Compensation Important
Compensation Important
facteur de puissance
• Puissance active, réactive et apparente
• Le facteur de puissance
• Types de compensations
• Dimmensionnement de batteries de
condensateurs automatiques
Afin de faire circuler l’énergie aussi économiquement que possible, ainsi que d’assurer son transport avec les réserves nécessaires, il
importe que la batterie de condensateurs soit considérée avec attention.
L’objectif de ces notes est de vous transmettre le jargon de la profession, de vous présenter les applications inhérentes à chaque produit
afin de rationaliser le choix d’une batterie de condensateurs.
2. Puissance active
Lorsqu’un réseau est uniquement chargé par un circuit résistif, le courant (I) dans ce consommateur est en phase avec la tension (U).
En d’autres mots le courant et la tension s’annulent au même instant. Du produit des valeurs instantanées I et U, nous obtenons la
puissance utile (P). Sur la (Fig. 1) nous constatons que cette puissance est toujours positive et que sa fréquence est le double de celle du
réseau.
P
I
U
Un four électrique, un radiateur, une lampe à incandescence, .... constituent des résistances. Ces récepteurs électriques fournissent de
l’énergie disponible sous diverses formes (ex : thermique, mécanique, lumineuse).
Une résistance absorbe une puissance active (Watt {W}) déterminée par le produit de la tension et du courant.
P = √3 . U . I
(W) (V) (A)
(√3 car on travaille en triphasé)
3. La puissance réactive
Un tel circuit résistif se rencontre peu en pratique. Les moteurs, transformateurs et autres appareils fonctionnent sur l’effet des champs
électromagnétiques, prélèvent en plus de l’énergie nécessaire à leur travail effectif ou utile, une énergie pour l’établissement des champs
magnétiques. Cette énergie dite réactive correspond à une puissance en quadrature avec la puissance active. Cette fois-ci, la puissance
(U.I) est négative à certains moments (Fig. 2).
-1-
P
P
I
U
P = √3 . U . I . cos ϕ
(W) (V) (A)
Puissance active= Puissance réelle
Q = √3 . U . I . sin ϕ
(VAr) (V) (A)
Puissance apparente= Puissance oscillant entre le generateur et la charge pour la création du champ magnétique.
Lorsque les courbes de tension et de courant sont déphasées de 90°, la courbe de puissance est pour la moitié positive et pour l’autre
négative. La puissance active est donc nulle, car les deux parties s’équilibrent. La puissance réactive est maximale.
On distingue les puissances réactives inductive et capacitive :
Puissance réactive-inductive
• Le courant est en retard par rapport à la tension.
• Une puissance réactive est prélevée.
• Application : - Moteurs asynchrones
- Transformateurs
- Ligne électrique aérienne
- Machines synchrones sous-dimensionnées
4. La puissance apparente
La puissance apparente détermine la charge du réseau ainsi que celle des câbles d’alimentation. Les transformateurs, générateurs,
appareils de manœuvre, fusibles et câbles doivent être dimensionnés pour la puissance apparente.
S = √3 . U . I
(VA) (V) (A)
Puissance apparente = Multiplication de la tension du courant efficace sans tenir compte du déphasage
-2-
S
Q
P U
Fig. 3: Graphique des puissances.
On peut également exprimer la puissance apparente en fonction des puissances actives et réactives:
S = √(P² + Q²)
(VA) (W) (VAr)
5. Le facteur de puissance
On désigne l’angle entre la puissance active et apparente par la lettre phi (ϕ ). Le cos ϕ est donc le rapport entre la puissance active et
apparente.
En cas de présence d’harmoniques ou de charges non-linéaires, il y a une différence entre le cos phi et le facteur de puissance.
Le cos phi est en relation avec le déphasage entre tension et courant à 50 Hz, alors que le facteur de puissance est en rapport avec la
puissance active et réactive, toutes fréquences considérées. Lors de la détermination de la puissance d’une batterie de condensateurs, on
travaille la plupart du temps sur base du cos phi. Dans la pratique, on fait peu de différence car l’écart est faible.
