0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
78 vues3 pages

Les Étapes

Le document décrit les étapes de l'organisation des concours au Sénégal, régis par deux décrets majeurs. Il aborde l'ouverture des concours, le dépôt des candidatures, le rôle du jury dans le déroulement des épreuves et le classement des candidats, tout en soulignant les principes d'impartialité et d'égalité. Enfin, il mentionne que le contentieux lié aux concours est un aspect important à considérer.

Transféré par

Colet thiam
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
78 vues3 pages

Les Étapes

Le document décrit les étapes de l'organisation des concours au Sénégal, régis par deux décrets majeurs. Il aborde l'ouverture des concours, le dépôt des candidatures, le rôle du jury dans le déroulement des épreuves et le classement des candidats, tout en soulignant les principes d'impartialité et d'égalité. Enfin, il mentionne que le contentieux lié aux concours est un aspect important à considérer.

Transféré par

Colet thiam
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.

Les étapes
L’organisation du concours comporte différentes étapes. Plusieurs actes se
succèdent. Au Sénégal deux textes majeurs régissent les concours. Il s’agit du
décret n° 63-293 du 11 mai 1963 fixant le régime commun des concours prévus
pour l’admission dans les différents corps de fonctionnaire et du décret n° 2011-
660 fixant le régime commun des concours prévus pour l’admission dans les
différents corps de fonctionnaires des collectivités locales .
a. L’ouverture du concours
L’administration apprécie librement l’opportunité d’ouvrir un concours. Elle a un
pouvoir discrétionnaire qui lui permet de décider librement d’organiser ou non un
concours. Dans la fonction publique territoriale, les concours sont ouverts et
publiés par arrêté conjoint du ministre chargé des collectivités locales et du
ministre chargé de la fonction publique au moins quatre-vingt-dix jours avant
la date du concours. Dans la fonction publique d’Etat, l’article 2 du décret dispose
que « les concours sont annoncés au moins quatre mois à l’avance par arrêté
du ministre investi du pouvoir de nomination à l’égard des fonctionnaires du
corps auquel le concours donne accès ». Dans l’arrêt Momar Diop et autres,
Conseil d’Etat du Sénégal, 27 juillet 2000, le juge s’est prononcé à l’occasion
d’un pourvoi en cassation sur le pouvoir discrétionnaire de l’administration qui
apprécie l’opportunité d’organiser un concours. Si la décision de l’administration
refusant d’ouvrir un concours est un acte insusceptible d’être contesté devant
le juge, ce n’est pas le cas pour l’avis d’ouverture d’un concours peut être
contesté devant le juge. De même, la décision d’ouverture d’un concours ne
constitue pas une décision créatrice de droits.
44b. le dépôt des candidatures et la liste des candidats autorisés à
concourir
Les candidats doivent remplir les conditions prévues par le statut général et le
statut particulier du corps de fonctionnaires auquel le concours donne accès. Le
dossier de candidature doit être déposé avant la clôture des inscriptions.
L’administration procède à la vérification de toutes les pièces des dossiers de
candidature.
Les candidats dont les dossiers sont incomplets ou qui ne remplissent pas les
conditions statutaires sont écartés. Après vérification d’usage, l’administration
établit la liste des candidats autorisés à concourir. Les listes des candidats admis
à concourir sont arrêtées avec l’indication des centres d’examens où doivent
se présenter ces candidats au moins 30 jours avant la date du concours. Le
jury prend ensuite le relais pour apprécier, avec toute la souveraineté qui sied, les
compétences des candidats.
c. Le déroulement des épreuves et le classement des candidats
Le jury est un organe collégial. Il lui revient la fonction de superviser les épreuves
et de proclamer les résultats du concours.
Plusieurs principes, permettant de garantir l’égalité des candidats, s’appliquent
aux jurys. Il s’agit notamment des principes d’indépendance, de souveraineté,
d’unicité et d’impartialité.
Les principes d’indépendance et de souveraineté du jury découlent du
