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Didactique Des Disciplines 2ehp Gloire Fini - 091450

Le document présente le parcours académique et professionnel de Gloire Bwenge K., un scientifique congolais spécialisé en psychologie et éducation, ainsi que son engagement dans la recherche sur les effets de l'éducation sur le développement cognitif des enfants. Il aborde également la didactique des disciplines, un champ d'étude qui se concentre sur l'enseignement et l'apprentissage des contenus disciplinaires, en définissant ses objectifs, son importance et les processus d'enseignement. Enfin, le document propose un plan de cours détaillé sur la didactique des disciplines, incluant des chapitres sur l'observation des situations didactiques, la gestion de classe et la préparation des leçons.

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Le document présente le parcours académique et professionnel de Gloire Bwenge K., un scientifique congolais spécialisé en psychologie et éducation, ainsi que son engagement dans la recherche sur les effets de l'éducation sur le développement cognitif des enfants. Il aborde également la didactique des disciplines, un champ d'étude qui se concentre sur l'enseignement et l'apprentissage des contenus disciplinaires, en définissant ses objectifs, son importance et les processus d'enseignement. Enfin, le document propose un plan de cours détaillé sur la didactique des disciplines, incluant des chapitres sur l'observation des situations didactiques, la gestion de classe et la préparation des leçons.

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MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET NOUVELLE CITOYENNETE

COORDINATION DES ECOLES CONVENTIONNEES


ISLAMIQUES/ NORD-KIVU/GOMA

GLOIRE BWENGE K.
AUTEUR : KAMBALE BWENGE GLOIRE Nabeel
Est un scientifique congolais né à Bunia dans l’ancienne province Orientale, actuelle Ituri, en
République Démocratique du Congo. Il obtient ainsi son diplôme d’Etat aux humanités pédagogique,
dans l’option pédagogie générale. Les années suivantes il poursuivra dans le même domaine à
l’Université Libre des Pays des Grands Lacs à Goma et obtient les diplômes de Graduat et de licence
dans les Sciences Psychologiques et de l’Education.

De son jeune, il fait un pas vers le monde professionnel devenant ainsi Conseiller d’Orientation
dans plusieurs écoles à Goma et participent aux deux premiers Test National des Sélections
d’Orientation Scolaire et Professionnel TENASOSP en cigle comme Psychotechnicien sélectionné et
apprécié par le bureau EPST Nord-Kivu I via son secteur d’OSP par le Chef d’Antenne Provinciale
lui-même après son passage étant stagiaire dans le dit service.

Après avoir effectué des stages professionnels à l’Institut de Butembo pendant tout un semestre,
à Goma à l’Institut Métanoia… plus tard, il devient ainsi professeur et COSP au complexe scolaire la
Différence, une année plus tard, il est engagé comme enseignant professeur de psychopéda à l’Institut
Mavuno ou il poursuit sa carrière enseignante.

En plus de son travail en tant que professeur, Bwenge Gloire a également poursuivi des
recherches dans le domaine de la psychologie et de l’éducation, se concentrant sur les effets de
l’éducation, sur le développement cognitif des enfants, les différentes anomalies défavorisant la
réussite des jeunes apprenants telles que la dyslexie, la dyscalculie, dysgraphie… il a ensuite publié
plusieurs articles de recherche sur ces sujets parmi lesquels nous citons « la relation entre les
déterminants de choix de l’orientation et le rendement scolaire des brevetés dans la poursuite
scolaire ». Il est passionné par l’amélioration de l’éducation et du développement cognitif des
enfants, il continue de poursuivre des recherches et des initiatives pour atteindre ces objectifs.

Contacts : +243 975452009


E-mail : [email protected]
Facebook : Gloire Gogo Bwenge
Instagram : gloire.bwenge.71
TikTok : gloire bwenge @00glor
DIDACTIQUE DES DISCIPLINES

0. INTRODUCTION A LA DIDACTIQUE DES DISCIPLINES


La didactique des disciplines constitue un nouveau champ des connaissances distinct des
disciplines, objet d’enseignement, distinct des sciences pédagogiques et de l’éducation. Elle
s’intéresse à l’enseignement et à l’apprentissage des contenus disciplinaires dont nous citons entre
autres les langues (français, langues congolaises et l’anglais), les sciences mathématiques et autres
disciplines d’apprentissage… elle établit des règles applicables à chacune des branches scolaires en
particulier dans le Programme National de l’Enseignement Primaire (PNEP).
Elle a pour vocation d’étudier les processus de transmission et d’appropriation des
connaissances au sein d’une discipline donnée, en vue de les améliorer. « Elle étudie ainsi les
conditions dans lesquelles les sujets apprennent ou n’apprennent pas, en portant une attention
particulière aux problèmes spécifiques que soulèvent le contenu des savoirs et des savoir-faire dont
l’acquisition est visée dans une discipline donnée.
Les didactiques des disciplines ont pour objet central les processus de construction de
connaissances et de savoir-faire (par transmission, reproduction ou création originale) qui sont à
l'œuvre dans un système didactique, c'est-à-dire dans la structure constituée par l'ensemble des
relations qui se nouent entre l'enseignant, les élèves et la matière enseignée autrement dit le triangle
pédagogique de Jean Houssaye.
Il est important pour les apprenants de 2ème des Humanités Pédagogiques d’avoir une
formation de didactique des disciplines qui leurs donne notions sur la didactique, un aperçu sur le
Programme National de l’Enseignement du Primaire, notifier ce qu’une leçon et types, une démarche
d’une leçon, comprendre ce qu’une fiche de matrice pédagogique et une classe et sa gestion pour
assurer une action didactique.

0.1. Objectifs de la didactique des disciplines en 2ème H.P


A la fin de l’apprentissage de didactique des disciplines, l’apprenant sera capable d’, de :
- observer des leçons et en faire rapport
- définir la didactique des disciplines, donner son objet et son importance
- définir les différents concepts du curriculum du PNEP
- identifier et classer les disciplines de l’enseignement primaire en RDC
- décrire le programme national de l’enseignement primaire (PNEP)
- donner ses objectifs et son importance
- citer et expliquer les finalités de l’enseignement national et du primaire
- restituer les groupes des disciplines scolaires selon le domaine d’apprentissage et des sous-
disciplines selon les sous-domaines
- donner les objectifs généraux des disciplines scolaires du PNEP
- lire et expliquer le contenu de la matière à enseigner
- appliquer les directives méthodologiques
- décrire la grille horaire
- définir la leçon
- décrire les types de leçons d’après la valeur pratique et les stratégies d’enseignement
- décrire la marche des leçons et créer une situation d’apprentissage
- décrire les différentes leçons intuitive, analytique, inductive, pratique, d’application
- définir la fiche de préparation ou une fiche d’exploitation de matrice pédagogique et donner son
importance
- utiliser une fiche modèle dans une situation didactique
- gérer efficacement une classe
0.2. Sommaire ou plan du cours

CHAPITRE PREMIER : OBSERVATION DES SITUATIONS DIDACTIQUES


1.1.Attitude des enseignements
1.2.Attitude et comportement des apprenants
1.3.Relation enseignant-apprenant et apprenant-apprenant
1.4.Supports pédagogiques
1.5.Facteurs environnementaux de l’école observée
CHAPITRE DEUXIEME : DIDACTIQUE DES DISCIPLINES
2.1. Notion, objet, objectifs et importance
2.2. Définition des concepts
2.3. Typologie (classification) des disciplines scolaires
CHAPITRE TROISIEM : PROGRAMME NATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
3.1. Notions
3.2. Objectifs et importance
3.3. Finalités de l’enseignement national et de l’enseignement primaire
3.4. Groupes des disciplines selon les domaines et sous-disciplines
3.5. Objectifs généraux des disciplines scolaires
3.6. Contenu de la matière des disciplines scolaires
3.7. Directives méthodologiques
3.8. Grille horaire

CHAPITRE QUATRIEME : LA LECON


4.1. Notions
4.2. Types de leçons
4.3. Marche des leçons

CHAPITRE CINQUIEME : UNE FICHE DE PREPARATION


5.1. Notion et importance
5.2. Modèle d’une fiche de préparation et types des fiches

CHAPITRE SIXIEME : LA CLASSE


6.1. Notions
6.2. Gestion d’une classe
CHAPITRE PREMIER : OBSERVATION DES SITUATIONS DIDACTIQUES

CHAPITRE DEUXIEME : DIDACTIQUE DES DISCIPLINES


2.1. Notion, objet, objectifs et importance
a. Notions
 Etymologie du mot « didactique »
L’étymologie du mot "didactique" est formée à partir de l'adjectif grec « didakticos », lui-même
dérivé de « didaskô » verbe signifiant "j'enseigne, j'instruis". D'après son étymologie, ce mot
signifie qui est propre à instruire. Étymologiquement, dans « didactique », l’accent est plutôt porté
sur la relation au savoir à transmettre, guider, …
 Définition Universelle ou scientifique
Les didactiques des disciplines étudient les processus de transmission et d’acquisition des savoirs
relatifs aux disciplines scolaires. En ce sens, elles se préoccupent des interactions entre les processus
d’enseignement et d’apprentissage à propos d’une discipline scolaire en particulier.
Par exemple, on parle de la didactique des mathématiques, de la didactique des langues congolaises,
de la didactique de la géographie, etc. Elles s’inscrivent également dans le cadre global de la
didactique générale et tiennent compte des principes et des conclusions de cette dernière.
Assombo Albert, Inspecteur de Psycho Péda en ville de Goma, définit la didactique comme
celle qui établit des règles applicables à chacune des branches scolaires en particulier.
Il sied de signaler ici que la didactique, qu’elle soit générale ou disciplinaire, porte :
sur la délimitation de la nature du savoir en jeu,
sur les relations entre ce savoir, l’enseignant et les élèves (triangle didactique),
sur la gestion de l’évolution de ces savoirs au cours de l’enseignement.
L’ensemble de ces paramètres se précise à travers les concepts et les éléments qui permettent de
comprendre de façon générique ce qui se joue à l’école.

b. objet de la didactique des disciplines


La didactique des disciplines a pour objet central les processus de construction de
connaissances et de savoir-faire, sensibiliser le futur enseignant aux situations didactiques
spécifiques à chaque discipline scolaire enseignée à l’école primaire. Ensuite de développer une
attitude favorable et un savoir-faire envers l’enseignement, enfin, s’engager à desservir dans toutes
les classes de l’école primaire et d’y enseigner toutes les matières de chaque discipline.

c. Objectif

Le futur enseignant devra acquérir le savoir, le savoir-faire et le savoir-être qui le rendent


capable, dans chacune des disciplines de l’enseignement primaire de préparer ses leçons, de les
réaliser efficacement, de les évaluer et de gérer efficacement la relation pédagogique enseignant-
apprenant de manière à provoquer l’apprentissage.
d. Importance

En effet, le propre de la réflexion didactique, c’est « l’interrogation sur la nature même de


savoir scolaire qu’on voulait enseigner ». On parlera alors d’une didactique des mathématiques, de la
science physique, du français, de l’histoire, de l’éducation physique et du sport, etc. En outre, on
n’enseigne pas la botanique comme on enseigne les mathématiques, et on n’enseigne pas la
géographie comme on enseigne l’ECM. D’où la nécessité pour le future enseignant de s’interroger
sur ce qui est spécifique au savoir à enseigner.
Ce cours est important car il permet au future enseignant de faire acquérir les connaissances
aux élèves et surtout à développer leur intelligence. Celle-ci se construit indépendamment des savoirs
et s’en remet à des principes généraux du type « former la pensée », « former l’esprit critique », etc.
C’est-à-dire que l’enseignant est appelé à avoir certaines qualités telles que :
- La compétence ; c’est-à-dire que l’enseignant doit avoir une capacité (capable) de
pouvoir exécuter une action didactique et atteindre les objectifs moyennant ses
méthodes, ses techniques, ses procédés, etc. Bref il doit avoir le savoir de ce qu’il
enseigne.
- Psychologique ; un enseignant est d’office un psychologue car il est appelé à
connaitre les comportements et les processus mentaux (Q.I) de ses apprenants, les
intérêts et motivations.
- Conatif ; il doit avoir la volonté, implication, les besoins…
- Epistémologue ; connaitre l’origine, comment l’enseignement fonctionne, et en quoi
ça sert d’apprendre une telle connaissance.
- Un amour désintéressé ; càd un amour basé sur une émotion innée et non matériel.
- Intelligent ; il doit résoudre les problèmes quelque les circonstances, avoir un esprit
critique
- Honnête et respectueux ; il doit avoir une autorité et être un modèle pour ses
enseignés.
2.2. Définition des concepts :
Quant aux concepts didactiques, il s’agit en outre que les différentes stratégies d’enseignement
composées de Principes, Méthodes, procédés, modes, formes et styles didactiques. Les stratégies
d’enseignement sont des combinaisons, des actions de l’enseignant et des apprenants en exploitant
les méthodes, les procédés, les formes, les modes et styles d’enseignement, ce qui permet d’atteindre
les objectifs opérationnels définis càd c’est l’art de combiner et de coordonner les actions en vue
d’atteindre un objectif. Nous avons ainsi :

- Les principes d’enseignement ; qui sont définies comme des règles d’action ou de
conduite basées sur des valeurs théoriques. Ex ; le principe d’intuition, activité, intérêt
ou motivation, adaptation, globalisation, coordination, actualité, individualisation et le
principe du contact social.
- Méthodes d’enseignement : ensemble des démarches raisonnées suivies pour
parvenir à un but. On les définies comme aussi des règles, principes sur lesquels
repose l’enseignement. Bref une méthode d’enseignement est l’ensemble des moyens
employés pour faire acquérir des connaissances aux apprenants. Une méthode
englobe une pluralité de procédés. On peut inventorier plusieurs dont les plus
courantes sont les méthodes actives et participatives.
- Les procédés d’enseignement ; ce sont des techniques employées pour parvenir au
résultat escompté. Un moyen particulier qui facilite, éclaire et rend la méthode
d’enseignement féconde. C’est donc un moyen mis à la disposition de l’enseignant
pour l’aider à mieux enseigner. Ex ; le procédé d’analyse, la synthèse, l’induction, la
déduction, l’acquisition, l’application, de contrôle et le procédé de contrôle.
- Les modes d’enseignement ; un mode d’enseignement est une façon particulière de
s’adresser aux apprenants. Ex ; le mode individuel, simultané ou collectif, mutuel et le
mode mixte.
- Formes d’enseignement ; par forme d’enseignement, on entend les divers aspects que
prend la leçon en raison des activités que mènent l’enseignant et l’apprenant. Ex ; la
forme Expositive, l’interrogative et la forme pratique.
- Les styles d’enseignement ; c’est une manière d’être ou de se comporter (agir), des
manières personnelles d’agir d’un enseignant au cours d’une séquence
d’apprentissage, selon qu’il s’attache aux apprenants ou à la matière. Ex ; le style
permissif ; s’occuper peu de l’apprenant et de la matière, le style transmissif ; celui
dont l’enseignant s’occuper plus de la matière que de l’apprenant, le style incitatif
celui dont l’enseignant s’occupe à la fois de la matière et de l’apprenant. Il est aussi
appelé le style interactif, et enfin le style associatif l’enseignant s’occupe plus de
l’apprenant que de la matière.

