BOOTCAMP DE L’ÉLITE
MATHS - Mai 2025
([Link])
2025
BACCALAURÉAT GÉNÉRAL
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ
SESSION 2025
MATHÉMATIQUES
Jour 2
Durée de l’épreuve : 4 heures
L’usage de la calculatrice avec mode examen actif est autorisé.
L’usage de la calculatrice sans mémoire « type collège » est autorisé.
Dès que ce sujet vous est remis, assurez-vous qu’il est complet.
Ce sujet comporte 6 pages numérotées de 1/6 à 6/6.
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements seront prises en compte dans
l’appréciation de la copie. Les traces de recherche, même incomplètes ou infructueuses, seront
valorisées.
25-MATJ2AN1 1 /6
Exercice 1 (5 points)
Au basket-ball, il est possible de marquer des paniers rapportant un point, deux points ou
trois points.
Les PARTIES A et B sont indépendantes.
PARTIE A
L’entraineur d’une équipe de basket décide d’étudier les statistiques de réussite des lancers
de ses joueurs. Il constate qu’à l’entrainement, lorsque Victor tente un panier à trois points,
il le réussit avec une probabilité de 0,32.
Lors d’un entrainement, Victor effectue une série de 15 lancers à trois points. On suppose
que ces lancers sont indépendants.
On note 𝑁 la variable aléatoire qui donne le nombre de paniers marqués.
Les résultats des probabilités demandées seront, si nécessaire, arrondis au millième.
1. On admet que la variable aléatoire 𝑁 suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
2. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers lors de cette série.
3. Déterminer la probabilité que Victor réussisse au plus 6 paniers lors de cette série.
4. Déterminer l’espérance de la variable aléatoire 𝑁.
5. On note 𝑇 la variable aléatoire qui donne le nombre de points marqués après cette série
de lancers.
a. Exprimer 𝑇 en fonction de 𝑁.
b. En déduire l’espérance de la variable aléatoire 𝑇. Donner une interprétation de cette
valeur dans le contexte de l’exercice.
c. Calculer 𝑃(12 ≤ 𝑇 ≤ 18).
PARTIE B
On note 𝑋 la variable aléatoire donnant le nombre de points marqués par Victor lors d’un
match.
On admet que l’espérance 𝐸(𝑋) = 22 et la variance 𝑉(𝑋) = 65.
Victor joue 𝑛 matchs, où 𝑛 est un nombre entier strictement positif.
On note 𝑋1 , 𝑋2 , …, 𝑋𝑛 les variables aléatoires donnant le nombre de points marqués au
cours des 1er , 2e , …, n-ième matchs. On admet que les variables aléatoires 𝑋1 , 𝑋2 , …, 𝑋𝑛
sont indépendantes et suivent la même loi que celle de 𝑋.
𝑋1 + 𝑋2 +…+ 𝑋𝑛
On pose 𝑀𝑛 = .
𝑛
25-MATJ2AN1 2 /6
1. Dans cette question, on prend 𝑛 = 50.
a. Que représente la variable aléatoire 𝑀50 ?
b. Déterminer l’espérance et la variance de 𝑀50 .
13
c. Démontrer que 𝑃(|𝑀50 − 22| ≥ 3) ≤ .
90
d. En déduire que la probabilité de l’événement « 19 < 𝑀50 < 25 » est strictement
supérieure à 0,85.
2. Indiquer, en justifiant, si l’affirmation suivante est vraie ou fausse :
« Il n’existe aucun entier naturel 𝑛 tel que 𝑃(|𝑀𝑛 − 22| ≥ 3) < 0,01 ».
Exercice 2 (5 points)
Un des objectifs de cet exercice est de déterminer une approximation du nombre réel ln(2),
en utilisant une des méthodes du mathématicien anglais Henry Briggs au 16 e siècle.
On désigne par (𝑢𝑛 ) la suite définie par :
𝑢0 = 2 et pour tout entier naturel 𝑛, 𝑢𝑛+1 = √𝑢𝑛 .
PARTIE A
1. a. Donner la valeur exacte de 𝑢1 et de 𝑢2 .
b. Émettre une conjecture, à l’aide de la calculatrice, sur le sens de variation et la limite
éventuelle de la suite.
2. a. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel 𝑛, 1 ≤ 𝑢𝑛+1 ≤ 𝑢𝑛 .
b. En déduire que la suite (𝑢𝑛 ) est convergente.
c. Résoudre dans l’intervalle [0; +∞[ l’équation √𝑥 = 𝑥.
d. Déterminer, en justifiant, la limite de la suite (𝑢𝑛 ).
