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Coqueluche

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne hautement contagieuse causée principalement par Bordetella pertussis, se manifestant par de violentes quintes de toux. La maladie dure de quatre à huit semaines et peut être particulièrement grave chez les nourrissons. La prévention passe par la vaccination, qui a considérablement réduit la morbidité et la mortalité associées à cette maladie.

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Coqueluche

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne hautement contagieuse causée principalement par Bordetella pertussis, se manifestant par de violentes quintes de toux. La maladie dure de quatre à huit semaines et peut être particulièrement grave chez les nourrissons. La prévention passe par la vaccination, qui a considérablement réduit la morbidité et la mortalité associées à cette maladie.

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Coqueluche

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Coqueluche
Classification et ressources externes

Jeune garçon toussant fortement, infecté par la coqueluche.


CIM-10
A37
CIM-9
033
DiseasesDB
1523
MedlinePlus
001561
eMedicine
emerg/394 ped/1778
MeSH
D01491

Mise en garde médicale

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne peu ou pas fébrile de l'arbre
respiratoire inférieur, mais d'évolution longue et hautement contagieuse. Deux bactéries du
genre des Bordetella sont responsables des syndromes coquelucheux chez l'être humain :
Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis.

C’est une maladie longue (quatre à huit semaines, après une période d'incubation d'une
semaine) et éprouvante (caractérisée par de violentes quintes de toux dont le paroxysme
évoque le chant du coq). Dans certains pays la maladie est nommée la « toux des cent jours »1.

Sommaire
[masquer]

 1 Étymologie
 2 Symptomatologie
o 2.1 Facteurs externes sur la maladie
 3 Diagnostic
 4 Prévention
o 4.1 Vaccination
o 4.2 Effets indésirables
 5 Traitements
 6 Histoire et épidémiologie
o 6.1 Explication
o 6.2 Mode de transmission et mécanisme d'action
 7 Études
 8 Historique
 9 Notes et références
 10 Annexes
o 10.1 Articles connexes
o 10.2 Liens externes

Étymologie[modifier]
L’origine du nom de cette maladie pourrait provenir de « coqueluchon », mot du XVe siècle
désignant une sorte de capuche2. Une autre origine possible du nom est la toux évoquant le
chant du coq.

En Chine et au Japon, la maladie porte le nom de « toux des cents jours », tandis qu'en
Espagne, il était question de « toux convulsifiante »3.

Symptomatologie[modifier]
Les symptômes de la coqueluche sont variables selon les individus. Chez le nourrisson en
revanche, la coqueluche est généralement sévère et atypique. La période d'incubation est la
période silencieuse correspondant au développement dans l'organisme des germes à l'origine
de la coqueluche sans qu’il y ait manifestation de symptômes. Elle dure de 5 à 21 jours, en
étant proche de 7 jours dans la plupart des cas. Cette période correspond au délai entre la
contamination et l'apparition des premiers signes.

La maladie débute ensuite par une période catarrhale pendant laquelle des signes non
spécifiques d’infection des voies aériennes supérieures sont observées incluant rhinite,
éternuement, toux et fièvre. Elle peut ainsi être confondue avec un simple rhume. Elle dure de
1 à 2 semaines[réf. nécessaire]. Elle est suivie par la période des quintes de toux, caractéristique de
la coqueluche. Chaque quinte est composée de cinq secousses expiratoires suivies d'une
longue inspiration bruyante appelée chant du coq. Durant cette phase l'enfant est épuisé par la
succession des quintes. Les quintes de toux peuvent également provoquer des crises de
suffocation, des vomissements, une apnée, et chez les jeunes enfants une cyanose (coloration
bleue ou violette de la peau et des muqueuses). Le nombre de quintes par jour est variable,
avec un maximum la nuit. Entre les quintes, l'examen clinique est normal, il n'y a pas de
fièvre. Cette période dure de 2 à 4 semaines.

La phase de déclin et de convalescence commence ensuite vers la 9e ou la 10e semaine.