2.3. Typologie (classification) des disciplines scolaires


Il existe plusieurs connaissances et compétences que l’apprenant doit acquérir à l’école primaire.
Dans l’ancien programme de 2000, ces disciplines se regroupaient en trois ensembles appelés
« activités d’éveil » dont nous citons :
 Le Groupe I constituait des activités d’éveil Instrumental
Ce sont celles qui développent les mécanismes essentiels d’acquisition et d’appréciation du savoir
grâce auxquels se construisent des savoirs ultérieurs ; langage, raisonnement, mémoire…ce groupe
comprenait les langues congolaises dont le Kiswahili, le Lingala, le Kikongo et le Tshiluba, le
Français avec comme sous-branches orthographe, grammaire, conjugaison, analyse, vocabulaire,
lecture, élocution, rédaction, récitation. Et les Mathématiques comme sous-branches le Problème,
mesures de grandeur, numération, opération et formes géométrie.
 Le groupe II constituait des activités d’éveil scientifique
Ce groupe comprenait les disciplines qui ouvraient l’esprit de l’apprenant aux sciences, on peut citer
donc, les sciences naturelles dont la physique, l’anatomie, la zoologie et la botanique, la géographie,
l’histoire, l’étude du milieu, l’ECM, l’ESE.

 Le groupe III constituait des activités d’éveil esthétique


Ce groupe contenait entre autres les disciplines meublant la curiosité de beau, de l’esthétique chez les
apprenants on peut citer ; le dessin, calligraphie, éducation physique et sportive, chant et musique ;
religion, travail manuel.
Dans le programme de 2010, où apparait le mot domaine, c’est surtout le second sens pédagogique
qui est exploité : les domaines du programme de 2010 sont des ensembles constitués de différentes
matières scolaires. Le mot domaine est propre à la version de 2010 du programme national, dont
l’une des innovations les plus visibles sur ce plan est d’avoir regroupé les matières scolaires en cinq
domaines dont ;
 Domaine d’apprentissage des langues (DAL); les langues congolaises, la langue française et
anglaise
 Domaine d’apprentissage des mathématiques, sciences et technologie (DAMST) ;
Mathématiques Sciences Technologie
 Domaine d’apprentissage de l’univers social et de l’environnement (DAUSE) ; Géographie,
Histoire, Éducation civique et morale et Éducation pour la santé et l’environnement
 Domaine d’apprentissage des arts Éducation artistique (DAA) ; l’éducation artistique et art
dramatique
 Domaine d’apprentissage du développement personnel (DADP) ; Éducation physique et
sports, Initiation aux travaux productifs, Religion.
CHAPITRE TROISIEME : PROGRAMME NATIONAL DE
L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
3.1. Notions
Avant toute chose, qu’est-ce qu’un programme ?
Dans la langue française, le mot programme peut prendre différents sens :
● au sens courant, c’est le document destiné à faire connaitre à l’avance les détails d’un évènement
ou d’une succession d’évènements.
Exemple ; la chaine télé du bouquet CANAL plus sur le numéro 30.
● dans le domaine politique, c’est l’énumération des mesures projetées par une personne ou une
organisation politique.
Exemple ; Un ministre qui fait connaitre son programme (Plan d’action Ministériel).
● dans le domaine de l’informatique, c’est un ensemble d’instructions ordonnées qui sont exécutables
par un ordinateur Un programme qui gère la comptabilité d’une société.
● dans le domaine pédagogique, le programme d’un enseignement est l’ensemble des thèmes abordés
par cet enseignement dans un laps de temps donné.
Exemple ; Le programme du cours de français.
Le programme national est la nomenclature des matières à enseigner par classe et par branche.
Selon J.M de KETELE, le programme scolaire est l’ensemble des matières à enseigner dans une
classe ou un niveau donné.

Il ressort de ces définitions qu’un programme, dans quelque domaine que ce soit, est une liste
d’informations planifiées, organisées dans le temps. Si nous rapportons ces définitions à ce qui nous
intéresse ici, nous dirons que le programme national de l’enseignement primaire de la RDC est la
liste des étapes que va devoir accomplir tout apprenant de l’enseignement primaire au long de sa
scolarité, dans les différentes matières qui font l’objet de cet enseignement primaire.
Ce programme, diffusé et suivi dans toutes les écoles tant publiques que privées du pays
permet de s’assurer que tous les enfants quitteront l’école primaire à l’issue de leur parcours scolaire
avec les mêmes acquis.
Si les définitions des dictionnaires nous révèlent qu’un programme est avant tout une liste, les
textes intitulés Programme national de l’enseignement primaire de la RDC ne constituent pas
seulement des listes, comme on peut en juger par la seule lecture de leur table des matières (ou au
moins des niveaux supérieurs de la table des matières, pour le programme de 2010) :
Programme de 2000 Programme de 2010
Introduction Introduction
Finalité de l’Enseignement national Finalités, buts et objectifs généraux
Buts de l’enseignement national Profils de sortie
Objectifs généraux des disciplines de Indications méthodologiques
l’enseignement primaire
Programme du Degré élémentaire Programme du Degré Elémentaire
Programme du Degré moyen Programme du Degré Moyen
Programme du Degré terminal Programme du Degré Terminal
Documents annexes Grille horaire et pondération des matières
La mise en regard des deux tables des matières des programmes de 2000 et 2010 ne met pas
seulement en évidence le fait que les programmes scolaires de RDC ne sont pas uniquement des
listes, elle permet aussi de se rendre compte que, entre 2000 et 2010, le contenu de la partie
introductive et les annexes ont été reformulés. Le programme en vigueur depuis 2000 est caractérisé
par une entrée en matière par objectifs (« Objectifs généraux des disciplines de l’enseignement
primaire ») ; c’est là l’une de ses principales forces.
Les objectifs de l’enseignement n’ont pas été écartés du texte de 2010, qui traite toujours de «
Finalités, buts et objectifs généraux ». Mais se sont ajoutés aux objectifs la formulation de « Profils
de sortie » ainsi que des « Indications méthodologiques », qui annoncent des changements bien plus
significatifs qu’une simple mise à jour. De plus, entre 2000 et 2010, la table des matières du
programme s’est considérablement enrichie : d’une page en 2000, elle passe à cinq pages en 2010,
qui mettent au jour des regroupements des branches par domaines, qui évoquent des situations
pédagogiques et qui incluent dans les indications méthodologiques des informations relatives à
l’évaluation des élèves… autant d’éléments révélateurs d’un programme revu jusque dans ses
structures les plus profondes.
3.2. Objectifs et importance
Le programme national vise à mettre à la disposition des enseignants et des établissements
scolaires un contenu-matière appréciable et accessible à tous, les objectifs généraux des disciplines,
les objectifs spécifiques ainsi que les directives méthodologiques pour faciliter le travail des
enseignants. Ces objectifs permettent de déterminer avec précision les résultats attendus en termes de
connaissances, d’attitudes et des comportements des élèves à la fin de l’activité de l’apprentissage.
Il permet aussi de présenter les indications claires des activités que l’enseignant développera
d’une part et celles que les élèves mesureront individuellement ou en groupe pendant les leçons ou
hors de l’école d’autre part.
Il renseigne enfin l’inspecteur itinérant, le chef d’établissement et le titulaire de classe sur une
série des directives afférentes à chaque discipline, voire à chaque sous-branche, en spécifiant les
méthodes et procédés à utiliser, les matériels didactiques souhaitables et les outils d’évaluation des
leçons recommandés.
N.B ; le Programme National est élaboré au niveau Ministériel
3.3. Finalités de l’enseignement national et de l’enseignement primaire

Conformément à l’esprit de la Constitution de la République démocratique du Congo du 28


février 2006, spécialement en ses articles 42, 43, 44, 45, et 46 ; Forts de la Déclaration Universelle
des Droits de l’Homme, de la Charte des Droits de l’Homme, de la Charte Africaine des Droits de
l’Homme et des Peuples, ainsi que de toutes les Conventions régionales et internationales relatives
aux droits de l’homme et au droit international humanitaire ratifiées par la République démocratique
du Congo.
Eu égard aux objectifs de l’Education Pour Tous (cadre d’action de Dakar, 2000) et aux objectifs
de Développement du Millénaire qui consacrent l’amélioration sous tous ses aspects de la qualité de
l’éducation dans un souci d’excellence, de façon à obtenir pour tous des résultats d’apprentissage
reconnus et quantifiables, notamment en ce qui concerne la lecture, l’écriture, le calcul et les
compétences indispensables dans la vie courante.
Soucieux du développement culturel, scientifique et technologique, mais aussi de l’affirmation
de l’identité nationale. L’Enseignement national s’est vu octroyer comme finalités « d’assurer la
formation harmonieuse et de qualité pour l’homme congolais, d’en faire un citoyen responsable, doté
d’une sensibilité civique élevée, utile à lui-même et à la société, capable d’assimiler sa culture et les
exigences d’un Etat démocratique pour promouvoir le développement du pays ». Partant, l’école se
veut le devoir de former des citoyens dotés de la personnalité au sens des valeurs éthiques, de
créativité, de curiosité, d’observation, de conscience nationale et d’idéaux du bien-être individuel et
collectif.
Etant un enseignement de masse, démocratique, obligatoire et gratuit, L’Enseignement Primaire
en République démocratique du Congo doit :
 Préparer l’enfant à s’intégrer utilement dans la société ;
 Donner un premier niveau de formation générale, physique, civique, morale, intellectuelle,
sociale et esthétique ;
 Préparer l’enfant à poursuivre les études ultérieures ;
 Enraciner davantage l’enfant dans sa culture nationale.
3.4. Groupes des disciplines selon les domaines et sous-disciplines
Les disciplines scolaires à l’EP sont classées selon les domaines d’apprentissage, qui au total nous y
trouvons 13 branches au Degré Terminal et Moyen et 11 Branches au degré Elémentaire. Mais sans
pour autant oublier l’ancien programme qui le nombre était supérieur à celui révisé à 2011. Ci-
dessous voyons certaines modifications après le groupement des disciplines selon les activités
d’Eveil :
Activités d’Eveil Instrumentales
Sous-
Branches Exercices Degré
Branches
Français Grammaire 2 3
Vocabulaire 2 3
Analyse Grammaticale, fonctionnelle, étymologique, 2 3
littéraire, schématique
Conjugaison 1 2 3
Orthographe Dictée, copie, visualisation, lecture 1 2 3
systématique, mots groupés autour d’une idée.
Récitation Diction, déclamation 1 2 3
Elocution Expression orale, dialogue, 1 2 3
conversation
Lecture Elémentaire, silencieuse, courante, 1 2 3
expressive, expliquée.
Rédaction Phraséologie écrite, texte mutilé, 2 3
composition d’un paragraphe.
LANGUES Usemi 1 2 3
Usomi 1 2 3
Kamusi 1 2 3
Sarufi
Mvunjo
Pinduzi
Andiko
Utungo
Kusomo kwa
moyo
MATHEMATIQUES Problèmes
Opération Calcul mental et écrit 1 2 3
Mesure des 1 2 3
grandeurs
Formes 1 2 3
géométriques
Numération 1 2 3
ACTIVITES D’EVEIL SCIENTIFIQUES
ETUDE DU MILIEU 1
GEOGRAPHIE 2 3
HISTOIRE 2 3
SCIENCES Botanique, Zoologie, Anatomie et 2 3
NATURELLES Physique
ECM 1 2 3
ESE 1 2 3
INFORMATIQUE 1 2 3
ACTIVITES D’EVEIL ESTHETIQUES
DESSIN 1 2 3
CALLIGRAPHIE 1 2 3
CHANT ET 1 2 3
MUSIQUE
EPS 1 2 3
TRAVAIL MANUEL 1 2 3
RELIGION 1 2 3
1 2 3

L’enseignement primaire est constitué des degrés dont le degré Elémentaire (1ère et 2ème),
Moyen (3ème et 4ème) et Terminal (5ème et 6ème).
Le degré élémentaire est constitué de 11 branches regroupées en 5 domaines, tandis qu’au
moyen et Terminal s’ajoutent 2 branches, au total 11 branches selon la pédagogie par situation.