PARTIE B
On désigne par (𝑣𝑛 ) la suite définie pour tout entier naturel 𝑛 par 𝑣𝑛 = ln(𝑢𝑛 ).
1
1. a. Démontrer que la suite (𝑣𝑛 ) est géométrique de raison 2.
b. Exprimer 𝑣𝑛 en fonction de 𝑛, pour tout entier naturel 𝑛.
c. En déduire que, pour tout entier naturel 𝑛, ln(2) = 2𝑛 ln(𝑢𝑛 ).
2. On a tracé ci-dessous dans un repère orthonormé la courbeC de la fonction ln et la
tangente T à la courbe C au point d’abscisse 1.
Une équation de la droite T est 𝑦 = 𝑥 − 1.
Les points 𝐴0 , 𝐴1 , 𝐴2 ont pour abscisses respectives 𝑢0 , 𝑢1 𝑒𝑡 𝑢2 et pour ordonnée 0.
25-MATJ2AN1 3 /6
On décide de prendre 𝑥 − 1 comme approximation de ln(𝑥) lorsque 𝑥 appartient à
l’intervalle ]0,99 ; 1,01[ .
a. Déterminer à l’aide de la calculatrice le plus petit entier naturel 𝑘 tel que 𝑢𝑘
appartienne à l’intervalle ]0,99 ; 1,01[ et donner une valeur approchée de 𝑢𝑘
à 10−5 près.
b. En déduire une approximation de ln(𝑢𝑘 ).
c. Déduire des questions 1.c. et 2.b. de la partie B une approximation de ln(2).
3. On généralise la méthode précédente à tout réel 𝑎 strictement supérieur à 1.
Recopier et compléter l’algorithme ci-dessous afin que l’appel Briggs(a) renvoie une
approximation de ln(𝑎).
On rappelle que l’instruction en langage Python sqrt(a) correspond à √𝑎.
from math import*
def Briggs(a):
n = 0
while a >= 1.01:
a = sqrt(a)
n = n+1
L = …………
return L
25-MATJ2AN1 4 /6
Exercice 3 (5 points)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque
réponse doit être justifiée.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
G
H
PARTIE A
F
ABCDEFGH est un cube d’arête de longueur 1. E
Les points I, J, K, L et M sont les milieux M
respectifs des arêtes [AB], [BF], [AE], [CD] et
[DH]. J
K
L C
D
J B
A
Affirmation 1 : « ⃗⃗⃗⃗ DM − ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
JH = 2BI CB »
⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
Affirmation 2 : « Le triplet de vecteurs (AB AH, ⃗⃗⃗⃗⃗
AG) est une base de l’espace. »
Affirmation 3 : « ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = − 1 »
IB ⋅ LM 4
PARTIE B
Dans l’espace muni d’un repère orthonormé, on considère :
le plan P d’équation cartésienne 2𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 + 6 = 0
les points A (2 ; 0 ; −1) et B (5 ; −3 ; 7)
Affirmation 4 : « Le plan P et la droite (AB) sont parallèles. »
Affirmation 5 : « Le plan P ’ parallèle à P passant par B a pour équation cartésienne
−2𝑥 + 𝑦 − 3𝑧 + 34 = 0 »
√14
Affirmation 6 : « La distance du point A au plan P est égale à .»
2
On note (𝑑) la droite de représentation paramétrique
𝑥 = −12 + 2𝑘
{ 𝑦=6 , où 𝑘 ∈ ℝ
𝑧 = 3 − 5𝑘
Affirmation 7 : « Les droites (AB) et (𝑑) ne sont pas coplanaires. »
25-MATJ2AN1 5 /6
Exercice 4 (5 points)
On désigne par 𝑓 la fonction définie sur l’intervalle [0 ; 𝜋] par 𝑓(𝑥) = e𝑥 sin(𝑥).
On note 𝒞𝑓 la courbe représentative de 𝑓 dans un repère.
PARTIE A
1. a. Démontrer que pour tout réel 𝑥 de l’intervalle [0 ; 𝜋], 𝑓 ′ (𝑥) = e𝑥 (sin(𝑥) + cos(𝑥)).
𝜋
b. Justifier que la fonction 𝑓 est strictement croissante sur l’intervalle [0 ; 2 ].
2. a. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe 𝒞𝑓 au point d’abscisse 0.