On peut également travailler avec le concept tg phi. A partir du graphique des puissances, on obtient :
Tg ϕ = Q / P
(VAr) (W)
La charge du réseau:
Plus l’installation consomme de l’énergie réactive, plus le cos phi est faible, autrement dit plus il est mauvais. Pour une même puissance
consommée, plus le cos phi sera faible, plus la puissance apparente sera élevée, donc plus le courant absorbé sera grand. Avec un cos phi
de 0,5 le courant appelé est le double du courant utile.
Pour une même puissance, il faut donc transporter dans tous les circuits électriques une intensité d’autant plus grande que le cos phi est
mauvais. Cela entraîne une surcharge des câbles, des générateurs, des
appareillages de commutation et des transformateurs de distribution ainsi
qu’une augmentation des pertes (fonction du carré du courant) dans ceux-ci.
Et cela aussi bien dans l’installation intérieure qu’entre la centrale et l’arrivée
au poste de comptage.
Après compensation (par le placement de condensateurs) la puissance
réactive prélevée sur le réseau est plus faible. Une partie de la puissance
réactive fait la navette entre les condensateurs et la charge et ne constitue
donc plus une charge pour le réseau. Le transformateur, les câbles et les
dispositifs de commutation entre les batteries de condensateurs et les points
d’alimentation sont pour une part délestés.
Fig. 4: Equilibre des puissances.
-3-
Fig. 5: Evolution du courant en fonction du cos phi à puissance active constante.
Pour ces différentes raisons, il y a donc lieu de réduire le plus possible la consommation d’énergie réactive, c’est à dire d’avoir le facteur
de puissance le plus élevé possible. Suivant la tarification appliquée par le fournisseur d’électricité, le facteur de puissance mensuel moyen
minimum doit être de 0,9 ou 0,95 pour éviter la facturation de la majoration pour consommation réactive. Si le réseau est rendu capacitif par
excès de compensation (cos phi supérieur à 1,00), une majoration est de nouveau facturée.
Dans la pratique lorsque la consommation en énergie réactive (inductive + capacitive) est inférieure ou égale à 48,4% de la consommation
en énergie active (cos phi 0,9), la consommation réactive n’est pas comptée. Si la consommation réactive est supérieure à 48,4% de la
consommation active, la surconsommation est comptabilisée et reprise dans les frais de distributions sur la facture mensuelle.
-4-
7. La compensation du facteur de puissance
Considérons un cas de charge inductive, avec P la puissance active, Q1 la puissance réactive inductive et S1 la puissance apparente.
Qc
S1
Q1
S2
1 Q2
2
P U
Fig 7: Triangle des puissances avec compensation.
Par l’installation d’une batterie de condensateurs (représentant une puissance réactive Qc, qui s’oppose à Q1) on ne prélève plus que Q2
sur le réseau. La puissance apparente devient S2 avec S2 < S1. Puisque la puissance est proportionnelle au courant, celui-ci baisse égale-
ment.
Qc = Q1 - Q2
Qc = P . ( tg ϕ1 - tg ϕ2 )
(VAr) (W)
Exemple:
Sur site, on mesure aux bornes d’un transformateur d’alimentation un courant de 1200 A sous une tension de 394 V. Il n’y a pas de conden-
sateurs de compensation du cos phi et on mesure cos phi = 0,78. Que deviennent les puissances et le courant débité si on ramène le cos
phi à 0,92 par l’installation de condensateurs ?
• Puissance active:
P = √3 . U . I . cos ϕ = 1,73 . 394 . 1200 . 0,780 = 638 kW
• Puissance réactive:
Q = √3 . U . I . sin ϕ = 1,73 . 394 . 1200 . 0,625 = 511 kVAr
• Puissance apparente:
S = √3 . U . I = 1,73 . 394 . 1200 = 818 kVA
Puissance du condensateur nécessaire pour ramener le cos phi de 0,78 à 0,92 sous une charge de 638 kW.
• Puissance du condensateur :
Qc = P . ( tg ϕ1- tg ϕ1) = 638 . ( 0,802 - 0,426 ) = 240 kVAr
La puissance active est propre à l’installation et reste identique après compensation. Cependant le courant pour générer cette puissance
sera plus faible grâce au meilleur cos phi.
• Le nouveau courant devient:
P = 638kW = √3 . U . I . cos ϕ
⇒ I = P / √3 . U . cos ϕ
I = 638.000 / 1,73 . 394 . 0,92 = 1017 A
• La nouvelle puissance réactive:
Q = √3 . U . I . sin ϕ = 1,73 . 394 . 1017 . 0,391= 271 kVAr
ou Q = Q1 - Qc = 511 - 240 = 271 kVAr .
