie doivent se déterminer de telle
sorte que les monnaies aient le même pouvoir d’achat. Cela signifie que si une certaine
quantité de francs permet d’acquérir un panier de bien donné, alors sa conversion en dollars,
cette somme permettra d’acheter le même panier de bien aux Etats unis.
Pauvreté :
Situation d’une personne ou d’un ménage qui ne dispose pas de ressources suffisantes pour
participer réellement à la vie sociale dans une société donnée.
Pétrodollars :
Excédent de la balance des transactions courantes de l’O.P.E.P recyclé hors de la zone
O.P.E.P.(sous forme de dépôt bancaire, titres publics et privés, investissements industriels et
immobiliers)
P.I.B. :
Produit intérieur brut défini comme la somme des valeurs ajoutées réalisées par toutes les
entreprises présentes sur le territoire national, quel que soit leur nationalité.
Politique budgétaire :
Politique économique conduite au moyen du budget de l'État, avec la possibilité d'agir sur les
recettes et les dépenses publiques en fonction des évolutions économiques, sociales, en les
augmentant ou au contraire en les diminuant.
Politique conjoncturelle :
Politique économique à court terme qui vise à mettre en œuvre des actions en vue de la
régulation de l'économie. Ces actions doivent entrer en vigueur rapidement et portent, entre
autres, sur les prix, l'emploi, les salaires avec pour objectif un rétablissement des grands
équilibres économiques (emploi, croissance, prix, commerce extérieur).
Politique de l'emploi :
Politique cherchant à réduire le chômage par des actions visant à maintenir et à développer
l'emploi.
Politique économique:

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 110


Action de l'État se traduisant par la définition d'objectifs économiques et la mise en œuvre des
moyens nécessaires pour les atteindre.
Politique monétaire :
Politique consistant à mettre en œuvre des actions qui visent à agir sur le crédit et la création
monétaire en vue d'assurer la régulation de l'économie à court et moyen terme.

Pouvoir d'achat :
Quantité de biens et services qu'un ménage peut acquérir à partir de son revenu disponible.
Le pouvoir d'achat dépend non seulement du revenu mais également des prix.
Pression fiscale :
Part du revenu (ou du PIB) qui est consacré au paiement des impôts.
Productivité :
Rapport entre une quantité produite et la quantité des facteurs de production utilisée (travail ou
capital). La productivité mesure l'efficacité des facteurs de production. On parle de gains de
productivité lorsque le volume de la production augmente plus vite que le volume des moyens
mis en œuvre pour obtenir cette production.
Profit :
Excédent qui résulte de l’activité de l'entreprise, obtenu par différence entre les recettes et les
coûts de production et de distribution de ses biens et services.
Progrès technique :
Ensemble des innovations qui sont utilisées dans les entreprises et qui permettent de
développer et de perfectionner les moyens de production, les méthodes de production,
l'organisation du travail.
Prohibition : interdiction d’importer où d’exporter un produit pour des raisons sanitaires ou de
qualité (vache folle, grippe porcine).
Protectionnisme :
Doctrine du commerce international visant à protéger l’économie nationale de la concurrence
étrangère.
R
Récession :
La récession est une période de baisse de l'activité économique sur une période relativement
longue de plusieurs trimestres, voire années, et se déclenche avec la crise économique.

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 111


Rééchelonnement :
Aménagement des conditions financières imposées à un débiteur qui connait des difficultés
passagères pour assurer le service de la dette.
Reprise économique :
Retour de l'économie à l'expansion après une phase de récession.
S
Secteur d'activité :
D'une part, selon la nature des activités économiques, on distingue trois secteurs : le secteur
primaire (pêche, agriculture, industries extractives des matières du sous-sol), le secteur
secondaire (industries de transformation, bâtiments et travaux publics), le secteur tertiaire
(commerce, services, transports) ; d'autre part, selon les acteurs économiques qui les
produisent, il est généralement retenu la classification en deux secteurs : le secteur privé
(entreprises privées) et le secteur public (entreprises publiques et administrations publiques).
Service de la dette :
Somme versée au titre de remboursement du capital emprunté et du paiement des intérêts de
la dette.
Stagflation :
Coexistence de l’inflation et de la faible croissance économique.
Stagnation :
Situation économique dans laquelle le taux de croissance économique est nul.
Sous-développement :
Situation d’un pays dont les caractéristiques économiques, sociales, démographiques et
politiques l’empêchent d’assurer la satisfaction des besoins essentiels de sa population.
Surproduction :
Situation de saturation des marchés, supériorité de l’offre sur la demande de marchandises et
difficulté d’écoulement des produits.
T
Taux de change :
Valeur d’une monnaie nationale exprimée dans une monnaie étrangère.
Taux de chômage :
Rapport entre le nombre de chômeurs et la population active.
Taux de couverture :