 Programmes du degré élémentaire (1ère et 2ème année primaire, 6-7ans)

N° Domaines Branches Nombre des


branches
1 Domaine des langues - Langue congolaise 2
- Français
2 Domaine des mathématiques, sciences - Mathématiques 3
et technologie - Sciences d’éveil
- Technologie
3 Domaine de l’univers social et de - Education civique et 2
l’environnement morale
- Education pour la santé
et l’environnement
4 Domaine des arts -Education artistique 1
5 Domaine du développement personnel - Education physique et 3
sports
- Initiation au travail
manuel
- Religion
TOTAL 11
 Programmes du degré moyen (3ère et 4ème année primaire, 8-9ans) du degré terminal (10-
11ans)

N° Domaines Branches Nombre des


branches
1 Domaine des langues - Langue congolaise 2
- Français
2 Domaine des mathématiques, sciences et - Mathématiques 3
technologie - Sciences d’éveil
- Technologie
3 Domaine de l’univers social et de - Géographie 4
l’environnement - Histoire
- Education civique et
morale
- Education pour la santé
et l’environnement
4 Domaine des arts -Education artistique 1
5 Domaine du développement personnel - Education physique et 3
sports
- Initiation au travail
manuel
- Religion
TOTAL 13

Quelques précisions sur les programmes nationaux


Nous allons examiner les différents cas de réagencement auxquels procède le programme de 2010.
1. Le travail manuel
Commençons par le cas le plus simple, celui du travail manuel.
L’expression travail manuel que l’on trouve dans la liste des disciplines du programme de 2000 ne figure plus
dans la liste des branches du programme de 2010, qui parle plus généralement d’une « initiation aux travaux
productifs ». Cette dernière fait partie, aux côtés de l’éducation physique et des sports, du domaine du
développement personnel.
L’expression même de travail manuel subsiste toutefois à divers endroits du programme de 2010, au degré
élémentaire, au degré moyen et au degré terminal, ce qui nous révèle clairement que la modification se fait
avant tout au niveau du vocabulaire. La matière est préservée.
2. Le dessin, le chant et la musique
Le cas du dessin, du chant et de la musique est un peu plus complexe que le précédent.
Le dessin, d’une part, le chant et la musique, d’autre part, figurent dans la liste des disciplines du programme
de 2000. On s’attend donc à ce qu’elles deviennent, par simple transposition de vocabulaire, des branches du
programme de 2010. Or, ce n’est pas le cas. Elles n’apparaissent pas dans la liste des branches du programme
de 2010. Elles sont en fait devenues des matières inscrites sous une nouvelle branche, intitulée « éducation
artistique ». Cette branche coïncide avec un domaine, celui des arts ― dit autrement : le domaine des arts du
nouveau programme ne compte qu’une seule branche, celle de l’« éducation artistique », comme tu l’as peut-
être déjà remarqué dans le tableau que nous avons reproduit ci-haut.
La branche « éducation artistique » regroupe les différentes matières scolaires qui contribuent au
développement de l’esprit d’observation, de l’imagination créatrice ainsi que de l’esprit du beau.
Cette branche compte deux sous-branches, « arts plastiques » et « arts dramatiques », sous lesquelles nous
retrouvons le dessin, le chant et la musique aux côtés d’autres matières scolaires :
1) les arts plastiques : dessin, sculpture, modelage ;
2) les arts dramatiques : chant et musique, théâtre, danse
Le cas du traitement du dessin, du chant et de la musique dans le programme de 2010 est une illustration
concrète de la hiérarchisation que nous avons déjà mise en lumière.
Au domaine (niveau 1) et à la branche (niveau 2), s’ajoutent ici la sous-branche (niveau 3), elle-même ramifiée
en matières d’un niveau inférieur (niveau 4), pour lesquelles il n’a pas été prévu d’appellation spécifique et
qu’on désignera donc tout simplement ici du nom de matière. Le dessin, le chant et la musique se retrouvent au
niveau le plus bas de cette hiérarchie à quatre étages :

(Domaines)
Arts

(Branches)
Education artistique
Arts dramatiques
Arts plastiques
(Sous-branche)
(Sous-branche)

Dessin Chant &


Musique
Sculpture
Théâtre
Modelage
Danse

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer en comparant la liste des disciplines de 2000 et celle des branches
de 2010, le dessin, le chant et la musique n’ont pas disparu du programme 2010. Ils y sont non seulement
présents mais y figurent aussi aux côtés d’autres matières artistiques qui sont des innovations du programme
de 2010.
3. La calligraphie
Le cas de la calligraphie est relativement proche de celui que nous venons d’examiner.
Rappelons en quelques mots de quoi il s’agit. Si l’écriture est la discipline scolaire qui tend à apprendre à
tracer les lettres et chiffres de manière consciente, lisible et rapide, la calligraphie, quant à elle, est l’art de
former les caractères d’écriture ou le raffinement dans l’art d’écrire. La calligraphie permet à l’enfant de
rendre un message lisible et compréhensible pour les autres.
Présente dans la liste des disciplines du programme de 2000, la calligraphie ne figure pas dans celle des
branches du nouveau programme.
Dans le programme de 2010, le mot calligraphie n’apparait plus que comme une matière en relation avec les
activités d’expression écrite en langue congolaise, en 1re et en 2e année.
Dans le programme de 2010, la calligraphie n’est donc plus définie comme une branche, mais comme une
activité de l’expression écrite du domaine des langues (p. 10 du programme de 2010), et plus particulièrement
de la langue congolaise. Elle se retrouve ainsi au niveau le plus bas du système hiérarchisé des matières
scolaires, un niveau inférieur encore à celui auquel on a trouvé précédemment le chant et la musique.
Tu t’étonneras peut-être de ne retrouver la calligraphie que du côté de la langue congolaise, et de ne pas la
retrouver du côté de la langue française. Est-ce à dire que la calligraphie n’est pas une matière à prendre en
considération dans l’apprentissage de l’écriture de la langue française ? Non, bien sûr : le programme de 2010
ne te dit évidemment pas que tu vas travailler la calligraphie avec tes élèves dans le cadre du cours de langue
congolaise et autoriser ces mêmes élèves, dans le cadre du cours de français (ou de n’importe quel autre), à
écrire sans aucune application !
En fait, si le programme de 2010 ne mentionne pas la calligraphie dans le cadre du cours de français, c’est tout
simplement parce que la passerelle entre le cours de langue congolaise et celui de langue française est sur ce
plan totalement évident (cela va de soi). On attend de l’élève qu’il transfère la compétence qu’il aura acquise
dans l’apprentissage de la langue congolaise (écrire avec application) vers celui de la langue française.
On attend d’ailleurs aussi de l’élève qu’il transfère cette compétence acquise dans le domaine des langues vers
les autres domaines, pour toutes les situations où il devra écrire : il devra mettre la même application au tracé
des lettres dans un devoir de physique ou dans un examen d’histoire.
Le transfert des compétences est une des principales caractéristiques de l’approche pédagogique par situations,
que nous examinerons bientôt dans le détail.
4. Les sciences
Le cas des sciences est un peu plus compliqué que celui des différentes matières que nous venons de traiter,
mais il témoigne, lui aussi, de la volonté du nouveau programme de structurer les différentes matières
scolaires.
Si l’on s’en tient au strict mot science, le programme de 2000 ne fait état que d’une seule matière scientifique :
les sciences naturelles (physique, botanique, zoologie et anatomie). Mais d’autres disciplines de ce programme
sont aussi généralement considérées comme des sciences : les mathématiques, l’étude du milieu, l’histoire et la
géographie, par exemple. Ces différentes sciences sont mentionnées dans le programme de 2000 comme autant
de disciplines.
Dans le programme de 2010, on retrouve le mot science, soit tel quel, soit dans l’expression sciences d’éveil.
L’expression sciences d’éveil est toutefois réservée au degré élémentaire ; au degré moyen et au degré
terminal, l’expression est réduite au seul mot sciences.
On peut noter, grâce à l’inventaire des sous-branches que donne le nouveau programme, que le mot sciences
désigne ici les matières que le programme de 2000 désignait sous l’étiquette de sciences naturelles : il est en
effet question ici comme là de physique, de botanique, de zoologie et d’anatomie.
Le nouveau programme procède, avec les sciences comme avec les autres matières scolaires que nous avons
examinées, à son habituelle structuration et à différents regroupements.
L’originalité par rapport aux matières que nous avons examinées précédemment est que tout ce que l’on
appelle communément sciences n’est pas regroupé sous un seul et même domaine :
les sciences (d’éveil), sont, à côté des mathématiques, rangées dans le domaine des mathématiques,
Sciences et technologies ;
l’histoire et la géographie sont rangées dans le domaine de l’univers social et de l’environnement, aux
Côtés de l’éducation civique et morale et de l’éducation pour la santé et l’environnement.
Le programme de 2010 procède donc à un redécoupage des matières scientifiques.
5. La technologie
Toutes les matières que nous venons d’examiner avaient comme point commun d’être présentes de manière
totalement évidente dans le programme de 2000 mais de jouir, du moins à première vue, d’une moindre
visibilité dans le programme de 2010. Mais on a vu que ces différences de traitement de certaines matières
scolaires d’un programme à l’autre s’expliquent par le fait que l’ancien programme met toutes les matières sur
le même plan, alors que le nouveau les structure en de nombreux étages.
Il en va tout autrement de la technologie, qui ne figure pas aux rangs des disciplines du programme de 2000 :
c’est une branche introduite dans le nouveau programme, dont l’apparition est liée à l’évolution du monde
moderne et qui est devenue incontournable.
Prenons l’exemple des moyens de communication.
Autrefois, dans nos sociétés traditionnelles, on n’avait besoin que de moyens de communication rudimentaires
: tam-tam, bois creux couvert de peau d’animal, clairon en corne et en bois, etc. Aujourd’hui, avec les progrès
scientifiques et techniques, d’autres moyens de communication que l’on qualifie d’« actuels » ont fait leur
apparition : téléphone, télécopieur, internet, radio, télévision, etc
Le programme de 2000 mentionnait déjà tous ces moyens de communication traditionnels modernes. Mais il
inscrivait cette matière au programme du cours d’histoire (pour les élèves de 6e année), où elle apparaissait liée
au concept de progrès, scientifique comme technique.
Dans le programme de 2010, l’approche des grandes inventions du XXe siècle n’est plus seulement historique :
elle est aussi et surtout technologique. La technologie est l’étude des techniques, des outils et des procédés.
Cette branche permet à l’élève de se familiariser avec les objets techniques de son milieu : leur nature, leur
utilité, leur mode de fabrication. Elle va ainsi permettre à l’élève d’apprendre à faire la distinction entre l’objet
technique et l’objet naturel, comme le montre cet exemple emprunté au programme de 2e année.
6. L’informatique
Le cas de l’informatique est tout à fait révélateur de cette nouvelle manière d’approcher certaines matières,
sous leur angle technologique.
Dans le programme de 2010, l’informatique apparait à la suite des sciences naturelles. Il existe de fait une
science informatique qui débouche sur le traitement automatique de l’information grâce à des programmes
établis sur des ordinateurs. Mais si on lit attentivement le texte du nouveau programme, on constate que ce
n’est pas cette science qu’il s’agit d’enseigner aux élèves du primaire (en d’autres termes, on ne va pas leur
apprendre à écrire des programmes qui vont fonctionner sur des ordinateurs) : Il s’agit en fait d’apprendre
aux élèves à utiliser certaines applications de l’informatique. En d’autres termes, il s’agit d’aborder
l’informatique sous l’angle technologique, bien plus concret : des mots comme application, manipuler le
révèlent sans ambiguïté. Le vocabulaire utilisé ici est d’ailleurs beaucoup plus proche de celui que le
programme de 2010 utilise dans ses directives relatives aux technologies que dans celles relatives aux sciences
: Il est tout à fait clair ici qu’il s’agit d’apprendre à l’élève à se servir des applications produites par
l’informatique, non de se transformer en apprentis informaticiens.
7. L’étude du milieu
Nous terminerons notre examen des modifications opérées par le programme de 2010 au niveau des matières
scolaires par le cas de l’étude du milieu.
Dans le nouveau programme, l’étude du milieu, discipline du programme de 2000, ne semble plus
correspondre à aucune réalité. L’étude du milieu n’y est devenue ni un domaine, ni une branche, ni une sous-
branche, ni une ramification inférieure comme l’étaient le dessin ou la calligraphie.
Pourtant cette étude n’est pas absente du nouveau programme où le mot milieu est au contraire omniprésent.
Il s’agit là d’un nouvel effet de l’approche pédagogique par situations. Nous aurons l’occasion de voir qu’une
des particularités de cette approche est de ne pas poser de cloison étanche entre les activités de l’école et les
activités de la vie courante : dans l’approche par situations, le milieu de l’élève sert de point de départ à toutes
les activités conçues pour lui, à toutes les tâches qu’on lui demandera d’accomplir au sein de l’école.
L’enseignement plonge désormais l’élève au cœur des situations de la vie de tous les jours. Le milieu, et son
étude, sont donc devenus un des fils conducteurs les plus solides du nouveau programme.
Les sous-branches
Nous avons observé de différentes manières que la différence fondamentale entre le programme de 2000 et
celui de 2010 sur le plan des matières scolaires est que le programme de 2000 met toutes les matières sur le
même niveau, alors que le programme de 2010 les hiérarchise.
De cette hiérarchisation propre au nouveau programme, nous avons déjà examiné les domaines, ainsi que les
branches qui sont regroupées sous ces domaines. Il nous reste à examiner les sous-branches, d’un point de vue
global cette fois, puisque notre examen des branches nous a déjà amenés à identifier quelques sous-branches.
Nous avions souligné dans notre rappel des définitions, que la sous-branche n’a de sens que par rapport à une
branche, dont elle constitue une ramification. La sous-branche entretenant une relation hiérarchisée par rapport
à la branche, on ne s’étonnera pas qu’il n’en soit question que dans le nouveau programme, le seul à
hiérarchiser explicitement les matières scolaires.
Nous avons déjà évoqué les différentes sous-branches de la branche des sciences : physique, botanique,
zoologie et anatomie.
Trois autres branches du nouveau programme se ramifient ainsi en sous-branches :
● La langue française programme de 2010 : grammaire, vocabulaire, lecture, expression
Orale, analyse, conjugaison / orthographe, rédaction / phraséologie écrite, récitation
● La langue congolaise : expression orale, vocabulaire, lecture, orthographe, grammaire, conjugaison,
rédaction / composition
● Les mathématiques : numération, opérations, mesures des grandeurs, formes géométriques, problèmes.
Les autres branches du nouveau programme (histoire, géographie, technologie, etc.) ne connaissent aucune
ramification. Plus précisément, elles ne présentent aucune ramification dans le nouveau programme, ce qui ne
veut pas dire que l’on exclut que ces branches connaissent des sous-branches. Nous avons par exemple vu, que
l’informatique, telle qu’elle est décrite dans le nouveau programme est plus une sous-branche de la
technologie, qu’une sous-branche des sciences (ce que pourrait pourtant donné à penser la présentation
adoptée par ce programme pour l’informatique).
Ce qu’il faut retenir
La principale innovation du programme de 2010 dans le domaine des matières scolaires est leur organisation
hiérarchique.
Là où le programme de 2000 parlait uniformément de disciplines et plaçait toutes les disciplines scolaires sur
un même plan, le programme de 2010 procède à des regroupements sur plusieurs niveaux dont trois sont
identifiables par l’usage d’une terminologie spécifique :
● Au niveau supérieur, les domaines, au nombre de 5 ;
● Au niveau intermédiaire, les branches, au nombre de 11 (degré élémentaire) ou 13 (degré moyen et
Degré terminal) ;
● Au niveau inférieur, les sous-branches, dont le nombre varie d’une branche à l’autre, certaines branches
En étant dépourvues.
De nombreuses ramifications se font jour à des niveaux inférieurs encore, pour lesquels le programme n’utilise
pas de terminologie spécifique et que l’on peut appeler plus généralement des matières (scolaires).
Quelques précisions terminologiques
Dans le programme de 2010 apparait l’expression « profils de sortie », absente du programme de 2000. Mais
une fois encore, en regardant les choses de plus près, on constate que si l’expression « profil de sortie » n’est
pas utilisée dans l’ancien programme, les informations qui sont regroupées dans le nouveau programme sous
cet intitulé figurent également dans l’ancien. Mais dans l’ancien programme, elles sont formulées en termes
d’« objectifs intermédiaires ».
« Profils de sortie » et « objectifs » semblent donc des concepts étroitement liés. Encore convient-il de
déterminer quels liens ils entretiennent.
Nous nous attacherons tout d’abord aux habituelles mises au point terminologiques, qui prendront d’autant
plus d’importance ici que les termes à définir sont nombreux.
Nous examinerons ensuite les liens qu’entretiennent entre eux les mots et expressions qui sont communs aux
deux versions du programme, l’ancienne et la nouvelle, c’est-à-dire finalité, but et objectif.
Nous nous attacherons enfin à positionner l’expression innovante du programme de 2010, profil de sortie, par
rapport au reste de l’édifice.
Les mises au point terminologiques vont prendre dans ce chapitre une importance toute particulière. Nous
avons en effet à définir des mots comme finalité, but, objectifs entre lesquels les programmes font clairement
la différence. Pourtant, dans l’usage courant, ces trois mots sont souvent donnés comme synonymes3 et les
dictionnaires tendent même à les définir les uns par les autres.
Au sens courant, la finalité est le caractère de ce qui tend à une fin : La finalité d’une politique, c’est ce vers
quoi tend cette politique.
Dans un contexte pédagogique, ce mot désigne sensiblement la même idée :
La finalité d’un enseignement, c’est ce vers quoi tend cet enseignement.
Dans le contexte pédagogique, la finalité est ce que cherche à atteindre un programme à travers les
différentes formations qu’il met en place.
Les humanités pédagogiques ont une finalité professionnalisante.
Au sens courant, le but est un terme où l’on s’efforce de parvenir : Avoir un but dans la vie.
Dans le contexte pédagogique, le but définit les intentions poursuivies par un programme dans la
perspective d’une formation spécifique :
Un des buts de l’enseignement primaire est de préparer les enfants pour la vie dans notre société.
Au sens courant, l’objectif est le résultat attendu : La reprise du territoire occupé par les rebelles est notre
objectif.
Le sens de ce mot utilisé en contexte pédagogique n’est pas différent du sens courant : l’objectif est le
résultat attendu par une action ou par un dispositif pédagogique :
Un des objectifs du cours de géographie est d’explorer le milieu local.
Au sens courant, le profil est le contour d’un visage vu de côté : Un peintre qui a dessiné son modèle de profil.
Il désigne aussi les traits caractéristiques d’une personne : Cette jeune femme a tout à fait le profil de cet
emploi.
C’est ce dernier sens que prend le mot profil dans l’expression profil de sortie, qui est utilisée en contexte
pédagogique pour désigner les traits caractéristiques d’un élève à l’issue d’une formation ou d’un cycle de
formation :
Le profil de sortie de l’élève se formule en termes d’acquis de l’apprentissage.
Dans le programme national de l’enseignement primaire de RDC, il a été établi entre la finalité, le but et
l’objectif de l’enseignement une hiérarchisation qui ne transparait pas dans les définitions que nous venons de
rappeler mais qui a surtout été introduite dans un souci de clarté :