• La nouvelle puissance apparente :
S = √3 . U . I = 1,73 . 394 . 1017 = 693 kVA
Conclusion:
En ramenant le cos phi de 0,78 à 0,92 on déleste le transfo (le courant passe de 1200 A à 1017 A) et on libère ainsi une puissance de 125
kVA ( 818 kVA - 693 kVA) qui peut être utilisée pour fournir de l’énergie à d’autres utilisateurs.
-5-
8. Types de compensation
8.1. Compensation individuelle des transformateurs:
Le tableau 1 donne une indication pour les condensateurs à prévoir (transfo à pertes réduites).
-6-
8.2. Compensation individuelle pour les moteurs asynchrones.
Sur chaque moteur, il y a un condensateur connecté en parallèle. La compensation de puissance réactive au moteur même allège la charge
appliquée aux câbles d’alimentation du moteur.
M M
3~ 3~
Qc = 0,9 . Io . U . √3
Avec: Qc : Puissance de compensation (kVAr)
Io : Courant à vide du moteur (A)
U : Tension nominale (V)
-7-
8.3. Compensation par groupe
Si la plupart des utilisateurs sont simultanément en service, on peut les considérer comme un groupe avec un condensateur commun pour
la compensation.
M M M
3~ 3~ 3~
Avantages :
• La charge du câble vers le groupe d’utilisateurs est allégée
• Coût au kVAr réduit
Inconvénients :
• Seulement applicable pour utilisateurs groupés
Regel-
eenheid
M M
M M M
3~ 3~ 3~ 3~ 3~
Les utilisateurs avec charge réactive fluctuante ne permettent pas de compensation fixe. Il n’est pas toujours économique ou il peut être
dangereux de surcompenser. Ainsi il est nécessaire d’accorder la puissance du condensateur à celle de la charge réactive.
Pour cela il faut raccorder une compensation générale au point central de l’installation (p.e. à l’interrupteur principal).
La puissance du condensateur est divisée en gradins pilotés par un régulateur varmétrique en fonction de la demande de puissance réac-
tive. La puissance réactive est donc compensée de façon optimale à tout moment.
Utilisation:
Applicable à toute installation.
-8-
Avantages :
• Un seul ensemble centralisé (facilite l’entretient)
• Coût d’installation réduit
• Puissance à installer réduite grâce au temps de travail non synchronisé des machines.
• Plus économique si des selfs-antiharmoniques sont requises
• Extensions faciles avec modules supplémentaires
• Optimalisation du cos phi automatique.
Inconvénients:
• Coût élevé au kVAr
• Le réseau aval n’est pas déchargé de courant réactif.
Dans ce cas, il n’y a encore aucune donnée de mesure disponible. En première approche, on peut estimer que les machines asynchrones
ont un cos phi moyen de 0,75. Pour ramener ce cos phi à 0,9 , une batterie de condensateurs d’une puissance de 40% de la puissance
active est souhaitable. Compte tenu du facteur de travail des différentes machines, on peut calculer la puissance de compensation comme
suit:
Qc = P. g . 0,4
Avec Qc : Puissance de compensation
P : Puissance active
g : Coefficient d’utilisation
Cette méthode de calcul, est dans la pratique peu employée, car on ne dispose que rarement de mesures adéquates. Il faut veiller à ce que
les mesures aient été effectuées sur une période assez longue afin d’éliminer les pointes de puissances. Il est conseillé d’étaler les mesures
sur une semaine entière. On doit également tenir compte des fluctuations de charges sur l’année. Sur base des données de mesures ainsi
obtenues une valeur représentative pour la puissance active et réactive peut être établie.
On trouve la puissance du condensateur à prévoir comme suit :
Qc = P . ( Tg ϕ1 - Tg ϕ2 )
= Q - ( P . Tg ϕ2 )
Avec:Qc :Puissance du condensateur
P :Puissance active mesuré
Q :Puissance réactive mesuré
Tg ϕ2 :Déduite du cos ϕ2 souhaité
-9-
• A l’aide des factures mensuelles de la compagnie d’électricité.