Facteurs externes sur la maladie[modifier]

Une étude réalisée en Nouvelle-Écosse montre que les enfants vaccinés qui étaient culture-
positifs pour Bordetella pertussis présentaient, pour la plupart, une toux coquelucheuse
typique : 88 % répondaient à la définition du cas de l’OMS, mais aucun n’a été hospitalisé.
Un traitement précoce à l’érythromycine réduisait la durée de la toux et des quintes. La moitié
des contacts familiaux des malades ont développé une toux pathologique et 37,5 % d’entre
eux répondaient à la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), résultats qui
montrent combien cette maladie est contagieuse.

La plupart des hospitalisations concernent les enfants de moins de cinq ans. La plus longue
durée d’hospitalisation s’observe chez les enfants de moins de six mois, qui sont par ailleurs
plus susceptibles d’être hospitalisés en services de soins intensifs.

Le tableau chez le nourrisson de moins de 6 mois est moins typique :

 L'écoulement rhinopharyngé et la toux sont moins marqués ;


 Les quintes sont peu nombreuses ;
 Les apnées et les accès de cyanose sont au premier plan, nécessitant une surveillance
de tous les instants.

De même, chez l'adulte, la toux peut être tout à fait banale, mais prolongée. L'infection est
immunogène et la personne est donc par la suite protégée de toute nouvelle coqueluche
pendant plusieurs années. Les complications de la coqueluche sont rares depuis le recours à la
vaccination. Néanmoins la coqueluche peut entraîner une otite moyenne, une pneumonie, une
atélectasie, des convulsions, une encéphalopathie, un amaigrissement, des hernies, voire un
décès.

Diagnostic[modifier]
Le diagnostic clinique est très évocateur et souvent suffisant. Toutefois, dans les formes
atypiques, la confirmation biologique est indiquée pour plusieurs raisons : arrêt de la
transmission par le traitement précoce des personnes contagieuses (celles qui toussent) 4;
protection des personnes en contact avec la personne infectée ; prise en charge précoce des
sujets à risque de complications (jeunes nourrissons).

Au cours de la première semaine de toux, le germe est identifié dans les sécrétions
respiratoires (crachats ou prélèvements du pharynx) ; cet examen est particulièrement utile
lors de la phase catarrhale et dans les formes atténuées de la coqueluche, toutefois son
rendement est faible avec une sensibilité comprise entre 15 et 45 %. Au cours des trois
premières semaines de toux, le matériel génétique de la bactérie par la technique de PCR est
identifié dans l’aspiration nasopharyngée : il s'agit d'une technique très fiable. Enfin après
trois semaines de toux et à plus de trois ans d’une vaccination coquelucheuse, ou lorsque
l'antibiothérapie a pu faire disparaître tout germe, le taux d’anticorps anti-toxine pertussis peut
être dosé dans le sérum du patient ; en cas de coqueluche ce taux est très élevé et peut le rester
pendant douze mois, mais il est également élevé en cas de vaccination semi-récente (moins de
trois ans).

D’autres causes d’une toux rebelle peuvent inclure (en fonction du terrain) : corps étranger
trachéo-bronchique chez le jeune enfant, reflux gastro oesophagien, asthme, tuberculose,
mucoviscidose, laryngotrachéite infectieuse, pneumonie, allergies respiratoires, néoplasie
pulmonaire et bronchite[réf. nécessaire].

Des infections à Mycoplasma pneumoniae et à Chlamydia pneumoniae 5, une infection virale


(adénovirus, virus parainfluenza, virus respiratoire syncytial) 5 et des infections mixtes avec
certains virus5 peuvent également être la cause.

Prévention[modifier]
Vaccination[modifier]

Dans les années 2000, la coqueluche est l'une des maladies les plus difficiles à éliminer pour
lesquelles il existe un vaccin 6. Elle peut de plus être particulièrement grave pour le nourrisson
non vacciné, et auquel la mère ne transmet pas ses anticorps6. C'est pour cela qu'il est
recommandé aux jeunes parents d'être vaccinés, pour ne pas contaminer leurs enfants qui
seront vaccinés à partir de 2 mois. Le rapport bénéfice/risque a été évalué, il est en faveur de
la vaccination[réf. nécessaire].

