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Biographie Olympe de Gouges

Olympe de Gouges, née Marie Gouze, est une pionnière du féminisme qui a plaidé pour les droits des femmes et l'égalité, notamment à travers sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Elle s'est opposée à l'esclavage et a été guillotinée en 1793 pour ses idées modérées et son activisme. Malgré des avancées temporaires pour les droits des femmes durant la Révolution, celles-ci ont été rapidement annulées par le code civil napoléonien.

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Biographie Olympe de Gouges

Olympe de Gouges, née Marie Gouze, est une pionnière du féminisme qui a plaidé pour les droits des femmes et l'égalité, notamment à travers sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Elle s'est opposée à l'esclavage et a été guillotinée en 1793 pour ses idées modérées et son activisme. Malgré des avancées temporaires pour les droits des femmes durant la Révolution, celles-ci ont été rapidement annulées par le code civil napoléonien.

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Biographie sélective d’Olympe de Gouges (1748-1793)

« La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également


celui de monter à la tribune. »

Née Marie Gouze, est comme elle l’a écrit, « une enfant de la nature » (officiellement fille
d’un boucher mais fille naturelle et illégitime d’un aristocrate, le marquis de Pompignan,
poète et membre de l’Académie française). Mariée contre son gré à 18 ans, elle devient
veuve l’année d’après. Refusant de se remarier (elle ne veut pas se soumettre à la loi qui
empêche les femmes de publier leurs écrits sans l’accord de leur mari), elle prend pour nom
de plume « Marie-Olympe de Gouges ».

Elle s’installe ensuite à Paris et vit en union libre avec un officier. Autodidacte, elle lit
beaucoup et fréquent assidûment les salons, clubs et sociétés.

Opposée à l’esclavage, elle publie la pièce Zamore et Mirza (1785) et adhère à la « Société
des Amis des Noirs » afin de dénoncer, au nom de l’égalité, les préjugés racistes. Ses idées
inspireront l’abbé Grégoire qui promulguera la loi abolissant une première fois l’esclavage en
1794.

Sa production littéraire est vaste et variée : écrits politiques, brochures, pièces de théâtre…

Le 26 août 1789, inspirée de la déclaration de l'indépendance américaine de 1776 et de


l'esprit des Lumières, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est rédigée afin de
servir de déclaration de principes à la nouvelle Constitution.

En 1791, Olympe de Gouges en publie un pastiche : la Déclaration des droits de la femme


et de la citoyenne qu’elle dédie à la reine Marie-Antoinette.

En 1793, elle est arrêtée par les Montagnards pour ses prises de position modérées, son
hostilité à Robespierre ainsi que pour une affiche jugée « attentatoire à la souveraineté
nationale ». Jugée par le tribunal révolutionnaire de la Terreur, elle est condamnée à mort,
au terme d’un procès arbitraire, et guillotinée, à 45 ans, dès le lendemain. Elle est alors la
deuxième femme à périr de cette manière, après Marie-Antoinette.

Il faudra attendre 1986 pour que soit publiée pour la première fois, dans son intégralité, la
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Pionnière du féminisme, elle serait pressentie pour devenir seulement la septième femme,
parmi 75 hommes, à être au Panthéon.

Considérée tantôt comme une « hystérique » par l’historien Jules Michelet voire une
« virago » (soit des insultes sexistes pour décrédibiliser son action politique), elle n’aura
jamais abdiqué, même sous les menaces d’arrestation, pour réclamer incessamment l’égalité
des droits pour les femmes (notamment le divorce et le droit de vote), pour une réforme du
mariage, la reconnaissance des droits des enfants illégitimes, une révolution non-violente,
l’abolition de l’esclavage et celle de la peine de mort.

LA CONDITION DES FEMMES SOUS LA REVOLUTION

Méthodiquement, les femmes sont reléguées hors de la sphère politique. Signe, parmi
d’autres, de cette exclusion, les gouvernements favorisent l’emploi de « Madame » ou «
Mademoiselle » au détriment de « citoyenne »
Et si pendant la période révolutionnaire, les femmes se voient décerner le titre de «
citoyenne », elles n’obtiennent pas pour autant de droits politiques car elles n’ont
légalement pas le droit de vote. Toutefois, elles font acte de citoyenneté en se rendant aux
débats à l’Assemblée ou dans les clubs parisiens, formant également des clubs spécifiques
de femmes, à Paris comme en province.
Toutefois, après les avoir laissées un temps se constituer en clubs et se mêler aux
mouvements populaires, un terme est officiellement mis à l’automne 1793 à toute activité
politique féminine, avec l’interdiction des clubs féminins et le refus de la citoyenneté pour
les femmes.
Si les femmes se virent ainsi exclues des affaires de la cité, les révolutionnaires prirent
néanmoins quelques mesures pour améliorer leur statut civil et social, et les soustraire à
l’oppression masculine : l’égalité des droits de succession entre hommes et femmes fut
admise le 8 avril 1791, le divorce, réclamé par Olympe de Gouges, instauré le 30 août 1792,
et la reconnaissance civile concédée aux femmes le 20 septembre 1792, lors des lois sur
l’état civil. Mais de telles avancées furent de courte durée, car le code civil napoléonien,
promulgué le 21 mars 1804, rétablit bientôt les pleins pouvoirs du chef de famille.

LES INFLUENCES

Le siècle des Lumières

A partir de 1749, le terme « philosophes » (soit littéralement les « amis de la sagesse »)


désigne les personnes qui partagent le même idéal, celui des Lumières, métaphore qui
exprime la volonté d'éclairer les hommes par la raison en exerçant leur esprit critique afin
de dissiper les ténèbres de l’obscurantisme religieux et de se défaire des préjugés. En effet,
selon eux, seule l’intelligence permettra aux hommes de se libérer des chaînes de l’ignorance
et du poids des superstitions pour parvenir à la vérité et accéder ainsi au bonheur.

Ainsi, en diffusant les connaissances, ils défendent des valeurs de liberté contre l’esclavage
et la censeur, d’égalité face à la justice et aux privilèges et de fraternité contre l’intolérance.
RESUME DE L’ŒUVRE

Plaidoyer pour les droits des femmes et l’égalité : au nom du principe d’universalisme des
révolutionnaires, elle réclame les mêmes droits et devoirs : accéder à la représentation
politique (être éligible), çà l’égalité devant la loi te à la liberté d’expression (soit bénéficier
d’une tribune politique).
Le mot « féministe » apparaît pour la première fois en 1872 dans un essai d’Alexandre Dumas
fils et a une connotation péjorative avant de désigner un mouvement de lutte pour les droits
des femmes.

Une œuvre inclassable :


Pastiche : elle imite la forme juridique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
Pamphlet qui fustige l’iniquité de cette déclaration.

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