Si on possède les factures mensuelles d’électricité on peut facilement calculer la puissance de la batterie de condensateurs. Ces factures
mentionnent la puissance consommée active et réactive, la pointe de puissance active (kW) quart horaire et le cos phi (cos phi 1) dont on
déduit la puissance de la batterie comme suit :
Qc = ( Vr - ( Va . Tg ϕ2 )) / t ou
Qc = ( Pa . (Tg ϕ1 - Tg ϕ2))
Avec Vr :Consommation réactive (kVArh)
Va :Consommation active (kWh)
t :Temps d’utilisation (h)
Tg ϕ1 :Déduit du cos ϕ1 actuel
Tg ϕ2 :Déduit du cos ϕ2 souhaité
La puissance du condensateur calculée de cette façon représente une valeur moyenne pour un mois. Afin d’obtenir un calcul exact, cou-
vrant les fluctuations sur une année il est recommandé d’effectuer ce calcul à l’aide de plusieurs factures mensuelles.
Dans les réseaux basse et moyenne tension, il n’y a pas seulement des courants à 50 Hz présents, mais on trouve également des courants
et tensions de fréquences de rangs plus élévés. Ces hautes fréquences ou harmoniques, qui sont générées par des charges non-linéaires,
peuvent surcharger et endommager des équipements électroniques sensibles. Le plus souvent on ne se rend compte de la présence des
harmoniques perturbateurs que lorsqu’il se produit des dysfonctionnements d’appareillages électriques. Ces derniers peuvent induire de
coûteux arrêts de production ou des réparations onéreuses.
Charges linéaires
Avec une charge linéaire, une tension sinusoïdale va s’installer et un courant de forme sinusoïdale va circuler, avec ou sans déphasage.
Charges non linéaires
En revanche, les charges non-linéaires induisent malgré l’installation d’une tension sinusoïdale, un courant non-sinusoïdal.
Comme charge non linéaire, nous avons:
•Variateurs de fréquence
•Régulateur à courant continu
•Ordinateurs, téléviseurs
•Fours à induction
•Alimentation de secours
•Eclairage économique et lampes à décharges
•Variateurs de lumière .......
Les courants non sinusoïdaux, absorbés par les charges non linéaires, vont provoquer sur l’impédance du réseau une chute de tension et
entraîner une déformation de la tension qui n’est alors plus sinusoïdale à 100%. D’après l’analyse de Fourrier, l’onde résiduelle est compo-
sée d’une fondamentale (f1) et d’une série d’ondes dont les fréquences sont des multiples entiers de celle de la fondamentale (fν = ν . f1).
L’onde de base ou fondamentale a la même fréquence que celle du réseau (chez nous = 50 Hz).
Les ondes de fréquences supérieures se dénomment harmoniques. L’harmonique ν a donc une fréquence de ν .50Hz.
Exemple:
le 5-ième harmonique (H5) à une fréquence de 250 Hz.
le 7-ième harmonique (H7) à une fréquence de 350 Hz.
On mesure des taux d’harmoniques importants, principalement dans les industries où l’on trouve un grand nombre de charges non linéai-
res. Il n’y a pas que les industries qui polluent la tension du réseau. Les appareils domestiques, comme les téléviseurs et les ordinateurs,
produisent également des harmoniques.
- 10 -
Le taux d’harmoniques est fonction du type de charge non-linéaire et du pourcentage de charges non-linéaires sur le même transfo.
Exemple :
Les courants harmoniques générés par la commutation des thyristores, d’un redresseur triphasé idéal sont de l’ordre de :
ν = k.p ± 1
Avec: ν : le rang de l’harmonique
p : le nombre d’impulsions du redresseur
k = 1, 2, 3, ...
Iν = I1 / ν
Avec: I1 :la valeur efficace du courant fondamental
n : le rang de l’harmonique
Iν- : la grandeur du ν--ième harmonique
Remarque :
Il convient de remarquer que les valeurs précédentes sont des valeurs théoriques. Dans la pratique on trouve souvent des valeurs
différentes à cause des composants non idéals.
Fig 12 : Courant primaire d’un moteur à courant continu. Fig 13 : Composition d’harmoniques du courant primaire.
Les chutes de tension sur les bobines du transfo dues au courants harmoniques sont fonction de la grandeur des courants non-linéaires et
de l’impédance du réseau.