𝜋
b. Démontrer que la fonction 𝑓 est convexe sur l’intervalle [0 ; 2 ].
𝜋
c. En déduire que pour tout réel 𝑥 de l’intervalle [0 ; 2 ] , e𝑥 sin(𝑥) ≥ 𝑥.
𝜋
3. Justifier que le point d’abscisse de la courbe représentative de la fonction 𝑓 est un point
2
d’inflexion.
PARTIE B
𝜋 𝜋
On note I = ∫02 e𝑥 sin(𝑥) d𝑥 et J = ∫02 e𝑥 cos(𝑥) d𝑥 .
1. En intégrant par parties l’intégrale I de deux manières différentes, établir les deux
𝜋
relations suivantes : I= 1+J et I = e2 − J
𝜋
1+e2
2. En déduire que I = .
2
3. On note 𝑔 la fonction définie sur ℝ par 𝑔(𝑥) = 𝑥.
Les courbes représentatives des fonctions 𝑓 et 𝑔 sont tracées dans le repère orthogonal
ci-dessous sur l’intervalle [0 ; 𝜋].
Calculer la valeur exacte de l’aire du domaine hachuré situé entre les courbes 𝒞𝑓 et 𝒞𝑔
𝜋
et les droites d’équation 𝑥 = 0 et 𝑥 = 2 .
𝒞𝑓
𝒞𝑔
25-MATJ2AN1 6 /6
Exercice 1 3 points
Pour chacune des trois propositions suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse,
et donner une justification de la réponse choisie.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
Ð
→ Ð → Ð →
1. L’espace est rapporté à un repère orthonormal (O ; ı , , k ).
Soit (P) le plan dont une équation est : 2x + y − 3z + 1 = 0.
Soit A le point de coordonnées (1 ; 11 ; 7).
Proposition 1 :
« Le point H, projeté orthogonal de A sur (P), a pour coordonnées (0 ; 2 ; 1) ».
2. On considère l’équation différentielle (E) : y ′ = 2 − 2y.
On appelle u la solution de (E) sur R vérifiant u(0) = 0.
ln 2 1
Proposition 2 : « On a u ( ) = ».
2 2
3. On considère
√ la suite (un ) définie par u0 = 2 et, pour tout entier naturel n,
un+1 = 7un .
Proposition 3 : « Pour tout entier naturel n, on a 0 ⩽ un ⩽ 7 ».
Exercice 2 3 points
1. Restitution organisée de connaissances
Démontrer la formule d’intégration par parties en utilisant la formule de
dérivation d’un produit de deux fonctions dérivables, à dérivées continues
sur un intervalle [a ; b].
2. Soient les deux intégrales définies par
π π
I=∫ ex sin x dx et J = ∫ ex cos x dx.
0 0
a. Démontrer que I = −J et que I = J + eπ + 1.
b. En déduire les valeurs exactes de I et de J.
Exercice 3 : 7 points Thèmes : fonctions, suites
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des six questions
suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question
ne rapporte ni n’enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la
réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.
2
1. On considère la fonction g définie et dérivable sur ]0 ; +∞[ par :
g(x) = ln (x2 + x + 1) .
Pour tout nombre réel x strictement positif :
1 1
a. g ′ (x) = b. g ′ (x) =
2x + 1 +x+1
x2
2x +1
c. g ′ (x) = ln(2x + 1) d. g ′ (x) = 2
x +x+1
2. La fonction x z→ ln(x) admet pour primitive sur ]0 ; +∞[ la fonction :
1 ln(x)
a. x z→ ln(x) b. x z→ c. x z→ d. x z→
x x
x ln(x) − x
3. On considère la suite (an ) définie pour tout n dans par :
1 − 3n
an = .
1 + 2n
La limite de la suite (an ) est égale à :
a. −∞ b. −1 c. 1 d. +∞
4. On considère une fonction f définie et dérivable sur [−2 ; 2]. Le tableau de
variations de la fonction f ′ dérivée de la fonction f sur l’intervalle [−2 ; 2]
est donné par :
x −2 −1 0 2
1 −1
variations de f ′ 0
−2
La fonction f est :
a. convexe sur [−2 ; −1] b. concave sur [0 ; 1]
c. convexe sur [−1 ; 2] d. concave sur [−2 ; 0]
5. On donne ci-dessus la courbe représentative de la dérivée f ′ d’une fonction
f définie sur l’intervalle [−2 ; 4].