La vaccination anti-coqueluche a été développée aux États-unis dans les années 1940[réf.
nécessaire]
. En France, le premier vaccin coquelucheux a été introduit en 1959 (Vaxicoq) et la
vaccination s'est généralisée à partir de 1966 grâce à l'association aux autres vaccins de la
diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite (DTCP et Tetracoq); en 1995 le vaccin
anticoquelucheux était combiné avec le composant haemophilus influenzae (Pentacoq) 3.
L'association de la vaccination coquelucheuse non-obligatoire à des vaccinations obligatoires
n'est pas sans incidences juridiques. Le maintien d'une bonne couverture vaccinale a permis
de réduire de façon spectaculaire la morbidité et la mortalité coquelucheuse.

Il existe deux principaux types de vaccins : Les vaccins anti-coquelucheux à germes entiers :
ils sont constitués du germe entier de Bordetella pertussis, bactérie responsable de la
coqueluche, qui a été inactivée à la chaleur ou chimiquement. Ces vaccins ont une efficacité
de 95 % après trois injections et leur durée de protection est de 8 ans pour le vaccin français.
Cependant ces vaccins peuvent comporter certaines réactions indésirables qui incitèrent dès
les années 1940 les chercheurs à développer des vaccins acellulaires. Le vaccin à germe entier
offre une protection contre la maladie, mais pas contre l'infection : une personne ainsi
vaccinée peut être porteuse asymptomatique de Bordetella pertussis 7.

Les vaccins anti-coquelucheux acellulaires : ils ont été développés au Japon dans les années
1970/80. Ils comportent de 2 à 5 antigènes de Bordetella pertussis. Ils sont beaucoup plus
coûteux que les vaccins à germes entiers, ce qui a retardé leur adoption dans les pays
développés et est encore un obstacle à leur adoption dans les pays en voie de développement.
Ils ont une efficacité inférieure de 5 à 10 % aux vaccins à germes entiers (une étude de 2003
donnait au vaccin acellulaire une efficacité équivalente8). Le recul est également insuffisant
pour évaluer la durée de sa protection. Néanmoins, il présente une meilleure tolérance (moins
d’effets indésirables).

Ces deux types de vaccins sont tous deux largement utilisés dans les pays occidentaux. Le
deuxième vaccin présente moins d’effets secondaires que le premier mais il confère une
moins bonne immunité. Certains pays utilisent donc le vaccin à germes entiers pour la primo-
vaccination et le vaccin acellulaire pour les doses de rappel dans les tranches d’âge
supérieures. D’autres, comme l’Allemagne et la Suède, utilisent le vaccin acellulaire aussi
bien pour la primo-vaccination que pour les rappels.

Ces vaccins sont administrés en trois injections à 2, 3 et 4 mois. Cependant, étant donné
l’immaturité du système immunitaire des nourrissons, ils ne confèrent une immunité correcte
que vers 4 à 6 mois. Cette population de nourrissons trop jeunes pour être complètement
vaccinés pose de graves problèmes. Ils sont contaminés 3 à 5 fois sur 10 par leur entourage
familial, d’où des recherches pour un nouveau vaccin. Des rappels sont ensuite recommandés
à 18 mois et d’autres à quatre ans.

En France, un vaccin tétravalent contenant une dose de vaccin anti-coquelucheux acellulaire


est destiné aux adolescents et adultes pour les rappels. En effet, à la suite de la recrudescence
de la Coqueluche, un rappel tardif à 11-13 ans est conseillé depuis 1998. De même, depuis
2004, ce rappel est également recommandé aux jeunes parents, aux personnes à risque et au
personnel de santé en contact avec des nouveau-nés.

Effets indésirables[modifier]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d’ajouter en note des références
vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.

Les effets indésirables peuvent inclure : fièvres, survenue d'érythème (rougeur cutanée),
apparition de légers durillons sur la peau, syndrome des cris persistants, cyanose, réactions du
système nerveux par des convulsions, de spasmes des muscles ou d'encéphalomyélite (très
rare), survenue de réactions inflammatoires, et état de choc et autres réactions rares telles que
des encéphalopathies.

Les contre-indications peuvent inclure : des antécédents d'allergie, des réactions intenses à
d'autres vaccins, les encéphalopathies évolutives, fièvre (égale ou supérieur à 40 °C), une
affection chronique, des affections graves de l'appareil pulmonaire, lorsque la survenue de
manifestations neurologiques est constatée, il est déconseillé de procéder aux injections
suivantes. Chez la femme enceinte, le vaccin anti-coquelucheux est susceptible d'occasionner
des fièvres. Il existe d'autre part des risques d'avortement et d'accouchement prématuré.