Finalité

Compétences
But

Objectif
Généraux, Intermédiaires,
Spécifiques et opérationnel

Tu te souviens sans doute que nous avons déjà rencontré un semblable souci d’organisation hiérarchisée en ce
qui concerne les matières scolaires.
Dans le contexte particulier de la RDC, la finalité est ce que cherche à atteindre le système scolaire à travers
les différentes formations qu’il met en œuvre ; L’Enseignement national s’est vu octroyer comme finalités
d’assurer la formation harmonieuse et de qualité pour l’homme congolais, d’en faire un citoyen responsable,
doté d’une sensibilité civique élevée, utile à lui-même et à la société, capable d’assimiler sa culture et les
exigences d’un État démocratique pour promouvoir le développement du pays.
Le programme de 2010 nous précise que, en RDC, la finalité, ou plutôt les finalités de l’enseignement (fins,
orientations) sont définies au niveau national par le pouvoir politique dans le cadre de la politique éducative
menée par la RDC.
Dans ce même contexte de la RDC et plus précisément en ce qui nous concerne ici, les buts sont les intentions
poursuivies plus spécifiquement par le programme de l’enseignement primaire pris dans sa globalité :
L’Enseignement primaire en République démocratique du Congo doit :
préparer l’enfant à s’intégrer utilement dans la société ;
donner un premier niveau de formation générale, physique, civique, morale, intellectuelle, sociale et
esthétique ;
préparer l’enfant à poursuivre les études ultérieures ;
enraciner davantage l’enfant dans sa culture nationale.

Ces buts sont fixés par le pouvoir organisateur (c’est-à-dire en RDC, le Ministère de l’Éducation nationale,
Enseignement primaire, secondaire et professionnel, regroupant fonctionnaires et inspecteurs) en fonction du
type d’enseignement concerné (primaire, secondaire ou professionnel).
Les objectifs correspondent aux résultats attendus de l’élève à l’intérieur d’un cycle d’études donné ―
primaire, secondaire, professionnel.
Dans le domaine des objectifs, le programme (celui de 2000 comme celui de 2010) procède à de nouvelles
ramifications en adjoignant au nom objectif trois adjectifs différents : il est en effet question d’objectifs
généraux, intermédiaires et spécifiques. Examinons les différentes expressions ainsi créées, pour identifier
le niveau auquel elles se situent dans ce système hiérarchisé.
L’objectif général formule les résultats attendus à l’issue du parcours de l’élève dans un cycle
d’enseignement, plus spécialement en ce qui nous concerne le cycle primaire.
L’objectif général formule donc les résultats attendus de l’élève à l’issue de sa dernière année à l’école
primaire : Ex ; À l’issue de l’école primaire, dans les branches suivantes, l’élève doit pouvoir …
Il définit les compétences, attitudes et comportements que l’élève devra avoir acquis pour pouvoir considé- rer
comme accompli son cycle d’enseignement ― en l’occurrence ici pour obtenir son certificat d’études
primaires.
L’objectif intermédiaire formule les résultats attendus à l’issue du parcours de l’élève dans chacun des degrés
de l’enseignement, c’est-à-dire en ce qui nous concerne, dans chacun des trois degrés du primaire
(élémentaire, moyen, terminal) : Ex ; Au terme de l’apprentissage de la langue congolaise au degré
élémentaire, l’élève traitera avec succès les situations qui lui demandent de…
Il définit les compétences, attitudes et comportements que l’élève devra avoir acquis à la fin d’un degré pour
passer au degré suivant.
L’objectif spécifique définit les résultats attendus à l’issue de chaque année d’études. Il est formulé, dans le
programme de 2000 comme dans celui de 2010, en regard de chacune des matières abordées dans une branche
donnée : Ex ; Au terme de l’apprentissage de mathématique/ Numération, l’élève sera capable de compter de 0
à 20…
L’objectif opérationnel définit les résultats attendus à l’issue de chaque fin d’un sujet enseigné pendant la
journée. Il est formulé par l’enseignant, en regard de chacune des matières abordées dans une branche donnée :
Ex ; Au terme de l’apprentissage de mathématique/ Numération, l’élève sera capable de calculer les chiffres en
base 3…
Ce qu’il faut retenir
Dans l’organisation générale de l’enseignement en RDC, les concepts de finalité, but et objectif entretiennent
une relation hiérarchisée.
Si la finalité constitue un macro-objectif défini par le pouvoir politique au niveau de l’enseignement national,
le but, quant à lui, est défini par cycle d’enseignement. Du but du cycle primaire découlent ses différents
objectifs : d’abord les objectifs généraux, visant l’ensemble du cycle primaire, ensuite les objectifs
intermédiaires au niveau des degrés, les objectifs spécifiques propres à chaque année d’études et enfin les
objectifs opérationnels propres aux sujets journaliers. Dans cette structure, le nouveau programme a introduit
un nouveau concept, celui de profil de sortie, qui se positionne dans la structure pyramidale au même niveau
que les objectifs intermédiaires, mais ne se confond pas avec ceux-ci, les profils de sortie se définissant par
rapport aux domaines, les objectifs intermédiaires par rapport aux branches.

Finalité
Buts
Objectifs
Profils des sorties
3.5. Objectifs généraux des disciplines scolaires
a. Les objectifs
A l’issue de l’école primaire, dans les branches suivantes, l’apprenant doit pouvoir :
1. En les langues congolaises :
1.1. Comprendre un message exprimé oralement ou par écrit en langue du milieu ou en langue
nationale et y répondre;
1.2. S’exprimer oralement dans des situations de communication familière;
1.3. lire couramment un texte simple, rédigé en lettres cursives ou conventionnelles;
1.4. Produire une phrase, un paragraphe et un texte en lettres cursives (écriture liée) ou en script
(écriture d’imprimerie).

2. En français :
2.1. Comprendre un message et y répondre;
2.2. S’exprimer avec aisance et de manière spontanée dans des situations de communication
familière;
2.3. Lire couramment, clairement et correctement un texte simple et le comprendre;
2.4. Produire des textes simples en situations de communication réelle ou simulée.

3. En mathématiques :
3.1. Résoudre les problèmes de la vie courante nécessitant les quatre opérations arithmétiques,
des notions de mesure et de géométrie;
3.2. Aborder une situation nouvelle (se poser des questions, s’informer, rechercher par soi-même.
réflechir, développer le sens pratique...) et trouver des solutions.

4. En éducation civique et morale :


4.1. Éveiller en soi et développer le sentiment patriotique;
4.2. Promouvoir la culture nationale;
4.3. S’imprégner des vertus de l’humanisme communautaire;
4.4. Être respectueux des biens communs, des lois et règlements, des droits fondamentaux de la
personne humaine, notamment de la femme et de l’enfant;
4.5. Développer et pratiquer la culture de la paix;
4.6. S’adapter progressivement à la vie sociale en se conformant aux impératifs de la morale.

5. En éducation pour la santé et l’environnement :


5.1. Sauvegarder et promouvoir sa santé et celle de la communauté;
5.2. Adopté des attitudes ayant trait à la protection de l’environnement en vue d’une gestion durable
des ressources naturelles.

6. En histoire :
6.1. Posséder une connaissance claire et durable des principaux faits de l’histoire nationale;
6.2. Comprendre et utiliser un vocabulaire historique élémentaire;
6.3. Identifier les personnalités congolaises qui ont marqué l’histoire du pays;
6.4. Avoir le désir d’une information plus détaillée et le goût des lectures relatives à l’histoire
nationale.

7. En géographie :
7.1. Explorer le milieu local, régional...;
7.2. Acquérir et utiliser le vocabulaire relatif à la géographie;
7.3. Représenter et localiser avec exactitude les faits géographiques sous leurs divers aspects.
8. En sciences :
8.1. S’intéresser à la vie sous toutes ses formes (animale et végétale), la respecter et la protéger;
8.2. Acquérir quelques techniques de traitement de l’information sur ordinateur.

9. En technologie :
9.1. Avoir le souci d’améliorer les conditions de vie quotidienne en perfectionnant les objets
techniques et en en créant de nouveaux;
9.2. Porter un jugement sur les répercussions de la technologie sur l’individu, la société et
l’environnement.

10. En éducation artistique :


10.1. Développer l’esprit d’observation et l’imagination créatrice;
10.2. Perfectionner l’expression graphique des représentations mentales;
10.3. Acquérir le goût de la musique;
10.4. Développer les aptitudes sensorielles: vocales, auditives et corporelles;
10.5. Contribuer à la promotion culturelle.

11. En éducation physique et sportive :


11.1. Pratiquer des exercices susceptibles de stimuler les fonctions vitales;
11.2. Contribuer à la promotion du patrimoine culturel par la valorisation des jeux et sports
traditionnels.

12. En initiation au travail manuel :


12.1. Acquérir et pratiquer l’amour du travail bien fait et le goût de l’effort;
12.2. Effectué des travaux utilitaires dans son milieu de vie;
12.3. S’intéresser à la gestion et à la conduite d’un projet coopératif ou communautaire.
b. profils de sortie (Objectifs Intermédiaires)
 Profil de sortie du degré élémentaire
1. Domaine des langues
a. Communiquer oralement en langue congolaise ou en français dans les situations de la vie
courante ;
b. lire, écrire et comprendre des mots, des phrases, et des textes courts en langue congolaise ;
c. réagir oralement ou gestuellement à un message reçu en langue congolaise ou en français.
2. Domaine des mathématiques, sciences et technologie

a. Comprendre et utiliser les 100 premiers nombres dans les quatre opérations arithmétiques
simples pour traiter des situations de la vie courante ;
b. utiliser des unités de mesure naturelles et conventionnelles pour apprécier les grandeurs ;
c. se situer, s’orienter dans l’espace et y repérer une représentation d’objets familiers et de formes
géométriques ;
d. manifester de l’intérêt pour les aspects naturels et technologiques des objets ;
e. observer les objets naturels et technologiques et communiquer les résultats.