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 112


Ratio du commerce extérieur qui mesure la proportion des importations qui sont couvertes par
les exportations.
Taux de pénétration :
Indicateur du commerce extérieur qui mesure l’importance des importations dans la demande
intérieure d’une économie.
Taux d’investissement :
Part de l’investissement dans le PIB, il indique sur chaque 100 unités du PIB combien sont
investies.
Taux d’ouverture :
Indicateur du commerce extérieur qui mesure la place que tient l’environnement extérieur
dans l’économie nationale.
Tendance ou trend :
Manifestation durable d’un phénomène économique.
Terme de l’échange :
Indicateur du commerce extérieur qui compare les prix des produits exportés aux prix des
produits importés.
Tertiarisation :
Processus conduisant à une augmentation de la part de la population active employée dans le
secteur tertiaire et sa contribution dans la valeur ajoutée nationale.
Travail :
Ensemble des activités économiques, intellectuelles et manuelles, organisées et coordonnées
par les hommes, en vue de produire des biens et des services. Plus simplement, activité
rémunérée en vue de produire des biens et services répondant aux besoins des individus.
U
Union européenne :
Intégration des 25 pays européens en vue de créer une union économique, politique et
monétaire au sein de laquelle circulent librement les marchandises, les capitaux et les
hommes. Les principes de base sont affirmés dans le traité de Rome du 27 mars 1957 qui
créa la Communauté économique européenne (CEE), alors formée de 6 pays (France,
Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg).
Depuis le 1er mai 2004, ce sont 25 pays qui forment cette Union européenne (6 pays
fondateurs + Royaume-Uni, Irlande, Danemark (1973) + Grèce (1981) + Espagne, Portugal

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 113


(1986) + Autriche, Finlande, Suède (1995) + Pologne, Hongrie, République tchèque,
Slovaquie, Slovénie, Lituanie, Lettonie, Estonie, Chypre et Malte (2004).
V
Valeur ajoutée :
Richesse nouvelle créée par l'entreprise au cours de sa production. Elle se mesure par la
différence entre la valeur de la production et la valeur des consommations intermédiaires qu'a
exigées cette production.

SOMMAIRE
Chapitre 2 : croissance etdéveloppement…………………………….…P1
Section 1: les concepts fondamentaux :
……………………………………………………........P 1
Section 2 : les indicateurs de développement :………………………………………...……..…
P2
Section 3 : les facteurs explicatifs de la croissance économique :…………………………..
….P 4
Section 4 : Les effets de la croissance :…………………………………………………..……...P
6
Section 5 : croissance économique et croissance démographique : ………………..
………….P 8
Chapitre 2 : Le sous-développement………………………………...….....P11
Section 1: Les caractéristiques du sous-développement
……………………………..............P 11
Section 2 : Les causes du sous-développement……………………………………….
………..P13
Section 3: Les stratégies de développement……………………………………..
………….....P15

COURS NDAO ECONOMIE GENERALE Page 114


Chapitre 3 : Echanges extérieurs………………….…………………….....P18
Section 1 : les indicateurs du commerce extérieur :…………………………………..…….
….P18
Section 2 : la structure la balance des paiements :…………………………………..
………....P20
Section 3 : équilibre extérieur et ajustement de la balance des paiements :………..
…….....P 25
Chapitre 4: Rôle de l’Etat dans le développement………………....P29
Section 1 : évolution du rôle de l’Etat : de l’Etat gendarme à l’Etat providence :
…………..P29
Section2 : Politiques économiques ……………………………………………………….
…..P30
Chapitre 5 : l’intégrationéconomique……………………………...………..P33
Section 1 : Les formes d’intégrations:
…………………………………………………..............P33
Section 2: Avantages et inconvénients de l’intégration économique :
……………….............P33
Section 3: un exemple d’intégration africaine: l’UEMOA :
………………………………......P34
Les organismes internationaux de développement…………….…….P 37
LaBanque mondiale……………………………………………………………………….........P 37
Le Fond Monétaire International : FMI………………………………………………..……...P 38
Le Gatt………………………………………………………………………….………..…….....P 39
L’OMC………………………………………………………………………….………....….....P 39
METHODOLOGIE…………………………………………………………………………...P42
EXERCICE CORRIGES……………………………………………….……………….……….P 49
LEXIQUE………………………………………………….………….…………………..…...…P 62
Sommaire………………………………………………………………………..………...P70

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