Traitements[modifier]
Le traitement fait appel essentiellement à des antibiotiques (macrolides) dans les 3 premières
semaines d'évolution. Ils permettent d'éliminer la présence de la bactérie dans les secrétions et
de réduire ainsi rapidement la contagiosité.

En France, l'éviction scolaire qui était de trente jours à compter du début de la phase clinique,
fut ramenée à 5 jours après le début des antibiotiques en novembre 20069.
Administré tôt, au début de la phase catarrhale, le traitement permet parfois d'écourter la
maladie, voire d'éviter la phase des quintes et de limiter la transmission à l'entourage,
diminuant ainsi le réservoir. Cela impose de débuter l'antibiotique dès la suspicion de la
maladie, sans attendre la confirmation des analyses de laboratoire. Il est également
recommandé de donner un traitement antibiotique préventif chez les personnes à risque par de
l'érythromycine. Il en est de même pour toutes les personnes de l'entourage proche du malade
quel que soit leur âge ou leur état d'immunisation.

L’hospitalisation est justifiée pour les enfants de moins de 6 mois lorsque la coqueluche
s’avère grave. Elle permet de mettre en place une surveillance cardio-respiratoire et un
nursing adapté pendant la phase aiguë.

Les autres thérapeutiques (fluidifiants, salbutamol, corticoïdes...) restent discutées au cours de


la coqueluche ou sont inutiles. Les gammaglobulines standards ne doivent pas être prescrites.
La kinésithérapie respiratoire est contre-indiquée de façon formelle car elle favorise les
quintes de toux et n'apporte aucun bénéfice sur une toux d'origine centrale.

D’autres mesures peuvent être prises pour aider à surmonter la maladie comme veiller au bon
état d’hydratation et de nutrition, assurer un apport alimentaire suffisant, fractionné avec si
besoin des suppléments énergétiques, ainsi qu'isoler et surveiller le sujet malade. Chez
l’enfant, le faire asseoir lors des quintes de toux, le faire cracher pour dégager les voies
respiratoires et le tranquilliser (l'angoisse peut majorer les crises)[réf. nécessaire].

Les exemples d’un traitement type incluent l'érythromycine 50 mg/kg/j en 2 prises ou 2


g/jour, mais des études font penser que les nouveaux macrolides sont également actifs. Le
traitement doit durer 15 jours[réf. nécessaire] ; l'azithromycine. Le co-trimoxazole peut également
être utilisé aux doses adultes de 800 mg matin et soir, 15 jours10.

Histoire et épidémiologie[modifier]

Nombre d'individus souffrant de coqueluche sur 100 000 habitants en 2004.


 Aucune donnée
 ≤ 25
 25-50
 50-75
 75-100
 100-150
 150-200
 200-300
 300-400
 400-500
 500-600
 600-700
 ≥ 700
En 1930, le bactériologiste français Charles Nicolle écrivait « la fièvre méditerranéenne est,
sans doute, le meilleur exemple que nous puissions donner d'une maladie d'origine récente ;
ce n'est pas le seul(...) La coqueluche n'est point, non plus, très ancienne ». 11.

En 1980, les médecins observent une recrudescence de la coqueluche chez les adolescents, les
adultes et les nourrissons n’étant pas encore vaccinés. Elle se présente de forme sévère. En
France, De 1999 à 2000, la coqueluche est la première cause de décès par infection
bactérienne communautaire chez les nourrissons ayant entre 10 jours de vie et 2 mois. Cette
augmentation des sujets contractant la coqueluche a aussi été observée aux États-Unis et au
Canada. La France n’ayant pas de surveillance coqueluche au sein de la communauté, les
chiffres des États-Unis et du Canada se fondent pour illustrer cette recrudescence.

Aux États-Unis en 2005, 12 000 cas de coqueluche ont été diagnostiqués, soit 6 fois plus
qu'en 1980. De plus, au Canada, la proportion de cas de coqueluche chez les adolescents (de
plus de 15 ans) et les adultes est passée de 9,6 % en 1995 à 31,3 % en 2004. Cette
augmentation peut être sans doute attribuée au déclin de l'immunité chez les adolescents et les
adultes[réf. nécessaire].