3. Domaine de l’univers social et de l’environnement

a. Pratiquer et manifester de bonnes habitudes civiques et morales ;


b. respecter et protéger les biens de l’environnement immédiat ;
c. revendiquer ses droits et en jouir ; d. pratiquer l’hygiène de son corps et de son milieu ;
e. se prévenir des maladies et accidents fréquents du milieu.

4. Domaine des arts


a. Exprimer par des moyens artistiques les réalités de la vie courante ;
b. Pratiquer manifester la bonne moralité dans les activités artistiques ;
c. valoriser et protéger les productions artistiques.

5. Domaine du développement personnel

a. Manifester l’intérêt pour les travaux de production individuelle et collective ;


b. présenter les qualités physiques et sportives attendues d’un enfant congolais de cet âge ;
c. développer les qualités civiques et morales à travers les jeux et les travaux productifs.

 Profil de sortie du degré moyen


1. Domaine des langues
a. Réagir correctement à un message oral en langue congolaise et en français ;
b. lire et écrire correctement des textes en langue congolaise ;
c. lire et écrire en français des textes courts.
2. Domaine des mathématiques, sciences et technologie
a. Comprendre et utiliser les nombres de 0 à 100 000 jusqu’au rang de millième et des fractions
simples dans des opérations arithmétiques pour traiter des situations de la vie courante ;
b. reconnaître les formes géométriques usuelles et leurs propriétés ;
c. se servir de ces nombres dans des activités de mesure et de construction géométrique ;
d. manifester l’intérêt pour la vie des plantes et des animaux du milieu ;
e. concevoir et fabriquer un objet technique en utilisant la démarche technologique ;
f. manifester l’intérêt pour l’utilisation de l’ordinateur.

3. Domaine de l’univers social et de l’environnement


a. Développer les qualités civiques et morales ;
b. jouir de ses droits et accomplir ses devoirs dans son milieu de vie ;
c. protéger l’environnement et respecter les biens publics ;
d. promouvoir la santé par l’hygiène individuelle et collective ainsi que par une alimentation de
qualité ;
e. situer un élément géographique du milieu sur un plan ou un fait historique dans le temps.
4. Domaine des arts
a. S’exprimer et communiquer par des moyens artistiques (chant, dessin, musique, danse, saynète).
5. Domaine du développement personnel
a. Exécuter des travaux productifs d’intérêt individuel ou communautaire ;
b. manifester des qualités physiques et sportives ;
c. développer les qualités civiques et morales.

Profil de sortie du degré terminal

1. Domaine des langues

a. Réagir correctement à un message oral ou écrit ;


b. s’exprimer avec aisance à l’oral dans des situations de communication de la vie courante ;
c. lire couramment des textes en français et en langue congolaise ;
d. produire des textes simples dans des situations de communication courante.

2. Domaine des mathématiques, sciences, technologie

a. Lire et écrire les nombres jusqu’au milliard et milliardième et les utiliser dans les opérations
arithmétiques pour résoudre des situations problèmes de la vie courante ;
b. organiser et exploiter l’espace en utilisant les transformations géométriques ainsi que les
instruments appropriés de mesure et de géométrie ;
c. manifester l’intérêt de perfectionnement pour les objets technologiques et celui d’en fabriquer de
nouveaux ;
d. reconnaître la structure du corps humain et son fonctionnement, la reproduction des animaux et le
mode de vie des plantes ;
e. traiter un texte à l’ordinateur en utilisant un logiciel usuel ;
f. manifester l’intérêt à utiliser l’Internet.

3. Domaine de l’univers social et de l’environnement

a. Développer les qualités civiques et morales ;


b. promouvoir la santé individuelle et collective en faisant preuve d’initiative et de créativité ;
c. manifester le sentiment communautaire et patriotique en recherchant l’excellence ;
d. situer les faits, les événements historiques dans le temps et dans l’espace (au niveau provincial et
national) ;
e. prendre conscience de l’impact de l’interaction entre les éléments naturels, humains et
économiques sur le développement de la R.D.C.
4. Domaine des arts

a. Reconnaître et/ou exprimer le beau à travers une production artistique ;


b. véhiculer un message à travers une production artistique.

5. Domaine du développement personnel

a. Développer les qualités civiques et morales ;


b. manifester les habiletés athlétiques et les qualités physiques et sportives ;
c. prendre conscience de l’importance des travaux manuels et des projets coopératifs ou
communautaires.