3
Par lecture graphique de la courbe de f ′ , déterminer l’affirmation correcte
pour f :
a. f est décroissante sur [0 ; 2] b. f est décroissante sur [−1 ; 0]
c. f admet un maximum en 1 sur d. f admet un maximum en 3 sur
[0 ;2] [2 ; 4]
6. Une action est cotée à 57 A
C. Sa valeur augmente de 3 % tous les mois.
La fonction python seuil() qui renvoie le nombre de mois à attendre pour que
sa valeur dépasse 200 A
C est :
4
a. b.
def seuil() : def seuil() :
m=0 m=0
v=57 v=57
while v < 200 : while v > 200 :
m=m+1 m=m+1
v = v*1.03 v = v*1.03
return m return m
c. d.
def seuil() :
m=0
def seuil() :
v=57
v=57
if v < 200 :
for i in range (200) :
m=m+1
v = v*1.03
else :
return v
v = v*1.03
return m
Exercice 4 : 7 points Thèmes : probabilités
Selon les autorités sanitaires d’un pays, 7 % des habitants sont affectés par une
certaine maladie.
Dans ce pays, un test est mis au point pour détecter cette maladie. Ce test a les
caractéristiques suivantes :
● Pour les individus malades, le test donne un résultat négatif dans 20 % des
cas ;
● Pour les individus sains, le test donne un résultat positif dans 1 % des cas.
Une personne est choisie au hasard dans la population et testée.
On considère les évènements suivants :
● M « la personne est malade » ;
● T « le test est positif ».
1. Calculer la probabilité de l’évènement M ∩ T . On pourra s’appuyer sur un
arbre pondéré.
5
2. Démontrer que la probabilité que le test de la personne choisie au hasard soit
positif, est de 0, 0653.
3. Dans un contexte de dépistage de la maladie, est-il plus pertinent de connaître
PM (T ) ou PT (M ) ?
4. On considère dans cette question que la personne choisie au hasard a eu un
test positif.
Quelle est la probabilité qu’elle soit malade ? On arrondira le résultat à 10−2
près.
5. On choisit des personnes au hasard dans la population. La taille de la popu-
lation de ce pays permet d’assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.
On note X la variable aléatoire qui donne le nombre d’individus ayant un
test positif parmi les 10 personnes.
a. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.
b. Déterminer la probabilité pour qu’exactement deux personnes aient un
test positif. On arrondira le résultat à 10−2 près.
6. Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que
la probabilité qu’au moins l’une d’entre elle ait un test positif, soit supérieur
à 99 %.
Exercice 5 7 points Thèmes : suites
Soit (un ) la suite définie par u0 = 1 et pour tout entier naturel n
un
un+1 =
1 + un
1. a. Calculer les termes u1 , u2 et u3 . On donnera les résultats sous forme de
fractions irréductibles.
b. Recopier le script python ci-dessous et compléter les lignes 3 et 6 pour
que liste(k) prenne en paramètre un entier naturel k et renvoie la liste
des premières valeurs de la suite (un ) de u0 à uk .
1. def liste(k) :
2. L = []
3. u=…
4. for i in range(0, k+1) :
5. [Link](u)
6. u=…
7. return(L)
2. On admet que, pour tout entier naturel n, un est strictement positif.
Déterminer le sens de variation de la suite (un ).
6
3. En déduire que la suite (un ) converge.
4. Déterminer la valeur de sa limite.
5. a. Conjecturer une expression de un en fonction de n.
b. Démontrer par récurrence la conjecture précédente.
Exercice 6 7 points Thèmes : géométrie dans le plan et dans l’espace
L’espace est rapporté un repère orthonormal où l’on considère :
● les points A(2 ; −1 ; 0), B(1 ; 0 ; −3), C(6 ; 6 ; 1) et E(1 ; 2 ; 4) ;
● Le plan P d’équation cartésienne 2x − y − z + 4 = 0.
1. a. Démontrer que le triangle ABC est rectangle en A.
ÐÐ→ ÐÐ→
b. Calculer le produit scalaire BA ⋅ BC puis les longueurs BA et BC.
̂ arrondie au degré.
c. En déduire la mesure en degrés de l’angle ABC
2. a. Démontrer que le plan P est parallèle au plan ABC.
b. En déduire une équation cartésienne du plan ABC.
c. Déterminer une représentation paramétrique de la droite D orthogonale
au plan ABC et passant par le point E.
d. Démontrer que le projeté orthogonal H du point E sur le plan ABC a
1 5
pour coordonnées (4 ; ; ).