La coqueluche touche toutes les tranches d’âge, mais ses manifestations cliniques varient en
fonction de l’âge. Elle peut survenir chez des individus préalablement vaccinés ou qui ont
déjà été infectés, mais en ce cas, le tableau clinique est atténué. Dans les populations très
majoritairement vaccinées, la population la plus vulnérable et la quasi-totalité des décès
concernent les nourrissons de moins d'un an tandis que, chez les populations non vaccinées, la
maladie touche également les enfants et les nourrissons plus âgés. La coqueluche est une
maladie qui peut mettre en jeu le pronostic vital du patient : la mort peut survenir en quelques
jours si le traitement adapté n'est pas prescrit[réf. nécessaire].

Explication[modifier]

Le profil habituel des personnes atteintes de la coqueluche a changé dû à la large couverture


vaccinale. Elle est devenue presque absente de la tranche d’âge cible (6 mois à 10 ans) mais
elle est en pleine émergence chez les jeunes adultes. La coqueluche est devenue tardive et
atypique. Dans cette nouvelle population cible, la coqueluche se manifeste avec des
symptômes peu caractéristiques car elle est encore partiellement immunisée par les vaccins
reçus pendant l’enfance. De ce fait, elle est difficile à diagnostiquer et elle fait plus penser à
un gros rhume. Elle est rarement mortelle chez l’adulte. L’adulte représente un réservoir
important de la maladie et une source majeure de transmission de l'infection aux nourrissons.
Il est donc le plus souvent responsable de la contamination de nourrissons trop jeunes pour
avoir eu une vaccination complète. Leur vaccination s’étale sur trois injections à 2, 3 et 4
mois mais elle ne confère une immunité correcte que vers 4 à 6 mois dû au fait de
l’immaturité du système immunitaire. Si l’âge de nourrisson est inférieur à 3 mois, il sera
systématiquement hospitalisé.

Pour diminuer cette recrudescence de la coqueluche, les deux solutions en vigueur sont
incluent la vaccination des adultes, des adolescents et des nourrissons. En France depuis 1998,
un rappel du vaccin « acellulaire » est proposé aux enfants dès l’âge de 11 ans. En 2004, cette
recommandation de rappel est aussi conseillée pour les adultes en contact avec des
nourrissons tels que des professionnels ou des futurs parents. Mais la participation des
adolescents et des adultes à des programmes de vaccination est mauvaise. Pour une protection
optimale chez les nourrissons, il est nécessaire de faire 3 injections du vaccin à 1 mois
d’intervalle[réf. nécessaire]. De ce fait, ils ne seraient pas totalement protégés jusqu’à l’âge de 4
mois. Cependant ces 2 solutions ne présentent pas une efficacité optimale d’où la recherche
d’une troisième solution par les chercheurs de l’INSERM : le développement d’un nouveau
vaccin.

Mode de transmission et mécanisme d'action[modifier]

La coqueluche est une maladie infectieuse très contagieuse surtout dans sa première phase
alors qu'elle passe souvent inaperçue. La transmission s’opère par voie aérienne, la bactérie à
l’origine de la maladie se propageant par des gouttelettes de salive expulsées lors de la toux
ou d'un éternuement.
Une fois dans les voies respiratoires, la bactérie Bordetella pertussis se multiplie sur
l’épithélium cilié respiratoire de la trachée et des bronches. Elle diffuse plusieurs toxines
spécifiques qui provoquent la maladie : la coqueluche est une maladie toxinique.

La source de contamination est essentiellement constituée par les enfants d’âge préscolaire ou
scolaire (maladie infantile), et aussi par les adultes et sujets âgés dont les symptômes sont
souvent mal identifiés (porteurs sains). Le taux d’attaque est de 70-80 % si le contact est
proche. Dans tous les cas, une enquête doit être menée autour du sujet malade pour dépister
les contaminateurs et les cas secondaires.
Ceci permet une action préventive en traitant rapidement les autres malades pour éviter la
propagation de la maladie, notamment chez les sujets à risque : nouveau-nés, petits
nourrissons et femmes enceintes, asthmatiques etc.