3.6. Contenu de la matière des disciplines scolaires


3.7. Directives méthodologiques
iii. 7. 1. domaine des langues
III.1.1. Généralités
1. Partenariat linguistique bilingue
Les langues de l’enseignement en République démocratique du Congo étant les langues nationales et
du milieu et la langue française, l’élève est appelé à maîtriser ces outils linguistiques, à l’oral et à
l’écrit, en vue de sa formation réussie aux études, de l’acquisition de la culture et de la capacité de
communication. Une progression pédagogique et méthodologique mise en place dans le processus de
l’enseignement-apprentissage de ces langues est basée sur le principe du partenariat linguistique
bilingue.
Au degré élémentaire, 1er et 2ième années primaires la langue nationale ou du milieu est à la fois
langue de l’enseignement et discipline enseignée. Le français est à ce niveau discipline enseignée.
Son apprentissage est limité à l’oral.
Au degré moyen, 3ième et 4ième années primaires, la langue nationale ou du milieu continue à être à
la fois langue d’enseignement et discipline enseignée. Le français demeure discipline enseignée.
Mais l’écrit s’ajoute à l’oral. Dès la 3ième année primaire, l’élève transfère en français les acquis de
l’écriture et de la lecture en langue nationale ou du milieu assimilés au degré élémentaire. Les deux
formes, orale et écrite, sont enseignées et apprises ensemble jusqu’à la fin de la scolarité primaire.
Au degré terminal, 5ième et 6ième années primaires, le français devient langue d’enseignement et
continue a être discipline enseignée jusqu’à la fin de la scolarité et des études ultérieures.
2. Français et langues congolaises
a. L’apprentissage de la langue maternelle commence dès les premiers mois de la vie. C’est un
apprentissage inconscient qui se fait lentement, progressivement, par imprégnation d’abord et ensuite
par initiation, au fur et à mesure que les sons se précisent et que les mots se chargent de sens ou
recouvrent une réalité.
b. L’enseignement de la langue vise essentiellement :
- à rendre l’enfant capable d’exprimer ses idées personnelles de façon simple, claire, correcte mais
déjà nuancée ;
- à le rendre capable de comprendre les idées d’autrui.
c. La langue n’est que l’expression de la pensée. Seule la vie peut alimenter la pensée. C’est donc en
parlant des choses observables de la vie même de l’écolier, que l’instituteur amènera ce dernier à
s’exprimer, à échanger les idées, à raconter, à interroger.
d. Posséder la langue, c’est d’abord savoir la parler. Chez l’enfant, la parole devient très tôt la forme
normale du langage. L’enseignant respectera et encouragera la spontanéité : il permettra des réponses
courtes, des onomatopées, des exclamations, des gestes. Il évitera de briser l’élan par des corrections
et consignes inopportunes. Pour aider l’enfant à mieux s’exprimer, l’enseignant surveillera son propre
langage et sa prononciation.
e. Posséder la langue, c’est aussi la lire et l’écrire. L’enfant lira d’abord des textes qui traduisent ce
qu’il a vu, vécu, senti. Petit à petit, selon son évolution mentale, il s’entraînera à comprendre les
idées d’autrui exprimées dans les textes.
2. Français
Au degré élémentaire, la langue française est enseignée comme discipline. L’instituteur l’enseigne
comme une langue seconde et non comme langue maternelle. Il tiendra compte des difficultés
d’assimilation de ses particularités aussi bien phonétiques que graphiques.
Au cours de la leçon de français, l’instituteur s’exprimera et fera parler les élèves dans cette langue.
La traduction en langue vernaculaire ou en langue maternelle est contre-indiquée. Il fera beaucoup
parler les élèves et chaque élève, insistant ainsi sur la pratique orale du français. Il corrigera
l’expression orale déficiente de l’élève, notamment la prononciation, l’accent, l’intonation, jusqu’à
obtenir l’expression correcte.
Les leçons de la semaine constitueront un ensemble cohérent. Elles auront successivement pour but :
l’acquisition, la fixation, le contrôle de l’apprentissage. L’apprentissage de la langue française au
degré moyen du cycle primaire sera marqué par le passage de l’oral à l’écrit dès la 3ème année.
On mettra à profit : - l’apprentissage antérieur au degré élémentaire, 1ère /2ème années,
exclusivement centré sur l’oralité; - le transfert attendu de l’enfant des acquis antérieurs de l’écriture
et de la lecture en langue nationale ou du milieu. On accentuera l’apprentissage de l’oral pour le
rendre plus aisé à l’enfant et accélérer l’apprentissage de l’écrit. La pratique véritable orale et écrit
demeure la finalité ultime de l’apprentissage du français.
3 Langue congolaise
L’enseignement des langues nationales vise entre autres à focaliser l’attention des instituteurs, des
élèves et des auteurs de manuels sur l’importance à accorder aux mécanismes qui valorisent la culture
nationale authentique, celle qui met en exergue l’ensemble des us et coutumes, traditions, modes de
vie des populations de notre pays.
Les langues nationales seront enseignées aux élèves dans le contexte concret des thèmes et sous-
thèmes relatifs aux milieux qui leur sont familiers. Les directives méthodologiques s’inspirent du
principe selon lequel l’apprentissage de la langue part toujours du texte. Les principales activités
sont : la lecture et la compréhension du texte, l’écriture, la dictée, l’initiation à la grammaire, la
composition basée sur des exercices de phraséologie ou de rédaction simple.
Dans le cheminement du processus d’apprentissage en langue congolaise, l’instituteur puisera la
matière dans le patrimoine culturel congolais : contes, récits, fables, fabliaux, etc. L’enseignement
reposera sur les besoins réels de l’enfant. La langue lui permettra de comprendre autrui, de se faire
comprendre, de discuter, de raconter, de lire et d’écrire correctement.
III.1.2. Directives méthodologiques pour différentes sous - branches de français
Grammaire
La grammaire ne peut être enseignée comme une matière spécifique sans lien avec les autres sous-
branches de français. La connaissance de la grammaire, c’est à dire du fonctionnement des éléments
de la phrase et du texte, n’est pas une fin mais plutôt un moyen pour améliorer l’expression orale et
écrite.
La leçon de grammaire partira d’un texte, la classe en tirera la ou les phrases contenant le fait
grammatical à faire assimiler par les élèves.
Dans le cadre de cette sous-branche, les situations sur lesquelles s’appuie la démarche sont les
productions orales et écrites de différentes personnes.
La démarche générale tiendra compte de la traduction des objectifs :
- partir d’un texte ou d’une production des élèves comme support de l’action pédagogique ;
- procéder aux manipulations intuitives (grammaire implicite);
- mettre en relief les structures générales et les lois linguistiques (grammaire consciente) ;
- aboutir aux exercices de manipulation et d’analyse des corpus nouveaux (exercices d’application).
- en plus de ces exercices, la maîtrise de la grammaire sera contrôlée lors des activités d’expression
orale et écrite.
Vocabulaire
Le vocabulaire est le support de l’idée. Connaître une langue, c’est avoir à sa disposition, dans cette
langue, un très grand nombre de possibilités de dire la même chose. La variété et la précision du
vocabulaire sont liées aux situations de communication créées dans la classe. La véritable maîtrise du
vocabulaire se remarque dans le réemploi fonctionnel, c’est-à-dire, dans les occasions d’échanges
oraux et écrits. Un mot n’est vraiment acquis que lorsqu’on est capable de l’employer de façon
correcte, à tout moment, à oral ou à l’écrit.
Ainsi l’enseignant doit :
- donner aux élèves dès le départ, la possibilité de dire la même chose de plusieurs façons en leur
présentant dans une situation donnée des énoncés possibles qui ont le même sens et en utilisant
dans un contexte donné, le mot juste et ses synonymes;
- adapter les notions à acquérir au niveau des élèves et faire étudier les mots les plus courants : ceux
dont les élèves ont besoin pour s’exprimer correctement. L’enseignement du vocabulaire a comme
double rôle de faire acquérir les nouveaux mots et de permettre le transfert du vocabulaire passif en
vocabulaire actif.
Le vocabulaire se fixe par :
- acquisition occasionnelle à travers les matières scolaires ;
- acquisition systématique à travers les leçons de vocabulaire.
Lecture
L’apprentissage de la lecture, mène à celui de l’écrit après une période de pré-apprentissage. Il se
fera par une méthode formatrice de la pensée : l’enfant doit comprendre d’abord avant d’apprendre
les sons identifiés. Il effectuera ensuite l’analyse du texte compris, il comparera les phrases
similaires, en classera les éléments, identifiera les mots, puis les syllabes, les sons et les lettres. Enfin,
il apprendra à se servir des sons acquis pour reconstituer les syllabes, les mots, les phrases.
La méthode d’apprentissage est la méthode mixte qui inclut les démarches analytique et synthétique.
Il faut assurer la maîtrise des mécanismes opératoires de la lecture et développer progressivement les
capacités nécessaires de lecture chez l’élève.
On insistera sur la lecture fonctionnelle qui doit permettre à l’élève d’acquérir les compétences d’un
vrai lecteur, en passant par la lecture silencieuse la vraie lecture d’adulte.
La lecture silencieuse sera toujours vérifiée par des questions orales ou écrites appelant des réponses
orales ou écrites.
La lecture à haute voix a comme vraie fonction de communiquer un message écrit à un auditoire qui
n’a pas le texte sous les yeux et qui doit le comprendre par exemple : le compte rendu d’une enquête.
Le rôle de l’enseignant est de montrer aux élèves que suivant le type de texte qu’on a à lire (conte,
poème, énoncé d’un problème, une recette….) on mobilise un certain nombre de techniques
permettant de lire convenablement.
L’enseignant incitera les élèves du degré terminal à faire des lectures personnelles : - remettre aux
élèves des textes et des livres de leur portée et correspondant à leurs intérêts ; - examiner, pour en
autoriser la lecture, ce que les élèves proposent et apportent eux-mêmes. Cette lecture débouchera
sur des comptes – rendus écrits et courts à présenter oralement devant la classe ou à soumettre
simplement à l’appréciation de l’enseignant.
Expression orale
Le but de l’expression orale (langage) ne consiste pas seulement à voir que l’élève dise ce qu’il sait
sur un sujet proposé (élocution) L’enseignant veillera constamment à la correction phonétique. Il
insistera particulièrement sur la bonne articulation des sons qui n’existent pas dans la langue
maternelle des élèves.
Au cours des activités de l’enseignement du français, l’enseignant recherchera sans cesse à obtenir de
l’élève la bonne diction :
- l’articulation correcte des sons : voyelles et consonnes ;
- l’identification de la faute dans le discours ou la lecture et la rectification;
- la prononciation correcte par l’élève individuellement ;
Pour corriger l’intonation, le maître doit :
- souligner l’intonation montante ou descendante par un mouvement de la main du bas vers le haut
ou du haut vers le bas ;
- marquer le rythme de la phrase en battant les mains, en claquant les doigts, ou encore en frappant
sur le banc. Des textes courts préalablement étudiés seront sélectionnés, pour leur beauté et l’intérêt
qu’ils suscitent. Les élèves les mémorisent et les récitent individuellement de manière expressive et
vivante devant la classe. L’enseignant appliquera les indications méthodologiques relatives à la
prononciation, à l’intonation et au rythme.
Orthographe
L’orthographe est difficile et exige du maître un travail régulier et progressif, une attention soutenue
dans toutes les disciplines. La bonne orthographe s’acquiert à force de rédiger et de s’exercer, mais
aussi à force de répéter et de revenir sans cesse sur les acquis.
L’approche méthodologique en orthographe est la même à celle préconisée pour la grammaire et la
conjugaison. L’enseignement de l’orthographe s’organise autour de 3 phases : observation, règle,
transfert. Il s’agit de remettre en œuvre une pédagogie active où les élèves observent, comparent,
classent, consignent leurs informations, dégagent des règles.
L’acquisition de l’orthographe se fait de manière occasionnelle ou de manière systématique. Les
deux doivent être complémentaires, car l’une sans l’autre reste inefficace. Les exercices
d’orthographe se présentent généralement sous la forme de dictée. Il y a plusieurs sortes de dictées
selon le niveau auquel on enseigne :
- la dictée muette;
- la dictée de mots ;
- la dictée préparée (d’application);
- la dictée de contrôle ;
- l’auto-dictée .
Phraséologie écrite / rédaction (expression écrite)
C’est l’aboutissement de toutes les activités qui composent l’étude de la langue. Pour qu’il y ait
expression écrite il faut un minimum de création personnelle. Apprendre donc à écrire aux enfants,
c’est donc leur apprendre à produire en situation de communication. On doit leur apprendre les
mécanismes de base :
- au début, on fait compléter des phrases à partir des dessins, des mots proposés ou à trouver ;
- ensuite on fait produire une phrase avec des mots proposés ;
- enfin, on débouche sur une production personnelle.
L’enseignant rendra l’enfant capable d’écrire les mots avec ou sans modèle, et d’augmenter
progressivement la vitesse d’exécution de ses travaux d’écriture sans que la lisibilité de ces derniers
soit altérée.
La rédaction sera soigneusement préparée en classe. Sous la conduite de l’enseignant, les élèves
chercheront et regrouperont les idées se rapportant au sujet. Par la suite, chaque élève rédigera son
texte qu’il remettra à l’enseignant. Ce dernier enregistre les fautes identiques relevées dans plusieurs
travaux. Il les reprend avec l’ensemble de la classe afin de les faire corriger au cours d’une autre
séance de leçon (travail en commun).
Conjugaison
La conjugaison ne se réduit pas à la mémorisation mécanique ou à une récitation des verbes aux
différents temps, modes et personnes. Les verbes seront tous des verbes déjà connus des élèves, ne
fût-ce que passivement afin d’éliminer tout problème de compréhension.
Leur étude débutera toujours par une mise en situation prise dans le contexte socioculturel des élèves.
L’enseignant laissera volontairement les modes et temps n’ayant pas une grande fréquence d’emploi.
Le verbe doit être conjugué en situation de communication simulée aussi proche que possible des
situations réelles où l’on a à employer un verbe. Pour toute séance de conjugaison, les verbes seront
employés dans les phrases et l’on ne devra pas se contenter de suivre l’ordre traditionnel des
personnes.
L’enseignant passera par trois phases :
1) présentation et observation d’un support (texte ou phrase) : observation dirigée et réfléchie,
manipulations diverses ;
2) formulation tacite de la règle ;
3) production d’exercices d’application, oraux et/ ou écrits.
III.1.3. Directives méthodologiques pour différentes sous-branches de langue congolaise
Expression orale
Les apprentissages en rapport avec la prononciation porteront sur l’articulation des sons voyelles et
des sons consonnes à partir des mots outils d’usage courant placés dans des situations de la vie
courante.
Vocabulaire
Il s’agira essentiellement du vocabulaire de base dans des phrases simples et courtes tirées des textes
choisis selon les thèmes et les centres d’intérêt.
Lecture
Au niveau de la lecture, la première séance peut commencer par la lecture silencieuse suivie d’un
questionnaire oral permettant de vérifier la compréhension de grandes idées du texte. Elle sera
suivie d’un questionnaire allant au-delà du texte et permettant de faire ressortir les éléments culturels.
Orthographe
Au niveau de l’écriture, de la dictée, l’enseignant fera copier par chaque élève une phrase ou un
paragraphe du texte (modèle préalablement mis au tableau) en veillant à la ponctuation et à la belle
disposition dans le cahier. Au besoin, il fera corriger une lettre (sa graphie) généralement mal écrite
par l’élève ou par la classe; ici, une petite dictée de contrôle de l’orthographe s’impose.
Grammaire
Concernant l’initiation à la grammaire, il s’agit essentiellement d’exercices structuraux de répétition,
de substitution et de transformation.
Conjugaison
Concernant la conjugaison, l’enseignant s’attardera davantage sur les verbes usuels dans des
situations de communication à travers les conversations, les dialogues, etc.
Composition
Concernant la composition (rédaction), les élèves seront amenés à former oralement puis par écrit de
belles phrases résumant le texte étudié.
III. 2. DOMAINE DES MATHEMATIQUES, SCIENCES ET TECHNOLOGIE
III.2.1. Généralités
Tout au long de l’enseignement primaire, l’apprentissage des branches du « domaine des
mathématiques, sciences et technologie » prendra en compte et exploitera dans des situations :
- l’expérience de l’erreur ;
- l’histoire des mathématiques, des sciences, de la technologie et leur importance dans le
développement de l’humanité ;
- les contextes scolaires et de vie de l’élève qui tiennent compte des Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication (NTIC).
L’élève sera constamment amené à se mettre en situation d’apprentissage actif : observer, manipuler,
découvrir, citer, interpréter ou expliquer ce qui a été observé et découvert (Utilisation des méthodes
actives et participatives).
Le rôle de l’enseignant sera d’aider l’enfant à construire ses connaissances sur base des consignes
précises qu’il lui donne. C’est lors de la mise en commun des résultats que tout le monde présente le
fruit de ses recherches. Ces résultats seront discutés, corrigés, appréciés, complétés, rectifiés,
généralisés, ….
Les méthodes et procédés d’apprentissage doivent tenir compte de l’évolution mentale de l’élève. Il
faudra aller du concret à l’abstrait, du connu à l’inconnu, par l’utilisation de l’induction et de la
déduction.
L’enseignant fabriquera le matériel didactique avec les matériaux locaux : boîte de conserve de
récupération, argile, bambou, carton. De ce fait, il fera en sorte que les élèves en fassent autant.
III.2.2. Directives méthodologiques pour différentes sous – branches des mathématiques
Numération
De manière globale, l’apprentissage de la numération partira du concret vers l’abstrait en respectant
les étapes suivantes qui seront adaptées à chaque niveau d’études de l’enseignement primaire :
- rencontre de la quantité par manipulation d’un matériel connu, constitué d’éléments de 10 en 10
fois plus grands ou plus petits ;
- symbolisation de la quantité, par un chiffre ou par un groupe de chiffres ou par un schème ;
- groupement et différentiation des rangs par des conventions de notation ou par des couleurs ;
- inscription du nombre dans un tableau de numération ;
- reconnaissance du rang de chaque chiffre dans l’écriture d’un nombre ;
- décomposition additive et multiplicative d’un nombre ;
- position ordinale du nombre par rapport aux autres, comparaison des nombres et leur
représentation sur la droite numérique ;
- utilisation du nombre dans les opérations, les grandeurs, la géométrie et le traitement des
problèmes
Opérations
Calcul mental
- Le calcul mental sera omniprésent dans toutes les leçons de calcul. Il sera d’emploi quotidien;
- l’enseignant insistera sur les procédés rapides de calcul.
Calcul écrit
- l’estimation de l’ordre de grandeur du résultat précédera le calcul écrit;
- les quatre opérations fondamentales seront faites avec ou sans retenue;
- le calcul écrit est un mécanisme ou technique que l’on apprendra progressivement, par exemple :
dans une addition écrite, les unités de même rang se placent les unes en dessous des autres, etc.
Fractions
- les leçons sur les fractions seront concrètes, faisant appel au matériel didactique ;
- l’enseignant proposera beaucoup d’exercices sur la transformation et les opérations sur les
fractions.
Mesures des grandeurs
- les leçons des mesures des grandeurs doivent être pratiques;
- toute notion de mesures des grandeurs doit aider l’élève à estimer, évaluer, mesurer, vérifier,
comparer et convertir ;
- l’introduction des multiples et sous-multiples d’unités se fera en rapport étroit avec la numération
décimale ;
- l’enseignant devra amener l’élève à élaborer lui-même les tableaux lui permettant de convertir les
unités de mesures entre elles ;
- il insistera sur la signification des préfixes déci, centi, milli, hecto, déca, kilo.
Formes géométriques
L’étude des figures et des corps géométriques doit se faire à l’aide des manipulations, des
observations critériées : découpage, pliage, construction des figures, mesurage du périmètre,
recherche de l’aire, analyse des figures et des corps géométriques, etc.
Problèmes
- Les problèmes devront être clairement formulés, précis, concrets et vivants ;
- on résoudra les problèmes pratiques, simples ou complexes ;
- les problèmes feront appel non seulement aux matières étudiées dans les autres sous-branches
des mathématiques, mais également à toute connaissance devant être mise à profit pour sa résolution ;
- l’enseignant habituera l’élève à discerner, à organiser les données, à mobiliser rapidement des
connaissances pour répondre à la question posée, à exprimer oralement ou par écrit ses démarches
ainsi que les résultats obtenus et à valider ces derniers.
III.2.3 Directives méthodologiques pour les différentes sous - branches des sciences
Les leçons des sciences seront basées sur les situations dans lesquelles l’élève appliquera
l’observation directe. L’enseignant doit rendre ses leçons vivantes et concrètes par l’expérimentation
et la visualisation (croquis, objets). Il évitera les monologues, il parlera peu et laissera les élèves
s’exprimer, tout en dirigeant les discussions.
Physique
- L’étude des phénomènes physiques doit porter sur les exemples concrets pris dans le milieu ;
- le centre d’intérêt, l’actualité, l’observation occasionnelle détermineront le choix du sujet d’étude et
le moment où chacun d’eux sera abordé. Ainsi, l’enseignement de la physique sera toujours motivé ;
- l’explication scientifique devra être exceptionnelle et toujours simple ;
- une fois comprise, la notion de physique (sur les explications des phénomènes naturels ou des
objets fabriqués) doit aussitôt servir à la pratique ou à l’observation de quelques applications que
l’homme en a faites dans son milieu.
Botanique
- La seule description des végétaux intéresse rarement l’enfant : c’est surtout vers l’observation
des fonctions qu’il faut l’orienter ;
- l’enseignant donnera la préférence aux étapes de vie d’une plante : la plante naît, se nourrit, se
développe, se défend, se reproduit et meurt ;
- une fiche d’observation sera établie pour chaque plante et utilisée utilement et complétée en y
mentionnant les quelques renseignements suivants :
 lieu où la plante croît de préférence
 nature et exposition du terrain
 étape du développement : floraison, fructification
 mode de reproduction
 utilité éventuelle pour l’homme.
Zoologie
- L’enseignant s’attachera à faire comprendre certains problèmes parmi les plus simples que pose la
vie de l’animal : son genre de vie, les rapports entre la constitution de son corps et son milieu de vie,
etc.
- Pour mener une étude sur un animal, il convient :
1) d’observer, autant que possible, l’animal dans son milieu ;
2) de reconstituer, au besoin dans la classe, son milieu naturel ;
3) de bien se documenter.
- La classification scientifique est extrêmement complexe. A l’école primaire, il serait ambitieux de
vouloir en donner un aperçu, même succinct.
Les groupements que les enfants établiront seront opérés surtout en vue de cultiver chez eux l’esprit
de généralisation.
- Pour caractériser les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les batraciens, les poissons, les
insectes, les mollusques, deux ou trois caractères principaux du groupe peuvent être retenus.
- Dans chaque catégorie, l’étude portera sur un type commun dans la région. Il s’agira de regrouper
les animaux présentant les mêmes caractères pour arriver à la détermination du groupe.
En étudiant un animal, un accent particulier sera mis sur les aspects suivants :
- comment les animaux se protègent ;
- comment ils se défendent ;
- comment ils s’adaptent à leur milieu ;
- comment ils se déplacent ;
- comment ils se nourrissent ;
- comment ils se multiplient.

Anatomie

Les leçons sur le corps humain seront enseignées de façon simple et non encyclopédique, à l’aide
d’un matériel didactique (squelette, planche avec dessins de différents os, planches avec différents
organes, planches avec différents appareils).

Informatique

- Chaque leçon devra être dispensée en respectant les étapes ci-après : l’observation, la découverte
et l’application ;
- pour la pratique, l’enseignant veillera à ce que chaque élève puisse manipuler l’ordinateur ;
- l’on tiendra compte de l’interdisciplinarité lors de l’apprentissage de l’informatique ;
- des visites guidées devront être organisées dans des centres informatiques.