2 2
1
3. On rappelle que le volume d’une pyramide est donné par V = Bh où B
3
désigne l’aire d’une base et h la hauteur de la pyramide associée à cette base.
Calculer l’aire du triangle ABC puis démontrer que le volume de la pyramide
ABCE est égal à 16, 5 unités de volume.
Exercice 7 6 points
Un particulier veut faire fabriquer un ré-
cupérateur d’eau.
Ce récupérateur d’eau est une cuve qui
doit respecter le cahier des charges sui-
vant :
5m
● elle doit être située à deux mètres
de sa maison ;
● la profondeur maximale doit être de
deux mètres ;
● elle doit mesurer cinq mètres de 2m
long ;
● elle doit épouser la pente naturelle
du terrain.
Cette cuve est schématisée ci-contre.
7
La partie incurvée est modélisée par la courbe Cf de la fonction f sur l’intervalle
[2 ; 2e] définie par :
x
f (x) = x ln ( ) − x + 2.
2
La courbe Cf est représentée ci-dessous dans un repère orthonormé d’unité 1 m
et constitue une vue de profil de la cuve.
On considère les points A(2 ; 2), I(2 ; 0) et B(2e ; 2).
T
A B
2 b b
Cuve
1 Terrain
Cf Terrain
0
0 1 I2 3 D 4 5 6
Partie A
L’objectif de cette partie est d’évaluer le volume de la cuve.
1. Justifier que les points B et I appartiennent à la courbe Cf et que l’axe des
abscisses est tangent à la courbe Cf au point I.
2. On note T la tangente à la courbe Cf au point B, et D le point d’intersection
de la droite T avec l’axe des abscisses.
a. Déterminer une équation de la droiteT et en déduire les coordonnées de
D.
b. On appelle S l’aire du domaine délimité par la courbe Cf , les droites
d’équations y = 2, x = 2 et x = 2e.
S peut être encadrée par l’aire du triangle ABI et celle du trapèze AIDB.
Quel encadrement du volume de la cuve peut-on en déduire ?
3. a. Montrer que, sur l’intervalle [2 ; 2e], la fonction G définie par
x2 x x2
G(x) = ln ( ) −
2 2 4
x
est une primitive de la fonction g définie par g(x) = x ln ( ).
2
b. En déduire une primitive F de la fonction f sur l’intervalle [2 ; 2e].
c. Déterminer la valeur exacte de l’aire S et en déduire une valeur appro-
chée du volume V de la cuve au m3 près.
8
Partie B
Pour tout réel x compris entre 2 et 2e, on note v(x) le volume d’eau, exprimé en
m3 , se trouvant dans la cuve lorsque la hauteur d’eau dans la cuve est égale à f (x).
On admet que, pour tout réel x de l’intervalle [2 ; 2e],
x2 x x x2
v(x) = 5 [ ln ( ) − 2x ln ( ) − + 2x − 3] .
2 2 2 4
1. Quel volume d’eau, au m3 près, y a-t-il dans la cuve lorsque la hauteur d’eau
dans la cuve est de un mètre ?
2. On rappelle que V est le volume total de la cuve, f est la fonction définie en
début d’exercice et v la fonction définie dans la partie B.
Variables : a est un réel
b est un réel
Traitement : a prend la valeur 2
b prend la valeur 2 e
Tant que v(b)−v(a) > 10−3 faire :
On considère l’algo-
c prend la valeur (a + b)/2
rithme ci-contre.
Interpréter le résultat Si v(c) < V /2, alors :
que cet algorithme per-
a prend la valeur c
met d’afficher.
Sinon
b prend la valeur c
Fin Si
Fin Tant que
Sortie : Afficher f (c)
9
Exercice 8 5 points
E H
ABCDEFGH désigne un cube de côté
1.
F G
Le point I est le milieu du segment [BF].
Le point J est le milieu du segment
[BC].
Le point K est le milieu du segment I b
A D
[CD]. b
K
b
B J C
Partie A
Dans cette partie, on ne demande aucune justification
On admet que les droites (IJ) et (CG) sont sécantes en un point L.
Construire, sur la figure fournie en annexe et en laissant apparents les traits de
construction :
● le point L ;
● l’intersection D des plans (IJK) et (CDH) ;
● la section du cube par le plan (IJK).
Partie B
ÐÐ→ ÐÐ→ ÐÐ→
L’espace est rapporté au repère (A ; AB , AD , AE ).