En cas d’un grand nombre de différentes charges non linéaires, plusieurs harmoniques peuvent se neutraliser partiellement. Dans ce cas la
distorsion de la tension sera inférieure à la distorsion de la tension obtenue par une grande charge non-linéaire seule.
Plus l’impédance du réseau est faible (ex. plus grand transfo), de plus la distorsion de tension est petite, pour un même taux de courant
harmoniques.
En combinant deux transformateurs avec couplages de bobines différents on arrive également à neutraliser les courants harmoniques,
générés par un pont de redresseur sur le premier transfo, par les courants harmoniques générés sur le deuxième transfo.
- 11 -
11. Influence des condensateurs sur des réseaux comportant des harmoniques.
Lorsqu’on installe des condensateurs sur un transfo, qui principalement est une self, on crée un circuit de résonance LC.
Vu du point de raccordement de la batterie de condensateurs, l’impédance équivalente est formée par le couplage en parallèle de
’impédance du réseau amont et de la batterie:
Z(res) x Z(cond)
Z(eq) =
Z(res) + Z(cond)
Avec : Z(res) : Impédance du réseau amont
Z(cond) : Impédance des condensateurs
L’impédance équivalente en fonction de la fréquence pour différentes valeurs de Sk, est comme suit :
Si l’on considère l’impédance du réseau amont comme pure selfique, on peut dire que Z(res) = - Z(cond) est égale à :
2 . π . f . L(res) = 1 / ( 2 . π . f . C(cond))
- 12 -
La puissance de court-circuit :
Sk = U² / ( 2 . π . fo . L(res) )
Avec: fo : la fréquence fondamentale
Sk : puissance de court-circuit.
f = fo . √ ( Sk / Qc ) ou
n = f / fo = √ ( Sk / Qc )
Une batterie de 5 MVAr provoquera une résonance pour l’harmonique avec rang :
N = 5 si Sk = 125 MVA
N = 7 si Sk = 245 MVA
La fig. 16 nous montre que le pic de résonance n’est pas infini. En réalité le pic est limité par l’effet d’amortissement des résistances du
réseau , qui ont été négligées dans ce calcul.
Néanmoins, la résonance parallèle reste dangereuse, et ne peut pas être perdue de vue.
L’impédance totale de l’ensemble (condensateur – self) est formée par le branchement du condensateur et la self en série.
f = 1/ ( 2 . π . √( L(sp) .C(cond)))
- 13 -
Fig. 19: Impédance du filtre en fonction de la fréquence (Résonance série)
Pour des fréquences inférieure à la fréquence d’accord l’impédance du filtre est capacitive.
Pour des fréquences au-delà de la fréquence d’accord l’impédance du filtre est inductive.
Là où les harmoniques de fréquences supérieures à la fréquence d’accord sont absorbés, on peut avoir des amplifications pour des harmo-
niques de fréquence inférieures à la fréquence d’accord. Ceci est dû au phénomène d’antirésonance, qui représente la résonance entre le
filtre et le réseau en amont.
Ou :
f = 1/ ( 2.π.√((L(res)+L(self)).C(cond))
Comparée à l’expression pour la résonance série, on voit que la fréquence d’antirésonance est toujours inférieure à la fréquence d’accord
du filtre.
- 14 -
Fig. 22: Antirésonance et résonance série pour différentes puissances de court-circuit du réseau en amont.
HS Net / Réseau HT
Transformator
HS/LS
Transformateur
HT/BT
Harmonische stromen
Courants harmoniques
M
=
Niet-lineaire belastingen Lineaire belastingen
Charges non-linéaires Charges linéaires
HS Net / Réseau HT
Transformator
HS/LS
Transformateur
HT/BT
Harmonische stromen
Courants harmoniques
M
= Standaard condensatorenbatterij
Batterie de condensateurs standard
Niet-lineaire belastingen Lineaire belastingen
Charges non-linéaires Charges linéaires
Avec les batteries de condensateurs automatiques, la puissance réactive enclenchée est variable. A chaque enclenchement ou déclen-
chement d’un étage de condensateurs, la fréquence de résonance change également. Lorsqu’ on ne fait pas une analyse correcte d’un
réseau comportant des harmoniques lors de l’installation d’une batterie de condensateurs standard, les probabilités d’apparition de tensions
amplifiées destructrices sont donc réelles.