III.2.4. Directives méthodologiques pour la branche de technologie


Nouveau venu sur la liste des branches de l’enseignement primaire, le cours de technologie requiert
de la part de l’enseignant beaucoup de savoir-faire.
Pour ce faire, l’enseignant devra rendre son cours concret, en présentant à l’apprenant des situations
et des objets courants de son milieu. La meilleure façon de le faire sera de partir des observations
concrètes ou des visites guidées dans le but de placer l’apprenant devant des situations réelles ou
simulées qui sollicitent la mobilisation de ses ressources en vue de la recherche de la solution.
Ces observations et visites guidées seront plus fréquentes au degré élémentaire et donneront lieu à
des manipulations qui amèneront l’apprenant à se familiariser avec différents objets techniques : leur
nature, leur utilité, leur mode de fabrication, etc.
Dans la mesure du possible, l’enseignant fera participer chaque apprenant à ces exercices de
manipulation ; mais dans certains cas, ces exercices se feront en groupe sous la conduite de
l’enseignant. Ce dernier veillera à faire acquérir par l’apprenant la démarche technologique et les
connaissances de base dans le domaine technologique pour des applications ultérieures, plus
importantes et plus complexes, et d’aborder les problèmes avec méthode.
Enfin, il devra susciter l’esprit de curiosité et de créativité qui pourra permettre à l’apprenant de créer
de nouveaux objets et qui fera de lui l’inventeur de demain pouvant améliorer les conditions de vie
dans son milieu.

III.3. DOMAINE DE L’UNIVERS SOCIAL ET DE L’ENVIRONNEMENT

III.3.1. Généralités

Le domaine de l’univers social composé de la géographie, de l’histoire, de l’éducation pour la santé


et l’environnement ainsi que de l’éducation civique et morale relève de la culture générale.
Ces branches visent l’acquisition des connaissances et l’adoption des attitudes et comportements
positifs à travers les situations contextualisées dans l’espace et le temps. En d’autres termes,
l’initiation dans ce domaine se développe par l’observation et la description des faits concrets, connus
ou observables par les élèves et susceptibles d’accrocher leur intérêt et leur attention pour ensuite les
conduire vers ce que le programme propose.
Pour ce faire, l’enseignant doit utiliser les méthodes et techniques actives et participatives appuyées
par des supports pédagogiques appropriés. Ceux - ci peuvent être, par exemple, une planche
didactique, une carte murale, un schéma, une image, une photographie, etc…
En cas d’un événement qui surgit dans le milieu, l’enseignant en profitera pour donner des leçons
occasionnelles y afférentes.
III.3.2. Directives méthodologiques pour les différentes branches

Géographie

L’enseignant attirera l’attention des élèves sur l’observation des phénomènes météorologiques dès le
début de l’année. La représentation géographique se limitera au milieu régional proche. Elle se fera
concrètement au bac à sable (ou argile) et au cahier par figuration simple. Il en est de même pour le
plan et l’échelle. Il partira de la province locale vers les provinces voisines pour terminer avec les
provinces les plus éloignées.

Histoire

L’objectif principal est l’acquisition par les élèves de la notion du temps et des connaissances
historiques liées à la succession des événements et de leur situation dans l’espace.
L’élève sera initié à la connaissance de l’histoire nationale et on lui donnera un aperçu général des
faits importants.
L’enseignant éveillera chez l’élève le sentiment de patriotisme et de nationalisme.
Education pour la santé et l’environnement

L’objectif principal consiste à promouvoir la santé en milieu scolaire et dans la communauté.


L’enseignant dispensera cet enseignement de manière à permettre à l’élève à découvrir et à résoudre
les problèmes sanitaires qui se posent à lui et à sa communauté.
L’enseignant tiendra compte de l’intégration des jeux éducatifs préalablement prévus dans ses leçons.

Education civique et morale

Ce cours s’articule autour des thèmes tels que les droits et les devoirs du citoyen, le respect des droits
humains, l’intériorisation des valeurs sociales morales, républicaines et démocratiques.
L’enseignant veillera à développer chez l’enfant le patriotisme, le nationalisme et la culture de la
paix. La théorie et la pratique doivent se compléter en vue de pratiquer les notions de morale et de
civisme.

III.4. DOMAINE DES ARTS

III.4.1. Généralités

Le domaine des arts n’est constitué que de la branche éducation artistique, ayant pour sous-branches
les arts plastiques (dessin, sculpture, modelage) et les arts dramatiques (chant et musique, théâtre,
danse).
Cette branche vise le développement de l’esprit d’observation et d’imagination créatrice, le
perfectionnent de l’expression graphique des représentations mentales, l’acquisition du goût de la
musique, ainsi que le développement des aptitudes sensorielles (vocales, auditives et corporelles).
L’initiation dans ce domaine se développe à travers les situations d’observation, de manipulation,
d’imitation et de la reproduction. Pour ce faire, l’enseignant doit utiliser les méthodes et techniques
actives et participatives appuyées par des supports pédagogiques appropriés.
En cas d’événement social qui surgit dans le milieu, l’enseignant en profitera pour donner des leçons
occasionnelles y afférentes.

III.4.2. Directives méthodologiques pour différentes sous-branches de l’éducation artistique

Arts dramatiques

C’est par le chant que doit se faire la culture musicale à l’école primaire. Le chant s’intégrera dans un
centre d’intérêt et pourra constituer l’illustration et le complément affectif à une leçon.
L’enseignant choisira des chansons en tenant compte de la morale de la société. Il les adaptera au
niveau des élèves ou aux circonstances. Les chansons pourront être accompagnées de danses du
milieu ou de saynètes valorisant la culture locale. L’enseignant choisira quelques chansons avec deux
voix.
Il utilisera les instruments de musique qu’on retrouve dans le milieu et pourra recourir aux bandes
cassettes.
Arts plastiques

L’étude du milieu devra être à la base de l’enseignement. Le dessin interviendra sous forme des
travaux d’illustration et de documentation en rapport avec les autres activités : sciences naturelles,
géographie, français, histoire, mesures des grandeurs, calcul, etc. Aux 1ère et 2ème degré, on a donné
libre cours à l’imagination des élèves après une leçon, un récit ou un événement en corrigeant
délicatement, en prenant garde de ne pas étouffer la spontanéité et l’initiative des enfants.
Au degré terminal, toutes les corrections tendront à obtenir plus de réalité et de vérité et les formes
les plus belles.
L’enseignement sera collectif, mais le travail de chaque élève sera suivi de près.
Les techniques d’expression suivantes seront appliquées :
- le pliage, le découpage, avec fiches et fil de coton ;
- la décoration, les bandes de carton léger ;
- les jeux de lignes et de surfaces, les copies de feuilles naturelles ;
- les réalisations décoratives à partir d’objets dessinés d’après nature ;
- la perspective, le corps humain, les croquis d’observation de personnages et d’animaux,
l’illustration, etc.
L’enseignant suscitera chez l’élève les attitudes favorables au goût de l’effort, à l’amour du travail
bien fait. De ce fait, il guidera l’élève pendant les ateliers à exécuter individuellement ou
collectivement des tâches, en vue de produire certains objets, matériels, tableaux et œuvres d’arts,
dont les meilleurs seront conservés pour une exposition ou une vente.
On ne perdra pas de vue de former le sens esthétique, surtout au cours d’exploration du milieu :
paysages et panoramas harmonieux ou caractéristiques, phénomènes naturels, réalisations pratiques
remarquables, monuments, locaux, etc.

III. 5. DOMAINE DU DEVELOPPEMENT PERSONNEL

III.5.1. Généralités

Le domaine du développement personnel comprend l’initiation aux travaux productifs, l’éducation


physique et sportive ainsi que la religion. Ces branches visent essentiellement la pratique des
exercices susceptibles de stimuler les fonctions vitales de l’élève, de contribuer à son développement
physique, moral et mental, à la promotion et à la valorisation des jeux et des sports traditionnels, à
l’acquisition du goût de l’effort et du travail bien fait.
L’enseignant aura soin d’initier, par des situations, les élèves au plus grand nombre d’occupations
possibles. Un accent particulier sera mis sur la noblesse et la nécessité du travail collectif et
l’entretien. Constituant l’activité de base de l’éducation physique, la gymnastique doit, par des
situations, céder petit à petit sa place à l’initiation athlétique et sportive.
L’enseignant respectera la progression pédagogique (graduation des difficultés) et un dérivatif
psychologique ne peut être oublié à la fin de la séance de gymnastique.
III.5.2. Directives méthodologiques pour les différentes branches

Initiation au travail manuel

L’initiation au travail manuel ne doit pas être considérée comme une corvée pour les élèves, mais
plutôt un moyen pour développer le goût du travail bien fait. Pour cela, il faut faire prendre
conscience aux élèves que le développement familial et social est fonction du travail bien fait.
Même si dans certaines régions, des occupations spécifiques sont réservées à l’un ou l’autre sexe, le
maître veillera à ce que tous les élèves participent aux mêmes activités sans discrimination aucune.
L’enseignant participera lui-même aux travaux manuels pour montrer le côté noble du travail.
La classe visitera les artisans des environs de l’école pour se familiariser avec le vocabulaire
technique et pour ses travaux pratiques. L’école devra disposer d’un minimum d’outils de travail
nécessaires à la réalisation des activités manuelles.

Education physique et sportive

Les séances de gymnastique prévues à ce stade de l’enseignement devront aider l’élève à inhiber son
instinct de conservation. Pour y parvenir avec efficacité, nous recommandons à l’éducateur
l’utilisation d’une variante de la gymnastique scandinave-dynamique dénommée « gymnastique à
prédominance ».
Tout en préservant les principes de la scandinave-dynamique, la gymnastique à prédominance
préconise l’emploi, parmi les exercices tonifiants et formatifs, des sauts et exercices d’équilibre.
Concernant l’éducation physique et sportive, l’enseignant veillera aux exercices qui seront adaptés à
l’âge de l’élève afin de lui assurer un développement et une croissance harmonieux.
IL instruira les élèves d’effectuer des exercices compétitifs qui éveilleront l’esprit d’équipe et
d’abnégation et qui feront acquérir la maîtrise de soi.
A la fin du cycle primaire, l’élève pourra mettre en pratique les exercices compétitifs en vue de
pratiquer les différentes disciplines sportives : football, volley-ball, basketball, natation, etc.

3.8. Grille horaire


La grille horaire est un élément très important qui doit guider le directeur d’école dans la composition
de l’horaire hebdomadaire général de son école. Il ne peut établir l’horaire général de son école s’il
n’a pas sous les yeux la grille horaire, à l’instar d’un ouvrage bien construit. C’est donc un repère qui
le guide dans son rôle. Ce rôle consiste entre autres à élaborer les horaires hebdomadaires
correspondant aux trois degrés de l’enseignement primaire : élémentaire, moyen et terminal, qu’il
mettra à la disposition des maitres de son école. Ces horaires forment, avec le programme dans son
ensemble, le document de base que tout maitre doit posséder et utiliser lors de l’élaboration des
prévisions des matières dans ses unités pédagogiques.
L’une des innovations du nouveau programme est qu’il ne se limite pas à indiquer combien d’heures
le maitre doit consacrer à chacune des branches reprises au programme. Le programme de 2010
ajoute ici la pondération que représente chaque domaine, c’est-à-dire la place, en pourcentages,
qu’occupe chaque domaine par rapport à l’ensemble de la grille pour chaque classe. La pondération
des matières est faite en termes d’heures de cours par domaine, branche, degré et année d’études :
N° DOMAINE BRANCHE DEGRE & ANNEE D’ETUDES
ELEMENTAIRE MOYEN TERMINAL
1er 2ème 3ème 4ème 5ème 6ème
1 Des langues 44,4 % 44,4 % 36% 36% 34 % 34 %
2 Des mathématiques, 36 % 36 % 39 % 39 % 42 % 42 %
sciences et technologie
3 De l’univers social et de 8,3 % 8,3 % 14 % 14 % 13 % 13 %
l’environnement
4 Des arts 3% 3% 3% 3% 3% 3%
5 Du développement 8,3 % 8,3 % 8% 8% 8% 8%
personnel
TOTAUX (en heures par semaine) 27 27 27 27 28 ½ 28 ½
100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 %
RECREATION 2 2 2 2 1½ 1½
Total général (en heures) 29 29 29 29 30 30

- La durée d’une séance de cours est de 45 minutes.


- La durée de la récréation est de 20 minutes pour les classes de 1ère année jusqu’en 4ème année, elle
est de 15 minutes pour les classes de 5ème et 6ème année.
(1) Sciences d’éveil pour le degré élémentaire et Sciences pour les autres degrés.
(2) L’Education Civique et Morale est une discipline transversale présente dans toutes les activités
vécues quotidiennement à l’école.
Au-delà de l’heure de cours (1 h ½), l’Education civique et morale devient une constante de la
formation à l’école primaire.
CHAPITRE QUATRIEME : LA LECON
4.1. Notions
Le terme leçon signifie l’ensemble d’opérations dirigées et surveillées par l’enseignant engageant
tout l’être de l’apprenant ; c’est-à-dire son corps, son âme et son esprit.
Simon Scaillet lui définit une leçon comme « un ensemble d’activités dirigées ou surveillées par
l’enseignant dans le but de faire acquérir une connaissance par les élèves ».

a. Les étapes d’une leçon

Dès son origine, une leçon a toujours porté trois étapes de longueur inégale. Et ces étapes sont ;

 Introduction
 Acquisition de la matière (développement)
 Maitrise de la matière (application)

L’aspect dynamique de la science pédagogique, a amené aujourd’hui de considérer les termes


suivants pour désigner les étapes d’une leçon :

TERMES EVOLUTION TERMES EN


ORIGINALES ACTUALISATION

E Introduction Partie globale Introduction Activités initiales

T Acquisition de la Partie analytique Développement Activités principales


matière
A Partie synthétique Application Activités de fixation
Maitrise de la matière et de contrôle
P Partie applicative

E (De Bourge)

N.B : Toutes ses structures sont d’usage par-ci par-là à travers les écoles. Mais malgré cela, c’est la
dernière qui se conforme de plus en plus à la réalité actuelle de notre enseignement. Associées à elle
des sous parties (sous-étapes), elle se présente ainsi comme suit :

1/ Activités Initiales
a. Révision/prérequis
b. Motivation/aperception

2/ Activités Principales
a. Analyse
b. Synthèse

3/ Activités de Fixation et de contrôle


a. Application/ fixation/ intégration
b. Contrôle/évaluation
b/ Les qualités d’une bonne leçon
Pour qu’elle soit compréhensible, une leçon doit revêtir les qualités suivantes :

- Forme un tout ; càd ne doit porter que sur un seul thème (sujet), donc pas des
papillonages (voyages) inutiles ;
- Bien ordonner : pas de bavardage, mais un lien logique et clair entre les idées ;
- Être vivante : intéressante, captivante aux apprenants ;
- Être sobre de matière : bien dosée, adaptée à l’emploi du temps prévu ;
- Être à la portée des apprenants : adapté au niveau intellectuel et à l’âge mental des
apprenants.