1. Donner les coordonnées de A, G, I, J et K dans ce repère.
ÐÐ→
2. a. Montrer que le vecteur AG est normal au plan (IJK).
b. En déduire une équation cartésienne du plan (IJK).
3. On désigne par M un point du segment [AG] et t le réel de l’intervalle [0 ; 1]
ÐÐ→ ÐÐ→
tel que AM = t AG .
5
a. Démontrer que M I2 = 3t2 − 3t + .
4
1 1 1
b. Démontrer que la distance M I est minimale pour le point N( ; ; ).
2 2 2
1 1 1
4. Démontrer que pour ce point N( ; ; ) :
2 2 2
a. N appartient au plan (IJK).
b. La droite (IN) est perpendiculaire aux droites (AG) et (BF).
Exercice 9 : 5 points
1
On considère la suite (un ) définie par u0 = et telle que pour tout entier naturel n,
2
10
3un
un+1 =
1 + 2un
1. a. Calculer u1 et u2 .
b. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, 0 < un .
2. On admet que pour tout entier naturel n, un < 1.
a. Démontrer que la suite (un ) est croissante.
b. Démontrer que la suite (un ) converge.
un
3. Soit (vn ) la suite définie, pour tout entier naturel n, par vn = .
1 − un
a. Montrer que la suite (vn ) est une suite géométrique de raison 3.
b. Exprimer pour tout entier naturel n, vn en fonction de n.
3n
c. En déduire que, pour tout entier naturel n, un = n .
3 +1
d. Déterminer la limite de la suite (un ).
11
Exercice 9 11 points
La partie B peut être traitée indépendamment de la partie A.
Ð
→ Ð →
Le plan est muni d’un repère orthonormal (O ; ı , ) ; unité graphique : 2 cm.
Pour tout entier naturel n, on considère la fonction fn définie sur R par :
ex
fn (x) = .
enx (1 + ex )
Ð
→ Ð →
On désigne par Cn la courbe représentative de fn dans le repère (O ; ı , ).
Partie A
Dans cette partie, on s’intéresse seulement aux fonctions f0 et f1 correspondant
respectivement à n = 0 et n = 1.
ex
On considère d’abord la fonction f0 définie sur R par f0 (x) = .
1 + ex
1. a. Déterminer la limite de f0 (x) quand x tend vers −∞.
b. Déterminer la limite de f0 (x) quand x tend vers +∞.
c. En déduire les asymptotes de C0 .
1
2. Montrer que le point K (0 ; ) est un centre de symétrie de C0
2
3. Étudier les variations de f0 .
4. a. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe C0 au point K.
b. Justifier que, pour étudier la position de la tangente T par rapport à la
courbe C0 , il suffit d’étudier sur R le signe de g(x), où
g(x) = 2ex − xex − 2 − x.
c. Calculer g ′ (x) et g ′′ (x).
d. Déterminer, en les justifiant, les signes de g ′′ (x), g ′ (x) et g(x) suivant
les valeurs de x.
e. En déduire la position de la tangente T par rapport à la courbe C0 .
Ð
→ Ð →
5. Tracer C0 et T dans le repère (O ; ı , ).
6. a. Montrer que pour tout réel x, les points M (x ; f0 (x)) et M ′ (x ; f1 (x))
1
sont symétriques par rapport à la droite (d) d’équation y = .
2
b. Comment obtient-on C1 à partir de C0 ? Tracer C1 .
Partie B
Étude de la suite u définie pour tout entier naturel n par :
1
un = ∫ fn (x) dx.
0
12
1+e
1. Montrer que u0 = ln ( ).
2
2. Montrer que u0 + u1 = 1. En déduire u1 .
3. Montrer que la suite u est positive.
4. On pose k(x) = fn+1 (x) − fn (x),
1 − ex
a. Montrer que, pour tout x réel, k(x) = .
enx (1 + ex )
b. Etudier le signe de k(x) pour x ∈ [0 ; 1].
c. En déduire que la suite u est décroissante.
5. a. Montrer que, pour tout entier n supérieur ou égal à 2, on a :
1 − e−(n−1)
un−1 + un = .
n−1
b. Calculer u2 .
6. Soit v la suite définie pour tout entier n supérieur ou égal à 2 par :
un−1 + un
vn = .
2
a. Calculer la limite de vn quand n tend vers +∞.
b. Montrer que, pour tout entier n supérieur ou égal à 2, on a :
0 ⩽ un ⩽ vn .
c. En déduire la limite de un quand n tend vers +∞.
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