principe constitutionnel d’égal accès aux emplois publics. Le juge administratif
censure tout « empiètement de l’administration sur les prérogatives du jury du
concours». (Exemple : CE, 8 octobre 1965 (Refus opposé à un fonctionnaire de
participer à un concours interne à l'Administration. Motif tiré de ce qu'il n'aurait
pas été apte à l'exercice des fonctions mises au concours alors que cette
Appréciation est réservée au Jury) ; CS, 23 septembre 2015 Bouré DIOUF et
autres C/ Etat du Sénégal (le jury, étant seul habilité à tirer les conséquences de
45l’erreur ou de la fraude commise lors des délibérations du concours et de
procéder aux corrections nécessaires, le ministre de l’éducation nationale ne
peut, sans excéder ses pouvoirs, annuler l’admission des 690 élèves-maitres).
Le principe d’unicité du jury, qui découle aussi du principe
constitutionnel d’égal accès aux emplois publics implique que le jury doit être au
complet et respecter les équilibres fixés par le règlement, tout au long des épreuves
ou délibérations, jusqu’à la délibération finale (CE, 17 juin 1927, Sieur Bouvet),
puisqu’il se fonde sur une appréciation des aptitudes de l’ensemble des candidats.
« Le devoir d’impartialité du jury » s’entend tant subjectivement
qu’objectivement7 (CE, 17 octobre 2016). Un problème d’impartialité oblige au
déport ou à l’absence de participation au jury. La procédure de récusation n’existe
pas pour les jurys en l’absence de texte spécifique.
Le jury est désigné par l’autorité ayant pouvoir de nomination. Dans la fonction
publique locale, les membres du jury doivent obligatoirement appartenir à la
hiérarchie A. En outre, le jury est composé d’un représentant de la Primature, d’un
représentant du Ministre chargé des Finances, d’un représentant du Ministre
chargé de la Justice, d’un représentant du Ministre chargé de la Fonction Publique,
d’un représentant du Ministre chargé de l’Enseignement supérieur, d’un
représentant du Ministre chargé de la Décentralisation.
7 « Considérant que la seule circonstance qu'un membre du jury d'un concours connaisse un
candidat ne suffit pas à justifier qu'il s'abstienne de participer aux délibérations de ce
concours
; qu'en revanche, le respect du principe d'impartialité exige que, lorsqu'un membre du jury
d'un
concours a avec l'un des candidats des liens, tenant à la vie personnelle ou aux activités
professionnelles, qui seraient de nature à influer sur son appréciation, ce membre doit non
seulement s'abstenir de participer aux interrogations et aux délibérations concernant ce
candidat
mais encore concernant l'ensemble des candidats au concours ; qu'en outre, un membre du
jury
qui a des raisons de penser que son impartialité pourrait être mise en doute ou qui estime, en
conscience, ne pas pouvoir participer aux délibérations avec l'impartialité requise, doit
également s'abstenir de prendre part à toutes les interrogations et délibérations de ce jury
en
vertu des principes d'unicité du jury et d'égalité des candidats devant celui-ci. »
46Les membres du jury doivent être présents jusqu’à la fin des épreuves. Le jury
apprécie de façon souveraine la valeur des candidats. La liste des candidats admis
est établie par ordre de mérite.
Le jury n’est pas toutefois obligé de pourvoir tous les postes en compétition. Il
n’a pas non plus à motiver ses délibérations (CE 29 juillet 1973 Siban). Le jury
met la liste des candidats admis à la disposition de l’administration qui est tenue
de respecter le classement effectué. Cela signifie que les nominations devront
suivre l’ordre de classement effectué par le jury. Si un candidat est admis alors
qu’il ne répondait pas aux conditions prévues, l’administration ne procédera
pas à sa nomination, C. S. 1er juillet 1987, Mandickou Kassé8
Après la délibération proclamant les résultats des épreuves, la compétence ratione
temporis du jury prend fin : il ne peut être procédé à aucune nouvelle apprécia-
tion des mérites des candidats, que ce soit à l’initiative du jury lui-même ou à
l’invitation de l’administration.
2. Le contentieux
Le contentieux du concours est un aspec

Vous aimerez peut-être aussi