C/ De la préparation d’une leçon


Selon le dictionnaire Larousse, préparer c’est arranger pour être prêt. Exemple je me prépare pour
faire un voyage à Butembo. C’est également de disposer des éléments ou objets.

Préparer une leçon revient à prévoir ce que l’on va enseigner ; c’est aussi connaître la matière ; savoir
comment la transmettre et faire assimiler aux apprenants.

En quoi consiste la préparation d’une leçon ?

- A l’assimilation de la matière par soi-même


- A la détermination de la compétence à inférer aux apprenants
- A la délimitation du sujet de la leçon
- Au choix des méthodes, techniques, procédés qui donnent de bons résultats
- Au choix des supports didactiques ou matériels didactiques, des situations, des
exemples, des explications et des applications
- Au choix du cadre dans laquelle la leçon doit se dérouler
- Etc.

Parlons de la préparation d’une leçon, on conviendrait qu’il s’agit ici de la préparation


immédiate ; celle qui se fait la veille pour chaque leçon et couvre deux aspects. L’une donnant une
vue d’ensemble de la leçon c’est-à-dire une préparation succincte et l’autre présente les étapes de la
leçon, les détails de celle-ci, indiquant la part qui revient à la fois au formateur et à l’apprenant. Et cet
outil concerne le deuxième aspect et le point suivant parle des types de leçons et des sortes des fiches
en différents modèles.

N.B : « Une préparation détaillée, bien faite, produit de bons résultats »


CHAPITRE CINQUIEME : UNE FICHE DE PREPARATION
5.1. Notion et importance
C’est un document pédagogique destiné à recevoir chaque jour un ou plusieurs leçons préparées à
fond (de matière détaillée). Elle présente la manière dont l’enseignant conduira cette leçon.
Beaucoup d’enseignant préfère utiliser les fiches que le cahier de préparation car celle-ci peuvent être
retravaillées, modifiées, conservées et reclassées. Cette dernière se fait généralement la veille du jour
ou la leçon sera enseignée, et vient immédiatement après une réflexion sur la matière.
Son importance est qu’elle constitue un excellent moyen d’aide-mémoire au cours des leçons et un
support pour le rappel de la matière. Elle est d’abord mentale avant d’être matérielle et écrite. Il s’agit
dans cette préparation de répondre aux questions fondamentales ci-après :
- de quoi s’agit-il ?
- comment s’y prendre ?

4.2. Types de leçons


D’après la valeur pratique, on distingue :
- Une leçon modèle : c’est une leçon donnée par le titulaire de classe devant les stagiaires et leur
professeur de didactique.
- Leçon-type : c’est une leçon dont le schéma peut être appliqué à des leçons similaires.
- Leçon d’essai : c’est une leçon donnée par l’élève-maître devant le titulaire de classe, ses
condisciples et le professeur de didactique.
- Leçon d’application : c’est une leçon donnée par l’élève-maître à l’école primaire à l’occasion
du stage.
- Leçon de base : c’est une leçon d’importance capitale, donnant une notion fondamentale, sur
laquelle doit se bâtir tout un édifice de connaissance.
D’après la stratégie d’enseignement, on distingue :

- Leçon intuitive : c’est toute leçon qui ne peut être donnée qu’en recourant à l’usage de Matériel
Didactique.
- Leçon analytique : c’est toute leçon qui ne peut être donnée que sous forme d’un récit ou d’un
exposé.
- Leçon inductive : c’est celle qui part des exemples ou de l’observation des cas particuliers pour
aboutir à une règle ou une loi générale.
Leçon déductive : c’est celle qui part de la règle générale ou de la loi pour aboutir aux exemples ou
aux cas particuliers.
4.3. Marche des leçons
4.3.1. Marche de la leçon analytique

C’est toute leçon qui ne peut être dispensée que sous forme d’un exposé ou d’un récit.
On l’applique en Histoire, ECM, Religion, ESE, Problème. Ses étapes sont :
- Révision
Questions orales sur la matière précédente
- Analyse
Exposé de la leçon selon la méthode Socratique
Entrecouper l’exposé par les questions de contrôle
- Synthèse
Questions récapitulatives sur la nouvelle matière
Mémorisation de la matière
- Application
Questions de contrôle sur la nouvelle matière

4.3.2. Leçon inductive

C’est une leçon qui part des exemples ou des cas particuliers pour aboutir à la règle ou à la loi
générale.
On l’utilise en Grammaire, Analyse, Orthographe, Conjugaison, Calcul écrit et mentale, Formes
géométriques, Mesures des grandeurs. Ses étapes sont :
- Révision : Rappel de la leçon précédente, exercices écrits sur la matière passée.
- Induction
- Représentation des exemples
- Observation des exemples
- Abstraction : tirer des exemples l’objet de la théorie
- Comparaison des exemples : constater que dans les circonstances le même phénomène se
produit.
- Généralisation : étendre la théorie à tous les cas semblables
- Déduction : présentation d’un exercice à effectuer au tableau noir par un élève en vue
d’appliquer la théorie.
4.3.3. Leçon intuitive
C’est une leçon qui ne peut être donnée qu’en recourant à m’usage de Matériel Didactique. On
utilise cette leçon en Géographie, Anatomie, Botanique, Zoologie, Physique, Géométrie.
Ses étapes sont :
- Révision
Rappel de la leçon précédente
Questions orales sur la matière de la leçon passée
Observation libre, présentation de matériel didactique, les élèves l’observent sans rien dire.
Observation dirigée par des questions : le Maître fait analyser le matériel documentaire.
Généralisation : découverte de la théorie, règle, la définition, la formule et l’étendre à tous les cas
semblables.
Application : questions orales de contrôle sur la nouvelle matière.
4.3.4. Leçon pratique
C’est une leçon dont les élèves exécutent le modèle présenté par le Maître. On l’utilise en Dessin,
Calligraphie, EPS, Travail manuel, Lecture, Rédaction, Récitation, Elocution, Devoir en classe,
Travail dirigé. Ses étapes sont :
Rappel de quelques notions connues à utiliser à la leçon.
Application commune : résolution d’un exercice au TN.
Ou la réalisation d’une tâche par toute la classe.
Application individuelle : travail individuel effectué par chaque élève.

5.2. Modèle d’une fiche de préparation et types des fiches


Dans l’enseignement, nous comptons deux modèles de fiche de préparation ; à savoir :
1. Le modèle linéaire
Qui est l’ancien modèle de fiche de préparation ; et, avec le dynamisme de la science, ce modèle
n’est plus en usage dans l’enseignement. Elle se présentait comme une feuille de papier vierge ou
tous les éléments sont inscrits en musique. En voici le modèle :
PREPARATION N°……………

Ecole : Enseignant :
Date : Heures :
Branche : Sujet :
But ; Matériels didactiques :
Référence :
2. Le modèle T
Ici on distingue ;
a/ Le modèle T1
Qui présente les matières dans un cadre en forme « T », d’un côté la matière et de l’autre côté les
méthodes et procédés (matières). Il se présente comme suit :
Préparation n° …………..

Enseignant : Ecole :
Date : Heures :
Branche : Sujet :
Objectif Opérationnel : Matériels didactiques :
Référence :

MATIERE METHODES ET PROCEDES

I. INTRODUCTION
1. REVISION

2. MOTIVATION

II. DEVELOPPEMENT
1. ANALYSE

2. SYNTHESE

III. APPLICATION
Ou se présente comme suit :
Préparation n° …………..

Enseignant : Ecole :
Date : Heures :
Branche : Sujet :
Objectif Opérationnel : Matériels didactiques :
Référence :

METHODES ET PROCEDES MATIERE

IV. INTRODUCTION
3. REVISION

4. MOTIVATION

V. DEVELOPPEMENT
3. ANALYSE

4. SYNTHESE

VI. APPLICATION

b. Le modèle T2
Ce modèle est celui le plus utilisé dans l’enseignement ; il présente d’un côté ce que doit faire
l’enseignant et de l’autre côté ce que feront les apprenants. Il répond mieux aux méthodes actives et
participatives et différentes formes d’enseignement et des enjeux de l’APC. En voici les tracés :
Préparation n° …………..

Enseignant : Ecole :
Date : Heures :
Branche : Sujet :
Compétence : Supports pédagogiques :
Référence :

ACTIVITES DE L’ENSEIGNANT ACTIVITES DES APPRENANTS

VII. INTRODUCTION
5. REVISION

6. MOTIVATION

VIII. DEVELOPPEMENT
5. ANALYSE

6. SYNTHESE

IX. APPLICATION
C. Modèle en APC/APS :
Préparation n° …………..

Ecole : Classe :
Enseignant : Qualification :
Date : Heures :
Branche : Sujet de la leçon (contenu) :
Compétence :
Supports pédagogiques :
Référence :
• Curriculaire :
• Bibliographique :

ACTIVITES DE L’ENSEIGNANT ACTIVITES DES APPRENANTS

I. ACTIVITES
INITIALES/INTRODUCTION
a. REVISION/PREREQUIS

Rappel des notions déjà connues Activité spontanée des apprenants


Propre à faire le lien avec la
La leçon nouvelle

b. MOTIVATION/APERCEPTION Dégagement de la situation d’appel

Sollicitation des apprenants pour la lecon nouvelle


(créer un intérêt)

II.ACTIVITES
PRINCIPALES/DEVELOPPEMENT Expérimentation par les apprenants
a. ANALYSE

Présentation de la situation d’appel aux


apprenants Appropriation de la situation
(ressources/contenu-matière)
b. SYNTHESE
Dégagement de l’essentiel

III. ACTIVITES DE FIXATION ET DE


CONTROLE Réponse aux diverses questions
Exécution de la tâche par les apprenants
a. APPLICATION/INTEGRATION (PARTIELLE)
Intégration partielle de la leçon
Résolution de la situation problème et
b. CONTROLE/EVALUATION réponse aux différentes questions.
Situation problème, encouragement puis
remédiation
CHAPITRE SIXIEME : LA CLASSE
6.1. Notions
Une classe est l’ensemble d’apprenants qui suivent les mêmes enseignements. Elle est aussi, une salle
où est donné l’enseignement. Une classe doit répondre à certaines exigences structurelle et
fonctionnelle. Pour son succès : elle doit avoir des mobiliers confortables, disposer des élèves en
tenant compte de certaines conditions biophysiologiques telles que taille, âge, déficiences
perceptives.

6.2. Gestion d’une classe

a. Soins du Tableau Noir

Le TN doit être peint en noir ou vert et doit resté toujours propre ; lorsqu’il est rempli et qu’on veut
écrire un mot, il faut effacer les écrits se trouvant au TN.

b. Division du Tableau Noir

Le TN doit avant de l’utiliser être divisé selon sa grandeur en 2, 3,4 ou 5.

- Lorsqu’il est divisé en 2, la 1ère partie doit être réservée à la leçon proprement dite et la seconde
à la révision et à l’application.

- Lorsque le tableau est subdivisé en 3 parties :

- La 1ère partie doit être réservée à la révision ;

- La 2ème partie à la leçon du jour et

- La 3ème partie à l’application.

- Lorsque le TN est subdivisé en 4, 5 ou 6, le Maître utilisera les 3 premières parties ; les autres
seront réservés aux croquis tabulaires, texte de lecture, devoir à domicile…
- Date au tableau
Après avoir divisé le TN selon sa grandeur, la tâche suivante est d’écrire la date au TN, au coin haut
droit, le jour en chiffres, le mois en lettres et l’année en chiffres.
- La branche au TN
Après avoir mis la date au tableau, la tâche suivante est d’écrire la branche au milieu du
tableau en haut et on souligne.
- Le placement des élèves
Les élèves seront placés en classe en tenant compte de certains critères biologiques et
psychologiques suivantes :
- Placer aux premiers pupitres les élèves courts, malvoyants ou qui ont des difficultés perceptives,
les dérangeurs, les turbulents…
- Placer aux derniers pupitres, les élèves élancés, myopes, polis…
REFERENCES
FADEM-RDC-Kinshasa, Développer les compétences de compréhension et productions orales :
vocabulaire, grammaire, expression, édition 2013, http ://www. ifadem.org
IFADEM-RDC-Katanga, Organiser le travail en classe, édition 2013, http ://www. ifadem.org
IFADEM-RDC-Katanga, Enseigner le français pour les mathématiques et par les mathématiques,
édition 2013, http ://www. ifadem.org
MEPSP-Dipromad, Programme national de l’enseignement primaire, Kinshasa-Gombé, Edideps,
2000.
MEPSP-Dipromad, Programme national de l’enseignement primaire, édition revue, 2010.
DISENGOMOKA MUTWALA J., Pratique d’enseignement à l’école Maternelle, Inédit CFUS,
Kinshasa, 2012.

EBENGO MAKOKE E., Tenue d’une classe Primaire, Inédit, CCEPT, Kinshasa, 2008.

HAUSTRATE L., et LABEAU A., Cours complet de Pédagogie, Albert Dewit, Bruxelles, 1912.

MACAIRE F., et RAYMOND R., Notre beau métier, Saint-Paul, France 1963.

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