Les facteurs de risque de contamination sont notamment la promiscuité avec un malade


(exposition aux sécrétions émises lors de la toux prolongée et répétée, surtout une enceinte
petite et fermée, et quand le contaminateur se trouve dans une phase plus précoce de sa
maladie (dont la contagiosité diminue avec le temps : maximale en phase catarrhale (où le
patient tousse), et devenant nulle après 5 jours de traitement antibiotique efficace. Sans
traitement, la phase contagieuse peut durer trois semaines.

Une toux chronique non diagnostiquée sur trois chez l'adulte est le fait d'une personne atteinte
de coqueluche12.

Études[modifier]
Par endroit dans la littérature, des références aux bienfaits d'un passage en altitude pour
soigner cette maladie sont perçues13,14. De nombreux enfants ont ainsi eu droit à un baptême de
l'air à l'occasion d'une coqueluche. Le Docteur Jules Crochet, aviateur et médecin, pratiquait
cette méthode à Reims (France)15 ; Cela se pratiquait encore récemment. Des essais en caisson
dépressurisés ont même été conduits 16,17,18. Si un certain nombre de références plutôt anciennes
portant sur ces questions sont effectivement trouvé19 évoquées succinctement par FGA
Versteegh dans un article de 200520, il n'y aurait, sur ce sujet, aucune étude récente.

Historique[modifier]
La première description clinique authentique de la maladie est celle de Guillaume de Baillou
en 1578, faite sous le nom de Tussis quintina21. Ultérieurement, Thomas Sydenham en 1679,
puis Thomas Willis en 1682 individualisent la maladie dont de nombreuses épidémies furent
décrites en Europe durant les XVIIIe et XIXe siècles. L'agent de la coqueluche – du moins
l'agent principal –, la bactérie Bordetella pertussis, a été découvert par Jules Bordet et Octave
Gengou dès 1900, mais son isolement n'a été réalisé par ces mêmes médecins qu'en 1906
après la mise au point du premier milieu de culture à base d'extrait de pommes de terre
(milieu de Bordet et Gengou)3. La maladie fut reproduite pour la première fois en 1908 par
Klimenko22 chez le singe non-humain et chez le chien. Bordetella parapertussis, qui à la
différence de B. pertussis n'est pas strictement humaine, fut isolée en 1938 par Eldering et
Kendrick23 : la maladie est appelée coqueluche lorsqu'il s'agit de B. pertussis et
paracoqueluche lorsqu'il s'agit de B. parapertussis3.

Dès 1913, Charles Nicolle et Alfred Conor proposèrent un vaccin, qui ne donna pas
satisfaction. Madsen, en 1933 développa un vaccin à germe entier qui inspirera les tentatives
de J.A. Doull en 1936, de W.T. Harrison en 1938, de Kendrick et Eldering en 1939, de Bell en
1941, de Kendrick en 1942 et enfin de Mc Farlan en 194524. Les antibiotiques ont amélioré le
pronostic de la coqueluche dont les complications pulmonaires et cérébrales entraînaient une
lourde mortalité infantile. Enfin, depuis les années 1940, la vaccination constitue un progrès
remarquable dans la prévention de cette infection. Si la baisse de la mortalité due à la
coqueluche a été observée avant l’arrivée de la vaccination, c'est la mise en place de
programmes de vaccination généralisée qui a permis de réduire considérablement la mortalité
25
. Elle a en effet permis de diminuer l'intensité de cette maladie et surtout la mortalité
coquelucheuse, mais malheureusement uniquement dans les pays industrialisés.

Dans les pays ayant introduit une vaccination généralisée depuis plus de trente ans, des
variants exprimant des toxines et adhésines différentes de celles exprimées par les souches
vaccinales ont été trouvés26. Des chercheurs de l'Institut Pasteur ont récemment mis en
évidence que ces nouveaux variants circulants avaient une virulence moindre ; la confirmation
du bien-fondé de la stratégie vaccinale suivie est perçue27.

Actuellement, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'à travers le monde il y


aurait environ 50 à 70 millions de cas de coqueluche survenant par an parmi lesquels 300 000
enfants28,29,30 décèdent chaque année, essentiellement dans les pays en voie de développement.
En France, la coqueluche est devenue plus rare. Ceci est dû au fait que la couverture vaccinale
date maintenant de 40 ans. Néanmoins depuis quelques années, une résurgence de la
coqueluche est observée en particulier chez les adultes et les adolescents qui étaient
anciennement vaccinés31.

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