Fig. 26: Impédance du réseau avec condensateurs (pourvue de selfs) et sans condensateurs.
Pour une fréquence bien précise l’impédance sera quasi nulle. Cette fréquence est nommée fréquence d’accord (fa). Un courant harmoni-
que d’une telle fréquence sera presque complètement absorbé par la batterie de condensateurs (filtre passif). Pour des fréquences au delà
de la fréquence d’accord, le réseau devient inductif. L’impédance du réseau est également plus basse que dans un réseau sans condensa-
teurs. Une partie des courants harmoniques sera absorbée par le filtre et ne circulera plus dans le réseau (voir fig 27).
Par conséquent le taux de pollution du réseau en sera diminué d’autant.
- 16 -
HS Net / Réseau HT
Transformator
HS/LS
Transformateur
HT/BT
Harmonische stromen
Courants harmoniques
M
= Condensatorenbatterij met
seriespoelen
Niet-lineaire belastingen Lineaire belastingen Batterie de condensateurs avec
Charges non-linéaires Charges linéaires selfs séries
Le type du filtre déterminera le nombre et le rang de chaque harmonique absorbée. Le choix dépend du taux de pollution, du résultat à ob-
tenir et de la téléfréquence dans la région (pour la commande, entre autres, de compteurs jour-nuit). Il est évident que ces signaux, injectés
dans le réseau électrique par le distributeur, ne peuvent être perturbés par la batterie avec selfs-série.
Pour des harmoniques de fréquences plus basses que la fréquence d’accord, des surtensions plus ou moins importantes restent possibles.
Ceci est dû au phénomène d’antirésonance. Lors du dimensionnement du filtre, on doit veiller à ce que la fréquence d’antirésonance ne
soit pas celle d’une harmonique significativement présente.
Les selfs sont caractérisés par le facteur de blocage qui représente le rapport de l’impédance de la self sur l’impédance de condensateur.
p (%)= Xl
Xc
En pratique nous distinguons des facteurs de blocage de:
5.6 - 7 – 8 – 12.5 – 13 et 14 %.
Des selfs-séries au même facteur de blocage, auront, en combinaison avec leurs condensateurs, la même fréquence d’accord.
(voir tableau si dessous).
En plaçant une self en série devant le condensateur on obtient une augmentation de la tension sur le condensateur. La chute de tension
sur la self parcouru par un courant capacitif s’additionne notamment avec la tension du réseau.
Par conséquent il est nécessaire d’utiliser des condensateurs de tension nominale élevée s’ils sont utilisés en combinaison avec des de
selfs-séries. L’augmentation de la tension sur le condensateur en fonction de la self est repris dans le tableau 2 si dessous.
Fact. de blocage P(%) Fréquence d’accord (Hz) Tension sur le cond. à réseau 400V
5,67 210 424
7 189 430
8 177 435
12,5 141 457
13 139 460
14 134 465
Tableau 2: Influence du facteur de blocage sur la tension aux bornes des condensateurs.
- 17 -
13.2 Influence des signaux pour télécommande centralisé
Pour des batteries de condensateurs avec selfs-séries, l’impédance du réseau est très faible pour des fréquences proche à la fréquence
d’accord. L’exemple ci-dessous montre l’impédance du réseau vue par le point d’injection des signaux de télécommande. La courbe est
fonction des caractéristiques du transformateur, de la batterie de condensateurs et de la charge.
Dans le choix des selfs antiharmoniques ont doit tenir compte de la présence de ces signaux de télécommande.
Pour ne pas perturber les signaux de télécommande il vaut mieux se tenir aux règles suivants :
-W1
L1 L1
BATTERIE DE
RESEAU -W2
CONDENSATEURS
L2 L2
-W3
L3 L3
PE
Dans la région d’Anvers la fréquence de télécommande est de 1350 Hz. Pour cette fréquence l’impédance de la batterie de condensateurs
est très faible.
L’impédance est notamment:
1
Xc =
ωC (Xc descend si la fréquence augmente)
Lorsqu’on installe une batterie de condensateurs standard dans cette région, ont est obligué d’installer un circuit bouchon à l’entrée de la
batterie. Pour des batteries avec selfs-séries (antiharmoniques) il ne faut plus de circuit bouchon.
- 18 -